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  • il y a 9 minutes
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Elodie Huchard et ses invités, le samedi de 12h30 à 13h et le dimanche de 11h à 13h dans #100%Actu

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Actu. Merci beaucoup d'être avec nous.
00:04On est ensemble jusqu'à 15h. Dans un instant, on va bien sûr parler des incendies qui touchent une grande
00:11partie de la France,
00:12de ces fortes températures aussi. Comment gérer effectivement cet nouvel épisode de canicule ?
00:18On va en parler dans quelques minutes. Je vous présente aussi mes invités.
00:21Mais juste avant, c'est le rappel des titres avec Sandra Ciombo. Bonjour Sandra.
00:27Bonjour Mickaël, bonjour à tous. La cérémonie d'hommage au caporal Baptiste-Gerfaux-Valentin aura lieu mercredi prochain à 15h
00:36à la Halle Olympique d'Alberville.
00:38Ce sapeur-pompier volontaire de 22 ans est mort en intervention ce mercredi,
00:43emporté par une chute de blocs rocheux alors qu'il luttait contre un feu de végétation en Savoie.
00:48L'Espagne fait face à son pire incendie depuis des décennies.
00:51Le sinistre qui a fait au moins 12 morts dans le sud du pays et a parcouru quelques 6600 hectares
00:57depuis jeudi
00:59évolue favorablement depuis la nuit dernière selon les secours.
01:02Les autorités espagnoles de leur côté attendent les premières autopsies pour en dire davantage sur les victimes
01:07qui ont été piégées dans leur véhicule ou rattrapées par les flammes en tentant de s'enfuir.
01:12Et puis le trafic est très chargé en France pour ce week-end de départ en vacances.
01:16Les bouchons ont atteint un pic de 937 kilomètres cumulés ce samedi à 11h55 dont près de 130 en vallée
01:24du Rhône.
01:25Bison Futé appelle à la prudence en raison de la canicule.
01:28La journée est classée noire dans l'ouest, le nord et le centre-est dans le sens des départs.
01:33Légère atténuation au niveau des retours sauf sur l'arc méditerranéen.
01:36Merci beaucoup Sandra Tchambault, il fait très chaud effectivement aussi sur les routes et un peu partout en France
01:42puisque 24 départements dont ceux de la région parisienne sont placés en vigilance rouge en raison de la canicule.
01:49Et on va en parler bien sûr avec nos invités.
01:51Stéphane Ablo, député PS de Meurthe et Moselle.
01:53Bonjour.
01:53Monsieur le député Mehdi Raich, analyste politique.
01:56Bonjour Mehdi.
01:57Myriam Djabali Larac, professeure d'économie et présidente de l'association Regards Lycéens.
02:03Bonjour Myriam.
02:04Et puis Cyril Bonnefoy, bonjour.
02:06Journaliste météo pour CNews bien sûr, on va revenir et on va faire un point tout à l'heure avec
02:11vous sur les conditions météo.
02:13Mais juste avant, on va aller du côté des Pyrénées-Orientales où les flammes ont déjà parcouru près de 5000
02:19hectares.
02:20L'une des communes touchées, c'est l'île-sur-Tay et on est avec le maire de cette commune,
02:25Alain Fabresse.
02:26Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous en direct sur CNews.
02:30Vous êtes donc le maire de cette petite commune de 5000 habitants.
02:34Quelle est la situation sur place ?
02:36Comment avez-vous dû gérer cet incendie et cette crise pour une petite commune comme la vôtre ?
02:45D'accord.
02:46Donc la situation actuelle, j'allais dire, c'est une situation qui est revenue à la normale,
02:52enfin à la normale en tout cas pour la grande majorité des îloises et des îlois.
02:56Cependant, il y a beaucoup encore de personnes qui ont perdu des biens, des maisons, hangars, des propriétés, des animaux.
03:05Donc ce n'est pas tout à fait normal encore.
03:07Mais on attache du prix et du temps passé pour tous les îloises et les îlois.
03:13Hier encore, très tôt, j'étais sur les exploitations agricoles pour voir quelques agriculteurs.
03:20Et puis toute la journée, ça a été consacré aussi à aller visiter les personnes qui ont perdu leurs biens
03:26par groupe.
03:28Voilà, c'est du temps passé.
03:29C'est énormément d'écoute, c'est énormément de solennité.
03:33C'est un partage d'émotions, c'est un partage de souffrance.
03:36Voilà, il y a la partie matérielle qui est touchée.
03:38Bien sûr, les maisons le bâti.
03:40Mais vous savez, la grande partie, c'est humain.
03:42C'est l'immatériel, c'est la souffrance.
03:44Ce sont les souvenirs qui, eux, ne seront jamais indemnisés.
03:48Quel est le rôle du maire dans ces cas-là ?
03:51Et comment vous avez géré effectivement le côté, vous évoquiez l'aspect humain ?
03:54J'imagine beaucoup de dialogues avec vos administrés.
04:02Absolument, le dialogue a été constant par communiqué, constant.
04:06Mais nous avons anticipé en déclenchant immédiatement avec l'ordonnancement du préfet,
04:10de monsieur le préfet des périodes orientales, le plan communal de sauvegarde.
04:14Nous avons aussi anticipé, après le retour, mis en place une cellule urgente par rapport à médico-psychologiques.
04:23Mais aussi, la communauté de communes, Roussillon-Conflat, a également oeuvré en mettant en place également une cumpe.
04:29Voilà, tout un réseau d'acteurs s'est mis en place, institutionnels.
04:33Bien sûr, les services de l'État qui ont de suite été à pied d'oeuvre,
04:37de façon à pouvoir nous organiser tous, les communes qui sont sinistrées.
04:41Voilà, nous sommes quelques communes sinistrées, vous savez, le feu, ça a été à peu près 50 kilomètres linéaires, le
04:48périmètre.
04:49C'est beaucoup d'habitations qui ont été détruites, à peu près une cinquantaine.
04:53Donc, il fallait être sur tous les fronts, que ce soit pour les services déconcentrés de l'État, pilotés par
04:59le préfet.
05:00Le groupement, justement, de pilotage des opérations s'est installé sur la commune, sur tête.
05:05C'était le centre névralgique de commandement, c'est à partir de là que partait toute l'organisation en matière
05:10de sécurité et de secours.
05:12Et en ça, je salue vraiment l'organisation de l'État, ça fonctionne, c'est merveilleux.
05:17Oui, dites-moi.
05:18J'allais vous poser la question, vous avez donc été soutenu effectivement par les autorités.
05:23On le voit effectivement par rapport à ce que vous nous dites.
05:25J'aimerais vous poser une dernière question.
05:27On parle beaucoup effectivement de l'origine de ces incendies.
05:29Et on verra tout à l'heure le message aussi de Laurent Nunez concernant l'origine de ces incendies,
05:34puisque des dizaines de personnes ont été interpellées.
05:38Est-ce que vous connaissez la cause de l'incendie dans votre commune ?
05:40Est-ce que vous en savez un peu plus ?
05:45Alors, la cause, il y a une enquête qui est diligentée pour savoir s'il faut déterminer ou pas une
05:52cause humaine.
05:52En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu un cocktail Molotov qui a été
05:59réalisé en matière de départ d'incendie,
06:02c'est-à-dire l'hygrométrie qui était au plus bas, 9%, alors que l'alerte des pompiers, c'est
06:08à 6-6 quand on est à 25%.
06:10Alors imaginez le taux d'hygrométrie, 9%, en plus lié aussi avec une forte tramontane qui soufflait à 80 km
06:18heure.
06:18Et également 40 degrés, 40-41 degrés, voilà, c'est ce qui a constitué un cocktail Molotov,
06:23de façon à ce que le feu se propage un petit peu partout.
06:26Il a fait des sauts de 1 km.
06:29Imaginez alors la difficulté de nos soldats du feu pour maîtriser, pour fixer l'incendie.
06:35Plus de 800 pompiers étaient présents sur tout le secteur, de façon à pouvoir les maîtriser.
06:40Et ça a été une tâche vraiment ardue.
06:42Et en ça, je salue la bravoure, franchement, des pompiers qui ont été remarquables.
