- il y a 13 heures
Ce vendredi 26 juin, Marc Fiorentino, associé gérant d'Euroland, Damien Dierickx, gérant chez Exane AM, Valentin Bissat, chef économiste et stratège au sein de Mirabaud AM, et Denis Desclos, président de l'AFATE, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business, l'info éco.
00:048h30 sur BFM Business, l'actualité économique avec Léo Dumas.
00:08C'est un jugement qui va faire date contre Total Energy.
00:11Le pétrolier a été condamné hier par le tribunal judiciaire de Paris
00:14à dévoiler les émissions carbone de ses clients.
00:18Plusieurs ONG en fait et la mairie de Paris avait saisi la justice en 2020
00:22estimant que le groupe ne remplissait pas son devoir de vigilance.
00:25Mathieu Pêche-Bertier.
00:27L'étau se resserre autour de Total Energy et des grands industriels français.
00:31Le pétrolier se retrouve désormais dans le champ de la loi sur le devoir de vigilance.
00:36Votée en 2017, elle impose aux entreprises d'agir contre les risques environnementaux
00:40sans préciser lesquels.
00:42Le tribunal de Paris a jugé, lui, que le risque climatique en faisait partie.
00:46Il a ainsi ordonné à Total Energy de dévoiler les émissions de CO2 de ses clients d'ici six mois.
00:52Le pétrolier va ainsi devoir dévoiler l'impact carbone des particuliers qui lui achètent des carburants
00:58mais surtout des industriels qui consomment son pétrole et son gaz
01:01c'est-à-dire les groupes de chimie, de la sidérurgie, des constructeurs automobiles
01:06ou des armateurs partout dans le monde.
01:08Le tribunal n'a toutefois pas ordonné à Total Energy de modifier sa stratégie
01:12pour remplir les objectifs climatiques.
01:14Seule la loi ou ses actionnaires peuvent le lui imposer.
01:18Une condamnation qui fait écho à celle de Shell, il y a cinq ans.
01:21La justice néerlandaise l'avait dans un premier temps condamnée pour son inaction climatique
01:26avant que cette décision ne soit annulée en appel.
01:29Et l'autre titre ce matin, c'est la canicule.
01:31Alerte toujours maximale sur la France.
01:3372 départements sont en vigilance rouge encore ce vendredi.
01:3711 seulement seront rétrogradés à l'orange demain.
01:41La chaleur qui continue par endroits de provoquer des incidents sur le réseau électrique.
01:4550 000 foyers étaient sans courant hier soir.
01:47Situation tendue également dans les hôpitaux où un cap a été franchi.
01:51Le préfet de Paris évoque une saturation.
01:54Le RN dénonce du coup ce matin une impréparation.
01:57Écoutez Thomas Ménager, le député du Loiret sur TF1.
02:00On parle de l'impréparation face à ces canicules
02:03mais il y a aussi globalement l'impréparation à l'hôpital
02:05parce qu'on a supprimé 31 000 lits depuis 2017,
02:09depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron.
02:11Que les hôpitaux sont en tension tout le temps.
02:13Chaque été il y a des hôpitaux, avant même qu'il y ait une canicule,
02:16qui sont fermés, des services qui sont fermés.
02:18Il faut aussi être sincère, ça va prendre du temps.
02:20Mais quand on voit qu'on reconstruit, que l'État a reconstruit à Nantes
02:23un centre hospitalier qui coûte un peu plus d'un milliard je crois,
02:26sans même la climatisation de la totalité que j'ai coûté, on a encore...
02:31Il y a une climatisation dans certains secteurs, du rafraîchissement dans d'autres.
02:33Voilà, mais à un moment on voit bien que quand on est sur ces niveaux de canicule
02:37et dans les années à venir, il faut climatiser la totalité.
02:40Qu'on a acheté encore ces dernières années des ambulances non climatisées.
02:43Il y a quand même eu un manque d'anticipation,
02:47mais rénover la totalité, tout changer dans tous les cas,
02:50ça prendra du temps d'adapter notre vie, d'adapter notre logement,
02:54d'adapter nos mobilités, mais il faut aujourd'hui voir les choses clairement,
02:58il faut mettre le paquet sur le sujet.
03:00Et pour EDF, et pour les écoles, c'est EDF qui annonce mobiliser l'électricien
03:04des blocs, 80 millions d'euros pour équiper 10 000 établissements
03:08en ventilateurs et en climatiseurs, et aussi pour financer
03:12des projets plus structurels de rafraîchissement des bâtiments.
03:15La canicule et la gestion dans les entreprises, on est à CAC.
03:18Vincent Ballouet, directeur, dirigeant, fondateur de maîtrisedesesrisques.com.
03:22Bonjour Vincent, vous aidez les entreprises justement à s'adapter
03:25en cas de crise, d'essayer d'anticiper au maximum les différents risques
03:30et les problèmes.
03:31Qu'est-ce qui vous remonte dans les tensions dans les entreprises actuellement ?
03:36Tout le monde a fait avec bon sens vis-à-vis des ressources humaines
03:40pour laisser les gens s'organiser, favoriser le télétravail
03:43quand les gens voulaient rester chez eux, et au contraire héberger
03:46les gens qui étaient mal climatisés chez eux pour avoir des bureaux frais
03:49toute la journée, donc c'est mieux pour tout le monde.
03:50Et c'est le système D qui prévaut et qui débrouille, si vous voulez,
03:55les situations les plus compliquées.
03:57Le sujet de préoccupation là tout de suite, c'est l'énergie.
04:00On a des pannes électriques, pas seulement en Bretagne,
04:02mais un peu partout dans les villes.
04:03Alors c'est local à chaque fois, c'est pas du tout à l'échelle d'une ville,
04:06mais c'est à l'échelle, disons, d'un gros pâté de maison
04:07ou d'une zone d'entreprise, où l'énergie tombe.
04:11On a des supermarchés qui ferment, on a des entrepôts qui sont gênés.
04:14L'informatique, pour l'instant, ça va, mais on voit bien
04:18qu'on est à la limite de l'exercice en matière de nos infrastructures d'énergie en général
04:22et notamment dans les 20 derniers kilomètres, si je puis m'exprimer ainsi.
04:25Donc il n'y a pas de panne majeure nationale à redouter.
04:28Par contre, de la défaillance locale, oui.
04:31Et là, les entreprises se préparent, font des plans B,
04:34s'apprêtent à tout couper, maintiennent des groupes électrogènes,
04:37préparent les consignes, bref, pour organiser la réaction si on a des pépins.
04:41– Mais là, vous voyez des entreprises se poser quand même la question
04:44de savoir si elles peuvent ne plus être reliées,
04:47avoir des tensions de fabrication, de production avec un impact très fort.
04:53Est-ce qu'on s'était posé la question avant ?
04:55Ou on a attendu là les 42 degrés pour se poser la question ?
05:00– Non, alors j'ai la faiblesse de penser que nous, dans tous les cas,
05:04on les aide à un peu anticiper et à regarder ces affaires climat.
05:07– Il faut se souvenir qu'il y a à peine quelques semaines,
05:09on avait déjà eu un épisode caniculaire pour la saison,
05:12qui n'était pas méchant parce qu'on était encore à la sortie du printemps.
05:15Et là, si on regarde devant nous, on a quand même un niveau de précipitation
05:18pour le mois de juillet, qui nous dit-on par les modèles américains notamment,
05:23mais Météo France aussi, sera particulièrement bas.
05:25En clair, ça va être très très sec de partout et les réserves d'eau baissent.
05:29Donc on s'attend là maintenant à un radoucissement des températures,
05:32et c'est tant mieux, mais un été très très sec,
05:35donc d'éventuelles carences en eau.
05:37Et donc d'éventuels risques incendies, un peu à la sauce 2022, pour faire simple.
05:42Donc dit autrement, les entreprises préparent déjà des plans B, des carences en eau.
05:46C'est-à-dire comment ralentir l'activité si on ne peut pas ouvrir le robinet comme on veut,
05:50sachant que les pouvoirs publics vont réserver l'eau pour la santé publique,
05:53ce qui est bien normal, et pour la lutte incendie, ce qui est bien normal aussi.
05:56– Est-ce qu'on vous remonte, Vincent, des problèmes en termes RH,
05:59avec des tensions dans les entreprises, que ce soit liées à la chaleur
06:02ou liées à l'organisation du travail ?
06:04– Alors ça, c'est très très clair.
06:06Donc les entreprises qui ont des pannes clim, pour des raisons que j'évoquais tout à l'heure,
06:10évidemment se retrouvent avec 40-50 degrés dans les bureaux,
06:12et donc là, tout le monde fait preuve de bon sens.
06:14Donc ça ne va pas au conflit, mais clairement,
06:16il y a un sujet et les conditions de travail dans des circonstances comme ça,
06:19au moment où les infrastructures ne tiennent pas.
06:21Les infrastructures locales d'entreprise, une clim qui lâche,
06:24et c'est parti, et on ne peut pas travailler normalement.
06:26Donc bien sûr que tout le monde est très vigilant.
06:29On n'est pas du tout dans une situation où on a un secteur d'activité,
06:33comme l'enseignement, par exemple, qui a appelé à la grève.
06:35Mais localement, oui, il peut y avoir, disons, des gènes très fortes,
06:39voire des malaises, des débrayages,
06:40des choses qui sont un peu à la limite de l'exercice, là aussi.
06:44Donc là, bien entendu, on met de l'huile dans les engrenages,
06:46c'est l'écoute, c'est la protection des gens les plus vulnérables, etc.,
06:50pour passer l'épreuve avec bon sens.
06:53– Merci beaucoup, Vincent Malouet, d'avoir été avec nous ce matin
06:55dans la matinale de l'économie, la presse internationale.
07:05– Annalisa Cappellini, à la une de la presse internationale aujourd'hui,
07:08le rôle des pays du Golfe dans la guerre en Iran.
07:11– Oui, parce que pour la première fois,
07:13on a des images de la base navale américaine de Bahreïn,
07:15base navale qui a été frappée par les Iraniens pendant la guerre,
07:18et donc le Wall Street Journal a réalisé une enquête,
07:21visuelle grâce à ces images satellites,
07:23et a découvert qu'en fait, ces frappes iraniennes
07:25ont évidemment atteint leur cible à plusieurs reprises,
07:28et surtout qu'elles ont fait des dégâts
07:29que, en réalité, les Américains n'ont jamais reconnus publiquement.
