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  • il y a 3 semaines
Longtemps cantonnée aux obligations réglementaires, la durabilité devient un levier de création de valeur. Les entreprises pionnières ne se contentent plus de cocher des cases : elles réinventent leurs modèles. À l’heure des simplifications à tout-va et du "norme-bashing", comment faire de la contrainte un avantage concurrentiel ?

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00:06Le sommet de la transformation durable édition 2026 depuis le pavillon d'Armenonville on va
00:11s'intéresser à la transformation durable alors quand est-ce qu'elle devient stratégique on va
00:15poser la question à nos deux invités deux experts on est ravis d'accueillir à Émilie Alberola bonjour
00:21Émilie vous êtes directrice Europe du Sud pour Schneider Electric Advisory Services c'est un
00:28cabinet conseil à l'intérieur de Schneider finalement expliquez nous c'est l'entité conseil de Schneider
00:32qui souhaite accompagner ses clients sur cette transformation indispensable au regard des
00:37enjeux climatiques énergétiques actuels et donc on est une équipe mondiale sur le conseil pour
00:44accompagner nos entreprises à se décarboner mais aussi à renforcer leur résilience par
00:49rapport aux impacts du changement climatique très bien on va voir dans un instant comment vous faites
00:53les enjeux sont sont colossaux m'en est gravie également d'accueillir Fabrice Bonifet bonjour
00:58Fabrice vous êtes président de C3D et Genax C3D c'est quoi rappelez nous vous êtes les seuls à
01:04pas connaître le C3D on connaît bien évidemment mais pour nos auditeurs qui vous découvrent ah oui
01:08excusez moi C3D c'est une association qui a 19 ans aujourd'hui et qui regroupe 405 entreprises de
01:16tout secteur essentiellement des grandes entreprises qui sont représentées au C3D par leurs responsables RSE c'est une
01:21association de professionnels de responsables RSE avec votre assemblée générale aujourd'hui
01:25aujourd'hui voilà une fois par an on a notre assemblée générale on est au statut des associations
01:30donc on est reparti pour un tour et Genax alors Genax c'est plus récent ça n'a qu'un
01:35an c'est une
01:36association soeur du C3D qui a été créée par le C3D et qui vise elle à accompagner les citoyens
01:42conscientisés ceux qui ont vraiment envie d'agir sur les compétences à acquérir pour changer les
01:48modèles d'affaires à l'intérieur même des boîtes pour faire émerger des nouveaux modèles d'affaires
01:52à visée régénérative et donc pour ça il faut être équipé de nouvelles méthodes de nouveaux
01:58savoir-faire et ça s'apprend ça s'apprend pas à l'école hélas ça s'apprend sur Genax une
02:03fois
02:03qu'ils sont au courant de ce qu'il faut faire on leur propose de le mettre en place dans
02:08leur
02:09sphère d'influence c'est à dire dans leur organisation d'accord et c'est tout en propos c'est
02:12pas uniquement
02:13le secteur de l'immobilier que vous connaissez bien ah non non non c'est générique il y a 3000
02:17membres
02:17aujourd'hui sur Genax très bien voilà c'est plutôt pas mal démarrage fulgurant bravo Emili on
02:23commence avec vous Schneider Electric donc advisory services aujourd'hui quels sont justement ces
02:29enjeux quand on parle transformation durable tout le monde en est conscient tout le monde le
02:32voit tout le monde le vit je dirais surtout avec ces canicules à répétition on sent qu'il est urgent
02:37d'agir comment on convainc les directions aujourd'hui de se transformer en profondeur alors effectivement on accompagne les
02:42entreprises à maintenir leurs ambitions à les réaliser en fait on va dire que depuis une dizaine
