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  • il y a 8 heures
Mercredi 8 juillet 2026, retrouvez Nicolas Forest (Directeur des investissements, Candriam), Pierre Puybasset (Porte-parole de la gestion, La Financière de l'Echiquier), Etienne Gorgeon (Responsable de l’activité obligataire, Sanso Longchamp AM) et Gilles Bazy-Sire (Président, Equity GPS) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via
00:17vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr,
00:23soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, la géopolitique qui s'invite à nouveau à la une.
00:31Le risque géopolitique avait été relégué au second plan ces derniers mois par les marchés.
00:36La crise d'Ormouz revient sur le devant de la scène après que Donald Trump a décrété la fin du
00:40cessez-le-feu, la fin de la trêve.
00:42Et donc la reprise des hostilités, dans quelle ampleur, pour combien de temps ?
00:47Toutes ces questions sont évidemment sans réponse à ce stade, mais les marchés sont obligés de réagir à cette situation
00:53avec des cours du pétrole qui montent et qui entraînent à la fois les rendements obligataires et le dollar qui
00:59sera fermi également.
01:01Bref, on reprend pour une séance au moins le playbook de la crise du Golfe.
01:05Pauline Grattel vous apportera tous les détails sur cette situation dans un instant, du risque géopolitique au risque politique.
01:11Il n'y a qu'un pas, nous en parlerons également avec nos invités ce soir,
01:15avec évidemment le coup d'envoi, on va le dire comme ça, de la campagne présidentielle française,
01:19mais d'autres campagnes sont à venir, il y aura des élections l'an prochain en Europe, en Pologne bien
01:26sûr, en Italie également.
01:29Et puis on attend la nomination et l'élection d'un nouveau Premier ministre également au Royaume-Uni.
01:34Bref, c'est un grand classique de marché, les investisseurs face au risque politique.
01:38Là aussi c'est un sujet que nous pourrons éclairer dans cette émission ce soir.
01:43Et enfin dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, rendez-vous au pavillon d'Armenonville.
01:46Nous y étions aujourd'hui, le groupe FICAD était mobilisé pour le sommet du patrimoine et de la performance.
01:52Be Smart for Change et Smart Bourse évidemment étaient sur place pour couvrir l'événement.
01:56Vous pourrez retrouver dans ce dernier quart d'heure une interview tournée sur place ce matin
01:59avec le porte-parole de la gestion de la financière de l'échiquier, Pierre Pubasset.
02:03Quelle stratégie action pour le second semestre de cette année ?
02:07C'est la question que nous lui avons posée.
02:19Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:21les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
02:24Bonsoir Pauline.
02:25Et c'est donc la fin du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.
02:28Oui, Donald Trump l'a annoncé au sommet de l'OTAN à Ankara,
02:31il n'a plus aucun intérêt à dialoguer avec l'Iran,
02:34qualifiant les Iraniens de menteurs,
02:36reprochant aux alliés leur refus de soutenir Washington face à l'Iran,
02:40qualifié du principal état parrain du terrorisme.
02:43Il a prévenu que les Etats-Unis allaient frapper très fort cette nuit.
02:47Sur le terrain, la rupture a déjà provoqué une escalade militaire.
02:50Henri Post a de récentes attaques contre des pétroliers dans le détroit d'Hormuz.
02:54Washington a lancé des frappes directes sur le territoire iranien.
02:58La réplique de Téhéran a été immédiate.
03:00Les gardiens de la révolution affirment avoir ciblé des installations militaires américaines.
03:05Face à cette situation, les marchés ont évidemment réagi violemment.
03:09On y revient.
03:10Et Donald Trump a attaqué également l'OTAN.
03:14Il s'affiche très en colère.
03:16Oui, le président américain a justifié son ressentiment sur deux fronts majeurs.
03:20Le premier militaire, on l'a dit,
03:21et le second concerne le Groenland.
03:23Ce territoire très stratégique rattaché au Danemark
03:26est convoité par Washington pour ses terres rares et sa position clé depuis longtemps.
03:31Donald Trump reproche à l'OTAN d'avoir bloqué la route
03:33et fait obstruction aux ambitions américaines dans la région.
03:37Enfin, lors de ce sommet agité,
03:39il a déclaré cesser tout échange commercial avec l'Espagne.
03:41L'Espagne qui accueille calmement ces déclarations.
03:44Bon, revenons aux réactions des marchés
03:46après l'annonce de la fin de la trêve entre l'Iran et les Etats-Unis, Pauline.
03:50Oui, à commencer par le pétrole, bien sûr.
03:52Les cours du baril de Brent s'envolent de plus de 6%
03:55pour tutoyer le seuil de 80 dollars.
03:58Le WTI américain bondit également de plus de 6%, autour de 75 dollars.
04:03Ces hausses des cours du pétrole profitent à Total Energy,
04:06une des seules valeurs en hausse à Paris, qui gagne 1%.
04:09Les prix du gaz naturel progressent de plus de 5%.
04:12Sur les marchés obligataires,
04:14le rendement américain à 10 ans se tend très légèrement
04:16pour évoluer entre 4,55 et 4,60%.
04:21Et les rendements à 20 et 30 ans évoluent au-delà de 5%.
04:24Sur le marché des échanges, le dollar reste globalement stable.
04:27L'euro de la Russie autour de 1,14.