06:46– Effectivement, et on salue leur travail, eux qui combattent ces flammes
06:51et qui font en sorte de protéger vos administrés,
06:54mais pas que, toutes ces communes qui sont touchées par ces incendies et ces feux de forêt.
06:58Merci beaucoup, en tout cas, Alain Fabresse, d'avoir été en direct avec nous sur CNews.
07:03Une réaction peut-être, Stéphane Abelot ?
07:06On le voit, ce maire a été soutenu par les autorités.
07:10On vient de l'entendre.
07:12Effectivement, c'est important.
07:13Et le travail des maires est important aussi,
07:15quand ces communes sont touchées par ces feux de forêt.
07:18– Alors, je le sais pertinemment, puisque j'ai été trois fois maire de Vendeuve,
07:23une ville de 30 000 habitants, réélu dernièrement.
07:26Le préfet de notre département nous a dit,
07:28pas de feu d'artifice proche des parcs dans notre ville, à Vendeuve,
07:33c'était le cas.
07:34Interdiction, donc il faut vraiment comprendre.
07:36Et on n'est pas là pour rire ou pour jouer avec le feu.
07:39Cette expression est vraiment d'actualité,
07:41parce qu'il y a des risques et on salue vraiment,
07:44et il faut avoir été maire pour le comprendre,
07:46et M. le maire l'a bien expliqué,
07:47le travail exemplaire des forces de sécurité et des sapeurs-pompiers,
07:52mais exemplaire.
07:53Et puis après, quand on parle de cause,
07:55évidemment, quand le contexte est favorable à ce qu'il puisse y avoir le feu,
07:59ça peut être un mégot, ça peut être une bouteille en verre,
08:02mais il y a aussi l'origine, et là il y a une réflexion à mener,
08:05mais ça c'est, il va falloir anticiper,
08:07oui, on est dans des mesures où on peut déclencher des plans,
08:10comme ça, mais après, dans quel monde on vit ?
08:13Et là, il ne faut pas faire peur aux gens,
08:15il faut prendre le taureau par les cornes,
08:17demander aux scientifiques leur avis.
08:19Il y a réellement un problème de dérèglement climatique,
08:21ce n'est pas possible, les animaux ne survivent plus au-delà de 40 degrés,
08:25il y a plein d'endroits où c'est le cas,
08:27donc je veux dire, à cause de quoi ?
08:29Donc voilà, il faut prendre les choses en main,
08:33et c'est un réel problème,
08:35sans faire peur en étant responsable,
08:37ou éco-responsable.
08:38Et s'attaquer aussi aux comportements inappropriés,
08:41inappropriés, puisqu'on va découvrir le message de Laurent Nunez,
08:45le ministre de l'Intérieur,
08:46qui a écrit sur le réseau social X ce matin,
08:50voilà, 32 individus suspectés d'être à l'origine de départs de feu
08:53ont été interpellés dans 22 départements.
08:56Ces comportements inacceptables,
08:57qui génèrent des conséquences désastreuses
08:59et mobilisent nos sapeurs-pompiers au péril de leur vie,
09:01relèvent désormais de la justice.
09:03Qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui
09:05pour que ces comportements cessent ?
09:07Ça paraît évident, oui, il ne faut pas jeter un mégot au bord de la route,
09:10oui, il ne faut pas faire un barbecue en pleine forêt,
09:12mais pourtant, encore aujourd'hui,
09:14et on le voit,
09:16même si certains aussi sont peut-être des pyromanes
09:18parmi les personnes interpellées,
09:19mais on le voit, il y a quand même des comportements
09:20qui sont juste fous en période de forte chaleur comme ça.
09:25C'est extrêmement difficile,
09:26parce que vous pouvez voir toutes les situations possibles,
09:30les gens qui jouent, les réseaux sociaux qui incitent,
09:33les gens qui sont pris par la folie.
09:34En tout cas, il y a la base
09:36pour mettre le feu,
09:37donc c'est évident qu'il faut déjà éviter
09:40qu'il y ait cette base-là,
09:41parce que le terrain est propice.
09:43Après, évidemment, celui qui est responsable,
09:45il faut le juger,
09:46mais il faut pouvoir les moyens
09:47à la fois de combattre le feu
09:48et en même temps de trouver les coupables.
09:50Vous imaginez,
09:51on vit dans une situation de folie,
09:53mais en tout cas, encore une fois,
09:54merci à ceux qui anticipent,
09:56c'est vrai que quand l'État travaille bien,
09:57il faut le dire,
09:58puis aux sapeurs-pompiers qui risquent leur vie,
10:00pour les concitoyens à qui il faut penser,
10:0250 maisons ravagées,
10:03on a vu des personnes,
10:04des pompiers qui ont dit
10:06qu'ils n'avaient jamais vu
10:07un feu aussi violent de leur vie,
10:09donc ça veut dire qu'au-delà
10:11de la culpabilité des uns ou des autres,
10:12il y a aussi le climat,
10:14la violence du vent,
10:15le fait que tout peut s'embraser
10:17à une vitesse,
10:17mais impossible à maîtriser.
10:19Tout en sachant qu'il y a une dizaine de morts
10:22sur des feux qui sont similaires.
10:23Donc là, il faut vraiment saluer,
10:25le couple préfet marche très bien
10:26et aussi la doctrine française sur les feux
10:28qui est sur les départs naissants,
10:29elle fonctionne très bien.
10:31Donc l'évolution de la doctrine,
10:32il y en a eu,
10:32mais de manière factuelle,
10:33la France réagit très bien sur les feux.
10:36Ensuite, sur les conséquences,
10:37ou du moins sur les personnes
10:38qui sont à l'origine des feux,
10:41c'est vrai qu'on a une énorme problématique.
10:439 départs de feux sur 10
10:44sont dus à l'activité humaine,
10:45disait hier Emmanuel Macron.
10:46Je voulais annoncer le chiffre.
10:47Si c'est 9 personnes sur 10,
10:48il faut s'imaginer que là,
10:49c'est un problème.
10:50C'est un problème de politique publique.
10:52Très clairement, tous les étés,
10:53si 9 personnes sur 10
10:54sont à l'origine des départs de feux,
10:55là, c'est plus que de la prévoyance,
10:56c'est de la criminalité.
10:57Concrètement, on est de la criminalité.
10:59Quand vous en arrivez à détruire
11:00des pans entiers de vie de personnes
11:01en brûlant leur maison,
11:02là, vous tombez dans la grande criminalité.
11:04Donc, il y a un vrai sujet,
11:05de titre personnel,
11:06je n'ai pas la réponse
11:06sur cette thématique-là,
11:08mais c'est à la fois de la prévention
11:10et il y a toute une réflexion
11:12à avoir de la part de l'État
11:13puisque vous parlez
11:14des règlements climatiques,
11:15la chaleur augmente,
11:16on ne peut pas faire ça.
11:17Bien sûr, et je disais
11:179 personnes sur 10
11:19et 9 départs de feux sur 10
11:20petites corrections
11:21sont dues à l'activité humaine.
11:22Oui, juste pour rappeler
11:23qu'en fait, ce qui peut paraître
11:24pour nous du bon sens,
11:26ne pas fumer,
11:26ne pas se réunir dans un endroit
11:28où il y a un risque
11:29aggravé par la condition climatique,
11:31n'est pas forcément du bon sens
11:33de tous parmi ceux
11:34qui sont incriminés là
11:35ou en tout cas présumés criminels,
11:37ce n'est pas forcément,
11:38vous le disiez, des pyromanes,
11:39c'est peut-être des gens
11:39qui se sont réunis pour discuter
11:41parce qu'il fait très chaud
11:42et puis qui ne se rendent pas compte
11:43ou en tout cas qui n'ont pas conscience
11:45de l'amplification en fait
11:48de leur conduite de tous les jours.
11:50On pourrait éventuellement
11:51mettre un seuil de chaleur au devant
11:54et dans certains lieux
11:55interdire complètement l'accès à ces lieux.
11:57Alors très bien,
11:58on réagit bien une fois que le fait a lieu,
12:00mais on n'est pas assez efficace avant.
12:02Donc pédagogie, pédagogie, expliquez encore.
12:04C'est juste des signalétiques
12:05au niveau de ces lieux.
