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[#Journal] Le 19H30 du 10 Août 2026

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00:04Musique
00:15Mesdames et messieurs, bonsoir et bienvenue sur JMT TV pour la principale édition d'information de la soirée.
00:22Au sommaire de ce journal, la Banque mondiale livre ses perspectives économiques pour le Gabon. Entre prudentes reprises et défis
00:29structurels pour la période 2026-2027, que retenir des changements à venir ? Nous le verrons dans ce journal. Soyez
00:36la bienvenue à tous.
00:37Nous ouvrons ce journal avec le baromètre économique de la communauté économique des États d'Afrique centrale publié par la
00:43Banque mondiale. Pour le cas spécifique du Gabon, l'institution esquisse des projections économiques mesurées pour la période 2026-2027.
00:51Décryptage dans cet élément.
00:53Alors que Libreville réaffirme ses ambitions de transformation structurelle et récentes projections macroéconomiques de la Banque mondiale appellent à un
01:00réalisme rigoureux.
01:02Entre dépendance aux matières premières et contraintes de dépenses, le pays aborde une période charnière pour son modèle de développement.
01:08Dans sa dernière évaluation consacrée à la zone CEMAC, l'institution de Bretton Woods dresse un tableau nuancé des perspectives
01:15gabonaises.
01:16Si la dynamique de reprise s'est maintenue ces dernières années, le rythme d'expansion du produit intérieur brut réel
01:21devrait s'établir sur une courbe modérée,
01:24peinant à franchir le cap de 2,5% à 3%.
01:28En demeure ainsi en dessous des trajectoires à deux chiffres souhaités par le gouvernement pour accélérer la modernisation du pays.
01:34Cette retenue s'explique par la forte vulnérabilité de l'économie nationale face au choc extérieur.
01:39Le pétrole et le manganèse constituent la quasi-totalité des recettes d'exportation.
01:44La moindre contraction de la demande asiatique ou l'instabilité des courbes mondiaux fragilisent immédiatement le cadrage budgétaire de l
01:50'État.
01:51Sur le front des finances publiques, la marge de manœuvre demeure étroite.
01:54L'encours de la dette et le niveau élevé des dépenses publiques imposent des arbitrages rigoureux à l'exécutif.
01:59En parallèle, la hausse du coût de la vie, amplifiée par l'inflation des denrées alimentaires de base,
02:04continue d'éroder le pouvoir d'achat des ménages et de peser sur le climat social.
02:08La Banque mondiale souligne ainsi l'urgence d'assainir la trajectoire budgétaire tout en préservant les filets de sécurité sociale
02:14sans une allocation plus efficace des ressources publiques, le risque à devoir persister,
02:18une précarité qui touche encore une part significative de la population,
02:22souvent cantonnée à un secteur informel peu productif.
02:26Pour contourner ces écueils, le Gabon mise sur l'accélération de son plan national de développement.
02:31L'objectif consiste à diversifier le tissu économique en misant sur la gestion durable des ressources forestières du bassin du
02:36Congo.
02:37La transition énergétique et la valorisation des filières agricoles et industrielles locales.
02:42L'appui réaffirmé des partenaires multilatéraux vise précisément à catalyser ces réformes structurelles.
02:46Toutefois, le succès de cette feuille de route d'ici 2027 reposera sur la capacité des autorités
02:52à convertir les opportunités d'investissement en emploi formel et en valeur ajoutée durable pour l'ensemble du territoire.
02:59Et puis, selon une enquête du réseau de recherche panafricain indépendant et non-partisan Afrobarometer,
03:0474% des Gabonais estiment que l'immigration a un impact défavorable sur l'économie nationale.
03:11On vous en dit plus.
03:13Alors que l'Afrique tente d'accélérer son intégration continentale,
03:17le Gabon se distingue par une profonde réticence de sa population face aux flux migratoires.
03:21C'est le constat alarmant du rapport aperçu africain 2026 publié par Afrobarometer
03:27qui met en lumière un rejet massif de l'immigration au sein de la société gabonaise.
03:32Sur le marché du travail, les préjugés sont tenaces.
03:36Le Gabon se classe en tête des nations africaines les plus hostiles à l'immigration économique.
03:4274% des citoyens estiment que l'arrivée d'immigrants est néfaste pour l'économie nationale.
03:48Cette perception négative influence directement l'accueil réservé aux travailleurs transfrontaliers
03:54puisque seuls 17% des sondés se disent prêts à accepter autant,
03:58voire plus de main-d'oeuvre étrangère dans le pays.
04:02Cette méfiance envers les étrangers se traduit par un désir marqué de fermeture.
04:07Alors qu'une majorité d'Africains de la région soit 60% plébiscite la libre circulation des personnes,
04:14le Gabon fait figure d'exception.
04:1660% des Gabonais exigent une limitation stricte des mouvements transfrontaliers.
