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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, la suspension des couvre-feux pour les mineurs par la Justice.
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00:00On avance là. C'est une affaire qui fait beaucoup jaser, qui inquiète beaucoup les élus de France et on
00:05peut se poser la question, j'allais dire de l'ingérence des juges, ce sera peut-être un peu exagéré,
00:10mais de quoi je me mêle ?
00:13J'ai envie de dire, Georges Fenech. Attendez, je vais vendre un petit peu le sujet, on va rappeler le
00:17contexte.
00:18Le tribunal administratif de Lyon qui a suspendu donc, c'était avant-hier, cette décision, l'exécution d'arrêtés municipaux
00:24de couvre-feu pour les moins de 16 ans pris dans 4 communes du département de la Loire.
00:29C'est dans la périphérie de Saint-Etienne. Quelles sont les motivations de cette décision de justice, qui apparaît fondée
00:35quand on entend les maires des différentes communes ?
00:37Les explications d'Inès Alican d'abord.
00:40D'arrêt pour les couvre-feux destinés aux mineurs dans 4 communes de la Loire.
00:45Saisi par le préfet, le tribunal administratif de Lyon a suspendu les arrêtés municipaux, pris cet été à Villars, Saint
00:54-Chamond, La Talaudière et Saint-Priest-en-Jarret.
00:57Pour cause ?
00:58L'absence de circonstances particulières locales est le caractère adapté et proportionné de ces mesures au regard de l'objectif
01:05affiché de protection de la sécurité et de la tranquillité publique.
01:08Les juges estiment qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de ces mesures.
01:13Les communes n'ont pas démontré l'existence de circonstances locales particulières, justifiant un couvre-feu,
01:19ni prouver que ces restrictions étaient adaptées et proportionnées à l'objectif du maintien de l'ordre public.
01:26Mais pour les maires, ces mesures répondaient à une demande des habitants face aux nuisances et aux problèmes de sécurité.
01:33Je suis en colère que ces mesures qui correspondent à des remontées du terrain et aux attentes de nos concitoyens
01:39soient attaquées par le préfet,
01:40qui comme la police est notre partenaire en matière de sécurité publique.
01:45Je suis abasourdi et très déçu de cette décision.
01:47Nous avons fourni l'ensemble des éléments qui démontrent qu'on a vécu des incidents qui nous ont poussés à
01:52prendre une telle décision.
01:52Les arrêtés interdisaient notamment au moins de 16 ans non accompagnés de circuler après 23 heures dans certains quartiers,
02:00ainsi que les regroupements susceptibles de troubler l'ordre public.
02:05De quoi je me mêle ? C'est un peu provocateur de le dire de cette façon, Georges Fenech, vous
02:10l'aurez bien compris.
02:11Mais ces couvre-feu, ce n'est pas par plaisir que les maires les prennent.
02:15Je pense notamment à la commune de Saint-Chamond, qui est la plus grande de ces quatre communes en termes
02:19de population.
02:2035 500 habitants, 188 interventions de la police nationale ou municipale sur des regroupements de jeunes qui ont eu lieu
02:27dans la commune de janvier à juillet.
02:28Ça ne leur suffit pas aux juges pour entendre la motivation de ces maires, la justification de ces maires et
02:34l'intérêt de ces couvre-feu ?
02:35Alors ce qui est certain, c'est que le maire a la possibilité de prendre un arrêté de cette sorte,
02:41ça c'est sûr.
02:42Il est, par les collectivités locales, le code des collectivités locales, garant de la tranquillité publique.
02:47Je rappelle aussi que le maire, il est lui-même officier de police judiciaire, il a quand même un rôle
02:51important.
02:52Ensuite, il apprécie, il apprécie en fonction de la situation.
02:56Regardez ce qui s'est passé à Amélie-les-Bains où la maire...
02:59Et là, ça n'a pas été retoqué.
03:01Ça n'a pas été retoqué, elle a pris un arrêté à juste titre.
03:03Il y avait eu l'incendie d'un local qui était destiné aux jeunes.
03:06Incendie volontaire par des mineurs de 10 et 13 ans.
03:08Et l'arrêté n'a pas été suspendu par la justice.
03:11Donc on se dit qu'il y a un deux poids, deux mesures.
03:12Selon que vous soyez le maire d'Amélie-les-Bains ou le maire de Saint-Chamond ou de Villars,
03:16votre sort face à un arrêté de couvre-feu ne sera pas le même pour la justice administrative.
03:20Moi, j'ai plutôt tendance à faire confiance aux maires.
03:22Ils sont sur le terrain, qui connaissent la situation, qui ont des remontées de la population.
03:29Ils ne prennent pas ce genre de décision à la légère, si vous voulez.
03:34On n'interdit pas la circulation dans une commune, même à certaines heures,
03:39uniquement pour faire preuve d'autorité, c'est qu'il y a un vrai sujet.
03:42Donc il y a eu 188, je crois, manifestations de délinquance depuis le mois de janvier
03:46dans une de ces communes, notamment Saint-Chamond.
03:49Donc voilà, le tribunal qui a été saisi par qui ? Par le préfet.
03:54Pourtant, le préfet lui-même est chargé du maintien de l'ordre public.