02:48d'années on a eu tout un cycle d'engagement politique des entreprises en écho notamment à
02:53l'accord de paris donc on a tout un corpus de cadres à la fois réglementaire et normatif pour
02:59engager les entreprises mais là on est rentré vraiment dans un cycle très nouveau qui est celui de
03:04la preuve de la crédibilité des engagements parce qu'aujourd'hui on est dans un contexte aussi géopolitique
03:09économique et même physique climatique avec les paris de canicule que nous vivons actuellement qui en fait imposent aux
03:17entreprises finalement la réalité dans laquelle elles sont et donc aujourd'hui on a un terrain quand même assez favorable
03:21pour que les entreprises
03:23comprennent que la résilience de leur chaîne de valeur la résilience de leur modèle économique la compétitivité même de leur
03:30modèle est
03:31chahuté par tout ce contexte là donc on entend que c'est plus changé aujourd'hui c'est plus une
03:35question de ce qu'on doit le faire ou pas on doit le faire mais c'est comment on le
03:38fait
03:38exactement on a exactement passé d'une logique on va dire de d'engagement à une logique d'exécution comme
03:43on dit et donc c'est vraiment savoir comment on met en place les feuilles de route les ambitions
03:48comment on est crédible aussi vis-à-vis de ses investisseurs parce qu'aujourd'hui les investisseurs se retournent aussi
03:52vers des entreprises qui ont pris des engagements depuis plusieurs années et qui ont du mal à avancer de manière
03:58très concrète donc là on est dans ce moment très intéressant
04:01Les entreprises je le disais enfin certaines les grands groupes en tout cas ont pris la mesure alors on y
04:05va certains plus ou moins vite qu'est-ce que vous en pensez où on en est dites nous la
04:10vérité
04:10Non non non mais ils n'ont pas pris du tout la mesure
04:12Est-ce qu'on est toujours dans ce greenwashing ou est-ce qu'on est quand même des groupes qui
04:17avancent et qui agissent
04:18Non non mais il se passe des choses ce serait mentir de dire qu'il se passe rien ce que
04:22nous on dit au C3D c'est il faut qu'on aille beaucoup plus vite par rapport au temps qui
04:29nous reste pour agir
04:30Donc ce n'est pas un problème de solution technique
04:33Combien il nous reste de temps quand vous dites ça ?
04:34Il suffit d'écouter la science là aujourd'hui l'accord de Paris c'était il y a 10 ans
04:39il nous avait dit oh là là mais ce serait bien qu'on soit à 2 degrés maximum de réchauffement
04:45à l'horizon de 2100 et si possible le plus proche possible de 1,5 degré
04:50Bah on est en 2026 on est à 1,37 de réchauffement moyen aujourd'hui c'est à dire qu
04:56'on est quasiment à 1,5 degrés on y sera dans 2 ans c'est à dire 70 ans avant
05:01ce qui était prévu lors de la campagne il y a ne serait-ce que 10 ans
05:04Donc on veut dire qu'on a complètement échoué collectivement alors pas que la France bien sûr même la France
05:09fait d'ailleurs partie des bons élèves de la classe mais on a complètement échoué
05:13Et c'est ça qu'on a dit après c'est vrai qu'il y a un petit peu parfois
05:16un sentiment d'impuissance parce que quand on voit ces chiffres c'est vrai que le temps c'est raccourci
05:21en tout cas pour agir
05:21En même temps on se dit bah même à l'échelle de la France si on faisait tout ce qu
05:24'il faut est-ce que ça dépend que de nous quand on a les géants américains d'un côté les
05:28géants chinois de l'autre donc c'est un petit peu déprisant
05:30Mais ça c'est un peu déprisant, je suis désolé mais...
05:32Ou c'est une excuse
05:33Si on attend dans tous les mouvements systémiques si on attend que les Etats-Unis, les chinois s'y mettent
05:40alors les chinois d'ailleurs accessoirement ils sont beaucoup plus actifs que l'on...
