Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 42 minutes
Les débats de l'été avec avec Laurent Alexandre, chirurgien, expert en nouvelles technologies et auteur de “Vivre 1000 ans” (Buchet Chastel) ,Bruno Ladsous, président de la fédération Vent de Colère

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_

##FAIT_DU_JOUR-2026-08-07##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:0110h-13h, les débats de l'été, Noémie Alioua.
00:04On voulait vous parler ce matin d'une exaspération qui monte dans de nombreuses campagnes françaises,
00:10à savoir ces éoliennes de plus en plus hautes.
00:12Aujourd'hui, les nouvelles machines dépassent régulièrement les 200 mètres, parfois jusqu'à 230 mètres de haut.
00:18Il y a 20 ans, elles faisaient environ 100 mètres.
00:20Le problème, c'est que la règle n'a pas bougé.
00:22On peut toujours les installer à seulement 500 mètres des maisons.
00:25Cette semaine encore, le sujet est revenu en force avec ce qu'on appelle le repowering,
00:30c'est-à-dire ce déplacement des anciennes éoliennes, ce remplacement des anciennes éoliennes par des modèles beaucoup plus grands.
00:36La France s'apprête donc à voir fleurir des machines deux fois plus hautes.
00:40Certains chantiers ont déjà commencé et dans la programmation énergétique de l'État,
00:44c'est même devenu une priorité pour doubler la production.
00:47Résultat, des riverains et des élus locaux dénoncent.
00:50Ils parlent de bruit, d'ombre, de paysages écrasés et d'un sentiment d'être dominé par ces géants.
00:55Alors la question est simple.
00:56Est-ce qu'on voit aujourd'hui dans certaines communes françaises se généraliser ce genre d'éoliennes ?
01:02Est-ce que ça va se généraliser partout en France ?
01:04On en parle aujourd'hui.
01:05Nous recevons Bruno Ladouz, président de la Fédération Vente de Colère.
01:09Bonjour Monsieur Ladouz.
01:11Bonjour Madame.
01:12Bonjour, merci.
01:13Je suis donc président de la Fédération Vente de Colère qui réunit le président de l'association en particulier
01:18par rapport à des sympathisants dont notre fédération un peu partout en France, pour plus de fait.
01:23Merci d'être avec nous ce matin.
01:25Merci d'avoir accepté l'invitation de Sud Radio.
01:27On ne vous entend pas très bien.
01:29Si par tout hasard vous avez une fenêtre tout près de chez vous, tout près de là où vous êtes,
01:33pour qu'on puisse avoir un meilleur son, qu'on puisse mieux entendre vos analyses, votre témoignage,
01:37ce sera parfaitement bien pour les auditeurs et pour nous.
01:41Alors, pour commencer, on ne vous entend vraiment pas très bien Monsieur Ladouz.
01:50Est-ce que vous avez peut-être un meilleur réseau là où vous êtes ?
01:53Ce qui est vraiment intéressant, on aurait voulu votre témoignage pour essayer d'expliquer
01:56comment est-ce que la population vit à côté de ces éoliennes qui sont beaucoup plus hautes,
02:01ces éoliennes qui sont beaucoup plus hautes et qui posent en fait de nouveaux problèmes aux riverains aujourd'hui.
02:06On sait qu'elles se développent, on sait qu'elles sont de plus en plus importantes, de plus en plus
02:10grandes
02:11et qu'elles causent surtout des torts, qu'elles causent des conséquences à ceux qui habitent à côté.
02:16Et la question qu'on voulait vous poser pour commencer cet entretien,
02:21c'est de savoir au fond, qu'est-ce qui vous réunit ?
02:23Vous avez précisé que vous étiez président de la fédération de vent de colère,
02:26donc que vous portiez la voix d'un certain nombre de personnes qui vivaient les conséquences de tout ça.
02:32Eh bien oui, ce repowering dont vous parlez,
02:35c'est-à-dire le renouvellement des anciennes machines implantées il y a une quinzaine ou une vingtaine d'années,
02:42ces repowering, nous les riverains, je dirais, les représentants des riverains,
02:48nous dirions oui si deux conditions essentielles étaient remplies,
02:53sauf que le problème c'est qu'elles ne sont pas du tout remplies.
02:56La première condition, ce serait projet par projet,
02:59d'avoir une absence réelle de toute nuisance nouvelle.
03:03Et ça, les nuisances nouvelles, cela se prouve par une évaluation environnementale,
03:08et ça se discute à l'occasion d'une enquête publique.