04:29Qu'en est-il des marchés obligataires en Europe, Pauline ?
04:32Les rendements se tendent globalement partout en Europe,
04:35jusqu'à 10 points de base pour l'Espagne, le Portugal, la Grèce ou encore l'Italie.
04:39En France, même tendance, mais potentiellement plutôt associée au risque politique.
04:42Marine Le Pen a été condamnée en appel pour détournement de fonds publics,
04:46a annoncé son pourvoi en cassation et sa candidature à l'élection présidentielle de l'année prochaine.
04:52Le rendement français à 10 ans se tend de 10 points de base pour évoluer autour de 3,90%.
04:57Le spread franco-allemand se tend à plus de 80 points de base aujourd'hui.
05:01Que dire par ailleurs des grands indices actions dans ce contexte, Pauline ?
05:04En Europe, la tendance a été nettement baissière après les nouveaux revirements géopolitiques.
05:08Le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 cèdent 1,5%.
05:12Le CAC 40 perd 2% environ, lesté par presque toutes les valeurs.
05:16Mais on note les replis des valeurs bancaires et automobiles,
05:19avec par exemple Société Générale et Stellantis qui cèdent 4%.
05:23Aux Etats-Unis, les indices sont en repli plus mesuré, globalement de moins de 1%.
05:27Enfin, l'indice fixe de la volatilité grimpe de 6% autour de 17%.
05:31Et avec tout ça, Pauline, vous avez réussi à suivre la décision de politique monétaire de la Banque Centrale de
05:35Nouvelle-Zélande.
05:36Oui, comme attendu par les analystes, elle a remonté ses taux directeurs de 25 points de base, les passants de
05:432,25 à 2,50%.
05:45Une hausse de taux en plus au compteur.
05:48Quel sera le programme de demain, Pauline, pour les marchés ?
05:51Ce soir, déjà, on restera attentifs à la publication des minutes de la Réserve fédérale,
05:55les premières publiées sous la présidence de Kevin Warch.
05:58En Asie, on regardera l'inflation chinoise du mois de juin.
06:01Et en Europe, la balance commerciale allemande pour mai.
06:04Côté micro, les résultats de PepsiCo sont attendus demain.
06:08Tendance, mon ami, chaque soir, en ouverture de Smart Bourse,
06:11les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
06:25Chaque soir, pour décrypter les mouvements de la planète marché
06:27et analyser la décision de politique monétaire de la Banque Centrale de Nouvelle-Zélande.
06:31Non, nous allons parler du risque géopolitique pour commencer avec nos invités.
06:35Étienne Gorgeon, le responsable de l'activité obligataire de Sandseau-Lonchamp, Asset Management.
06:39Bonsoir, Étienne.
06:40Bonsoir, mémoire.
06:40Gilles Bazissir, président d'Ecouti GPS, est avec nous également.
06:43Bonsoir, Gilles.
06:44Bonsoir, Gilles.
06:44Et Nicolas Forrest, le directeur des investissements de Candream, nous accompagne également.
06:48Bonsoir, Nicolas.
06:48Bonsoir, Grégoire.
06:49Sauf si vous avez un commentaire urgent sur la décision de politique monétaire de la Banque Centrale néo-zélandaise.
06:55Commençons avec le retour du risque géopolitique.
06:58Alors, effectivement, tout ça est encore très chaud.
07:00C'est la fin du cessez-le-feu décrété aujourd'hui par les États-Unis après quelques escarmouches dans le
07:04golfe.
07:05Donald Trump promet à nouveau de frapper fort ce soir.
07:07Bref, difficile de dire si on revient 3-4 mois en arrière au démarrage du conflit
07:13ou si la situation peut, comment dire, redescendre aussi vite qu'elle est remontée.
07:18Mais néanmoins, tout ça nous dit quand même que ce risque géopolitique, dans le monde actuel, il n'est jamais
07:23très loin des marchés, Nicolas ?
07:26Oui, tout à fait.
07:28Finalement, quand j'écoute ce que dit Pauline et que je regarde le flux d'actualité et je me remets
07:37un peu en arrière et à un horizon de long terme,
07:40je me dis rien ne change, finalement.
07:42Il n'y a pas grand-chose qui change.
07:45Trump est toujours dans un discours assez offensif et illustre à la fragmentation géopolitique du monde.
07:54Nous sommes face évidemment à de la volatilité sur les marchés.
08:00À la fin, Trump baisse toujours son pantalon.
08:06Il y a de l'inflation qui reste.
08:08Et puis finalement, Marine Le Pen est encore présidente.
08:10Donc ce que je veux dire, candidate, ce que je veux dire, c'est que finalement, il n'y a
08:12pas grand-chose qui bouge dans tout ça.
08:14Il y a du bruit, il n'y a pas grand-chose qui bouge.
08:17Le signal reste le même.
08:18La tendance reste la même.
08:21Nous, depuis le mois de mars, avril, nous avons défini nos scénarios et nos prévisions un peu indépendants du scénario
08:31géopolitique sur le Moyen-Orient.
08:34Bien sûr que ça va impacter, on peut faire plein de scénarios.
08:37Mais dans le fond, déjà, moi, pour 2026, ça ne changera pas grand-chose.
08:41On a une croissance américaine qui, indépendamment de tous ces événements, est surpris à la hausse grâce au boom de
08:46l'intelligence artificielle,
08:48grâce au boom des investissements aux Etats-Unis.
