- il y a 8 heures
Mercredi 8 juillet 2026, retrouvez Etienne Gorgeon (Responsable de l’activité obligataire, Sanso Longchamp AM), Nicolas Forest (Directeur des investissements, Candriam) et Gilles Bazy-Sire (Président, Equity GPS) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:05Générique
00:11Chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché et analyser la décision de politique monétaire de la Banque
00:16Centrale de Nouvelle-Zélande.
00:17Non, nous allons parler du risque géopolitique pour commencer avec nos invités.
00:21Etienne Gorgeon, le responsable de l'activité obligataire de Sanso Longchamp Asset Management.
00:25Bonsoir Etienne.
00:26Bonsoir et voir.
00:26Gilles Bazissir, président d'Écoute IGPS, est avec nous également. Bonsoir Gilles.
00:30Bonsoir Gilles.
00:30Et Nicolas Forrest, le directeur des investissements de Candream, nous accompagne également. Bonsoir Nicolas.
00:35Bonsoir Grégoire.
00:35Sauf si vous avez un commentaire urgent sur la décision de politique monétaire de la Banque Centrale Néo-Zélandaise.
00:41Commençons avec le retour du risque géopolitique.
00:44Alors effectivement, tout ça est encore très chaud.
00:46C'est la fin du cessez-le-feu décrété aujourd'hui par les Etats-Unis après quelques escarmouches dans le
00:50golfe.
00:51Donald Trump promet à nouveau de frapper fort ce soir.
00:53Bref, difficile de dire si on revient trois, quatre mois en arrière au démarrage du conflit.
01:00Ou si la situation peut, comment dire, redescendre aussi vite qu'elle est remontée.
01:04Mais néanmoins, tout ça nous dit quand même que ce risque géopolitique dans le monde actuel, il n'est jamais
01:09très loin des marchés, Nicolas ?
01:12Oui, tout à fait.
01:14Finalement, quand j'écoute ce que dit Pauline et que je regarde le flux d'actualité et je me remets
01:24un peu en arrière et à un horizon de long terme,
01:26je ne me dis rien ne change finalement, il n'y a pas grand-chose qui change.
01:32Trump est toujours dans un discours assez offensif et illustre à la fragmentation géopolitique du monde.
01:40Nous sommes face évidemment à de la volatilité sur les marchés.
01:46À la fin, Trump baisse toujours son pantalon, il y a de l'inflation qui reste et puis finalement Marine
01:55Le Pen est encore présidente.
01:56Donc ce que je veux dire, candidate, ce que je veux dire c'est que finalement il n'y a
01:59pas grand-chose qui bouge dans tout ça.
02:00Il y a du bruit, il n'y a pas grand-chose qui bouge.
02:03Le signal reste le même, la tendance reste la même.
02:07Nous, depuis le mois de mars, avril, nous avons défini nos scénarios et nos prévisions un peu indépendants du scénario
02:17géopolitique sur le Moyen-Orient.
02:20Bien sûr que ça va impacter, on peut faire plein de scénarios.
02:23Mais dans le fond, déjà, moi pour 2026, ça ne changera pas grand-chose.
02:27On a une croissance américaine qui, indépendamment de tous ces événements, est surpris à la hausse grâce au boom de
02:33l'intelligence artificielle,
02:34grâce au boom des investissements aux Etats-Unis.
02:38Et on a une inflation qui est un peu plus élevée que prévu.
02:42Voilà.
02:43Donc, moi finalement, par rapport à cette question-là...
02:45Ces variations autour d'un scénario qui restent celui que vous avez défini, c'est ça ?
02:50Il y a un scénario où il y aurait une grande détérioration parce qu'il y a une accélération,
02:54mais on ne va pas faire un scénario d'investissement,
02:57on ne va pas décider une politique d'investissement sur base du scénario du pire.
03:03Non.
03:03Ça serait un grand danger pour l'investisseur, parce que sinon, il ne faudrait jamais être investi.
03:08Alors, il faut toujours être derrière.
03:09Donc, pour moi, la question, ce n'est pas vraiment de détailler les récentes nouvelles
03:13et les récentes déclarations ici de Trump.
03:15Bien sûr, il y a la volatilité.
03:17Il faut plutôt regarder la tendance de moyen terme
03:20et savoir si on nous sommes, oui ou non, encore à l'aise avec l'intelligence artificielle et cette thématique
03:24-là.
03:25Moi, c'est ça la question aujourd'hui qui me préoccupe.
03:27Sur ce risque géopolitique, c'est une tendance de long terme
03:32qui fait qu'effectivement, on est dans un environnement où il y a un vrai enjeu sur la souveraineté européenne
03:38et son autonomie, et c'est un vrai thème d'investissement.
03:42Mais pour le reste, je ne vais pas changer ma politique d'investissement
03:46et ma stratégie tous les jours en fonction d'une déclaration de Trump.
03:51Difficile de ne pas être d'accord avec ce que vous dites, Nicolas.
03:53Mais juste pour dire que nous, nous avons, je termine,
03:56nous avons, il y a déjà dix jours,
04:00de neutraliser un peu nos expositions et nous sommes devenus des plus défensifs.
04:04Mais ça n'a rien à voir avec ce que disait Trump.
04:06Non, ce n'est pas en anticipation de ce que Donald Trump aurait pu déclarer.
04:11Nous n'en avions rien du tout, j'espère.
04:15Néanmoins, quand même, le marché est quand même pris à revers.
04:17C'est-à-dire que depuis la fin du mois de mars, le début du mois d'avril,
04:22le marché a traversé ce conflit d'Hormuz,
04:26quand bien même il n'était pas terminé à cette époque-là.
04:29D'ailleurs, c'est peut-être un enseignement de la capacité du marché
04:32ou des économies à se montrer résilientes face à ces chocs,
04:36ces frictions géopolitiques que personne ne maîtrise aujourd'hui.
04:40cette capacité, elle est toujours là aujourd'hui, présente dans le marché,
04:44malgré une séance un peu compliquée aujourd'hui, Gilles ?
04:47– Oui, sans doute, le monde regorge de pétrole.
04:53Les producteurs du Golfe Persique travaillent à des routes alternatives
05:00pour vendre leur pétrole et bypasser un petit peu Hormuz.
05:04Et puis, il y a le développement des énergies alternatives et de l'électrification dans le monde
05:08qui commence à jouer nettement, en tout cas sur le transport terrestre,
05:14comme on le voit en Chine ou alors dans les pays développés,
05:17avec les derniers chiffres de pénétration des véhicules électriques
05:22dans les ventes récentes.
05:26Reste que, donc oui, on peut imaginer que le pétrole ne s'envoile pas.
05:35– Oui, d'autant qu'il n'est pas allé à 150 et encore moins à 200,
05:38au pic des tensions du conflit il y a quelques semaines ou quelques mois,
05:43quand on avait un blocage des deux côtés d'Hormuz, iranien et américain.
05:47– Tout à fait. La part du pétrole aussi dans le PNB mondial décroît de façon régulière
05:53sur des décennies et des décennies.
05:56Également, c'est un facteur à prendre en compte.