03:57Je n'imagine pas que le préfet ait pris sur sa seule initiative d'interdire,
04:02de demander la censure de quatre arrêtés municipaux dans le département.
04:06Je pense qu'il y a dû y avoir des contacts avec le cabinet du ministre, etc.
04:10Donc c'est quand même le préfet, voyez-vous.
04:13L'appréciation, après, c'est le tribunal qui a estimé que c'était disproportionné,
04:17que ce n'était pas adapté, qu'il n'y avait pas de raison.
04:19Ça fait partie de...
04:20Il ne s'agit pas de mettre en place un couvre-feu à Vitam Aeternam.
04:24Non.
04:25On parle de mineurs de moins de 16 ans, on parle d'un couvre-feu qui est circonscrit dans le
04:28temps,
04:29évidemment.
04:30Les juges qui nous parlent de liberté individuelle, de liberté fondamentale de circuler,
04:34je veux bien, mais là on parle de mineurs de moins de 15 ans,
04:36entre 23h et 6h du matin, qui a priori n'ont rien à faire dans les rues.
04:39Jean-Pierre Colombi, je me tourne vers vous parce que je ne vais pas trahir de secret.
04:42Pendant qu'on écoutait le sujet, vous m'avez surpris.
04:44Vous m'avez dit, c'est normal, c'est normal que la justice suspende ses couvre-feu.
04:48De la part d'un policier, je trouve ça très étonnant.
04:50Au contraire, ça devrait plutôt vous rassurer qu'un policier sache à peu près de quoi on parle
04:54en matière de contrôle d'identité.
04:56Il y a quand même une aberration.
04:58Couvre-feu, ça rappelle quand même un contexte un petit peu de conflit, de guerre, vous me l'accorderez.
05:04Oui, mais je vais expliquer pourquoi.
05:05Allez-y, allez-y.
05:07Comment fait-on un contrôle d'identité et pour quelle raison le fait-on ?
05:10C'est parce qu'on considère, à un moment donné, je parle sous le contrôle d'un magistrat,
05:13que dans un lieu donné, dans un espace donné, il se passe à un moment X, une augmentation de délit
05:20commis.
05:21D'accord ?
05:21Et on va justifier, sur un périmètre spécifique, des contrôles plus intensifiés.
05:26Ok ?
05:27Sauf que quand vous généralisez ça à une catégorie de la population, à savoir les mineurs,
05:31ça vous autorise indirectement à faire tous les contrôles d'identité possibles.
05:35Comment vous allez prouver que vous êtes mineur ?
05:37Si ce n'est en me montrant, en exhibant vos documents d'identité.
05:42Vous me l'accorderez.
05:42Oui, enfin quand j'ai 10 ans, je ne suis pas besoin de vous donner un document d'identité
05:46pour que vous voyez que je suis mineur.
05:47Oui et non.
05:48On a tout un débat sur les mineurs isolés qui viennent de l'étranger.
05:51Et vous savez aussi bien que moi que c'est très compliqué de le démontrer.
05:54Mais là, ce n'est pas le sujet.
05:54Là, c'est les mineurs du quartier qui sont dans la rue jusqu'à 1h, 2h du matin,
05:59qui font du tapage nocturne.
06:00Vous avez des riverains qui ne dorment pas de la nuit.
06:02J'ai entendu le témoignage d'une dame qui dit qu'elle dort toute la journée
06:04parce que la nuit, c'est impossible.
06:06Voilà, c'est pour ces gens-là.
06:07Et c'est sur ces faits-là que les maires prennent cette décision.
06:10Non, mais on est bien d'accord.
06:11Je ne suis pas le défenseur non plus.
06:12Il ne faut pas se tromper de débat.
06:13Je ne suis pas le défenseur de ceux qui emmerdent le monde.
06:23Mais est-ce que cette mesure, ce n'est pas justement une façon
06:26de sensibiliser les parents en disant
06:27vos gamins, ils doivent être chez eux, ils doivent être avec vous
06:29de 22h, 23h jusqu'à 6h du matin ?
06:32On n'arrête pas de le faire.
06:33C'est une mesure de protection pour les mineurs eux-mêmes.
06:35Bien sûr.
06:36Oui.
06:37On ne leur interdit pas de sortir avec leurs parents.
06:39On leur interdit d'errer.
06:41Ce sont des jeunes qui sont en danger.
06:42Et quand vous êtes maire de Saint-Priest-en-Jarez,
06:45que votre commune fait 6500 habitants,
06:48que Centraume avancée,
06:49vous avez trois policiers municipaux à disposition,
06:52a priori, si vous avez cet arrêté dissuasif
06:55qui va faire dire aux parents, bon, ou à ses enfants,
06:58bon, si après 22h je suis dans la rue,
06:59je risque de me faire interpeller assez rapidement
07:01et ça risque de causer des troubles à ma famille en l'occurrence,
07:05c'est dissuasif aussi le couvre-feu.
07:06Non mais qu'il y ait un contrôle, une occupation du terrain.
07:08On en revient au débat aussi sur l'occupation du terrain
07:11et de fait sur une forme de police de proximité.
07:14Déjà, s'il y avait plus de policiers sur le terrain,
07:16ça dissuaderait mécaniquement la commission de délit.
07:20Eh bien oui, mais c'est un des problèmes fondamentalement.
07:22Raphaël Stainville.
