Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 18h à 19h sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business présente
00:06Les Experts Sans Frontières
00:09Mathieu Jolivet
00:12Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver dans Les Experts Sans Frontières.
00:16Aujourd'hui, ils nous viennent du Venezuela, du Portugal, des Etats-Unis et de Roumanie.
00:21Un double puissant séisme a frappé le nord du Venezuela mercredi dernier.
00:25On va faire le point sur cette catastrophe naturelle, humanitaire et sanitaire qui, au-delà du bilan humain qui risque
00:31d'être extrêmement lourd,
00:33aura aussi un impact économique dans un pays qui croule sous une dette colossale et qui attendait un plan pour
00:38relancer une économie déjà à terre.
00:41L'Ukraine est-elle en train de gagner ?
00:44Le département d'État américain commence à soutenir cette thèse sur fonds d'attaques de drones qui saturent les infrastructures
00:50énergétiques russes
00:51avec des pénuries d'essence qui commencent à se faire ressentir dans tout le pays.
00:55La France croule sous la chaleur et la polémique monte sur le niveau d'impréparation des pouvoirs publics.
01:01Mais les autres pays, dans une situation équivalente, auraient-ils fait mieux ?
01:05On verra ce qu'en pensent nos Experts Sans Frontières. C'est parti !
01:10Les Experts Sans Frontières
01:14Mathieu Jolivet
01:17Bienvenue, si vous nous retrouvez, ils sont autour de moi, vos Experts Sans Frontières.
01:21Je suis heureux d'accueillir ce soir Sarahï Soares, journaliste franco-vénézuélienne.
01:26Bonsoir et bienvenue.
01:28Romuald de Skiora, franco-américain, chercheur à l'IRIS, directeur de l'Observatoire des États-Unis à l'IRIS.
01:35Et puis, auteur de cette formidable BD « America 250, une histoire graphique des États-Unis » à l'occasion
01:40des 250 ans de l'indépendance qu'on va fêter le 4 juillet prochain.
01:45Et livre à paraître, lettre ouverte à Trump d'un Américain de papier, je ne me trompe pas ?
01:51Non, vous ne vous trompez pas.
01:52Nouvel ouvrage qu'on sera ravis de découvrir à la rentrée. Bienvenue Romuald.
01:56Anna Navarro, correspondante de la presse portugaise en France. Bonsoir Anna.
02:00Bonsoir M.
02:00Ravie de vous retrouver. Et puis Adina Revol, professeure affiliée à Sciences Po. Bienvenue Adina.
02:07Pour commencer cette émission, évidemment, un double séisme qui a ravagé le Venezuela.
02:13Et là, hier, Caracas et son environ durement touché.
02:17Au moment où je vous parle, on parle de plusieurs centaines de victimes recensées.
02:22Ce n'est que provisoire. Ça va malheureusement fortement augmenter vu la gravité des dégâts.
02:29C'est surtout Caracas, le Nord et les environs de Caracas qui ont été durement frappés.
02:35Déjà, Sarai Suarez, je rappelle, vous êtes journaliste franco-vénézuélienne.
02:39Est-ce que vous en savez un peu plus sur l'état de la situation au moment où on se
02:42parle ?
02:43C'est une situation catastrophique pour plusieurs raisons.
02:46La première, c'est que le pays vivait déjà dans un état de crise.
02:50On vient des années, de 25 ans quand même, de crise où progressivement la dégradation des hôpitaux,
02:58de tous les systèmes de santé, des écoles, de l'infrastructure qui n'a pas été entretenue, etc.
03:04Donc c'est un état déjà en faillite.
03:07Donc ça vient de s'ajouter cette catastrophe naturelle.
03:10Évidemment, on ne décide pas de moment où on a une catastrophe de ce type-là.
03:15Mais c'est vraiment un état assez impressionnant.
03:19On dirait une zone de guerre, les images qui nous arrivent de Venezuela.
03:25La gestion de cette crise...
03:26Je parle sous votre contrôle, mais Venezuela, où je crois qu'il y a 8 millions de personnes
03:30qui vivent sous le seuil de pauvreté.
03:32Il y a surtout une diaspora de 8 millions de personnes.
03:35Les seuils de pauvreté, c'est des chiffres qui peuvent fluctuer,
03:39parce qu'on a un état qui a l'habitude d'être dans l'opacité permanente.
03:45Donc on n'a pas de chiffres.
03:46Aujourd'hui, par exemple, au niveau de la catastrophe naturelle que nous vivons,
03:50les chiffres qui se présentent, c'est plus de 230 morts établies,
03:56plus de 4 000 personnes disparues.
04:00C'est une situation...
04:01Enfin, il y a des chiffres qui viennent de partout.
04:03Il n'y a pas un contrôle, il n'y a pas une organisation,
04:05il n'y a pas une mise en place.
04:06Il y a de nombreux immeubles dans de nombreuses villes
04:09qui sont totalement effondrées et qui étaient remplies au moment du séisme.
04:13Donc voilà, je...
04:14Notamment, il y a la ville de Caracas, mais il y a aussi la Guaïda
04:16qui est un territoire juste à côté de l'autre côté de la montagne.
04:20Et les conditions géologiques de cette zone sont des conditions très fragiles
04:24qui ont fait que beaucoup de ces immeubles n'ont pas tenu.
04:27Il y a aussi le fait qu'il y a beaucoup de constructions
04:29qui ont été faites sous des contrats liés à des affaires de corruption,
04:35des contrats sans validité réelle, des études des sols, etc.
04:39Et beaucoup de ces immeubles n'ont pas résisté la violence de ces sismes.
04:46Donc la situation est très grave.
04:48On sait qu'on va avoir des chiffres et des résultats
04:52qui vont continuer à être assez flagrants dans les jours à venir.
04:57Et la gestion, malheureusement, que le gouvernement est en train de faire,
05:01on a l'impression que c'est le vrai test de légitimité
05:05qui est en train de s'imposer à Delcy Rodriguez actuellement.
05:08C'est justement ce que j'allais vous demander.
05:10Delcy Rodriguez, qui est un peu le nouveau visage du Venezuela
05:14mis en place par Donald Trump
05:17après la capture et l'exfiltration de Nicolas Maduro.
05:23Est-ce que Delcy Rodriguez est aujourd'hui assez outillée
05:27pour gérer une telle crise ?
05:29Je ne le pense pas.
05:30Je pense vraiment qu'elle manque, elle et son frère,
05:34il faut dire que c'est un gouvernement un peu bicéphale
05:36qu'on a au Venezuela actuellement.
05:39Je ne pense pas qu'ils ont la capacité,
05:40mais que ce soit eux, que ce soit Maduro,
05:42ça aurait donné la même chose.
05:43C'est un État qui est déjà tellement mal gestionné, mal géré.
05:49Il faut dire que tout ce qui est les corps de sécurité,
05:52les équipes de secours, les hôpitaux,
05:54sont déjà en état de catastrophe.
05:56Donc les images qu'on voyait des gens qui se faisaient évacuer
05:58parce que les salles d'opération, etc., tombaient dessus,
06:01c'est dû effectivement au tremblement de terre,
06:04mais aussi à des lieux qui étaient déjà dans un État
06:07de délabrement assez impressionnant.
06:10Delcy Rodriguez, à mon avis, est en train de passer
06:12le test de légitimité que c'est maintenant la nature
06:15qu'elle lui impose.
06:16Et je pense que cet événement a laissé à nu,
06:21justement, l'incapacité de ce gouvernement
06:23à gérer une crise humanitaire, à gérer une crise tout court
06:26et à vraiment se mettre de côté de son peuple.
06:29Ils ont été là pour réprimer les gens.
06:31On a vu des militaires pendant des années sortir,
06:35tirer sur les gens, lancer des gaz lacrymogènes
06:38sur des manifestants.
06:40Ils sont où, ces militaires, aujourd'hui ?
06:42Nulle part.
06:42Les gens sont avec leurs mains,
06:44avec juste leur bonne décision d'essayer de sauver
06:48leur famille qui se trouve sur les décombres,
06:50sans avoir vraiment des équipes capables
06:52de gérer cette crise.
06:53Sarah Issuarez, je rappelle,
06:54vous êtes journaliste franco-vénézuélienne.
06:56Vous avez passé la moitié de votre vie au Venezuela
06:58et puis l'autre partie, ici en France,
07:01vous avez une jambe dans chaque pays.
07:05Avant de revenir avec vous aussi
07:07sur l'état de l'économie vénézuélienne,
07:09parce que ce sera un point très important pour la suite,
07:11Romuald, peut-être un côté très symbolique que j'ai trouvé,
07:14c'est qu'il y a une aide internationale
07:15qui afflue d'heure en heure,
07:17mais symboliquement,
07:17les premiers à avoir réagi et à dégainer,
07:20ce sont les États-Unis.
07:21C'est Marco Rubio et ensuite Donald Trump sur Truth Social.
07:24Oui, deux choses.
07:26Premièrement, comme le souligne Sarahi,
07:28ce qui est en train de s'illustrer aujourd'hui,
07:30c'est le naufrage du chavisme.
07:32Et c'est un homme de gauche qui le dit,
07:34il faut voir les choses telles qu'elles sont.
07:36Rien n'a été préparé,
07:38rien n'a été pensé.
07:39Et effectivement,
07:40ces militaires qui faisaient régner l'ordre
07:43comme des milices dans les rues de Caracas,
07:44aujourd'hui, on se demande où ils sont.