05:59Reste qu'en marginal, c'est quand même un élément négatif sur l'étollon,
06:06sur les coûts de tous les agents économiques,
06:10que ce soit les ménages, les entreprises, mais aussi les États,
06:15qui parfois subventionnent le pétrole,
06:19ou se voient contraints à réduire les taxes
06:23pour alléger le porte-monnaie des votants.
06:29Et ça, pas seulement dans des pays du sud-est asiatique,
06:33dans certains pays européens également.
06:36Donc, ça joue quand même à la marge.
06:41Et dans l'environnement actuel, où de façon lourde,
06:46on a des situations d'évolution d'endettement public,
06:50mais également privé, en tout cas des ménages,
06:54qui ne sont pas extraordinaires, c'est le moins qu'on puisse dire.
06:59Des tensions sur l'étollon, ce n'est pas bon.
07:02Ça ne fait que renforcer la pression des agents.
07:05Même si c'est du court terme, sachant que,
07:06si on regarde la big picture depuis 50 ans,
07:10on voit qu'on a fait un plus bas sur l'étollon dans le monde entier,
07:13dans les marchés développés.
07:15Il y a maintenant un bon moment,
07:17et que la tendance est à la hausse de façon structurelle.
07:20Ce qui se passe en ce moment n'aidera pas.
07:23Oui, oui, ça ne renverse pas la tendance.
07:24Au contraire, ça ne fait que la croître et la soutenir encore un peu plus.
07:29Qu'est-ce que ça vous inspire comme commentaire, Étienne ?
07:31On ne va pas faire l'émission là-dessus.
07:33On en a beaucoup parlé pendant plusieurs semaines,
07:35évidemment, à partir du 27 février.
07:36Mais c'est vrai que le marché est quand même à un peu près à revers par cette situation.
07:41Si je reprends ma fiche du mois de mai,
07:43qu'est-ce que je disais au mois de mai ?
07:46Ce dont on discutait, c'est plutôt des opportunités en général,
07:50si ça génère des volatilités ou des points bas,
07:52tous ces sujets géopolitiques.
07:54C'est la première chose.
07:55La deuxième chose, c'est qu'on reste dans un environnement fortement dominé par le momentum.
08:01Ça peut être un autre sujet, mais le momentum et le buy the dip.
08:05Encore une fois, j'adore cette statistique.
08:07Si vous avez acheté sur un drawdown de 10% le S&P depuis 2009,
08:10vous aviez une 100% de probabilité de gagner de l'argent.
08:13La moyenne est à 21%.
08:14Alors que le monde d'avant, vous aviez une perte.
08:18Donc le buy the dip, le momentum, c'est la thématique qui marche.
08:22Ensuite, si on prend un tout petit peu moins de recul,
08:24moi j'étais un peu surpris de l'enthousiasme des marchés
08:26suite aux premières bonnes nouvelles de résolution.
08:30Alors c'est ça.
08:30Il y avait deux sujets.
08:31Déjà, il semblait que le deal n'était pas très bon.
08:34En tout cas, la presse américaine était vent debout devant ce deal
08:38en le traitant pire que celui d'Obama,
08:40qui était déjà considéré comme pas terrible.
08:42La deuxième chose, c'est qu'il y a des élections
08:45fin du troisième trimestre, début du quatrième trimestre en Israël.
08:47Et ce qui m'avait surpris également,
08:49c'est que les partis plutôt centristes
08:53mettaient une pression à Netanyahou
08:55en lui disant qu'il n'avait pas fait le job
08:57et qu'il fallait qu'il finisse le job au Liban.
08:59Donc une pression du centre et pas des extrêmes.
09:02Et je me disais, je me suis dit,
09:04il est dans une situation un peu compliquée
09:06où il va peut-être être obligé de retrouver un chemin guerrier.
09:11Alors je ne sais pas s'il a influencé ou pas.
09:13Évidemment, on le saura peut-être un jour,
09:15mais peu importe.
09:16En tout cas, ce qui se passe aujourd'hui
09:18ne me surprend pas terriblement.
09:20Et pour finir sur cette fiche du mois de mai,
09:23je me rappelais qu'on était à peu près
09:25à la moitié des réserves,
09:27avec des pays qui étaient très en avance,
09:28des pays qui avaient un peu plus de réserves.
09:31Le Japon était très bas, par exemple.
09:32Et que d'après les meilleurs spécialistes,
09:35on n'était pas loin de la fin, vers septembre.
09:38Quelques semaines ou quelques mois supplémentaires,
09:41on avait un vrai risque de disruption physique.
09:43Ça s'est peut-être décalé si les choses devaient se tendre.
09:45L'autre chose dont je me rappelle...
09:46Mais ça veut dire quoi ?
09:47Le risque, il est d'autant plus important
09:49si le conflit reprend là, aujourd'hui,
09:51en l'État, avec des réserves en l'État
09:53qui n'ont pas eu le temps d'être reconstituées ?
09:55La pause d'un mois et demi,
09:56je pense qu'il faut la décaler probablement
09:57un peu moins qu'un mois et demi.
09:59Et probablement que quelque part en octobre,
10:01on va se retrouver dans la situation
10:03qui nous faisait peur il y a encore deux mois.
10:05C'est-à-dire que des problèmes de réserves
10:07et d'approvisionnement d'énergie.
10:11Donc un prix du pétrole qui va rester
10:13quand même un peu sous tension.
10:16C'est vrai qu'il y a beaucoup de pétrole,
10:18mais il faut que les bateaux passent.
10:19Donc si les bateaux s'arrêtent
10:21parce que simplement ça se redégrade,
10:24on va revenir effectivement à cette période
10:26où le sujet de l'approvisionnement
10:28redevient, de mon point de vue,
10:30le sujet central,
10:30puisque lui, ça va amener mécaniquement,
10:32comme l'expliquait extrêmement bien
10:34le président de Total,
10:35mécaniquement un prix du baril vers 150
10:37sur le spot.
10:39Et que là, vous commencez à reprendre
10:41des scénarios un peu plus compliqués.
10:42Bon, en termes de gestion,
10:45à ce stade, il n'y a rien à faire ?
10:46Non, mais ce qui est intéressant,
10:48c'est que dans des marchés
10:50très fortement dominés,
10:51notamment par la tech en ce moment,
10:52il y a, où c'est principalement
10:54le narratif unique,
10:56on est obligé d'avoir
10:56quelques protections.
10:58Soit effectivement soulever
10:59un peu la voilure,
11:01se protéger un tout petit peu,
11:03ou mettre un peu d'optionalité,
11:05simplement parce que
11:06c'est tellement directionnel.
11:08Bon, parlons de l'IA,
11:09puisque c'est quand même là aussi
11:10le sujet qui rassemble
11:11beaucoup d'éléments sur les marchés.
11:14Nicolas, je reprends avec vous.
11:16Quelle analyse vous faites
11:17aujourd'hui de la température du thème,
11:20si je puis dire ?
11:21Est-ce qu'il y a un effet
11:21de saturation ?
