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  • il y a 19 minutes
Retrouvez le club de la Bourse du jeudi 2 juillet dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:02Le club de la bourse, ce matin avec Bertil Baillard, rédactrice en chef au Ficaro.
00:06Bonjour Bertil.
00:07Bonjour.
00:07Et Charles de Boissezon, responsable mondial de la stratégie action de Société Générale CIB.
00:13Merci à tous les deux d'être dans ce club de la bourse avec Étienne Braque, évidemment.
00:18On va inverser les thèmes qu'on avait prévus parce que c'est cette nouvelle qui a beaucoup choqué Étienne.
00:23Qui a marqué.
00:24Oui, évidemment, KNDS qui devait être la plus grosse introduction à Paris dans le secteur de la défense européenne,
00:31qui reporte cette introduction en bourse.
00:34Charles de Boissezon, une première réaction sur cette décision.
00:38C'est les conditions de marché qui sont défavorables, disent-ils.
00:41Conditions de marché, peut-être aussi la performance générale du secteur de la défense,
00:45qui était un petit peu molle ces derniers temps, mais il faut replacer ça dans un contexte plus large.
00:50Le premier, c'est que les performances avaient été extrêmement fortes les deux années précédentes.
00:56Et l'autre, c'est que je crois qu'il y a, de manière générale, séparée pour la technologie US,
01:01un élargissement des performances, une diversification.
01:04Et nous, chez Société Générale, nous pensons notamment que le thème de la souveraineté doit s'entendre de façon plus
01:09large.
01:09Donc c'est peut-être un bon moment de diversifier en dehors dans la défense.
01:13Ceci étant dit, si tu veux la paix, prépare la guerre.
01:16Les gens ont eu tendance à se dire que des annonces de paix font que ça devrait se calmer.
01:21Je pense l'inverse.
01:22Je pense qu'au contraire...
01:23On multiplie les conflits depuis 2022.
01:25On multiplie les conflits.
01:25Il y a un désengagement américain.
01:27Mais quand on se dit, Ormuz, c'est en train de se régler.
01:30L'Ukraine, à un moment, ça se réglera.
01:32Israël, à un moment, ça se réglera.
01:34Donc on dépense moins.
01:35C'est probablement, d'un autre point de vue, une erreur.
01:38Berti ?
01:40C'était vraiment l'introduction en bourse à pas rater.
01:43Elle était tellement symbolique.
01:45Effectivement, il y avait une question de timing.
01:47Mais cette question de timing, elle aurait pu être, je pense, un petit peu mieux anticipée.
01:50Enfin, je veux dire, il faudrait faire un petit peu l'autopsie de cet échec.
01:54Mais c'est un échec, d'abord pour le franco-allemand.
02:00Et on en a besoin.
02:01Et c'est un échec de plus.
02:02Et ça commence vraiment à faire beaucoup.
02:04Et à bien indiquer qu'il y a un problème assez profond dans cette relation franco-allemande.
02:10Donc c'est une sorte d'illustration par le marché de sa difficulté de la relation entre les deux pays.
02:15C'est évidemment un échec européen.
02:18C'est peut-être l'échec d'un nouvel Airbus.
02:23C'est-à-dire que ces Airbus, dont les politiques veulent absolument créer partout, etc.,
02:28j'ai l'impression que le marché, il y croit beaucoup moins que les politiques.
02:30C'est-à-dire la perspective d'aller investir dans une entreprise dont deux États,
02:35en l'occurrence la France et l'Allemagne, sont actionnaires à parité,
02:37avec des golden shares, avec des obligations réciproques dans tous les sens susceptibles,
02:41on va dire, d'handicaper la marche en avant de l'entreprise.
02:46Inuit de façon, les investisseurs sont un peu moins enthousiastes
02:48que les politiques sur ce genre de montage.
02:52Et puis, c'est un échec pour l'Europe des marchés de capitaux.
02:56C'est-à-dire qu'on avait enfin une introduction en bourse assez importante.