03:11Or, avec ces machines gigantesques nouvelles que vous avez évoquées,
03:15qui peuvent aller jusqu'à 246 mètres,
03:17j'ai un projet actuellement dans le Jura à 246 mètres de haut,
03:20c'est absolument monstrueux quand on y réfléchit.
03:23Eh bien, il y a beaucoup d'impact, notamment sur le plan visuel,
03:26c'est assez évident pour les paysages, pour le patrimoine,
03:29pour les riverains, bien entendu, à cause de cette question de la distance
03:32sur laquelle nous reviendrons peut-être.
03:34C'est également vrai sur le plan acoustique,
03:37notamment parce que, contrairement à ce que prétendent les opérateurs et le ministère,
03:42les nouvelles éoliennes ne sont pas moins bruyantes.
03:45En fait, notamment en basse fréquence et en modulation d'amplitude,
03:48c'est un peu technique ce que je vous explique là,
03:50mais en gros, le diamètre des rotors est tel
03:53que forcément, le bruit en viande augmente.
03:58C'est également vrai au niveau des dangers pour les espèces volantes,
04:02les chiroptères, les souris,
04:04il y a un certain nombre d'oiseaux qui volent à haute altitude,
04:08parce que, justement, il y a cette question du diamètre au rotor
04:11et également de ce qu'on appelle la garde au sol,
04:13qui est souvent très très faible,
04:15et donc, au bout du compte, cela crée beaucoup de nuisances,
04:19sans oublier les dangers pour la sécurité aérienne,
04:23civile et militaire, les deux,
04:27de telle sorte que, pour nous, c'est clair,
04:29les seuls repowerings acceptables
04:31seraient des repowerings à hauteur comparable,
04:34je dirais à 10% près, si vous voulez,
04:37sauf quand le parc, bien entendu, initial,
04:41s'est avéré ne pas avoir été à la manchoie,
04:44notamment sur le plan environnemental,
04:46pour le paysager, ou encore pour les espèces volantes.
04:50Donc, cette première condition, malheureusement,
04:53que nous évoquons là, elle n'est pas remplie.
04:55Et la deuxième condition, c'est encore plus grave,
04:57parce que si l'on fait du repowering pour nous,
05:00alors il faudrait arrêter d'accorder de nouveaux parcs éoliens.
05:04Vous l'avez dit, le décret PPE prétend privilégier,
05:09donner une priorité au repowering,
05:10mais en fait, quand on regarde de très près,
05:13la filière et le ministère, ils veulent les deux.
05:16Ils veulent à la fois les repowering,
05:18et ils veulent à la fois continuer de déposer partout en France,
05:22et ça, on voit fleurir des mâts de mesure partout en France,
05:26de nouveaux parcs éoliens.
05:27Donc, ce n'est pas du tout cohérent,
05:29et c'est d'autant moins cohérent, voyez-vous,
05:31que, en fait, les objectifs chiffrés pour l'éolien terrestre
05:38qui ont été fixés pour 2035 par le décret PPE,
05:41eh bien, ils sont déjà dépassés avec 10 ans d'avance.
05:45Là où le décret PPE dit 40 gigawatts maximum en 2035,
05:53eh bien, en réalité, nous sommes déjà très près de 50 gigawatts,
05:58compte tenu de tout ce qui a déjà été accordé,
06:00et de tout ce qui s'apprête à l'être,
06:02sans compter ce qui revient du Conseil d'État
06:04ou des cours d'appel administratifs.
06:07Alors, vous parliez...
06:08Dans ces conditions-là, vous le comprenez,
06:10pour nous, les repowering, c'est non,
06:12parce que, clairement, le ministère nous ment.
06:16On ment aux Français, on ment à la presse,
06:19on ment au Parlement,
06:21en lui laissant croire qu'on est très loin des 40 gigawatts
06:24alors qu'on y est déjà, voyez-vous.
06:27Vous appelez à une étude publique, c'est ça ?
06:29Oui, c'est ce que vous expliquez.
06:31Au début de cet entretien,
06:32vous aimeriez peut-être un travail plus indépendant
06:35qui permette justement d'évaluer à la fois les risques,
06:38les conséquences concrètes au fond de l'installation
06:41de ces éoliennes géantes ?
06:43Oui, tout à fait.
06:44Projet par projet, je dis bien, n'est-ce pas ?
06:46Mais en tenant compte, madame,
06:48d'un quelque chose qui est absolument évident,
06:50c'est que les objectifs, on les a déjà atteints.
