- il y a 7 minutes
Ce jeudi 20 août, Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, Stéphane Lévy, stratégiste chez Irivest IM, et Joachim Hermann, analyste chez Kepler Unigestion, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente Good Morning Market, Etienne Braque.
00:06C'est parti pour Good Morning Market, on est ensemble pendant une demi-heure, dans une poignée de secondes, le
00:10Club de la Bourse.
00:11On va bien sûr revenir sur cette intervention de Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor,
00:15qui a donc annoncé hier que les Etats-Unis allaient racheter un peu plus d'obligations.
00:20Alors ça a eu un effet assez négligeable sur le marché obligataire, par contre, je le disais en préambule,
00:24le dollar, lui, il continue de se replier, le dollar index qui est sur des plus bas de 3 mois.
00:30Ça profite notamment aux actifs libellés en dollars, à commencer donc par l'once d'or qui est au-delà
00:34des 4550 dollars.
00:36Le pétrole est toujours au-delà des 91 dollars, 84 dollars pour le WTI.
00:41Vous l'avez vu ce matin dans la matinale, c'est toujours compliqué dans le détroit d'Hormouz,
00:45un détroit dans lequel il y a toujours assez peu de navires maritimes en ce qui concerne les matières premières
00:49qui transitent.
00:50Du côté des entreprises à suivre ce matin, J.D. Sport, du secteur bien sûr de la distribution à Londres,
00:57qui revoit à la baisse ses prévisions pour cette année.
00:59Visiblement, la consommation est toujours compliquée en Europe, y compris donc à commencer par le Royaume-Uni.
01:06Et donc ce titre qui est attendu en forte baisse tout à l'heure à 9h.
01:11Good Morning Market sur BFM Business
01:14Pendant un petit quart d'heure avec nous ce matin, en plateau, Romain Haumont.
01:17Bonjour Romain.
01:18Bonjour.
01:18Merci de nous accompagner ce matin.
01:20Vous êtes macroéconomiste et stratégique chez Natixis IM.
01:23Et Stéphane Lévy.
01:24Bonjour Stéphane.
01:25Bonjour.
01:26Merci également d'être avec nous ce matin.
01:28Vous êtes également stratégique chez Irivest IM.
01:31Alors Romain Haumont, il faut un peu nous expliquer,
01:32parce qu'on connaît les rachats d'actions, les rachats d'obligations pour les sociétés,
01:37mais il y a les États aussi qui en font.
01:39C'est vrai qu'il y a un voir buyback aux États-Unis, on se dit c'est quoi cette
01:42histoire ?
01:42Alors c'est vrai qu'on est sur des montants qui comme ça peuvent paraître importants,
01:4683-84 milliards de dollars que les États-Unis vont injecter
01:50afin de racheter des obligations, notamment des échéances sur du 10 ans, voire même du 30 ans.
01:57C'est un montant en fait qui est négligeable par rapport aux émissions de dette,
01:59si on veut remettre un petit peu les choses dans leur contexte.
02:02C'est tout à fait juste.
02:03Vous avez raison de souligner que c'est, grosso modo, le Trésor américain a pour habitude
02:08de racheter des titres de dette lorsque l'on a des maturités ou des marchés qui ont peu de liquidités.
02:13C'est ce qui permet finalement de faire un petit peu de tuyauterie, de tuyauterie fiscale
02:17et permettre finalement un bon fonctionnement en termes de liquidités sur les marchés.
02:21Maintenant, on a cette annonce de M. Bessen qui nous explique qu'il va sans doute vouloir relever
02:26de 2 à 4 milliards le plafond des opérations de rachat sur les maturités qui vont de 10 à 30
02:33ans.
02:34Et quand on pense à cela, c'est avant tout un signal.
02:37Parce que quand on regarde les agrégats, le Trésor américain en 2025 a racheté 90 milliards de titres.
02:45Cette année, on est déjà aux alentours de 143 à 144 milliards.
02:48Quand on remet ça en perspective des montants à refinancer de la dette américaine, c'est absolument risible.
02:55Pourquoi ? Quand on regarde la dette américaine à refinancer cette année,
02:58on est de l'ordre de 30 à 33% du stock de dette.
03:01Et rappelons-le, le stock de dette maintenant, c'est 40 000 milliards.
03:04Voilà, le seuil symbolique a été franchi cette nuit.
03:07Bien plutôt qu'anticipé.
03:08On aura peut-être l'occasion d'en reparler dans un instant, mais ça devait plutôt arriver début 2027.
03:13Mais c'est quoi aujourd'hui l'intérêt de faire ça ?
03:15C'est d'apporter de la liquidité ?
03:16Essayez d'envoyer un message au marché en disant tout est sous contrôle, on surveille la situation,
03:20on ne laissera pas les taux longs continuer de grimper ?
03:22Il y a les deux dimensions au problème.