03:03Grosse valorisation.
03:04Grosse valorisation sur deux places européennes, etc.
03:07Et ça rate, évidemment, le contraste avec ce qui est...
03:10Comme on sort du buzz de l'introduction en bourse de SpaceX.
03:15Voilà, c'est quand même assez déroutant.
03:17Et puis, peut-être un dernier point pour l'anecdote,
03:22c'est que c'est encore une occasion pour l'État actionnaire français
03:24de vendre une participation, et toujours pas.
03:28Toujours pas.
03:29Etienne ?
03:29La France devait avoir 40%, l'Allemagne 40%.
03:31Il fallait mettre 20% en bourse.
03:33Donc, même 20%, visiblement, c'était difficile à mettre en œuvre.
03:36Alors, c'était uniquement réservé aux investisseurs professionnels.
03:40Le retail, les particuliers ne pouvaient pas participer à cette introduction en bourse.
03:43Il devait y avoir une double cotation à Paris, mais aussi à Francfort.
03:46Pour rappel, le KNDS, il faudrait notamment des chars.
03:49Alors, c'est vrai que le secteur de la défense, comme a souligné Charles,
03:52a beaucoup boosté en 2022 avec le conflit en Ukraine.
03:56Et puis là, depuis un an, ça vivote un petit peu.
03:59Surtout qu'il y a eu beaucoup de mauvaises nouvelles.
04:00On en parlait ce matin dans la matinale.
04:02Rheinmetall, contrat de 12 milliards sur les frégates,
04:05rayé du jour au lendemain par l'Allemagne,
04:06qui estime que c'est trop long, c'est trop cher.
04:08Finalement, on va changer de projet.
04:09On ne va pas faire appel à Rheinmetall.
04:10Moins 18% quand même en l'espace d'une séance.
04:13Ce n'est pas petit, Rheinmetall.
04:15Vous avez également le ministre de la Défense britannique.
04:17Alors certes, il y a des problèmes à Londres que l'on connaît,
04:20mais quand même, il a claqué la porte il y a un mois en disant
04:22« on ne me donne pas les moyens de défendre le pays,
04:25je n'ai pas assez d'argent pour répondre aux demandes de l'OTAN ».
04:29Et donc tout cela, ça pose également des questions.
04:31C'est vrai qu'on a moins de croissance,
04:32des déficits qui sont de plus en plus élevés.
04:34Et à la fin, la question, c'est de se dire
04:35« est-ce que la promesse du politique de dire
04:37« on va dépenser plus dans la défense »
04:39va vraiment se réaliser et va se voir dans les carnets de commandes ? »
04:42Aujourd'hui, la bourse, elle en doute.
04:44Et quand vous regardez le secteur de la défense depuis le début de l'année,
04:46il ne fait pas grand-chose au sens large.
04:47Éric Trappier disait ce matin, lui, il parlait plus d'autres partenariats.
04:52Le SCAF, notamment, qui a échoué.
04:54Il a l'air de ne pas du tout avoir compris
04:56pourquoi on avait fait toutes ces promesses politiques, Bertil.
04:58En tout cas, il y a eu beaucoup de promesses politiques
05:00sur une très longue période.
05:01Aujourd'hui, il faut trouver la bonne méthode
05:03pour avancer à la fois sur l'effort de réarmement
05:06et donc de mise en route des industriels dans cet effort
05:09et puis sur les bonnes architectures en se disant
05:11qu'il y a aussi des choses qui marchent.
05:14Regardez, quand la Suède commande des frégates
05:17à la France, on voit qu'il y a des grandes entreprises
05:20comme ça de spécialité sur lesquelles on a des commandes européennes
05:22qui se déclenchent.
05:24Et là, c'est beaucoup plus positif.
05:26Et ça, ça va beaucoup plus vite probablement
05:28que ces reconfigurations qui sont très compliquées.
05:32Autre thème ce matin dans le club de la Bourse,
05:34c'est le premier pas de Kevin Warch,
05:36le nouveau patron de la réserve fédérale américaine.
