[#Journal] Le 19H30 du 09 Août 2026
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00:15Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans votre journal de 19h30 sur GMT TV.
00:20A la une dans cette édition d'information, le Gabon qui durcit sa loi sur le drapeau national,
00:25puisque l'outrage sera désormais passif d'un nom de prison.
00:28Premier sujet ce soir, le Gabon sert la vis sur le respect des symboles de la nation.
00:33Désormais, tout outrage, le drapeau national exposera son auteur à une peine pouvant aller jusqu'à un nom d'emprisonnement.
00:39Détail.
00:40Au Gabon, le respect dû à l'emblème national ne relève pas seulement du devoir civique,
00:46mais constitue une obligation juridique stricte sanctionnée par la loi pénale.
00:51C'est la substance des dispositions des articles 85 et 86 de la loi numéro 006 bar 2020 portant code
01:00pénal gabonais.
01:02Il en ressort que quiconque serait coupable d'outrage au drapeau tricolore s'exposerait à une peine d'emprisonnement
01:08pouvant aller jusqu'à un nom et une amende de 5 millions de francs CFA.
01:13Comme dans toutes les nations, il y a des symboles qui jouissent d'une protection juridique supérieure.
01:18C'est le cas des armoiries et de l'emblème national.
01:22C'est d'ailleurs le drapeau vert, jaune et bleu qui représente notre pays, le Gabon.
01:27Un statut qui lui confère une position spécifique.
01:30À ce propos, porter atteinte à sa symbolique est un crime de lèse-majesté.
01:34Sur le plan de la qualification juridique, l'outrage caractérise une atteinte à la considération,
01:40au prestige ou à la dignité de l'État à travers des symboles sacrés.
01:45En droit positif d'abonnés, pour qu'une telle infraction soit constituée,
01:50la justice doit réunir trois éléments indissociables.
01:53Il faudra présenter l'acte concret caractérisant l'atteinte.
01:56Il peut s'agir de la destruction matérielle, donc brûler, déchirer, piétiner le drapeau,
02:03mais aussi les propos diffamatoires, insultes orales ou publications numériques
02:08portant atteinte à la représentation visuelle de l'emblème.
02:11À côté, il faut l'élément légal qui sanctionne cet acte.
02:15Par ailleurs, l'auteur doit avoir agi de manière consciente et volontaire
02:19dans le but de porter atteinte à la valeur du drapeau.
02:23La simple négligence ou un dommage accidentel ne suffit pas à caractériser le délit intentionnel.
02:30L'application de cette rigueur pénale s'appuie sur le principe fondamental d'opposabilité de la loi,
02:36résumé par le célèbre adage latin « Nemo consento ignorare legem »,
02:42c'est-à-dire « nul n'est censé ignorer la loi ».
02:45Une fois le texte publié au journal officiel,
02:49« nul ne peut exciper de sa propre ignorance pour s'en dédouaner ».
02:53Coup de pouce financier pour le Gabon, les Nations Unies injectent 3,5 milliards de francs CFA
02:57pour soutenir le développement de l'économie verte et bleue dans le pays.
03:01On fait le point sur ce partenariat clé.
03:03Le dernier rapport des Nations Unies couvrant la période 2023-2025
03:08met en lumière un investissement massif au Gabon.
03:11Au total, 6,3 millions de dollars, soit environ 3,5 milliards de francs CFA,
03:15ont été mobilisés pour appuyer le développement des économies vertes et bleues.
03:19Une enveloppe budgétaire conséquente qui sait prioritairement la préservation des forêts,
03:24la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique,
03:27ainsi que la promotion de l'agriculture, de la pêche, de l'aquaculture et de l'énergie propre.
03:33Les retombées environnementales et humaines de ce programme sont déjà mesurables.
03:36Pour préserver le statut stratégique du Gabon en matière de neutralité carbone,
03:40environ 3,8 millions de tonnes de CO2 ont été séquestrées grâce aux mécanismes soutenus par le système onusien.
03:46Sur le plan du renforcement des compétences,
03:49600 personnes ont bénéficié de formations spécialisées dans le domaine de la finance de la biodiversité.
03:54Cette dynamique vise un objectif clair d'ici 2027,
03:57intégrer pleinement les populations avec un action particulier mis sur la jeunesse et les femmes
04:02dans la gestion pérenne des ressources naturelles.
04:04L'ambition est d'assurer une transition maîtrisée vers un modèle plus résilient face aux aléas climatiques.
04:11L'impact de ces financements se fait tout particulièrement sentir au cœur de l'économie réelle.