06:52Donc, c'est soit le repowering,
06:55soit de nouveaux parcs éoliens,
06:57mais en fait, même pas ceci,
06:58puisque en réalité, l'objectif chiffré est déjà atteint.
07:02Ça sert à quoi ? De faire un décret,
07:04en fixant des objectifs chiffrés,
07:06si on ne tient pas compte du fait que les objectifs ont déjà été atteints.
07:09Il y a quand même un léger problème dans ce pays, voyez-vous.
07:13Vous entendez bien cet argument qui dit
07:16qu'en fait, il faut produire plus d'électricité verte.
07:20Oui, madame, mais c'est censé avoir été calculé
07:22dans le décret, dans le dossier associé au décret PPE.
07:26Donc, quand on nous dit 40 gigawatts en 2035,
07:31dès lors que je constate que nous sommes déjà,
07:35nous avons déjà dépassé les 40 gigawatts,
07:37je dis, le gouvernement, stop, il ne faut pas arrêter les éoliennes,
07:40ça ne sert à rien, c'est inutile.
07:43Ou alors, vous deviez en prévoir davantage,
07:44mais non, c'est absolument inutile,
07:46de toute façon, puisque ça coûte extrêmement cher,
07:49parce qu'en définitive,
07:51on ne peut pas alimenter un hôpital en électricité
07:54avec des éoliennes pour des raisons évidentes,
07:57puisque c'est pendant des semaines entières,
07:58c'est ce que nous vivons en ce moment.
08:00Nous sommes sans vent, quasiment sans vent,
08:03donc c'est sans production.
08:04Donc, ça sert à quoi tout cela ?
08:06Vous nous dites que c'est inutile,
08:09que c'est dangereux pour l'environnement.
08:10Vous parliez il y a quelques minutes de tous ces volatiles,
08:12de tous ces oiseaux qui sont frappés par ces éoliennes géantes.
08:15Vous pouvez nous dire un petit mot là-dessus,
08:18parce qu'on sait qu'il y a certaines espèces d'oiseaux
08:19qui disparaissent, des oiseaux rares,
08:21qui sont frappés par ces éoliennes.
08:23On sait que c'est assez massif comme conséquence.
08:25Mais oui, des oiseaux et aussi des chauves-souris.
08:28Si vous prenez par exemple une noctule commune,
08:31vous avez une société savante qui s'appelle
08:32la Société française pour l'étude et la protection des mammifères,
08:36puisque les chauves-souris, vous le savez, c'est un mammifère,
08:38qui a mis en évidence qu'on a perdu en 15 ans
08:4283% des effectifs de noctule commune.
08:46Et elle ajoute que l'éolien est la première cause
08:49de disparition de ce taxon.
08:51Donc vous voyez que l'ALPO dit la même chose
08:54sur un certain nombre d'espèces d'oiseaux,
08:57des rapaces, mais pas seulement des rapaces,
08:59également des oiseaux migrateurs,
09:01qui ne sont jamais comptés dans les effectifs,
09:03dans ce qu'on appelle les inventaires lors des études d'impact.
09:06Et beaucoup de ces oiseaux volent à hauteur d'éoliennes,
09:09évidemment avec des éoliennes plus grandes et plus gigantesques.
09:14Forcément, ils vont être happés,
09:15ils vont être pris dans le tourbillon,
09:17ils vont être tués, et très clairement,
09:19de nombreuses espèces sont victimes.
09:22Les statistiques de l'air de tournée par l'ALPO
09:24sont extrêmement claires là-dessus,
09:26sont victimes de l'éolien.
09:27D'accord, écoutez, c'est dit, merci beaucoup.
09:30Merci beaucoup, M. Ladoux.
09:32Je suis désolée, je suis obligée de vous couper.
09:33Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
09:36Merci pour votre éclairage.
09:37Évidemment, on a une pensée pour tous les riverains
09:39et les élus locaux qui se retrouvent aujourd'hui
09:40confrontés à ces projets d'éoliennes
09:43et qui cherchent à faire entendre leur voix.
09:45Restez avec nous sur Sud Radio.
09:46Dans un instant, on posera cette question.
09:48Doctolib a-t-il le droit d'utiliser nos données de santé
09:50pour développer des intelligences artificielles ?
09:53Nous serons en direct avec Laurent Alexandre, chirurgien,
09:55expert en nouvelles technologies.
09:57A tout de suite sur Sud Radio.
10:0010h-13h, les débats de l'été, Noémie Alioua.