07:46C'est vraiment le naufrage,
07:48non pas d'une idéologie,
07:49non pas de vœux,
07:51de volonté,
07:53de réforme sociale,
07:53qui au départ aurait pu être enthousiasmante,
07:57qui est démontré aujourd'hui.
08:00C'est plutôt le naufrage
08:01de la gestion de ce pays
08:03depuis 25 ans
08:04par une élite
08:04devenue corrompue.
08:06Pour ce que vous disiez
08:07à propos de Trump,
08:09c'est assez ironique.
08:10En enlevant Nicolas Maduro,
08:12alors entendons-nous,
08:13le Venezuela se porte beaucoup mieux
08:15depuis le départ de Maduro.
08:16Mais néanmoins,
08:17il s'agissait d'un acte illégal
08:18au regard du droit international,
08:20au regard du droit américain.
08:22L'ironie de la chose,
08:23c'est ce président
08:24qui n'est en aucun cas
08:25Trump venu en soutien
08:27du peuple vénézuélien.
08:29C'était vraiment
08:29le patron ne veut pas me donner la caisse,
08:31je l'enlève,
08:32et si la nouvelle patronne
08:33ne me la donne pas,
08:33je ferai pire.
08:34C'est ce président
08:35qui aujourd'hui est le premier
08:36à se prétendre
08:38l'ami du peuple vénézuélien
08:39et à proposer son aide.
08:42Anna Navarro,
08:42juste avant de rentrer
08:43dans ce studio,
08:44vous me rappeliez,
08:45d'ailleurs je ne le savais pas,
08:47que c'est un drame,
08:48une catastrophe
08:49qui était énormément
08:50commentée au Portugal,
08:51car il y a
08:52beaucoup de vénézuéliens
08:54aujourd'hui
08:54d'origine portugaise.
08:56Énormément,
08:56un million d'eux,
08:58ce sont des estimations,
08:59estimatives,
09:00estimations.
09:01Oui, estimations.
09:02Parce qu'il y a
09:04une forte immigration
09:04du Portugal vers le Venezuela
09:07dans les siècles précédents.
09:08Ça a commencé d'ailleurs
09:09avec les découvertes portugaises,
09:10notamment de l'Amérique latine,
09:12du Brésil,
09:13au XVIe siècle.
09:16Mais il y a
09:17quatre générations,
09:18cinq générations,
09:18oui, plus,
09:20il y a eu cette forte immigration.
09:22Encore aujourd'hui,
09:22il y a 200 000 portugais,
09:24220 000
09:25qui sont inscrits
09:25dans les consulats.
09:26Donc on suit ça,
09:27on suit le nombre de morts.
09:28Le consulat est en ébullition
09:29en ce moment,
09:30essaye de recenser
09:31qui est touché ou pas.
09:32Le Portugal d'hier
09:32mettait sur pied de marche
09:34les équipes de secours
09:36pour les envoyer au Venezuela,
09:37étudier les aéroports
09:38qui sont ouverts
09:39en dehors de Caracas
09:40pour apporter des secours
09:42à toute la population,
09:43pas au qu'un seul
09:44portugais,
09:45aux origines portugaises.
09:46Voilà.
09:47Et puis il faut que
09:47cette aide internationale
09:48qui par tous les pays
09:49se coordonne aussi
09:50parce que ce qu'on a vu
09:51dans le passé
09:51et dans d'autres cas,
09:52c'est que souvent
09:53l'aide internationale
09:54est tellement mal coordonnée
09:56qu'elle finisse par empiéter
09:59les uns sur les autres
10:00et le résultat
10:01est moins efficace
10:02que ce qu'on aurait pu souhaiter.
10:04Et il y a aussi
10:05autre chose au Portugal,
10:07c'est que cette catastrophe
10:08qui vient d'avoir lieu
10:09là au Venezuela,
10:11elle ramène aussi
10:13à une question au Portugal
10:15que nous,
10:15on n'a pas forcément en tête
10:16plus au nord de l'Europe,
10:18c'est que vous aussi
10:19à Lisbonne,
10:20quelque part,
10:20vous attendez anxieusement
10:22the big one.
10:25Les scientifiques nous disent
10:26qu'il y en aura un,
10:27oui,
10:28the big one,
10:29exactement,
10:29comme Tokyo,
10:30d'ailleurs,
10:31qui attend aussi
10:32le tremblement de terre
10:33et San Francisco.
10:35Oui,
10:361755,
10:37grand tremblement de terre
10:38de Lisbonne,
10:39la ville a 275 000 habitants,
10:41il y a 60 000 morts.
10:43Avec un énorme tremblement de terre,
10:45évidemment,
10:46on ne peut pas mesurer
10:46la magnitude à l'époque,
10:47mais les estimations
10:49des scientifiques aujourd'hui,
10:51c'est que ça aurait été
10:52de l'ordre de 9 à 9,5
10:54sur l'escalde Richter.
10:56Et donc,
10:57à l'époque,
10:58Lisbonne en plus
10:59prenait des incendies terribles,
11:00un tsunami
11:01qui rase une partie
11:03de la ville,
11:04cette partie basse,
11:05les touristes aujourd'hui
11:06aiment beaucoup se promener,
11:07et en dehors de l'eau,
11:09l'eau n'arrive pas,
11:10il y a des incendies
11:11parce que les cheminées
11:11s'effondrent
11:12et la ville,
11:13à l'époque,
11:13était encore beaucoup en bois
11:15et des incendies énormes.
11:17Et un premier ministre,
11:18un dictateur d'ailleurs,
11:20premier ministre,
11:20monarchie absolutiste,
11:21qui dit,
11:23il donne ses instructions,
11:24enterrer les morts,
11:25nourrir les vivants,
11:27il envoie des équipes
11:27pour enterrer les morts,
11:28éviter les épidémies,
11:30donc les cadavres
11:31sont jetés
11:32dans la mer,
11:35peut s'enterrer,
11:36l'église proteste,
11:37mais il faut se taire.
11:38Et Voltaire a écrit
11:39à l'époque des traités.
11:40Il met des potences
11:41dans toute la ville
11:42pour éviter,
11:43dissuader les désordres
11:44et les pillages,
11:45et il reconstruit la ville.
11:47Cette partie basse
11:49de Lisbonne
11:49qu'on connaît aujourd'hui,
11:50très rectiligne,
11:51etc.,
11:51qui était une nouveauté
11:52à l'époque.
11:53Et les premières mesures
11:54maçonniques anti-sismiques
11:55commencent sous lui
11:56après ce tremblement de terre
11:59en Europe,
12:00à Lisbonne.
12:01Voilà,
12:01donc il y a aussi,
12:02ça rappelle aussi
12:03cette histoire sismique
12:04en Europe.
12:05L'Europe,
12:06dans ce genre de catastrophe
12:08qui arrive un peu loin de nous,
12:09souvent,
12:10l'Europe est une des premières
12:11à dégainer
12:12pour envoyer son savoir-faire
12:16humanitaire en général,
12:17Adina.
12:18Oui,
12:18parce que l'Europe,
12:19généralement,
12:19elle est unie
12:20face aux catastrophes naturelles.
12:21Il y a un mécanisme
12:23d'intervention
12:24qui intervient
12:25dans l'Union européenne,
12:26mais également à l'extérieur
12:27qui est très efficace.
12:29Ça s'appelle
12:29le mécanisme Rescue
12:31qui intervient
12:32un peu partout
12:32dans le monde
12:33dès qu'il y a
12:35des catastrophes naturelles.
12:37Qui a sa réputation.
12:38Oui,
12:38il y a sa réputation,
12:39effectivement.
12:40Ils sont intervenus
12:41au Canada,
12:41en Turquie,
12:42toujours avec
12:43beaucoup d'effets.
12:45Bon,
12:46on va voir en tout cas,
12:47je sais que tout le monde
12:47est sur le pont
12:48d'heure en heure
12:48avec une aide internationale
12:49qui afflue au Venezuela.
12:51Il y a ce point aussi,
12:53Saray Suarez,
12:54économique,
12:55ce tremblement de terre,
12:56il arrive à un moment
12:58où justement
12:59le Venezuela
13:00attend son plan de relance
13:02avec une économie
13:03qui est totalement
13:04à terre.
13:05Une économie d'ailleurs
13:05qui était totalement opaque,
13:07dont les comptes
13:07étaient
13:11totalement masqués
13:12depuis 2010
13:13ou 2012.
13:14Et c'est le cas
13:15pour tout,
13:15pour absolument
13:16toutes statistiques.
13:17C'est vrai que c'est
13:18une économie
13:18qui a tellement
13:19touché fond
13:20que même quand il y a
13:21une petite récupération,
13:22ça paraît,
13:23et c'est vendu,
13:24surtout utilisé par le gouvernement,
13:25comme une normalisation
13:27de la situation,
13:28on est en train d'arriver.
13:29Non,
13:29c'est pas vrai,
13:30la situation reste
13:30au niveau économique
13:32un miracle.
13:32Je n'arrive même pas
13:33à savoir comment les personnes
13:34que je connais sur place
13:35arrivent à survivre
13:37jour par jour.
13:38pour revenir
13:39à ce que disait
13:40Romuald
13:40sur la participation
13:41aux Etats-Unis,
13:42je crois que
13:43les gouvernements américains
13:44vont très bien
13:45savoir se servir
13:46de ce moment
13:47pour continuer
13:47à garder la grippe
13:49sur Delcidre Osiries
13:50et sur tous
13:51ses gouvernements,
13:52pour continuer
13:53à essayer
13:54de manipuler
13:55la situation
13:55et de garder
13:56le contrôle total
13:58et continuer
13:59à jouer
14:00un peu
14:00avec les Vénézoliens
14:01dans cet espoir
14:02de transition
14:03qui n'arrive
14:03toujours pas.