03:26On a avant tout un problème de liquidité.
03:28On sait très bien qu'il y a un désamour de plus en plus progressif de la part des investisseurs
03:33sur les maturités longues de la courbe d'emprunt souverain.
03:38Et on a aussi finalement ce message, mais qui va finalement être un test de crédibilité aussi
03:43pour le Trésor américain, qui nous explique qu'il est disposé finalement à amener de la liquidité.
03:48Mais c'est ce qu'on appelle un operation twist.
03:50En soi, le Trésor américain va devoir s'endetter pour racheter également ses titres de dette.
03:54À plus cher peut-être que les obligations qu'il va racheter ?
03:58Absolument.
03:59Absolument.
03:59Parce que normalement, quand vous refinancez votre crédit, c'est pour des conditions plus favorables.
04:03Là, c'est le cas.
04:04C'est le cas ?
04:05Oui, puisqu'il va en fait se financer à taux courts, donc sur des taux beaucoup plus bas,
04:09et profiter de la pontification de la courbe.
04:11Donc c'est un des intérêts, par ailleurs, pardon, de cette démarche.
04:16Alors c'est très marginal, mais ça a pour conséquence de faire baisser très modestement,
04:21mais de faire baisser le coût du financement de la dette américaine par le gouvernement.
04:25Mais c'est encore remettre le problème à deux mains sur des échéances courtes.
04:28Ah oui, c'est de la com, c'est de la pure com, et je ne suis pas convaincu que
04:34ce soit la meilleure des idées,
04:35parce que, évidemment, ça va éveiller les soupçons du marché.
04:42Avec Donald Trump hier qui a réagi par rapport à cela en disant que le problème, c'est toujours le
04:46même,
04:46c'est le taux d'intérêt de la Fed.
04:49Alors à un moment, on se souvient que c'était Jérôme Too Late,
04:51alors là, il n'a pas encore trouvé un surnom pour Kevin Warch,
04:53mais il dit concrètement, le taux, il est à 0,5% en Suisse, il est à 3,5%
04:59aux États-Unis,
05:00ce n'est pas normal.
05:01Oui, oui, effectivement.
05:03La situation n'est pas du tout la même en termes de dynamique, d'inflation, de croissance, tout ce qu
05:06'on veut.
05:06C'est une vision assez trumpienne de la situation.
05:10Je crois que les taux d'intérêt américains, ceux de la Fed, qui pour rappel sont à 3,75%,
05:16comptent par exemple un taux à 2,25%, sont à des niveaux qui sont relativement, je dirais, normaux
05:21au regard des normes historiques.
05:24Ça nous amène à des taux réels qui ne sont finalement pas très très loin de zéro.
05:29Donc on n'est pas sur des taux qui sont particulièrement élevés,
05:32contrairement à ce que M. Trump nous martèle.
05:35C'était plus le cas, par contre, il y a un an.
05:36Mais c'est désormais, plus réellement, je crois, une réalité sur laquelle il peut peser.
05:43D'autant plus que le marché est toujours dans le flou.
05:45Sur la perspective de la Fed, on a eu des minutes hier,
05:49donc c'est le compte-rendu de la dernière réunion,
05:50Romain Aumont, ça a été publié hier soir,
05:54qui montre qu'on a toujours, comme attendu, c'était bien sûr anticipé,
05:58plusieurs membres de la Fed qui souhaitent relever les taux.
06:01On a plusieurs membres de la Fed qui souhaitent remonter les taux.
06:05Ils étaient trois à la dernière réunion,
06:06donc ça, c'était acté dans la publication de ces minutes.
06:10Entre cette réunion et finalement, aujourd'hui, la publication hier des minutes,
06:15on a quand même eu quelques faisceaux d'informations qui sont assez rassurants pour le marché.
06:18Ce qui explique que le marché n'a pas vraiment bougé, finalement, lors de la publication de ces minutes.
06:23On a une inflation qui décélère et qui surprend un petit peu à la baisse le consensus.
06:27On a des données d'activité qui ne sont pas aussi fortes que prévu.
06:30On a toujours une croissance résiliente, mais on est loin d'une surchauffe de l'économie américaine.
06:33Et donc, ça donnera sans doute du grain à moudre du côté des doves,
06:39donc des colombes, des expansionnistes monétaires,
06:41pour temporiser et pour finalement adopter une posture attentiste.
06:46Comme vous le disiez, on est à l'heure actuelle sur une sorte de borne basse de la neutralité
06:51sur la posture de politique monétaire avec ces taux de la Réserve fédérale.
06:55Et donc, on peut s'attendre à un statu quo monétaire.
06:59Le marché, lui, anticipe encore une hausse de taux d'ici le premier trimestre 2027 pour la Réserve fédérale.
07:04Mais bien évidemment, c'est le marché qui est en train de faire le travail de la Réserve fédérale.
