00:00Non, il y a des projets politiques. Il y a des gens comme Jean-Luc Mélenchon qui nous disent que
00:04la dette, c'est pas important.
00:05Que s'endetter, si c'est pour avoir des projets, financer des projets qui rendent possible des investissements,
00:11qui remporteront de l'argent par la suite, c'est tout à fait ce qu'on est capable de faire,
00:15nous, dans les familles,
00:16quand on investit dans une voiture pour pouvoir, etc.
00:19Donc, il n'est pas contre le fait qu'il y ait la dette.
00:22Après, vous avez les intégristes de la dette qui sont des européistes et qui nous disent
00:25« Non, il faut absolument qu'on arrête tout ça. »
00:28Et puis, vous avez les solutions, elles ne sont pas très nombreuses.
00:30C'est-à-dire que vous avez de l'argent, on en dépense trop, il faut en économiser.
00:35Et après, vous allez vous poser la question qui fâche, c'est « On coupe où ? »
00:40Demandez aux écologistes, ils vous disent « On arrête l'armée, c'est fini, il n'y a plus de
00:43dissuasion nucléaire. »
00:44Et puis, on va taxer les avions, on va taxer les voitures. Enfin bon, voilà, on trouve de l'argent
00:47comme on peut.
00:48Vous avez Mélenchon qui dit « Les riches, les riches, les riches, on les taxe, etc. »
00:51Et puis, vous avez d'autres qui disent « On va commencer par taper. »
00:53Alors ça, c'est plutôt le cercle maastrichien.
00:55Les gens simples et les gens modestes, donc les gens retraités, les gens qui travaillent,
01:00les gens qui consomment modestement et qui, quand ils vont faire leur course, paient des impôts.
01:04Et là, taxe sur ceci, taxe sur cela, et taxe encore, et taxe encore.
01:08Et vous avez Sarah Knafou qui, elle, dit « Ah mais moi, j'ai des chiffres dans la tête, je
01:12peux vous dire. »
01:12Ça, ça coûte tant, ça coûte tant, ça coûte tant.
01:14On enlève ceci, on enlève cela, ça, ceci, etc.
01:16Je trouve la démarche beaucoup plus intelligente et beaucoup plus intéressante de dire…
01:20Alors, soit on fait rentrer de l'argent en allant voler les riches, parce qu'ils le méritent bien puisqu
01:25'ils sont riches,
01:26soit effectivement…
01:27– Le projet de la gauche.
01:27– Pardon ?
01:28– C'est le projet de la gauche.
01:29– Oui, voilà, ce n'est que ça.
01:30La gauche arrive et avec ses taxes.
01:32On va taxer, on va taxer, on va taxer.
01:34D'accord, très bien.
01:34Mais il y a un moment donné où l'argent étant ce qu'il est, on peut aller le placer
01:38ailleurs
01:38en disant « Vous n'avez plus rien taxé parce qu'il est dans des paradis fiscaux,
01:41parce qu'il est investi ailleurs et vous n'allez pas taper dans ma caisse,
01:44ma caisse elle n'est plus en France, donc c'est fini. »
01:46Donc il faut évidemment entretenir des relations saines avec les gens qui travaillent à la base,
01:54mais aussi avec les entrepreneurs, ne pas leur pourrir la vie.
01:56Moi, à chaque fois que je parle à des patrons pêcheurs, à des paysans, à des commerçants,
02:00à des bistrottiers, etc.
02:01– Oui, et rencontre l'enfer qu'ils vivent et le calme qu'ils vivent.
02:01– Moi aussi, je suis rentré dans un resto l'autre jour à 21h10
02:05et on m'a dit « Est-ce qu'il est possible de dîner ? »
02:08« Oui, bien sûr, vous allez prendre un dessert. »
02:10Je ne sais pas, moi, je rentre là, j'ai faim, peut-être, je ne sais pas.
02:13Ah mais non, je dois savoir, moi, si vous prenez un dessert,
02:16ça va me ramener au-delà de 22h, et au-delà de 22h, je change d'équipe,
02:19je ne peux plus vous servir le dessert.
02:21Si vous me dites que vous ne prenez pas de dessert, je vous prends,
02:23mais de toute façon, vous allez me dire « J'en prends pas »,
02:25puis après vous allez m'en demander un, je vais pouvoir vous mettre à la porte. »
02:27Je dis « Je rêve ou quoi ? »
02:29C'est-à-dire qu'on est en France et à 21h15, on ne peut pas rentrer dans un restaurant
02:33sans s'entendre dire « Allez-vous prendre un dessert ? »
02:35parce que moi, je ne peux pas assurer une équipe pour un point.
02:38Donc évidemment, il faut détendre le droit du travail,
02:40faire de telle sorte qu'il ne soit pas léonin et seulement aux avantages de ceux qui emploient,
02:44mais que les employés aussi aient des droits, mais que les patrons aient aussi des droits.
02:47Et ça, c'est à penser.
02:48C'était jadis le projet de la social-démocratie.