14:04Ça fait six mois
14:05qu'on est dans
14:06cette situation,
14:06six mois
14:07que le peuple
14:07réclame
14:08des élections,
14:10six mois
14:10que la Constitution
14:11aurait prévu
14:12des élections
14:12en absence
14:13de président
14:13et rien de ça
14:14se passe.
14:15Et pour reprendre
14:16sur ce que disait
14:17Anna,
14:18c'est vrai que
14:19quand on accueille
14:20toute cette aide
14:21internationale
14:22dont on est
14:23vraiment très reconnaissant
14:24tous les Vénézuéliens,
14:26s'il n'y a pas
14:27un gouvernement
14:27capable de coordonner
14:29cette aide,
14:32ça va créer
14:33plus de problèmes
14:34et ce n'est pas
14:35que ça ne va servir
14:35à rien.
14:36Évidemment,
14:36ça sert
14:36et évidemment
14:37on a besoin
14:38de cette aide
14:38mais c'est vrai
14:39que ça va compliquer
14:40les choses.
14:40L'économie
14:41continue à être
14:42en descente.
14:44Là,
14:44les difficultés
14:46pour trouver
14:46de l'essence,
14:47pour pouvoir
14:48se déplacer,
14:48pour nourrir
14:49toutes les personnes,
14:50les secouristes
14:50qui sont sur place,
14:51les familles
14:52qui se trouvent
14:52sans maison,
14:53acheter
14:54les courses
14:55aujourd'hui
14:55au Venezuela,
14:56c'est vraiment
14:58des bout
14:59en bout
15:00pour réussir
15:01à la fin
15:01de mois.
15:01ça reste quand même
15:03la réalité
15:03de tout un pays
15:04et maintenant
15:05avec ces catastrophes
15:06ça va être
15:06évidemment bien pire.
15:08Il y a le Financial Times
15:09qui a chiffré
15:11il y a quelques jours
15:12la taille de l'économie
15:14vénézuélienne
15:14qu'on n'avait pas chiffré
15:16depuis 2012,
15:16il la chiffre
15:17à seulement 100 milliards
15:18de dollars
15:18avec une dette
15:20qui est la dette
15:21vénézuélienne
15:22qui est à 240 milliards.
15:24de 140 milliards
15:25on sait que c'est
15:26un pays qui croule
15:27sous une dette colossale
15:29est-ce que ce séisme
15:32peut être à même
15:33de,
15:33alors je,
15:36évidemment que là
15:36aujourd'hui
15:36on est sur
15:38la question plus
15:39humanitaire
15:40voilà
15:41mais après forcément
15:43la question économique
15:43va très vite ressurgir
15:45est-ce que
15:46ça peut être à même
15:47une telle catastrophe
15:48de fragiliser
15:49la restructuration
15:50de la dette vénézuélienne
15:52qui est un sujet majeur.
15:53On est devenu
15:54un riche pays pauvre
15:56à quoi sert
15:58tout le pétrole qu'on a
15:58à quoi sert
15:59les réserves d'or
16:00à quoi sert
16:00tous ces minéraux
16:01dans les conditions actuelles
16:02c'est sûr que
16:03l'État va devoir
16:04mettre la main
16:05dans les fonds
16:06et dans les caisses
16:07pour pouvoir essayer
16:08une reconstruction
16:10cohérente
16:10de la catastrophe actuelle
16:13et moi
16:14je me pose
16:14beaucoup de questions
16:15sur quels vont être
16:16les rôles des États-Unis
16:16dans cette gestion
16:17en sachant qu'eux
16:18ils sont censés
16:19avoir le contrôle
16:20sur une certaine partie
16:22des incomes de pétrole
16:24comment ça va se gérer
16:25la reconstruction
16:26matérielle économique
16:27de pays
16:28comment est-ce qu'on va
16:29donner des solutions
16:30à toutes les personnes
16:31qui ont perdu
16:32leur maison actuellement
16:34c'est vraiment
16:35tout un mystère
16:36tout est un mystère
16:37dans un pays
16:38où il n'y a pas
16:38de fragiliser
16:39une relance
16:40dont les priorités
16:41allaient être
16:41de remettre à flot
16:42les infrastructures énergétiques
16:43et de pourforer le pétrole
16:44mais là
16:45la priorité risque
16:46de se déplacer
16:47sur des questions humanitaires
16:48qui n'étaient pas forcément
16:49celles
16:50qui avaient Donald Trump
16:51en tête
16:51oui vous vouliez réagir
16:52Anna Navarro
16:53les Etats-Unis
16:54dans ce qui se passe actuellement
16:55dans ce qui va se passer
16:57parce que vous savez
16:58les Etats-Unis
16:59Rubio
17:00Marc Rubio
17:00le ministre d'affaires étrangères
17:02américain
17:03a dit hier
17:04que c'était une aide robuste
17:06que les Etats-Unis
17:06a apporté
17:07150 millions de dollars
17:09150 millions
17:10100 millions
17:11c'est un fonds spécifique
17:12créé par l'ONU
17:14et 50 millions
17:15en aide alimentaire
17:16et je voulais juste
17:17mettre ça en face
17:18du fait que
17:20ces changements
17:20enfin cette capture
17:21du président
17:23sans aucun changement
17:24de régime
17:24sans élection
17:25comme vous le disiez
17:27et bien
17:27au milieu de tout cela
17:28en mars
17:29les Etats-Unis
17:30ont pris quand même
17:31100 millions d'or
17:33l'équivalent de 100 millions
17:34en or
17:35du trésor
17:37vénézuélien
17:37et l'ont ramené
17:38aux Etats-Unis
17:40pour soi-disant
17:41distribuer cet argent
17:42aux compagnies pétrolières
17:43pour qu'elles viennent
17:45parce qu'elles ne sont pas
17:46très intéressées
17:46pour qu'elles viennent
17:47faire un petit peu
17:48de forage
17:49que viennent exploiter
17:50les réseaux
17:51les ressources pétrolières
17:53du Venezuela
17:54soit qu'elles viennent
17:55dans le pays
17:55ou qu'elles prennent
17:57le pétrole
17:58pour le transformer
17:59après aux Etats-Unis
17:59et donc
18:01150 millions
18:02d'aides
18:02100 millions
18:03pris au pays
18:03quand même
18:04à un pays
18:04extrêmement appauvri
18:06alors qu'on voulait
18:07un changement de régime
18:08pour le bien du peuple
18:08c'est quand même
18:09un peu d'hypocrisie
18:10et en face
18:11je mettrai
18:12seulement
18:12et dernier mot
18:13l'aide
18:14de José Andrés
18:16qui est le
18:16grand cuisinier
18:18catalan
18:20grand chef
18:20de cuisine
18:21et qui a une association
18:22d'aides pour le monde entier
18:24d'alimentaires
18:25il a déjà ses équipes
18:26qui sont en train
18:26de travailler
18:27dans les rues
18:28de Venezuela
18:29et de préparer
18:30de la nourriture
18:30pour les Vénézuélains
18:33et surtout
18:33sa fondation
18:34a donné
18:35un million
18:35tout de suite
18:36au Venezuela
18:37alors un million
18:3750 millions
18:38qui restent
18:40Romuald
18:40vous voulez réagir
18:41oui
18:42pour aller encore
18:42un peu plus loin
18:43de ce que vous dites
18:44ce à quoi on est
18:45en train d'assister
18:46est symptomatique
18:46du basculement d'air
18:47dans lequel nous sommes
18:48c'est à dire
18:49on a déjà parlé longuement
18:50sur ce plateau
18:51cette administration américaine
18:53en ce qui concerne
18:54l'international
18:55a un objectif
18:55qui est très clair
18:56mettre à bas
18:57le système multilatéral
18:58post-45
18:59et nous ramener
18:59dans une ère
19:00où règne le bilatéralisme
19:01la loi du plus fort
19:02où l'on fait fi
19:02de la loi internationale
19:03des organisations
19:04des traités internationaux
19:05et des alliances
19:06qui deviennent
19:06uniquement de circonstances
19:08d'où le rapprochement douteux
19:09avec la Russie
19:11Trump
19:11et son administration
19:12ont transformé
19:13les Etats-Unis
19:13en la première superpuissance
19:14voyou de l'histoire
19:15l'exemple que je donnais
19:17tout à l'heure
19:17on enlève Maduro
19:18non pas pour venir
19:19au secours
19:20du peuple vénézuélien
19:2170 opérations
19:22en Amérique du Sud
19:23au cours du XXe siècle
19:24à chaque fois
19:25un prétexte
19:26lutter contre le communisme
19:27contre la corruption
19:28ou ce que vous voulez
19:28non là
19:29je le répète
19:30le patron ne veut pas
19:31nous donner la caisse
19:32on capture le patron
19:33la nouvelle patronne
19:33maintenant Turac
19:34pardonnez-moi l'expression
19:35mais c'est ça
19:35le Brésil
19:36était l'acte premier
19:38de cette politique
19:39d'agroyou
19:39en même temps
19:40ça a toujours été
19:41le backyard des Etats-Unis
19:42l'Amérique
19:42mais au moins avant
19:43il y avait quand même