07:33Donc ça nous dit peut-être que l'ampleur de dégâts
07:34sur toutes ces bases américaines a été un peu plus large que ce qu'on pensait,
07:39de quoi inquiéter sans doute encore un peu plus les pays du Golfe,
07:42qui sont déjà très préoccupés par l'accord signé entre les États-Unis et l'Iran,
07:47accord qui ne comprend pas de réelle avancée,
07:49ni sur le programme balistique iranien, ni sur le programme nucléaire.
07:53C'est pour ça que Donald Trump a envoyé cette semaine son chef de la diplomatie,
07:56Marco Rubio.
07:57Eh bien, Blomberg raconte en une ce voyage pendant lequel Marco Rubio
08:00a essayé, tant bien que mal, de rassurer les alliés du Golfe.
08:04Non, il n'y aura pas de péage pour le détroit d'Hormuz,
08:06et surtout, leurs intérêts sécuritaires seront bien pris en compte.
08:09Le Financial Times lui se concentre sur Giorgia Meloni,
08:12la présidente du Conseil italien qui remanie les règles électorales.
08:16Exactement, et c'est peut-être pour se maintenir au pouvoir,
08:18du moins c'est l'accusation des oppositions italiennes.
08:21Giorgia Meloni en fait veut créer une prime majoritaire
08:24qui permettrait selon elle de maintenir une certaine stabilité politique
08:27dans un pays qui est traditionnellement plutôt instable politiquement.
08:31C'est une loi électorale qui s'inspire de l'époque Berlusconi,
08:35évidemment levée de bouclier de la part des oppositions,
08:37qui parle d'une tentative autoritaire de s'assurer de la victoire
08:40aux élections de l'année prochaine.
08:42Selon les experts cités par le Financial Times,
08:44modifier les lois électorales est toujours un signe de faiblesse,
08:47un signe qu'on joue un jeu, qu'on n'est pas vraiment en mesure de gagner.
08:51En tout cas, aujourd'hui en Italie, il y aura un débat parlementaire sur le sujet.
08:54On verra si Giorgia Meloni arrive à imposer sa loi ou pas.
08:57Merci beaucoup Annalisa Capellini, la Bourse.
09:03C'est une ma couverture dans 20 minutes, qu'est-ce qu'on attend ?
09:05Légère baisse, moins 0,3% à l'instant en préouverture à Paris.
09:08Bon, ça reste une baisse quand même très modérée
09:10par rapport à ce qui a pu se passer cette nuit du côté de l'Asie.
09:13Le Nikkei clôture sur une baisse de 4% à Tokyo,
09:16moins 6% pour la Bourse de Séoul, le Kospi,
09:19avec certes un Kospi qui est très volatil,
09:21mais l'ensemble des valeurs technologiques qui ont été vendues ces dernières heures.
09:26Apple a annoncé des augmentations de prix,
09:28le titre a fait moins 6,
09:29moins 3% pour Microsoft qui a également annoncé des augmentations de prix sur sa Xbox.
09:34Le titre Microsoft est quand même sur des plus bas désormais de 2023.
09:38Et donc, ça s'est un petit peu propagé cette nuit en Asie,
09:40d'autant plus que c'est surtout SoftBank qui a pesé sur l'indice Nikkei au Japon,
09:45dans le sens où SoftBank est actionnaire d'OpenEI,
09:47et que cette nuit, le New York Times évoque
09:48qu'OpenEI réfléchit à reporter son introduction en Bourse.
09:52Finalement, ça ne serait pas cette année, mais plutôt l'année prochaine.
09:54Pourquoi ? Parce que le groupe n'est pas rentable,
09:56et parce qu'il y a beaucoup d'interrogations en ce moment sur l'intelligence artificielle.
10:01Vous voyez tous les jours dans ces points, on parle des valeurs liées aux semi-conducteurs,
10:03mais toutes les valeurs qui ne sont pas liées aux semi-conducteurs.
10:05On a des investisseurs qui sont quand même assez inquiets,
10:08et même l'euphorie autour de SpaceX est en train de très clairement redescendre.
10:12Ça ne fait qu'un jour, jour pour jour, que le titre est en Bourse.
10:15Et on était hier soir à 150 dollars contre 135 dollars pour le prix d'introduction en Bourse.
10:20Donc c'est toujours une hausse, mais souvenez-vous,
10:22le titre est gagné quand même 50% sur les trois premières séances,
10:25et c'est quand même bien retombé depuis.
10:26Un vent de fraîcheur va rentrer dans ce plateau.
10:28C'est Marc Fiorentino qui arrive, à tout de suite.
10:358h42 sur BFM Business.
10:37Sur BFM Business, business, médias référents.
10:40Absolument, c'est ce qu'on dit dans la publicité.
10:41Marc Fiorentino est entré dans ce plateau de plein pied.
10:45Il a chaud lui aussi évidemment, mais il est là pour nous éclairer.
10:48Non, c'est pas chaud ?
10:48Non, ça va.
10:49Très bien.
10:50Alors la France étouffe, il y a la canicule,
10:51mais il y a aussi la dette avec les chiffres publiés hier.
10:54Évidemment, 3 500 milliards d'euros de dette.
10:57Bon, ça, c'est pas complètement nouveau, machine infernale.
11:00La Cour des comptes nous dit qu'on est en pleine asphyxie.
11:02Oui, c'est vrai, et c'est un peu comme la canicule.
11:05C'est-à-dire qu'on se demande de quoi on va mourir,
11:07si on va mourir plus vite de la dette,
11:09étouffée par la dette ou étouffée par la chaleur.
11:12Ce qui est complètement dingue, c'est qu'on a vraiment l'impression de radoter.
11:15C'est-à-dire que tous les trois mois, on a les chiffres de la dette.
11:18Tous les trois mois, on a un nouveau record.
11:19Vous avez dit, 3 537 milliards, c'était fin mars.
11:24C'est-à-dire qu'à fin juin, on doit être probablement à 3 600 milliards.
11:28C'est-à-dire qu'on doit approcher les 120% du PIB.
11:32À part la Belgique, je pense qu'on est les plus mauvais.
11:35Et qu'il ne se passe rien.
11:36C'est ça qui est complètement dingue.
11:38C'est fou.
11:40On a beau le répéter, on le dit ici à chaque fois,
11:43et puis on l'écrit, et puis tout le monde en parle.
11:46Et puis tous les économistes disent, mais c'est la fin du monde, attention.
11:50Alors le problème qu'on a, c'est qu'on n'a pas de sanctions.
11:54Moi, je suis un homme de marché.
11:55Et les marchés, on a eu très peur, on en a parlé souvent ici,
11:59au moment où il y a eu l'excitation sur la guerre en Iran.
12:03Mais c'est retombé.
12:04On est à 3,60 en taux d'intérêt.
12:06On a un écart de taux avec l'Allemagne qui est ridicule
12:09par rapport au niveau d'endettement qu'on a.
12:12Donc le problème, c'est qu'on continue à faire n'importe quoi en toute impunité.
12:17C'est-à-dire qu'on n'est pas sanctionné pour l'instant.
12:20Jusqu'à quand ? Je ne sais pas.
12:21Puisque j'annonçais il y a 15 ans qu'on allait être sanctionné.
12:25On ne l'a jamais été.
12:26Donc ça fait 15 ans que je me dis que ça va arriver un jour,
12:29mais que ça n'arrive toujours pas.
12:30Avec une charge quand même, Étienne, qui est dingue.
12:3477 milliards.
12:35Oui, 77 milliards, probablement 100 milliards en 2029.
12:3977, c'est 12 de plus que l'an passé.
12:41Hier, la Cour des comptes dit, c'est simple, c'est le budget du ministère de la Justice.
12:44Juste l'augmentation.
12:45C'est ça, plus que l'éducation, bientôt plus que la défense.
12:48C'est-à-dire qu'on arrive à des niveaux qui sont des niveaux complètement dingues.
12:51Donc à la fois, on a la charge de la dette.
12:53C'est-à-dire que c'est plus simplement de se dire,
12:55bon ben finalement, on peut très bien vivre avec de la dette.
12:58Puisque c'était un peu le discours qu'on a eu à un moment,
13:00de dire, la dette des États, c'est de la dette perpétuelle.
13:02On ne doit jamais la rembourser, donc quel est le problème ?
13:05Le problème, c'est qu'il y a des intérêts sur la dette.
13:08S'il n'y avait que la dette, on pourrait se dire,
13:09bon ben ce n'est pas très grave,
13:10mais il faut payer chaque année les intérêts sur la dette.
13:12Évidemment, avec la hausse des taux et la hausse de la dette,
13:16eh bien progressivement, comme l'a dit notre ami,
13:19la charge augmente.
13:20Et on va être totalement asphyxié.
13:22C'est-à-dire qu'on va devoir payer et on n'aura plus d'argent.
13:26Pour investir ?
13:27Dans la rénovation des bâtiments ?
13:29De toute façon, on n'a déjà plus d'argent pour investir.
13:31On l'a très bien vu.
13:32D'ailleurs, c'était très intéressant,
13:34la séquence qui s'est passée sur la guerre en Iran.
13:36On a très bien vu qu'avec la hausse des prix du pétrole,
13:39qui a été certes très courte,
13:41la hausse des prix de l'essence,
13:42pour la première fois, on n'a rien dégainé.
13:44On a dégainé, vous vous avez rappelé,
13:45on a eu des discussions pour essayer d'avoir des petites aides
13:47à gauche, à droite.
13:48On n'a pas dégainé le truc habituel,
13:51le quoi qu'il en coûte,
13:52le bouclier tarifaire,
13:54tous les trucs qu'on a adoré faire depuis Macron,
13:58même s'il y a la hausse de la dette,
13:59ce n'est pas lui,
14:00mais 1 200 milliards quand même.
14:021 200 milliards depuis le premier quinquennat de Macron.
14:05Mais des sous, il y en a.
14:07C'est-à-dire qu'il y a des capitaux privés.
14:09Si, des capitaux privés, il y en a.
