- il y a 8 heures
Mercredi 8 juillet 2026, retrouvez Pierre Puybasset (Porte-parole de la gestion, La Financière de l'Echiquier) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:01Musique
00:10Nous nous retrouvons depuis le pavillon d'Armenonville, Smart Bourse bien sûr, est présent pour couvrir le sommet du patrimoine
00:17et de la performance.
00:18Le dernier grand rendez-vous de l'industrie, de la gestion, du conseil en gestion de patrimoine avant la pause
00:23estivale.
00:24A mes côtés, j'accueille le porte-parole de la gestion de la financière de l'échiquier, Pierre Pubasset.
00:28Bonjour Pierre, merci beaucoup d'être avec nous depuis ce pavillon d'Armenonville.
00:34Alors je dis encore la financière de l'échiquier mais j'ai compris que le nom allait encore évoluer à
00:38partir de 2027
00:39puisque trois ans après la prise de participation de LBPM au capital de la financière de l'échiquier,
00:48vous avancez encore plus loin pour annoncer la finalisation de ce projet avec une fusion totale qui va se mettre
00:54en place dans les prochains mois.
00:55Pierre, qu'est-ce que ça va changer pour vous en tant que société de gestion ?
00:59Qu'est-ce que ça va changer pour les clients ?
01:01Et pourquoi avoir fait le choix maintenant d'aller au bout de ce projet de rapprochement ?
01:05Alors le choix il est évident, c'est que finalement les trois premières années ont été un succès.
01:10Les équipes ont finalement développé un certain nombre de projets collaboratifs
01:15et l'envie était d'aller plus loin bien sûr et plus rapidement
01:19parce que finalement ce projet il était quelque part dans les cartes.
01:23L'idée qu'est-ce que ça apporte ?
01:25Ça nous permet de énormément nous renforcer puisque sous la marque LFDE IM
01:29donc il va y avoir environ 75 milliards d'actifs sous gestion,
01:34donc plus de moyens, plus de compétences aussi
01:38puisque finalement les activités historiques de la financière de l'échiquier Tocqueville
01:43qui sont de la gestion active en grande majorité actions
01:47vont être réunies avec d'autres expertises
01:50qui étaient détenues au sein de l'entité LBPAM,
01:54entre autres des actifs privés, du Smart Beta
01:56et beaucoup d'absolutes returns.
01:58Donc finalement est-ce que ça change pour nos partenaires ?
02:01Finalement ça va faire une offre qui va être beaucoup plus large
02:04et finalement pour nous ça va énormément nous simplifier je dirais la vie
02:09puisque ça va nous permettre de pouvoir aller prendre dans cette boîte à outils
02:12beaucoup plus importante des solutions qui jusqu'à maintenant
02:16finalement étaient compliquées à distribuer pour la financière de l'échiquier
02:22à cause entre autres de cette problématique de double marque.
02:26Sur le plan de l'investissement est-ce que ça correspond aussi à un moment critique ?
02:30Je le dis comme ça pour le financement des entreprises en France, en Europe,
02:34pour le financement de l'innovation, pour le financement de la souveraineté ?
02:37C'est des sujets qui sont des sujets permanents aujourd'hui Pierre ?
02:42Oui probablement c'est plus de moyens, c'est plus de présence,
02:46c'est aussi renforcer en fait la distribution de toute notre gamme de produits
02:51entre autres ceux qui étaient détenus sous l'ancienne LBPAM à l'international.
02:56Donc c'est plus de moyens effectivement à terme pour défendre tous ces sujets que vous avez évoqués.
03:02Bon, LFDE, IM, il va falloir s'habituer, on n'aura plus le droit de dire l'échiquier,
03:06mais on gardera quand même dans nos têtes, dans nos cœurs quand même
03:10ce qu'a représenté la financière de l'échiquier tout au long de ces dernières années.
03:14Pierre, parlons des marchés, un mot du premier semestre avant d'aborder évidemment
03:18les perspectives devant nous.
03:20On reste quand même frappé par la capacité de résilience, comme on dit, du marché, des économies,
03:26la capacité du marché notamment à traverser les chocs, les crises.
03:29Depuis plusieurs années maintenant, c'est le même constat et le premier semestre
03:33en a encore été un exemple avec une crise d'hormouze, alors qui n'est peut-être pas
03:37totalement terminée au moment où on se parle, mais le marché lui a décidé
03:41qu'il fallait passer à autre chose.
03:43Je crois que le marché, il a décidé qu'il fallait passer à autre chose pour plusieurs raisons.
03:47D'une part, comme vous l'avez fait remarquer, finalement une assez bonne tenue des économies,
03:52plutôt des très bonnes surprises aux Etats-Unis sur la croissance bénéficiaire des entreprises.
03:58Une Europe qui est un peu en demi-teinte, mais en fait, je pense que le marché maintenant
04:02se projette comme d'habitude.