04:15Ainsi, 369 producteurs agricoles ont été formés aux techniques modernes de multiplication rapide du matériel végétal,
04:21ce qui a permis de valoriser 40 hectares de culture.
04:24Le secteur aquacole n'est pas en reste depuis que 138 acteurs locaux ont bénéficié d'un accompagnement
04:30afin d'optimiser leur exploitation et de stimuler l'offre locale en poissons.
04:35Toutefois, comme le souligne l'Union, des défis persistants subsistent.
04:38Bien que la filière compte 423 exploitants actifs, la population agricole demeure vieillissante,
04:43avec seulement 22,7% d'acteurs âgés de moins de 35 ans.
04:47En intégrant également l'appui aux coopératives de pêche artisanale et la montée en compétence des acteurs locaux,
04:53ces investissements créent un cercle vertueux.
04:56En associant la sauvegarde des écosystèmes à l'épanouissement économique des foyers,
05:01les Nations Unies et le Gabon réaffirment la place centrale de l'économie verte et bleue dans le développement stratégique
05:06du pays.
05:07Direction le continent maintenant avec la projection phytosanitaire.
05:11La fixe d'ordre de 53 recommandations pour mieux protéger la santé de ces végétaux.
05:16Explication.
05:17Réunis dans le cadre de l'atelier régional Afrique de la Convention internationale pour la protection des végétaux,
05:23les représentants de 40 pays ont validé un ensemble de 53 recommandations stratégiques.
05:29Transmises par l'agence cabonaise de presse,
05:32ces conclusions s'adressent au secrétariat de la CIPV, à l'Union africaine, à la FAO ainsi qu'aux organismes
05:38nationaux de protection des végétaux.
05:40Le volet principal, fort de 23 mesures destinées au secrétariat de la CIPV et à la Commission inter-africaine de
05:46protection des végétaux,
05:48met l'accent sur l'inclusion.
05:49Les délégués préconisent notamment la traduction systématique des appels à candidatures d'experts dans l'ensemble des langues officielles de
05:56la FAO.
05:57L'objectif est double, faciliter l'accès à l'information et garantir une participation plus représentative des compétences africaines au
06:04sein des instances internationales.
06:06Parallèlement, la révision des critères de sélection des experts a été sollicitée pour favoriser un équilibre régional au sein du
06:13bureau de la CMP et des comités techniques de la CIPV.
06:17Pour pérenniser ces acquis, la création d'une base de données régionale d'experts physiosanitaires sous l'égide de l
06:23'Union africaine a également été recommandée.
06:26La gouvernance et la viabilité des initiatives régionales ont constitué un autre pilier majeur des débats.
06:32S'adressant directement à la FAO, les participants ont formulé quatre recommandations majeures visant à garantir la durabilité à long
06:39terme du programme physiosanitaire africain.
06:41Cet accompagnement devra passer par un renforcement des capacités techniques, une assistante ciblée et la recherche des mécanismes de financement
06:50pérenne.
06:51Une telle démarche vise à accroître l'appropriation du programme par les acteurs du continent et à consolider les méthodes
06:57de diagnostic agricole.
06:58Enfin, l'atelier a interpellé les organisations nationales de protection des végétaux pour qu'elles jouent pleinement leur rôle de
07:07filtre et de levier.
07:08Les experts qualifiés sont vivement encouragés à poser leur candidature aux appels internationaux via les canaux officiels.
07:15Il encombrera désormais au OMPV à vérifier miticuleusement le profil des candidats présélectionnés avant de transmettre leurs dossiers aux instances
07:24régionales.
07:25À travers ce plédoi global, l'Afrique réaffirme sa volonté d'influer davantage sur l'élaboration des normes physiosanitaires mondiales.
07:34Au Gabon, l'entreprise BW Energy va à la rencontre des nouveaux bacheliers pour leur présenter les métiers du secteur
07:40pétrolier.
07:41Reportage.
07:41À l'occasion du lancement de la deuxième édition du Salon national du bachelier, débutée depuis le vendredi 7 août
07:502026 à la Place de la Nation, située en face du lycée national de Yomba,
07:55plusieurs établissements supérieurs privés et entreprises ont présenté leurs activités et leurs possibilités de formation au nouveau bachelier.
08:04Parmi eux, BW Energy Gabon, une société pétrolière opérant sur le permis d'Osafo au large de Mayomba.
08:11Nous participons à ce Salon national des bacheliers parce que nous sommes convaincus que cet espace d'échange, d'information
08:21et d'orientation aidera les nouveaux bacheliers à comprendre les métiers du secteur pétrolier,
08:29les métiers techniques, mais aussi les métiers supports qui permettent, qui rendent les opérations possibles.
