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Les conseils de notre docteur Brigitte Milhau sur les sujets santé qui vous concernent dans #BonjourDrMilhau

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00:00Bonjour, bienvenue. Aujourd'hui dans votre rendez-vous santé, j'ai le plaisir d'accueillir deux médecins.
00:06Le docteur Romain Niccolo, chirurgien ophtalmologue, qui nous donnera des conseils pour prendre soin de nos yeux.
00:12Et le docteur Charles Melleriot, neuroradiologue, qui nous parlera des avancées prodigieuses de l'imagerie du cerveau, notamment dans la
00:20santé mentale.
00:26Le docteur Charles Melleriot, bienvenue. Vous êtes neuroradiologue au groupe hospitalo-universitaire de Sainte-Anne, mais vous êtes aussi dans
00:34le privé au centre imagerie du Nord à Saint-Denis.
00:37À Saint-Denis.
00:38Vous êtes, on va dire que votre dada, c'est quand même l'épilepsie.
00:41Voilà, donc moi c'est l'imagerie du cerveau de manière générale, mais j'aime beaucoup l'épilepsie.
00:45Donc aujourd'hui, on va voir les progrès de l'imagerie cérébrale, notamment dans la santé mentale.
00:50Mais on va commencer quand même par un petit rappel sur l'épilepsie.
00:54Alors déjà, l'épilepsie, rappelez-nous ce que c'est brièvement.
00:56Donc l'épilepsie, déjà, c'est 680 000 patients en France, donc c'est très fréquent.
01:00Qu'est-ce que c'est ? C'est une espèce de court-circuit dans la zone cérébrale qui sert
01:04à fonctionner, qu'on appelle le cortex cérébral.
01:06Et ce court-circuit, il peut entraîner soit ce qu'on appelle la crise généralisée, c'est ce qu'on
01:10connaît, ce qu'on a l'habitude dans les films,
01:12où les gens perdent connaissance, font des mouvements, se mentent de la langue.
01:15Mais en fait, très fréquemment aussi, il y a des crises focales qui touchent juste un seul endroit du cerveau
01:19et qui peuvent donner des symptômes beaucoup plus légers.
01:23Et donc l'intérêt de l'imagerie, c'est d'arriver à détecter des choses, enfin des progrès de l
01:29'imagerie, c'est d'arriver à détecter des choses qu'on ne voyait pas avant, c'est ça ?
01:32Exactement. En fait, le problème de l'épilepsie, c'est pourquoi est-ce qu'on a besoin de voir une
01:36lésion, c'est que dans un tiers des cas, les médicaments ne marchent pas.
01:39Donc là, il faut proposer quelque chose aux patients, par exemple la chirurgie. Mais on ne peut le proposer que
01:43si on voit la lésion.
01:44Ah oui, on peut soigner que ce qu'on voit.
01:46Et autant voir un AVC, voir une tumeur cérébrale, ça un étudiant en première année serait capable de le faire,
01:50c'est vraiment une grosse image.
01:53Là, on cherche vraiment une aiguille dans une botte de foin. C'est vraiment des toutes petites lésions très subtiles.
01:57C'est des cellules neuronales anormales au milieu des cellules neuronales normales.
02:01Et donc tout ça, ça se ressemble et on a beaucoup de mal à les voir. On a eu beaucoup
02:05de mal à les voir jusqu'à très récemment.
02:06Justement, vous voulez nous parler de l'exemple d'une jeune femme qui a été suivie, je crois, pendant 30
02:12ans,
02:13qui a eu une dizaine d'IRM différentes et pour laquelle on ne trouvait pas du tout de lésions.
02:20On va voir donc les images. Donc ça, c'est celles qui ont été faites chez cette patiente, c'est
02:25ça ?
02:25Voilà, exactement. Et en fait, cette IRM, quand on la regarde comme ça...
02:29Donc là, c'est la coupe du cerveau.
02:31Voilà, on a l'impression que tout est normal, qu'il n'y a rien et en fait, il y
02:34a bien une lésion.
02:35Et en fait, nous, radiologues, on arrive à trouver des nouvelles techniques, un peu des nouvelles recettes
02:41qui nous permettent, là on le voit, de mieux voir justement le cortex.
02:44C'est comme si le cortex avait été dessiné à l'encre des chines.
02:47Oui, c'est très joli d'ailleurs.
02:47Je trouve ça très joli, moi aussi. C'est un peu une œuvre d'art.
02:50Mais ce n'est pas que joli, en fait, ça a vraiment une utilité.
02:54Et voilà, et si on zoome à l'endroit de l'image, on voit...
03:00Donc ce que vous nous montrez là, sur cette flèche jaune, là...