14:10Il y a Alain qui lève ce matin 500 millions,
14:12ils n'en ont même pas besoin,
14:13mais comme il y a un petit momentum de marché...
14:16Pour Alain, il y a combien de sociétés
14:18qui n'arrivent pas à lever de l'argent aujourd'hui ?
14:20Aujourd'hui, il n'y a pas d'argent.
14:21Non, je ne suis pas d'accord.
14:22Il n'y a pas d'argent.
14:23Il n'y a pas d'argent.
14:23Il n'y a pas d'argent.
14:23Il n'y a pas d'argent.
14:23Il n'y a pas d'argent.
14:24En France, non.
14:25En France, c'est compliqué.
14:26Écoutez, combien il y a de start-up
14:28qui, certes, arrivent à lever au début
14:30et dès que ça devient des scale-up,
14:31ont des difficultés.
14:33Combien il y a d'entreprises industrielles
14:36qui ont du mal à lever.
14:37Et aujourd'hui, c'est difficile d'investir en France
14:40parce qu'au-delà du niveau de la dette,
14:42on a le niveau de toutes les contraintes,
14:44c'est-à-dire les contraintes fiscales,
14:46l'incertitude fiscale,
14:48l'incertitude sur les charges,
14:50l'incertitude sur les charges patronales,
14:52sur les charges salariales,
14:53sur toutes ces charges-là,
14:54c'est complètement dingue.
14:55On vous appelle, Marc.
14:57C'est pour laisser la parole à Étienne.
15:00Très belle sonnerie.
15:01C'est bien, c'est pas mal.
15:02C'est très, très politique.
15:03C'est qui ?
15:04Non, je ne vous savais pas.
15:04Non, je ne peux pas vous dire.
15:05Ah, très bien.
15:06Non, mais Étienne, de l'argent.
15:07Il n'y a pas d'argent,
15:08mais il y a de l'argent pour financer
15:09les déficits français.
15:10Marc le sait très bien.
15:11Aujourd'hui, vous placez votre argent
15:13dans l'assurance-vie.
15:13On vous dit 4,5% sur du fonds euro.
15:16Qu'est-ce que vous allez chercher ?
15:18Investir votre argent sur des fonds obligataires
15:20alors qu'aujourd'hui,
15:21on vous promet du 4,5%.
15:23Dans le fonds euro,
15:24il y a du fonds obligataire.
15:25Oui, mais le fonds euro,
15:26ça finit aussi sur les obligations françaises.
15:28Oui, absolument.
15:29Avec votre assurance-vie,
15:31vous financez des déficits français.
15:32C'est-à-dire que l'argent,
15:33tous les mois qui arrive
15:34lors des émissions obligataires
15:35à l'agence France Trésor,
15:37il vient en partie des assurances-vie
15:39de l'épargne des Français.
15:40Donc au final, pour l'instant,
15:41ça tient.
15:41Non, mais c'est ça le problème.
15:43Le problème, c'est que ça tient.
15:44Le problème, c'est que ça tient
15:44parce qu'on est passagers clandestins
15:47de la zone euro,
15:47parce qu'on est passagers clandestins
15:49de l'Allemagne,
15:49parce qu'on a,
15:51comme vous venez de le dire,
15:52la garantie finalement
15:53de l'épargne financière des ménages.
15:55Il y a plus de 6 000 milliards.
15:56Donc c'est deux fois la dette.
15:57Donc on se dit qu'un jour,
15:58si on doit taper dedans,
16:00on tapera.
16:00De toute façon,
16:01on tape déjà dedans
16:02puisqu'on prend de l'argent
16:03tous les ans sur l'épargne.
16:06Oui, mais il n'y a pas...
16:08Le sujet, c'est qu'aujourd'hui,
16:10quand vous voyez les levées
16:11quand même ridicules,
16:13vous avez cité une levée
16:14un peu spectaculaire.
16:16Quand vous regardez le montant
16:17global des levées...
16:18Non, mais ça a baissé.
16:19Il y a encore quelques spectaculaires,
16:20mais effectivement,
16:20ça a beaucoup baissé.
16:21Elles sont anecdotiques.
16:22Il n'y a pas de véritable...
16:24Regardez ce qu'on lève.
16:24Il y en a une dans les biothèques
16:25aussi cette semaine.
16:26Regardez ce qu'on lève aux Etats-Unis.
16:27C'est des montants
16:28qui sont colossaux.
16:29Oui, mais attendez,
16:30on est dans le même monde.
16:31Nous, on a le slip français
16:31qui va s'introduire en bourse.
16:33Alors, il y a OpenAid aux Etats-Unis.
16:34Nous, c'est le slip français.
16:36C'est quand même intéressant
16:37parce qu'on n'a pas eu
16:38beaucoup de boîtes industrielles
16:39qui s'introduisent
16:40ces derniers temps.
16:41Ils cherchent à convaincre le public.
16:42C'est un de vos petits mantras
16:44de ça,
16:45de laisser pousser le public
16:46à aller en bourse.
16:48C'est intéressant.
16:48D'ailleurs, on va faire
16:49une spéciale introduction en bourse
16:50de C'est Votre Argent
16:51la semaine prochaine
16:52parce que là aussi,
16:54c'est un vrai problème
16:55quand on regarde
16:56ce qui se passe aux Etats-Unis
16:57avec les introductions en bourse
16:58de SpaceX,
16:59bientôt d'OpenAid,
17:00même si c'est décalé d'Entropique.
17:02Et puis nous,
17:02on a eu deux ou trois introductions
17:04en bourse en France
17:05depuis le début de l'année.
17:07Deux ou trois introductions
17:08en bourse.
17:08Et vous avez aujourd'hui
17:10des fonds qui ne réfléchissent pas
17:12alors qu'aux Etats-Unis,
17:14vraiment le Graal,
17:15c'est de s'introduire en bourse.
17:16En France,
17:17personne ne cherche
17:17à s'introduire en bourse.
17:18Alors la bonne initiative
17:19qu'a lancée Euronex,
17:20c'est d'essayer d'attirer
17:22maintenant les clients particuliers.
17:25En fait,
17:25ce qui est très étonnant,
17:26je veux dire,
17:27ce qui m'étonne le plus,
17:28c'est l'engouement
17:33qu'il y a en France,
17:34par exemple,
17:34malheureusement,
17:35on l'a vu sur un truc
17:36comme Duralex,
17:36pour les plateformes
17:37de crowdfunding.
17:38D'accord ?
17:39Sur lequel...
17:40On sait que ça ne marche pas ?
17:41Enfin, on sait que la boîte,
17:41elle ne va pas...
17:42Franchement,
17:43ça ne fonctionne pas
17:44au bout de 5 redressants judiciaires.
17:46On a peu d'informations,
17:48on s'aperçoit quand même
17:49que le taux de défaut
17:49était super important.
17:51Et puis,
17:51d'un autre côté,
17:52vous avez quand même
17:52la première plateforme
17:53de crowdfunding réglementée,
17:56dans laquelle vous avez,
17:57en plus de la liquidité,
17:59sur laquelle vous avez
18:00un contrôle qui est Euronext.
18:01Et vous ne comprenez pas
18:02pourquoi les gens s'excitent
18:04pour aller mettre
18:055 000,
18:053 000,
18:0610 000 euros
18:08sur des boîtes
18:09qu'ils ne connaissent même pas.
18:10Bon, je ne parle même pas
18:11de Duralex,
18:12mais combien il y a de boîtes
18:13qui lèvent de l'argent
18:13tous les jours ?
18:14Assez vite,
18:15d'ailleurs,
18:15il y a des levées
18:16qui sont spectaculaires
18:17en quelques minutes.
18:18Et puis,
18:19de l'autre côté,
18:19vous avez la première plateforme,
18:21je le répète,
18:22de crowdfunding
18:23qui est Euronext,
18:25la bourse.
18:25Il y a Euronext grosse
18:26qui marche super bien.
18:27Alors,
18:28on va voir,
18:28avec le site français,
18:29c'est vrai qu'il y a une initiative
18:30pour moi qui est très intéressante
18:31et qu'il faut pousser.
18:32Etienne,
18:33on se fait un petit reminder
18:33des chiffres de la semaine.
18:35Inflation,
18:35pétrole,
18:36on a un peu changé de monde.
18:37Pétrole qui est revenu
18:38sur ses plus bas d'avant-conflict.
18:40Vous n'êtes plus inquiets
18:41pour l'inflation,
18:41ça y est.
18:43Isabelle Schneebel,
18:43vous avez vu hier ?
18:45Isabelle Schneebel,
18:45mais que c'est qu'il y a
18:46d'inverse de Christine Lagarde.
18:47D'accord,
18:48si vous mettez
18:48à citer Isabelle Schneebel.
18:50Il est fou,
18:50cet homme est fou.
18:51Non mais franchement,
18:52Isabelle Schneebel,
18:53qui la cite encore ?
18:55On ne parle jamais
18:55d'Isabelle Schneebel
18:56à Marc Fiorentino.
18:58Mais il était très inquiet,
19:00le jeune Etienne.
19:01L'inflation aux Etats-Unis,
19:03si je m'ai compris,
19:04repartir un petit peu.
19:05Vous avez bien compris
19:05que c'était lié au prix du pétrole.
19:07Oui, merci.
19:08Donc ça a rebaissé.
19:09Vous avez vu,
19:11Apple,
19:11vous dire,
19:12le Mac,
19:12c'est plus 600,
19:13c'est 700.
19:14À la rentrée,
19:14ils vont augmenter
19:15les iPhones de 10-15%.
19:16La Xbox,
19:17c'est ça l'inflation ?
19:18Non mais attendez.
19:19Je vais vous amener,
19:20Jean-Marc Dahan.
19:21Jean-Marc,
19:22Jean-Marc,
19:22rentre sur ce plateau tout de suite.
19:25Vous voulez que je vous aide,
19:26Étienne ?
19:27Non, non, non.
19:29Laisse tomber, Étienne.
19:30Non mais l'inflation aux Etats-Unis,
19:31c'est fini ?
19:31Bien sûr que c'est fini.
19:33Évidemment,
19:33l'inflation aux Etats-Unis,
19:34c'est fini.
19:34L'inflation en Europe,
19:35c'est fini.