11:23Et vous le disiez
11:24dans votre propos
11:26de début d'émission,
11:28depuis quelques semaines,
11:29vous dites,
11:30on a tourné un peu plus défensif
11:32quand même dans nos allocations,
11:33dans nos stratégies.
11:34Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
11:36Est-ce que ça veut dire que...
11:37Et pour quelles raisons
11:39vous avez décidé
11:39d'être un peu plus défensif ?
11:41Et est-ce que ça veut dire
11:42avoir un peu moins d'IA aussi
11:43dans les portefeuilles et les stratégies ?
11:45En effet, je n'ai pas complètement
11:46bien répondu à la première question.
11:49Ce n'est pas que je ne veux pas y répondre.
11:50C'est que, pour moi,
11:52la grille de lecture
11:52de la performance des marchés actions
11:54est principalement liée
11:57à la performance des valeurs technologiques.
11:59C'est évident.
12:00Et ce qui est lié au prix du pétrole,
12:02pour moi,
12:04est un peu plus secondaire.
12:06Et je pense que c'est du bruit,
12:09d'autant que,
12:09pour répondre juste
12:10sur ce qui a été dit,
12:11l'histoire des réserves,
12:12enfin, les experts,
12:15moi, tous les semaines,
12:18ils me disaient
12:18dans un mois,
12:19on est dans la...
12:19C'est horrible.
12:20Mais ça ne s'est pas passé.
12:22On a sous-estimé la Chine,
12:23mais il y a toujours un rétexte à faire,
12:24il y a toujours un parc mortem
12:25à faire des erreurs.
12:27Par contre, les faits,
12:28c'est qu'on a eu,
12:30sur cette année,
12:31de façon très surprenante,
12:33encore plus positivement que prévu,
12:36une accélération des investissements
12:37sur l'intelligence artificielle,
12:39on connaît toute l'histoire,
12:40les hyperscalers,
12:41une profitabilité exceptionnelle
12:43de toutes ces entreprises,
12:44puisque ces entreprises
12:45ont affiché des profitabilités exceptionnelles,
12:48des guidance exceptionnelles,
12:49etc.
12:50Nous avons été positifs
12:52depuis au moins
12:5418 derniers mois,
12:56massivement positifs,
12:57et depuis deux semaines,
12:59dizaines de jours,
13:00nous, on est tactiquement,
13:02on a mis une pédale de frein,
13:05et nous sommes devenus
13:06un peu plus défensifs.
13:07Qu'est-ce qui conduit
13:08à cette décision-là ?
13:09Un peu, nous attendons,
13:10nous allons voir les résultats
13:11qui vont être publiés prochainement,
13:13et il nous semble qu'aujourd'hui,
13:15les guidance doivent être clarifiés
13:17par les différentes entreprises.
13:19Il y a aussi des interrogations
13:21sur la soutenabilité
13:23de cette rapidité des investissements.
13:25Est-ce qu'en 2027,
13:26on peut continuer à ce rythme-là ?
13:29Est-ce que...
13:30Est-ce que le marché attend
13:31que les investissements
13:32augmentent toujours plus
13:33année après année ?
13:34D'une certaine façon, oui.
13:36Est-ce que la profitabilité
13:40va continuer ?
13:41Est-ce que ce rallye arrive
13:43à un moment donné
13:44où, je dirais,
13:46peut être confronté
13:46à la limite de certaines ressources ?
13:48Et on se retrouve confronté
13:50à des ressources,
13:52évidemment,
13:53les ressources d'électricité,
13:54les ressources de financement,
13:55les renouces d'implémentation.
13:56Il y a beaucoup de choses,
13:57des conditions qui sont nécessaires
13:59pour continuer un tel programme
14:00aussi extraordinaire.
14:02Donc, je ne suis pas négatif,
14:04je ne m'inquiète pas
14:05de la tendance de long terme.
14:06Nous continuons à penser
14:07que le thème de la robotisation,
14:09de l'intelligence artificielle
14:10sont des méga-trains
14:11qui vont soutenir le marché
14:13sur le long terme américain.
14:14Mais je suis dans un environnement
14:15qui est un peu plus prudent sur l'IA.
14:18Et dès que je suis plus prudent sur l'IA,
14:21je suis plus prudent sur la bourse américaine.
14:22Et dès que je suis plus prudent
14:23sur la bourse américaine,
14:24je suis plus prudent sur la bourse en général.
14:26C'est surtout le reste.
14:27Parce que moi,
14:27je ne crois pas que le reste peut fonctionner
14:29si la bourse américaine ne fonctionne pas.
14:30On n'est pas à la mécanique
14:31va-et-vient.
14:32Ça peut corriger aux Etats-Unis
14:35et on peut en profiter ailleurs.
14:36Il y a toujours des poissons volants,
14:37mais ça ne constitue pas
14:38la majorité du genre.
14:40Qu'est-ce que vous attendez
14:41comme évidence aujourd'hui ?
14:42Vous dites qu'on attend
14:43la période de résultat.
14:44Ça tombe bien,
14:44elle va arriver.
14:45Mais vous attendez effectivement
14:47que les grands groupes,
14:48les grands donneurs d'ordre
14:50type hyperscaler,
14:51voire les équipementiers aujourd'hui
14:53qui s'engagent
14:53dans des programmes d'investissement.
14:55On l'a vu avec la Corée du Sud,
14:56Samsung, Ascain X.
14:56Là aussi,
14:57les fabricants de semi-conducteurs
14:58commencent aussi
14:59à lancer des grands programmes
15:02Vous voulez qu'on vous donne
15:05des perspectives supplémentaires
15:06pour en remettre
15:07ou vous attendez
15:08un retour de prix,
15:09un retour de valorisation
15:11pour en remettre ?
15:12Les guidances sur 2027,
15:14c'est très important.
15:15Est-ce qu'on est capable
15:15de continuer comme ça ?
15:16Et puis des retours.
15:17Mais pour moi,
15:18c'est vraiment la capacité
15:19de savoir si on peut maintenir
15:20un tel rythme ou pas.
15:23Et il peut y avoir des faits.
15:25Il y a énormément de volatilité
15:27aussi au sein de tout ce secteur,
15:29des semi-conducteurs,
15:33aussi les entreprises softwares.
15:34Il y a eu beaucoup,
15:35beaucoup de volatilité.
15:36Et ce qui me frappe,
15:37c'est qu'il y a beaucoup
15:38de volatilité intrinsèque
15:40et que la performance globalement
15:44de l'investisseur,
15:45elle a été fortement concentrée
15:47sur l'IA.
15:48Oui.
15:49Et mon histoire un peu simple
15:51de dire,
15:51je prends profit sur l'IA,
15:53donc je prends profit
15:53sur la bourse américaine,
15:54donc sur la bourse.
15:56Et bien, quelque part,
15:56ça dit,
15:57et ça, c'est ma grille de lecture,
15:58que tout est hyper corrélé à l'IA.
16:01Tout est hyper corrélé à l'IA
16:02aujourd'hui.
16:03Aujourd'hui,
16:04il y a une concentration
16:05très importante.