12:06Il n'y en a pas.
12:07Il y a beaucoup de bois,
12:08de forêts, de parcs
12:09où il n'y a pas du tout
12:10de signalétique sur les comportements.
12:11Même ça paraît être du bon sens.
12:12Oui, ça ne peut pas.
12:13Mais pas pour tous.
12:14Vous savez aujourd'hui
12:14comment notre société évolue.
12:16Le bon sens qu'on avait,
12:17nous, il y a cinq ans,
12:18n'est plus le même bon sens aujourd'hui.
12:20Donc cette signalétique,
12:21elle n'existe pas.
12:21Je vous donne quelque chose
12:22de tout simple
12:22qui n'a pas grand-chose à avoir.
12:24Mais souvent, on a des chiens
12:25qui sont laissés libre cours
12:27avec des morsures de chiens
12:29sur des enfants,
12:3425 degrés, 26 degrés,
12:35pas de problème.
12:35Je m'annonce devant un lac,
12:37je discute, je fume,
12:38je bois une bière
12:39ou peu importe.
12:40Ce comportement-là
12:41à 33, 34 degrés
12:42avec du vent,
12:45c'est du feu,
12:46c'est des morts
12:46et c'est surtout une pression
12:47sur nos forces de l'ordre,
12:49un risque assurantiel,
12:50un risque de mort,
12:51etc.
12:52Et du travail en plus
12:53pour les sapeurs-pompiers.
12:54Bien sûr, pression
12:54sur nos forces.
12:55On l'a vu effectivement.
12:56Cyril Bonnefoy,
12:5824 départements,
12:59je le disais tout à l'heure,
12:59sont en alerte rouge.
13:00À quoi faut-il s'attendre
13:02dans les prochains jours ?
13:03On le sait,
13:03on nous parle d'une vague de chaleur
13:04qui pourrait durer
13:05jusqu'au 14 juillet.
13:06Oui, même au-delà.
13:07Même au-delà ?
13:08En fait, je vais vous parler
13:09justement des causes
13:10de ces feux.
13:11C'est un dôme de chaleur
13:12qui est installé
13:12depuis le 4 juillet.
13:13C'est la troisième vague
13:14de chaleur de l'été
13:15qu'on connaît en deux mois.
13:16C'est tout simplement inédit.
13:18On en parlait
13:19avec ces chaleurs
13:20qui dépassent souvent
13:2140 degrés.
13:22En fait, on a un dôme de chaleur.
13:23Je vous ai préparé
13:24un petit schéma.
13:25Vous allez comprendre.
13:25Et ce week-end,
13:26ça s'aggrave pourquoi ?
13:27Parce qu'on a à la fois
13:28ce dôme de chaleur
13:29et une goutte froide.
13:30Et en fait,
13:31ce qu'il faut comprendre,
13:31c'est que les vents
13:32tournent dans le sens inverse
13:33des aiguilles d'une menthe
13:34autour d'une goutte froide,
13:35d'une dépression.
13:35Donc ça aspire l'air du Sahara
13:37qui vient se rajouter
13:38à ce dôme de chaleur.
13:40Et donc ça va rajouter encore
13:41de la chaleur à la chaleur
13:43avec des températures,
13:44vous allez le voir,
13:44pour les prochaines heures
13:46qui dépasseront
13:46les 35 à 38 degrés
13:48sur les deux tiers
13:49ouest du pays
13:50et centre jusqu'à Paris.
13:53C'est la nuit prochaine
13:54mais également que les températures
13:56ne baisseront pas
13:56et c'est là vraiment
13:58que la canicule est difficile
13:59à supporter
14:00avec des valeurs
14:01entre 22 et 24 degrés
14:02sur les départements
14:03en rouge.
14:04Il fera pas moins de 25 degrés
14:06par exemple dans le centre de Paris
14:07cette nuit.
14:08Et demain,
14:09on devrait dépasser
14:10les 40 degrés à nouveau.
14:12C'est l'effet sèche-cheveux,
14:13c'est ça aussi
14:14qui détruit la végétation,
14:16qui détruit des cultures entières
14:18et il faudra faire le bilan
14:18à la fin de l'été
14:19avec plus de 42 degrés
14:22attendus en Nouvelle-Aquitaine.
14:23Rendez-vous compte
14:24des températures
14:25donc qui vont continuer
14:26à augmenter jusqu'à lundi,
14:27mardi.
14:28Et la fin,
14:28on l'entrevoit
14:29pour la fin de semaine prochaine
14:31avec une carte
14:32que je vous ai préparée ici,
14:33Mickaël.
14:34Je regardais jeudi,
14:35c'est sur les côtes de la Manche,
14:37côte atlantique,
14:37on commencera à respirer
14:38mais ça veut dire
14:39qu'il fera 25, 28 degrés,
14:40il fera pas frais en fait.
14:41Avant,
14:42quand il y avait un coup de frais,
14:43on descendait à 22, 23 degrés
14:44au cœur de l'été.
14:45Là, on est encore à 27, 30.
14:47Vendredi,
14:47ça sera sur la région parisienne
14:48et samedi pour l'Est
14:49et pour la Méditerranée,
14:51on ne voit pas la fin
14:52de cet épisode caniculaire.
14:54Effectivement,
14:54épisode caniculaire
14:55et peut-être qu'il y en aura
14:56d'autres au cours de l'été
14:57à voir.
14:58On a d'autres signaux
14:59pour la fin du mois de juillet déjà.
15:01Alors, je reste prudent
15:01mais je surveille ça de près.
15:03Voilà,
15:04situation exceptionnelle
15:05en France.
15:06On va aller du côté
15:07de l'heure et loire
15:08où se trouve
15:08l'une de nos équipes,
15:09Chloé Tarka.
15:11Bonjour,
15:11on le sait,
15:12les Français font face
15:13à ces fortes températures.
15:15Comment gère-t-on
15:16du côté de l'heure et loire
15:17cet épisode caniculaire ?
15:23Eh bien,
15:24Michael,
15:25vigilance rouge ici,
15:26canicule.
15:27Donc, évidemment,
15:27les municipalités
15:28doivent s'adapter.
15:29Je me trouve actuellement
15:30dans la ville de Brouet.
15:32Ici,
15:33il devait se tenir
15:34un tournoi de pétanque.
15:35Aujourd'hui,
15:36entre 9h et 16h,
15:38vous vous en doutez.
15:39Annulation du tournoi
15:40de pétanque.
15:41Également,
15:41le 13 juillet,
15:42le traditionnel feu d'artifice
15:44qui a également été annulé
15:47aux Grands Dames
15:47des habitants
15:48que nous avons
15:49rencontré.
15:50Déception du côté
15:51des habitants,
15:51mais aussi compréhension
15:53évidemment de ces arrêtés
15:54de la municipalité.
15:56Je vous propose
15:56de les écouter.
15:58C'est un peu compliqué
15:58pour les gens.
15:59C'est vrai que ça enlève
16:00beaucoup de choses
16:02dans la ville.
16:03C'est compliqué.
16:05Mais bon,
16:05maintenant,
16:06il fait chaud.
16:06C'est un peu compliqué
16:07de garder un feu d'artifice.
16:08c'est un peu dangereux.
16:10Je le regrette.
16:12Mais encore une fois,
16:13je trouve ça normal.
16:16On prend acte
16:17d'un état.
16:19Il fait plus chaud
16:19maintenant
16:20qu'il a fait.
16:22Il va falloir
16:23en tirer les conséquences.
16:24Moi,
16:24je regrette
16:25le feu d'artifice
16:26parce qu'il est tiré
16:26devant chez moi.
16:28Donc,
16:28je me mets dans mon jardin
16:29sur mon transat
16:30et je regarde.
16:31C'est très agréable.
16:32Bon,
16:33pas cette année.
16:35Tant pis.
16:35on verra l'année prochaine.
16:39Et puis,
16:40Mickaël,
16:41nous étions tout à l'heure
16:42dans un commerce
16:43pour avoir également
16:44les réactions
16:45des commerçants.
16:46Juste derrière moi,
16:47chez ce petit traiteur italien,
16:50lui aussi,
16:50subit la canicule.