19:36L'inflation dans le monde,
19:36c'est fini.
19:37La déflation,
19:38c'est ça dont on va parler.
19:40Il faut comprendre
19:40que le problème
19:41qu'on va avoir,
19:42d'ailleurs,
19:43on va en discuter ce soir
19:44sur c'est votre argent,
19:49C'est la déflation.
19:51Ça va être réellement utile.
19:52La réaction en bourse
19:52est quand même intéressante.
19:54Apple a fait moins 6 hier soir
19:55parce que les investisseurs
19:57se disent
19:57que ça va être compliqué
19:58pour les marges
19:58et pour pouvoir répercuter
20:00ces hausses de prix.
20:01Peut-être que Wall Street
20:02pense comme Marc Fiorentino.
20:03Alors qu'il y a 4 ans,
20:04sur ce plateau,
20:05on parlait
20:06quelles sont aujourd'hui
20:06les entreprises
20:07qui ont du pricing power,
20:08etc.
20:09Et aujourd'hui,
20:09ce n'est plus du tout
20:09la même chanson.
20:10Donc, ils vont baisser les prix.
20:11Vous donnez du grain à un mot
20:12dans la marque.
20:12Ce qui est intéressant,
20:13là où vous avez raison,
20:14ce qui est très intéressant,
20:16c'est que de toute façon,
20:16on n'a plus de marge
20:17pour monter les prix.
20:18C'est-à-dire la grosse différence
20:19après la sortie du Covid,
20:20vous vous rappelez,
20:21c'est ce qu'on appelait
20:24cet impact par les prix,
20:25c'est-à-dire la gridflation,
20:27le fait que les entreprises
20:28se disaient
20:28on peut continuer
20:29à augmenter les prix
20:29et puis de toute façon,
20:30il ne se passe rien
20:31et notamment le secteur du luxe.
20:33Et puis là,
20:33on s'aperçoit
20:34que ça y est,
20:34c'est terminé.
20:35C'est-à-dire que
20:35dès que vous montez les prix,
20:36c'est mort.
20:37Il n'y a plus de demande
20:38et ça sera la même chose.
20:39C'est exactement la réaction
20:40qu'il y a sur Apple.
20:41C'est de te dire,
20:42attention,
20:43on est maintenant arrivé
20:44à un moment
20:45où compte tenu du fait
20:46qu'un peu partout,
20:47l'emploi commence à se détériorer
20:49et que la croissance
20:49sort à l'entrée.
20:50Il faut manger les marges du coup.
20:51Ce n'est pas une très bonne nouvelle.
20:53Non, je n'ai pas dit
20:54que c'était une très bonne nouvelle.
20:55C'est pour ça que je pense
20:56qu'on va vers une déflation.
20:57On ne va pas vers l'inflation.
20:58C'est pour ça que je voudrais
20:59rassurer Étienne
21:00et qu'il fasse un bon été.
21:01Il écoutera,
21:02c'est votre argent.
21:03Le jeune Étienne.
21:03Ce soir,
21:10on n'a pas de valeur tech
21:11donc ça nous sauve
21:12pour une fois
21:13parce qu'hier soir,
21:14le Nasdaq...
21:14On n'est pas l'indice coréen.
21:15Voilà.
21:16La Corée a perdu 6.
21:17Nikkei, moins 4.
21:19Et puis,
21:19quand vous regardez en préouverture,
21:20le Nasdaq cède à peu plus d'un pour cent
21:22alors que c'est le retour
21:23de la vieille économie,
21:24le Dow Jones,
21:25sur un record ou presque,
21:26le retour des banques
21:27aux Etats-Unis,
21:28de la santé.
21:29Rassurez-vous,
21:29je vais emmener Marc Charentino
21:30dans le couloir
21:31pour que vous puissiez
21:31continuer calmement
21:32votre émission.
21:33Marc, ce soir,
21:33c'est votre argent.
21:34Donc, la spéciale IPO,
21:35c'est la semaine prochaine.
21:36Et ce soir ?
21:37Et ce soir ?
21:38Non, ce soir,
21:39on va parler beaucoup.
21:39On va parler d'éflation
21:41ou inflation.
21:42Ça va être très important.
21:43Et puis, surtout,
21:43on va faire le bilan
21:44comme on est à la fin du semestre,
21:46de ce premier semestre
21:46qui était quand même assez dingue
21:47puisqu'on a eu une drôle de guerre,
21:49une drôle de paix aujourd'hui.
21:50Et on va voir les conséquences
21:51sur l'économie.
21:52Mais surtout,
21:53on va essayer d'expliquer
21:54à Étienne
21:55qu'il n'y a pas
21:55de problème d'inflation.
21:57Ça sera excellent.
21:58Ça sera mieux que la matinale.
21:59Ça sera vraiment excellent.
22:00On ne peut pas faire mieux
22:01que la matinale.
22:01Votre matinale est excellente.
22:02Merci.
22:03Je vous remercie.
22:048h54 sur BFM Business.
22:06On se retrouve lundi,
22:076h, 9h
22:08pour une nouvelle matinale
22:09dans un instant,
22:10l'ouverture.
22:11Bonne journée,
22:11bon week-end.
22:208h59.
22:21Dans une minute,
22:22ça sera l'ouverture
22:22du marché européen.
22:23Très légère baisse en vue,
22:24que ce soit à Paris,
22:25mais également pour l'Eurostock 50,
22:27même si l'Europe
22:27devrait limiter la casse
22:28par rapport à l'Asie
22:29ce matin.
22:30Moins 4% pour le Nikkei au Japon,
22:32moins 5%,
22:33voire un peu plus
22:34même du côté de Séoul.
22:36À nouveau,
22:36des soubresauts
22:37sur le secteur technologique
22:38avec Apple qui a perdu 6% hier.
22:40Le marché s'inquiète
22:41des hausses de prix massives
22:43qu'a annoncé Apple
22:44sur tous ses produits
22:45à l'exception de l'iPhone.
22:47Xbox également,
22:48Microsoft,
22:49donc va augmenter ses prix
22:50en cause, bien sûr,
22:51l'envolée des mémoires RAM.
22:53Alors certes,
22:54Micron a clôturé
22:55sur un gain de 15%
22:56hier soir à la clôture,
22:57mais ça n'a pas suffi
22:58au Nasdaq
22:59qui a clôturé
22:59sur une baisse de 0,46%
23:01quand le Dow Jones
23:01était en hausse de 0,14%.
23:03On va se poser la question
23:04d'ailleurs dans une dizaine
23:05de minutes avec Valentin Bissa.
23:06Est-ce qu'aujourd'hui,
23:07il faut revoir un petit peu
23:08l'allocation du portefeuille
23:09dans le sens où le Nasdaq
23:10perd 6% depuis le début du mois,
23:12qui a pas mal d'inquiétudes
23:13sur le secteur technologique,
23:15alors qu'à l'inverse,
23:16la Yavia Economie
23:16résiste plutôt bien.
23:17D'ailleurs,
23:18dans ce secteur technologique,
23:19il faudra encore suivre
23:20Microsoft tout à l'heure
23:21à l'ouverture des marchés,
23:23qui a clôturé hier
23:24sur un plus bas de 2 023
23:26à 353 dollars.
23:27Avant,
23:28une nouvelle
23:29qui là aussi
23:29ne va pas aider le titre
23:30tout à l'heure
23:31à l'ouverture,
23:32OpenEI,
23:33d'après le New York Times,
23:34réfléchit à décaler
23:36son introduction en bourse.
23:38En cause,
23:38la fameuse valorisation
23:39des 1 000 milliards de dollars
23:41semble visiblement
23:42poser problème
23:43auprès des investisseurs.
23:44Et puis enfin,
23:45nous parlerons du secteur
23:46de la défense
23:46dans quelques minutes,
23:49elle est dans à peine 5 minutes,
23:50avec Damien Dirich,
23:51qui nous rejoindra en plateau
23:52gérant chez Exan Asset Management,
23:53alors que KNDS
23:54sera rentré en bourse
23:55le mois prochain
23:56et que Rheinmetall
23:57a décroché de près de 20%
23:59cette semaine.
23:59En attendant,
24:00il est 9h,
24:01et c'est toute l'information
24:02économique du jour
24:03avec Léo Dumas.
24:04Good morning market,
24:07le journal.
24:08Oui, alerte,
24:09canicule maximale
24:10encore aujourd'hui
24:11sur deux tiers de la France.
24:12Et alors,
24:13pour s'adapter,
24:13c'est le secteur
24:14privé qui semble s'activer.
24:16Deux informations
24:17ce matin,
24:18EDF d'abord
24:18qui débloque
24:1980 millions d'euros
24:21pour équiper rapidement
24:22des écoles
24:23en ventilateur
24:24et climatiseur,
24:25ainsi que financer
24:26des travaux structurels
24:27de rafraîchissement
24:28de ces bâtiments.
24:29Et en attendant,
24:30à Paris,
24:30c'est la deuxième information,
24:32dans le 9e arrondissement,
24:33Google France
24:34a accepté
24:35d'ouvrir ses bureaux
24:36climatisés
24:37à plusieurs classes
24:38d'écoliers,
24:38selon le Parisien,
24:40après demande
24:41de la maire
24:41du quartier
24:42Malakoff Humanis
24:43et Pluxy,
24:44également situés
24:45dans le secteur,
24:46pourraient participer
24:47à cette opération
24:49en cas de besoin
24:50supplémentaire.
24:519h01,
24:51l'une des infos
24:52de la nuit,
24:52c'est à New York
24:53qui gèle le montant
24:55de certains loyers.
24:56Dès le mois d'octobre,
24:57un million de loyers
24:58seront gelés
24:58au moment où le bail
24:59est renouvelé.
24:59Un succès politique
25:00pour le nouveau maire
25:01démocrate de la ville,
25:03Zoran Mamdani,
25:04qui en avait fait
25:05la promesse
25:06pendant sa campagne,
25:07Margot Faudéré.
25:08Une victoire historique
25:10pour les locataires
25:11de la ville de New York.