08:52Et on a une inflation qui est un peu plus élevée que prévue.
08:56Voilà.
08:56Donc, moi, finalement, par rapport à cette question-là...
08:59C'est variation autour d'un scénario qui reste celui que vous avez défini, c'est ça ?
09:04Il y a un scénario où il y aurait une grande détérioration parce qu'il y a une accélération,
09:07mais on ne va pas faire un scénario d'investissement, on ne va pas décider une politique d'investissement sur
09:15base du scénario du pire.
09:17Non.
09:17Ça serait un grand danger pour l'investisseur, parce que sinon, il ne faudrait jamais être investi.
09:21Alors, il faut toujours être derrière.
09:23Donc, pour moi, la question, ce n'est pas vraiment de détailler les récentes nouvelles et les récentes déclarations, ici,
09:28de Trump.
09:29Bien sûr, il y a de la volatilité.
09:31Il faut plutôt regarder la tendance de moyen terme et savoir si nous sommes, oui ou non, encore à l
09:36'aise avec l'intelligence artificielle et cette thématique-là.
09:39Moi, c'est ça, la question, aujourd'hui, qui me préoccupe.
09:41Sur ce risque géopolitique, c'est une tendance de long terme qui fait qu'effectivement, on est dans un environnement
09:49où il y a un vrai enjeu sur la souveraineté européenne et son autonomie.
09:54Et c'est un vrai thème d'investissement.
09:55Mais pour le reste, je ne vais pas changer ma politique d'investissement et ma stratégie tous les jours en
10:01fonction d'une déclaration de Trump.
10:04Difficile de ne pas être d'accord avec ce que vous dites, Nicolas.
10:07Mais juste pour dire que nous, nous avons, je termine, nous avons, il y a déjà dix jours, de neutraliser
10:14un peu nos expositions et nous sommes devenus des plus défensifs.
10:18Mais ça n'a rien à voir avec ce que disait Trump.
10:20Donc, ce n'est pas lié, ce n'est pas en anticipation de ce que Donald Trump aurait pu déclarer.
10:25Nous n'en avions rien du tout.
10:26J'espère.
10:28Néanmoins, quand même, le marché est quand même pris à revers.
10:31C'est-à-dire que depuis la fin du mois de mars, le début du mois d'avril, le marché
10:37a traversé ce conflit d'Hormuz,
10:40quand bien même il n'était pas terminé à cette époque-là.
10:43D'ailleurs, c'est peut-être un enseignement de la capacité du marché ou des économies à se montrer résilientes
10:48face à ces chocs, ces frictions géopolitiques que personne ne maîtrise aujourd'hui.
10:54Cette capacité, elle est toujours là aujourd'hui, présente dans le marché, malgré une séance un peu compliquée aujourd'hui,
11:00Gilles ?
11:01Oui, sans doute. Le monde regorge de pétrole.
11:07Les producteurs du golfe Persique travaillent à des routes alternatives pour vendre leur pétrole et bypasser un petit peu Hormuz.
11:18Et puis, il y a le développement des énergies alternatives et de l'électrification dans le monde qui commence à
11:23jouer nettement, en tout cas sur le transport terrestre,
11:28comme on le voit en Chine ou alors dans les pays développés, avec les derniers chiffres de pénétration des véhicules
11:35électriques dans les ventes récentes.
11:39Reste que... Donc oui, on peut imaginer que le pétrole ne s'envoile pas.
11:48Oui, d'autant qu'il n'est pas allé à 150 et encore moins à 200, au pic des tensions
11:54du conflit il y a quelques semaines ou quelques mois,
11:57quand on avait un blocage des deux côtés d'Hormuz, iranien et américain.
12:01Tout à fait. La part du pétrole aussi dans le PNB mondial décroît de façon régulière sur des décennies et
12:08des décennies.
12:10Également, c'est un facteur à prendre en compte.
12:12Reste que, en marginal, c'est quand même un élément négatif sur les taulons, sur les coûts de tous les
12:23agents économiques,
12:24que ce soit les ménages, les entreprises, mais aussi les États qui parfois subventionnent le pétrole
12:32ou se voient contraints à réduire les taxes pour alléger le porte-monnaie des votants.
12:43Et ça, pas seulement dans des pays du sud-est asiatique, dans certains pays européens également.
12:49Donc ça joue quand même à la marge.
12:55Et dans l'environnement actuel, où de façon lourde, on a des situations d'évolution d'endettement public,
13:04mais également privé, ou en tout cas des ménages, qui ne sont pas extraordinaires,
13:11c'est le moins qu'on puisse dire, des tensions sur les taulons, c'est pas bon.
13:16– Oui, ça ne fait que renforcer la pression du jalousie.
13:18– Même si c'est du court terme, sachant que, si on regarde la big picture depuis 50 ans,
13:24on voit qu'on a fait un plus bas sur les taulons dans le monde entier,
13:27enfin dans les marchés développés.
13:29Il y a maintenant un bon moment, et que la tendance est à la hausse de façon structurelle.
13:34Ce qui se passe en ce moment n'aidera pas.
13:37– Oui, oui, ça ne renverse pas la tendance, au contraire.
13:39Ça ne fait que de l'accroître et de la soutenir encore un peu plus.
13:43Qu'est-ce que ça vous inspire comme commentaire, Étienne ?