19:44un vernis civilisationnel
19:46quand je parle
19:46de superpuissance voyou
19:48c'est ce que je viens de dire
19:49c'est le Brésil
19:50le Brésil
19:51il n'y avait pas le prétexte
19:52quand on a taxé
19:53le Brésil à 100%
19:54des méchants européens
19:55ou des méchants canadiens
19:56c'était non
19:56tu veux jeter mon copain
19:57Bolsonaro en taule
19:58et bien moi je te taxe
19:59à 100%
20:00le Groenland
20:01pour la première fois
20:02la première fois
20:03les Etats-Unis
20:04ont parlé
20:04d'une opération militaire
20:06je ne parle même pas
20:07à l'encontre d'un pilotant
20:09mais à l'extérieur
20:10sans aucun prétexte
20:12exporter la démocratie
20:13etc
20:13non
20:14c'est tu me donnes ton territoire
20:15ou je te casse la figure
20:16et donc ce à quoi
20:17nous sommes en train d'assister
20:18avec le Venezuela
20:19et je crains
20:20que le tremblement de terre
20:22auquel nous venons d'assister
20:23soit à nouveau
20:24effectivement le prétexte
20:25pour l'administration Trump
20:26d'aller encore plus loin
20:27dans sa mainmise
20:28sur les richesses
20:29puisque c'est quand même
20:30un pays très riche
20:31ressources naturelles
20:32du moins
20:32du Venezuela
20:33que nous soyons en train
20:34d'assister véritablement
20:35à la confortation
20:36de cette superpuissance
20:38raquetteuse
20:38et voyou
20:39que sont devenus
20:40les Etats-Unis
20:40et en même temps
20:41quand j'y pense
20:42effectivement
20:42quand je pense
20:43à ce que vous dites
20:44Romual
20:47Donald Trump
20:48vient de dérouler
20:50sa nouvelle doctrine
20:51d'unro
20:51donc je suis le shérif
20:53de l'hémisphère occidental
20:54c'est moi le shérif
20:56d'une géographie
20:57qui va du Canada
20:58jusqu'à la terre de feu
20:59le Venezuela
21:01est en plein milieu
21:01un shérif
21:02c'est là pour punir
21:03mais c'est aussi là
21:04pour venir en aide
21:05est-ce que quelque part
21:06en toute logique
21:07à Dina
21:08on n'a pas
21:09le shérif d'unro
21:10qui viendra
21:11avec toujours
21:12cette même doctrine
21:13non pas pour punir
21:14mais aider
21:15le Venezuela
21:16au Venezuela
21:18ce qui se joue aussi
21:19c'est quand même
21:19une confrontation
21:20entre la Chine
21:22et puis
21:22et puis
21:24Trump
21:25puisque la Chine
21:26était très présente
21:27au Venezuela
21:28elle a un maillage
21:30commercial
21:30dans toute l'Amérique latine
21:31qui est colossal
21:33et on parlait
21:34tout à l'heure
21:34de la dette
21:35voilà
21:35c'était
21:36des achats
21:37justement
21:38à travers
21:38la flotte fantôme
21:40donc c'était
21:40la Chine
21:41était importante
21:42elle importait
21:43quand même pas mal
21:43d'énergie fossile
21:44vénézuélienne
21:45et il ne faut pas oublier
21:47que dans la tête
21:48de Trump
21:49il y a une guerre
21:50avec la Chine
21:51et donc
21:51il essaye
21:52par tout moyen
21:53de gagner
21:53cette guerre
21:54y compris
21:55en s'aliennant
21:55ses alliés
21:57qui devaient être
21:57les Européens
21:58et donc
21:59en adoptant
22:00le langage
22:01de Poutine
22:02le langage
22:03de la violence
22:04et de l'opération
22:05spéciale
22:05sur le Groenland
22:06cette fois-ci
22:06donc voilà
22:08on est dans
22:09cette nouvelle
22:10lecture géopolitique
22:11du monde
22:12où effectivement
22:13je suis d'accord
22:13avec Sadie Romuald
22:14on est dans
22:15une superpuissance
22:16voyou
22:16où Trump décide
22:18un jour ceci
22:19un jour cela
22:20mais quand même
22:20au Venezuela
22:21on est sur
22:24une confrontation
22:25avec la Chine
22:28qui est quand même
22:28importante
22:29intéressant ce que vous dites
22:30est-ce que
22:31Sarahi Suarez
22:31je rappelle
22:32vous êtes
22:32journaliste
22:33franco-vénézuélienne
22:34est-ce qu'effectivement
22:36on peut assister
22:38on assiste déjà
22:39à quelque part
22:40un match
22:41Chine-États-Unis
22:42sur l'aide
22:44auprès du Venezuela
22:45sachant qu'effectivement
22:47c'est la chasse gardée
22:49de Donald Trump
22:49mais c'est un endroit
22:50où c'est extrêmement
22:51bien implanté la Chine
22:52pour l'instant
22:53je ne suis pas
22:54très au courant
22:55de la participation
22:55ou de l'offre
22:56de l'aide
22:56de la Chine
22:57je n'ai rien vu
22:59ni entendu
22:59depuis hier
23:00pour l'instant
23:00j'ai entendu
23:01El Salvador
23:02j'ai entendu
23:03évidemment
23:03les Etats-Unis
23:04j'ai entendu
23:04plein d'autres pays
23:05qui sont allés
23:07et prêter de l'aide
23:08mais la Chine
23:08pour l'instant
23:09je les trouve
23:10assez discrètes
23:11dans toute cette affaire
23:12alors est-ce que
23:12c'est en train de marcher
23:13et du coup
23:14c'est un point
23:15entre guillemets
23:16dans la logique
23:17de Donald Trump
23:18à gagner
23:18c'est probable
23:19par contre
23:20quand la Chine
23:21se montre discrète
23:22méfiez-vous
23:22je ne sais pas
23:23sur la vie
23:23cette magnifique une
23:24d'un canard britannique
23:25où on voit
23:26Donald Trump
23:27en fureur
23:27et puis Xi Jinping
23:28derrière
23:29tout en sérénité
23:30c'est exactement ça
23:31à voir
23:32parce qu'en effet
23:32comme vous l'avez dit
23:33très clairement
23:34ils ont déjà
23:35un pied très pressant
23:36au Venezuela
23:37donc ça ne m'étonnerait pas
23:38qu'à un moment donné
23:39aussi il se manifeste
23:40mais après
23:41c'est aussi intéressant
23:42de voir
23:42comment cette présence
23:43de Donald Trump
23:44met très mal à l'aise
23:46la relation
23:47avec Delcy Rodriguez
23:48ça met en évidence
23:49que ce régime
23:51qui nous a toujours
23:52vendu cette idée
23:53de on s'inquiète
23:55pour les peuples
23:56on est vraiment là
23:57pour les valeurs humanistes
23:58on est là vraiment
23:59pour vous soutenir
24:00laisse tomber
24:01tous les pays
24:02encore une fois
24:03et nous travaillons
24:04encore une fois
24:05avec une gestion
24:06catastrophique
24:06et se laissent
24:07carrément porter
24:09par ces décisions
24:10des Etats-Unis
24:10qui vient maintenant
24:11exercer son tutelage
24:13en toute pompe
24:14et je suis sûre
24:16que de la même manière
24:16qu'ils ont fait
24:18presque de cinéma
24:20avec la capture
24:20de Maduro
24:21ils vont mettre
24:22en scène
24:22cette aide humanitaire
24:24qui va commencer
24:25à arriver dans le pays
24:26et ils vont essayer
24:27de marquer des points
24:28par tous les moyens
24:29sur ce que disait Mathieu
24:30très rapidement
24:30quand vous dites
24:31le shérif protecteur
24:33etc
24:33mais c'est la politique
24:34du racketteur
24:34un racketteur
24:35marseillais
24:36prétend toujours
24:37protéger la personne
24:38qui rackette
24:38exactement
24:39on va marquer
24:40une courte pause
24:41et on se retrouve
24:42on va parler
24:43d'Ukraine
24:44il y a quand même
24:45le sous-secrétaire
24:46au département d'état
24:48américain
24:49Jérémy Lewin
24:49qui dit que l'Ukraine
24:51est en train
24:51de gagner la guerre
24:52j'aimerais en parler
24:53avec nos experts
24:54sans frontières
24:54à tout de suite
24:57les experts
24:58sans frontières
25:01Mathieu Jolivet
25:03bienvenue
25:04si vous nous retrouvez
25:04dans les experts
25:05sans frontières
25:05autour de moi
25:06Sarahï Suarez
25:07journaliste
25:07franco-vénézuélienne
25:08Romualde Skiora
25:09chercheur à l'IRIS
25:11Anna Navarro
25:12correspondante
25:12de la presse portugaise
25:13en France
25:13et Adina Revol
25:15professeur affilié
25:16à Sciences Po
25:17Jérémy Lewin
25:18donc sous-secrétaire
25:19d'état américain
25:20dit que l'Ukraine
25:21est en train
25:22de gagner la guerre
25:24Adina Revol
25:25ça fait plus de
25:274 ans
25:28qu'on répète
25:29que l'Ukraine
25:29ne peut pas gagner
25:30une guerre d'usure
25:31contre une Russie
25:33bien plus grande
25:34et outillée qu'elle
25:35est-ce qu'on s'est trompé ?