04:22Actuellement, 77% des habitants jugent déjà très difficile de franchir les frontières du pays.
04:28Pourtant, un paradoxe frappant émerge au sein de cette population partisane du repli.
04:33Le désir d'émigrer reste élevé.
04:3637% des Gabonais ont déjà envisagé de quitter le pays, dont 20% très sérieusement.
04:4160% des candidats au départ visent l'Europe, soit 31% ou l'Amérique du Nord pour 29%.
04:49Seuls 10% d'entre eux projettent de s'installer dans un autre pays d'Afrique centrale.
04:55En somme, si les Gabonais redoutent l'immigration sur leur propre sol pour protéger leurs emplois,
05:01une part importante de la jeunesse rêve paradoxalement de tenter sa chance à l'étranger.
05:05Face à ce constat, le gouvernement se retrouve devant un défi majeur.
05:11Rassurer une opinion publique anxieuse face à la concurrence étrangère,
05:15tout en répondant aux aspirations d'une jeunesse en quête d'opportunités hors de ses frontières.
05:22Et puis, sachez que désormais, les forces de police seront sur le terrain
05:27pour faire appliquer rigoureusement les directives gouvernementales
05:30relatives à la montée et au respect du trapeau national. Commentaire.
05:34A l'approche des festivités républicaines, le Gabon s'apprête à faire flotter ces couleurs
05:38avec une solennité particulière.
05:40Dans un communiqué rendu public le 8 août 2026,
05:44le ministère de l'Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation
05:48a dévoilé un ensemble de consignes strictes destinées à encadrer la célébration du drapeau national
05:54sur toute l'étendue du territoire.
05:57Afin d'ancrer cet hommage dans la durée,
05:59l'exécutif modifie temporairement les rituels habituels.
06:03Les administrations publiques et parapubliques sont ainsi invitées
06:07à maintenir le drapeau vert-jaune-bleu hissé en permanence
06:10du dimanche 9 août jusqu'au vendredi 4 septembre 2026.
06:16Pour le secteur privé, l'obligation de pavoisement s'étendra du 9 au 30 et 1 août.
06:22Pendant toute cette période symbolique,
06:24le protocole hebdomadaire de la montée des couleurs le lundi
06:27et de leur descente le vendredi se trouve suspendu.
06:30L'application de ces dispositions a été confiée à l'autorité des gouverneurs,
06:35préfets et sous-préfets au sein de leurs juridictions respectives.
06:39Le ministère ne s'arrête pas au service de l'État
06:42et sollicite l'engagement du tissu économique.
06:45Tous les opérateurs économiques établis au Gabon
06:47doivent arborer l'étendard national devant leurs établissements
06:50après avoir soigneusement rabalé leur façade.
06:53Une exigence d'esthétique et de respect
06:56qui vise à offrir un visage rénové aux artères commerciales du pays.
07:00Pour garantir le respect rigoureux de ces mesures,
07:03la puissance publique entend faire preuve de fermeté.
07:06Les forces de police nationale ont reçu des instructions claires
07:10afin d'effectuer des contrôles systématiques sur le terrain.
07:14Tout contrevenant s'expose à des sanctions,
07:16conformément au décret instituant la journée nationale du drapeau
07:19en République gabonaise.
07:21A travers cette directive, les autorités réaffirment
07:24leur attachement au symbole de la République
07:26et appellent à un élan civique collectif,
07:29en arborant fièrement le tricolore national.
07:33Institutions, entreprises et citoyens sont invités à communier
07:36autour des valeurs de rassemblement et de fierté patriotique.
07:40Allons au centre hospitalier universitaire d'Ovindo,
07:42où le collectif du bureau des résidents du Gabon
07:45a tenu un sit-in ce jour au cœur de leurs revendications,
07:49la justice pour leurs collègues interpellés après un accouchement
07:52qui aurait mal tourné, et la clarification de leur statut juridique.
07:56Nous vous laissons suivre un extrait de leur déclaration.
07:59Bonjour, nous, résidents du Gabon, avons décidé d'engager ce mouvement,
08:05non pas parce que nous refusons de travailler,
08:08encore moins parce que nous estimons qu'un médecin devrait être au-dessus de la loi.
08:13Nous sommes médecins.
08:15Nous savons que notre profession implique des responsabilités
08:18et que tout acte médical peut faire l'objet d'une évaluation
08:22lorsqu'un événement grave survient.
08:24Mais nous sommes également des médecins en formation.
08:28Et aujourd'hui, le problème que nous dénonçons est précisément celui-là.
08:33Quel est le statut du résident au Gabon ?
08:35Quelles sont ses responsabilités ?
08:38Quelles sont les limites de son autonomie ?
08:40Qui est responsable de sa supervision ?
08:43Quelle protection lui est accordée
08:44lorsqu'un événement indésirable survient dans le cadre de sa formation ?