13:45On ne va pas faire l'émission là-dessus, on en a beaucoup parlé pendant plusieurs semaines,
13:49évidemment, à partir du 27 février,
13:50mais c'est vrai que le marché est quand même à un peu près à revers par cette situation.
13:54– Si je reprends ma fiche du mois de mai,
13:57qu'est-ce que je disais au mois de mai ?
14:00Ce dont on discutait, c'est plutôt des opportunités en général,
14:04si ça génère des volatilités ou des points bas,
14:06tous ces sujets géopolitiques, c'est la première chose.
14:09La deuxième chose, c'est qu'on reste dans un environnement fortement,
14:13dominé par le momentum, ça peut être un autre sujet,
14:16mais le momentum et le buy the deep.
14:19Encore une fois, j'adore cette statistique,
14:21si vous avez acheté sur un drawdown de 10% le S&P depuis 2009,
14:24vous aviez 100% de probabilité de gagner de l'argent,
14:27la moyenne est à 21%,
14:28alors que le monde d'avant, vous aviez une perte.
14:32Donc le buy the deep, le momentum, c'est la thématique qui marche.
14:36Ensuite, si on prend un tout petit peu moins de recul,
14:37moi j'étais un peu surpris de l'enthousiasme des marchés
14:40suite aux premières bonnes nouvelles de résolution.
14:43Alors c'est ça.
14:44Il y avait deux sujets, déjà il semblait que le deal n'était pas très bon,
14:48en tout cas la presse américaine était vent debout devant ce deal,
14:52en le traitant pire que celui d'Obama,
14:54qui était déjà considéré comme pas terrible.
14:56La deuxième chose, c'est qu'il y a des élections
14:58fin du troisième trimestre, début du quatrième trimestre en Israël,
15:01et ce qui m'avait surpris également,
15:03c'est que les partis plutôt centristes
15:06mettaient une pression à Netanyahou en lui disant
15:09qu'il n'avait pas fait le job et qu'il fallait qu'il finisse le job au Liban.
15:13Donc une pression du centre et pas des extrêmes.
15:16Et je me disais, je me suis dit,
15:18il est dans une situation un peu compliquée
15:20où il va peut-être être obligé de retrouver un chemin guerrier.
15:24Alors je ne sais pas s'il a influencé ou pas,
15:27évidemment on le saura peut-être un jour, mais peu importe.
15:29En tout cas, ce qui se passe aujourd'hui
15:32ne me surprend pas terriblement.
15:34Et pour finir sur cette fiche du mois de mai,
15:37je me rappelais qu'on était à peu près à la moitié des réserves,
15:41avec des pays qui étaient très en avance,
15:42des pays qui avaient un peu plus de réserves.
15:44Le Japon était très bas par exemple.
15:46Et que d'après les meilleurs spécialistes,
15:49on n'était pas loin de la fin, vers septembre.
15:52Quelques semaines ou quelques mois supplémentaires,
15:55on avait un vrai risque de disruption physique.
15:57Ça s'est peut-être décalé si les choses devaient se tendre.
15:59L'autre chose dont je me rappelle...
16:00Mais ça veut dire quoi ?
16:01Le risque, il est d'autant plus important
16:03si le conflit reprend là, aujourd'hui, en l'État,
16:06avec des réserves en l'État
16:07qui n'ont pas eu le temps d'être reconstituées ?
16:08Disons que la pause d'un mois et demi,
16:10je pense qu'il faut la décaler probablement
16:11un peu moins qu'un mois et demi.
16:13Et probablement que quelque part en octobre,
16:15on va se retrouver dans la situation
16:16qui nous faisait peur il y a encore deux mois.
16:19C'est-à-dire que des problèmes de réserves
16:20et d'approvisionnement d'énergie.
16:24Donc un prix du pétrole qui va rester
16:27quand même un peu sous tension ?
16:30C'est vrai qu'il y a beaucoup de pétrole,
16:32mais il faut que les bateaux passent.
16:33Donc si les bateaux s'arrêtent
16:35parce que simplement ça se redégrade,
16:38on va revenir effectivement à cette période
16:40où le sujet de l'approvisionnement
16:42redevient, de mon point de vue, le sujet central,
16:44puisque lui, ça va amener mécaniquement,
16:46comme l'expliquait extrêmement bien le président de Total,
16:49mécaniquement un prix du baril vers 150 sur le spot
16:53et que là, vous commencez à reprendre
16:54des scénarios un peu plus compliqués.
16:56Bon, en termes de gestion,
16:58à ce stade, il n'y a rien à faire ?
17:00Non, mais ce qui est intéressant,
17:02c'est que dans des marchés fortement dominés,
17:05notamment par la tech en ce moment,
17:06il y a, où c'est principalement le narratif unique,
17:10on est obligé d'avoir quelques protections.
17:11Soit effectivement soulever un peu la voilure,
17:15se protéger un tout petit peu
17:16ou mettre un peu d'optionalité.
17:19Simplement parce que c'est tellement directionnel.
17:22Bon, parlons de l'IA,
17:23puisque c'est quand même là aussi le sujet
17:24qui rassemble beaucoup d'éléments sur les marchés.
17:28Nicolas, je reprends avec vous.
17:30Quelle analyse vous faites aujourd'hui
17:32de la température du thème, si je puis dire ?