25:37En tout cas
25:38les Etats-Unis
25:39changent de narratif
25:39je dirais les Etats-Unis
25:40de Trump
25:41donc en tout cas
25:41dans les déclarations
25:44on a un changement
25:46il faudrait peut-être
25:48aider l'Ukraine
25:49à gagner
25:50parce qu'aujourd'hui
25:51ils ont juste changé
25:52le narratif
25:52parce que l'aide américaine
25:54militaire a été stoppée
25:55depuis l'arrivée de Trump
25:57donc c'est bien
25:58de constater
25:58que l'Ukraine
25:59reprend du terrain
26:00elle revient
26:03quand même de loin
26:04mais il faut l'aider
26:06parce que je rappelle
26:07que l'Union Européenne
26:08s'est substituée
26:09en partie
26:10à l'aide militaire américaine
26:12avec un certain succès
26:14mais l'aide totale
26:15reste 25%
26:17inférieure
26:17à l'année dernière
26:19donc quand même
26:20il y a besoin
26:22également
26:23de l'aide américaine
26:24donc voilà
26:24et ils ont beaucoup d'outils
26:25notamment sur
26:26la Chine
26:27et l'Inde
26:28où l'Union Européenne
26:29n'agit pas
26:29sur l'extraterritorialité
26:32après je dirais
26:33pour que l'Ukraine
26:34gagne cette guerre
26:35les Européens
26:36ont également
26:36quand même
26:38beaucoup
26:38d'instruments
26:41parce qu'il y a la lutte
26:42contre la flotte fantôme
26:43parce que Poutine
26:44aujourd'hui
26:45il finance la guerre
26:46avec le revenu
26:47de cette flotte fantôme
26:48de 30 millions
26:49d'euros par jour
26:51et donc ça en fait
26:53cet argent là
26:55c'est quand même
26:56je dirais
26:57un chiffre
26:57parle de lui-même
26:58on a raisonné
27:00jusqu'à aujourd'hui
27:025 navires
27:03de ces 600 navires
27:05de la flotte fantôme
27:06donc ça
27:06ça peut être
27:06un vrai levier
27:07de pression
27:08c'est un vrai levier
27:08parce que Poutine
27:09n'a plus
27:11le fonds souverain
27:12qu'il a mis
27:15patiemment
27:15en place
27:16après l'annexion
27:17de la Crimée
27:18en 2014
27:18ça c'est fini
27:19donc maintenant
27:20il se finance
27:21le fonds pour le bien-être
27:22du peuple je crois
27:23le bien-nommer
27:24le fonds pour le bien-être
27:24du peuple
27:25maintenant il finance
27:26avec les revenus
27:27de la flotte fantôme
27:28et ces revenus-là
27:29effectivement on a
27:30les sanctions
27:30ils sont sanctionnés
27:31ces navires
27:33on peut peut-être
27:33commencer à faire
27:34en Europe
27:34un peu de zèle
27:35administratif
27:36pour vraiment
27:37les arraisonner
27:38et puis
27:40accroître le coût
27:41pour les Chinois
27:42et les Indiens
27:43qui continuent
27:43à acheter
27:44ce pétrole
27:46parce que c'est là
27:47la clé justement
27:48pour faire pression
27:49sur Poutine
27:50alors encore
27:50un dernier point
27:51Poutine
27:52il ira jusqu'au bout
27:53parce que
27:55pour lui
27:55il a toujours gouverné
27:56par la guerre
27:57et il est toujours
28:00le bien-être
28:01du peuple russe
28:02lui importe peu
28:03que ses soldats
28:04meurent en Ukraine
28:05pas de problème
28:06mais
28:06il faut que la guerre
28:08arrive en Russie
28:09et là peut-être
28:10qu'il y aura
28:10effectivement
28:11un début
28:12de revolte russe
28:14le peuple russe
28:15il s'est révolté
28:16à plusieurs reprises
28:16dans l'histoire
28:17mais justement
28:18Anna Navarro
28:19est-ce que stratégiquement
28:23les Ukrainiens
28:24j'ai l'impression
28:26qu'ils ont réussi
28:27à faire rentrer
28:28la guerre en Russie
28:29peut-être que
28:30je me trompe
28:30mais vous parliez
28:31justement
28:32du pétrole
28:33et de cette flotte fantôme
28:34le pétrole
28:34c'est vraiment
28:35le sang qui circule
28:36dans l'économie russe
28:38aujourd'hui
28:39on voit
28:39des drones ukrainiens
28:41qui frappent
28:41de manière chirurgicale
28:43et précise
28:43des raffineries russes
28:45à plus de 1500 kilomètres
28:47à l'intérieur des terres
28:48et des pénuries
28:49dans les essences
28:50et des pénuries d'essence
28:52dans toutes les régions
28:54dans toutes les régions russes
28:55est-ce que
28:55de ce point de vue-là
28:56on n'assiste pas
28:57à un moment de bascule
28:58moi j'ai ce sentiment-là
29:00mais peut-être
29:00que je me trompe
29:01absolument
29:01et ils ne peuvent pas le faire
29:02vous savez bien
29:03que leur bras
29:04a été retenu longtemps
29:05par les Etats-Unis
29:07peut-être moins
29:07par les Européens
29:08mais par les Etats-Unis
29:09c'est sûr
29:11l'administration Trump
29:12dit c'est désengagé
29:13de l'Ukraine
29:14c'est certain
29:15que pour la fourniture
29:16d'armement
29:16il faut payer maintenant
29:17c'est nous qui payons
29:18nous Européens
29:20mais pour le reste
29:22l'Ukraine ne pourrait pas
29:23frapper les raffineries
29:24et les points crucials
29:26de l'industrie militaire
29:27parce qu'il y en a aussi
29:28des usines
29:29qui sont frappées
29:30de l'industrie militaire russe
29:33sans l'appui des Américains
29:34sans les données
29:35fournies par les Américains
29:36certes vous pouvez me dire
29:38ça passera peut-être
29:39par l'Angleterre
29:39mais l'Angleterre
29:40ne peut pas fournir
29:41ces informations
29:43qui proviennent
29:44des Etats-Unis
29:45sans l'autorisation
29:46des Etats-Unis
29:46non plus
29:47les Européens
29:47ont certains moyens
29:49certes satellitaires
29:50etc
29:50mais ils n'ont pas
29:51la précision
29:52et la totalité
29:54des moyens
29:55qui sont ceux
29:55des Etats-Unis
29:56la précision
29:58des frappes ukrainiennes
29:59qui est fatale
30:00qui est vraiment terrible
30:01pour la Russie
30:02a à voir
30:03avec cette aide
30:04des Américains
30:04qui reste
30:05alors est-ce qu'il y a
30:07une autorisation
30:07de la Maison Blanche
30:08sous Trump
30:09où nous savons
30:09que les choses
30:10se passent
30:12qu'il n'y a pas
30:13un chef vraiment
30:13qui tient les rênes
30:14du pouvoir
30:15entièrement
30:16est-ce que ça vient
30:18d'un Etat profond
30:18comme on le dit souvent
30:20qui essaye de maintenir
30:21les Etats-Unis
30:22dans une certaine
30:24ligne
30:26diplomatique
30:26et militaire
30:27qui vient déjà
30:28des présidents
30:29précédents
30:30ça je ne saurais pas
30:31le dire
30:32mais l'arrière
30:32est-ce que ça
30:35va faire basculer
30:36le but c'est évidemment
30:37de créer un peu
30:38de malaise
30:39et de mécontentement
30:41dans la population
30:42mais c'est surtout
30:42d'empêcher
30:43l'approvisionnement
30:44de la ligne du front
30:46en essence
30:47et en combustible
30:48nécessaire
30:49et aussi
30:51en éléments
30:51en munitions
30:52parce qu'il y a
30:53des éléments
30:53des usines
30:54qui ont été frappés
30:55donc le but
30:56est celui-là
30:57c'est intelligent
30:58la Russie a provoqué
30:59la guerre
31:00elle la connaît
31:00sur son territoire
31:01c'est comme ça
31:02parce qu'il y a
31:03un enchaînement
31:03de signaux
31:04alors je ne sais pas
31:05si c'est des signaux
31:05faibles
31:06mais en tout cas concrets
31:06on voit sur les réseaux sociaux
31:08se multiplier
31:08des vidéos
31:10avec des Russes
31:12qui en viennent aux mains
31:13aux stations essence
31:15il y a
31:15qu'est-ce que j'ai vu d'autre
31:16j'ai vu
31:17la compagnie
31:18la compagnie aérienne
31:20Elal
31:21israélienne
31:22qui stoppe
31:23tous ses vols
31:24vers Moscou
31:24alors on dit
31:26que ce serait
31:26par manque
31:28de kérosène
31:29donc là
31:30c'est du concret
31:31soit c'est une
31:32vraiment
31:33cette grande tradition
31:34russe
31:34de la
31:36mascarade
31:37de
31:39cacher
31:40de faire croire
31:42à une situation
31:42pour que derrière
31:43puisse avoir
31:44je ne sais pas
31:44une grande investie
31:45en Ukraine
31:49mais
31:49soit
31:50c'est la réalité
31:51je pense que
31:51je pense plutôt
31:52vers cette deuxième hypothèse
31:53et on voit aussi