07:23C'est bien là le problème, c'est-à-dire que vous contestez
07:26l'opportunité de ce genre d'arrêté,
07:29mais quelle solution alternative vous proposez à ces maires
07:33pour que la tranquillité publique puisse demeurer dans leur village ou leur ville ?
07:38Sachant qu'ils doivent composer avec trois policiers municipaux.
07:41C'est-à-dire que lorsque le préfet attaque leur arrêté
07:44et que la justice administrative leur donne raison,
07:47je pense que le sentiment de ces maires est une sorte d'abandon de l'État.
07:50Et de désavé, bien sûr.
07:51Au-delà du désavé, mais d'abandon de l'État.
07:53C'est ce que par ailleurs, encore une fois,
07:55face à ces mineurs qui traînent dans la rue,
07:58se constituent en bande et gênent le voisinage,
08:02qu'est-ce que vous apportez comme solution
08:03lorsque la police n'est pas suffisamment présente sur le terrain ?
08:06Mais vous voyez, c'est-à-dire que vous pouvez...
08:09Si vous permettez, vous débordez sur un sujet que vous voulez évoquer,
08:12je crois, sur la DZ-Mafia, donc le trafic d'ostum.
08:14Ah non, j'en étais même pas sur le trafic.
08:16Pas forcément, c'est vraiment des tapages, des incivilités
08:18et pas forcément du trafic de drogue.
08:20C'est lié, parce que, si vous voulez,
08:22le terrain a été abandonné, littéralement.
08:24D'accord ?
08:25L'État n'est plus visible dans ces quartiers-là.
08:28Donc quand vous faites reposer sur le maire,
08:30justement, cette quasi-obligation mécanique,
08:32parce qu'il répond à une demande de ses concitoyens,
08:34de prendre des mesures qui sont extrêmement,
08:37de mon point de vue, légalement très discutables,
08:39vous le mettez lui-même en porte-à-faux.
08:41Parce que tout va se focaliser contre lui, contre le maire.
08:43C'est pas de le rendre service que de permettre ce genre de prise d'arrêté.
08:48Je ne sais pas si je me fais bien comprendre.
08:51Non, parce que moi, ce que je vois encore,
08:54au-delà du problème des riverains, des nuisances
08:57et de ce que ça peut causer,
08:59il y a la décision en elle-même.
09:01Moi, je vois la justice administrative française
09:04qui méprise les élus locaux,
09:05qui ne fait pas confiance aux élus locaux
09:07qui sont sur le terrain, qui ressentent le terrain,
09:10qui sont au quotidien sur place,
09:11qui entendent les populations.
09:13Et je me dis, il y a une déconnexion.
09:15Et en effet, je reprends le mot de Raphaël,
09:17un abandon de ces élus locaux
09:19qui en ont jusque-là, en fait.
09:21Qui en ont jusque-là,
09:22qui ont déjà quand même beaucoup de soucis au quotidien
09:24et à qui on met des bâtons dans les roues.
09:25Un abandon des élus et de la population.
09:27Et nous n'en serions pas là.
09:28S'il y avait des décisions de justice
09:30qui puissent être appliquées,
09:32à savoir la responsabilisation matérielle des parents
09:34dès lors qu'un délit est commis par un mineur,
09:37qu'il soit plus ou moins âgé de 15 ans,
09:39on n'en est même plus là d'ailleurs,
09:40mais dès lors que vous ne tapez pas au portefeuille
09:42et que vous ne faites pas peur
09:43à toute la chaîne d'autorité parentale,
09:46ça ne servira à rien.
09:47C'est tout simplement ça.
09:49C'est pas plus compliqué que ça.
09:49Non, mais s'agissant de la responsabilisation des parents
09:51et l'absence de sanctions à leur encontre
09:55dès lors que leurs enfants se rendent coupables
09:57d'un certain nombre de délits, voire même de crimes,
10:01bien évidemment qu'il y a quelque chose à faire
10:04et que le sujet est d'importance.
10:05Mais quelle est la réponse immédiate
10:06que vous donnez à ces mères, à ces habitants,
10:08si même un arrêté de cette nature,
10:11qui, encore une fois, il s'agit de mineurs,
10:14il ne s'agit pas d'interdire la libre circulation
10:17à des adultes.
10:19Ça dévalorise le travail des maires
10:21qui, en effet, ne sont pas en train de se faire plaisir
10:23avec des couvre-feux dans leurs communes.
10:25J'imagine qu'ils préfèreraient
10:27ne pas avoir à intervenir sur ce genre de sujet.
10:30Il y a un an, on a trié le sur scène dans les Yvelines
10:32et il y a un maire qui a été confronté
10:34à la même problématique.
10:35Écoutez sa réaction hier lorsqu'on lui a appris
10:37que ces quatre communes avaient été suspendues
10:39par la justice administrative.
10:41On devient plus maire, on est juriste.
10:43On doit défendre en permanence ce bon sens
10:45devant les tribunaux.
10:46Ce n'est pas forcément simple, ça engorge le travail des juges
10:49parce qu'il faut savoir qu'ils ont beaucoup de travail,
10:51ils sont débordés.
10:52Et lorsque vous avez des arrêtés qui sont attaqués,
10:54en général par des associations typiques des droits de l'homme,
10:57vous avez affaire en face de vous à des avocats
10:59qui sont chevronnés et habitués.