03:02Et voilà, et vous voyez qu'en fait, c'est tout petit, c'est juste un tout petit épaississement sur
03:05l'image.
03:06Mais en fait, c'est vraiment là qu'est la lésion.
03:07Et le jour où on trouve cette lésion, pour la patiente, ça change tout.
03:11Parce qu'alors qu'elle faisait plusieurs crises, plusieurs dizaines de crises par jour, parfois,
03:15et bien elle a pu être opérée un mois après l'IRM.
03:17Et donc ça a vraiment, du jour au lendemain, ça a changé.
03:20Ce qui est malheureux, c'est que cette lésion, elle était là depuis le début.
03:23C'est juste qu'on ne pouvait pas l'avoir avec l'IRM qu'on a fait jusqu'ici.
03:25Ah oui, on peut dire qu'en fait, avec ces progrès de l'imagerie, ça change tout pour le patient.
03:30Voilà, faire une imagerie de qualité dans l'épilepsie, chez certains patients, bien sûr, pas chez tous.
03:34Pas que dans l'épilepsie, d'ailleurs.
03:35Voilà, bien sûr, pas que dans l'épilepsie.
03:37Il s'avère que l'imagerie de l'épilepsie, c'est particulièrement difficile.
03:41Mais c'est le cas aussi dans toutes les maladies neurologiques où l'imagerie a une grande importance.
03:45C'est le cas de la sclérose en plaques, c'est la classe des tumeurs cérébrales, de l'AVC,
03:49où en fait, l'imagerie arrive au premier point dans le diagnostic et la caractéristique.
03:52Mais là, je me mets à la place des téléspectateurs qui nous écoutent,
03:56qui font peut-être des crises d'épilepsie.
03:59Ça veut dire quoi ?
03:59Ça veut dire qu'il faut qu'ils aillent taper à la bonne porte,
04:02qui demandent un examen différent, ça veut dire quoi ?
04:04Alors, c'est réservé aux patients pour lesquels le traitement ne marche pas,
04:09ce qui correspond quand même à un tiers des patients avec épilepsie.
04:12Et dans ce cas-là, effectivement, il faut faire une IRM,
04:15il faut que d'emblée, si possible, l'IRM soit de la meilleure qualité possible.
04:19Et donc maintenant, il y a des recommandations qui ont été faites il y a deux ans,
04:22que de plus en plus, les neurologues commencent à connaître.
04:25C'est vrai que pendant très longtemps, on disait, il suffit de faire une IRM,
04:28et l'IRM est normale, donc voilà.
04:29Mais en fait, faire une IRM normale, ça ne veut rien dire.
04:31En fait, c'est une décision collégiale multidisciplinaire,
04:36entre les neurologues, les neuroradiologues, ces équipes qui doivent travailler ensemble.
04:40C'est vraiment que ce soit un travail d'équipe, que les gens travaillent en bonne intelligence.
04:43Ce qui est malheureusement pas sur le cas.
04:44Après, on en arrive à l'imagerie fonctionnelle.
04:47Parce qu'avant, on cherchait des zones, on cherchait des choses comme ça,
04:50mais maintenant, on cherche des réseaux, des fonctionnements.
04:54Et ça, ça change tout aussi.
04:55Voilà, alors ça, c'est vraiment génial.
04:57C'est un progrès qui a une vingtaine d'années maintenant,
04:59mais qui est vraiment démocratisé depuis une dizaine d'années,
05:01où cette fois-ci, dans la machine, on va demander au patient de faire un exercice.
05:05Ça peut être un exercice de langage, ça peut être un exercice très simple,
05:07comme juste bouger les doigts comme ça.
05:09Et on va voir, pendant qu'il fait ça, les zones ne serraient pas le sac.
05:11Comme on peut le voir là, regardez.
05:13Voilà, où en fait, chaque couleur ici correspond à un exercice qu'on lui a fait.
05:16Ça peut être un exercice de lecture à droite,
05:19un exercice de reconnaissance des visages,
05:21des exercices de langage, on a fait trois exercices différents,
05:23des exercices de motricité, où chaque couleur correspond soit au mouvement du pied,
05:27soit au mouvement de la main, à droite, à gauche.
05:30Et en fait, comme ça, on peut faire une cartographie fonctionnelle,
05:32c'est-à-dire voir les zones fonctionner en temps réel.
05:34Alors ça, c'est très intéressant.
05:36C'est notre cerveau social, finalement.
05:38Relationnel.
05:38Exactement, c'est notre cerveau qui agit, qui interagit avec le monde.
05:43Et ça, alors, ça a surtout une utilité chez patients qui doivent être opérés,
05:47d'une tuber cérébrale, par exemple, ou d'épilepsie, par exemple.