31:54ce qui était rare
31:55des familles
31:56qui quittent la Crimée
31:57maintenant
31:57et qui pleurent
31:58sur les réseaux sociaux
31:59la Crimée
32:00qui vient de se placer
32:01de se déclarer
32:03en situation
32:04d'urgence
32:05et reste à voir
32:05maintenant
32:06quelle va être
32:06la réaction
32:07de Poutine
32:07et surtout
32:08des personnes
32:09autour de Poutine
32:09c'est ce que j'allais
32:10vous demander
32:11Romuald Skiora
32:12si vraiment
32:14on assiste
32:14à un moment
32:14de bascule
32:15et que
32:16Kiev et l'Ukraine
32:17imposent
32:19durablement
32:19son tempo
32:21via ses redoutables
32:22drones connectés
32:23etc
32:24comment pourrait
32:25réagir
32:26Poutine
32:27s'il se sent vraiment
32:28acculé
32:29dans la durée
32:30c'est une question
32:31bon je vais aller
32:32on va pas tourner
32:33autour du pot
32:33est-ce qu'il peut
32:34appuyer sur le bouton
32:35et envoyer une bombe tactique
32:36donc une petite charge nucléaire
32:37oui
32:38de toute façon
32:39c'est une question fondamentale
32:40jusqu'où ces empires
32:41vont-ils accepter
32:43de perdre des guerres
32:44asymétriques
32:45qu'ils pourraient gagner
32:47tout le monde
32:47n'est pas Trump
32:48Trump a capitulé
32:49face à l'Iran
32:50mais Trump
32:51est un président
32:52qui est encore
32:54à la tête
32:54d'une démocratie
32:55qui a encore
32:56deux ans
32:57devant lui
32:57Poutine est un autocrate
32:59rappelons-nous
33:00ce que Napoléon
33:01répétait
33:02un roi
33:03peut perdre
33:04une guerre
33:04il sera toujours roi
33:06moi si je perds
33:07une bataille
33:07je perds mon trône
33:08et ce qui s'est passé
33:10en 1814
33:11puis 1815
33:12lui a donné raison
33:13Poutine sait très bien
33:15que si
33:16l'Ukraine
33:17ne peut pas
33:17gagner la guerre
33:18par contre
33:18l'Ukraine
33:19peut effectivement
33:20semer le trouble
33:21en Russie
33:22et parmi la population
33:23russe
33:24si l'Ukraine
33:25continue à marquer
33:26des points
33:26Poutine sait très bien
33:28que la population
33:30pourrait non pas
33:30se soulever
33:31mais commencer
33:32à gronder
33:32et que
33:33s'il se retrouve
33:34acculé
33:34menacé
33:36d'un putsch intérieur
33:36oui
33:37il pourrait devenir
33:39il y a une mouche
33:39sur le plateau
33:40il pourrait devenir
33:41très méchant
33:42elles se sont acculées
33:42elles aussi
33:43vous savez
33:43Poutine joue
33:44dans la cour
33:46elle-même
33:46en plus
33:48on me dit
33:49dans l'oreillette
33:50attention
33:50c'est un drone
33:51mais bon
33:52Poutine joue
33:52dans la cour
33:53des Kadhafi
33:55imaginons
33:55si Kadhafi
33:56avait eu
33:56l'arme nucléaire
33:57donc bref
33:57un Poutine
33:58acculé
33:58qui sait que
33:59si il est en train
34:01plus ou moins
34:01de perdre la face
34:02face à sa population
34:04il pourrait être
34:04victime
34:05d'un push intérieur
34:06push
34:07auquel il ne survivrait pas
34:08je ne pense pas
34:09qu'on le laisserait
34:10s'en aller
34:10dans une belle dacha
34:11finir ses jours
34:12paisiblement
34:12il sait très bien
34:13ce qu'il attendrait
34:14oui
34:14acculé
34:15il pourrait utiliser
34:16une bombe nucléaire tactique
34:18soit sur un lieu
34:19plus ou moins désertique
34:20en Ukraine
34:21soit carrément sur une ville
34:22et ceux qui vous disent
34:23ce n'est pas possible
34:24ça nous ferait basculer
34:25dans une nouvelle ère
34:26ils ont du caca dans les yeux
34:27ce sont les mêmes
34:28qui vous disaient
34:28que Poutine n'entrerait pas
34:29en guerre contre l'Ukraine
34:30les mêmes qui disaient
34:31que Trump ne serait jamais élu
34:32ou qu'il finirait
34:33ses jours en prison
34:33non
34:34nous sommes aujourd'hui
34:35dans un monde
34:36où règne la violence
34:37Poutine acculé
34:38pourrait utiliser
34:39une bombe nucléaire tactique
34:40et pour conclure là-dessus
34:42ceux également
34:43qui vous disent
34:43que les Etats-Unis
34:44répliqueraient
34:45non
34:45jamais les Etats-Unis
34:46n'iraient bombardés
34:46avec une arme nucléaire
34:47en Moscou
34:48encore moins
34:48j'ai entendu
34:49Macron répliquerait
34:50encore moins Macron
34:50non
34:51il y aurait
34:52oui
34:52des beaux discours
34:54mais Poutine
34:56pourrait le faire
34:57et s'en tirer
34:58un minimum
34:59la tête
34:59alors s'il franchit
35:00le rubicon
35:01si je vous suis
35:02s'il franchit le rubicon
35:03et qu'il appuie sur le bouton
35:04et qu'il envoie une bombe tactique
35:05est-ce qu'il ne coupe pas définitivement
35:07le lien
35:08avec ses derniers alliés précieux
35:10que sont la Chine et l'Inde
35:11non
35:12la Chine
35:13effectivement
35:13une fois encore
35:14c'est le banquier
35:16aujourd'hui
35:16de la Russie
35:17l'Inde est un partenaire
35:19indispensable
35:20à la Russie
35:21mais une fois encore
35:21on parle d'un Poutine
35:23acculé
35:24on parle pas d'un Poutine
35:25qui ferait cela
35:26par stratégie
35:27c'est un Poutine
35:28qui sait
35:28que si l'Ukraine
35:29continue à marquer des points
35:30il va se retrouver
35:32face à un coup d'état
35:32et donc avec une balle
35:33dans la tête
35:34voyons les choses
35:35telles qu'elles sont
35:36donc Poutine
35:36ne réfléchira pas
35:38à l'impact
35:39sur la relation
35:40avec la Chine
35:41ou avec l'Inde
35:41il fera
35:42ce que nous avons dit
35:44ensuite
35:44en imaginant
35:45qu'il procède
35:46à un tir
35:47de bombes nucléaires
35:48tactiques
35:49sur une ville ukrainienne
35:50ou sur le territoire ukrainien
35:51oui
35:52évidemment
35:53que la Chine
35:54rouspètera
35:55mais la Chine
35:56ne va pas rompre
35:56ses liens
35:57avec la Russie
35:58ni l'Inde
35:59c'est terrible à dire
36:01mais
36:01vous savez
36:02on est trop habitués
36:03dans notre monde
36:04à croire que
36:05ce qui n'est encore
36:07jamais arrivé
36:07ne pourrait pas arriver
36:08mais il faut quand même
36:09être lucide
36:10et se réveiller
36:10nous vivons dans un monde
36:11où règne la menace nucléaire
36:13depuis 80 ans
36:14il ne faut pas
36:15s'illusionner
36:16un jour ou l'autre
36:17cette menace
36:17pourrait devenir réelle
36:20Sarahi Suarez
36:21je profite du fait
36:22que vous soyez
36:22une journaliste vénézuélienne
36:24un autre signe
36:26qui peut montrer
36:27que Vladimir Poutine
36:29est de plus en plus
36:30acculé
36:31c'est que
36:32en temps normal
36:33Vladimir Poutine
36:34et la Russie
36:35auraient été
36:36beaucoup plus présents
36:37au Venezuela
36:39dans la crise
36:39que traverse
36:40politique
36:41diplomatique
36:42que traverse
36:42le Venezuela
36:44je trouve ça
36:45assez fou
36:45et spectaculaire
36:46le silence
36:47et l'inaction russe
36:50dans cette période
36:51que traverse
36:51le Venezuela
36:52sachant que
36:52c'est quand même
36:53un allié historique
36:55de l'ère Maduro
36:58certainement
36:59et c'est encore
37:00plus étonnant
37:01parce qu'à l'instant
37:02on parle
37:02je ne sais pas
37:03si la mission
37:03aura déjà terminé
37:04mais il y avait
37:05une commission
37:05de Venezuela
37:06qui était sur place
37:07qui était à Moscou
37:08je l'ai su
37:09par des sources
37:09proches
37:11au Venezuela
37:12qui se trouvait
37:13à Moscou
37:14au moment
37:14de tremblements
37:15de terre
37:15et pourtant
37:16même avec une présence
37:18sur place
37:18silence radio total
37:19évidemment
37:20il a d'autres chats
37:21à fouetter
37:22il est occupé
37:23à gérer
37:23la situation actuelle
37:25avec l'Ukraine
37:26et rappelons-nous
37:28comme le disait
37:29Anna aussi
37:29tout à l'heure
37:31la guerre
37:32se gagne
37:32effectivement
37:33sur le terrain
37:33avec la tactique
37:34etc
37:34mais aussi
37:35avec le récit
37:36et c'est lui
37:36qui contrôle l'histoire
37:37donc la manipulation
37:38finalement