02:50C'était le projet de la flexi-sécurité des modèles scandinaves,
02:53où on disait « Vous allez lâcher ça, mais on lâche ça aussi. »
02:56Peut-être qu'on va être un peu plus souple sur le temps de travail,
03:00mais en même temps, on va être aussi plus souple avec vous sur la qualité du travail,
03:04sur votre possibilité de choisir, etc.
03:06Mais que fait M. Glucksmann ?
03:08Que fait M. Hollande ?
03:10Que font M. Valo ?
03:12Valo.
03:14Que fait l'ancien Premier ministre qui dit
03:16« Je suis tellement preneur, aidez-moi, je ne retrouve pas son nom,
03:19mais l'ancien Premier ministre socialiste,
03:22Cazeneuve, qui dit « Aimez-moi, je suis partant, j'ai envie, demandez-moi, etc. »
03:27Ça ne marche plus, ça ne marche pas.
03:29Il y a aussi le régalien, il y a aussi toute la vie quotidienne des Français,
03:33sécurité, identité, immigration.
03:34Là aussi, il y a des projets qui vont s'affronter.
03:36Et ça va aller dans le fond.
03:37Sauf que l'Europe ne nous permettra pas.
03:40L'Europe ne nous permet pas.
03:41L'Europe impose une feuille de route,
03:43et le chef de l'État, soit il téléphone tous les jours pour demander ce qu'il faut faire,
03:46soit il a intégré et il a été choisi parce que c'est l'homme de la situation,
03:49ils ont fait des économies de téléphone, ils ne téléphonent pas parce qu'ils disent
03:52« On va faire ceci, on va faire cela, on ne peut pas faire ceci, on peut faire cela. »
03:55Sur les retraites, l'Europe nous demande ça, sur la défense, on nous demande ça.
03:58À une époque, la défense, il fallait la partager avec l'Allemagne.
04:01L'Allemagne partage tout avec les États-Unis et pas avec la France.
04:04Nous voulions tout leur donner, etc.
04:05Donc ça, ce sont des sujets qu'il faut aborder pendant la campagne.
04:10Mais ça va être perdu dans des invectives, dans des attaques à dominem,
04:14dans des trucs sur le passé.
04:16Vous êtes l'héritière de la Waffen-SS.
04:17D'autres diront « Oui, mais... »
04:19Mais les Français veulent ce débat.
04:21Bien sûr, mais en même temps, les Français ne veulent pas tant d'un débat
04:23qu'un certain nombre de choses.
04:25On n'a pas besoin aujourd'hui d'aller chercher très loin.
04:27On sait ce qu'ils veulent, les Français.
04:28Ils veulent de la sécurité, ils veulent de la liberté,
04:31ils veulent de la possibilité d'entreprendre,
04:33ils veulent que leurs enfants puissent sortir en boîte de nuit
04:35et rentrer sans risquer de se faire violer par des gens dont on dira
04:38qu'ils ne savaient pas trop que le viol, ce n'était pas une pratique habituelle
04:41et civilisationnelle ici, etc.
04:45On sait très bien ce que les gens veulent.
04:46On n'a pas besoin de faire des sondages.
04:48Quand Macron dit « Je fais un tour de la France,
04:51finalement j'ai compris ce que voulaient les Français »,
04:52je dis « Mais c'est terrible que quelqu'un qui est le chef de l'État
04:55ait eu besoin de faire un tour de France après avoir été élu
04:59pour dire « Je vois ce que la France veut ».
05:02Si tel avait été le cas, il eût été préférable de n'en parler
05:05et de ne rien dire.
05:07C'était un aveu de « Je n'ai rien compris à la France jusqu'à aujourd'hui ».
05:10Je ne suis pas sûr d'ailleurs, quand il a dit qu'il avait compris,
05:12il avait véritablement compris.
05:12Mais il y a eu, je vous le rappelle et je le rappelle à tous ceux qui le savent déjà,
05:16qu'il y a eu des États généraux et qu'il y a eu une mobilisation des Français
05:20qui y ont cru, qui y ont cru vraiment à ça et qui ont dit,
05:23qui ont pris leur papier, leur crayon et qui ont rédigé.
05:25On dit ceci, cela, etc.
05:26Ces cahiers de doléances, ils sont où ?
05:28On en a fait quoi ?
05:29Il y a un projet dans ce cahier de doléances.
05:31Ou alors on ne demande pas aux gens.
05:32On sait très bien que Macron demande et dit « Je vous pose la question,
05:35si vous me faites une bonne réponse, je la valide,
05:36si vous me faites une mauvaise réponse, je la jette à la poubelle ».
05:38Et il a fait ça à chaque fois qu'il a perdu aux élections,
05:40c'est-à-dire toutes sauf les deux présidentielles.
05:42Et il a dit « Ah, vous avez voté contre moi aux législatives après la dissolution ?
05:48Eh bien tant pis, je vais choisir ceux qui sont arrivés les derniers, etc. »
05:51Mais allez chercher ces documents qui sont formidables
05:54et qui sont les résultats des États généraux des Français sollicités
05:57et puis faites le programme si vous voulez être vraiment démocrate,
06:00c'est-à-dire au sens étymologique,
06:01estimez que la souveraineté, elle est dans le peuple.
06:04Michel.
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