11:01Et donc défendre l'intérêt des citoyens,
11:04des administrés face à des personnes
11:06qui ont toutes les subtilités administratives
11:09et les connaissances du droit,
11:10ce n'est pas du tout simple.
11:12Et là, c'est ce qui s'est passé.
11:13En l'occurrence, à mon avis, les arrêtés n'ont pas dû être assez motivés
11:15sur le lieu et sur la durée
11:19pour pouvoir motiver.
11:20Et à ce moment-là, le juge a dû trancher en disant
11:22« Il manque de motivation, donc l'arrêté est devenu caduque. »
11:25Est-ce qu'on peut tolérer qu'un mineur de moins de 15 ans
11:28soit dans la rue à 2h du matin ?
11:30C'est l'échec de l'autorité.
11:31Et donc lorsqu'un maire prend ce type d'arrêté,
11:33ce n'est pas de viété de cœur.
11:34Et parfois, ce n'est pas forcément simple
11:36d'avoir les bons recours, le bon discours administratif
11:38permettant de justifier cette arrêté municipale.
11:41Et ce qui est dommage, c'est qu'on en vient
11:43à justifier le bon sens devant les tribunaux.
11:45Et malheureusement,
11:47c'est ça qui engorge les tribunaux, encore une fois,
11:49et les juges qui se mettent à juger
11:50tout et n'importe quoi.
11:52C'est très intéressant ce que dit cet élu local,
11:55c'est frapper du saut du bon sens.
11:56Alors vous allez me trouver un peu démago, Michel,
11:58qui n'a pas encore pris la parole sur ce sujet,
12:00Michel Fayad.
12:01Mais si le juge administratif,
12:03il habitait dans un immeuble
12:05en bas duquel il y a des gamins
12:08jusqu'à 3h du matin
12:09qui font le bazar toute la nuit,
12:10je pense qu'il n'aurait pas suspendu
12:11l'arrêté de couvre-feu, en l'occurrence.
12:14C'est sûr.
12:15Et puis s'il y avait à répondre aussi
12:17de sa responsabilité.
12:18Oui.
12:18Parce que c'est ça, en fait,
12:19qui est en jeu aujourd'hui.
12:20Imaginez que demain,
12:21il y a un mineur qui se fait tuer dans la nuit.
12:24Ou bien si un mineur tue...
12:26J'arrivais.
12:26Non, non, là, je parle suite à cette décision.
12:29Ou tu blesses, ou je ne sais pas quoi,
12:32une personne, une vieille personne,
12:34ou une personne, peu importe qui, dans la rue.
12:36Qui est responsable ?
12:38Est-ce que c'est le maire qui avait pris un arrêt
12:39qui était de bon sens ?
12:41Ou est-ce que c'est le juge
12:42qui n'a rien à répondre à personne ?
12:44Ou c'est le ministre et le préfet
12:46qui ont fait appel de cette décision ?
12:49Qui est responsable ?
12:49Il y a quelqu'un qui doit être responsable
12:51dans cette chaîne de décision.
12:52Parce qu'il y aura eu un mort
12:53ou il y aura eu un blessé.
12:54Et les parents, la famille,
12:56voudra savoir qui est responsable du drame.
13:00Et là, il faudra répondre.
13:01Qui est responsable du drame ?
13:02Il y a des gens qui sont élus,
13:04le maire, etc.
13:06Il y a des gens qui ne sont pas élus.
13:07Il y a des gens qui sont simplement désignés.
13:09Il y a des gens qui prennent des décisions
13:11sans demander à quiconque
13:13et en prétendant rendre leurs décisions
13:15au nom du peuple français.
13:16Mais quel est...
13:17Lui n'a pas été élu,
13:18le juge qui a pris cette décision.
13:19L'autre, le maire, a été élu.
13:22Qui a la légitimité ?
13:24Le droit.
13:25Le droit qui vient.
13:26Donc, qui est responsable ?
13:27Donc, qui est responsable ?
13:29Qui est responsable ?
13:30Il y a un mort.
13:30Qui est responsable ?
13:32On ne peut pas synthétiser le débat comme ça.
13:35Non, mais c'est un exemple intéressant.
13:39Parce que c'est plausible,
13:40ce que nous dit Michel Fayad.
13:41Je vais vous répondre.
13:43Parler d'audience et de défense
13:44d'associations qui sont effectivement
13:46très bien armées lors des audiences
13:47et qui défendent des subtilités,
13:49des failles.
13:49Et en face aussi, il y a un avocat.
13:52C'est pas...
13:52Je veux dire, il n'y a pas qu'une voix.
13:54Mais c'est pas ça.
13:55Je dis, demain, il y a un mort
13:56ou il y a un blessé dans le village
13:57qui est responsable.
13:58Il y a une asymétrie quand même.
14:00Et Georges conclura.
14:01Il y a une asymétrie
14:02entre une petite commune
14:04et puis l'État,
14:06lorsque c'est le préfet
14:07qui attaque et qui motive
14:09les raisons pour lesquelles
14:10il attaque cet arrêté
14:11ou des associations.
14:12Il y a une asymétrie.
14:14Les moyens ne sont pas les mêmes.