07:09Il n'en demeure pas moins qu'on considère, nous, au sein de Natix ICM,
07:12qu'il est tout à fait raisonnable pour la Réserve fédérale d'attendre finalement le début de l'année 2027
07:19pour réévaluer sa posture en sachant qu'on va avoir les fameux résultats des groupes de travail
07:25qui vont arriver aux alentours de décembre 2026.
07:28Et là, on va savoir ce qu'il en est finalement de la nouvelle posture de la Réserve fédérale.
07:32On a M. Warche qui nous explique par contre qu'il souhaiterait réduire le nombre de réunions.
07:37Ça a été relevé dans les minutes.
07:38On passerait de 8 réunions par an à 6 réunions par an.
07:42La loi fédérale indique qu'il faut en faire au moins 4.
07:45Donc, on est dans les clous.
07:46Mais ça signifie quand même que M. Warche veut donner plus de valeur aux réunions,
07:51aux prises de parole de la Réserve fédérale.
07:54En sachant que jusqu'à présent, on est un petit peu frustré quant au contenu informationnel de ces réunions.
08:01Comment vous positionnez par rapport à tout cela aujourd'hui Stéphane Lévy ?
08:04Parce que c'est vrai que du côté de la BCE, le marché s'est acté.
08:08Pour lui, il y a plus de 90% la hausse de taux en septembre.
08:11Par contre, aux États-Unis, on voit que le marché, là aussi, remet à demain le problème.
08:17Oui, pour une raison qu'a très bien expliqué Romain.
08:20C'est que, finalement, aux États-Unis, on n'est pas très très loin d'une forme de neutralité.
08:24Donc, c'est extrêmement compliqué d'avoir un biais.
08:27Il y a des forces qui sont parfois contradictoires.
08:31Si, par exemple, on s'intéresse à ce qu'attendent des investisseurs en termes d'inflation.
08:35Ça, c'est important.
08:36Quand je regarde, par exemple, les break-even d'inflation, c'est-à-dire les points morts,
08:40ce qu'on extrait d'un marché obligataire désindexé,
08:43on a aujourd'hui une inflation attendue dans un an aux États-Unis qui est inférieure à 2%.
08:48Donc, ça, très clairement, c'est des pressions qui sont plutôt déflationnistes,
08:52qui vont vers une baisse des taux, qui donnent un peu, je dirais, des billes aux acteurs les plus dovish.
09:02En Europe, on est sur une situation qui est un peu différente.
09:05L'inflation dans un an en Europe sera plus élevée, selon les investisseurs obligataires,
09:09qu'aux États-Unis.
09:12Le break-even d'inflation français, par exemple,
09:15c'est ce que les gens parient là-dessus, c'est des vrais paris boursiers.
09:19On est à 2,70.
09:22Et c'est fiable ?
09:23Alors, ça dépend.
09:27Ça dépend.
09:27On en revient au sujet d'Hormuz.
09:29En tout cas, c'est quelque chose de très, très fiable.
09:32Je dirais, dans la construction d'un discours et d'un narratif.
09:35Pourquoi ?
09:36Parce que le marché est en permanence, quelque part, en anticipation de la réalité.
09:41En général, 12 mois d'avance sur les événements.
09:44Donc, être sensible à ce que pensent les spécialistes, je dirais, de l'inflation qui sont,
09:49les investisseurs obligataires en indexé, aujourd'hui, vis-à-vis de ce qui va se passer dans 12 mois,
09:54est une information importante pour l'allocataire d'actifs.
10:01Donc, je partage vraiment cet avis.
10:03Je pense que M. Worsch va, enfin, la Fed va temporiser
10:07et ne va pas monter les taux cette année,
10:09contrairement à ce qu'attend le consensus,
10:11qui price à peu près 25 points de base de hausse d'ici la fin de l'année.
10:15Quant à la BCE, on va avoir une hausse de taux très probablement en septembre,
10:18suivi très probablement d'une deuxième en décembre ou au début de l'année prochaine.
10:23Évidemment, modulo l'évolution de ce qui se passe dans le monde géopolitique.
10:28Mais je vois mal...
10:30On a beaucoup reproché à la Fed d'avoir monté les taux,
10:34d'avoir, pardon, baissé les taux juste avant l'expérience présidentielle.
10:38On lui a reproché d'être un soutien un peu implicite à M. Biden à l'époque.
10:41Je la vois mal intervenir et se positionner aujourd'hui alors qu'on approche des mid-terms.
10:46Donc, le sujet des taux longs, aujourd'hui, c'est quand même un sujet important.
10:51On le voit, Romain Aumont, ça bloque un petit peu sur la partie action
10:54avec cette progression assez forte, tout de même des rendements.
10:58Est-ce que ça peut, aujourd'hui, continuer à bloquer ?
11:01C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un investisseur, il peut trouver sur du 30 ans 5 %.