17:35Est-ce qu'il y a un effet de saturation ?
17:37Et vous le disiez dans votre propos de début d'émission,
17:42depuis quelques semaines, vous dites,
17:44on a tourné un peu plus défensif quand même
17:46dans nos allocations, dans nos stratégies.
17:48Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
17:50Est-ce que ça veut dire que...
17:51Et pour quelles raisons vous avez décidé
17:53d'être un peu plus défensif ?
17:55Et est-ce que ça veut dire avoir un peu moins d'IA aussi
17:57dans les portefeuilles et les stratégies ?
17:59En effet, je n'ai pas complètement bien répondu
18:01à la première question.
18:02Ce n'est pas que je ne veux pas y répondre.
18:04C'est que, pour moi, la grille de lecture de la performance
18:08des marchés actions est principalement liée
18:11à la performance des valeurs technologiques.
18:13C'est évident.
18:13Et ce qui est lié au prix du pétrole, pour moi,
18:18est un peu plus secondaire.
18:20Et je pense que c'est du bruit,
18:22d'autant que, pour répondre juste sur ce qui a été dit,
18:25l'histoire des réserves, l'histoire...
18:27Enfin, les experts, moi, tous les semaines,
18:31ils me disaient, dans un mois, on est dans la...
18:33C'est horrible.
18:34Et ça ne s'est pas passé.
18:35On a sous-estimé la Chine.
18:37Non, mais il y a toujours un rétexte à faire.
18:38Il y a toujours un par-content à faire des erreurs.
18:41Par contre, l'effet, c'est qu'on a eu,
18:44sur cette année, de façon très surprenante,
18:47encore plus positivement que prévu,
18:50une accélération des investissements
18:51sur l'intelligence artificielle.
18:53On connaît toute l'histoire.
18:54Les hyperscalers.
18:55une profitabilité exceptionnelle de toutes ces entreprises,
18:58puisque ces entreprises ont affiché
18:59des profitabilités exceptionnelles,
19:01des guidance exceptionnelles, etc.
19:04Nous avons été positifs depuis au moins
19:0818 derniers mois, massivement positifs.
19:11Et depuis deux semaines, dizaines de jours,
19:14nous, on est tactiquement...
19:16On a mis une pédale de frein
19:18et nous sommes devenus un peu plus défensifs.
19:21Qu'est-ce qui conduit à cette décision-là ?
19:23Un peu, nous attendons, nous allons voir les résultats
19:25qui vont être publiés prochainement.
19:27Et il nous semble qu'aujourd'hui,
19:29les guidance doivent être clarifiés
19:31par les différentes entreprises.
19:33Il y a aussi des interrogations
19:35sur la soutenabilité de cette rapidité des investissements.
19:39Est-ce qu'en 2027,
19:40on peut continuer à ce rythme-là ?
19:43Est-ce que...
19:44Est-ce que le marché attend que les investissements
19:46augmentent toujours plus, année après année ?
19:48D'une certaine façon, oui.
19:50Est-ce que la profitabilité va continuer ?
19:55Est-ce que ce rallye arrive à un moment donné
19:58où, je dirais, peut être confronté
20:00à la limite de certaines ressources ?
20:02Et on se retrouve confronté à des ressources,
20:06évidemment, les ressources d'électricité,
20:08les ressources de financement,
20:09les renouces d'implémentation.
20:10Il y a beaucoup de choses,
20:11des conditions qui sont nécessaires
20:12pour continuer un tel programme aussi extraordinaire.
20:16Donc, je ne suis pas négatif.
20:18Je ne m'inquiète pas de la tendance de long terme.
20:20Nous continuons à penser
20:21que le thème de la robotisation,
20:23de l'intelligence artificielle,
20:24sont des méga-trains
20:25qui vont soutenir le marché
20:27sur le long terme américain.
20:28Mais je suis dans un environnement
20:29qui est un peu plus prudent sur l'IA.
20:32Et dès que je suis plus prudent sur l'IA,
20:34je suis plus prudent sur la bourse américaine.
20:36Et dès que je suis plus prudent sur la bourse américaine,
20:38je suis plus prudent sur la bourse en général.
20:40C'est pour tout le reste.
20:40Parce que moi, je ne crois pas
20:42que le reste peut fonctionner
20:43si la bourse américaine ne fonctionne pas.
20:44On ne connaît pas la mécanique de va-et-vient.
20:46Ça peut corriger aux Etats-Unis
20:49et un peu en profiter ailleurs.
20:50Il y a toujours des poissons volants,
20:51mais ça ne constitue pas la majorité du genre.
20:54Qu'est-ce que vous attendez comme évidence aujourd'hui ?
20:56Vous dites qu'on attend la période de résultat.
20:58Ça tombe bien, elle va arriver.
20:59Mais vous attendez effectivement
21:01que les grands groupes,
21:02les grands donneurs d'ordre type hyperscaler,
21:05voire les équipementiers aujourd'hui
21:06qui s'engagent dans des programmes d'investissement.
21:08On l'a vu avec la Corée du Sud,
21:09Samsung, Ascain X.
21:10Là aussi, les fabricants de semi-conducteurs
21:12commencent aussi à lancer des grands programmes
21:14d'investissement de capacité.
21:15Oui, les résultats sont très bons,
21:16mais c'est au niveau des guidance.