25:12Voilà comment
25:13Zoran Mamdani
25:14décrit cette mesure
25:14qui va plafonner
25:16les loyers
25:16d'environ 40%
25:17du parc immobilier
25:18new-yorkais,
25:19des immeubles d'habitation
25:20généralement construits
25:21avant 1974
25:23et qui accueillent
25:24aujourd'hui
25:24environ 2 millions
25:25de personnes.
25:26Le candidat démocrate
25:27à la mairie de New York
25:28avait fait du coup de la vie
25:29un pilier central
25:30de sa campagne,
25:32dénonçant une ville
25:32de moins en moins
25:33abordable
25:34avec des logements
25:34toujours plus chers
25:35et toujours plus rares.
25:37Il faut dire qu'en avril
25:37à Manhattan,
25:38le loyer médian
25:39d'un appartement
25:40non soumis
25:41à l'encadrement des prix
25:42a dépassé
25:43pour la première fois
25:44les 5000 dollars par mois.
25:46Ce gel des loyers
25:46est donc un succès
25:47personnel pour le maire
25:49mais qui montre aussi
25:50l'attractivité croissante
25:51des idées mises en avant
25:52par le parti démocrate.
25:54Cette semaine,
25:54plusieurs candidats
25:55soutenus par Zoran Mamdani
25:56ont d'ailleurs remporté
25:57des primaires démocrates
25:58à New York
25:59en vue des prochaines
26:00élections législatives.
26:01En revanche,
26:02chez les propriétaires,
26:03l'opposition à la mesure
26:04est toujours aussi forte.
26:05Le PDG de la New York
26:06Apartment Association
26:07prévient que cette décision
26:09ne fera qu'entraîner
26:10une augmentation
26:11du nombre de logements
26:12délabrés.
26:12Et puis,
26:13un signe de plus
26:14que ça se détend
26:15sur le marché du pétrole
26:16avec la réouverture d'Hormuz
26:17puisqu'il y a l'Inde
26:19qui annonce
26:19la levée de ces restrictions
26:21sur les livraisons
26:22de gaz,
26:22de pétrole liquéfiés
26:24à usage commercial.
26:25Elles avaient été bloquées
26:27pendant la guerre
26:27au Moyen-Orient.
26:28Le baril évolue toujours
26:29ce matin.
26:3073 dollars,
26:31son plus bas niveau
26:32depuis le début de la guerre.
26:33Merci beaucoup Léo.
26:35Dans un instant,
26:36tous les détails
26:36sur la séance en cours.
26:38Juste avant,
26:38un petit mot des experts.
26:39Raphaël Legendre
26:40que vous retrouvez
26:40à partir de 9h30.
26:42Il sera bien sûr question
26:43de ce rapport sanglant
26:45de la Cour des Comptes.
26:47rapport de la Cour des Comptes
26:48qui, une fois de plus,
26:49tire la sonnette d'alarme
26:50sur la dette.
26:51Mais cette fois-ci,
26:51est-ce que c'est la bonne ?
26:52Est-ce que c'est vraiment
26:53la crise ?
26:54D'ici 2029,
26:55on devra payer
26:56100 milliards d'euros
26:58de charges d'intérêt annuels
26:59sur la dette.
27:00100 milliards uniquement
27:01pour rembourser
27:03les intérêts.
27:04La France peut-elle encore
27:05éviter l'étouffement budgétaire
27:07avec un tel niveau
27:08d'endettement ?
27:08On verra si la France,
27:09plus globalement,
27:10n'est pas dans le déni
27:11avec des politiques publiques
27:13qui ne fonctionnent plus,
27:14que ce soit la lutte
27:16contre le réchauffement climatique,
27:18l'adaptation à notre vieillissement.
27:20La France est-elle
27:21dans le déni ?
27:22On en a parlé toute la semaine
27:23sur l'antenne de BFM Business.
27:25On reviendra sur cette étude
27:27du mouvement
27:28Trop c'est trop,
27:29mouvement patronal en colère
27:31qui vient démonter
27:32les calculs de la taxe Zuckman.
27:34On a un de ses auteurs
27:35Erwan Tizon autour de la table.
27:37Et puis enfin,
27:38on va revenir sur cette rampocalypse
27:40sous la ramageddon
27:42comme on l'appelle,
27:43l'explosion des prix
27:44des produits de la tech.
27:47La tech,
27:47futur moteur de l'inflation.
27:49Ce sera le dernier thème
27:50des débats aujourd'hui
27:51avec autour de la table
27:52Edox Denis,
27:53Laurent Bronski
27:54et Erwan Tizon.
27:56Je vous l'ai dit,
27:57rendez-vous à 9h30.
27:57A tout de suite.
27:58En attendant,
27:59il est 9h03
27:59et le CAC 40 recule
28:00de 0,23%,
28:028 411 points,
28:03moins 0,4%
28:04du côté de l'Eurostox 50
28:06à 6 240 points.
28:07Le marché revient
28:08sur les valeurs défensives.
28:09Danone est de loin
28:10la plus forte hausse,
28:11plus 2%,
28:1271,38€,
28:13suivi de valeurs
28:15comme Sanofi
28:15qui gagne un peu plus
28:16de 1%
28:17à 74,71€.
28:19A l'inverse,
28:19STM est la plus forte baisse
28:20avec donc ce secteur
28:22des semi-conducteurs
28:23qui a subi une baisse
28:24importante une nouvelle fois
28:25ce matin à Séoul.
28:26Des valeurs bien sûr,
28:27en l'occurrence,
28:28Escalinix et Samsung
28:29qui sont particulièrement
28:30volatiles
28:30et qui ont fortement
28:32baissé.
28:32Après donc,
28:33des informations de presse
28:34évoquent qu'OpenIA
28:35va reporter son introduction
28:36en bourse et puis surtout
28:37Apple qui a perdu 6%
28:39hier soir à la clôture
28:40avec donc des hausses
28:41de prix qui inquiètent
28:43les investisseurs.
28:44Décidément,
28:44les marchés doutent
28:45sur le pricing power,
28:47la capacité d'Apple
28:48à pouvoir répercuter
28:49les hausses de prix
28:50avec bien sûr,
28:51comme vient de le souligner
28:51à l'instant,
28:52Raphaël,
28:53l'envolée des mémoires rames.
28:54Les valeurs à suivre
28:55ce matin,
28:56Accor qui a touché hier
28:57un record historique
28:58mais qui cède un peu plus
28:59d'un pour cent
29:00ce matin à l'ouverture
29:01à 50,98 euros
29:02et pour cause,
29:03vous avez Jeffries
29:03qui passe de acheter
29:04à conserver
29:05et puis sur le front
29:06des devises,
29:07vous avez un dollar
29:08qui se stabilise
29:10face à l'euro
29:10à 1,1376
29:11quand le pétrole
29:12est toujours
29:13sur des plus bas
29:14de début mars
29:14à 74 dollars
29:16le baril de Brenne.
29:16Dans un instant,
29:17nous allons revenir
29:17sur le segment
29:18de la défense
29:18avec donc KNDS
29:20qui a officialisé
29:20cette semaine
29:21son intention
29:22de vouloir aller en bourse.
29:23Première séance
29:24courant juillet
29:24dit le groupe de défense
29:25qui sera coté
29:26à Francfort
29:27mais aussi à Paris
29:28alors que dans le même temps,
29:29Ryan Metal
29:29a quand même connu
29:30une séance très compliquée
29:31en milieu de semaine
29:32quasiment 20% de baisse
29:34avec le marché
29:35qui doute de plus en plus
29:36du carnet de commande
29:37de Ryan Metal
29:37c'est simple
29:38le titre KNDS
29:39perd 50%
29:40sur les 12 derniers mois
29:41pourquoi ?