05:50Voilà, tout à fait.
05:50Et en fait, pourquoi est-ce qu'on fait ça ?
05:52C'est que ça va guider le chirurgien,
05:54ça va lui permettre de mentaliser sa chirurgie avant d'ouvrir la tête du patient
05:58pour voir, bien sûr, les zones qu'il faut respecter.
06:01Les zones de la motricité, si on les touche,
06:03eh bien, il y a un risque fonctionnel,
06:05et donc il y a un risque de déficit, il y a un risque de perte de la fonction.
06:08Donc ça permet au chirurgien de mentaliser son intervention à l'avance,
06:12mais il y a aussi la chirurgie éveillée.
06:14Voilà, exactement.
06:15C'est-à-dire qu'en fait, on endort le patient pour lui ouvrir le crâne, tout ça.
06:19Ensuite, on le réveille,
06:21et pour être sûr de ne pas léser une zone fonctionnelle,
06:24donc là, il est réveillé de son anesthésie,
06:27et donc comme ça, on passe sans abîmer ni la zone du langage,
06:31ni de la motricité, ni rien.
06:32Donc ça, c'est l'intérêt de l'imagerie.
06:34Voilà, c'est ceinture et bretelles, c'est-à-dire qu'on va vraiment donner le maximum de chance
06:38pour avoir la plus grande sécurité avant la chirurgie avec l'imagerie fonctionnelle
06:42et pendant la chirurgie grâce à la chirurgie éveillée.
06:44Donc là, c'est quoi ?
06:45Et donc là, par exemple, on voit l'image d'un cerveau,
06:48justement une musicienne, en train de jouer mentalement du violon dans la machine.
06:52Donc vous voyez qu'on peut aller très très loin finalement dans les...
06:54Donc là, elle ne joue pas réellement ?
06:55Voilà, elle est immobile, c'est juste qu'elle s'imagine en train de bouger
06:59et c'est ce qui fait la beauté des musiciens professionnels,
07:04c'est que rien que le fait d'imaginer, en fait, toutes les zones à la fois de la motricité,
07:09à la fois les zones du son, de l'audition, sont déjà mises en route
07:14et c'est ça qui est magnifique.
07:16C'est fou de voir le cerveau comme on le voit.
07:17Alors là, on a des images du comité à l'énergie atomique qui montrent le progrès.
07:22Attention, des machines comme ça, il y en a quoi ?
07:24Il y en a une au monde, la dernière ?
07:25Voilà, c'est ça.
07:27Racontez-nous.
07:28On parle en Tesla, donc il y a 3 Tesla, 7 Tesla, 11,5.
07:31Le Tesla, en fait, c'est une unité de mesure du champ magnétique.
07:33Un Tesla, c'est 30 000 fois le champ magnétique traverse.
07:37Habituellement, quand vous allez faire une IRM de genoux, c'est des IRM à 1,5 Tesla.
07:41Il y a quelques IRM, 3 Tesla déjà en routine et des 7 Tesla...
07:45Donc 3 Tesla, c'est celle qui est plus à gauche.
07:47Voilà, celle qui est plus à gauche, qui est déjà un peu...
07:49C'est déjà top niveau.
07:49C'est déjà un peu la Ferrari, on va dire.
07:51Après, 7 Tesla, il y en a 3 en France pour les patients.
07:54dont une qui vient d'ouvrir à Lille.
07:56Et 11,7 Tesla, il y en a une seule au monde.
07:59Alors, effectivement, vous voyez qu'on arrive à avoir des images beaucoup mieux résolues.
08:02Par exemple, à 3 Tesla, l'IRM qu'on avait déjà dit, c'est la Ferrari,
08:06on a une résolution, c'est-à-dire une capacité à voir des lésions qui font 0,8 mm.
08:11À 7 Tesla, on descend à 0,1 mm.
08:14Et à 11,7 Tesla, là, on arrive vraiment dans la micro-anatomie.
08:17On arrive presque à voir comme si on faisait une biopsie.
08:21On rappelle quand même qu'il n'y en a qu'une au monde.
08:23Voilà.
08:24Et que ça coûte, j'imagine, et c'est juste pour la recherche.
08:27C'est ça.
08:27Vous n'allez pas demander à votre neuroradiologue d'avoir des images comme ça.
08:33Non, non, non.
08:33Bon, là, c'est encore, justement, la 11 Tesla, on a l'impression d'avoir le cerveau devant nous.
08:40Exactement, voilà, c'est ça.
08:41On a des images d'une qualité et d'une précision qui va vraiment en un frein millimétrique, à Langström,
08:49presque.