21:17Vous voulez qu'on vous donne
21:18des perspectives supplémentaires pour en remettre
21:20ou vous attendez un retour de prix,
21:23un retour de valorisation pour en remettre ?
21:26Les guidance sur 2027, c'est très important.
21:29Est-ce qu'on est capable de continuer comme ça ?
21:30Et puis des retours.
21:31Mais pour moi, c'est vraiment la capacité
21:33de savoir si on peut maintenir un tel rythme ou pas.
21:36Et il peut y avoir des faits...
21:38Il y a énormément de volatilité aussi
21:41au sein de tout ce secteur,
21:43des semi-conducteurs,
21:47aussi les entreprises software.
21:48Il y a eu beaucoup, beaucoup de volatilité.
21:50Et ce qui me frappe,
21:51c'est qu'il y a beaucoup de volatilité intrinsèque
21:54et que la performance globalement
21:57de l'investisseur,
21:59elle a été fortement concentrée sur l'IA.
22:03Et mon histoire un peu simple,
22:05de dire je prends profit sur l'IA,
22:07donc je prends profit sur la bourse américaine,
22:08donc sur la bourse,
22:10et bien quelque part, ça dit,
22:11et ça c'est ma grille de lecture,
22:12que tout est hyper corrélé à l'IA.
22:14Tout est hyper corrélé à l'IA aujourd'hui.
22:17Aujourd'hui, il y a une concentration très importante
22:20et c'est compliqué d'envisager
22:21un très beau rebond des marchés
22:23et d'être positif sur les marchés
22:25si aujourd'hui, on n'a pas une vision
22:27plus constructive là-dessus.
22:29Même si effectivement,
22:30il y a des rotations sectorielles,
22:31même si effectivement...
22:32Oui, un coup c'est les hyperscalers,
22:33un coup c'est les chaînes conducteurs,
22:35etc.
22:35Il y a quand même là aussi des mouvements
22:37de rotation dans le thème.
22:37Moi, je regarde juste une vision à moyen terme.
22:39Je pense que pour moi,
22:40il faut une clarification là-dessus.
22:42Au-delà de ce qui passe
22:43sur le bruit géopolitique,
22:45pour moi, j'attends les résultats
22:47des grandes entreprises technologiques américaines
22:49pour voir s'ils sont capables
22:50de délivrer des bons résultats
22:52sur leur profit
22:54et être capables aussi
22:56de fournir des perspectives positives
22:57sur 2027.
22:59Exemple quand même
23:00de ce que ce cycle d'investissement produit
23:02dans les résultats et les cash flows
23:03des entreprises,
23:04c'est l'exemple de Micron,
23:05mais d'autres également.
23:07Micron communique
23:08qu'en deux trimestres,
23:10ils ont généré plus de cash flow
23:12que dans l'ensemble de leur histoire.
23:15L'existence d'entreprises industrielles
23:17en deux trimestres.
23:18Donc ça montre aussi la puissance
23:19effectivement de ce phénomène.
23:21On ne change même pas d'échelle,
23:22on change d'univers là
23:23pour des groupes comme ça.
23:24qu'est-ce que les ratings
23:26arrivent à capter effectivement
23:28la température du thème de l'IA,
23:31les ratings d'écoutique GPS.
23:33Oui, oui, en fait,
23:37un exemple pour le leader du secteur
23:41et le leader de la capi boursière mondiale,
23:42on a maintenant 7,5 sur 10
23:45sur Nvidia.
23:47Oui, ben ça ne vaut plus rien.
23:50Enfin...
23:51Non mais je dis ça ne vaut plus rien
23:52parce que ce n'est pas cher.
23:54Et donc c'est le reflet
23:56de ce que vous disiez.
23:56Ça n'a été jamais aussi peu cher
23:57depuis 2019.
23:5918 fois les profits à venir.
24:01Et une dynamique,
24:02un momentum,
24:03un momentum de prix
24:05à moyen terme,
24:06pour pouvoir mesurer à court terme,
24:07bien sûr,
24:08et qui est spectaculaire.
24:10Mais moi,
24:12je rebondirais quand même
24:13sur ce que vous avez dit
24:15en rajoutant une petite dose
24:18de prudence,
24:20également sur le plan
24:22de la technologie.
24:24Dans la technologie,
24:26on peut faire souvent,
24:27il peut y avoir des ruptures,
24:29on peut faire souvent
24:30beaucoup plus
24:32avec moins cher.
24:34Or là,
24:36ce qu'on a vu,
24:38c'est qu'on a empilé
24:39les investissements
24:39de façon complètement dingue
24:41avec des règles d'amortissement
24:42par les hyperscrivers
24:44de leurs investissements
24:46qui étaient de moins en moins
24:48prudentes
24:49depuis 10 ans
24:53pour sauvegarder
24:54un petit peu
24:54leur capacité de sortie
24:55du résultat,
24:56je dirais,
24:57après dotation
24:58aux amortissements.
25:01Le fameux EBITDA
25:02ONI
25:03par Warren Buffett.
25:04Voilà.
25:05Tant qu'on reste,
25:06exactement,
25:07tant qu'on reste
25:08sur un modèle,
25:09je dirais Nvidia,
25:10avec super cher,
25:13même mieux,
25:14etc.,
25:15et avec des gains
25:17de productivité
25:18mais qui se font
25:19par de l'intensité
25:21et via quand même
25:23des volumes en hausse
25:24et des prix unitaires
25:25en hausse,
25:27ça tient le coup.