29:42Élément de réponse
29:42dans un instant
29:43avec Damien Dirix
29:44de Exxan Asset Management
29:549h08
29:54et donc le CAC 47
29:550,24%
29:56moins 0,5%
29:57pour l'Eurostox
29:5850
29:58qui résiste
30:00plutôt bien
30:00à la baisse
30:01ce matin
30:01de l'Asie
30:02du côté des futurs
30:03américains
30:03le Nasdaq 100
30:05qui s'est déprès
30:05de 2%
30:06tente également
30:07de limiter ses pertes
30:08moins 1%
30:08à l'instant
30:09pour le Nasdaq 100
30:10sur le contrat futur
30:11moins 0,4%
30:12pour le S&P 500
30:15à 9h09
30:16comme premier
30:17on va parler
30:17de ce segment
30:18de la défense
30:18avec Damien Dirix
30:20bonjour Damien
30:21bonjour Étienne
30:21vous êtes gérant
30:22chez Exxan Asset Management
30:24oui on va parler
30:24de ce segment
30:25de la défense
30:25qui une nouvelle fois
30:26a fait l'actualité
30:27cette semaine avec quand même
30:28Rheinmetall
30:29qui s'est effondré
30:30d'une façon spectaculaire
30:31cette semaine
30:32c'était mercredi
30:33le titre a perdu
30:34près de 18%
30:35moins 50%
30:37quand même
30:37en l'espace de 12 mois
30:38tout le monde voulait
30:38du segment de la défense
30:39il y a encore
30:40quelques mois de cela
30:41et aujourd'hui
30:42c'est plus du tout
30:42la même chanson
30:43parce qu'en fait
30:45le contrat
30:45qui a été perdu
30:46par Rheinmetall
30:48montre qu'in fine
30:49un carnet de commandes
30:50c'est mouvant
30:51alors en fait
30:52pour moi
30:53c'est un drame
30:53en trois actes
30:54premier acte
30:55la guerre
30:56en Iran
30:57et effectivement
30:58un secteur
30:59qui boum
31:00à l'ouverture
31:02des marchés
31:02qui suit
31:03ce week-end
31:04d'entrée en guerre
31:06des Etats-Unis
31:06et d'Israël
31:07contre l'Iran
31:07là les marchés
31:09comme d'habitude
31:10j'allais dire
31:11de façon
31:11assez logique
31:13achètent de la défense
31:14et s'inquiètent du reste
31:15et puis ensuite
31:16vient
31:17la réflexion
31:18à se dire
31:18bon
31:19guerre en Iran
31:20égale risque de récession
31:21risque d'inflation
31:23forte hausse des prix
31:24de l'énergie
31:25qui paye pour tout ça
31:26en fait les Etats
31:27vont devoir soutenir
31:29leurs économies
31:31les Etats
31:31notamment en Europe
31:32sont quand même déjà
31:33et un de vos
31:34intervenants précédents
31:35l'a dit
31:36on est déjà à des limites
31:37d'endettement importantes
31:38et donc la question
31:39qui se pose
31:40c'est est-ce qu'il va
31:40devoir y avoir
31:41des arbitrages
31:42entre des engagements
31:43qui ont été pris
31:44notamment dans la défense
31:45et
31:47devoir soutenir
31:48l'économie
31:49à court terme
31:49donc il y a déjà
31:50un stress qui se passe
31:50et ce secteur
31:52glisse
31:53deuxième acte
31:53qui est un peu plus récent
31:54c'est
31:55le
31:56émodi
31:57donc le ministère
31:58de la défense
31:59britannique
32:00chez qui
32:01en fait
32:01son ministre
32:02démissionne
32:02il y a tout
32:03l'imbroglio politique
32:05en Grande-Bretagne
32:06qui joue
32:06mais il démissionne
32:08en disant
32:08j'ai pas les moyens
32:09et on va pas me donner
32:10les moyens
32:10de faire ce que
32:12j'ai dit que j'allais faire
32:12pour le budget
32:13de la défense britannique
32:14donc là aussi
32:15une fois de plus
32:16le stress monte
32:17sur les capacités
32:19des états
32:19à suivre
32:20sur les budgets
32:21et troisième acte
32:22effectivement
32:23cette semaine
32:24avec
32:25l'annonce
32:26de cette frégate
32:27F-126
32:28fameuse frégate
32:29F-126
32:29qui est abandonnée
32:30par le gouvernement
32:32allemand
32:33mais en fait
32:33les choses sont
32:34beaucoup plus compliquées
32:35que ça
32:35eux ils parlent
32:36de retard considérable
32:37en fait
32:37le sujet
32:38c'est le suivant
32:39c'est que
32:39cette frégate
32:40F-126
32:40a été attribuée
32:41en 2020
32:42il y a 6 ans
32:42à Damen
32:43c'est un chantier
32:44un chantier naval
32:46néerlandais
32:46qui s'est engagé
32:47à construire
32:48ces 4 frégates
32:48plus 2 ensuite
32:49qui ont été ajoutées
32:50ensuite
32:51pour 12 milliards d'euros
32:52le problème
32:52c'est que
32:53cette frégate
32:54est très en retard
32:55c'est-à-dire que
32:55Damen a déjà annoncé
32:57qu'il ne pourrait pas
32:57les livrer
32:58à la date prévue
33:00aux allemands
33:01d'une part
33:02mais surtout
33:02que ça allait coûter
33:03beaucoup plus cher
33:03c'est-à-dire qu'il réclamait
33:04déjà 2 milliards de plus
33:06pour faire ces frégates
33:07donc le gouvernement allemand
33:08s'est retrouvé face
33:09à un dilemme
33:10qui était
33:11je ne vais pas avoir
33:12mes capacités
33:13qui sont des capacités
33:14demandées par l'OTAN
33:16à la date prévue
33:17donc j'ai 2 solutions
33:18soit je trouve
33:19quelqu'un d'autre
33:19pour les faire
33:19et ils ont demandé
33:20effectivement
33:21à Rheinmetall
33:22s'ils pouvaient reprendre
33:23ce chantier
33:25et s'engager
33:26à faire cette frégate
33:29ou
33:30j'annule cette commande
33:31et je fais autre chose
33:32et en fait
33:32ils ont décidé
33:34un peu rapidement
33:35c'est-à-dire que
33:36personne ne s'y attendait
33:37vraiment
33:37les gens de chez Rheinmetall
33:39était surpris
33:39c'est ça
33:40c'est ça l'histoire
33:42à ne pas faire
33:43cette frégate
33:44et aller chercher
33:45vers quelque chose
33:47de sûr et certain
33:47qu'on appelle
33:48des MECO
33:48qui sont des navires
33:51qui sont fabriqués
33:52par TKMS
33:53ThyssenKrupp
33:54Marine
33:55et qui sait les faire
33:56depuis longtemps
33:57et qui en sort déjà
33:59de ses chantiers
33:59et ça coûte moins cher
34:00en plus
34:01ça coûte
34:01la même chose
34:02c'est-à-dire que
34:03le budget
34:04qui avait été alloué
34:05à l'AF126
34:06n'est pas détruit
34:07il est réalloué
34:09vers une autre frégate
34:10enfin c'est pas une frégate
34:11mais vers un autre navire
34:13qui va être lui
34:14arrivé en temps
34:15et en heure
34:16et donc le choix
34:17du gouvernement allemand
34:18c'est un
34:19ne pas surdépenser
34:20et deux
34:21d'être en capacité
34:23comme ils l'ont promis
34:23donc au final
34:24si j'étais un
34:25un taxpayer
34:27allemand
34:27je serais content
34:28puisqu'on n'a pas
34:29de surcoût
34:30et ils prennent
34:31des décisions
34:32assez logiques
34:33la surprise
34:34vient donc
34:34de Rheinmetall
34:35qui pensait avoir
34:36ce contrat
34:36donc je le rappelle
34:37de 12 milliards
34:38en fait la réalité
34:39c'est que
34:39Rheinmetall avait dit
34:40que pour eux
34:41prendre ce contrat
34:42puisqu'il y a des risques
34:43attachés
34:43c'est un nouvel objet
34:45il n'a jamais été créé
34:46il faut le développer
34:47etc
34:48ça coûte de l'argent
34:49et c'est des risques
34:50et donc eux
34:51ils ont dit
34:51nous on est prêt
34:52à le faire
34:52mais plutôt pour 15
34:54et donc voilà
34:55le dilemme était là
34:56il fallait des surcoûts
34:57des surcoûts
34:58et un risque
34:58d'allongement
35:00de réception
35:01de ce navire
35:02ils ont préféré
35:03pas le faire
35:03le choc pour Rheinmetall
35:05finalement
35:05les 12 milliards
35:06d'euros
35:06de commandes
35:08c'est quelque chose
35:08qui aurait commencé
35:09à générer
35:10du chiffre d'affaires
35:11en 2030
35:13donc est-ce que
35:15alors 12 milliards
35:16imaginons qu'on prend
35:1710% de marge
35:19sur son contrat
35:201 milliard 2
35:201 milliard 2
35:21répartis entre 2030
35:22et 2035
35:23puisque c'est le temps
35:24pour réaliser
35:25ces 6 frégates
35:27est-ce que
35:28le cours de bourse
35:29lui décroche
35:30de
35:30on a dit quasiment
35:3120%
35:31c'est quasiment
35:3310 milliards
35:33d'euros
35:34qui sont partis
35:35en fumée
35:35de capitalisation
35:36boursière
35:37de la société
35:38on voit bien
35:39que c'est un problème
35:40de confiance
35:41voilà
35:42d'autant plus
35:42qu'il y aura
35:43un nouveau
35:44un nouvel acteur
35:45à partir de l'été prochain
35:47normalement
35:48ça sera
35:48KNDS
35:49puisque là aussi
35:49hasard de calendrier
35:50c'était mercredi
35:51le même jour
35:51que l'abandon
35:52de ce contrat
35:53ça a également
35:54sûrement pesé
35:54un petit peu
35:55dans la balance
35:56même si cette
35:56IPO de KNDS
35:58elle est attendue
35:58depuis des mois
35:59maintenant
35:59alors cette IPO
36:00de KNDS
36:01selon la presse
36:02effectivement
36:02elle est attendue
36:03depuis longtemps
36:04elle a été repoussée
36:05plusieurs fois
36:05je vous rappelle
36:06le schéma
36:06KNDS
36:07c'est la fusion
36:08il y a
36:09maintenant
36:09en 2011
36:11d'un
36:122011
36:132015
36:13j'ai un doute
36:15d'un acteur français
36:17qui s'appelle
36:17Nexter
36:18ex-Jiat Industrie
36:20pour les plus anciens
36:20d'entre nous
36:21et d'une société
36:23qui s'appelle
36:23Kross Mafai
36:24qui est un fabricant
36:25de chars
36:25historiques
36:27allemands
36:27qui était détenu
36:28par une famille
36:29donc on a
36:29un couple
36:30franco-allemand
36:30dans une société
36:31qui est devenu
36:32KNDS
36:32et qui
36:34finalement
36:35cherchait à faire
36:35une introduction
36:36en bourse
36:36via cette famille
36:38qui sortirait du capital
36:39vendrait
36:4040%
36:41de sa participation
36:43à l'état allemand
36:4410%
36:46sur le marché
36:47et la France
36:48vendrait 10%
36:49du capital
36:50donc on aurait
36:5020% du capital
36:52sur le marché
36:53la décision
36:54est enfin arrivée
36:55ça a été très long