14:16Donc, en fait,
14:16c'est le juridisme qui l'emporte
14:18face au bon sens.
14:20C'est ça qui est terrible.
14:21Georges, pour finir.
14:22Je vais être politiquement incorrect.
14:23Il n'y a pas que le juridisme.
14:25Il faut le dire.
14:26On ne l'a pas dit, ça.
14:27Mais il faut le dire.
14:27Il y a quand même
14:28une certaine philosophie
14:30dans ces juridictions
14:31pour ne pas dire autre chose.
14:32Une certaine philosophie
14:34à tel point qu'on voit bien
14:35que les postes clés
14:36comme la présidence
14:37de la section du contentieux
14:39du Conseil d'État
14:40s'est chasse gardée.
14:41Voyez-vous ?
14:42Et toujours avec les mêmes profils.
14:44Donc, il y a quand même
14:45des jurisprudences,
14:46si vous voulez,
14:47au sein même
14:47des juridictions administratives
14:48qui peuvent nous interpeller.
14:50Bon.
14:50En tout cas,
14:51ces arrêtés ont été suspendus.
14:52Ils peuvent faire appel, les maires ?
14:54Il y a un moyen
14:54de contrecarrer
14:55la décision de justice administrative ?
14:57Ils pourraient saisir...
14:58Non, non.
14:58Ils peuvent saisir
14:59effectivement le Conseil d'État.
15:01On verra si...
15:02Mais ça ira
15:02devant la section
15:03du contentieux
15:04dont j'aurais écris.
15:04Oui, ils peuvent rentrer
15:05dans une bataille juridique
15:06et en effet.
15:07Bon, on avance
15:08avec cette information
15:09qui est tombée hier soir.
15:10Ce deuxième narco-trafiquant
15:12présenté comme proche
15:13de la DZ Mafia,
15:14Rachid Djea,
15:15interpellé en Algérie
15:16par les autorités locales.
15:17Annonce donc de Gérald Darmanin.
15:19Nouvelle preuve
15:19de notre efficacité
15:20dans la lutte
15:21contre la criminalité organisée.
15:22Un nouveau cadre
15:23du narcotrafique.
15:24Cible prioritaire
15:25de la justice française
15:26interpellée par les autorités algériennes.
15:27C'est féliciter
15:28le quart de Desso
15:29qui salue également
15:30la coopération relancée
15:32au service de la sécurité
15:33de nos deux pays.
15:35Il y a deux volets
15:36bien sûr à aborder
15:37et qu'on va discuter ensemble.
15:38D'un côté,
15:39à quel point
15:39c'est un coup dur porté
15:40à cette mafia,
15:41ce gang criminel
15:42et puis le réchauffement
15:44présumé également
15:45j'ai envie de dire
15:45entre Paris et Alger.
15:47D'abord avec vous
15:48Jean-Pierre Colombi,
15:50ancien commandant de police.
15:51Je le rappelle
15:51à quel point
15:52c'est un coup dur
15:53pour la DZ Mafia.
15:54On a beaucoup parlé
15:55de Mehdi Laribi
15:55il y a 2-3 jours.
15:56Autre cadre de cette mafia
15:58arrêtée en Algérie
15:59et on se disait
16:00bon,
16:01il y a des symboles forts
16:02en effet
16:03ce sont des grosses pointures
16:05comme on aime
16:06à les décrire
16:07mais le trafic
16:08ne s'arrête pas pour autant
16:09et cette DZ Mafia
16:10n'est pas jugulée
16:11pour autant
16:12bien loin de là.
16:13Vous apportez la réponse
16:14à la question
16:15que vous vous posez.
16:16On arrête des têtes...
16:17C'est juste un symbole
16:18rien de plus ?
16:19C'est un peu tout ça.
16:21On peut espérer
16:21en tout cas
16:22que ça permette
16:23d'inscrire
16:23les rapports diplomatiques
16:24entre la France
16:25et l'Algérie
16:25sur des basses scènes
16:26et on en a vraiment besoin
16:28quand on connaît
16:30l'importance...
16:31Et sur le trafic d'abord ?
16:32Sur le narcotrafic
16:33quelles sont ses conséquences ?
16:34Non, ça ne change
16:34strictement rien
16:35parce que
16:35la DZ Mafia
16:37n'a pas une tête
16:39au sommet de la pyramide
16:41il y en a plusieurs
16:42et puis c'est surtout
16:42une franchise.
16:43Donc si vous voulez
16:44ça se diffuse
16:45un peu partout.
16:46Si vous diffusez,
16:47si vous montrez
16:47une carte d'implantation
16:48des zones contrôlées
16:49par la DZ Mafia
16:50vous vous rendez bien compte
16:51qu'il n'y a pas
16:52une unité seule
16:54par un gang tout seul
16:55qui peut se diffuser
16:56de Nantes
16:58à Nice
16:59en passant par
17:00Grenoble,
17:00Valence
17:02et j'en passe
17:03et des meilleurs
17:03y compris des secteurs
17:05de province
17:06dont on y aurait tout
17:07il y a quelques années
17:08de ça.
17:08Ça se diffuse énormément
17:09mais si vous voulez
17:11le trafic de stups
17:12si on le regarde
17:14par une focale
17:15un peu plus élargie
17:16il faut comprendre
17:16pourquoi ça se développe
17:17comme ça.