11:06C'est quand même pas mal si on regarde par rapport au rendement moyen de beaucoup d'indices boursiers.
11:11Est-ce qu'aujourd'hui, vous voyez encore les indices américains aller plus haut,
11:14après déjà des performances honorables, de plus de 10 % depuis le début de l'année,
11:18avec ce contexte obligataire que l'on connaît aujourd'hui ?
11:21Il faut réussir à détricoter ce qu'il y a dans cette hausse des taux.
11:25On a nécessairement une prime inflationniste qui est là, sur le 10 ans, sur les longues maturités,
11:30mais il y a aussi la partie réelle, la partie, finalement, cœur de cette hausse des taux
11:35qui, elle, peut s'expliquer de trois manières.
11:37On a, premièrement, une posture de politique monétaire, très floue,
11:41amenée par la communication de M. Warch, qui a créé une tension sur la partie longue de la courbe aux
11:45États-Unis.
11:46On a une pression sur l'épargne, parce que, finalement, on a des acteurs,
11:50notamment de la technologie, qui commencent à émettre des tombeaux de dettes
11:54qui sont, finalement, de l'ordre, cette année, deux fois plus grand que le déficit français, par exemple.
12:01Et vous avez le troisième facteur qui, lui, par contre, est absolument positif dans notre allocation
12:06et on le voit transparaître à travers cette hausse de taux, c'est la croissance.
12:10En fait, on a une croissance future qui est réévaluée par le marché en hausse.
12:13Et qu'est-ce que ça signifie ? On est face, à l'heure actuelle, à un cycle en expansion,
12:19un cycle économique en expansion aux États-Unis, en Europe, dans le monde émergent.
12:23Et donc, finalement, la pression sur les taux longs révèle, en quelque sorte, cette dynamique très positive sur la croissance.
12:27Donc, il faut acheter des cycliques encore.
12:28Et donc, nous, on continue à acheter des cycliques parce qu'on se rend compte.
12:33Et vous voyez, finalement, dans la saison de résultats, on a eu des résultats assez stellaires.
12:36Mais est-ce que ce n'est pas déjà ce qui a été joué, cette partie cyclique ?
12:40Quand je regarde, c'est des indices, ce n'est pas des valeurs.
12:43Les matériaux de base, les bancaires, etc., ça a déjà beaucoup été joué, même en 2025.
12:48On a encore des records qui ne peuvent qu'être battus.
12:51Et ne pas être exposé à cette partie cyclique alors que c'est celle qui performe, finalement,
12:55depuis maintenant deux ou trois ans, c'est un coup d'opportunité pour l'investisseur.
12:58Et pour la locataire.
12:59Et à l'inverse, tout ce qui est défensif, la santé, la conso, tout ça, vous sous-pondérez.
13:05On continue à sous-pondérer.
13:06Bien évidemment, on peut, dans une construction de portefeuille à long terme,
13:10en intégrer parce qu'on a toujours cette corrélation qui joue pour la défense du portefeuille.
13:15Mais nous, étant donné notre scénario de croissance,
13:17qui va être résiliente, voire qui va accélérer en 2027,
13:20eh bien, on est obligé, encore une fois, de s'exposer sur du high beta,
13:24sur de la cyclique et d'être ultra constructif sur les marchés actions américains, notamment.
13:29Stéphane Lévy, est-ce que vous partagez un petit peu cette analyse ?
13:31Est-ce que vous aussi, vous avez encore envie de mettre des cycliques,
13:33en tout cas de les surpondérer en portefeuille ?
13:36Tout est une question d'horizon temps.
13:38Les dynamiques boursières sont parfois, je dirais, en dichotomie avec les dynamiques économiques.
13:43Je crois que le moment est parfaitement adéquat pour prendre un peu de recul.
13:48On n'a pas souvent l'habitude, dans ce métier, de se réjouir.
13:51Et je crois qu'il ne faut pas hésiter à montrer de la satisfaction
13:55par rapport à tout ce qui vient de se passer, notamment depuis 2020.
13:59Depuis les plus bas de 2020, on a eu des performances boursières absolument stratosphériques.
14:04Stratosphériques, très en-dessus des normes habituelles.
14:09Par exemple, l'Eurostox, qui est l'indice général de la zone euro,
14:13dividendes réinvestis, a été multipliée par 3 depuis 6 ans, 6 ans et demi.
14:19L'indice samedi 15...
14:20Je suis désolé de vous presser, mais il nous reste une minute.
14:22On fait quoi ? Je crois qu'on est dans une situation où il n'y a que des gagnants.
14:27Les indices, quelle que soit la zone géographique, à quelques exceptions près, sont au plus haut.
14:31Et on a des taux fixes qui permettent de loquer un rendement inédit
14:37depuis avant la crise financière de l'Emane.