25:28Mais on voit
25:30qu'il y a des modèles
25:31pas seulement économiques
25:34ou d'engineering
25:36mais culturelles
25:37qui sont différents.
25:39Le modèle américain,
25:40c'est hyper intensif,
25:42all-in,
25:43et on a un modèle chinois
25:45qui, lui,
25:46est beaucoup plus frugal,
25:48qui peut être suiveur,
25:49agile,
25:50sans aucune difficulté,
25:52voire copieur,
25:54voire pilleur,
25:55bien sûr,
25:57mais fondamentalement...
25:58Ce qui n'empêche pas
25:58un copilot Microsoft
26:00d'intégrer du deep-sync,
26:01par exemple,
26:02dans ses outils.
26:03Forcément,
26:03parce que ça,
26:04à la fin,
26:05ça n'empêche pas Walmart
26:06d'apporter de Chine massivement
26:09ce qui a fait son succès.
26:10Voilà.
26:10Donc,
26:11les boîtes américaines
26:12sont rationnelles
26:13et pragmatiques.
26:16Donc,
26:17moi,
26:18je suis à la fin.
26:18Tout ça,
26:19y compris le sujet
26:20de l'utilisation
26:23d'IA verticale
26:24très spécifique
26:25dans des domaines particuliers,
26:27parfois,
26:27au niveau des entreprises,
26:29même,
26:30et pas seulement
26:30de secteur économique.
26:34et qui feraient
26:3580%
26:38de l'IA
26:39et des bénéfices
26:40de l'IA
26:40pour 20% des coûts.
26:42C'est le principe
26:43de Pareto.
26:44Et,
26:45voilà,
26:46donc,
26:47et on a encore
26:48un exemple
26:49après DeepSync.
26:50On a eu un exemple
26:52récemment,
26:52en Chine aussi,
26:54d'émergence
26:55de nouvelles EIA,
26:56une société
26:56qui s'appelle Z.ai.
26:57Donc,
26:58c'est la bataille des prix.
26:58Ça va être
26:59la guerre des prix
27:00qui va animer
27:02les modèles.
27:04Et si on a
27:05je dirais
27:06un ralentissement
27:08de la croissance
27:08des investissements
27:09dans ce domaine,
27:10si vous rajoutez
27:11en volume,
27:12si vous rajoutez
27:12des baisses de prix,
27:13ça peut faire très mal.
27:15Etienne,
27:16quelle est l'analyse
27:17chez Sanso Longchamp
27:18que vous faites
27:18à ce stade
27:20du thème de l'IA ?
27:21Quel degré
27:22de ces activités
27:23il faut avoir ?
27:23Et c'est quoi
27:24les critères
27:24pour sélectionner
27:25aujourd'hui
27:26des thèmes
27:27ou des valeurs
27:27dans l'IA ?
27:28Nous,
27:28en fait,
27:28notre approche
27:30est de dire
27:30la macro US
27:32est solide
27:32et probablement
27:33un peu supérieure
27:34à ce que le consensus
27:34voit.
27:36L'environnement
27:37de taux
27:37nous paraît
27:38à la fois
27:38bénin
27:39et relativement
27:39secondaire.
27:40Bénin
27:40parce qu'il y a
27:41une de hausse de taux,
27:42ça va varier
27:42d'une journée à l'autre.
27:43Donc ça,
27:43c'est assez vivu
27:44et ça ne va pas
27:45changer grand-chose.
27:46Donc,
27:46on est plutôt
27:47dans un environnement
27:48avec de la croissance
27:48et c'est plutôt favorable
27:49à la prise de risque
27:51et pas dans un environnement
27:52où on anticipe
27:54en tout cas
27:55un changement de route
27:56des trois principales
27:57banques centrales
27:58entre une,
27:59deux hausses de taux,
28:00tout va bien.
28:01Ensuite,
28:01il y a le sujet de l'IA,
28:02le sujet du momentum,
28:03c'est si on n'est pas dedans,
28:04on rate de la performance
28:06donc il vaut mieux être dedans
28:07et ensuite,
28:08on va regarder à l'intérieur
28:10ce qui peut nous faire peur
28:11puisqu'on a plutôt
28:12un biais positif.
28:13Et c'est là où je trouve
28:14que la thèse devient
28:15un peu plus compliquée.
28:16Moi,
28:17une façon
28:18qu'on aurait de le résumer,
28:19c'est que j'ai l'impression
28:20qu'on a construit
28:20des valorisations
28:22incroyables
28:23sur un terrain sablonneux.
28:25Ce que je veux dire par là,
28:26c'est qu'on regarde
28:27l'avance technologique
28:28des modèles propriétaires
28:30donc Clos de Tchad GPT
28:31par rapport à des modèles
28:32combinés ouverts
28:34principalement chinois.
28:36Les modèles américains
28:37ont quatre mois d'avance
28:38et en réalité,
28:41on s'aperçoit désormais
28:41que la combinaison
28:42des trois,
28:43quatre modèles ouverts
28:44connus
28:45arrive à des résultats
28:46qui sont extrêmement proches.
28:48Donc,
28:48la compétition technologique
28:51elle n'est pas finie
28:52et ça,
28:52ça pourrait,
28:53comme on l'avait vu
28:53au moment où Dipsy
28:54qui était sorti,
28:55ça pourrait chahuter.