08:49Et là, je voulais aussi que vous nous parliez, ça, c'est passionnant aussi,
08:54de l'intérêt de l'imagerie cérébrale dans la santé mentale.
09:00Quand on dit dans la santé mentale, on parle de quoi ?
09:02De dépression, de schizophrénie, de quoi ?
09:04Exactement, de maladies bipolaires, de troubles de l'humeur,
09:09de troubles du comportement alimentaire,
09:10et également de premiers épisodes de schizophrénie.
09:15Donc, on pourra le voir à l'imagerie ?
09:17Alors, à l'heure actuelle, on fait de l'imagerie presque à titre systématique
09:21chez tout patient qui entre dans une schizophrénie ou qui a une dépression sévère,
09:26surtout pour rechercher quelque chose qui pourrait, une maladie neurologique,
09:30qui pourrait mimer, qui pourrait se présenter comme…
09:32Pour éliminer un micro-diagnostic.
09:34Voilà, c'est ce qu'on appelle un diagnostic différentiel.
09:36Donc, par exemple, il y a certains AVC ou certaines tumeurs
09:38qui peuvent se présenter comme une maladie dépressive
09:42ou comme une maladie schizophrénique.
09:44Et… Pardon ?
09:45Non, non, et donc ?
09:47Et voilà, et donc ça, c'est aujourd'hui.
09:49Mais finalement, c'est une démarche qui a un intérêt, bien sûr,
09:53mais qui n'a d'intérêt que dans un faible pourcentage de patients.
09:56Le résultat, c'est des dépressifs primaires, on va dire.
09:59Et ce qui va être très beau, c'est dans les mois à venir, peut-être les années…
10:04Ah, les mois, vous avez dit !
10:04Oui, espérons-les, parce qu'on commence déjà à avoir des résultats à l'échelle individuelle,
10:09c'est-à-dire chez un patient donné, grâce à de l'imagerie structurelle,
10:13donc voir la structure du cerveau, comme on l'a vu,
10:15voir avec de l'imagerie fonctionnelle aussi,
10:17avec un petit peu d'intelligence artificielle dessus.
10:19On va combiner tout ça et on arrive à avoir une espèce de cartographie
10:24qui permet de classer, dans un type de maladie, par exemple chez les patients dépressifs,
10:30de classer les malades selon leur évolution
10:33et surtout selon le traitement qui sera le mieux adapté.
10:36Parce qu'à l'heure actuelle…
10:37Les classer pour les classer, on s'emmogue.
10:38C'est surtout pour trouver un traitement adapté à ce type de dépression.
10:42La meilleure prise en charge, c'est exactement ça.
10:44Parce qu'à l'heure actuelle, des traitements antidépresseurs, il y en a plein.
10:48Il y en a des classes thérapeutiques, il y en a plusieurs dizaines.
10:51Et donc finalement, on a assez peu d'éléments au début pour choisir quel sera le…
10:55Parfois, on peut attendre plusieurs années avant de trouver le traitement le plus efficace.
10:58Là, l'idée, c'est que dès qu'on rentre dans la maladie
11:01et dès que le traitement est nécessaire,
11:03on va tout de suite, grâce à ces éléments combinés de la neuro-imagerie,
11:07on va tout de suite dire tel patient,
11:09il va répondre à telle classe thérapeutique avec beaucoup plus d'efficacité.
11:13Et donc on gagne du temps et on gagne aussi, bien sûr, de l'efficacité pour le patient.
11:16Ça, ça va tout changer quand même.
11:18Ça, ça va vraiment tout changer.
11:18Quand on voit le nombre de personnes qui souffrent de maladies mentales en France,
11:22je pense que ça va vraiment avoir un apport prodigieux
11:26pour tous ces patients qui sont en souffrance.
11:28Merci beaucoup, docteur Charles Melloriot.
11:31Merci pour toutes ces informations.
11:32Et je note que vous avez dit dans les mois qui viennent.
11:39Docteur Romain Niccolo, bienvenue.
11:40Je rappelle que vous êtes chirurgien, ophtalmo.
11:43Vous êtes, on va dire, spécialiste du laser et aussi de la cataracte.
11:47Mais aujourd'hui, on ne s'intéresse pas aux troubles de la vision.
11:50Enfin, on pourra en parler, bien sûr.
11:51Mais on s'intéresse surtout à, vous allez surtout nous donner des conseils
11:54pour chouchouter nos yeux.
11:56Il ne faut pas oublier qu'on s'en sert quand même tout le temps.
11:58Dès qu'ils sont ouverts, on s'en sert.
12:01Et surtout, pour commencer, un petit rappel peut-être sur la vision.
12:05Oui, tout à fait.
12:05L'œil a un certain fonctionnement.