14:42Je crois qu'il y a des situations un petit peu plus complexes pour l'allocataire d'actifs que celle
14:46-ci.
14:47Donc notre conviction aujourd'hui, c'est après avoir été extrêmement pro-cyclique dans notre discours,
14:52d'avoir une tonalité peut-être un peu plus modérée.
14:55Je parle là d'un horizon 6 à 12 mois, plus diversifié,
14:59dans lequel, je crois, on peut véritablement retrouver l'intérêt d'une allocation diversifiée.
15:06Donc ça veut dire plus de taux, pourquoi pas du monétaire, etc.
15:09Et sur la partie action, parce qu'il faut quand même rester...
15:12Et sur la partie action, on a, et ça c'est un des paradoxes,
15:15nos indicateurs de momentum économique, en fait, ont complètement basculé par rapport à l'année dernière.
15:20L'année dernière, on était très pro-Europe.
15:22On avait une situation très favorable, psychiquement, à l'Europe.
15:26Moins aux États-Unis, ça s'est complètement retourné selon nos indicateurs.
15:29C'est quelque chose d'assez inédit.
15:30Donc on est personnellement, aujourd'hui, surpondérés sur les États-Unis.
15:34C'est ce qu'on recommanderait, un peu moins sur l'Europe,
15:37pour plein de raisons dont nous n'avons peut-être pas le temps de développer.
15:39En termes de secteur, en un mot.
15:41Secteur, les secteurs, vous aimez bien.
15:42Les secteurs, il faut voir ça de manière diversifiée.
15:46Prenez l'exemple, par exemple, du secteur énergie en Europe.
15:49Le secteur énergie, c'est le meilleur secteur depuis le début de l'année, plus 40.
15:53C'était le meilleur au premier trimestre.
15:54C'était le plus mauvais au deuxième trimestre.
15:57C'est à nouveau le meilleur.
15:58Il faut être de plus en plus diversifié dans ses allocations.
16:02Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés.
16:04Stéphane Lévy, pour Irivest IM, et Romain Aumont, pour Natixis IM.
16:08Quasiment en 9h, très courte pause.
16:10On se retrouve dans un instant pour l'ouverture des marchés européens.
16:12Et puis ensuite, c'est Joachim Herrmann qui nous accompagnera depuis Genève,
16:16depuis Kepler et Inigestion, pour nous parler de BBVA, Publicis,
16:19et enfin Singapour Télécom.
16:20A tout de suite.
16:21Good Morning Market, sur BFM Business.
16:31A la Matmut, nos conseillers vous proposent un bilan gratuit
16:34pour ajuster vos contrats selon vos besoins et votre budget,
16:36y compris à la baisse.
16:37Et ça, c'est plus juste pour tous.
16:39Matmut est une marque de l'année 2026.
16:41Noma, c'est le nom d'un monstre qui dévore les enfants.
16:44Il leur saute au visage, puis il les tue.
16:45Noma vit et sévit, surtout en Afrique.
16:48Un simple antibiotique peut l'arrêter.
16:5010 euros suffisent à sauver une vie.
16:52Faisons en sorte que Noma ne vole plus le visage des enfants.
16:54Donnez.
17:05BFM Business, le média référent de l'actualité économique.
17:10BFM Business, premier sur l'écho.
17:14Votre rendez-vous avec N2F.
17:17Simplifiez le pilotage de vos dépenses professionnelles.
17:20C'est parti, 9h.
17:22Les marchés européens viennent nourrir à l'instant
17:24et vous avez un CAC 40 qui progresse très légèrement.
17:27Plus 0,05%, quasiment à l'équilibre par rapport à son niveau de clôture hier soir.
17:32Idem pour l'Eurostox 50 du côté des futurs américains.
17:36Vous avez une très légère hausse de 0,2% pour le Dow Jones
17:40quand le S&P 500 progresse de 0,5%.
17:44Les valeurs ce matin, LVMH, Hermès et SILOR sont les trois plus fortes baisses.
17:49Ça explique pourquoi la tendance est une nouvelle fois poussive à la Bourse de Paris
17:51qui sort de sept séances consécutives dans le rouge.
17:53A l'inverse, la partie cyclique sur Perform, ArcelorMittal, Stellantis ou encore Michelin
17:58sont les trois plus fortes hausses.
18:00L'once d'or retrouve donc les 4 550 dollars
18:03avec donc un dollar qui s'est affaibli ces dernières heures
18:06à la suite de l'intervention notamment de Scott Bessent.
18:09On en parlait il y a un instant.
18:11Le secrétaire américain au Trésor
18:12qui a annoncé hier qu'il allait intensifier ses rachats d'obligations
18:16afin de calmer un petit peu le jeu sur la partie longue des taux.
18:181,1687 pour l'euro-dollar et donc cette baisse du dollar profite notamment à cette once d'or.
18:25Le baril de pétrole est au-delà des 92 dollars ce matin, 84 dollars pour le WTI.