16:5255 degrés ressentis
16:53à l'intérieur
16:54de ce commerce.
16:55Pourquoi ?
16:56Eh bien,
16:56parce qu'il fait des pizzas.
16:57Et comment on fait des pizzas ?
16:58On les fait au feu de bois.
17:00Imaginez donc
17:00la chaleur à l'intérieur.
17:02Donc,
17:02conséquence physique.
17:03Il nous dit
17:03qu'il a failli
17:04s'évanouir
17:05plusieurs fois hier
17:06pendant la journée.
17:07Et puis,
17:08conséquence économique.
17:09Le propriétaire
17:10de ce traiteur
17:11nous a dit
17:12qu'il ne pouvait pas
17:13mettre tous les plats,
17:14tous les aliments
17:15en devanture,
17:16en vitrine.
17:17Et donc,
17:17évidemment,
17:17quand les clients
17:18ne voient pas
17:18les plats devant eux,
17:19eh bien,
17:20ils ne les commandent pas.
17:21Donc,
17:22conséquence économique,
17:23conséquence physique.
17:24Et puis,
17:24vous l'avez vu,
17:25annulation d'événements.
17:26Voilà comment ça se passe
17:27ici en Eureloir.
17:29Merci beaucoup,
17:30Chloé Tarka.
17:31Et on entendait effectivement
17:32cet habitant
17:33de cette commune
17:33d'Eureloir
17:34dire qu'il n'y aurait pas
17:35de feux d'artifice.
17:36C'est le cas
17:37dans plusieurs communes
17:38de France.
17:39Forcément,
17:39les municipalités
17:40ont décidé
17:40d'annuler
17:41ces feux d'artifice,
17:42parfois même aussi
17:43d'annuler les fameux
17:44balles dans les casernes
17:45des pompiers,
17:47puisque parfois,
17:48effectivement,
17:49ces célébrations
17:49ont lieu dans
17:50des lieux clos.
17:51Et on le sait,
17:52avec ces fortes températures
17:53et des pièces
17:54qui ne sont pas climatisées,
17:55c'est forcément
17:55très très dangereux.
17:5614 juillet maintenus.
17:58En revanche,
17:59du côté des Champs-Elysées,
18:01ça sera un défilé XXL.
18:03Cette année,
18:03130 aéronefs,
18:04plus de 6000 militaires défilés
18:07où, si les Français
18:08veulent assister,
18:09ils devront télécharger
18:11un QR code.
18:12Et ça,
18:13effectivement,
18:13c'est une nouveauté.
18:14On va retrouver
18:15tout de suite,
18:16sur place,
18:16du côté des Champs-Elysées,
18:18Sharon Camara.
18:19Bonjour.
18:20Merci, Sharon,
18:21d'être là.
18:22Alors,
18:22vous avez,
18:23j'imagine,
18:23croisé pas mal
18:24de parisiens.
18:25Vous les avez interrogés
18:26sur ce QR code.
18:28Qu'en pensent-ils ?
18:29Est-ce qu'ils sont
18:29plutôt pour,
18:30plutôt contre
18:30ou est-ce qu'ils trouvent
18:31effectivement que c'est
18:32une décision assez étonnante ?
18:34Je rappelle que c'est
18:34pour des raisons de sécurité,
18:35bien sûr.
18:40Alors,
18:40oui,
18:41Mickaël,
18:41comme vous l'avez dit,
18:42nous avons interrogé
18:43ici sur les Champs-Elysées
18:44pas mal de personnes
18:45concernant cette nouvelle mesure.
18:47Et la première chose
18:48que je peux dire,
18:49c'est que les personnes
18:49étaient plutôt surprises.
18:51Rares sont les personnes
18:52qui étaient au courant
18:52qu'il y avait ce formulaire
18:54à répondre
18:54avec ce QR code
18:55qu'il faut avoir
18:56pour pouvoir venir
18:58assister à la parade.
18:59Je vous propose
18:59d'écouter les réactions
19:01que nous avons pu recueillir.
19:02Entre surprises,
19:03étonnement,
19:04les avis sont plutôt mitigés.
19:06Ça peut permettre
19:07de réguler les flux,
19:08éviter les mouvements de foule
19:09à la dernière minute.
19:11Ça peut être bien.
19:11Oui,
19:11à point de vue de la sécurité,
19:12c'est bien.
19:13Il n'y a pas assez
19:13de communication,
19:14en fait.
19:15Là,
19:15vraiment,
19:15on ne savait pas du tout.
19:16Par rapport à la sécurité,
19:17je trouve que c'est
19:17une très bonne chose.
19:18Malheureusement,
19:18à l'heure d'aujourd'hui,
19:22en passant par là,
19:24autant le faire.
19:24C'est quand même
19:25les données.
19:26Et la sécurité,
19:27en fait,
19:27en même temps,
19:28c'est les deux.
19:29C'est que la sécurité,
19:30il faut avoir aussi
19:30la sécurité des données.
19:32Donc,
19:33ouais,
19:34en fait,
19:34la sécurité,
19:35pour la parade du 14 juillet,
19:37c'est surtout,
19:37c'est énorme.
19:38Il y a des gens,
19:39il y a des milliers de personnes,
19:40des millions de personnes.
19:41La sécurité,
19:42c'est beaucoup plus important,
19:43je pense.
19:45Question sécurité,
19:46c'est peut-être bien,
19:47mais ce n'est pas juste
19:48de devoir s'enregistrer
19:50parce que tout le monde
19:51devrait pouvoir venir
19:52voir le défilé.
19:52Ce n'est pas juste.
19:58Et selon la préfecture
20:00de police de Paris,
20:02cette mesure a été prise
20:03parce que cette année,
20:04il y aura plus de dirigeants
20:06et de chefs d'État
20:07présents
20:07pour ce défilé
20:08du 14 juillet
20:09qui représente
20:10le dixième
20:11et dernier
20:11du président Emmanuel Macron
20:13en tant que chef de l'État.
20:14Merci beaucoup,
20:15Sharon Camara,
20:16accompagnée de Coralie
20:17Auberti.
20:18Un QR code
20:19pour assister
20:20au défilé
20:21du 14 juillet.
20:22Est-ce qu'on ne décourage pas
20:24un peu les Français
20:25d'y assister ?
20:26C'est un événement populaire
20:27et on le sait,
20:28je pense notamment
20:28aux personnes les plus âgées,
20:30c'est parfois compliqué
20:31de se connecter en ligne,
20:33de télécharger un QR code.
20:34Myriam ?
20:34Ça met de côté de toute façon
20:36ce qu'on appelait
20:37l'obsolescence numérique
20:38ou tous ceux
20:39qui n'ont pas accès
20:40justement au numérique,
20:41ça c'est de un.
20:42Et de deux,
20:42je ne sais pas
20:43s'il faut parler
20:43de dérive sécuritaire
20:45ou d'évolution sécuritaire.
20:47Parce que je veux bien
20:48quand il y a une manifestation,
20:49une fête,
20:49un concert,
20:50on met en place.
20:51Mais là,
20:52on est dans un événement national,
20:53je rappelle que c'est 1790,
20:55ce n'est pas 1789,
20:56que le 14 juillet,
20:58ça fête quand même
20:59la fête de la fédération,
21:00l'unité nationale,
21:01le vivre ensemble,
21:02qu'on a gagné
21:04de hautes luttes
21:04la fin de l'arbitraire,
21:07du royalisme, etc.
21:09La Bastille,
21:09c'est aussi ça.
21:10Et là,
21:11ironie de l'histoire,
21:12on se met à introduire
21:13encore plus de sécurité,
21:15de droit, etc.
21:16Donc,
21:17soit on légifère
21:18pour une minorité
21:19parce qu'on a peur
21:19finalement de quoi
21:20a-t-on peur en vérité.
21:21Oui, je veux bien,
21:22on va nous dire
21:22terrorisme, menace, etc.
21:24Je rappelle que l'Élysée
21:25précise que c'est lié
21:26au nombre particulièrement
21:27important de chefs
21:28d'État étrangers.
21:29Oui, aussi.
21:30Mais bon,
21:30il y a deux ans,
21:31il n'y en avait pas.
