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  • il y a 16 heures
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00:00À Maury-Brelay, on a voulu aussi en parler parce qu'après la problématique migratoire,
00:06il y a eu la problématique aussi de ce qu'ont dit certains ministres,
00:09et notamment le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:11qui nous explique que ce qu'on a vu à Ceuta, ce sont des ingérences venues de l'étranger,
00:15qu'on a vu des choses qu'en fait on n'a pas vraiment vues.
00:18Et on voit bien qu'aujourd'hui, on a un gouvernement qui veut nier le réel.
00:21C'est-à-dire qu'on va nous dire qu'il y a certaines images que tout le monde a
00:24vues,
00:25qui sont vérifiées, mais il faut quand même s'en méfier.
00:27Et alors, il y en a d'autres, comme celle-ci, où on a plus l'impression qu'il y
00:31a sans doute une mise en scène.
00:32Attention, une fois de plus, cet enfant de toute évidence est bien un mineur,
00:36un migrant qui est dans une situation dramatique, et la mise en scène ou non n'enlève rien évidemment à
00:42sa misère.
00:42Oui, la Macronie, l'extrême-centre comme on le désigne, depuis des années, est dans la négation du réel.
00:49Il le fait à la fois politiquement par la volonté de cadenasser le débat public, les médias et les réseaux
00:56sociaux.
00:56Et puis, il dénonce aussi, soi-disant, en tout cas dans la bouche du ministre de l'Intérieur,
01:02ces fameuses influences informationnelles d'origine étrangère.
01:06Mais la guerre de communication, elle passe de fait à la fois par l'instrumentalisation d'images,
01:11mais aussi par l'instrumentalisation de chiffres.
01:14en parlant de chiffres et d'images à Ceuta, moi je me rappelle encore que depuis,
01:18dès le début de la crise là-bas, nous avions l'AFP et quasiment tous les médias français
01:22qui nous expliquaient que les migrants qui avaient déferlé là-bas étaient 1500 ou un peu plus.
01:28On a appris quelques heures plus tard, à travers un communiqué du ministère de l'Intérieur espagnol,
01:32qu'ils étaient 49 000, puis quelques heures plus tard qu'ils étaient 60 000, puis 72 000.
01:36Et il suffisait de voir les images qu'on circulait très vite pour se dire qu'a priori,
01:411000 ou 2000, on n'était pas sur les bons chiffres.
01:42Dès le début, il suffisait de regarder les images diffusées sur les réseaux sociaux,
01:46les fameux réseaux sociaux qu'Emmanuel Macron et son gouvernement veulent censurer,
01:50qu'on voyait bien qu'ils étaient des milliers, probablement au moins 10 000 migrants à déferler sur Ceuta.
01:56Depuis, on nous a expliqué qu'ils étaient tous quasiment rentrés,
01:59alors que des médias espagnols nous expliquent qu'ils sont probablement 2, 3, peut-être même 5 000 encore sur
02:04place,
02:05qu'il y a en gros un millier de mineurs isolés qui, eux, et ça a été à nouveau annoncé
02:10par des responsables officiels sur place,
02:15seront transférés sur le continent, en Espagne, et répartis partout en Espagne,
02:19avec évidemment le risque que ces mineurs non accompagnés, qui sont protégés par le droit et non expulsables,
02:24finissent par franchir la frontière espagnole et donc venir en France et partout en Europe.
02:28C'est ça que Pierre Crépice, qu'il faut rappeler, c'est que les chiffres officiels nous disent
02:3272 000 personnes étaient présentes à Ceuta, 70 000 sont rentrées,
02:37donc il y a au bas mot au moins 2 000 personnes, on ne sait pas en fait en réalité
02:41au moment où on se parle où elles sont.
02:43Alors effectivement déjà il y a toujours eu une guerre des chiffres,
02:45on se souvient que lorsque les chiffres de 50 à 60 000 personnes avaient été évoqués par les autorités marocaines
02:51et espagnoles,
02:51on parlait du côté de Madrid de 72 morts, du côté de Rabat on en évoquait seulement 11,
02:57donc il y a toujours eu des discussions autour de ça.
03:00Pour les 2 000 personnes sur place qui ne sont toujours pas ni identifiées ni localisées,
03:04on peut se demander où est-ce qu'elles sont du côté de Ceuta,
03:07même si la ville, comme je l'ai dit, ne fait que 18 km² en étendue.