12:07Ça fonctionne comme un appareil photo.
12:09C'est-à-dire qu'il est composé de deux parties.
12:11La partie antérieure qui représente l'objectif de l'appareil photo
12:14qui vous permet de faire la mise au point.
12:16Donc, c'est composé de la cornée du cristallin.
12:18Et vous avez la partie postérieure qui est la pellicule de l'appareil photo.
12:22Ça s'appelle la rétine et qui va permettre de transformer la lumière
12:25qui rentre dans votre œil en une image
12:26qui ensuite est interprétée par votre cerveau.
12:29Oui, évidemment, c'est le couple cerveau qui voit.
12:32Et donc, ces yeux, pour les chouchouter, comment on fait ?
12:35D'abord, il faut les chouchouter dès tout petit.
12:37Il faut s'en occuper dès tout petit, les yeux ?
12:39Alors, dès la naissance, il faut s'en occuper.
12:41Déjà, la première chose, c'est qu'avant l'âge de 3 ans,
12:43c'est important de faire un bilan ophtalmologiste.
12:45D'accord ?
12:46Donc, tous les enfants doivent voir un enfant,
12:48doivent voir un ophtalmologiste avant l'âge de 3 ans
12:51pour déjà voir l'œil et vérifier qu'ils soient en bonne santé.
12:55Donc, vous nous conseillez,
12:56enfin, vous conseillez à tous nos téléspectateurs,
12:59une consultation chez l'ophtalmo avant l'âge de 3 ans ?
13:02Oui, c'est fortement recommandé.
13:03Donc, c'est pour voir quoi ?
13:04S'il y a des défauts visuels déjà ?
13:05Oui, on peut trouver une cataracte précoce,
13:08un défaut visuel, un micro-strabisme,
13:11des choses qui ne sont pas visibles par le pédiatre
13:13et qui va nous permettre, justement,
13:14d'anticiper des futurs problèmes d'adultes.
13:17Et l'intérêt de voir tôt,
13:19c'est qu'on pourra, justement, mieux récupérer, j'imagine ?
13:22Oui, éviter de se retrouver, par exemple, avec un œil feignant.
13:24D'accord.
13:25Oui, parce qu'en fait, après, le cerveau,
13:26il risque de s'habituer et de ne plus pouvoir voir après.
13:31Donc, important, ça, c'est un vrai conseil.
13:33Merci beaucoup.
13:34On en arrive aux amis de nos yeux.
13:36Alors, on va commencer peut-être par la lumière.
13:39Dès qu'on ouvre l'œil, on voit la lumière, la lumière naturelle.
13:42Oui, tout à fait.
13:43Le premier ami, c'est l'extérieur, c'est la lumière du jour.
13:45Il faut savoir que d'aller à l'extérieur,
13:47la lumière qui est à l'extérieur va nous permettre de nous éveiller.
13:50Ça va nous faire sécréter de la dopamine.
13:53Cette dopamine va entraîner un éveil.
13:55Et surtout, ça va éviter, sur le long terme,
13:57qu'une myopie apparaisse.
13:59La dopamine, elle agit aussi sur la taille de l'œil.
14:02C'est pour ça.
14:03Et donc, la lumière naturelle nous permet d'éviter
14:06que notre œil ne devienne myope.
14:07Exactement.
14:08Au niveau de la rétine, ça permet d'avoir une rétine bien épaisse
14:10et éviter que l'œil s'allonge.
14:12D'accord.
14:12Quand vous dites la lumière naturelle,
14:14c'est-à-dire qu'il faut y être quoi ?
14:16Deux heures par jour ?
14:17Trois heures par jour ?
14:17Quatre heures par jour, dehors ?
14:18Les recommandations, c'est entre deux à trois heures par jour
14:20à l'extérieur.
14:21Et pour les enfants, pareil, j'imagine.
14:23Pour les enfants, les adultes, pour tout le monde.
14:24De toute façon, les enfants, c'est fait pour être dehors.
14:27La lumière naturelle et les protections solaires,
14:29là, vous parlez de quoi alors ?
14:30Quand on est à l'extérieur,
14:32il faut aussi protéger les yeux des rayons UV
14:35parce que cela peut accélérer le vieillissement de votre œil,
14:38provoquer des maladies oculaires sur le long terme.
14:40Donc, c'est important de protéger les yeux du soleil
14:43avec des lunettes de soleil,
14:44un indice numéro 3 anti-UV,
14:47éventuellement aussi de la crème solaire
14:48sur les paupières et sur le visage de la SPF 50
14:52pour éviter l'apparition d'un vieillissement précoce.
14:55D'accord.
14:55C'est vrai qu'elles sont très fragiles quand même,
14:57ces paupières.