05:44Il y a encore le pire qui côtoie le meilleur en Chine mais il y a quand même pas mal
05:47de meilleurs qui sont en train d'émerger
05:48Les voitures électriques, les panneaux photovoltaïques, l'éolien, les centrales nucléaires c'est en Chine que ça se déclare bien
05:55Donc on ne peut pas dire qu'il nous en faut beaucoup plus que beaucoup d'autres pays
05:58Dans la France et l'Europe on n'a pas de matières premières critiques, on n'a pas d'énergie
06:05fossile, on en a encore un petit peu mais c'est anecdotique
06:08On a du charbon, on n'a pas de gaz, on n'a pas de pétrole et donc nous notre
06:11salut c'est nos modèles économiques
06:13Comment on va... est-ce qu'on peut continuer les modèles économiques linéaires qui ont été les nôtres pendant des
06:17années et qui nous ont largement enrichi
06:18D'un point de vue matériel, linéaire c'est j'extrais, je fabrique, j'utilise, je jette
06:23Ça on ne peut plus continuer de fabriquer la valeur économique avec de l'obsolescence, c'est plus possible
06:28Donc nous ce qu'on pousse au C3D c'est des nouveaux modèles économiques à visée régénérative
06:32Donc on va moins produire mais on va plus utiliser
06:35Donc le but ce n'est pas de revenir au Moyen-Âge, aux Amish ou que sais-je encore
06:39Donc on a besoin d'utiliser... le progrès technologique c'est sympathique
06:43Mais il faut avoir une relation au produit qui doit devenir différent
06:47Avec plus de circularité aussi
06:49Et donc ça on pense que si l'Europe et la France en particulier s'y met, on peut et
06:55on va entraîner d'autres pays et d'autres continents
06:59Parce que de toute façon la planète est ronde et a priori
07:01Et cette réalité du monde physique dans lequel on est est en train de rattraper tout le monde
07:07Car le déraiment climatique ça ne touche pas que la France, ça touche le monde entier
07:11Emilie Averola, discours évidemment vertueux auquel on adhère
07:14Et pourtant quand vous allez vous au coeur des entreprises, on va vous opposer peut-être des notions de compétitivité
07:21Justement par rapport aux concurrents qui ne font pas cet effort
07:23Que ça coûte plus cher, notamment la circularité à mettre en place en tout cas dans un premier temps
07:27Comment on répond à ces objections, comment vous convainquez finalement vos interlocuteurs ?
07:31Alors on a un certain alignement des planètes actuellement en faveur de la décarbonation et de la résilience
07:37En ce moment les chocs géopolitiques avec le détroit d'Hormuz qui impactent fortement les chaînes d'approvisionnement
07:42Et finalement les entreprises qui se reposent la question
07:44Est-ce qu'on peut avoir des matières premières, est-ce qu'on peut avoir des approvisionnements qui soient plus
07:48régionaux, plus locaux
07:50Pour nous permettre d'assurer une continuité de service auprès de nos sites de production
07:54Donc il y a aussi toute une réflexion sur la recomposition des flux d'approvisionnement
08:00Donc c'est un bon momentum finalement en ce moment, les gens vous écoutent avec plus d'attention
08:04Exactement, la compétitivité avec l'explosion des coûts énergétiques sur les énergies fossiles actuellement
08:08On a aussi des entreprises, celles qui n'y étaient pas encore en tout cas y arrivent à se dire
08:13Mais finalement est-ce que décarboner alors à la fois en matière d'efficacité énergétique
08:16Mais aussi en regardant son portefeuille d'approvisionnement en énergie et donc du recours aux énergies renouvelables
08:24Aujourd'hui est beaucoup plus économique finalement que d'acheter des énergies fossiles
08:28Avec des risques aussi d'approvisionnement et des coûts qui augmentent
08:31Donc on a plutôt un alignement de planètes qui font que ces sujets sont traités de manière très économique et
08:36financière
08:36Et plutôt favorable à la compétitivité et à la résilience des entreprises
08:41Fabrice Bonifio on l'a vu aussi, les français finalement ont voté avec leur portefeuille
08:47On a pris beaucoup moins la voiture quand le prix de l'essence il y a quelques semaines a explosé
08:51On voit aussi les immatriculations en électrique qui grimpent, ça c'est une bonne nouvelle