18:30Assez peu de publications en ce jeudi, mais il faut quand même souligner du côté de Londres
18:35la publication de J.D. Sport qui revoit une nouvelle fois à la baisse ses prévisions.
18:41Le groupe met en avant une consommation toujours déprimée en Europe
18:44et donc ça amène ce titre à ouvrir en très forte baisse ce matin du côté de la Bourse de
18:50Londres.
18:51Séance à suivre bien sûr du côté de BFM Bourse à partir de 17h30 ce soir.
18:56Mais juste avant on va parler de valeur dans un instant
18:57avec les équipes de Kepler-Juny Gestion qui nous accompagnent depuis Genève
19:02pour revenir notamment sur BBVA, banque espagnole qui a pris 50% en l'espace d'un an.
19:07On reviendra également sur Publicis qui frôle son record historique encore ce matin.
19:12Le titre est au-delà des 100 euros.
19:13A tout de suite.
19:15BFM Business présente
19:18Good Morning Market
19:19Dernière partie de Good Morning Market
19:22et comme chaque jour on vous apporte des idées de valeur, des convictions de gérants
19:26et ce matin c'est Joachim Herrmann qui nous accompagne, analyste chez Kepler-Juny Gestion.
19:31Bonjour Joachim, merci de nous accompagner ce matin
19:33afin de nous partager un petit peu vos convictions, vos portefeuilles chez Kepler-Juny Gestion.
19:39Avec vous on va donc parler de BBVA, de Publicis et enfin de Singapour Télécom.
19:45Bon allez commençons peut-être par une valeur française.
19:47Publicis, une valeur très américaine, c'est le groupe qui réalise en termes de proportion
19:53le plus, qui est la plus dépendante du marché américain.
19:56Je vais dire comme ça, c'est peut-être plus simple.
19:58Oui bonjour Etienne, merci de me recevoir.
20:00Publicis c'est vrai très américanisé et on va voir pourquoi.
20:04C'est un titre qui vient de réintégrer notre modèle de sélection quantitative
20:06et c'est assez intéressant parce que le marché l'avait fortement sanctionné depuis début 2025
20:11en le considérant comme une des valeurs les plus exposées à la disruption de l'IA
20:14et récemment on commence à voir le titre « Retrouver des couleurs ».
20:18Les derniers résultats en juillet ont été plutôt rassurants
20:21avec une croissance organique de 4,8% au deuxième trimestre,
20:24surtout une guidance de 2026 qui a été relevée.
20:26Le groupe continue également à générer beaucoup de cash.
20:29Donc pour un titre qui avait été considéré comme une victime de l'IA,
20:32les chiffres commencent plutôt à raconter une autre histoire.
20:34Et c'est là ça qui nous intéresse, c'est vraiment la transformation du métier.
20:38Il y a 20 ans, Publicis a aidé essentiellement les marques à construire leurs images, leurs campagnes.
20:42Aujourd'hui, dans le monde du marketing digital,
20:44une agence de publicité comme Publicis doit connaître le consommateur,
20:48elle doit cibler les bonnes audiences, acheter des médias,
20:51mesurer le retour de tous ses investissements pour ses clients.
20:54Et justement, Publicis a passé les 12 dernières années à faire évoluer son modèle
20:58via des acquisitions, surtout aux Etats-Unis, comme vous le mentionniez en introduction,
21:02qui lui ont chacune apporté des briques.
21:04Donc en fin 2014, ils ont acheté les nouvelles technologies,
21:09la transition digitale avec Sapient.
21:11Ensuite, ça a été les données avec Epsilon en 2019.
21:14On parle aujourd'hui d'une base de données de 2,3 milliards de profils consommateurs
21:18dans le monde entier, donc c'est faramineux.
21:21Et le groupe attend encore la finalisation du rachat de LiveRamp,
21:24d'ici la fin de l'année, aux Etats-Unis aussi,
21:26qui va permettre à Publicis de connecter toutes ces données propriétaires
21:30avec celles de ses partenaires.
21:32Ce n'est donc pas simplement une agence qui essaie aujourd'hui de s'adapter à l'IA,
21:36c'est vraiment un groupe qui a progressivement construit son écosystème,
21:39qui combine données, technologies, hachamés, créations publicitaires.
21:44Il faut aussi donner beaucoup de crédit à Arthur Sadoun,
21:47qui dirige le groupe depuis 2017,
21:49et qui a eu la vision et surtout la capacité d'exécution
21:51pour transformer ses acquisitions en un modèle vraiment cohérent.
21:55Et c'est cette direction stratégique qui nous rend bien plus constructifs
21:57sur Publicis qu'on peut l'être sur ses concurrents.
22:00Par exemple, Omnicom a choisi la consolidation avec IPG,
22:04WPP, basé à Londres, est en pleine restructuration
22:07sur un exote massif de clients,
22:09et rappelons au passage qu'ils avaient cédé une partie de leur data en 2019.