14:57C'est vrai, on n'y pense pas,
14:58les protéamètes de la crème.
15:00Après, l'alimentation.
15:01Donc, l'alimentation aussi,
15:03importance majeure pour les yeux ?
15:05Tout ce que vous ingérez,
15:06votre corps, ce n'est pas une poubelle.
15:07Tout ce que vous ingérez
15:08va y avoir un effet sur votre corps,
15:10même dans les yeux.
15:11C'est important de favoriser certains aliments.
15:13Souvent, on va partir sur des aliments
15:15un peu du régime méditerranéen,
15:17c'est-à-dire manger coloré,
15:18manger des légumes verts,
15:20des carottes,
15:20notamment pour la vitamine A,
15:22qui a des bienfaits,
15:23et aussi les œufs
15:24qui sont composés avec de la lutéine et du zinc
15:26qui vont permettre d'éviter le vieillissement de l'œil,
15:28d'avoir des maladies dégénératives sur le long terme.
15:31Donc, l'alimentation,
15:32il faut manger sainement.
15:33Il y a les oméga-3 avec l'huile d'olive aussi
15:35qui ont un intérêt pour les larmes
15:36et pour ne pas avoir les yeux secs.
15:37Donc, en fait, tout ce régime,
15:38c'est bon pour tout le corps
15:39et aussi pour les yeux.
15:41Voilà.
15:42Et l'hydratation, c'est important aussi
15:44pour les larmes surtout, non ?
15:46Tout à fait.
15:46C'est important de s'hydrater
15:47parce que le fait de s'hydrater,
15:49ça va permettre d'épaisser les larmes.
15:50Quand je dis les larmes,
15:50le film lacrymal, pardon.
15:52On est d'accord.
15:54Oui, tout à fait.
15:55C'est très important
15:56parce que du coup,
15:56le fait de bien s'hydrater,
15:58ça lubrifie votre œil.
15:59Donc, vous aurez moins de symptômes
16:00de picotements, brûlures
16:01qui peuvent être liées au quotidien
16:03avec l'ordinateur,
16:04avec la pollution
16:05dont on parlera tout à l'heure.
16:06D'accord.
16:07Et l'hydratation, c'est bon aussi
16:08pour la circulation de toute façon
16:09puisque tout ça,
16:10c'est évidemment vascularisé.
16:12Le sommeil,
16:13il faut qu'il se repose dans les yeux.
16:16Les yeux doivent se reposer
16:17comme le reste du corps.
16:19Il faut dormir.
16:19Ça va permettre de restabiliser
16:21le film lacrymal notamment
16:22et de ne pas avoir
16:23de la fatigue visuelle,
16:24des irritations
16:25et une gêne oculaire
16:26qui peut s'installer
16:28progressivement dans la journée.
16:29Souvent, on le voit bien
16:30quand on n'a pas assez dormi.
16:31Bien sûr.
16:31On a du mal à faire les mises au point.
16:32On sent que les deux yeux
16:33ont du mal à se coordonner.
16:34Et puis on a les yeux
16:34qui picotent, qui brûlent.
16:36Une correction visuelle adaptée,
16:37ça paraît quand même
16:38assez évident.
16:41Quand on voit que
16:42si on est appareillé,
16:43enfin si on a des lunettes
16:44et que ce n'est pas bon,
16:45de toute façon,
16:46on a des troubles de la vision, non ?
16:47Tout à fait.
16:48En effet, ce qui est important,
16:49c'est d'avoir des lunettes
16:49adaptées à sa correction de vue.
16:51Ça, il faut voir un spécialiste
16:53pour pouvoir avoir...
16:54Donc les lunettes en pharmacie,
16:55on oublie ?
16:55Les lunettes en pharmacie,
16:56ça peut être du dépannage,
16:57mais pas de façon quotidienne
16:59sans avoir eu l'accord
17:00de l'ophtalmologiste derrière.
17:02Ça peut avoir un effet,
17:03ça peut être contre-productif,
17:04ça peut...
17:05Ça peut créer des maux de tête,
17:06de la fatigue,
17:06parce que nos deux yeux
17:07n'ont pas forcément
17:08la même correction.
17:09En revanche,
17:09c'est du dépannage
17:10qu'on n'a pas le choix.
17:11C'est vrai que ça peut aider.
17:13Le clignement des yeux
17:14et les poses.
17:15Alors, clignement des yeux,
17:17on comprend,
17:17c'est pour balayer un peu
17:19les larmes, non ?
17:20Oui, exactement.
17:21Le problème,
17:21c'est qu'on travaille tous
17:22maintenant beaucoup
17:22sur les écrans,
17:23sur l'ordinateur.