04:04Et ce qu'il constate, c'est qu'il y avait deux risques importants qui l'inquiétaient
04:07énormément, qui sont en train de disparaître.
04:10Le premier, c'était une résurgence de l'inflation aux Etats-Unis.
04:14On voit bien que finalement, celle-ci ne se manifeste pas, donc le marché est rassuré.
04:20Pas dans une ampleur extraordinaire en tout cas.
04:22Non, pas dans une ampleur.
04:23Et puis de l'autre côté, ce risque de stagflation en Europe qui semble aussi s'amenuiser.
04:29Donc ces deux éléments, en fait, je pense, sont favorables et encouragent finalement
04:34les investisseurs à reprendre du risque.
04:36Et puis bien sûr, au milieu de tout ça, il y a ce cycle d'investissement historique,
04:40tourné vers différents sujets, mais tourné vers la technologie, tourné vers l'intelligence
04:45artificielle.
04:45Il y a un cycle d'investissement en Europe aussi, tourné vers l'électrification,
04:50tourné vers la défense.
04:50Bref, il y a un cycle mondial d'investissement qui semble très puissant aujourd'hui, Pierre.
04:55C'est un driver important pour les marchés, mais ça rend aussi les marchés peut-être
04:59un peu chauds parfois.
05:01Quelle est l'analyse que vous en faites, vous, chez LFD EIM ?
05:04Je prends un peu les devants, du coup, Pierre.
05:06Nous, notre analyse est assez simple.
05:08Je pense qu'il va falloir être beaucoup plus sélectif.
05:10C'est vrai qu'on l'a bien vu, ces thématiques que vous avez évoquées, entre autres,
05:14l'intelligence artificielle.
05:15Finalement, dès qu'une entreprise parlait d'intelligence artificielle, d'une certaine
05:19façon, sa valorisation progressait sans beaucoup de subtilité.
05:23Aujourd'hui, on voit bien que le marché est plus sur des sujets de monétisation, en
05:27fait.
05:27Et effectivement, ça va devenir beaucoup plus segmentant.
05:30Mais il n'en reste pas moins qu'il y a en sous-jacent, effectivement, une utilisation
05:36croissante de ces outils et une dynamique forte qui entraîne, qui a entraîné le marché
05:42de semi-conducteurs, même s'ils semblent un peu respirer depuis quelques jours.
05:47Effectivement, ça reste une industrie cyclique, même si le cycle est sans doute prolongé
05:51par la force de ces investissements.
05:53Les semi-conducteurs restent une industrie cyclique.
05:55Comment on gère la volatilité de ce thème, la rotation qu'il peut y avoir dans ce thème
05:59de l'IA ? Vous le dites, les semi-conducteurs respirent depuis quelques jours.
06:03On voit une tentative de retour des Max 7, des hyperscalers, etc., qui ont plutôt été
06:08en disgrâce au cours des mois précédents.
06:10Comment on gère ça dans les portefeuilles ? Et comment on gère une stratégie de diversification,
06:16qui semble aussi nécessaire, Pierre ?
06:18Je pense qu'on est assez instruit pour donner une bonne réponse, puisque la financière
06:23de l'échecquier est aussi un gestionnaire de fonds thématiques à travers son fonds
06:28d'intelligence artificielle depuis 2018 et son fonds sur l'espace depuis 2021.
06:32Donc, on gère en étant très mobile.
06:35C'est-à-dire qu'il faut des équipes de gestion qui sont vraiment en permanence en train
06:40d'observer ce qui se passe.
06:42Des niveaux d'expertise toujours plus élevés, Pierre.
06:44Les sujets sont complexes, le space, l'IA, ça demande une expertise des équipes de gestion
06:51qui n'a peut-être jamais été aussi élevées sur des sujets très pointus.
06:55Oui, alors je pense qu'on ne peut pas… Enfin, c'est difficile de se lancer.
06:58Il y a vraiment une barrière, d'une certaine façon, à l'entrée, qui est la connaissance
07:01et la compréhension.
07:03Parce qu'en fait, c'est quand même des métiers avec énormément de complexité,
07:08énormément de sous-métiers, énormément de disruptions.
07:12Donc, il faut bien comprendre quelles sont ces disruptions, quels vont être les gagnants,
07:16quels vont être les perdants.
07:17Donc, effectivement, le sujet de l'expertise est absolument, je dirais, vital ou majeur.
07:23Oui, bien sûr.
07:24Sur la diversification, alors au-delà des stratégies thématiques, dans un portefeuille un peu global
07:29ou dans une allocation, comment est-ce que vous gérez cette diversification nécessaire ?
07:34Dans un moment où l'IA semble partout, ou en tout cas la diffusion, comme vous le dites,
07:38de cette technologie, dès que l'IA approche ou touche une entreprise, on voit tout de suite
07:43la valeur s'envoler.