22:13Densu s'est recentré sur le Japon,
22:15tandis que Publicis a continué à investir dans son modèle,
22:18donc une belle réussite française qui s'est tournée vers l'international,
22:21notamment les Etats-Unis.
22:22Il y a une certaine ironie pour finir de l'histoire,
22:24c'est que Publicis et Omnicom avaient essayé de fusionner en 2014,
22:27l'opération avait échoué,
22:28mais avec du recul, on peut se demander si cet échec n'a pas été vraiment une chance,
22:32parce que plutôt que de chercher à résoudre ses problèmes par la taille,
22:36à gagner du temps,
22:37Publicis a su se transformer en profondeur
22:39pour rester pertinent dans un métier qui a considérablement changé.
22:42Un titre qui gagne 14% depuis le début de l'année,
22:45101,30€ pour ce titre Publicis,
22:48qui est en légère baisse de 0,25% ce matin.
22:51Valeur de rendement, je sais que vous aimez bien les valeurs de rendement aussi,
22:53Joachim Herrmann, on a un peu plus de 4% de coupons au cours actuel.
22:57Autre valeur de rendement, du côté du secteur bancaire,
23:01bien sûr, qui est un des secteurs forts en termes de coupons,
23:04BBVA aujourd'hui,
23:06que vous mettez en avant,
23:07banque espagnole qui gagne 50% en l'espace d'un an,
23:10et vous nous dites, c'est probablement pas fini.
23:13Oui, tout à fait, c'est un titre que notre modèle quantitatif apprécie déjà depuis plusieurs mois,
23:18et qui figure aujourd'hui parmi les banques européennes
23:20qui sont vraiment les mieux notées dans nos systèmes.
23:23Comme vous le soulignez, c'est le troisième groupe bancaire espagnol,
23:26avec une franchise domestique qui est solide,
23:28dans une des économies les plus dynamiques de la zone euro, l'Espagne.
23:32Mais le vrai moteur du groupe, c'est ailleurs,
23:34c'est là où on pense qu'il y a encore du potentiel,
23:35c'est le Mexique, où BBVA est numéro 1,
23:38avec environ 26% de parts de marché,
23:40dans un pays où seulement un adulte sur deux dispose d'un compte bancaire.
23:43C'est là le cœur de notre thèse.
23:44La faible bancarisation au Mexique
23:47et le développement du crédit offrent encore beaucoup de potentiel.
23:50Et en fait, ce qui est intéressant,
23:51c'est que c'est indépendamment de la croissance du PIB américain.
23:54Ce n'est donc pas simplement pour nous un pari macroéconomique.
23:57Au passage, on ne voit pas de problème majeur sur le Mexique en ce moment.
24:00Les droits de douane américains ont eu moins d'impact que prévu.
24:03L'environnement politique nous paraît relativement stable.
24:07Ce qui rend finalement BBVA assez particulier pour un investisseur,
24:10c'est d'avoir cette banque d'une taille très importante,
24:12140 milliards de capitalisation,
24:14qui est cotée sur un marché développé, l'Espagne,
24:16avec un cœur de métier très développé ici.
24:19Mais aussi cette exposition concentrée sur un seul marché émergent,
24:23en l'occurrence le Mexique, 40% des revenus, environ 60% des profits.
24:26Si on regarde le paysage européen bancaire,
24:30on a Santander, la cousine espagnole,
24:31mais elle, elle est beaucoup plus diversifiée.
24:34Si on regarde vers le Royaume-Uni, on a Standard Chartered,
24:36mais qui n'est quasiment que exposé aux émergents avec plein de pays.
24:41HSBC pourrait être un bon comparateur,
24:42ce qui est très exposé à Hong Kong,
24:43mais ce n'est pas non plus vraiment un pays émergent.
24:45Et le Royaume-Uni, maintenant,
24:47occupe une place assez petite dans le mix d'HSBC.
24:50Donc cette exposition émergente, en l'occurrence au Mexique,
24:52on pense d'ailleurs qu'on peut l'acheter assez efficacement avec BBVA.
24:56Sur les dernières années,
24:57si on compare ce qu'a fait BBVA avec des titres mexicains,
25:00de banques mexicaines indépendantes,
25:01y compris en neutralisant l'effet de change,
25:03on voit que BBVA a largement surperformé ses stocks mexicains.
25:09Et pour nous, c'est vraiment l'illustration de la qualité de la franchise BBVA au Mexique.
25:13Pour finir, les derniers résultats du deuxième trimestre
25:16ont une nouvelle fois confirmé cette qualité.
25:18On ne va pas rentrer dans les détails,
25:20mais on retient surtout la capacité de BBVA à générer du capital.
25:23L'euro T est désormais à 22%.