03:12En fait c'est une zone qui est aussi assez montagneuse, il y a des zones de crête,
03:15il y a de vastes zones de forêt, donc c'est pas si facile que ça de pouvoir retrouver les
03:19personnes qui pourraient s'y cacher.
03:20Et puis c'est vrai que Caroline Pilastre, il y a forcément un côté agaçant,
03:24les images de ces 70 000 personnes, 72 000 à minima qui arrivent à Ceuta, on les a tous vues,
03:32ça ne sert à rien de nous dire qu'ils ne sont pas 72 000, ça ne sert à rien
03:35de dire que ce sont des ingérences étrangères.
03:37Au contraire, on peut expliquer la situation aux Français, on peut leur proposer des solutions,
03:41leur dire non ces images elles n'existent pas ou il ne faut pas les voir,
03:44je pense que les Français en ont marre en réalité qu'on leur dise ce qu'ils doivent penser.
03:47Ils peuvent entendre des explications, mais ils ont besoin de ces explications plutôt que de leur dire vous avez tort.
03:52Les Français ont leur libre arbitre, pardonnez-moi mais j'ai envie de vous dire,
03:56nous ne sommes pas des petits enfants qui doivent, qui devront tout le temps être éduqués ou rééduqués
04:01par le gouvernement ou les gouvernements en place.
04:04Quoi qu'il en soit, ce qui m'a interpellé depuis tout à l'heure,
04:07c'est que nous avons tous parlé en termes de sémantique de guerre.
04:10La guerre de l'image, la guerre de la communication, espérons, souhaitons que ça ne se termine pas en guerre
04:15civile.
04:15Parce que ceux qui subissent, en dehors du drame humain que vivent évidemment ces migrants,
04:21on ne va pas revenir dessus, ce sont aussi les populations, les locaux,
04:25qui culturellement souvent vous disent, et ça n'est pas un manque d'empathie,
04:29ça n'est pas un manque d'humanité si je puis dire,
04:33nous avons du mal à vivre avec certaines personnes qui représentent ces populations et cette culture,
04:39parce qu'elle est différente de la nôtre et qu'en dehors de ne plus avoir de place ou de
04:43moyens,
04:44il y a un traitement différent pour eux.
04:47Ça s'entend, ça ne veut pas dire qu'ils aient raison ou tort, mais ça s'entend.
04:51Quand le gouvernement français, en l'occurrence, avec M. Lugnès,
04:55nous dit que ces images, quelque part, n'ont pas existé,
04:58c'est parce que ne nous l'aurons pas, nous sommes en pleine période électorale.
05:02Et qu'effectivement, qu'est-ce qui fait le plus peur actuellement,
05:05sans jouer la carte de la médiumnie, je ne suis pas Madame Irma,
05:10c'est l'URN.
05:12Non, je suis malvoyante, pas voyante, si je puis permettre, Elodie.
05:15Quoi qu'il en soit, ils ont extrêmement peur des votes
05:21qui pourraient aller, avec toute cette question migratoire
05:24qui n'est pas traitée depuis tant d'années, au RN.
05:26Comme je vous le disais précédemment,
05:27premièrement, je suis très étonnée que le Maroc, qui est au courant de tout,
05:31n'est pas réussi, au niveau des autorités, à réguler, sans doute.
05:36Donc, on reste aussi, peut-être, dans une guerre de la diplomatie.
05:39Ça reste de la politique de part et d'autre, il y a de la récupération.
05:42Soyons honnêtes intellectuellement.
05:44Maintenant, ce phénomène fait peur aux autres pays européens
05:48parce que le Maroc, l'Espagne, demain, ça peut être nous.
05:52C'est également l'Italie.
05:53Donc, ça veut dire que, comme les frontières sont ouvertes
05:56et que personne, in fine, ne veut revenir sur Schengen,
06:00évidemment, que les gouvernants en place, ainsi que les citoyens,
06:04craignent pour la suite parce que ce phénomène est en place.
06:08Il ne faut pas dire plus tard, à cause d'eux.
06:10Ça ne sert à rien, en fait, d'être à chaque fois des espèces de théories
06:14parce que la pratique est là.
06:16Donc, comment faire pour essayer de réguler une immigration clandestine
06:21qui ne peut plus avoir lieu d'être, dans certains cas,
06:23au profit d'une immigration choisie ?
06:25Et c'est là où est la problématique.
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