21:32Moi, je pense que
21:32c'est depuis 2015,
21:33on a effectivement
21:34une évolution
21:35de soucis sécuritaires
21:36qui est justifiée,
21:37qu'on a peur également
21:38des violences urbaines
21:39et éventuellement
21:40de menaces
21:40vu le contexte.
21:41Mais cette évolution
21:42de la société,
21:43elle en dit non.
21:44Allez, Stéphane Ablo.
21:46En fait,
21:47une des valeurs
21:48de notre République,
21:49liberté, égalité, fraternité,
21:51mais sécurité aussi.
21:53Sécurité,
21:53ce n'est pas parce
21:54qu'il y a la sécurité
21:55qu'on prive les gens
21:55de liberté.
21:56Donc, tout dépend
21:56de ce qu'on fait
21:57de la technologie.
21:58Si la technologie
21:59permet d'assurer
22:00la sécurité, oui.
22:01Si on prive les citoyens
22:02de liberté,
22:03comme les personnes âgées
22:03quand c'est fait
22:04au dernier moment, non.
22:05Il ne faut pas
22:06qu'on devienne
22:06comme les Chinois
22:07où ils sont suivis
22:08où on va
22:09dans leur compte bancaire.
22:10Tout dépend.
22:11Si on efface par la suite,
22:12il faut voir
22:12comment les choses
22:13sont encadrées.
22:14Et après,
22:15celui qui n'a rien
22:16à se reprocher...
22:16Vous êtes pour vous,
22:17ce QR code ?
22:17Oui, si on n'a rien
22:18à se reprocher
22:19et si c'est bien encadré.
22:20Dans les matchs de foot,
22:21partout,
22:21il y a une manifestation.
22:22Je vous dis,
22:23comme j'étais maire,
22:24quand il y avait
22:24des manifestations publiques,
22:25les dérives pouvaient arriver
22:26à n'importe quel moment.
22:27J'ai vu des concerts
22:28qui ont mal tourné.
22:29Je peux vous dire,
22:30vous avez peur.
22:31Ça va vite.
22:32Et on n'est pas
22:33à l'abri d'incidents,
22:34mais terribles.
22:35Après,
22:36il ne faut pas faire
22:36du tout sécuritaire.
22:38Il ne faut pas en profiter
22:38pour ficher des gens.
22:39Mais il faut trouver
22:40l'équilibre
22:41entre la sécurité
22:42et la liberté.
22:43Mesures équilibrées,
22:44médiarais.
22:44C'est toujours un arbitrage
22:45entre sécurité et liberté.
22:47Pour jouer pleinement
22:47de votre liberté,
22:48vous devez forcément
22:49avoir un minimum
22:50de sécurité.
22:51Ce qui est intéressant,
22:52c'est plutôt le continuum.
22:53Effectivement,
22:54depuis 2013,
22:55à Tontachar et l'Hebdo,
22:55on a tendance à utiliser
22:56sans arrêt les QR codes.
22:57Ça rappelle l'époque Covid.
22:59C'est à la fois
23:00un appris culturel
23:01parce que tout le monde
23:02a connu le Covid,
23:04donc tout le monde
23:04s'est utilisé les QR codes.
23:05C'était aussi compris
23:06comme quelque chose
23:06d'un peu fantaisiste.
23:08On devait soi-même
23:09faire son propre QR code
23:10pour pouvoir sortir.
23:11Donc, il ne faut pas non plus
23:12que ça devienne
23:12une espèce de culture d'État
23:13d'à chaque fois faire
23:14un QR code
23:15à partir du moment
23:16où il y a une grande fête nationale.
23:17Comme le disait Myriam,
23:18c'est la fête de la nation.
23:20Donc, c'est quand même important.
23:21C'est censé être le moment
23:22où la nation s'est libérée
23:23quelque part.
23:24Donc, c'est un paradoxe
23:25à la fois sur le sujet
23:26du 14 juillet
23:27et en même temps,
23:28il ne faut pas que ça devienne
23:28sans arrêt du tout sécuritaire
23:30ou dès qu'il y a une fête nationale,
23:31un événement,
23:31on sort un QR code.
23:32On comprend la nécessité
23:33de la sécurité derrière
23:34parce qu'il y a des grands dangers.
23:36Il y a à la fois
23:36le sujet d'islamisme
23:37ou du terrorisme.
23:38Il y a à la fois le sujet
23:39qu'effectivement,
23:39il y a un nombre important
23:40de chefs d'État.
23:41Il ne faut pas que ça devienne
23:42une raison à chaque fois
23:43de sortir un QR code.
23:44Allez, on va marquer
23:45une courte pause
23:47mais restez avec nous.
23:48On parlera du périscolaire.
23:50Est-ce que la justice
23:51est à la hauteur
23:52après la relaxe
23:53de deux alibateurs ?
23:55Un troisième a été condamné
23:57à 18 mois de prison
23:59avec sursis.
24:00Restez avec nous.
24:00A tout de suite.
24:04De retour dans 100% Actu.
24:06Merci beaucoup d'être avec nous
24:07et soyez les bienvenus
24:07si vous venez de nous rejoindre.
24:09On va parler maintenant
24:10du scandale du périscolaire
24:12puisqu'un ancien animateur
24:13a été condamné hier
24:14à 18 mois de prison ferme.
24:17Il était accusé
24:18d'agression sexuelle
24:19sur une enfant.
24:20Des faits qui ont eu lieu
24:21lorsqu'elle avait
24:22entre 3 et 5 ans.
24:24On va faire le point
24:24avec Célia Barotte
24:26et puis juste après
24:26on sera avec Anne
24:27qui est la cofondratiste
24:30cofondatrice
24:31je vais y arriver
24:31du collectif SOS Périscolaire.
24:34On a bien sûr
24:35énormément de questions
24:35à lui poser.
24:37C'est le visage caché
24:39derrière des documents
24:40que Souleymane D
24:40est sorti de la salle d'audience.
24:42Âgé de 25 ans
24:43il a été reconnu
24:44coupable d'avoir commis
24:45une atteinte sexuelle
24:46par violence, contrainte,
24:47menace ou surprise
24:48sur une mineure
24:49âgée de 3 à 5 ans
24:51entre octobre 2023
24:52et juillet 2025.
24:54Notamment en lui imposant
24:56des attouchements
24:56au niveau du cou,
24:57du dos, du sexe
24:58et des fesses.
24:59Ce vendredi,
25:00il a été condamné
25:01à 18 mois d'emprisonnement
25:02intégralement assorti
25:04d'un sursis probatoire
25:05sur une durée
25:06de 30 mois.
25:07Plusieurs interdictions
25:08ont également été prononcées
25:09à son encontre
25:10ainsi que son inscription
25:11au fichier judiciaire
25:12automatisé
25:13des auteurs
25:13d'infractions sexuelles.
25:15C'est exactement
25:15ce que la famille attendait,
25:17les parents
25:17de cette petite fille
25:18attendaient.
25:19Une condamnation
25:20saluée par cet avocat
25:21puisqu'elle intervient
25:22après plusieurs relaxes
25:23d'animateurs.
25:24La première a été prononcée
25:26pour Nicolas G,
25:27ancienne animateur
25:28de l'école Titon
25:29et qui était poursuivie
25:30pour harcèlement
25:30et agression sexuelle
25:31sur mineurs.
25:32La deuxième relaxe,
25:34cette fois au bénéfice
25:34du doute,
25:35concerne David G.
25:36Il a été jugé
25:37pour agression sexuelle
25:38sur 9 enfants
25:39de 3 à 5 ans
25:40de l'école
25:41à l'Alphonse Baudin
25:42entre septembre 2024
25:43et avril 2025.
25:45Le tribunal a expliqué
25:46avoir constaté
25:47des variations
25:48dans les déclarations
25:49des enfants
25:50entre les éléments
25:50rapportés par les parents
25:52et les auditions
25:53faites par les enquêteurs.
25:54Concernant les relaxes
25:55de Nicolas G et David G,
25:57le parquet de Paris
25:58a déjà annoncé
25:59faire appel
26:00de ces décisions.
26:02Et pour en parler,
26:03on est avec Anne
26:04qui est la cofondatrice
26:05du collectif SOS
26:07Périscolaire.