25:25Et comme vous le soulignez, valeur de rendement,
25:28donc un dividende important.
25:29Mais surtout, ce qu'on aime bien aussi,
25:30c'est que le groupe vient d'annoncer 2 milliards d'euros supplémentaires de rachat d'actions.
25:34Et ce titre qui s'échange à 24,62 euros ce matin à la Bourse de Madrid.
25:39Et puis, il nous reste un peu moins d'une minute trente,
25:42Joachim Herrmann, pour parler du segment des télécoms
25:44avec une valeur que l'on n'aborde pas,
25:46il faut le dire parce qu'elle est assez méconnue en Europe,
25:49c'est Singapour Télécom.
25:51Oui, c'est pour ça que je voulais la proposer,
25:52je pense que c'est assez original.
25:53C'est rapidement sur Singapour Télécom,
25:55plus connu sous le nom de Singtel,
25:56c'est une valeur de fond de portefeuille pour nos stratégies défensives globales.
26:00Et nos systèmes quantitatifs l'apprécient depuis longtemps déjà.
26:03C'est un dossier assez atypique,
26:04c'est bien plus qu'un opérateur historique de Singapour.
26:08C'est un groupe qui est présent dans de nombreux pays en Asie,
26:10et qui est même numéro 2 en Australie.
26:13Surtout, Singtel possède une participation économique d'environ 27%
26:17dans le deuxième opérateur téléphonique indien,
26:19qui s'appelle Bharti Artel,
26:20c'est un mastodonte au niveau mondial,
26:22avec près de 700 millions d'abonnés en Inde,
26:25mais aussi en Afrique.
26:26C'est une entreprise qui affiche les taux de croissance de chiffre d'affaires
26:28de plus de 10%,
26:29et qui commence à remonter davantage le dividende à ses actionnaires,
26:32ça bénéficie bien sûr au groupe.
26:35Et pour nous, cette participation indienne représente environ 50%
26:38de la valeur de Singtel.
26:39Mais il y a plus, parce que par ailleurs,
26:41Singtel est en pleine phase de recyclage de capital.
26:43Le groupe allège certaines de ses participations,
26:46cède des actifs non stratégiques, dans l'énergie par exemple,
26:48et redirige ses flux de trésorerie
26:50vers des infrastructures beaucoup plus porteuses.
26:52Data center, du cloud, de la cybersécurité,
26:55et des activités qui sont déjà présentes,
26:58qui sont déjà rentables,
26:58et qui pourraient représenter jusqu'à un tiers de l'EBITDA à terme.
27:01Et c'est là que réside notre tête d'investissement.
27:03Singapour peut avoir une carte à jouer
27:05en tant que hub régional extrêmement connecté,
27:08stable politiquement et réglementairement,
27:11et qui peut bénéficier de la volonté des entreprises,
27:13voire de certains États asiatiques,
27:15de diversifier leurs infrastructures
27:16sans être dépendant de la Chine.
27:18Et pour finir, les derniers chiffres trimestriels
27:20qui ont été publiés la semaine dernière
27:22vont plutôt dans le bon sens.
27:24Alors les activités historiques matures à Singapour,
27:27en Australie, pèsent sur la croissance et les profits.
27:29Mais les deux piliers du dossier,
27:31donc l'Inde et les infrastructures numériques,
27:33ont clairement de quoi rassurer les investisseurs.
27:35Merci beaucoup Joachim Hermann de nous avoir accompagné ce matin,
27:38analyste chez Kepler Unigestion,
27:40pour nous partager vos convictions.
27:43Ce ne sont pas bien sûr des recommandations,
27:44mais vous nous ouvrez un petit peu les portes des valeurs
27:46que vous appréciez en ce moment.
27:48Singapour, Télécom, donc Publicis et BBVA.
27:51Le marché parisien est quasi étal,
27:53plus 0,1%, 0% ce matin pour l'Eurostoxx 50.
27:57Séance assure bien sûr ce soir avec Guillaume Semreer
28:00à partir de 17h30 dans BFM Bourse.
28:03En attendant, ce matin, il faut regarder JD Sport
28:06qui perd un peu plus de 8% après un avertissement sur résultat.
28:09Le titre dégringole, le groupe revoit la baisse ses prévisions,
28:12met en avant une conjoncture morose en termes de consommation,
28:16notamment aux Etats-Unis.
28:17Ce sera confirmé aujourd'hui avec les résultats de Walmart
28:19qui sont bien sûr très attendus.
28:21Hier, Target a publié Au-delà des attentes.
28:23Le titre a clôturé sur un gain d'un peu plus de 4%.
28:26Retour de Good Morning Market demain à 8h40.
28:28Très bonne journée.
28:31Votre rendez-vous avec M2F.
28:34Simplifiez le pilotage de vos dépenses professionnelles.
28:38Good Morning Market sur BFM Business.
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