08:56Mais est-ce qu'il ne va pas avoir un effet rebond justement à la baisse si demain on revient
09:01avec un gaz qui est revenu au prix d'avant-guerre
09:03Avec un pétrole qui demain sera peut-être encore moins cher parce qu'il y en aura trop
09:08Mais vous avez posé la question sur la compétitivité, de dire voilà qu'est-ce qui freine c'est
09:13Parce qu'en fait faire du durable ce serait plus cher que de faire du non durable
09:18Alors c'est vrai que pour beaucoup d'entreprises, prendre en compte la prise en compte de la maintenabilité des
09:26services écosystémiques et du capital naturel
09:28Alors que ce n'était pas une obligation avant, forcément c'est un surcoût, c'est évident
09:33C'est un surcoût parce qu'il n'y a pas de loi aujourd'hui qui est interdit d'émettre
09:38du CO2
09:38Alors que c'est en train de nous tuer, c'est pas interdit d'émettre du CO2
09:41C'est pas interdit d'artificialiser les sols, c'est pas interdit de bousiller la biodiversité, tout ça c'est
09:46pas interdit
09:47Si ça favorise le business, voilà
09:48Donc aujourd'hui on est dans une optique complètement idiote
09:52Ou en fait pour maximiser le profit de quelques-uns, on mutualise la perte écologique pour tout le monde
09:59Et ça nous coûte un pognon de dingue
10:01Parce qu'en fait ces mauvais fonctionnements aujourd'hui des services écosystémiques
10:06Le cycle de l'eau, le cycle de la pollinisation, le cycle du climat, ça vient impacter tout le monde
10:12Vous l'avez dit vous-même, ça ralentit l'économie, etc. Et ça tout le monde paye
10:15Donc on privatise les profits, on mutualise les pertes, mais des pertes irréversibles
10:19Et c'est des pertes irréversibles, donc c'est vrai qu'après c'est le problème de l'arbitrage du
10:23court terme, long terme
10:24A court terme, c'est encore rentable d'être cynique
10:28Et de dire je maximise mon profit à moi et je mutualise les pertes pour tout le monde
10:34Mais ça va plus durer très très longtemps
10:36Parce que même ceux qui ont profité de ce système-là, de ce cynisme-là
10:41Bah oui, comme l'a dit Emilie, on est quand même un petit peu à la fin de l'histoire
10:47Parce que ces canicules, eh bien quand il y a des usines qui tournent plus
10:51Quand les voies de chemin de fer commencent à se déformer à cause des canicules
10:55Et qu'on ne peut plus faire rouler les trains, et que c'est des trains de fret par exemple
10:58Et donc les matières premières n'arrivent plus dans les usines
11:00Donc le risque physique qui était la plus importante des choses secondaires dans beaucoup de boîtes il y a quelques
11:06temps
11:06Ça devient un risque primaire
11:08Non, ça vient de tirer la solide d'alarme
11:10Et donc le court terme a rattrapé le long terme
11:14Et ce qui était long terme aujourd'hui, c'est le court terme d'aujourd'hui
11:16Alors Emilie, on ne va pas s'intéresser au cynique avec vous, on va s'intéresser aux bons élèves de
11:20la classe justement
11:20Sur quoi vous faites porter les efforts ?
11:23Par quoi on commence finalement dans cette transformation, dans ce changement de paradigme qu'évoquait Fabrice Bonny à l'instant
11:30?
11:30Alors la première chose à faire évidemment, c'est faire un état de la situation
11:33Prendre une photographie de l'entreprise
11:35Quand je parle de photographie, c'est à la fois sur l'empreinte carbone de l'entreprise
11:40A savoir quelles sont les sources d'émissions par rapport à son secteur, à son activité
11:43Pas toujours évident en mode du prévu
11:44Pas toujours évident, il faut évidemment le faire sur les différents périmètres
11:48Alors dans notre jargon on parle des scopes 1, 2 et 3
11:50Et c'est très important qu'aujourd'hui les entreprises qui en moyenne ont à peu près 80% de
11:56leurs émissions
11:56En dehors de leur premier périmètre d'intervention
11:59Qu'elles prennent en considération aussi à la fois leurs fournisseurs mais aussi l'usage de leurs produits
12:04Donc la photographie de l'empreinte carbone, la photographie des risques climatiques
12:07Pour avoir une bonne idée et ensuite se donner des ambitions