16:06Et c'est compliqué
16:07d'envisager
16:07un très beau rebond
16:09des marchés
16:09et d'être positif
16:10sur les marchés
16:11si aujourd'hui,
16:12on n'a pas une vision
16:13plus constructive là-dessus.
16:15Même si, effectivement,
16:16il y a des rotations sectorielles,
16:18même si, effectivement...
16:19Un coup, c'est les hyperscalers,
16:20un coup, c'est les sous-conducteurs,
16:21etc.
16:22Il y a quand même, là aussi,
16:22des mouvements de rotation dans le thème.
16:23Moi, je regarde juste une vision
16:24à moyen terme.
16:25Je pense que, pour moi,
16:26il faut une clarification là-dessus.
16:28Au-delà de ce qui passe
16:29sur le bruit géopolitique,
16:31pour moi, j'attends les résultats
16:33des grandes entreprises
16:34technologiques américaines
16:35pour voir s'ils sont capables
16:36de délivrer
16:37des bons résultats
16:38sur leur profit,
16:41et être capables aussi
16:42de fournir des perspectives
16:43positives sur 2027.
16:45Exemple quand même
16:46de ce que ce cycle
16:47d'investissement produit
16:48dans les résultats
16:49et les cash flows
16:49des entreprises,
16:50c'est l'exemple de Micron,
16:51mais d'autres également.
16:53Micron communique
16:55qu'en deux trimestres,
16:56ils ont généré
16:57plus de cash flows
16:59que dans l'ensemble
17:00de leur histoire.
17:01L'existence d'entreprises
17:02industrielles
17:03en deux trimestres.
17:04Donc, ça montre aussi
17:05la puissance, effectivement,
17:06de ce phénomène.
17:07On ne change même pas d'échelle,
17:08on change d'univers
17:09pour des groupes comme ça.
17:11qu'est-ce que...
17:11Les ratings arrivent
17:13à capter, effectivement,
17:15la température du thème
17:17de l'IA,
17:18les ratings d'écoutique GPS,
17:19j'entends dire.
17:20Oui, oui, en fait,
17:23un exemple pour le leader du secteur
17:27et le leader de la capi boursière mondiale,
17:29on a maintenant 7,5 sur 10
17:32sur Nvidia.
17:33Oui ?
17:34Ben, ça ne vaut plus rien.
17:37Non, mais je dis ça ne vaut plus rien
17:39parce que ce n'est pas cher.
17:40Et donc, c'est le reflet
17:42de ce que vous disiez.
17:42Ce n'est jamais aussi peu cher
17:43depuis 2019.
17:4518 fois les profits à venir.
17:47Et une dynamique,
17:49un momentum,
17:50un momentum de prix
17:51à moyen terme,
17:52pour pouvoir mesurer à court terme,
17:53bien sûr,
17:55et qui est spectaculaire.
17:56Mais,
17:57moi,
17:58je rebondirais quand même
17:59sur ce que vous avez dit
18:01en rajoutant une petite dose
18:05de prudence,
18:07également,
18:07sur le plan de la technologie.
18:10Dans la technologie,
18:12on peut faire souvent,
18:14il peut y avoir des ruptures,
18:15on peut faire souvent
18:16beaucoup plus
18:18avec moins cher.
18:20Or, là,
18:23ce qu'on a vu,
18:24c'est qu'on a empilé
18:25les investissements
18:25de façon complètement dingue
18:27avec des règles d'amortissement
18:28par les hyperscalers
18:30de leurs investissements
18:32qui étaient de moins en moins
18:34prudentes
18:35depuis 10 ans.
18:39pour sauvegarder
18:40un petit peu
18:40leur capacité de sortie
18:42du résultat,
18:42je dirais,
18:43après dotation
18:44aux amortissements.
18:47Le fameux EBITDA
18:49ONI
18:49par Warren Buffett.
18:50Voilà.
18:51Tant qu'on reste,
18:52exactement,
18:53tant qu'on reste
18:54sur un modèle,
18:55je dirais,
18:55Nvidia,
18:56avec Superchair,
18:59Mémeu,
19:00etc.,
19:01et avec des gains
19:03de productivité,
19:04mais qui se font
19:06par de l'intensité
19:07et via quand même
19:09des volumes en hausse
19:10et des prix unitaires
19:11en hausse,
19:13ça tient le coup.
19:14Mais on voit
19:16qu'il y a des modèles
19:17pas seulement économiques
19:21ou d'engineering,
19:22mais culturels,
19:23qui sont différents.
19:25Le modèle américain,
19:26c'est hyper intensif,
19:28all-in.
19:29et on a un modèle chinois
19:31qui, lui,
19:32est beaucoup plus frugal,
19:34qui peut être suiveur agile
19:36sans aucune difficulté,
19:38voire copieur,
19:40voire pilleur,
19:41bien sûr.
19:43Mais fondamentalement...
19:44Ce qui n'empêche pas
19:45un copilot Microsoft
19:46d'intégrer du deep-sync,
19:47par exemple,
19:48dans ses outils.
19:49Forcément.
19:50Parce que ça,
19:50à la fin,
19:51ça n'empêche pas Walmart
19:52d'apporter de Chine
19:54massivement,
19:55ce qui a fait son succès.
19:56Donc, les boîtes américaines
19:58sont rationnelles
19:59et pragmatiques.
20:02Donc,
20:03moi, je suis à l'affût.
20:05Tout ça,
20:05y compris le sujet
20:06de l'utilisation
20:09d'IA verticale,
20:11très spécifique,
20:12dans des domaines particuliers,
20:13parfois,
20:13au niveau des entreprises,
20:16même,
20:16et pas seulement
20:16de secteurs économiques,
20:20et qui feraient
20:2180%
20:24de l'IA
20:25et des bénéfices
20:26de l'IA
20:26pour 20% des coûts.
20:28C'est le principe
20:29de Pareto.
20:33Et on a encore
20:34un exemple
20:35après deep-sync.
20:37On a eu un exemple
20:38récemment,
20:38en Chine aussi,
20:40d'émergence
20:41de nouvelles EIA,
20:42une société
20:42qui s'appelle Z.ai.
20:44Donc,
20:44c'est la bataille des prix.
20:45Ça va être
20:45la guerre des prix
20:46qui va animer
20:48les modèles.
20:50Si on a
20:50un ralentissement
20:54de la croissance
20:55des investissements
20:56dans ce domaine,
20:56si vous rajoutez
20:57en volume,
20:58si vous rajoutez
20:59des baisses de prix,
20:59ça peut faire très mal.
21:01Etienne,
21:02quelle est l'analyse
21:03chez Sanso Longchamp
21:04que vous faites
21:05à ce stade
21:06du thème de l'IA ?
21:07Quel degré
21:08de ces activités
21:09il faut avoir ?
21:09Et c'est quoi
21:10les critères
21:11pour sélectionner
21:11aujourd'hui
21:12des thèmes
21:13ou des valeurs
21:13dans l'IA ?
21:14Nous,
21:14en fait,
21:15notre approche
21:16est de dire
21:17la macro US
21:18est solide
21:19et probablement
21:19un peu supérieure
21:20à ce que le consensus voit.