17:18Ce n'est pas simplement
17:19parce qu'un gang
17:19prend la main
17:20c'est parce qu'il y a
17:21un système
17:21il y a une demande
17:22qui s'inscrit
17:23dans un système
17:24particulier
17:25de sociétés
17:26qui a complètement
17:27décloisonné
17:28les contrôles
17:29les mouvements
17:30des produits
17:30des marchandises
17:31et des biens
17:32il y a une forte demande
17:33qui répond également
17:34à une forte production
17:35et ce n'est pas
17:36parce que vous arrêtez
17:36à telle ou à telle
17:37que vous gagnez une bataille
17:38entre guillemets
17:39que vous pouvez gagner
17:40la guerre
17:40cette guerre
17:41contre la toxicomanie
17:43et j'ai plus envie
17:43de dire plus globalement
17:44les addictions
17:45ne peut s'envisager
17:46que si on associe
17:47tous les partenaires
17:48autour de la table
17:49du ministère de la justice
17:51au ministère de la santé publique
17:53je me pose une question
17:53ces profils
17:55Mehdi Laribi
17:56Rachid Djea
17:57on comprend
17:58et on l'a bien compris
17:59notamment en discutant
18:00ces derniers jours
18:01de Mehdi Laribi
18:01c'est un symbole
18:03mais les têtes repoussent
18:04et vous venez de nous le rappeler
18:05également avec vos mots
18:07est-ce que ces gens-là
18:08lorsqu'on les a
18:09face à soi
18:10en garde à vue
18:12lors des enquêtes
18:13avec les juges d'instruction
18:15est-ce que ces gens-là
18:16on est capable
18:17de les faire parler
18:18est-ce qu'ils sont capables
18:19de lâcher des informations
18:22certes le trafic
18:23ne s'arrête pas avec eux
18:24mais est-ce que leurs arrestations
18:25et les interrogatoires
18:26qui sont faits avec eux
18:27peuvent permettre
18:28aux enquêteurs
18:29d'ouvrir de nouvelles portes
18:30est-ce que ce sont
18:31des profils susceptibles
18:32de s'exprimer
18:33tout dépend ce que vous avez
18:34à leur opposer
18:34théoriquement non
18:35c'est quand même des types
18:37qui sont issus
18:37ils ont grandi dans le bandit
18:39ils ont grandi
18:40est-ce qu'il y a des négociations
18:41peut-être avec eux
18:42si tu parles
18:43si tu me donnes
18:43tel ou tel profil
18:45en ce moment
18:45qui dirige la mafia
18:46dans tel secteur
18:47on va être plus clément
18:48avec toi
18:48est-ce que ça ça existe
18:49oui
18:50vous savez quand
18:51un officier de police judiciaire
18:53interpelle
18:55un trafiquant de drogue
18:56à la demande
18:57d'un jeu d'instruction
18:57il ne le fait pas sans billes
18:59il y a des mois
19:00et des mois de préparation
19:00évidemment
19:01des coups de téléphonique
19:02de surveillance
19:03qu'on va leur mettre
19:03sous le nez
19:05alors ils ont des codes
19:06c'est demain
19:07ton anniversaire
19:08oui
19:08bon mais t'auras ton cadeau
19:09on sait
19:10les policiers savent
19:11décoder tout ça
19:14donc on leur amène
19:15quand même
19:15des preuves
19:16sous les yeux
19:17ce qui fait qu'avec
19:18la téléphonie
19:19aujourd'hui on arrive
19:19à faire beaucoup de choses
19:22mais moi j'ai le sentiment
19:23quand même
19:23que la DZ mafia
19:24a pris quand même
19:25de sacrés coups
19:26ces derniers temps
19:26il y a eu le procès
19:27avec Saint-Provence
19:28avec des peines
19:29qui sont tombées
19:2925 ans d'emprisonnement
19:31plusieurs peines
19:31il y a eu
19:33là deux arrestations
19:34quand même
19:34c'est plus que symbolique
19:35ce qui s'est passé
19:36en Algérie
19:36quand même
19:37il y a eu rétablissement
19:38on peut le dire
19:39des liens entre la France
19:40et la France
19:40de ce point de vue là
19:41il y a quelque chose
19:42qui me chagrine quand même
19:42Georges
19:43et j'aimerais bien
19:43vous entendre là-dessus
19:44c'est le fait que
19:44ces deux hommes
19:45et Dilari Birachid Géa
19:46on nous dit
19:47qu'ils sont sous contrôle judiciaire
19:49c'est-à-dire libres en fait
19:50voilà
19:50moi je suis quand même
19:51assez étonné
19:52que des cas libres comme ça
19:53soient en contrôle judiciaire
19:54la suite c'est quoi ?
19:54la suite c'est que
19:55les juges normalement
19:56vont demander
19:57à pouvoir auditionner
19:58les juges français
19:59les juges français
20:00se rendre en Algérie
20:02en présence de leurs collègues
20:03homologues algériens
20:04bien entendu
20:05avec des enquêteurs
20:06de la police judiciaire
20:07pour pouvoir les auditionner
20:08est-ce que ça va être fait ?
20:10est-ce que l'Algérie
20:10va l'accepter ?