08:37Avec une production stabilisée autour de 27 000 et 30 000 barils de pétrole depuis 2018,
08:43la société a profité de la circonstance pour communiquer sur les profils recherchés dans le secteur pétrolier.
08:49BW, aujourd'hui, ce forum, c'est vraiment pour encourager ces jeunes gens pour qu'ils sachent quel type de
08:57métier nous recherchons.
08:59Notre corps métier est beaucoup plus technique, bien entendu, c'est dans le pétrole, tout ce qui est maintenance, électricité.
09:04Donc les ingénieurs en général, c'est ce qui nous intéresse, mais nous sommes aussi ouverts aux métiers de fonction
09:10support.
09:11Donc c'est tout ce qui est ressources humaines, le juridique, la finance, etc.
09:16Donc être ici, c'est de les encourager et peut-être, pourquoi, influencer leur choix vers ces filières-là.
09:22BW Énergie Dabon ne propose pas de concours d'entrée puisqu'elle n'est pas un établissement de formation.
09:28L'entreprise propose par contre d'autres possibilités pour accompagner les futurs étudiants.
09:33Alors nous ne proposons pas des concours d'entrée parce que nous ne sommes pas une école.
09:37Par contre, nous pouvons proposer des bourses pour accompagner ces jeunes.
09:41En général, nous les prenons au niveau bachelor qui correspondrait à la licence, d'accord, ou master.
09:46Pourquoi ? Parce qu'ils ont besoin d'avoir certaines bases, de sorte que nous, nous, quand nous proposons nos
09:51bourses,
09:51ce sont des bourses vers l'étranger, vers des écoles avec lesquelles nous travaillons,
09:56où la plupart de nos ingénieurs, ils ressortent, d'accord, et c'est à cela que nous préférons accompagner les
10:06étudiants,
10:06plutôt que de les prendre juste après le bac.
10:09À travers cette démarche, l'entreprise pétrolière entend contribuer à une meilleure orientation des nouveaux bacheliers.
10:16Elle souhaite également rapprocher les jeunes du monde professionnel et les sensibiliser aux besoins en compétence du secteur pétrolier.
10:24Le Salon national du bachelier se poursuit ainsi jusqu'à ce samedi 8 août 2026.
10:29On termine avec une alerte sécurité routière.
10:32Les accidents sont en hausse de 17% sur le continent africain, un chiffre qui inquiète les autorités.
10:38En Afrique, la sécurité routière reste un défi majeur.
10:41Selon l'Organisation mondiale de la santé, la région africaine est la seule au monde où les décès sur la
10:46route ont augmenté au cours de la dernière décennie,
10:49avec une hausse de 17% entre 2011 et 2021.
10:54Cette évolution contraste avec les efforts engagés dans plusieurs autres régions et souligne la vulnérabilité persistante des usagers africains
11:01face à des routes souvent peu adaptées à l'urbanisation rapide et au poids croissant des deux roues.
11:06Dans bien des zones urbaines comme rurales, le manque de prévention accentue encore les risques.
11:11Dans plusieurs pays du continent, les accidents de la circulation continuent ainsi de coûter des milliers de vies chaque année.
11:17Piétons, cyclistes et motocyclistes figurent parmi les premières victimes.
11:20Dans un contexte où les infrastructures de sécurité, la signalisation et l'application des règles demeurent insuffisantes.
11:27Et le Yabon ne fait pas exception tant le pays a enregistré 2 228 accidents de la route en 2025,
11:33selon le bilan de la Direction générale de la sécurité routière.
11:37Pour l'OMS, cette situation exige une réaction plus ferme à la hauteur de l'urgence sanitaire et sociale qu
11:43'elle représente.
11:44A l'échelle mondiale, le tabou est pourtant plus encourageant.
11:47L'OMS indique que le taux de décès sur la route a baissé de 21% entre 2011 et 2025,
11:53malgré une hausse de plus d'un milliard du parc mondial de véhicules motorisés.
11:57Mais le bilan reste lourd, avec 1,16 million de personnes décédées en 2025 dans des collisions de véhicules
12:04et les traumatismes routiers demeurent la première cause de décès chez les 5 à 29 ans.
12:09En Afrique, où les déplacements urbains se multiplient et où les motos occupent une place croissante,
12:14cette vulnérabilité appelle des mesures rapides et concrètes.
12:18L'OMS estime que des investissements soutenus dans la sécurité routière,
12:22couplés à des stratégies nationales ambitieuses, peuvent inverser la tendance et sauver des milliers de vies.
12:41Retrouvez GMT TV sur vos différents réseaux sociaux.
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