05:39Alors, on les surveille vraiment dans le détail
05:43ce qu'il dit, ce qu'il ne dit pas, Etienne Braque,
05:46parce que là, il s'est exprimé hier.
05:49Il a dit à la fois que l'inflation était trop haute,
05:51il a dit aussi qu'il ne ferait pas exactement
05:53ce qu'on voulait de lui.
05:55Oui, il y avait beaucoup d'interrogations
05:56ces dernières semaines, parce qu'il a été nommé
05:58par Donald Trump sur, est-ce qu'il va être
06:01à la botte de Donald Trump ou pas ?
06:02Donald Trump, qui, souvenez-vous, surnommé
06:04Jerome Powell, Jerome Too Late, parce qu'il ne baissait pas
06:06les taux comme le souhaitait la Maison Blanche.
06:09Donc là, il est un petit peu dans un exercice
06:10de communication. C'était la première fois
06:13qu'il parlait publiquement, en dehors, bien sûr,
06:15de la dernière réunion de la Fed
06:17à l'occasion du symposium de Sintra.
06:19Et donc, forcément, il a dit que l'inflation
06:21était trop élevée. Elle est sur des niveaux de 2023.
06:23Alors certes, elle a tendance
06:25un petit peu à refluer ces dernières semaines
06:27avec la baisse des cours du pétrole.
06:29Mais là, pour l'instant, il essaye de montrer
06:31qu'il est indépendant et qu'il tient la barque.
06:32Est-ce qu'il va tenir longtemps, Charles de Boiseudon,
06:35d'après vous ?
06:37La prudence est toujours de mise
06:38quant à nos capacités à anticiper les politiques
06:40des banques centrales. Simplement, pour nous,
06:43quand je regarde la réaction de marché
06:45actions, je dirais qu'elle est
06:46pour l'instant d'ordre 2. L'ordre principal,
06:48ce sont les profits des entreprises.
06:51La Fed a plus un impact sur
06:52les multiples, le PE que l'on applique
06:54à ces profits-là. Et pour l'instant,
06:57il y avait une petite crainte sur la partie
06:58longue de la courbe qui commençait à rendre
07:00les actifs equity actions
07:02un petit peu chers.
07:04Ce sera peut-être un souci un peu plus tard,
07:06lorsque tous ces hyperscalers vont devoir
07:08aller taper le marché de la dette
07:09pour pouvoir financer leurs dépenses
07:12d'investissement massives, puisqu'on entre
07:14dans un déficit de free cash flow.
07:16C'est plutôt ça, le point d'attention
07:18sur le marché qui me concerne
07:19plus particulièrement. Quant à la Fed,
07:23voilà, qu'il joue sa propre partition,
07:24je pense que c'était attendu,
07:26c'est bien, je pense qu'il la joue quand même
07:27assez bien. C'est un peu
07:30comme Mozart, dans Mozart, même le silence
07:32c'est du Mozart. C'est un peu
07:34pareil pour la Fed, il faut aussi
07:36écouter les silences.
07:37Et un peu de silence
07:38aux Etats-Unis, parfois ça ne fait pas de mal.
07:41Oui, Kevin Warch a choisi
07:42de moins expliquer ce qu'il allait faire.
07:44Est-ce que pour autant ça va le protéger
07:45des humeurs de Donald Trump, Bertil ?
07:48Ça, on verra
07:49comment les choses évoluent
07:50et ça dépendra beaucoup
07:51de la persistance,
07:54de l'attention sur les prix ou pas.
07:55Et c'est vrai que ce qui s'est passé
07:56sur le prix du pétrole, de ce point de vue-là,
07:59est assez fondamental
08:01et objectivement a surpris tout le monde.
08:03Personne n'envisageait que le retour
08:06au prix du pétrole d'avant-guerre
08:08soit aussi rapide.
08:10C'est vrai qu'il y a quand même
08:12des évolutions sur lesquelles
08:13il y a énormément d'incertitudes
08:14qui pèsent.