20:11est-ce que l'Algérie
20:12acceptera la dénonciation
20:14du crime
20:15qu'il aurait reproché
20:16et est-ce qu'elle les jugera
20:17en Algérie ?
20:18pour l'instant
20:19on n'en sait rien
20:19ça n'est qu'un début
20:20vous voyez
20:21donc on est loin encore
20:22de la fin de cette histoire
20:23si vous le permettez
20:24deux fois
20:24j'ai fait arrêter
20:26mais dans les années 90
20:28Colombiès
20:28pardon
20:29Colombiès pardonnez-moi
20:30un violeur en Syrie
20:31algérien
20:31d'accord
20:32il s'était évadé de France
20:33il s'était réfugié en Algérie
20:34et dans ces années-là
20:36on a eu une des premières
20:37commissions regatoires internationales
20:39permettant d'arrêter ce type
20:40en Algérie
20:41j'ai eu la confirmation
20:42de son arrestation
20:42je n'ai jamais eu
20:44confirmation
20:44de sa condamnation
20:46je ne sais même pas
20:47s'il a été jugé
20:48ça c'est pour vous dire
20:48que le dialogue
20:49n'est pas simple
20:51dès lors que vous avez
20:51des états
20:52qui sont crispés
20:53en termes de relations
20:54pour aller encore plus loin
20:56dans le temps
20:56j'ai travaillé en 90
20:58dans les années 90
20:59sur le cartel de Cali
21:00j'appartenais à un groupe
21:01à Marseille
21:02ou à Serpégie de Marseille
21:03qui travaillons
21:04ça s'appelle
21:04l'opération Margarita
21:06vous pouvez la trouver
21:07sur internet
21:08on avait travaillé
21:09sur le cartel de Cali
21:09en Colombie
21:10je précise
21:11donc
21:11vous m'accorderez
21:12que depuis ce temps-là
21:13ça ne s'est jamais arrêté
21:15Escobar était mort un peu avant
21:16ça n'a pas arrêté grand chose
21:18au contraire
21:19le trafic s'adapte
21:20il est polymorphe
21:21une tête tombe
21:22et c'est la concurrence
21:23qui est ravie
21:24parce que ça lui permet
21:24de prendre la main
21:25d'ailleurs on parle
21:27de cette fameuse
21:27DZ-NG
21:28la DZ nouvelle génération
21:30qui a pris
21:31le pouvoir
21:32de cette organisation criminelle
21:34les deux interpellés
21:35en Algérie
21:35sont déjà
21:36un peu
21:37hors course
21:38c'est plus les gros poissons
21:40qu'ils étaient
21:40il y a quelques années
21:42à l'époque
21:43ils importaient des sous-marins
21:44je parle de 1994
21:45des sous-marins
21:46des sous-marins
21:46mais là c'est les cartels
21:47colombiens dont vous parlez
21:48oui
21:49mais ils avaient une implantation
21:50en France
21:50nous on travaillait
21:51sur l'implantation française
21:52on avait comme cible
21:53le gestionnaire
21:55de la logistique
21:56colombienne
21:57en France
21:58en 1994
21:59donc vous voyez
22:00c'est pas du roman
22:01c'est pas du roman photo
22:01c'est pas Netflix
22:03c'est la stricte réalité
22:05incroyable
22:05et des moyens
22:06qui sont exorbitants
22:07on rappelle
22:09le chiffre d'affaires
22:10des narcotrafics
22:11en France
22:12qui est de 7 milliards
22:13par an
22:14c'est l'équivalent
22:15d'une entreprise
22:15du CAC 40
22:15je vous rappelle
22:16le film
22:16Razia sur la chenouf
22:17en 1956
22:18qui dans sa première image
22:19met en garde déjà
22:20à l'époque
22:21sur la consommation
22:22de stupes
22:23donc quand j'entends
22:23certains politiciens
22:24je suis désolé
22:25mais jouer
22:27les éberlués
22:28les surpris
22:28qui auraient pu prévoir
22:29qui auraient pu prédire
22:30bah si
22:30le phénomène stupes
22:32est ancré
22:33depuis des décennies
22:34j'ai presque envie de dire
22:35des siècles
22:35depuis qu'on a fait
22:36la guerre à la Chine
22:37pour permettre
22:38l'importation de l'opium
22:39on s'est quand même
22:39doté des moyens
22:40les moyens
22:42ils sont tellement importants
22:43qu'aujourd'hui
22:44on est incapable
22:44de mettre fin
22:45en narcotráfice
22:46dans ce pays
22:46le face c'est extraordinaire
22:48ça marche bien
22:48mais arrêtez
22:49d'accord
22:50je veux pas dévaluer
22:51le travail des forces de l'ordre
22:52très loin de là
22:53et l'effort
22:55qui est fait
22:55mais soyons sérieux
22:57Georges Fenech
22:58aujourd'hui
22:59la France
22:59et les sociétés occidentales
23:01d'une manière générale
23:02n'ont pas trouvé la solution
23:03il faut être fou
23:04pour croire
23:05qu'en l'état actuel
23:06des moyens
23:07et des données
23:07qui sont les nôtres
23:08il faut être fou
23:08pour penser
23:09qu'on peut mettre fin
23:09aux narcotráfices
23:10dans notre société
23:11aujourd'hui
23:11il y a quand même
23:12une nouveauté
23:13par-delà
23:14le travail
23:15des forces de l'ordre