21:22L'environnement
21:23de taux nous paraît
21:24à la fois bénin
21:25et relativement secondaire.
21:26Bénin parce qu'il y a
21:27une de hausse de taux,
21:28ça va varier
21:28d'une journée à l'autre.
21:29Donc ça,
21:29c'est assez vivu
21:30et ça n'a pas changé
21:31grand-chose.
21:32Donc on est plutôt
21:33dans un environnement
21:34avec de la croissance
21:35et c'est plutôt favorable
21:35à la prise de risque
21:37et pas dans un environnement
21:38où on anticipe
21:40en tout cas
21:41un changement de route
21:42des trois principales
21:44banques centrales
21:44entre une,
21:45deux hausses de taux,
21:46tout va bien.
21:47Ensuite,
21:47il y a le sujet de l'IA,
21:48le sujet du momentum,
21:50c'est si on n'est pas dedans,
21:51on rate de la performance
21:52donc il vaut mieux être dedans
21:53et ensuite,
21:54on va regarder à l'intérieur
21:56ce qui peut nous faire peur
21:57puisqu'on a plutôt
21:58un biais positif.
21:59Et c'est là où je trouve
22:00que la thèse devient
22:01un peu plus compliquée.
22:03Moi,
22:03une façon
22:04qu'on aurait de le résumer,
22:05c'est que j'ai l'impression
22:06qu'on a construit
22:07des valorisations incroyables
22:09sur un terrain sablonneux.
22:11Ce que je veux dire par là,
22:12c'est qu'on regarde
22:13l'avance technologique
22:14des modèles propriétaires,
22:16donc Clos de Tchad GPT,
22:17par rapport à des modèles
22:19combinés ouverts,
22:20principalement chinois.
22:22Les modèles américains
22:24ont quatre mois d'avance
22:25et en réalité,
22:27on s'aperçoit désormais
22:28que la combinaison
22:28des trois,
22:29quatre modèles ouverts
22:31connus
22:31arrive à des résultats
22:32qui sont extrêmement proches.
22:33donc la compétition technologique,
22:37elle n'est pas finie
22:38et ça,
22:38ça pourrait,
22:39comme on l'avait vu
22:39au moment où Dipsy
22:40qui était sorti,
22:41ça pourrait chahuter
22:42fortement les marchés
22:43parce qu'ils le font
22:44à moitié coût.
22:45Moitié coût.
22:47La deuxième chose,
22:48c'est ce que prévoient
22:49les analystes,
22:49c'est probablement
22:50ce qui me dérange le plus.
22:51Ce que prévoient les analystes,
22:52c'est quasiment,
22:52donc sur 2026 et 2027,
22:54c'est des revenus
22:55quasiment stables,
22:56mais par contre,
22:56des marges quasiment balistiques.
22:58Des revenus stables
22:58chez qui ?
23:00Alors c'est vrai
23:01pour le S&P,
23:01c'est vrai également
23:02pour l'Eurostox.
23:03D'accord, ok.
23:04Donc les anticipations
23:05sur l'Eurostox,
23:06sur les chiffres d'affaires
23:07pour parler en bon français,
23:08des deux côtés
23:09de l'Atlantique
23:09sont relativement stables
23:10voire légèrement à la baisse,
23:11or les marges anticipées,
23:14les marges ébites d'anticipées
23:14continuent de monter,
23:16mais à vraiment un rythme,
23:17j'aime bien le mot balistique
23:19pour décrire cela.
23:20Et ça, ça implique...
23:21Et bien c'est le choc
23:22de productivité ça.
23:23Ça c'est le choc
23:23de productivité,
23:24mais le choc de productivité
23:25ça implique deux choses
23:26auxquelles j'ai du mal
23:27à souscrire en tout cas
23:28tout de suite.
23:28Le premier,
23:29c'est que cette technologie
23:30se diffuse à tous les secteurs
23:32ou à beaucoup de secteurs
23:33pour que les analystes
23:35puissent se dire
23:35oui, ça va affecter
23:37vraiment autre chose
23:38que même les utilitrices,
23:39etc.
23:40Donc ça, c'est la première chose
23:41sur laquelle j'ai une réserve
23:42assez forte.
23:43La deuxième,
23:43c'est que la productivité,
23:45il faut virer des gens.
23:46Et les salaires des uns...
23:48Ça peut peser sur l'emploi.
23:49Les salaires des uns
23:49sont les revenus des autres.
23:51Et si on croit vraiment
23:52à ce que pensent les analystes,
23:53donc si on réconcilie
23:54le top-down
23:55mais le bottom-up,
23:56comme on aime bien faire
23:57nous en macro,
23:57ça ne marche pas.
23:58Donc il y en a un qui se trompe.
24:00Et ça, c'est dans les prix.
24:01Donc ça, ça me dérange un peu.
24:03Ça crée une vulnérabilité.
24:04Ça crée une vulnérabilité.
24:06C'est qu'on a
24:06une vulnérabilité technologique.
24:08On a une vulnérabilité
24:10sur ce que les...
24:11Le marché,
24:12les analystes,
24:13le consensus anticipe.
24:14Pour finir,
24:15il y a une vulnérabilité
24:16qui me touche particulièrement
24:18puisque je suis un gérant crédit.
24:21C'est qu'on commence à voir
24:23que les financements,
24:24ça y affectent le crédit.
24:25Le neocloud,
24:26SPV,
24:28donc ces émissions obligataires
24:30qui sont collatéralisées
24:32sur du GPU,
24:33le risque est en train de passer
24:34de manière beaucoup plus généralisée
24:36dans le marché.
24:36Ça ne touche pas encore
24:37trop l'Europe,
24:37mais ça touche clairement
24:39les États-Unis.
24:40Donc il faudrait que
24:41le narratif sur l'IA tienne
24:43parce que
24:44si les cash flows,
24:45un jour,
24:46devaient baisser
24:46sur les hyperscalers,
24:49les valos vont baisser
24:50mais la dette,
24:50elle est toujours là.
24:51Qu'est-ce qui peut,
24:51je ne sais pas,
24:52qu'est-ce qui peut
24:53faire dérailler le narratif justement ?
24:55Qu'est-ce qui viendrait mettre à mal ?
24:56Alors,
24:57les thématiques
24:58que je viens de lever,
24:58c'est ce que pensent
24:59les analystes,
25:00c'est le risque technologique.
25:01Celui que j'écarterais
25:02pour le moment,
25:04c'est plutôt celui
25:05d'un revirement
25:05du prix des puces
25:06parce que simplement
25:07le temps de construire
25:08des usines,
25:09quand on écoute Micron,
25:10quand on écoute
25:11la plupart d'entre eux,
25:12on a l'impression
25:13que ce n'est peut-être
25:13pas un sujet 2026,
25:14peut-être quelque part 2027
25:16et si on regarde
25:17un peu plus dans le détail,
25:19j'ai le sentiment
25:19que ce serait plutôt
25:21deuxième moitié 2027
25:22si ça devait se produire.