08:15Ce que j'ai trouvé intéressant
08:17dans son discours,
08:18c'est qu'il a réinsisté
08:19sur ce qui fait partie
08:20un peu de sa marque de fabrique
08:22historique,
08:23qui est ses propos
08:24sur le bilan de la Fed.
08:26Il s'est un petit peu dégagé
08:27de la question des taux
08:30et de l'évolution des taux
08:32puisqu'il ne veut pas donner de guidance.
08:34En revanche, il a pas mal insisté
08:36sur la question du rôle de la Fed
08:39de façon générale,
08:40du fait que les banques centrales
08:41avaient pris une importance
08:43et un rôle trop important
08:45au-delà de la simple gestion
08:49des crises financières
08:50et que donc il y avait
08:51quelque chose à faire sur le bilan.
08:52Ça fait partie de ces groupes de travail
08:54de réfléchir à ce bilan de la Fed
08:55dont on a vu qu'il avait évolué
08:57de façon absolument énorme
08:59depuis de crise en crise.
09:00Et ça, c'est vraiment quelque chose
09:02sur lequel il insiste beaucoup.
09:04Donc, il est sur une philosophie
09:07de retrait un petit peu de la Fed
09:09du marché au sens où, voilà,
09:13on verra ce qui se passera
09:15sur les différentes évolutions
09:17et notamment sur l'intelligence artificielle,
09:19etc.
09:19Mais en tout cas, la Fed dit,
09:20c'est une façon de dire,
09:22la Fed ne va pas venir éponger
09:24toutes les bêtises
09:25que vous allez éventuellement
09:26commettre dans les prochains mois.
09:28Meta, on en parlait tout à l'heure,
09:30Etienne a pris plus d'8% en bourse
09:32et pourrait se lancer
09:33dans la course au cloud.
09:34C'était une piste
09:35qui était évoquée
09:36lors de l'Assemblée Générale de Meta.
09:37C'était fin mai par Mark Zuckerberg
09:39avec une question,
09:40c'est de se dire,
09:41un petit peu comme chez Amazon,
09:42on a des data centers,
09:44on les fait tourner pour nous
09:45parce que demain,
09:45on ne pourrait pas également
09:46les mettre à la disposition
09:48de certains clients
09:49parce qu'aujourd'hui,
09:49il y a une course
09:50autour des data centers.
09:51On en parle tous les jours
09:52sur ce plateau.
09:53Entre le moment où vous pensez
09:54avoir des capacités de calcul
09:55et où vous les avez vraiment
09:57opérationnellement,
09:58il se passe de longs mois,
09:59voire parfois plusieurs trimestres,
10:01ça rassurait le marché,
10:02plus 8%.
10:02Pourquoi ?
10:03Parce qu'il y a beaucoup
10:03d'interrogations notamment sur Meta,
10:05c'est l'une des plus fortes baisses
10:06parmi les GAFAM
10:06depuis le début de l'année.
10:07Le titre est quand même
10:08en baisse de plus de 15%
10:10quand Wall Street,
10:11grosso modo,
10:12les indices gagnent
10:13entre 8 et 12%
10:13parce que tout ça,
10:15ça coûte de l'argent
10:16et donc à court terme,
10:17le marché se dit
10:18que ce serait un moyen
10:19de faire rentrer de l'argent
10:20et financer notamment
10:21les énormes CAPEX
10:22puisque pour rappel,
10:24vous avez un groupe
10:2530 milliards cette année.
10:27Charles et Berthier,
10:29la concurrence
10:29entre les secteurs américains
10:30se renforce
10:31avec un risque de guerre des prix
10:32qui veut réagir.
10:34Charles ?
10:35Alors, c'est clair
10:37qu'il y a une guerre des prix,
10:38c'est clair qu'il y a probablement
10:40pour l'instant
10:40une bulle des marges
10:41plus qu'une bulle des valorisations
10:44avec un transfert massif.