23:16mais qui a toujours existé
23:18des enquêteurs
23:19qui ont toujours travaillé
23:20sur ces sujets de stupes
23:22et qui soudainement
23:24ne réalisent pas
23:25l'ampleur du sujet
23:26en revanche
23:26il y a une prise de conscience
23:28dans la société
23:28et surtout chez les politiques
23:31depuis quelques années maintenant
23:33depuis peut-être
23:35l'évasion spectaculaire
23:37de Mohamed Amrin
23:38et la prise de parole
23:40d'un certain nombre
23:41de magistrats
23:41interrogés
23:42par des commissions
23:43d'enquête
23:43à Marseille
23:44qui ont permis
23:45qui ont installé
23:46ce sujet
23:47comme un sujet politique
23:48avant c'était un sujet
23:51sécuritaire
23:51un sujet d'enquête
23:53un sujet judiciaire
23:54mais c'était pas
23:55un sujet politique
23:55la nouveauté
23:56c'est cette prise
23:57de conscience politique
23:58et le fait
23:59que ce soit désormais
24:00un débat installé
24:01avec des politiques
24:02qui se positionnent
24:03plus ou moins
24:04fermement sur le sujet
24:05Michel
24:06avant de marquer la pause
24:07Michel Fayad
24:08il y a quand même
24:08une autre nouveauté
24:09c'est que derrière
24:10la DZ Mafia
24:11il y a quand même
24:11l'implication
24:12des services
24:12de renseignement algériens
24:13et ça c'est une nouveauté
24:14parce qu'au départ
24:15les services algériens
24:16n'étaient pas impliqués
24:17mais petit à petit
24:18ils ont pris
24:18de l'importance
24:19à l'intérieur
24:20le fait que TIC
24:21soit présent en Algérie
24:22depuis un certain temps
24:23qu'il faisait des vidéos
24:24de TikTok
24:24TIC c'est Medi-Laribi
24:25c'est son surnom
24:26exactement
24:27il savait exactement
24:28où est-ce qu'il se trouvait
24:29on ne l'arrête même pas
24:30on le met sous contrôle judiciaire
24:32en réalité
24:32il n'a pas coopéré
24:33avec la France
24:34pour donner des informations
24:35il a coopéré
24:36avec l'Algérie
24:36pour donner des informations
24:38d'ailleurs c'est le travail
24:39d'un service d'enseignement
24:40c'est de rentrer
24:40dans une organisation criminelle
24:43pour essayer de voir
24:43comment ça se passe
24:44etc
24:44donc les Algériens
24:45ont fait de même
24:46et il y a une chose
24:47qui prouve que les services
24:48d'enseignement algériens
24:49sont impliqués
24:50c'est que lorsque vous demandez
24:52aux renseignements français
24:53comment ça se fait
24:54qu'ils ont attaqué
24:55vous vous souvenez
24:55il y a quelques mois
24:57de manière coordonnée
24:58toutes les prisons françaises
24:59et bien les renseignements français
25:01répondent
25:01et ça ne peut être
25:02l'oeuvre que de renseignements
25:03comme c'est pas nous
25:04alors c'est les renseignements algériens
25:06voilà la réponse
25:06des renseignements français
25:07juste en deux minutes
25:09le volet des réchauffements
25:11entre Paris et Alger
25:13vous y voyez un signe
25:15moi je suis quand même
25:17je suis un peu gêné
25:18de voir ces deux
25:19trois derniers jours
25:21messieurs Darmanin
25:21et Nunez
25:22se féliciter
25:24remercier les autorités
25:26algériennes
25:26je trouve ça un peu gênant
25:27parce qu'on a quand même
25:28un otage
25:28encore en Algérie
25:29en la personne de Christophe Glez
25:30qui est incarcéré
25:31depuis 400 jours
25:33désormais
25:34et je trouve ça un peu gênant
25:35vis-à-vis de la famille
25:36de Christophe Glez
25:36vis-à-vis des conditions
25:38de détention
25:38d'ouvrir les bras
25:40comme ça en disant
25:41à l'Algérie
25:41c'est formidable
25:42merci beaucoup de nous aider
25:43à ce point-là
25:44c'est un peu éludé
25:45je trouve cette problématique aussi
25:46oui mais je pense que
25:47vis-à-vis de leur électorat
25:49de leur public
25:50dire qu'ils ont fait arrêter
25:52ça pèse plus
25:53que faire libérer
25:55notre journaliste
25:56bon
25:57on marque une pause
25:58on va rester
25:59quelques instants
26:00sur le narcotrafic
26:01parce que cet assassinat
26:02terrible au Mexique
26:03en pleine rue
26:04pendant un live
26:05sur les réseaux sociaux
26:06qu'on va évoquer
26:07et bien sûr
26:07cette question
26:08de la mexicanisation
26:09qui a été posée
26:10par nos politiques
26:11notamment du pays
26:12est-ce que nous en sommes là
26:13en France
26:14à l'aune de ce qui se passe
26:15encore de l'autre côté
26:17de l'Atlantique
26:17donc on en parle
26:18dans un instant
26:19à tout de suite
26:19l'heure des pros
26:219h10h
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