17:24On a remarqué
17:25que le fait de travailler
17:26sur les écrans,
17:27on fixait l'ordinateur
17:29et on arrêtait
17:30de cligner des yeux.
17:31Et donc, du coup,
17:31ça cassait le film lacrymal
17:33et les patients
17:33se plaignaient de brûlures,
17:34de picotements,
17:35de symptômes
17:35de sécheresse oculaire.
17:36Donc, c'est important
17:37d'apprendre à bien
17:37cligner des yeux
17:38parce qu'on sait
17:39que le clignement
17:39est diminué.
17:40Donc, on se force
17:40et surtout quand on travaille
17:41sur un ordinateur
17:42ou un écran,
17:43on se force
17:44à cligner des yeux.
17:45Donc, ça,
17:45c'est important
17:45de le dire aussi.
17:46Faire des poses,
17:47des poses visuelles ?
17:48On fait des poses visuelles.
17:48C'est quoi ?
17:49On ferme les yeux ?
17:50Alors, il y a plusieurs exercices
17:52qu'on peut faire.
17:53Le premier,
17:53c'est travailler 20 minutes
17:54sur ordinateur
17:55et après,
17:56pendant 20 secondes,
17:57vous regardez à 20 pieds.
17:5820 pieds,
17:59c'est une distance
17:59de 6 mètres environ
18:00et ça va permettre
18:01de relâcher
18:02l'accommodation de l'œil
18:03et donc d'avoir
18:03moins de fatigue visuelle.
18:04Donc, toutes les 20 minutes,
18:06pendant 20 secondes,
18:07on regarde à peu près
18:08à 6 mètres
18:08et ça, ça suffit
18:09à poser ?
18:10Les yeux, exactement.
18:11D'accord.
18:12Après, l'activité physique,
18:14ça, c'est bon pour tout aussi
18:15donc c'est bon aussi
18:16pour les yeux ?
18:16Voilà, c'est bon
18:17pour la circulation sanguine,
18:19c'est bon pour la circulation oculaire
18:20donc ça va permettre
18:21d'avoir une vision
18:22un peu plus précise,
18:23des yeux qui sont plus vigilants
18:24et avoir un meilleur film lacrymal
18:26qui jouera forcément
18:26sur votre vue.
18:28Ok.
18:28Et le suivi médical,
18:29c'est tous les combien à peu près ?
18:31On l'a vu déjà
18:31tout petit,
18:32ça, on l'a vu ?
18:33On va dire en général,
18:34c'est une fois tous les deux ans.
18:35D'accord ?
18:36C'est bien d'aller voir
18:36son ophtalmologiste
18:37pour un bilan,
18:38vérifier l'attention artérielle,
18:39l'attention oculaire.
18:40Oculaire ?
18:40Excusez-moi.
18:41L'attention oculaire.
18:42Donc on peut aussi la vérifier
18:43mais pas chez l'ophtalmo.
18:45Et on vérifiera aussi
18:46la sécheresse oculaire,
18:47les photos du fond d'œil
18:48et on vérifiera aussi
18:50que les muscles oculaires
18:52parce qu'on les analyse
18:53fonctionnent bien.
18:54Maintenant,
18:55on va remédir aux ennemis
18:56de nos yeux,
18:57ils sont nombreux ?
18:59On en a tous les jours
19:00au quotidien
19:01et le premier,
19:02on le connaît,
19:02c'est le tabac.
19:03Le tabac,
19:04ça peut entraîner
19:04des pathologies oculaires
19:06qui vont progressivement
19:07vous faire perdre la vue.
19:08Donc méfiez-vous du tabac.
19:09Là, vous nous faites peur.
19:11Le tabac peut nous faire
19:12perdre la vue ?
19:13Oui,
19:13on peut avoir une cataracte,
19:14on peut avoir du glaucome,
19:15on peut avoir des pathologies
19:16rétiniennes
19:17et ça peut aller jusqu'à
19:18un accident vasculaire de l'œil.
19:19D'accord.
19:19Et c'est lié
19:20et à la fumée
19:21et aux substances
19:22qu'il y a dans le tabac.
19:23C'est ça.
19:24Exactement.
19:25Après,
19:25on est tous sur les écrans,
19:28on en a un petit peu parlé
19:30tout à l'heure.
19:30Le mésusage des écrans,
19:32ça veut dire quoi ?
19:32Ça veut dire qu'il faut
19:33s'en servir un tout petit peu
19:34à un certain moment de la journée.
19:37Comment ça se passe ?
19:38La première chose,
19:39déjà à l'écran,
19:39il ne faut pas se le coller
19:40au niveau du visage
19:41parce que ça,
19:41ça va vous fatiguer
19:42donc il faut garder
19:43une certaine distance,
19:44environ 60-80 cm
19:45sur un ordinateur.