10:04Et il est 10h17 sur Sud Radio.
10:06Ce matin, on revoit sur une décision
10:08qui concerne potentiellement des millions de Français.
10:10Depuis le 1er août, Doctolib a lancé un programme de recherche
10:13qui s'appuie sur les données de santé de ses 50 millions d'utilisateurs
10:17pour développer des outils d'intelligence artificielle.
10:19L'objectif affiché est d'améliorer les parcours de soins,
10:23anticiper certains risques, mieux orienter les patients, aider les médecins.
10:26Mais le dispositif suscite des critiques car les données sont utilisées par défaut.
10:30Pour refuser, il faut le demander explicitement.
10:32Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'homme,
10:34alertent sur les risques pour la vie privée.
10:36Alors la question est claire.
10:37Est-ce une avancée pour la médecine
10:39ou un usage trop large des données très sensibles ?
10:41Pour en parler, nous sommes en direct avec Laurent Alexandre,
10:44chirurgien, expert en nouvelles technologies
10:46et auteur notamment de Vivre 1000 ans chez Boucher-Castel.
10:50Bonjour Laurent Alexandre.
10:52Bonjour.
10:53Bonjour, merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
10:55On voulait vous poser cette question justement.
10:57Est-ce que selon vous, c'est une bonne nouvelle pour la santé
11:00ou une décision plutôt problématique pour la vie privée,
11:03cette décision de Doctolib ?
11:05Alors je pense que c'est une excellente mesure
11:07et que le fait d'utiliser les données dont dispose Doctolib
11:12pour mieux comprendre les maladies,
11:14pour mieux comprendre quels sont les premiers signes des maladies,
11:18pour mieux comprendre les failles dans notre système de santé
11:22et de prise en charge,
11:23tout ça pour améliorer la santé des Français,
11:26c'est une excellente chose.
11:27Et je dis ça alors que je ne suis pas actionnaire de Doctolib
11:30et que je n'ai aucun intérêt par rapport à Doctolib.
11:33Mais il faut voir qu'aujourd'hui,
11:35l'intelligence artificielle peut nous permettre
11:37d'améliorer énormément le système de santé
11:40et notre prise en charge à chacun d'entre nous.
11:43Donc cette initiative de Doctolib,
11:45elle va profiter à chaque Français,
11:48elle va profiter à tout le monde
11:49en améliorant la façon dont on comprend les maladies,
11:52dont on les dépiste.
11:53Ça va notamment permettre de retrouver les signes
11:57les plus précoces des maladies.
11:58Et soigner très tôt,
12:00c'est quelque chose qui permet le plus souvent
12:02d'améliorer l'espérance de vie
12:03et la qualité de vie des gens
12:04par rapport à un dépistage tardif,
12:07ce qui est souvent le cas pour les maladies chroniques.
12:09Mais vous entendez ces critiques ?
12:10Il consiste à dire qu'au fond,
12:11on utilise des données d'utilisateurs
12:14sans même leur demander,
12:15ce qui est quand même surtout des données
12:17qui sont liées à la santé,
12:19à la vie privée, à l'intimité.
12:21Alors, c'est un programme de recherche
12:22qui a été approuvé par les autorités,
12:25qui est développé avec les instituts publics
12:28de recherche français
12:29et avec l'université de Cité-Cité-Paris.
12:33Donc c'est un programme de recherche.
12:34Les données ne seront pas du tout commercialisées,
12:37elles ne seront pas utilisées à d'autres fins
12:39que ce programme de recherche médicale.
12:42Et les gens peuvent refuser
12:43d'entrer dans le dispositif.
12:46Donc c'est un système qui est équilibré.
12:48Il permet d'améliorer le système de santé.
12:53Il permet de faire des progrès en recherche médicale.
12:55Et puis, il va permettre de développer
12:58des intelligences artificielles médicales françaises.
13:00Parce que sinon, le risque,
13:03c'est que tous les Français soient soignés
13:06par chaque GPT en 2035.
13:08Si nous ne développons aucune
13:10intelligence artificielle médicale française,
13:12eh bien, nous serons tous soignés
13:14par les intelligences artificielles californiennes.
13:17Oui, mais cette question de la vie privée,
13:19on peut aussi l'entendre,
13:21et notamment de la sécurité aussi
13:22de ces données privées.
13:24Doctolib, on sait qu'ils assurent
13:25que les données qui sont pseudonymisées,
13:28comme on dit, et sécurisées,
13:29ne seront pas utilisées avec des noms, etc.