36:56les négociations
36:56entre l'Allemagne
36:57le gouvernement
36:58et les familles
36:58et la famille
37:00il semble
37:01que
37:01enfin on lance
37:04au lendemain
37:04d'Euro Satori
37:06KNDES
37:07a décidé
37:07de lancer
37:08les opérations
37:09malheureusement
37:10effectivement
37:11ce qu'on appelle
37:11le lancement
37:12des opérations
37:12c'est quelque chose
37:13d'assez formel
37:14c'est
37:14on lance
37:15ce qu'on appelle
37:16une éducation
37:17des investisseurs
37:17donc
37:18les analystes
37:19vont expliquer
37:20le business
37:21de la société
37:22aux investisseurs
37:23les investisseurs
37:24vont faire un retour
37:25auprès des analystes
37:27en disant
37:27moi je trouve ça intéressant
37:29mais quel est mon prix
37:30donc là le sujet
37:32c'est est-ce que le prix
37:33de KNDES
37:34tel qu'il pouvait être imaginé
37:36il y a une semaine
37:36va devoir changer
37:37étant donné
37:38le choc
37:39sur la défense allemande
37:40et Rheinmetall
37:41oui
37:41mais sur tout le reste
37:42d'où le fait
37:43qu'on n'ait pas encore
37:43de date précise
37:44pour cette introduction
37:45en bourse
37:46de KNDES
37:46il nous reste à peine
37:47une minute
37:48Damien Zirix
37:48qu'est-ce que vous faites
37:49aujourd'hui
37:49de ce secteur
37:50alors moi je trouve
37:51que
37:51je trouve que
37:53en fin d'année dernière
37:54on avait
37:55des valorisations
37:56qui étaient beaucoup
37:56trop chères
37:57franchement
37:58on avait une relation
37:59entre la capacité
38:00des sociétés
38:01à réaliser
38:02ce que le marché
38:02attendait d'elles
38:03qui me paraissait
38:04un peu incohérente
38:05pour beaucoup d'entre elles
38:06pas pour ETHALES
38:07et BAE
38:08mais pour les allemandes
38:09beaucoup
38:09là la chute
38:10est très violente
38:11vous l'avez dit
38:11c'est 50%
38:12par rapport au plus haut
38:13mais ENSOLT
38:15RENC
38:15etc
38:16c'est la même chose
38:16on a des baisses
38:17de plus de 20%
38:18en un mois
38:18et là on commence
38:19à retrouver franchement
38:20des niveaux intéressants
38:21devant nous
38:22il y a le 7 juillet
38:23le rendez-vous annuel
38:25de l'OTAN
38:25où les états
38:27vont réaffirmer
38:29leurs envies
38:30d'investissement
38:31il me semble
38:31et ensuite
38:32il y a un énorme contrat
38:33qui est attendu
38:34au deuxième semestre
38:34en Allemagne
38:35qui s'appelle
38:35le contrat Arminius
38:36qui est pour
38:37l'achat de 1800
38:381800 véhicules d'infanterie
38:40c'est gigantesque
38:41c'est le plus gros contrat
38:42jamais alloué
38:43qui devrait
38:44justement
38:45rassurer les investisseurs
38:46sur le fait
38:47que l'Allemagne
38:47va bien dépenser
38:48ce qu'elle a réussi
38:48ce qu'elle a décidé
38:49de dépenser
38:50merci beaucoup
38:50Damien Dirix
38:51de nous avoir fait
38:52partager votre éclairage
38:53sur ce segment
38:54de la défense
38:55je rappelle que vous êtes
38:55gérant chez
38:56Exxan Asset Management
38:579h18
38:58on va rejoindre
38:59Valentin Bissa
39:00qui nous attend
39:00chez Mirabeau Asset Management
39:01en Suisse
39:03Valentin Bissa
39:04chef économiste
39:05et stratège
39:06de Mirabeau Asset Management
39:07bonjour Valentin
39:09merci de nous accompagner
39:10ce matin
39:10quatrième séance
39:11dans le rouge
39:12hier soir
39:12pour le Nasdaq
39:13c'est vrai que
39:15après un parcours
39:17spectaculaire
39:17depuis la fin
39:18du mois de mars
39:19il y a de plus en plus
39:20d'interrogations
39:20sur la tech
39:21avec je disais
39:21en préambule
39:22des hausses de prix
39:23chez Microsoft
39:23chez Apple
39:24des questions
39:24sur l'interrogation
39:25de OpenEI
39:26bref petite pause
39:27là ça se calme
39:27un petit peu
39:28sur les valeurs tech
39:31oui on a eu aussi
39:32cette semaine
39:32les bons résultats
39:33de Micron
39:33donc d'un côté
39:34on voit quand même
39:35que la thématique
39:35est porteuse
39:36les bénéfices sont là
39:37mais on sait
39:38que c'est un marché
39:38qui va rester volatil
39:39depuis l'introduction
39:41de SpaceX
39:41on sait que
39:42les investisseurs
39:44regardent un petit peu
39:44comment se positionner
39:45comment réallouer
39:46leur portefeuille
39:47donc cette volatilité
39:48risque de rester
39:48encore ces prochains mois
39:50une volatilité
39:51très forte
39:52sur les valeurs
39:52liées aux semi-conducteurs
39:53vous avez parlé de Micron
39:54c'est vrai que le titre
39:54a gagné 15%
39:55hier soir à la clôture
39:57ce matin
39:57la bourse de Séoul
39:58a perdu plus de 6%
39:59sous le poids
40:00de Samsung
40:01et de SKINX
40:01qui sont là aussi
40:02très volatiles
40:03est-ce que pour vous
40:05ce segment technologique
40:07doit encore avoir
40:07une place prépondérante
40:08dans les portefeuilles
40:09ou il faut commencer
40:10à prendre un petit peu
40:11de recul
40:11on a vu hier
40:12la réaction
40:12sur le titre Apple
40:13moins 6%
40:14le marché craint
40:15que Apple
40:15n'ait pas la capacité
40:16de pouvoir répercuter
40:17les hausses de prix
40:18qui ont été annoncées hier
40:19qui sont quand même
40:20assez conséquentes
40:20sur un max
40:21ça passe de 600 à 700 euros
40:23par exemple
40:25d'autre point de vue
40:26c'est quand même important
40:26de rester investi
40:27sur ce secteur
40:28sur les semi-conducteurs
40:29sur l'équipement hardware
40:30c'est vraiment
40:31des positions fondamentales
40:33dans nos portefeuilles
40:34on voit quand même
40:35que la croissance américaine
40:36et on a eu des chiffres
40:37encore cette semaine
40:38la croissance américaine
40:39reste très très forte
40:40sur le deuxième trimestre
40:42on peut penser
40:43que la croissance
40:43sera supérieure
40:44à 2,5%
40:45donc on pense
40:46que le consommateur
40:48sera en capacité
40:49finalement
40:50de supporter
40:52ces hausses de prix
40:53mais il est clair
40:54que ce cycle
40:55d'investissement
40:56au bout d'un moment
40:57c'est où les entreprises
40:58qui vont prendre en partie
40:59sur leur marge
40:59et on sait qu'évidemment
41:00c'est négatif
41:01pour les investisseurs
41:02ou le consommateur
41:03qui va devoir encaisser
41:04ces hausses de prix
41:05donc pour l'instant
41:06on a vu principalement
41:07cette inflation
41:08sur les prix à la production
41:09sur les prix aux importations
41:11si on regarde
41:11les prix aux importations
41:12américaines
41:14américains
41:14on voit que les prix
41:15des composants électroniques
41:16a explosé
41:17et jusqu'à maintenant
41:18on ne voyait pas encore
41:19cet impact
41:20sur les prix à la consommation
41:21les prix à la consommation
41:23qui sont principalement guidés
41:24par l'inflation
41:25sur les services
41:26les prix des biens
41:28représentent à peu près
41:2920% du panier
41:30de la consommation
41:31aux Etats-Unis
41:32mais il y a un moment
41:34quand même
41:34où ces prix
41:35vont passer
41:36des prix à la production
41:37aux consommateurs
41:38et ce sera intéressant
41:39de voir
41:40non seulement
41:40comment les consommateurs
41:41réagissent
41:42mais également
41:42la banque centrale
41:43américaine
41:43Cette semaine
41:44a été très enrichissante
41:45sur les marchés
41:46avec le pétrole
41:47qui est revenu
41:47sur ses niveaux
41:48d'avant-guerre
41:49le dollar
41:50qui continue
41:50de se renforcer
41:51qu'est-ce que ça vous évoque
41:53quand vous voyez
41:54ce dollar
41:55qui devient à nouveau
41:55une valeur refuge
41:56alors qu'elle ne l'était pas
41:57vraiment
41:57pendant le conflit
41:58en Iran
42:01Alors le dollar
42:02s'est apprécié
42:02quand même
42:03pendant le conflit
42:03en Iran
42:04on pensait que justement
42:05l'accord de cesser le feu
42:06et ensuite
42:07l'accord de paix
42:08en tout cas
42:09qui est en train
42:09d'être négocié
42:10entre les Etats-Unis
42:11et l'Iran
42:12pourrait amener
42:12finalement
42:13à une dépressation
42:14du dollar
42:14c'est pas le cas
42:15ça s'explique
42:16pour l'instant
42:17principalement
42:18par la banque
42:19centrale américaine
42:20beaucoup anticipait
42:22une banque centrale
42:22américaine
42:23peut-être un peu
42:24plus accommodante
42:25ou en tout cas
42:25dans le discours
42:26avec la nomination
42:27et la première
42:29réunion de banque centrale
42:30sous la direction
42:31de Kevin Walsh
42:32donc une banque centrale
42:33américaine
42:34qui a remis l'accent
42:35sur l'inflation
42:35on voit maintenant
42:36que les investisseurs
42:37anticipent près de
42:38deux hausses de taux
42:40ces prochains mois
42:41donc ça aussi
42:42ça vient soutenir
42:43le dollar
42:44et c'est thématique
42:45de l'intelligence artificielle
42:46on sait que les pays
42:47qui en bénéficient
42:48sont certes
42:50Taïwan
42:51la Corée du Sud
42:52le Japon
42:52mais également
42:53les Etats-Unis
42:54donc ça en termes
42:54de flux d'investissement
42:55c'est aussi positif
42:56pour les Etats-Unis
42:57et pour le dollar
42:57dollar fort
42:58qui pénalise
42:59l'once d'or
43:00qui est passé
43:00sous les 4000 dollars
43:01cette semaine
43:02mais également
43:02dans une moindre mesure
43:03le bitcoin
43:03qui est passé
43:04encore cette nuit
43:05sous les 60 000 dollars
43:06est-ce que ce dollar
43:08la vigueur de ce dollar
43:10remet un petit peu
43:11en cause
43:11votre allocation
43:12ou est-ce que
43:13vous avez fait
43:13quelques mouvements
43:14cette semaine
43:15Valentin Bissard ?