10:45Globalement,
10:45on est en train de parler
10:46de 200 milliards de CAPEX
10:48qui partent des poches de l'un
10:50pour aller vers les poches de l'autre.
10:53Alors, personnellement,
10:54je préfère qu'on dépense
10:55dans du CAPEX
10:55que dans du rachat d'actions
10:56puisqu'on a eu la croissance
10:58des bénéfices par action
10:59qui était plutôt
10:59de l'ingénierie financière.
11:00Honnêtement,
11:01je n'ai pas de quoi dépenser
11:02donc je rachète mes titres.
11:04Le marché aime bien
11:05mais enfin,
11:05on pense bien
11:06qu'industriellement,
11:07ce n'est pas forcément terrible.
11:10Là, on voit
11:10des augmentations de prix.
11:11Chez Apple,
11:12on commence à avoir
11:13des répercussions
11:14assez massives
11:14sur votre iPhone,
11:15votre iPad,
11:17Enco,
11:17si ça existe encore
11:18les iPads,
11:19je ne sais plus,
11:20ou les iMac.
11:22Il y a clairement
11:23une guerre des prix
11:24mais on voit
11:25qu'il y a une demande
11:25pour l'instant
11:26qui est massive
11:27et l'autre n'y survient pas.
11:29Et quand on regarde
11:30les États-Unis,
11:31on voit des hausses massives
11:32ou sur certains titres
11:32en Europe
11:33mais en Corée,
11:34on le voit de façon
11:34encore plus flagrante.
11:36Avec un petit bémol néanmoins,
11:38c'est qu'on a des flux retail
11:40qui achètent des produits
11:41très leveraged
11:42sur certains de ces titres
11:43en Corée
11:44et moi,
11:44j'aurais plutôt tendance
11:45à avoir une certaine méfiance
11:47sur certaines expositions
11:48au Cospi
11:49parce qu'il y a
11:50tellement d'argent
11:51du retail
11:52qui rentre là-dedans
11:53en achetant des ETF
11:54sur une boîte
11:55leveragée.
11:55On est quand même
11:56loin du fond diversifié.
11:58Ça, pour moi,
11:58ça crée plus une bulle
12:00d'engouement du retail.
12:01C'est plutôt ça
12:01mon point de souci.
12:03Sur le reste,
12:04c'est clair qu'il y a
12:05une gain des prix
12:05mais pour l'instant,
12:06les barrières à entrée
12:07sont quand même massives
12:08sinon on aurait plus
12:08d'acteurs en Europe
12:09pour jouer ce thématique-là.
12:11Alors honnêtement,
12:11on en a quoi ?
12:12Deux et demi, trois.
12:13C'est ça le sujet.
12:14C'est tant qu'on n'a pas
12:15assez d'offres,
12:15honnêtement,
12:16vous fixez les prix.
12:17Merci.
12:19On a bien vu
12:20dans les propos
12:22notamment hier
12:22à Sintra
12:23chez les banquiers centraux
12:24et autres gendarmes financiers
12:26combien il y avait
12:28une part d'inquiétude
12:30quand même
12:30face à ces phénomènes
12:31et notamment du fait
12:31qu'on a de la dette
12:32des deux côtés aujourd'hui.
12:33Donc on a de la dette
12:34chez les hyperscalers
12:35maintenant
12:36pour financer
12:37leurs investissements
12:38et les gigantesques capex
12:40dont on parlait
12:40et puis on a de la dette
12:41chez les investisseurs
12:44à la fois
12:44chez les particuliers
12:45et chez les institutionnels
12:46avec beaucoup
12:47de leviers
12:48qui arrivent
12:49de ce côté-là aussi.
12:50Donc ça fait quand même
12:52énormément d'argent
12:53qui est aujourd'hui
12:54suspendu
12:54aux perspectives
12:55de revenus
12:56qui reste incertain
12:57malgré tout
12:59et effectivement
13:00qu'une guerre des prix
13:01pourrait
13:03mettre en danger
13:05à l'avenir.