08:49Aujourd'hui, ces réponses ne sont pas suffisamment claires
08:52alors même que les résidents constituent une part essentielle
08:56du fonctionnement quotidien de nos hôpitaux.
08:59Lorsque tout se passe bien, le système fonctionne grâce entre autres à ce travail.
09:04Mais lorsqu'un événement dramatique survient,
09:07nous refusons que toute cette organisation disparaisse soudainement de l'analyse
09:11et qu'un résident puisse se retrouver seul face à la justice
09:15comme si toute la prise en charge reposait exclusivement sur lui.
09:19Nous ne sommes pas en train de dire qu'un résident ne doit jamais répondre de ses actes.
09:25Nous demandons une responsabilité juste, proportionnée et partagée
09:29selon le rôle réel de chacun.
09:32Lorsqu'une prise en charge implique un résident, un spécialiste,
09:36une équipe paramédicale, un service hospitalier, une organisation institutionnelle,
09:42on ne peut pas analyser un décès uniquement à travers les actes d'une seule personne
09:49sans examiner l'ensemble de cette chaîne.
09:52L'affaire de notre collègue est l'élément déclencheur de notre mouvement.
09:55Sachez que vous pourrez suivre l'intégralité de cet élément sur toutes nos plateformes juste après le journal.
10:01Sur un autre volet, troubé, enchaussée, dégradée, embouteillage monstre,
10:05le carrefour Rio est devenu un véritable casse-tête quotidien pour les usagers de la route.
10:11Suivant ce constat signé, elle dit Oyonon et Mbeng Diara.
10:19Au carrefour Rio, dans le troisième arrondissement de Libreville,
10:24le goudron a laissé place à la terre sur une partie de la chaussée.
10:28Au milieu de cette voie pourtant bitubée, le revêtement a complètement disparu.
10:33Entre poubelles débordantes et stationnements anarchiques des véhicules,
10:38les usagers font face à plusieurs difficultés.
10:40Ici à Rio, c'est d'abord compliqué parce que la circulation est un peu très dense par ici.
10:47Donc déjà avec les ordures qui sont là et la dégradation de la route qui ne fait que s'augmenter,
10:57aux heures de pointe ça devient tellement difficile parce que ceux qui descendent d'Akébé
11:02pour aller à la gare routière et nous qui allons de la gare routière pour l'eau 5, l'eau
11:096,
11:09c'est compliqué parce que nous sommes coincés.
11:12Il faut crebasser dans les trous, donc c'est un peu pénible, c'est très difficile pour nous.
11:17Quand il est à 16h-17h, les heures de pointe là, on n'arrive pas.
11:22Ce carrefour stratégique de la circulation où se croisent plusieurs axes,
11:26notamment Akebé, Pk5 et Gare routière, est aujourd'hui confronté à de nombreux dangers.
11:32On voit souvent le soir, les gens se discutent ici, 18h, 19h, l'autre a gratté, l'autre a connu
11:38l'autre.
11:39C'est les bagarres des fois, c'est les non-vaillances, les soldats, les policiers qui viennent de voir séparer.
11:44Moi j'ai assisté plusieurs fois, plusieurs fois j'ai assisté.
11:47Mais tous les côtés, là les côtés comme ici, avant hier même, il y a le bus, le bus qui
11:53font tout mon libre-ville,
11:54a connu un taxibus, voilà, son aile. Je les ai dit, on réglit ça à la miable.
12:01Un problème devant lequel les usagers appellent à des actions de changement concrète.
12:06Premièrement que les policiers font leur travail, qui fait en sorte que les gens puissent garer normalement.
12:16Les gens ne doivent pas garer de façon anarchique en fait.
12:20C'est ça qui fait en sorte que les gens ne circulent pas bien et les voitures, il y a
12:29toujours d'embouteillage.
12:30En espérant d'éventuels travaux de réhabilitation de la chaussée,
12:34les usagers continuent de subir les conséquences de la dégradation de ce carréfour très fréquenté de la capitale gabonique.
12:43Le chiffre de ce soir est 1,72 millions de tonnes.
12:47C'est le volume de manganèse exporté vers les marchés mondiaux.
12:51La source, la note de conjoncture du premier trimestre 2026.
12:54Le verbatim quant à lui est de Michel Régis en Angandiaï, président de l'Assemblée nationale, la source et l
12:59'AGP.
12:59Le Gabon offre de nombreuses opportunités.
13:01Il ne faut pas attendre uniquement d'avoir un poste garanti pour décider de rentrer.
13:05Il faut être présent, observer ce qui se fait et trouver sa place dans cette dynamique.
13:10Point final à ce journal.
13:11Merci à vous de l'avoir suivi.
13:13Bonne suite des programmes sur GMT TV.
13:15Bonne soirée chez vous.
13:29Retrouvez GMT TV sur vos différents réseaux sociaux.
13:35Merci.
13:35Merci.
13:36Merci.
13:36Merci.
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