13:32Mais est-ce que concrètement,
13:33on peut vraiment garantir
13:34qu'elles ne seront pas ensuite
13:37réidentifiées, utilisées,
13:38et finalement arrachées à leurs propriétaires ?
13:42Alors, les données qui sont anonymisées,
13:45elles le sont de façon très sûre
13:46en matière de sécurité informatique.
13:49Et puis, l'expertise de Doctolib
13:51en informatique, elle est très forte.
13:53Elle est très supérieure
13:54de l'expertise de l'État, par ailleurs.
13:57Il y a souvent des problèmes
13:58de sécurité informatique dans l'État,
14:00parce que l'État n'est pas très bon
14:02en cybersécurité.
14:03En revanche, un acteur comme Doctolib
14:06a montré qu'il avait des bonnes compétences
14:08en cybersécurité et qu'il est capable
14:11d'éviter des accidents, justement,
14:13de cybersécurité.
14:14Moi, j'ai plus confiance
14:16dans l'informatique de Doctolib
14:18que dans l'informatique...
14:21Ah, Laurent-Alexandre,
14:22nous avons du mal à vous entendre ce matin.
14:25Est-ce que vous pouvez peut-être
14:26vous mettre tout proche d'une fenêtre ?
14:28Il y a un petit souci de réseau.
14:30Malheureusement, nous ne pourrons pas
14:31vous entendre aussi bien
14:32que nous aimerions.
14:33Laurent-Alexandre, vous êtes là ?
14:34Ah, voilà, parfait.
14:35Formidable.
14:36Oui, oui, excusez-moi.
14:39Je vous posais justement
14:40une question sur ces risques
14:42de fuite de données
14:43parce que c'est une réalité,
14:44c'est une possibilité.
14:45Quand bien même Doctolib
14:47est un site qui est particulièrement fort
14:50et qui sait très bien gérer
14:52la gestion de risques
14:53et de la cybersécurité,
14:55comme vous nous en parlez,
14:56il y a malgré tout un risque
14:57que ces données soient volées,
14:59tout simplement,
14:59des données de santé
15:00dont on rappelle qu'elles sont
15:01à la fois intimes
15:02et du ressort de la vie privée.
15:04Oui, alors, comme je vous le disais,
15:06ces données, elles sont anonymisées
15:08et elles vont faire l'objet
15:09d'une sécurité informatique forte.
15:12Personnellement,
15:12je ne suis pas inquiet
15:13sur ce versant-là.
15:14D'accord, vous n'êtes pas...
15:15Bon, il y a plusieurs associations
15:16qui alertent sur ces risques, mais...
15:18Non, mais les associations,
15:19elles alertent tout le temps.
15:20Pour se faire mousser,
15:22vous allez toujours trouver
15:23des associations
15:24qui vont faire peur
15:26à la population.
15:27On est dans une économie
15:28médiatique de la peur.
15:30Vous avez en permanence
15:31des gens qui font peur
15:32à tout propos.
15:33Alors que là,
15:34nous sommes face
15:34à un programme de recherche
15:35qui va faire progresser
15:37la médecine
15:38au profit de tous les Français.
15:40Donc, il ne faut pas
15:41cultiver cette peur
15:42en retardant
15:43la recherche médicale,
15:44à mon avis.
15:45Alors, c'est ça la question.
15:46Si on essaie d'aller
15:46un peu plus profondément
15:47dans le sujet,
15:48c'est un sujet
15:49dont vous parlez régulièrement,
15:50mais quand même,
15:51l'intelligence artificielle
15:52dont vous nous disiez
15:53il y a quelques minutes,
15:54au fond,
15:54qu'elle pourrait être utilisée
15:57constamment demain
15:59pour régler
16:00la question des soins de santé.
16:01Est-ce qu'elle va vraiment
16:02améliorer les soins
16:04ou est-ce qu'il n'y a pas
16:05un risque quand même
16:06d'inégalité
16:06dans l'accès de ces soins ?
16:09L'intelligence artificielle,
16:10elle va être disponible
16:12pour tout le monde.
16:13Comme aujourd'hui,
16:13tout le monde a accès
16:14à Claude
16:15ou à chaque GPT,
16:16les grands modèles
16:17d'intelligence artificielle.
16:18Donc, on ne va pas
16:19vers une médecine à deux vitesses
16:20à cause de l'intelligence artificielle.
16:22On va vers une meilleure médecine
16:24pour tout le monde.