13:06Etienne pour finir
13:07des inquiétudes
13:08qui se voient
13:08sur les cours de bourse
13:09Wall Street
13:09délai sont en partie
13:10les GAFAM.
13:10Regardez Microsoft
13:11Meta
13:12ces deux valeurs
13:13c'est plus de 10%
13:14depuis le début de l'année
13:15parce que ce sont
13:16typiquement des valeurs
13:17sur lesquelles
13:17il y a des inquiétudes.
13:18Ce sont des groupes
13:19qui dépensent
13:19beaucoup d'argent
13:20et puis à court terme
13:21des interrogations
13:22notamment ce qui concerne
13:23Microsoft
13:23qui a une part importante
13:25dans OpenEI
13:26dans Chagipity
13:27on voit ces derniers mois
13:28qu'il y a vraiment
13:29une course de petits chevaux
13:30entre OpenEI
13:31et puis Cloud
13:32et la bourse
13:33comme l'a souligné Charles
13:34en fait aujourd'hui
13:35elle achète l'argent
13:37elle achète les acteurs
13:38où cet argent se déverse
13:40c'est-à-dire l'argent
13:40qui se déverse
13:41dans les semi-conducteurs
13:43le COSPI fait fois deux
13:44depuis le début de l'année
13:45vous êtes responsable
13:46de la stratégie d'action
13:47Charles c'est quoi aujourd'hui
13:48dans ce segment technologique
13:50les segments que vous préférez
13:52même en termes géographiques
13:53parce que l'Europe
13:54n'est pas en reste
13:55quand on voit le secteur
13:55des semi-conducteurs
13:56Alors l'Europe n'est pas en reste
13:57ça se paye quand même
13:58assez cher dans ce secteur-là
14:00donc de manière générale
14:01notre approche
14:02c'est plutôt de dire
14:03on achète
14:04je pense pas que ce soit
14:06très anti-consensus
14:07mais la chaîne de valeur
14:08en gros je vends
14:10des pelles et des piolets
14:11c'est-à-dire plutôt
14:12sur la partie infrastructure
14:13parce qu'à la fin
14:14il faut quand même bien
14:15avoir physiquement
14:16le vrai sujet en fait
14:17c'est qu'il y a une pression
14:17sur les actifs physiques
14:19que nous n'avions pas connus
14:20avant
14:20et donc il s'agit
14:21d'être exposé plutôt à ça
14:23la question comme l'évoquait
14:24Sandra ou Berti
14:25c'est à un moment
14:26il va falloir voir
14:26s'il y a un bénéfice réel
14:28de toute cette IA
14:29dans la bottom line
14:31des entreprises
14:32pour nous c'est probablement
14:33un sujet 2027
14:34voire 2028
14:36pour le moment
14:36on se concentre
14:37sur les premiers bénéficiaires
14:38là où l'argent va dépenser
14:39dans des circuits
14:40dans de l'électrification
14:43petit sujet éventuellement
14:44c'est que c'est assez consensuel
14:45toute cette thématique
14:46d'infrastructure
14:47tout le monde est très long
14:48là-dessus
14:50personnellement
14:51j'ai tendance à quand même
14:53être long des Etats-Unis
14:54encore
14:54les valorisations
14:55ne sont finalement
14:56pas si élevées que ça
14:57contrairement à
14:58la rareté de certaines valeurs
15:00qui poussent
15:00quelques titres en Corée
15:02deux titres
15:02en Europe
15:03allez
15:03deux titres aussi
15:04on continue
15:05en discuter
15:06dans la demi-heure
15:07qui vient
15:07Good Morning Market
15:08avec vous Etienne Braque
15:08merci Bertie Bayard
15:09rédactrice en chef
15:10au Figaro
15:11et Charles de Boisseuzon
15:12responsable mondial
15:13de la stratégie action
15:14de la société générale
15:16CIB
15:16et Charles de Boisseuzon
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