25:24Donc pour moi,
25:24en fait,
25:25le risque principal,
25:26c'est celui qui est
25:27le plus difficile
25:28à entrevoir,
25:28c'est le risque qu'un jour,
25:30des gens un peu plus doués
25:31que moi en IA
25:32arrivent déjà à faire
25:33ce que moi,
25:34je n'arrive pas encore à faire,
25:34c'est d'ailleurs
25:35avoir un modèle proche de Claude
25:36pour moitié prix.
25:37Et puis c'est vrai
25:38qu'on l'a vécu
25:39de notre vivant,
25:40la révolution Internet
25:41qui se souvient
25:42d'Altavista,
25:42de Lycos,
25:44de Caramel,
25:46même Yahoo à l'époque
25:47était le dominant.
25:48Qui parlait de Google
25:49comme moteur de recherche
25:51en tout cas
25:51en 1999 ou 2000 ?
25:54Personne.
25:56Comment,
25:57alors qu'est-ce qui peut faire
25:58derrière le narratif ?
25:59Je veux bien
25:59si vous voulez reprendre
26:00la question Nicolas.
26:01Et puis,
26:02comment on se diversifie
26:03quand tout nous ramène
26:05à l'IA ?
26:07C'est une bonne question
26:09et ce n'est pas facile.
26:13Nous,
26:13aujourd'hui,
26:14on est devenu
26:15un petit peu plus défensif.
26:17Mais bon,
26:18voilà,
26:18on n'est pas non plus
26:19super inquiet.
26:20On n'est pas super inquiet
26:21parce qu'on est quand même
26:22dans un environnement
26:23de croissance solide
26:24aux Etats-Unis
26:25pour 2026.
26:26Même s'il y a un peu
26:28de bruit,
26:29il nous semble quand même
26:30que,
26:31voilà,
26:31on restera sur une trajectoire
26:33économique,
26:33monétaire et budgétaire
26:34qui reste quand même
26:35assez lisible
26:35sur la fin de l'année.
26:37Encadrée.
26:38Donc,
26:38on n'est pas dans une phase
26:39de panique,
26:40on est dans une phase
26:40de respiration.
26:42Dans ce contexte-là,
26:43c'est vrai,
26:44c'est tout à fait correct
26:45de voir les premiers impacts
26:47et on a vu des impacts
26:48évidemment de l'IA
26:49sur le marché du crédit
26:50mais il nous semble
26:51que le marché du crédit
26:53offre quand même
26:54de la bonne résilience
26:55et donc,
26:55en fait,
26:56il faut raisonner
26:56en taux en absolu.
26:57C'est comme d'ailleurs
26:58beaucoup de clients en Europe
27:00raisonnent en taux en absolu
27:02avec énormément de demandes
27:03et d'appels d'offres
27:04pour les fonds maturité.
27:05Eh bien,
27:05en taux en absolu,
27:06vous avez des très beaux niveaux
27:07de taux en absolu.
27:08Voilà,
27:09donc avec de la bonne qualité.
27:11Donc,
27:11le buy and all
27:11reste intéressant.
27:12Parce que c'est toujours
27:14buy and all
27:15versus des stratégies crédit flexibles.
27:17Oui.
27:17Absolute return.
27:18Non mais,
27:18nous on a les deux.
27:20J'imagine bien dans la gare.
27:21Les deux sont bien.
27:22Mais ce que je veux dire,
27:23c'est qu'on est quand même
27:23dans un monde où
27:25c'est intéressant
27:25d'acheter du boon
27:27de longue maturité.
27:28D'accord.
27:29Il y a un peu de volatilité
27:30sur les taux.
27:30Les taux,
27:30comme on le dit,
27:31c'est très bien.
27:35Le investment grade,
27:36bien sûr,
27:36l'esprit de son traitat
27:37était bien sûr,
27:37on peut s'inquiéter
27:38du risque de défaut.
27:39Mais malgré tout,
27:40on a des fondamentaux solides
27:41et le yield to maturity,
27:42il est attractif.
27:43Donc,
27:43quand vous pouvez avoir
27:44du 4,
27:45du 5%,
27:45c'est quand même pas mal
27:46pour un investissement
27:48obligataire en Europe.
27:49Surtout qu'on sait très bien
27:50que la Banque Centrale Européenne,
27:51il reste une petite hausse
27:52et après,
27:53c'est...
27:54Et après,
27:54c'est des baisses ?
27:57Et après,
28:00ça sera la succession
28:00de Madame Lagarde.
28:01Ah oui.
28:02Voilà.
28:02Donc,
28:02ce que je veux dire par là,
28:03c'est qu'on est quand même
28:04dans un environnement obligataire
28:05qui certes,
28:06et c'est vrai,
28:07on a des taux plus élevés
28:08et plus durablement plus élevés
28:09parce qu'on a une inflation,
28:11un régime inflatoire plus élevé
28:12qui est lié au risque politique,
28:14qui est lié à un monde de pénurie,
28:15mais ça crée des opportunités
28:17et moi,
28:17ce que je constate,
28:18c'est que l'investisseur obligataire,
28:20assurantiel,
28:20fonds de pension
28:21est plutôt à l'achat
28:22dès qu'il y a un yield
28:24relativement attractif.
28:24Et là,
28:25on se diversifie,
28:25on se décorèle quand même
28:26du thème de l'IA
28:27parce qu'Étienne le soulignait,
28:28c'est vrai que les émissions obligataires
28:30se sont multipliées,
28:32alors j'ai cru comprendre
28:33que dans les indices
28:33et notamment en Europe,
28:34ça ne pesait pas encore grand-chose,
28:37mais forcément,
28:38c'est quand même
28:39une place dans le marché
28:40qu'il a fallu se faire.
28:41Ça a fortement monté
28:42sur l'investment grade,
28:43mais en Europe aussi
28:44parce que ça ne présentait rien du tout
28:45et ça a bien progressé,
28:46mais pour l'instant,
28:47si on reste électif,
28:48je pense que ça va.
28:49Et quand même,
28:50moi je suis le premier
28:52à avoir dit
28:53l'automne de 1000,
28:55enfin pas le premier,
28:55mais enfin un des,
28:57il y en a plein de gens
28:58qui parlent ici,
28:58mais enfin on a vite
29:00identifié les problèmes
29:01sur le travail de crédit américain
29:03qui étaient liés en partie
29:04à ces problèmes de financement.
29:06Moi je suis,
29:07je reste et je suis
29:08et je reste extrêmement surpris
29:10de la résilience de ça.
29:11On n'en parle plus.
29:12On n'en parle plus.
29:13Ça vous fait rire,
29:14mais on n'en parle plus.
29:15Les gates se multiplient,
29:16se prolongent,
29:17etc.
29:17sur les fonds,
29:18les stratégiques.
29:18qu'il n'y a pas de problème,
29:19mais il y a quand même
29:20une résilience,
29:21il y a une force des techniques
29:23qui est incroyable
29:24sur le marché du crédit.
29:26C'est assez incroyable.
29:27Beaucoup de ces fonds
29:28continuent de lever
29:29des capitaux.