16:24Et nous allons de plus en plus
16:26être soignés
16:27avec l'aide
16:27de l'intelligence artificielle
16:28puisque toutes les études
16:29montrent
16:29que l'intelligence artificielle
16:31est meilleure
16:32que les médecins
16:33pour faire des diagnostics,
16:34par exemple.
16:34Oui, vous disiez d'ailleurs
16:35dans l'un de vos livres
16:36que ce n'était pas simplement
16:37l'intelligence artificielle
16:39qui était meilleure,
16:40c'était même
16:41l'intelligence artificielle
16:42qui était meilleure
16:43que les médecins
16:43et y compris
16:44lorsque les médecins
16:45mettaient leurs pattes,
16:46l'intelligence artificielle
16:48tout à fait indépendante
16:49était encore meilleure
16:50que lorsque
16:51il y avait une interprétation
16:52ou la patte d'un médecin.
16:54Oui, alors ça
16:55c'est un gros problème
16:56qui montre qu'il faut
16:58réorganiser complètement
16:59les études médicales,
17:00c'est que dans
17:01beaucoup d'études
17:01on se rend compte
17:02que chaque GPT
17:03plus un médecin
17:04c'est moins bien
17:05que chaque GPT
17:05tout seul sans médecin,
17:06ça montre bien
17:07qu'il faut réorganiser
17:08la façon dont on
17:09apprend la médecine
17:11et dont on l'exerce
17:12parce qu'il n'est bien sûr
17:13pas acceptable
17:15médicalement
17:15et socialement
17:16que l'intelligence artificielle
17:18plus un médecin
17:19ce soit moins bien
17:19que l'intelligence artificielle
17:20sans médecin.
17:21ça prouve bien
17:22qu'il faut réorganiser
17:23complètement les études
17:24de médecine.
17:25Comment est-ce que vous voyez
17:26la médecine dans
17:27dix ans ?
17:32Laurent Alexandre
17:33vous êtes là ?
17:33Vous êtes toujours avec nous
17:34sur Sud Radio ?
17:35Oui, oui.
17:36Oui, allô ?
17:37Comment est-ce que vous imaginez
17:38la médecine dans dix ans ?
17:40C'est-à-dire
17:40on sait qu'elle est déjà
17:41bouleversée
17:41alors qu'il est
17:42par l'intelligence artificielle
17:43on sait qu'il y a
17:45une remise en cause
17:46des modèles
17:47qui ont été
17:47les modèles ancestraux
17:48c'est-à-dire
17:48une médecine
17:50par l'homme pour l'homme
17:51comment est-ce que
17:52vous imaginez
17:53la façon dont
17:54l'intelligence artificielle
17:55va modifier
17:56les règles du métier
17:57dans les dix ans qui viennent
17:59on sait qu'il y a
17:59une accélération
18:01massive
18:01de l'utilisation de l'IA
18:03mais comment est-ce que
18:03vous imaginez les choses
18:04ne serait-ce que dans dix ans ?
18:07L'intelligence artificielle
18:08va bouleverser
18:09la recherche médicale
18:10elle va bouleverser
18:11la façon dont on exerce
18:12la médecine
18:13dont on fait des diagnostics
18:14mais ce n'est pas le cas
18:15uniquement en médecine
18:17qu'on a un bouleversement
18:18avec l'intelligence artificielle
18:19regardez ce qui se passe
18:20en mathématiques
18:21où Chad GPT a fait
18:22dix découvertes mathématiques
18:24incroyables
18:24la semaine dernière
18:25toutes les activités
18:27vont être bouleversées
18:28il faut réorganiser
18:29la façon dont on exerce
18:30la médecine
18:30D'accord, bah écoutez
18:31merci beaucoup
18:32Laurent Alexandre
18:33pour votre intervention
18:34ce matin sur Sud Radio
18:35je rappelle que vous êtes
18:35chirurgien, expert
18:36en nouvelles technologies
18:37et auteur de vivre
18:391000 ans
18:40chez Boucher-Cassel
18:40merci d'avoir pris le temps
18:41de répondre à nos questions
18:42ce matin
18:43bonne journée à vous
18:44on est bien sur Sud Radio
18:46il est 10h26
18:47et dans un instant
18:48comme vous en avez l'habitude
18:49vos grands débats
18:50de l'été
18:50les chroniqueurs approchent
18:52entre et s'installent
18:53autour de la table
18:53ils se préparent
18:54à des débats
18:55enflammés
18:56c'est à tout de suite
18:57sur Sud Radio
Commentaires

Recommandations