26:07Bonjour Anne,
26:08merci d'être avec nous
26:09en direct
26:10dans 100% Actu.
26:11Je le disais,
26:12effectivement,
26:12deux premiers agents
26:13du Périscolaire
26:14avaient été relaxés.
26:16C'est donc la première
26:17condamnation
26:17depuis le début
26:18du scandale
26:19du Périscolaire.
26:1918 mois de prison
26:20avec sursis.
26:22Est-ce que vous considérez
26:23effectivement
26:24que cette sanction
26:25est à la hauteur ?
26:28Alors,
26:28la difficulté
26:29qu'on a
26:29dans toutes ces affaires
26:30et notamment
26:31dans celles-ci,
26:32c'est qu'on s'est tellement
26:32habitués
26:33à ce que déjà
26:34les réquisitions
26:35soient très basses,
26:36à avoir très peu
26:37d'espoir
26:37et à constater
26:39des relaxes
26:40comme vous l'avez dit
26:41dans le magnéto
26:42sur les deux précédentes affaires
26:43que la première réaction
26:46évidemment
26:47c'est de se réjouir
26:47puisque pour la première fois
26:49on a une condamnation
26:52dans une affaire
26:53qui est comme les autres
26:54en fait
26:54basée intégralement
26:55sur la parole
26:56de l'enfant.
26:57Donc au départ,
26:58oui,
26:58on pense que c'est un signal
27:00assez positif
27:00puisque enfin
27:02on voit qu'on peut
27:03condamner,
27:04nous on le savait
27:04puisque ailleurs qu'à Paris
27:05il y a déjà eu
27:06des condamnations
27:06comme ça
27:07mais dans ces affaires
27:08on dit toujours
27:09que les faits sont
27:09insuffisamment caractérisés
27:11et il y a toujours
27:11le problème
27:12de la preuve matérielle.
27:13Donc oui,
27:14c'est quand même
27:15un point positif
27:16puisqu'on voit
27:17que l'on peut condamner
27:19sur cette base.
27:20Néanmoins,
27:21forcément,
27:2118 mois de sursis
27:23ça ne satisfait pas
27:24les parents
27:25qui ne peuvent que constater
27:26qu'un prédateur potentiel
27:28en tout cas
27:29il a été jugé
27:30comme tel
27:31ne passera pas
27:32un seul jour
27:33en prison.
27:34Effectivement,
27:35décision encourageante
27:36disait aussi
27:37l'avocat
27:37effectivement
27:38de la famille
27:39de cet enfant.
27:41Je rappelle son âge
27:41au moment des faits
27:42entre 3 et 5 ans.
27:44Restez avec nous
27:46ma chère Anne
27:47puisque j'aimerais
27:47vous faire réagir
27:48aussi sur les mesures
27:49proposées par
27:50par le maire de Paris
27:52Emmanuel Grégoire
27:53concernant effectivement
27:54le périscolaire
27:55mais juste avant
27:56j'aimerais quand même
27:56vous faire réagir
27:57sur cette sanction
27:58de 18 mois de prison
28:00avec sursis.
28:01Monsieur le député
28:01je posais la question
28:03à Anne
28:03effectivement
28:04si la justice
28:04était la hauteur
28:05effectivement
28:06de ce qu'a vécu
28:08cette jeune fille
28:09cet enfant.
28:10Est-ce que vous considérez
28:11qu'aujourd'hui
28:12c'est satisfaisant ?
28:13Je rappelle que
28:13les deux premiers
28:15animateurs du périscolaire
28:16avaient été relaxés.
28:18Écoutez,
28:19je vais peut-être
28:19vous surprendre
28:20mais on est là
28:21pour échanger
28:22évidemment
28:22quand il y a
28:23des délits
28:25il faut les condamner
28:25et puis il faut vraiment
28:27que les gens sentent
28:28que la justice fonctionne.
28:29Après moi
28:30je vous l'ai dit
28:30j'ai été maire
28:31quand on vous dit
28:32il y a des réformes
28:33il faut recruter
28:34que les mairies
28:35souvent à l'époque
28:36on nous disait
28:37voilà
28:37réforme du temps
28:38de l'enfance
28:39etc.
28:40On n'avait pas
28:41toujours les moyens
28:41alors évidemment
28:42on est responsable
28:42devant la loi
28:43donc il faut vraiment
28:44ne pas accabler
28:45toujours les maires
28:46leur donner les moyens
28:46de bien choisir
28:47avec des jurys
28:48pour regarder
28:49les compétences
28:50les diplômes
28:51etc.
28:51Ce n'est pas suffisant.
28:53On a eu aussi
28:53des personnes
28:54qui étaient formées
28:55et moi ça m'est arrivé
28:56quelqu'un qui avait été
28:57à l'origine d'un viol
28:58et quand ça vous arrive
28:59que vous êtes maire
29:00vous ne pouvez pas
29:00vous faites des mesures
29:01d'éloignement
29:02vous traite la justice
29:03vous voilà
29:04mais tout peut arriver
29:06et dans un monde
29:07où aussi
29:07on a les réseaux sociaux
29:09qui fonctionnent
29:10les personnes
29:10qui sont animées
29:11par des pulsions
29:12je ne donne pas raison
29:13je ne dis pas
29:14que j'essaie de comprendre
29:15dans quel monde
29:16on se trouve
29:17il y a une responsabilité
29:18qui est aussi collective
29:19on n'écoute pas toujours
29:20la parole de l'enfant
29:21que ce soit les parents
29:22on a eu des gens
29:23qui laissaient aller
29:24et tout le monde
29:25ne se mobilise pas
29:25comme la personne
29:26qui intervient
29:27on a aussi la justice
29:29qui maintenant
29:29va devoir évoluer
29:30pour écouter encore plus
29:32l'enfant et l'accompagner
29:33il y a des lois
29:33qui sont adoptées
29:35pour donner des avocats
29:36des enfants
29:36victimes etc.