43:17Alors effectivement
43:18la force du dollar
43:19la hausse des taux
43:20d'intérêt réel
43:21vraiment important
43:22pèse sur le dollar
43:23nous on a pris
43:24sur certains comptes
43:25en France-Suis
43:26on a profité
43:27finalement
43:28de la correction
43:28de l'or
43:29pour rajouter
43:29un petit peu
43:30sur les positions
43:30on pense que
43:32l'argument
43:32sur le moyen long terme
43:33est toujours là
43:34effectivement à court terme
43:36c'est ces craintes
43:36de débasement
43:37de nouveau
43:37on revient
43:38sur la banque centrale
43:39américaine
43:39c'était un des grands thèmes
43:41est-ce que finalement
43:41on va laisser courir
43:42l'inflation
43:43est-ce que le sujet
43:44de la dette
43:45va revenir
43:45ce sont des sujets
43:46qui actuellement
43:46sont un peu moins présents
43:48mais on pense que
43:49ça va revenir
43:50à court moyen terme
43:52et de nouveau
43:53à 4000 dollars l'once
43:54on pense que
43:55ce sont des niveaux
43:55assez intéressants
43:56pour remettre
43:57un pas
43:57dans cet actif-là
43:59Et d'un point de vue
44:01boursier
44:01sur les secteurs
44:03actions
44:03quels sont aujourd'hui
44:04les secteurs
44:05que vous continuez
44:05d'accompagner
44:06en préambule
44:06on parlait du segment
44:07technologique
44:08mais ce n'est pas le seul
44:08j'imagine
44:10Alors on a relativement
44:11peu de surpondérations
44:12dans notre allocation
44:13aux Etats-Unis
44:14on a le secteur
44:15de la tech
44:16ou en tout cas
44:16les semi-conducteurs
44:17et le tech hardware
44:18on reste toujours prudent
44:19sur les softwares
44:20on a toujours
44:21une surexposition
44:22au secteur de l'énergie
44:23mais évidemment
44:24l'accord entre l'Iran
44:25et les Etats-Unis
44:26remet un petit peu
44:26en cause
44:27cette surpondération
44:28c'est quelque chose
44:28qu'on va encore réévaluer
44:30ces prochains jours
44:31mais on a été surpris
44:32par la vitesse
44:33finalement de normalisation
44:34des prix du pétrole
44:35mais on voit aussi
44:36qu'il y a quand même
44:37une volatilité
44:37qui pourrait rester importante
44:39pendant ces 60 jours
44:40de négociation
44:41de l'accord
44:42et puis en Europe
44:43on est toujours exposé
44:44à les secteurs
44:45industriels
44:46notamment et financiers
44:47Et les résultats
44:49semestriels également
44:50qui vont bientôt
44:50être publiés
44:51d'ici à les trois semaines
44:52notamment du côté
44:53des Etats-Unis
44:54puis en Europe
44:55Merci beaucoup
44:56Valentin Bissat
44:56de nous avoir partagé
44:57vos convictions
44:58ce matin
44:59je rappelle que vous êtes
44:59chef économiste
45:00et stratège
45:01chez Mirabo
45:02Asset Management
45:039h24
45:04le CAC 40
45:05et donc ce matin
45:05en très légère baisse
45:08Moins 0,3%
45:098404 points
45:11Moins 0,4%
45:12également pour l'Eurostox
45:1350 à 6241 points
45:15Bonjour
45:16Denis Desclos
45:17merci de nous rejoindre
45:18ce matin
45:19vous êtes président
45:20de l'association française
45:21des analystes techniques
45:22alors bon
45:23avec vous on ne va pas regarder
45:24le CAC 40
45:24qui reste encore
45:25et toujours bloqué
45:26sur les mêmes zones
45:27mais un petit peu
45:27ce qui se passe
45:28du côté des Etats-Unis
45:29notamment en ce qui concerne
45:30le S&P 500
45:32qui a clôturé hier
45:33stable
45:34quasiment à 0.2
45:35on était à 7357 points
45:38Bonjour Etienne
45:39merci de me recevoir
45:40oui effectivement
45:41alors ce que j'ai noté
45:43en fait sur le S&P 500
45:44c'est qu'on a une figure chartiste
45:46qui s'appelle un diamant
45:47un diamant
45:48c'est un losange horizontal
45:50dans lequel les cours
45:52vont osciller
45:54et cette figure traduit
45:55en fait une phase
45:56d'incertitude du marché
45:57d'ailleurs
45:58on le voit bien
45:58à moins 0,01%
46:00c'est symptomatique
46:01et c'est une figure
46:03généralement de retournement
46:04c'est-à-dire qu'on peut avoir
46:06un diamant de sommet
46:06qui est généralement
46:07une figure de retournement
46:08baissier
46:09un diamant de creux
46:11qui est une figure
46:12de retournement haussier
46:13mais ça peut aussi
46:14être une figure
46:15de continuation
46:16donc en fait
46:16c'est le sens
46:17de la sortie du diamant
46:18qui nous donnera
46:19la tendance
46:20et dans ce cas-là
46:21l'objectif théorique
46:23de la figure
46:23ça reste un objectif théorique
46:25c'est jamais une certitude
46:26c'est la hauteur
46:27de la figure
46:28donc la hauteur du diamant
46:29ce qui nous donnerait
46:30un objectif
46:31si on sort par le haut
46:32de 7 912 points
46:34pour le S&P 500
46:36pour l'instant
46:37on est plutôt
46:37sur le bas
46:38de ce losange
46:41donc il faudrait
46:42qu'on remonte
46:43vers le haut
46:43pour sortir
46:43vers ces 7 912
46:46et on a
46:49si jamais
46:50on sort par le bas
46:51on a un objectif
46:52à 6 968
46:54là encore
46:55objectif théorique
46:56sachant qu'il ressort
46:57pour rappel
46:57on était à 7 357
46:59exactement
47:00le bas du diamant
47:01du côté des secteurs
47:02on voit
47:03c'est vrai que
47:03la séancière
47:04a été très agitée
47:05Apple a perdu 6%
47:06Microsoft moins 3
47:07on est d'ailleurs
47:08sur des plus bas
47:08de 2023
47:09et puis à l'inverse
47:10les semi-conducteurs
47:11Micron
47:12plus de 15%
47:13Micron qui fait partie
47:14du fameux indice SOX
47:16l'indice de Philadelphie
47:18des semi-conducteurs
47:18qui là
47:19a connu
47:19un parcours spectaculaire
47:21on est sur une hausse
47:22parabolique
47:23oui tout à fait
47:24mais comme souvent
47:25je pense
47:25toutes les phases
47:26de mutation technologique
47:27on a eu ça
47:28avec les chemins de fer
47:29au 19ème siècle
47:31on a une phase
47:32de surinvestissement
47:33on a eu ça
47:34avec l'internet
47:34la téléphonie mobile
47:36avec la bulle
47:37des valeurs technologiques
47:38et je pense qu'on a ça
47:38avec l'IA
47:39c'est à dire que
47:39on commence par une phase
47:41de surinvestissement
47:42qui se traduit
47:42par un excès de valorisation
47:44qu'on va devoir digérer
47:45à un moment ou à un autre
47:46donc aujourd'hui
47:48par exemple
47:48sur Micron
47:49effectivement
47:49vous avez raison
47:51de le souligner
47:52ils ont annoncé
47:52des résultats
47:53donc tout à fait
47:55favorables
47:56ce qui leur a permis
47:57de voir le cours
47:58progresser de 15%
47:59maintenant
48:01on a
48:02au point de vue
48:03de l'analyse technique
48:04on peut très bien
48:05analyser ça
48:06comme un possible
48:07double sommet
48:09qui à ce moment là
48:10si on devait
48:12donc casser
48:12la ligne de coup
48:13de ce double sommet
48:14nous ramènerait
48:15vers 954
48:16et même
48:17843
48:18ou bien
48:19on peut avoir
48:19une poursuite
48:20donc de cette hausse
48:22parce que
48:23les marchés
48:25peuvent rester
48:25irrationnels
48:26plus longtemps
48:27que les vendeurs
48:27à découvert
48:28et à ce moment là
48:29on pourrait définir
48:30un objectif théorique
48:31qui serait
48:32de 1374 dollars
48:35donc en utilisant
48:37un outil
48:37qui est basé
48:39sur les extensions
48:39de Fibonacci
48:40un titre qui était
48:41hier à 1213
48:43on est quand même
48:44sur un parcours
48:44spectaculaire
48:45quand vous voyez
48:46ces progressions
48:46sur Micron
48:47sur l'indice Sox
48:48et puis dans une moindre mesure
48:50sur le S&P 500
48:50qui a quand même
48:51connu un super parcours
48:52depuis la fin du mois de mars
48:54vous êtes prudent
48:55vous avez envie
48:55je suis prudent
48:56parce qu'en fait
48:57historiquement
48:57depuis la bulle des tulipes
48:59au 17ème siècle
49:01c'est toujours la même forme
49:02c'est à dire que
49:03c'est une croissance modérée
49:04une accélération verticale
49:06et ensuite
49:07on a une correction
49:07qui est tout aussi verticale
49:09et comment on peut
49:09se mettre à l'abri
49:10alors c'est vrai que
49:10sur Splatoon
49:11on parle souvent des options
49:14mais comment
49:14quand on est investi
49:15en bourse
49:16on peut se préparer
49:17à un éventuel retournement
49:18demain
49:19tout en étant investi
49:20parce qu'en fait
49:21ce retournement
49:21il peut avoir lieu
49:22dans un mois
49:22trois mois
49:23un an
49:23ça peut durer longtemps
49:24oui tout à fait
49:25en fait il faut chercher
49:27des signaux
49:28l'analyse technique
49:29donne des signaux
49:30de retournement
49:30de baissier
49:30par exemple
49:31aujourd'hui on a une divergence
49:33baissière sur le S&P
49:34en mensuel
49:34donc c'est un indicateur
49:36c'est un signal précurseur
49:38que la tendance
49:39est peut-être en train
49:39de s'essouffler
49:40et qu'elle finira
49:41par se retourner
49:42ensuite on descend
49:43d'unité de temps
49:44jusqu'à trouver des signaux
49:45de retournement baissier
49:46merci beaucoup
49:47Denis Desclos
49:48nous a accompagné
49:49ce matin
49:49je rappelle que vous êtes
49:50le président
49:51de l'agence
49:53l'association française
49:54des analystes techniques
49:569h29
49:57dans une minute
49:58allez deux minutes
49:59vous retrouvez les experts
50:00avec Raphaël Legendre
50:01séance à suivre
50:02bien sûr
50:03Louis-Arthura Wall Street
50:04qui sera crucial
50:05tout à l'heure
50:06dans BFM Bourse
50:06avec Guillaume Sommere
50:07à 15h30
50:08très bonne journée
50:10Good Morning Market
50:12sur BFM Business
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