07:44Comment on trouve de la diversification dans ces marchés ?
07:46De la diversification, il y en a beaucoup, en fait.
07:49J'aime bien parler de la diversification que représente le marché européen par rapport
07:53au marché américain, par exemple.
07:55On se rend compte que finalement, à la différence de 2000, qui était une période où on avait
08:00connu un engouement important pour la technologie, qui avait emporté le marché européen, puisque
08:05finalement, il y avait des titres qui en avaient fortement bénéficié.
08:09Je vais rappeler aux anciens, les Nokia, les Ericsson, les Alcatel, les France Télécom.
08:14Enfin, ça rappelle des souvenirs.
08:17On voit bien que finalement, aujourd'hui, l'Europe progresse, mais sur des secteurs ou sur
08:23des métiers qui sont différents.
08:25Et on le voit bien, puisqu'en fait, on constate que la prime de risque des marchés européens
08:29reste aujourd'hui beaucoup plus élevée que celle des marchés américains.
08:33Donc, première diversification, je pense que c'est la diversification internationale.
08:37Et je ne parle pas d'autres pays, du Japon, enfin, entre autres, qui nous paraît aussi
08:42un territoire intéressant.
08:45La diversification, elle peut être factorielle aussi.
08:48C'est vrai qu'il y a, on le constate, un certain nombre de compartiments qui se sont
08:53dévalorisés, en fait, et qui peuvent représenter des opportunités.
08:58Rapidement, la qualité, dont la prime s'est beaucoup réduite, en fait, par rapport au
09:04marché ces derniers semestres.
09:06Les petites et moyennes valeurs, effectivement, sur lesquelles aujourd'hui, on traite avec
09:11des décotes en termes de PE en Europe par rapport aux grandes valeurs.
09:15Ce qui n'est pas le cas depuis plusieurs semestres, mais ce qui n'a pas été le cas,
09:19ce qui n'est généralement pas un phénomène durable.
09:22Donc ça, c'est une opportunité.
09:24Et puis après, à l'inverse, il y a d'autres types d'actifs et entre autres, le crédit
09:30sur lequel nous, nous avons, grâce entre autres à l'expertise de LBPAM, pu développer
09:36une solution dite Absolute Return, qui est une solution qui va, je dirais, au sein de la
09:42même stratégie, assembler plusieurs moteurs de façon à avoir une volatilité basse et
09:49une attente de performance.
09:51Dans un univers de crédit où, là aussi, les prix sont élevés, les spreads, les primes
09:55de risque sont serrées.
09:57On le voit, dès que ça s'écarte un petit peu, ça revient tout de suite très vite.
10:00Une stratégie flexible, c'est une stratégie adaptée à ce genre d'environnement et
10:04d'univers, Pierre ?
10:05Ça l'a été ces dernières années.
10:07Ça nous semble rester.
10:09Il y a beaucoup de capacités d'adaptation.
10:11On peut passer en duration négative de façon élevée.
10:13Mais on a aussi toute une série d'autres outils qui se rapprochent, en fait, de la
10:18gestion alternative et qui, finalement, dans cette allocation, vont offrir une diversification
10:24qui va permettre de contrôler la volatilité qui est inférieure à 2% et avoir un SRI autour
10:30de 2%.
10:30Et pour ces stratégies-là, effectivement, il y a beaucoup d'appétit, entre autres parce
10:34qu'il y a beaucoup de boosts toujours sur les fonds euros.
10:37Pour des clients prudents, il faut trouver des UC pour complémenter son allocation pour
10:42avoir ces boosts.
10:43Vous avez cité l'univers des small caps en Europe comme étant un bon axe de diversification
10:48aujourd'hui.
10:49Il y a évidemment une stratégie historique à la financière de l'échiquier tournée
10:53vers les small et mid caps.
10:54Pierre, il ne faut pas capituler sur cet univers coté, j'entends.
10:58Ça fait des années qu'on voit le private equity monter dans le financement des entreprises
11:04de taille petite ou intermédiaire, au détriment parfois, justement, de l'univers coté.
11:09Il ne faut pas lâcher sur ce plan-là ?
11:11On ne le pense pas, en fait, et il n'y a aucune raison de lâcher.
11:14En fait, ces entreprises continuent à évoluer de façon très favorable.
11:19Bien sûr, il y a des gagnants, il y a des perdants.
11:20Mais ce que je veux dire, c'est que c'est un territoire qui reste au profond et sur lesquels,
11:25finalement, gérer une stratégie avec une quarantaine de valeurs, je dirais, me semble rester
11:31extrêmement pertinent.
11:32Merci beaucoup, Pierre.
11:33Pierre Pubasset qui est avec nous depuis le pavillon d'Armenonville pour ce sommet du patrimoine
11:38et de la performance, le porte-parole de la financière de l'échiquier.
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