29:38et c'est vrai
29:38qu'il faut vraiment
29:40qu'on vive
29:41dans un monde qui est
29:42un nouveau monde
29:43parce que les choses
29:44n'étaient pas suffisantes
29:45en termes de moyens
29:46pour accompagner l'enfant
29:47l'enfant doit être protégé
29:49accompagné
29:49et on doit l'écouter
29:51et on ne doit pas
29:52s'opposer les uns aux autres
29:53mais essayer de mieux dialoguer
29:54je comprends les parents
29:55d'élèves ou les collectifs
29:56mais je connais aussi
29:57Emmanuel Grégoire
29:58franchement
29:58alors on va découvrir
29:59les mesures
30:00puisqu'elles ont été annoncées
30:01hier par Emmanuel Grégoire
30:02c'est quelqu'un de sérieux
30:03maire de la ville de Paris
30:05effectivement
30:05concernant le périscolaire
30:07il y a plusieurs mesures
30:08effectivement
30:0915 agents chargés
30:11d'effectuer des contrôles
30:12contractualisation
30:13de 2000 personnes
30:14sur 3 ans
30:15création d'une école
30:16du périscolaire
30:18voilà
30:18avec une formation
30:19pour ses animateurs
30:20et puis la ville prévoit
30:21également
30:21qu'aucun d'entre eux
30:22ne se retrouve
30:23aucun enfant
30:24se retrouve seul
30:25avec un adulte
30:26Anne
30:26vous souhaitiez réagir
30:29oui je voulais réagir
30:30juste sur cette affaire
30:32à Queuduc
30:33parce qu'il ne faut pas
30:35oublier quelque chose
30:35qu'a dit le tribunal
30:36que je trouve extrêmement
30:37choquant
30:37et qui vient un petit peu
30:38réduire notre
30:40l'aspect positif
30:41en fait de cette condamnation
30:42c'est que le tribunal
30:43a
30:44permettez-moi
30:44osé dire
30:45que la parole
30:46de l'enfant
30:47n'avait pas été
30:48travestie
30:49je trouve que ce mot
30:50est extrêmement fort
30:51et vient finalement
30:53à l'encontre
30:54de ce pas en avant
30:55qu'on aurait pu considérer
30:56qui venait d'être fait
30:57parce que ça sous-entend
30:58que la parole
30:59de l'enfant
31:00peut être travestie
31:01et c'est ce qui a été
31:02mis en avant
31:03pour justifier les relax
31:04dans les deux précédentes affaires
31:05comme vous l'avez dit
31:06à Bodin
31:07les parents
31:08auraient justement
31:09influencé la parole
31:10de leurs enfants
31:11alors qu'il y avait
31:12des symptômes cliniques
31:13qui étaient criants
31:14et justement
31:16le psychotrauma
31:17et les symptômes
31:18quand ils sont reconnus
31:19par des professionnels
31:20doivent absolument rentrer
31:21dans le faisceau d'indice
31:22qui permet
31:23de faire preuve
31:24pour arriver à la condamnation
31:25et dans l'affaire précédente
31:27Titon
31:27alors là
31:28le tribunal disait
31:29que la parole des enfants
31:30avait été un peu teintée
31:32par la médiatisation
31:33donc c'était juste
31:34pour revenir là-dessus
31:35c'est que
31:35vous ne l'avez pas dit
31:36et je tiens à le mettre en avant
31:38parce qu'on a tous été très choqués
31:39d'entendre cette phrase
31:40que la parole des enfants
31:41n'avait pas été travestie
31:44c'est un pas en avant
31:46un pas en arrière
31:46les enfants
31:47ils sont tout petits
31:48dans cette affaire
31:49là il y a une petite fille
31:51et on sait que la parole
31:53elle n'est pas
31:53en fait le problème
31:54c'est que quand c'est trop flou
31:56du coup ça ne fait pas consensus
31:57quand la parole est trop précise
31:58là on a reproché
32:00aux enfants
32:00d'utiliser des mots précis
32:01alors que
32:02ça va dans le sens
32:03des recommandations
32:04sur la prévention
32:06on demande par exemple
32:06aux parents
32:07d'apprendre aux enfants
32:08à nommer les parties intimes
32:09et à Baudin
32:10on a dit que les enfants
32:11avaient eu des mots
32:11trop précis
32:12qui seraient ceux
32:13de leurs parents
32:14donc en fait
32:15il faut en fait
32:16simplement arrêter avec ça
32:17il faut que la magistrature
32:17comprenne
32:18qu'un enfant
32:19de 3 à 5 ans
32:20oui le discours
32:21peut un petit peu varier
32:22à plus forte raison
32:23quand on est victime
32:24d'agression sexuelle
32:25il est normal
32:26que la mémoire se brouille
32:27qu'on ne sache pas
32:27si on est lundi
32:28ou mardi
32:29et qu'on puisse
32:30mélanger des choses
32:31la mémoire de l'enfant
32:32est très fragile
32:33voilà
32:33merci beaucoup Anne
32:35et merci d'avoir
32:36apporté des précisions
32:38effectivement
32:38concernant ces affaires
32:40et ce scandale
32:41du périscolaire
32:42j'aimerais qu'on évoque
32:44un tout autre sujet
32:45même si le sujet
32:46du périscolaire
32:47effectivement
32:48aurait pu être
32:50décrypté
32:51et détaillé
32:51puisqu'il y a énormément
32:52de choses à dire
32:52forcément sur ce scandale
32:54du périscolaire
32:54et notamment les mesures
32:56du maire de Paris
32:57mais j'aimerais qu'on évoque
32:58une autre affaire
33:00celle qui concerne
33:01Shem Seydin
33:02c'était en 2024
33:03cet adolescent de 15 ans
33:05qui avait été tué
33:06à coups de pied
33:06et coups de poing
33:07en sortant de son collège
33:08c'était à Viry-Châtillon
33:09les deux meurtriers présumés
33:10ou deux des meurtriers présumés
33:12ont été libérés hier
33:14la raison
33:14c'est un vide juridique
33:16on va regarder le sujet
33:17de Nicolas Roger
33:18et puis on en reparle
33:19juste après avec
33:20Sabrina Birlabouillet
33:21du service pour les justices
33:23c'est une nouvelle faille
33:25qui met la justice
33:26sous pression
33:27tout commence
33:28le 27 juin 2025
33:30lorsque le conseil constitutionnel
33:32censure une disposition
33:33de 2019
33:35permettant de maintenir
33:36en détention
33:37un mineur
33:38de plus de 16 ans
33:39accusé d'un crime
33:39le conseil constitutionnel
33:41déplore deux problèmes
33:43dans cette disposition
33:44d'abord
33:45le maintien en détention
33:47était automatique
33:48une fois mis en accusation
33:49devant la cour d'assises
33:51des mineurs
33:51l'accusé restait détenu
33:53par le seul effet
33:54de la loi
33:54l'institution
33:56souhaite qu'un magistrat
33:57spécialisé dans la protection
33:59de l'enfance
34:00réexamine si cette détention
34:02est toujours nécessaire
34:03ensuite
34:04la durée de détention
34:05était la même
34:06que pour les majeurs
34:07le texte
34:08permettait une détention
34:09provisoire
34:10pouvant aller jusqu'à
34:11deux ans
34:12comme pour les adultes
34:13mais selon l'institution
34:15la constitution
34:16impose que les mineurs
34:17bénéficient de procédures
34:19adaptées à leur âge
34:20et à leur personnalité
34:21conscient du danger
34:22que représentent
34:23les mineurs
34:24accusés de crime
34:25le conseil constitutionnel
34:27décide de reporter
34:28l'abrogation
34:29de la disposition
34:29au 1er juillet 2026
34:31donnant ainsi
34:32un an au parlement
34:34pour que celui-ci
34:35adopte une nouvelle
34:36disposition
34:36conforme à la constitution
34:38mais aucun texte
34:39sur cette question
34:40n'a été voté
34:41jusqu'à jeudi dernier
34:42en effet
34:43une mesure d'urgence
34:44a été ajoutée
34:45dans le projet de loi
34:46sur la justice criminelle
34:47porté par Gérald Darmanin
34:49afin de combler
34:49ce vide juridique
34:50cette disposition
34:52n'est toutefois
34:52pas entrée en application
34:54la loi n'ayant pas été
34:56encore publiée
34:56au journal officiel
34:59Sabrina
34:59on va avoir plus
35:00d'informations avec vous
35:01mais permettez-moi
35:02juste d'avoir une pensée
35:03pour la maman
35:04notamment de Shem Sedin
35:06qui s'exprime souvent
35:07d'ailleurs dans les médias
35:08et sur notre antenne
35:09mais comment expliquer
35:10à une maman
35:11qu'un vide juridique
35:12permet aux présumés meurtriers
35:15on va dire quand même
35:15qu'ils sont présumés
35:16mais présumés meurtriers
35:18de son fils
35:19qu'ils sont dehors
35:20à cause d'un vide juridique
35:22Oui parce que c'était une mort
35:24un meurtre très violent
35:25celui de Shem Sedin
35:26c'est en avril 2024
35:28que ce jeune Shem Sedin
35:30un jeune garçon de 15 ans
35:31sort de son collège
35:32en pleine après-midi
35:33il se fait agresser
35:34lyncher dans la rue
35:36à Virichatillon
35:36Shem Sedin n'était pas connu