29:31On peut mettre des gates
29:32et continuer de lever
29:33des capitaux
29:34à allouer.
29:36Je ne dis pas que,
29:37ça ne veut pas dire
29:38qu'il ne faut pas regarder
29:38le fondamental,
29:39il faut être super sélectif,
29:41ça c'est évident,
29:42on ne peut pas acheter
29:42n'importe quoi.
29:43Mais aujourd'hui,
29:44en allant dans la bonne qualité
29:46et en allant dans la duration
29:47un peu longue,
29:48vous avez des niveaux
29:49de rendement
29:50qui sont intéressants.
29:51donc moi je pense
29:52que ça fait partie
29:53d'une diversification
29:54dans un monde
29:57d'allocations d'actifs.
29:59Si l'inflation européenne
30:01redescend,
30:02et en tout cas
30:03ça se calme,
30:04je pense que ça fait du sens.
30:06La marque d'inflation
30:07du mois de juin
30:08a montré quand même
30:09une détente assez rapide
30:10après la baisse
30:11des cours du pétrole.
30:12Donc on verra
30:13la BCE si elle délivre
30:14cette hausse de taux
30:15attendue en septembre.
30:16Mais en tout cas
30:16pour juillet,
30:17a priori,
30:18il semble que le sujet
30:19soit clos pour l'instant.
30:21Qu'est-ce qui permet
30:22d'être diversifié
30:23voire décorrélé
30:24du thème de l'IA
30:25aujourd'hui
30:25dans les marchés ?
30:26Il y a beaucoup de choses.
30:27En gros,
30:29pour simplifier
30:30et rester technique,
30:31les bétas faibles
30:33et au sein
30:35des bétas faibles...
30:36Donc la conso,
30:37ce genre de thème,
30:38de sujets...
30:39même si il y a
30:40les staples
30:40qui sont intéressantes
30:42et qui représentent
30:43l'équivalent du crédit
30:44pour les actions.
30:45Des gros dividendes,
30:47des grosses...
30:48des grosses...
30:51des marques
30:52très puissantes,
30:54etc.
30:56La santé aussi.
30:58La santé
30:58qui a sous-performé
31:01depuis l'éclatement
31:02du Covid
31:02de façon dramatique
31:04et pas seulement
31:05à cause de ça
31:05mais pour d'autres raisons.
31:07Mais la santé,
31:08je dirais,
31:10technologique
31:11est extrêmement intéressante
31:14à mon sens
31:15et là,
31:17il y a...
31:19Il y a aide.
31:20Bah oui !
31:20Donc il y a bien
31:21un lien avec l'IA
31:22et la santé.
31:23Voilà, absolument.
31:24Et là, aide
31:24à découvrir des choses,
31:26à structurer des choses,
31:27à faire beaucoup,
31:28beaucoup, beaucoup plus
31:29pour moins cher.
31:31Et ça,
31:32c'est la technologie.
31:33Et ça,
31:33ça n'a pas été joué
31:34encore dans la santé.
31:35Ce cas d'usage,
31:35parce qu'on en parle
31:36depuis le début
31:37dans la santé
31:37pour dire les choses,
31:38la médecine,
31:39la santé en général,
31:40la recherche...
31:40Ce n'est pas valorisé.
31:41Oui, c'est ce que je dis.
31:41Sur les 50 boîtes
31:44qui, dans le monde,
31:45ont le meilleur rating
31:46à côté GPS,
31:47j'en ai une dizaine
31:49dans la santé.
31:51Et pas que dans...
31:51La tech santé, oui.
31:52Oui, et pas que dans
31:52les biothèques,
31:54mais également
31:54dans les santé traditionnelles.
31:55D'accord.
31:57Des maisons de retraite
31:58en Chine, par exemple.
32:00Voilà.
32:00Côté, licité.
32:01Oui, oui.
32:02Voilà.
32:03Donc la santé
32:04peut jouer un rôle.
32:05Et puis l'énergie,
32:07alors avec une préférence
32:08sans doute
32:08pour la décarbonation,
32:10parce qu'il y a quand même
32:11un élément
32:11dont on n'a pas parlé
32:12d'actualité,
32:13mais entre ce qui se passe
32:14en termes géopolitiques
32:15et puis ce qui se passe
32:17en termes
32:19des opinions
32:20qui sont frappées
32:21par les épisodes
32:23de canicule
32:24dans nos pays,
32:25sans compter
32:26le Canada,
32:28les États-Unis,
32:28l'Australie,
32:29etc.
32:29là, il y a une convergence
32:32de, je dirais,
32:33de tout le spectre
32:34des opinions publiques,
32:35de droite
32:36comme de gauche,
32:37indépendance énergétique
32:38et lutte
32:39contre
32:40l'anthropo-salisme.
32:42je rappelle qu'un indice
32:43comme le S&P Clean Energy,
32:45qui n'est pas juste
32:45un indice américain,
32:46mais qui est un indice mondial,
32:48a doublé plus 100%
32:50depuis le retour
32:51de Donald Trump
32:51à la Maison-Blanche
32:52en 2025.
32:53Et je crois que
32:53sur cette période-là,
32:55c'est un indice
32:56dans le monde,
32:56thématique certes,
32:57mais qui signe
32:58parmi les meilleures performances.
32:59Et individuellement,
33:00nous, on a encore
33:01des valeurs de cet indice
33:02qui sont attractives.
33:03Qui sont bien notées encore
33:04chez vous.
33:05Cinq minutes pour dire
33:06un mot du risque politique,
33:07si vous le voulez bien.
33:09Je vous y force un peu,
33:10peut-être, Étienne.
33:11Non, mais bon.
33:12Parce que derrière
33:13la tension du jour
33:14sur les taux
33:15amenés par le rebond
33:16des cours du pétrole,
33:17il y a aussi des sujets
33:18un peu idiosyncratiques,
33:20français en l'occurrence,
33:22bien sûr.
33:23Le cycle électoral
33:25de 2027
33:25va être important.
33:27Il y a la France,
33:27mais je parlais du Royaume-Uni.
33:28L'Italie aussi appellera
33:30des élections générales,
33:31normalement à l'automne,
33:31mais qui pourraient être
33:32même avancées.
33:33Bref, tout ça nous ramène
33:34dans un classique de marché,
33:37les marchés face aux risques politiques.
33:39Oui, c'est vrai
33:39qu'il va y avoir
33:40des choses intéressantes
33:41à regarder.
33:43Pour l'instant,
33:43ce qu'on voit
33:44avec les annonces
33:46sur ce qui s'est passé
33:47au niveau de Mme Le Pen,
33:48c'est que dans l'écartement
33:49des rendements,
33:50la France ne bouge pas
33:51tellement différemment
33:53des autres.
33:54Ni plus ni moins que les autres.
33:55Il y a eu un tout petit peu.
33:56On peut peut-être attribuer
33:57à un, deux points de base
33:59de plus que l'Allemagne,
34:00grand max trois
34:01à un moment de la journée.
34:02Mais ce n'est pas le sujet,
34:03je ne pense pas
34:04que ce soit le sujet central,
34:05je pense que le sujet central,
34:06c'est ce qui se passe en Iran
34:07aujourd'hui
34:08sur l'augmentation des taux.