37:39pour les uns
37:39et pour les autres
37:40que ce soit
37:40du côté des Ukrainiens
37:41en disant
37:42on a gagné la guerre
37:43c'est fini
37:43ou pour Poutine
37:45à mettre des allumettes
37:46un peu
37:46et ils sont très très bons
37:48justement
37:48pour la maîtrise
37:49de réseaux sociaux
37:50créer
37:50des informations
37:52fausses etc
37:52et utiliser
37:53les pénuries
37:54pour justement
37:55gagner un peu
37:56de soutien
37:57ça fait aussi partie
37:59des stratégies
38:01dans cette guerre
38:02qui n'a pas l'air
38:03de terminer
38:04silence russe
38:05donc tant au Venezuela
38:06qu'à Cuba aussi
38:08par exemple
38:08j'aimerais vous faire
38:09écouter maintenant
38:10ça c'est une scénette
38:11qui s'est passée
38:12dans la nuit de mercredi
38:14à jeudi
38:15nous sommes dans
38:16le bureau Oval
38:18et on a le secrétaire général
38:19de l'OTAN
38:20Marc Routte
38:21qui est avec
38:23toute une assistance
38:24américaine
38:24autour de Donald Trump
38:25tout le monde assis
38:26lui va se lever
38:28Marc Routte
38:29et se lancer
38:30dans un exposé
38:32pour commenter
38:33des graphes
38:34à la gloire
38:35de Donald Trump
38:35écoutez-le
38:40Donald Trump
38:41a réussi
38:41ce que personne
38:42n'avait réussi
38:43ce graphique
38:44montre ce que j'appelle
38:45le Trump Trion
38:47ça représente
38:48l'augmentation
38:49des dépenses
38:49de défense
38:50des Européens
38:50et des Canadiens
38:52depuis votre arrivée
38:52au pouvoir
38:53en 2017
38:56Adina Revol
38:57
38:59quand on écoute ça
39:00est-ce qu'on est
39:01dans de la flatterie
39:02ou sinon
39:02plus sérieusement
39:03dans de la diplomatie
39:05de crise
39:06à un moment
39:07très important
39:07où l'Europe
39:08voit se refermer
39:09le parapluie sécuritaire
39:10américain
39:10en tout cas
39:11c'est pas du tout
39:12étonnant
39:13ces images
39:13ne m'étonnent absolument pas
39:14parce que
39:15le même Marc Routte
39:16au sommet de l'OTAN
39:18à l'AE
39:18a envoyé un SMS
39:19à Trump
39:20en l'appelant
39:21dédi
39:21donc il n'y a rien
39:22d'extraordinaire
39:23c'est la même stratégie
39:24c'est la flatterie
39:25et ça fait partie
39:26d'une certaine façon
39:27des différentes humiliations
39:28que Trump inflige
39:29à l'Europe
39:29depuis son arrivée
39:30pour le deuxième mandat
39:31mais encore une fois
39:33ça montre que
39:35l'Europe
39:36n'est pas
39:38capable
39:39de maîtriser
39:39son destin
39:40et pour maîtriser
39:40son destin
39:41il y a deux choses
39:42qu'elle a abandonnées
39:43depuis son origine
39:44l'autonomie énergétique
39:46et l'autonomie militaire
39:47donc elle doit
39:48finaliser ce chapitre
39:50qu'elle a commencé
39:51en 1954
39:51avec la communauté
39:52européenne de défense
39:54qui a été rejetée
39:54par le Parlement français
39:55et enfin réfléchir
39:57non pas à une industrie
39:59européenne de défense
40:00c'est pas suffisant
40:02réfléchir ensemble
40:03à ce que ça veut dire
40:06une défense européenne
40:08on voit qu'avec
40:09l'échec du SCAF
40:11on a encore
40:11beaucoup
40:12beaucoup
40:12de réflexions
40:13à mener
40:14j'aime faire l'avocat
40:15du diable
40:15mais en même temps
40:15quand on voit
40:16ce graphe
40:16Trump-Chulian
40:18qui est totalement
40:19scénographié
40:20pour Donald Trump
40:21etc
40:21mais il montre
40:221200 milliards
40:23de dollars
40:24de dépenses
40:25supplémentaires
40:27européennes
40:27dans la défense
40:30depuis 2017
40:32donc depuis Trump 1
40:33et quelque part
40:34est-ce que quelque part
40:35même avec ces méthodes
40:37de voyous
40:37de raquettes
40:38comme nous dit Romuald
40:39est-ce que quelque part
40:40sans Trump
40:41on n'aurait pas réussi
40:43à accentuer
40:44nos dépenses
40:45de défense
40:47nécessaires
40:47pour gagner
40:48en autonomie stratégique
40:49mais en fait
40:50il y a deux dictateurs
40:52de certaines personnes
40:52qui nous ont réveillés
40:53Poutine
40:54et puis Trump
40:55donc c'est bien
40:56on a été réveillés
40:57c'est bien
40:57mais maintenant
40:58il faut mettre
40:59tout en oeuvre
41:01alors pour la défense
41:02on a quand même
41:03investi davantage
41:04mais c'est assez paradoxal
41:06parce que
41:06avant on investissait
41:08aussi pas mal
41:09mais on a acheté
41:10de la technologie américaine
41:11maintenant
41:11l'effort de défense
41:13il y a une obligation
41:15d'investir au moins
41:16de 40%
41:17dans du made in Europe
41:18donc en fait
41:19on va acheter
41:20forcément
41:21moins de technologie
41:23américaine
41:23donc effectivement
41:24on paye plus
41:25pour notre défense
41:27et ce qui est bien
41:28parce qu'enfin
41:28on va réussir
41:29à avoir
41:30j'espère
41:31mais le SCAF
41:32justement
41:32elle a montré
41:33qu'on va avoir du mal
41:34à voir ce modèle
41:35comment
41:35parce qu'aujourd'hui
41:36en Europe
41:36ce qui se passe
41:37c'est que
41:37là où les américains
41:38ils ont 39 modèles
41:40pour toute leur armée
41:42en Europe
41:42on a plus de 200
41:43donc on a une déperdition
41:45de moyens
41:46qui est juste extraordinaire
41:47parce qu'on investit
41:48mais on investit mal
41:49Justement
41:50j'aimerais vous faire écouter
41:51le patron de Naval Group
41:52c'est pas n'importe quoi
41:53Naval Group en France
41:54il était à la mi-journée
41:56sur BFM Business
41:57et il parle justement
41:58de préférences européennes
41:59dans les achats de défense
42:00écoutez
42:02Pierre-Éric Pommelet
42:03le patron de Naval Group
42:05Peut-être pour dire
42:06qu'on a vu
42:07chez Naval Group
42:08ces dernières années
42:10une part extrêmement importante
42:12de nos activités internationales
42:13prises par l'Europe
42:14en 2019
42:15nous n'avions aucun contrat
42:17opérationnel en Europe
42:19aucun, zéro
42:20en 2026
42:21c'est près d'un milliard
42:22de notre chiffre d'affaires
42:23qui est réalisé en Europe
42:24et qui représente
42:2620% de l'activité globale
42:27de Naval Group
42:27Et vous l'analysez comment ?
42:29En fait c'est tout ce qu'on se dit
42:31sur l'Europe
42:31sur l'augmentation
42:33des budgets de défense
42:34et la prise de conscience
42:35de l'Europe
42:37de se réarmer
42:38et d'être capable
42:40de se protéger
42:41en souveraineté
42:42ou le plus en souveraineté possible
42:43et dans le domaine du Naval
42:45l'Europe est devenue
42:47pour Naval Group
42:47une zone extrêmement importante
42:50au service
42:51des citoyens de l'Europe
42:52dont nous faisons partie
42:54Une réaction à Anna Navarro
42:56la préférence européenne
42:57vous y croyez
42:57ça va être un accélérateur
42:59de l'autonomie stratégique européenne ?
43:00Je pense qu'il y a vraiment
43:01un désir
43:02notamment le dernier livre blanc
43:03de l'Union Européenne
43:04la commission concernant
43:06effectivement
43:07donner les moyens financiers
43:08et juridiques
43:09à l'Europe
43:12de mettre en oeuvre
43:13des objectifs
43:14notamment
43:14de production
43:15d'armement
43:16ou d'équipements militaires
43:18mais il n'en reste pas moins
43:19qu'on produise
43:20ok
43:20on investit 800 milliards
43:22on donne des objectifs
43:24matériels
43:24mais pour quelle stratégie ?
43:26La stratégie n'est pas définie
43:27et à un moment donné
43:27ça va nous sauter à la figure
43:30est-ce qu'on y pense vraiment
43:31et on commence
43:32à définir une doctrine
43:34ce qui pourrait être
43:35une structure
43:36de défense européenne
43:37on sait que c'est
43:37extrêmement complexe
43:38on sait que ça va être
43:39très difficile
43:40d'avoir même
43:40un commandement militaire
43:41européen
43:42l'OTAN
43:43c'est l'américain
43:43qui commande
43:44donc tout est résolu
43:45est-ce qu'on peut
43:46à un moment donné
43:47s'affranchir de l'OTAN ?