19:47Ne pas hésiter à faire
19:48des pauses de façon régulière
19:49dans la journée
19:50et enfin,
19:51les filtres bleus
19:52peuvent avoir un intérêt
19:53plutôt en fin de journée
19:55parce qu'on sait
19:56que la lumière bleue
19:56joue sur votre cycle
19:57éveil-sommeil
19:58donc c'est possible
19:59de pouvoir mettre
20:00des lunettes
20:00plutôt en fin d'après-midi
20:02pour commencer
20:02à rentrer dans le cycle.
20:03Oui d'accord,
20:03vous parlez des filtres bleus
20:06qu'il y a maintenant
20:06ou sur les ordinateurs
20:08ou sur les téléphones
20:08ou voire des lunettes
20:10pour filtrer
20:11donc ça c'est ok
20:12pour le soir
20:13mais pas le matin
20:14mais d'autre façon
20:14les écrans
20:15ce n'est pas le soir
20:15sinon ça vous empêchera
20:16de dormir
20:16donc on oublie.
20:19R7, climatisation
20:19ça on s'en doute
20:20donc dans l'avion
20:21on se met des larmes artificielles
20:22on fait quoi ?
20:23Voilà, on peut se mettre
20:23des larmes artificielles
20:24il faut éviter
20:25de se prendre la climatisation
20:26au niveau des yeux
20:27en plus avec l'ordinateur
20:28associé c'est la cathare
20:29donc ça c'est important
20:30on peut aussi faire
20:31du lavage oculaire
20:32et du sérum physiologique.
20:33Oui, pollution allergène
20:35les allergies
20:35là on est en plein dedans
20:37on se doute bien
20:38que c'est très mauvais
20:38donc on met des lunettes
20:39des consorts
20:40C'est ça
20:40et alors le petit tip
20:41ce que je peux vous donner
20:42c'est le sérum physiologique
20:43vous pouvez le mettre au frigo
20:44au froid
20:44parce que le froid
20:45a un effet anti-inflammatoire
20:46sur les paupières
20:47et donc faites un lavage
20:48tous les matins
20:49tous les soirs
20:50et surtout vous changez
20:51vos vêtements
20:51et vous prenez une douche
20:52pour enlever tous les grains
20:53de pollen et la pollution
20:55mode de vie intérieure
20:56vous voulez dire quoi par là ?
20:57Ce qu'il faut
20:58c'est pas rester enfermé
20:58chez soi toute la journée
20:59par exemple pendant le Covid
21:00on a vu qu'en Chine
21:02notamment
21:02les gens qui étaient
21:03complètement enfermés
21:04pendant le confinement
21:05il y a eu des épidémies
21:07de myopie qui sont apparues
21:08donc voilà
21:09il faut passer du temps
21:10à l'extérieur
21:10et pas rester confinés
21:11C'est ce que vous disiez
21:12tout à l'heure
21:12la lumière naturelle
21:13en fait évite la myopie
21:15donc il ne faut surtout pas
21:16rester trop longtemps
21:17enfermé chez vous
21:19il faut sortir
21:19les enfants
21:20c'est fait pour sortir
21:21mais les adultes aussi
21:22et c'est bon pour nos yeux
21:24Mauvaise hygiène
21:25vous voulez dire quoi ?
21:26Alors la mauvaise hygiène
21:27c'est le frottement des yeux
21:28c'est à dire qu'il faut
21:29absolument éviter
21:30de vous frotter les yeux
21:31je vais vous montrer ça
21:32il faut
21:33c'est ben
21:34il ne faut pas le faire
21:35Oui enfin quand ça picote
21:36quand ça gratouille et tout
21:37on aime pas les yeux
21:37Alors on peut
21:38tranquillement frotter sur le côté
21:40essayer de lèver les yeux
21:41avec du sérum physiologique
21:42après de temps en temps
21:43c'est pas grave
21:44mais en soi
21:44le fait d'appuyer sur l'œil
21:45comme ça
21:46ça fait monter la tension oculaire
21:47et l'autre problème
21:49c'est que ça peut déformer
21:50votre cornée
21:50et entraîner ce qu'on appelle
21:51une maladie de la cornée
21:52qui est le caratocone
21:53et ça ça peut faire baisser
21:55votre vue
21:55donc à éviter
21:56pas à proscrire à 100%
21:58c'est toujours pareil
21:58avec modération
22:00Merci beaucoup
22:01pour tous ces conseils
22:02pour chouchouter nos yeux
22:03Merci docteur Niccolo
22:04Merci
22:04Merci à tous
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