12:11Des ambitions avec des technologies, avec des actions qui sont déjà bien connues
12:15Qui sont déjà bien présentes
12:17Et je peux parler évidemment de choses que Schneider vend en matière d'énergie renouvelable et d'électrification
12:22Mais en fait ça va pas suffire parce que nous ce qu'on constate aussi
12:25C'est qu'en accompagnant des entreprises depuis une dizaine d'années à prendre des engagements
12:29Dits science-based, donc bien alignés avec l'ambition scientifique
12:33Quand on fait l'ajout de tout ce qu'on peut faire aujourd'hui
12:36En fait on arrive à peu près à 50% de la trajectoire long terme qu'il faut qu'elles
12:41empruntent
12:41C'est pas suffisant
12:43Et donc je passe la balle à Fabrice
12:46Parce que la logique en fait c'est de repenser les modèles d'affaires
12:49Et vraiment rentrer dans une logique
12:50Et c'est l'équation la plus difficile parce qu'il faut trouver le modèle économique
12:53Il faut faire ça aussi dans une dimension écosystémique
12:57Et les entreprises, vous parliez de compétitivité tout à l'heure
12:59Il faut aussi qu'on soit dans un jeu collectif de collaboration
13:02Pour créer les conditions futures de notre économie
13:05Repenser les modèles d'affaires ça doit se faire au sein des entreprises par exemple
13:07Avec l'initiative C3D en en parlant
13:10En diffusant les bonnes pratiques
13:11Ou ça doit venir du politique à quelques mois des présidentielles
13:15On a toujours entendu parler du triangle de l'inaction
13:17Il y aura besoin de régulation, de régulation nouvelle
13:20Je pense que verdir des choses qui ne devraient plus exister
13:23Bah non, il faut juste les interdire
13:25Il y a tout un tas de produits aujourd'hui
13:27Éco-concevoir des baskets qui clignotent la nuit
13:29Non, on peut se poser la question
13:31Donc là il va y avoir des débats à opérer avec les citoyens
13:35On a vraiment besoin de quoi aujourd'hui
13:38Ensuite, après la régulation
13:39Qui n'est pas assez contraignante aujourd'hui
13:43L'un des meilleurs vecteurs d'innovation organisationnelle
13:46C'est la régulation, il faut le savoir
13:47Il ne faut pas avoir peur de régulation
13:48A condition bien sûr que tout le monde respecte les mêmes règles
13:50C'est un peu comme au football
13:51Si tout le monde respecte les mêmes règles
13:53Il y en a qui appellent le président de la FIFA pour changer les règles
13:57Ils ont quand même été punis
13:58Comme quoi quand on triche, on est quand même punis
14:00Et les Belges ont gagné
14:01Mais ensuite la deuxième chose c'est changer le modèle
14:03On est sur des modèles linéaires
14:04Qui sont écocides, extractivistes, linéaires
14:07Qui produisent des déchets
14:08Bon ça c'est clairement pas compatible avec la soutenabilité d'un système Terre
14:11Qui s'appuie sur une planète qui ronde a priori
14:14Donc il faut vraiment circulariser tout ça
14:17Et aller sur une économie de l'usage
14:19Donc moins de produits
14:20Beaucoup, beaucoup, beaucoup moins de produits
14:22Mais des produits qui durent beaucoup, beaucoup plus longtemps
14:24Donc c'est pas une punition
14:25C'est juste qu'on va falloir qu'on apprenne à mutualiser les produits
14:29Et à les chérir, à les maintenir, à les entretenir
14:33A les garder comme faisaient les anciens
14:34A les garder, avoir moins de bâtiments
14:37Mais des bâtiments plus jolis, plus robustes
14:39Avoir moins de véhicules mais des véhicules plus robustes également
14:42Et on vendra l'usage
14:44C'est moins impactant de vendre l'usage
14:46Que de fabriquer tout le temps les mêmes produits
14:48Aujourd'hui on a 135 milliards de fabrication de pièces de vêtements par an
14:532024
14:55Ça fait des années que c'est comme ça
14:56Si demain l'humanité arrêtait de fabriquer des vêtements
14:59On pourrait rester habillé pendant 400 ans
15:01Bon bah ça devrait suffire
15:02Alors merci, on se quitte là-dessus
15:04Un grand merci à nos invités
15:05Émilie Aberola qui est chez SE Advisory Services comme génère électrique
15:10Et merci également à Fabrice Bonifet du C3D et Genact
15:15A très bientôt sur Bismarck
15:16C'est parti
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