43:48Ce sont autant de questions
43:49mais surtout
43:50au niveau stratégique
43:51et pour quelle politique
43:54diplomatique
43:55quelle politique étrangère
43:56donc tout ça
43:57va nous sauter
43:58à un moment donné
43:59à la figure
44:00et il faudrait
44:01commencer à y réfléchir
44:02sérieusement
44:03parce que si
44:03on parie sur des moyens militaires
44:05qui ensuite
44:07ne sont pas adaptés
44:08aux missions
44:08qui vont se donner
44:10et qui ne seront pas adaptés
44:11à l'évolution même
44:12militaire
44:13de la guerre
44:14de l'art de la guerre
44:15comme disait
44:15Sanzo
44:16et bien
44:18on reste les droits
44:19dans le mur
44:20Merci beaucoup
44:21on va terminer
44:22ces experts sans frontières
44:23par vos cartes blanches
44:24je rappelle
44:24vous avez tous
44:26des doubles nationalités
44:28des origines
44:29que ce soit
44:29du Portugal
44:31américaine
44:32100% portugaise
44:37américaine
44:38vénézuélienne
44:39roumaine
44:40et vous avez des articles
44:42qui viennent de vos pays
44:43respectifs
44:43ou qui évoquent
44:44ces pays
44:45ces pays d'origine
44:46je commence avec vous
44:47Romuald
44:47vous avez choisi
44:48un article
44:49du New York Times
44:50qui évoque
44:51le mariage gay
44:52aux Etats-Unis
44:53je crois qu'il divise
44:54les républicains
44:55Oui à nouveau
44:55écoutez
44:56après les mesures
44:57qui ont été prises
44:58contre les femmes
45:00l'avortement
45:01évidemment
45:02qui n'est plus autorisé
45:03au niveau fédéral
45:04la pilule du lendemain
45:06qui est aujourd'hui
45:07interdite
45:07dans la plupart
45:08des Etats
45:08du Sud-Est
45:09c'est à dire
45:10qu'une femme
45:10qui aurait besoin
45:11de cette pilule
45:11doit traverser
45:12ces deux Etats
45:12donc c'est plus
45:13vraiment la pilule
45:13du lendemain
45:14la pilule elle-même
45:15qui est maintenant
45:15sur la sellette
45:16c'est le mariage gay
45:17qui se trouve
45:18à nouveau menacé
45:19et je crains
45:22fortement
45:22que certains républicains
45:24réussissent
45:25prochainement
45:26à réamener
45:27cette question
45:28devant la Cour suprême
45:29et on verra
45:29ce que la Cour décidera
45:31un article
45:32est retrouvé
45:32dans le New York Times
45:33je continue avec vous
45:34Anna
45:34vous avez choisi
45:36l'hebdomadaire portugais
45:38Vissao
45:38je prononce très mal
45:39Vissao
45:40parfait
45:41qui lui fait sa couverture
45:43sur l'érosion
45:44du littoral
45:44au Portugal
45:45oui
45:46qui est un énorme
45:47problème
45:47chez nous
45:48comme en France aussi
45:49sur le littoral
45:49surtout
45:50Atlantique
45:51il nous rappelle
45:53ce qui se passe
45:54le Portugal
45:54sur 50-60 ans
45:57a perdu
45:57l'équivalent
45:5714 000 terrains
45:58de foot
45:59sur une bande
46:00de 400 kilomètres
46:01littoral
46:02il y a l'agence
46:03pour l'environnement
46:04qui
46:06dans une partie
46:06de son capital
46:08ses investissements
46:08sont surtout
46:09pour essayer
46:09d'amener du sable
46:10des pontons
46:11des modalités
46:16des astuces
46:17d'ingénieurs
46:18pour essayer
46:19de parer
46:19à ce problème
46:20mais il est grave
46:21et à un moment donné
46:21c'est pas seulement
46:22que le littoral
46:23s'effondre
46:23qui est un paramètre
46:24c'est que l'eau
46:25ça les rentre
46:26dans les terres
46:27que ça a vraiment
46:28des conséquences
46:29sur l'habitation
46:30sur l'habitat
46:30etc
46:31c'est ça
46:31il y a comme en France
46:32aussi un sujet
46:33sur les habitats
46:34qui deviennent
46:35dans des zones
46:35inondables
46:37et aujourd'hui
46:39avec des PLU
46:40qu'il faut changer
46:41des gens déplacés
46:42et vous avez
46:43des plans en France
46:43qui sont plus avancés
46:44que chez nous
46:45qui sont extraordinaires
46:45faits par des experts
46:47extraordinaires
46:47et qui sont tout autant
46:49ignorés chez nous
46:50que chez vous
46:50par les pouvoirs publics
46:51que ce soit territoriaux
46:52aux nationaux à Paris
46:53Un dernier mot
46:54sur Vissao
46:55qui est vraiment
46:56un hebdomadaire
46:57qui vous tient à cœur
46:58et qui lance
46:59une opération
47:00de crowdfunding
47:00parce que c'est un journalisme
47:02de qualité
47:02mais qui est en difficulté
47:03je crois
47:04Énorme difficulté
47:04c'est l'hébdomadaire
47:05le plus lu au Portugal
47:06chaque numéro
47:07publié à environ
47:088 à 10 lecteurs
47:10et en même temps
47:11il faisait partie
47:11d'un groupe
47:12qui est sur liquidation judiciaire
47:14mais ce titre
47:15il est viable
47:16et les journalistes
47:17se battent
47:18pour le maintenir
47:19ils sont en train
47:21de travailler
47:22de chez eux
47:22depuis un an
47:24et de maintenir
47:24un magazine
47:25qui est dans les kiosques
47:26tous les jeudis
47:27comme celui-là
47:28dont on vient de parler
47:29et dans le journal de qualité
47:30et je peux en attester
47:31de bonne foi
47:32et le nombre de lecteurs
47:33est toujours
47:34si quelqu'un veut
47:36contribuer
47:36à ce crowdfunding
47:38je l'incite
47:39voir un investisseur
47:41avoir un très beau titre
47:42portugais
47:42comme porte d'entrée
47:43dans le capital
47:44dans l'économie
47:45vous savez quoi
47:47on va faire passer
47:47le message
47:48je vais faire passer
47:50le message
47:50à Xavier Niel
47:53Adina
47:54vous c'est un article
47:55du monde
47:55sur la Roumanie
47:56qui s'enfonce
47:57dans la crise politique
47:58oui oui
47:59c'est très intéressant
48:00parce que
48:00les socialistes roumains
48:02qui étaient
48:03dans un gouvernement
48:04une sorte de union
48:05national
48:06avec
48:07les conservateurs
48:08et puis
48:10les
48:11les centristes
48:13ils ont décidé
48:14de s'allier
48:14au
48:17parti
48:17d'extrême droite
48:18pour faire tomber
48:20ce gouvernement
48:20dont il faisait partie
48:21et depuis
48:22maintenant
48:23plus d'un mois
48:24la Roumanie
48:24est dans une profonde
48:25crise
48:26politique
48:27alors que
48:29c'est un pays
48:29qui partage
48:30une grosse frontière
48:31avec l'Ukraine
48:32l'absorption
48:33du fond de relance
48:34du plan de relance
48:35doit finir
48:36avant le 31 août
48:37c'est beaucoup d'argent
48:38il reste environ
48:3920 milliards
48:40encore
48:40à recevoir
48:41et puis
48:42le programme
48:44de défense européen
48:45pareil
48:45la Roumanie
48:46est un des récipiendaires
48:47après la Pologne
48:48et donc tout ça
48:49s'est mis en suspens
48:51il n'y a rien qui avance
48:52le pays est plus divisé
48:53que jamais
48:54un article à retrouver
48:55dans le journal
48:57Le Monde
48:57on termine avec vous
48:58Sarah Issuarez
48:59vous aussi
48:59vous voulez mettre en avant
49:00un média vénézuélien
49:02de grande qualité
49:04d'information indépendante
49:05tout à fait
49:06qui s'appelle
49:06La Granaldéa
49:07La Granaldéa
49:08très bonne prononciation
49:09en effet
49:10au Venezuela
49:12on a eu
49:12parmi les multiples victimes
49:14de ce régime autoritaire
49:16la liberté de presse
49:17et la liberté d'expression
49:18il y a énormément
49:19de médias qui ont fermé
49:20des médias papiers
49:21qui ont vécu
49:22une bataille totale
49:25parce qu'ils ont coupé
49:26justement
49:26les ressources
49:27afin d'empêcher
49:28la sortie
49:29des journaux
49:30donc aujourd'hui
49:32on n'a que quelques médias
49:33qui arrivent à survivre
49:34en ligne
49:35et La Granaldéa
49:36c'est une initiative
49:36des journalistes indépendantes
49:38il y a beaucoup d'analyses
49:39sur les prisonniers politiques
49:40il y a des dossiers
49:41très profonds
49:42sur la crise
49:43sur différents aspects
49:45au Venezuela
49:46c'est un groupe
49:47pour la plupart
49:48des journalistes bénévoles
49:50on contribue
49:51sur cet espace
49:52histoire de pouvoir partager
49:53ce qui se passe
49:55dans le pays
49:55et c'est un lieu
49:57de résistance
49:57aujourd'hui au Venezuela
49:59Allez tous
50:00allons tous
50:00découvrir ce lieu
50:01de résistance
50:02La Granaldéa
50:04média d'information
50:05indépendant
50:06nécessaire et crucial
50:07vénézuélien
50:08merci à tous
50:09nos experts sans frontières
50:10Sarahï Suarez
50:11on est heureux
50:11de vous retrouver
50:12parmi nous
50:13dans les experts sans frontières
50:14journaliste franco-vénézuélienne
50:15Romuald Sciorra
50:16chercheur associé à l'IRIS
50:18auteur de
50:18America 250
50:19une histoire graphique
50:21des Etats-Unis
50:21aux éditions
50:22Les Nouveaux Éditeurs
50:23et à paraître
50:23un lettre ouverte à Trump
50:24d'un Américain de papier
50:26que tout le monde attend
50:27Anna Navarro
50:28correspondante de la presse
50:29portugaise en France
50:30et puis Adina Revol
50:31professeur affilié
50:33à Sciences Po
50:33merci à tous
50:34pour ces échanges
50:35discussions passionnantes
50:37et éclairantes
50:38très beau week-end
50:39à tous sur BFM Business
50:40et tout de suite
50:41le journal de Stéphanie Collot
50:44Les experts sans frontières
50:45sur BFM Business
Commentaires

Recommandations