34:11Néanmoins,
34:12toutes les...
34:12Et on était avec une banque
34:15de marché hier,
34:18je crois.
34:19Moi, j'aime bien
34:19ce genre d'indicateur.
34:20le volume des questions
34:21entrantes augmente
34:22et les questions
34:23ne sont pas de savoir
34:24si le spread va bouger.
34:26La question est de savoir
34:26quand est-ce que le spread
34:28va bouger
34:28et évidemment,
34:30jusqu'où on ira.
34:30Est-ce qu'on reste
34:31dans les mesures
34:32qu'on a connues
34:32au cours des dernières années
34:33de 2017 à 2024,
34:35l'élection de 2017,
34:36la dissolution de 2024 ?
34:38Ou est-ce qu'il y a
34:38de grandes chances
34:39qu'on aille
34:39dans des territoires nouveaux ?
34:40Moi, en fait,
34:42la façon dont je regarde
34:44les choses
34:44et quand j'analyse
34:46ce que je peux voir
34:47dans la presse internationale
34:49ou les stratégistes,
34:50c'est que le risque RN
34:51n'est pas un risque extrême.
34:53Ce n'est pas un fat tail.
34:54Le fat tail,
34:55il est sur le LFI
34:58et dans une moindre mesure
35:00sur le parti de gauche
35:02avec des taxes type Zuckman.
35:04Donc, il n'est pas
35:05sur le Rassemblement National.
35:07La deuxième chose,
35:09on rappelle quand même
35:10ses bases,
35:10c'est que les institutions
35:11en France
35:12sont extrêmement solides.
35:13C'est-à-dire qu'au-delà
35:15du fait que le programme
35:16du RN
35:16n'est pas totalement clair
35:18d'un point de vue économique
35:18entre les deux têtes principales.
35:23Sur les sujets
35:24sur lesquels
35:25il y a à peu près consensus
35:25à l'intérieur du RN
35:27comme sur l'immigration,
35:28il y a le Conseil constitutionnel.
35:29Ça va être
35:30un tout petit peu compliqué.
35:32Je suis...
35:33C'est vraiment pas un...
35:33C'est pas un sujet qui...
35:35Comment dire ?
35:36Si le sujet
35:37dont vous me parlez aujourd'hui
35:38c'est le Rassemblement National,
35:40c'est pas celui qui m'inquiète.
35:41C'est plutôt
35:42où va être LFI
35:43et où pourrait être
35:45une combinaison LFI
35:46avec le Parti Socialiste.
35:47C'est la question, effectivement.
35:48Plus c'est par un Zutman.
35:49Et là, on rentre dans quelque chose
35:50de beaucoup plus compliqué
35:51parce que ça, effectivement,
35:52ça pourrait faire
35:54probablement un peu plus peur.
35:55Là, on pourrait voir
35:56probablement des spreads
35:57aller un peu plus loin
35:58parce qu'on rentre dans une inconnue
35:59qui est, pour le coup,
36:01non rationnelle.
36:02Avec un risque de contagion ou pas ?
36:04Avec un risque de contagion
36:05qui me paraît...
36:06Moi, le risque de contagion,
36:07j'y crois de moins en moins
36:07simplement parce que
36:08la Banque Centrale Européenne
36:09a mis en place des systèmes
36:10qu'elle n'a pas encore utilisés
36:11mais des systèmes justement
36:12pour ce qu'elle appelle
36:14anti-fragmentation,
36:15pour limiter ce type de risque.
36:17Donc, je pense que
36:18le marché pourra toujours tester
36:19mais il y a un moment
36:20où la réalité reviendra.
36:23Nicolas ?
36:24Le spread doit être un mot.
36:26On a touché 80 bips
36:27et on a eu de l'écartement
36:28au moment des deux dernières
36:30élections présidentielles,
36:31même des trois,
36:32quand Marine Le Pen
36:33était au second tour.
36:34Mais il faut juste se rappeler
36:35que, pas la dernière
36:37mais donc l'avant-dernière...
36:3917, 2017.
36:41Le programme était...
36:42consistait à sortir
36:43de la zone euro
36:44et de l'Union Européenne.
36:452017, c'était ça.
36:46Et donc, là,
36:47il y avait une inquiétude
36:48sur la possibilité...
36:52Oui, pas de Frexit
36:53mais oui, clairement,
36:54c'est ça,
36:54le risque était pressé.
36:56Ce risque-là,
36:56il n'est plus présent.
36:58Ah oui, t'entends.
36:59Donc, ce risque idiosyncratique
37:01lié à une sortie de l'euro
37:03n'est plus présent
37:04parce que ce n'est plus
37:05dans le programme.
37:06Parce qu'on a la jurisprudence
37:07Mélonie qui montre
37:08qu'en gros,
37:09on peut avoir
37:09un gouvernement de droite
37:11un peu plus national
37:12tout en respectant
37:14les règles de l'Union Européenne.
37:15Et puis, le Brexit
37:16a fait aussi les frais.
37:18Donc, ce risque-là,
37:19idiosyncratique,
37:19n'est plus présent.
37:21Par contre,
37:232027,
37:23c'est une année politique
37:25extrêmement chargée
37:26pour l'Europe.
37:26Il y a la Pologne aussi,
37:28Espagne aussi,
37:29qui va arriver.
37:29Et donc, c'est vrai
37:31qu'en quelques mois,
37:32c'est le sort politique
37:33de l'Europe qui va se jouer.
37:34Surfondre renouvellement
37:35de la BCE.
37:35Surfondre renouvellement
37:37de succession
37:37de la Banque Centrale Européenne.
37:38Et donc,
37:39sur les grands thèmes
37:39de l'autonomie,
37:40sur les grands thèmes
37:41de la Commission Européenne,
37:42c'est un moment clé
37:43pour l'Europe.
37:44Et on attend souvent
37:45des bonnes nouvelles
37:46pour pouvoir enfin
37:47racheter la Bourse Européenne.
37:48Donc oui,
37:49il va falloir le surveiller.
37:50Et il est vrai
37:50qu'un programme
37:53beaucoup plus à gauche,
37:55les orientations politiques
37:57auront quand même
37:58des impacts,
37:59sans être pour l'instant
38:00systémique
38:01comme ça le fut
38:02dans le passé.
38:03Je voulais juste rebondir
38:04sur ce que disait Nicolas.
38:05Je pense qu'effectivement,
38:06le mot Frexit,
38:07je pense qu'avec le RN,
38:08on va passer de Frexit
38:08à friction.
38:10Voilà.
38:11Très bien.
38:11Pardon, je voulais...
38:11On va se racheter ce mot,
38:13Etienne.
38:14Merci beaucoup à vous trois.
38:15Etienne Gorgon,
38:16Samson Longchamp,
38:17à cette management GIF,
38:18vas-y,
38:19c'est Récouti GPS.
38:20Nicolas Forrest,
38:21qu'Andréa
38:21a été nos invités ce soir.
38:22Sous-titrage ST' 501,
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