35:38lui pour des antécédents
35:39de violence
35:40mais c'est bien lui
35:41qui était battu
35:41à coups de pied
35:42à coups de poing
35:43par un groupe de jeunes
35:44ils sont quatre suspects
35:45au début dans cette affaire
35:46Shem Sedin meurt le lendemain
35:49suite à ses blessures
35:50sur les quatre suspects
35:51certains sont mineurs
35:52les deux meurtriers présumés
35:53sont âgés de 17 ans
35:55au moment des faits
35:56d'abord soupçonnés d'assassinat
35:57la justice changera la qualification
36:00décide de mort sans intention
36:02violence volontaire
36:03pardon
36:03en réunion
36:04ayant entraîné la mort
36:05sans intention de la donner
36:06avec cette circonstance aggravante
36:09qu'est le passage
36:10de l'acte en réunion
36:11et s'agissant des deux autres
36:13mises en cause
36:13ils étaient poursuivis
36:14pour complicité
36:15ils ont finalement bénéficié
36:17d'un non-lieu
36:18sur les deux mises en cause
36:19restant donc les deux meurtriers
36:21présumés de Shem Sedin
36:23ils étaient alors incarcérés
36:25mais finalement
36:25avec ce vide juridique
36:27et bien une bonne défense
36:28de leur avocat
36:29leur a permis
36:30d'échapper au placement
36:31en détention
36:32ils bénéficient donc
36:33d'une remise en liberté
36:35en attendant leur procès
36:36devant la cour d'assises
36:37des mineurs
36:38ils sont donc
36:39sortis de prison
36:40placés certes
36:41sous contrôle judiciaire
36:42mais sans port de bracelet
36:44électronique
36:44sans pointage
36:45ni interdiction
36:47de contact
36:47avec la famille
36:48de la victime
36:49en revanche
36:50ils ont tout de même
36:50une obligation
36:51de ne pas paraître
36:52dans le département
36:52de l'Essonne
36:53ni d'entrer en contact
36:54avec les co-mis en examen
36:55ou de détenir
36:56une arme
36:57vous imaginez bien
36:58que du côté
36:59de la famille
37:00de Shem Sedin
37:01de la maman
37:01c'est un effondrement
37:03elle partage
37:04sa colère
37:04et puis également
37:05sa peur
37:06d'éventuel représailles
37:07dans cette affaire
37:07effectivement
37:08et j'aimerais ajouter
37:09deux choses aussi
37:10qui sont assez étonnantes
37:11ce vide juridique
37:12est souligné
37:13par les magistrats
37:15vous allez peut-être
37:15me le confirmer
37:16mais les avocats
37:17à aucun moment
37:18n'ont soulevé
37:18cette question
37:19de la légalité
37:20de la détention
37:21ce qui est assez surprenant
37:22mais la deuxième chose
37:23aussi
37:23et j'aimerais qu'on voit
37:24cette image
37:24c'est que ces individus
37:25qui sont sortis
37:26qui sont désormais dehors
37:28ont célébré
37:30si je puis dire
37:31leur liberté
37:32avec des amis
37:34qui les ont accueillis
37:35comme des héros
37:36effectivement il y a
37:37deux choses
37:38qui peuvent choquer
37:39ce vide juridique
37:40qui permet à ces individus
37:41de se retrouver dehors
37:42et puis surtout
37:43ces images
37:44des personnes
37:45ou des adolescents
37:46qui sont inconscients
37:47qui ne se rendent pas compte
37:48de ce qu'ils ont fait
37:49et qui diffusent
37:50encore une fois
37:51on parle souvent
37:51des réseaux sociaux
37:52mais qui diffusent
37:53ces images
37:53sur les réseaux sociaux
37:54Myriam
37:54on rappelle que le meurtre
37:55de Shem Sedin
37:56est lié à une violence
37:58qu'on appelle en meute
37:59c'est la violence collective
38:00qui aujourd'hui
38:00fait des ravages
38:01et concerne de plus en plus
38:03de cas de violence
38:05chez les mineurs
38:05il faut rappeler également
38:06ce chiffre qui est frappant
38:08et étonnant
38:09c'est que
38:09un quart des mis en cause
38:11donc 20 à 25%
38:12des mis en cause
38:12dans les violences physiques
38:14sont de la part de mineurs
38:16ça déjà c'est un fait
38:17et la justice
38:18l'a enregistré
38:19après cette violence
38:21ce vide juridique
38:22en fait
38:22après ce que disait
38:23Anthony Bem
38:24tout à l'heure
38:24avec nous
38:25elle est liée
38:26à un vice de procédure
38:27c'est à dire que
38:28ce qui existait avant
38:30a été annulé
38:31pour un problème
38:33constitutionnel
38:33est-ce que ça veut dire
38:34qu'il faut une nouvelle loi
38:35non
38:35ce que je veux rappeler
38:36juste ici
38:37non pas pour des douanés
38:38ou condamnés
38:39c'est que
38:39comme pour tout à l'heure
38:40pour le périscolaire
38:42on se satisfait de peu
38:43en fait
38:44la remise en liberté
38:46ici ne signifie pas
38:47l'abandon des charges
38:49elle ne signifie pas
38:50non plus
38:50qu'on reconnaît
38:51que ces jeunes
38:52sont
38:52c'est des jeunes
38:53ils sont en attente
38:53de leur procès
38:54c'est affreux
38:55il y a quand même
38:56vous allez pouvoir réagir
38:57mais il y a quand même
38:57un sentiment
38:59d'impunité
39:00où effectivement
39:01on se dit
39:02comment c'est possible
39:03je rappelle encore
39:04on pense à la maman
39:05mais pas que
39:06même les téléspectateurs
39:06qui nous regardent
39:07doivent se dire
39:07comment c'est possible
39:08la maman
39:09elle a pris perpétuité
39:10elle a perdu son fils
39:11alors que
39:12en fait ça veut dire
39:13que factuellement
39:13les deux personnes
39:14donc les quatre mises en cause
39:15il y en a deux
39:16qui ont été
39:16les deux meurtres
39:18très présumés
39:19censés rester en prison
39:21quand vous êtes à la place
39:22de la mère
39:22vous ne pouvez pas comprendre
39:23et vous mettez ça
39:24dans un contexte plus général
39:25de la justice
39:26qui est en grande difficulté
39:27sur toutes les affaires
39:27qu'on a pu évoquer
39:28par le passé
39:29ou présentement
39:31quand vous êtes la population
39:32vous vous dites
39:32mais ce n'est pas possible
39:33vous ne pouvez pas avoir
39:33deux personnes qui sont jeunes
39:34qui en plus
39:35se mettent en avance
39:36sur les réseaux sociaux
39:36alors qu'ils ont littéralement
39:37assassiné quelqu'un
39:38même si ça va être jugé
39:39aux assises
39:39mais c'est un sentiment
39:41qui est à la fin
39:41de la compréhension
39:42pour moi on a dépassé
39:42le stade de l'impunité
39:43c'est aussi quasiment
39:44parce que vous vous montrez
39:46heureux de sortir de prison
39:47alors que vous êtes accusé
39:49d'avoir tué un jeune
39:50donc c'est incompréhensible
39:51donc il y a à la fois
39:52peut-être un problème
39:53de mise en application
39:54de la justice
39:55donc là c'est même
39:56la population
39:56qui ne comprend pas
39:57forcément comment fonctionne
39:59la justice
39:59et tous les recours
40:00qu'il peut y avoir
40:01et ensuite il y a
40:02un problème politique
40:02désolé
40:03mais là c'est Gérald Darmanin
40:05il y avait une date butoir
40:07à laquelle le législateur
40:08aurait dû légiférer
40:10c'était annoncé
40:10un an en avance
40:11et c'est là que Gérald Darmanin
40:13n'a pas
40:14n'a pas respecté
40:15ce délai suffisamment
40:16voilà ce qui entraîne
40:17ce vide juridique aujourd'hui
40:18et merci à tous
40:19en tout cas d'avoir été
40:21avec nous
40:21c'est la fin
40:22effectivement j'aurais aimé
40:23monsieur le député
40:23vous interroger
40:24sur le sujet
40:26malheureusement
40:26on manque un peu de temps
40:27mais c'est vrai que ces sujets
40:28sont très intéressants
40:29peut-être un dernier mot
40:30rapidement
40:30s'il fallait voter la loi
40:32pour combler le vide juridique
40:34il faut le faire
40:35mais il faut aussi dire aux parents
40:37déjà qu'on est du côté
40:38des victimes
40:39qui est parents de ceux
40:40qui ont été accusés
40:41qu'il y a des règles
40:42il faut les respecter
40:43il faut une éducation
40:44parce que leur comportement
40:45est inadmissible
40:46merci beaucoup
40:47et on terminerait effectivement
40:48avec ces mots
40:49merci à vous
40:49d'avoir été avec moi
40:50merci à vous de nous avoir suivis
40:51et puis n'oubliez pas
40:52on se retrouve à partir de 16h
40:5416h17
40:54pour la suite
40:55de 100% Actu
40:57en attendant
40:57votre nouvelle émission
40:58ici on en parlait
40:59à tout à l'heure
41:03à tout à l'heure
41:04merci à tout à l'heure
41:05merci à vous
41:05merci à vous
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