28:56Fortement les marchés
28:57parce qu'ils le font
28:58à moitié coût.
28:59Moitié coût.
29:01La deuxième chose,
29:02c'est ce que prévoient
29:03les analystes.
29:03C'est probablement
29:04ce qui me dérange le plus.
29:04Ce que prévoient les analystes,
29:06c'est quasiment,
29:06donc sur 2026 et 2027,
29:08c'est des revenus
29:09quasiment stables
29:09mais par contre
29:10des marges quasiment balistiques.
29:12Des revenus stables
29:12chez qui ?
29:14Alors,
29:14c'est vrai pour le S&P,
29:15c'est vrai également
29:16pour l'Eurostox.
29:17D'accord.
29:17Donc,
29:18les anticipations
29:18sur l'euro,
29:19sur les chiffres d'affaires
29:20pour parler en bon français,
29:22des deux côtés
29:23de l'Atlantique
29:23sont relativement stables
29:24voire légèrement à la baisse.
29:25Or,
29:26les marges anticipées,
29:27les marges ébites d'anticiper
29:28continuent de monter
29:30mais à vraiment un rythme,
29:31j'aime bien le mot balistique
29:33pour décrire cela.
29:34Et ça,
29:35ça implique...
29:35Et bien c'est le choc
29:35de productivité ça.
29:36Ça, c'est le choc
29:37de productivité.
29:38Mais le choc de productivité,
29:39ça implique deux choses
29:40auxquelles j'ai du mal
29:40à souscrire
29:41en tout cas tout de suite.
29:42Le premier,
29:43c'est que cette technologie
29:44se diffuse
29:44à tous les secteurs
29:45ou à beaucoup de secteurs
29:46pour que les analystes
29:48puissent se dire
29:49oui,
29:49ça va affecter
29:50vraiment autre chose
29:51que même les utilitrices,
29:53etc.
29:54Donc ça,
29:54c'est la première chose
29:55sur laquelle j'ai une réserve
29:56assez forte.
29:56La deuxième,
29:57c'est que la productivité,
29:59il faut virer des gens.
30:00Et les salaires des uns...
30:01Ça peut peser sur l'emploi.
30:02Les salaires des uns
30:03sont les revenus des autres.
30:04Et si on croit vraiment
30:06à ce que pensent les analystes,
30:07donc si on réconcilie
30:08le top-down
30:09mais le bottom-up,
30:10comme on aime bien faire
30:10nous en macro,
30:11ça ne marche pas.
30:12Donc il y en a un qui se trompe.
30:13Et ça,
30:14c'est dans les prix.
30:15Donc ça,
30:15ça me dérange un peu.
30:17Ça crée une vulnérabilité,
30:18là, vous dites ça.
30:18Ça crée une vulnérabilité.
30:19C'est qu'on a
30:20une vulnérabilité technologique,
30:22on a une vulnérabilité
30:23sur ce que les...
30:25Le marché,
30:26enfin les analystes,
30:27le consensus anticipe.
30:28Pour finir,
30:29il y a une vulnérabilité,
30:30moi,
30:30qui me touche particulièrement
30:32puisque je suis un gérant crédit.
30:35C'est qu'on commence
30:36à voir
30:37que les financements,
30:38ça y est,
30:38affectent le crédit.
30:39Le NeoCloud,
30:40SPV,
30:42donc ces émissions obligataires
30:43qui sont collatéralisées
30:45sur du GPU,
30:47le risque est en train
30:48de passer
30:48de manière beaucoup
30:49plus généralisée
30:50dans le marché.
30:50Ça ne touche pas encore
30:51trop l'Europe,
30:51mais ça touche clairement
30:53les Etats-Unis.
30:54Donc il faudrait
30:55que le narratif
30:56sur l'IA tienne
30:57parce que
30:58si les cash flows
30:59un jour devaient baisser
31:00sur les hyperscalers,
31:02les valos vont baisser
31:03mais la dette,
31:04elle est toujours là.
31:04Qu'est-ce qui peut,
31:05je ne sais pas,
31:06qu'est-ce qui peut
31:07faire dérailler le narratif justement ?
31:08Qu'est-ce qui viendrait
31:09mettre à mal ?
31:10Alors,
31:11les thématiques
31:12que je viens de lever,
31:12c'est ce que pensent
31:13les analystes,
31:13c'est le risque technologique.
31:15Celui que j'écarterais
31:16pour le moment,
31:17c'est plutôt celui
31:18d'un revirement
31:19du prix des puces
31:20parce que simplement
31:21le temps de construire
31:22des usines,
31:23quand on écoute Micron,
31:24quand on écoute
31:25la plupart d'entre eux,
31:26on a l'impression
31:27que ce n'est peut-être
31:27pas un sujet 2026,
31:28peut-être quelque part 2027
31:30et si on regarde
31:31un peu plus dans le détail,
31:33j'ai le sentiment
31:33que ce serait plutôt
31:35deuxième moitié 2027
31:36si ça devait se produire.
31:38Donc pour moi,
31:38en fait,
31:38le risque principal,
31:40c'est celui
31:40qui est le plus difficile
31:42à entrevoir,
31:42c'est le risque
31:43qu'un jour,
31:44des gens un peu plus doués
31:45que moi en IA
31:46arrivent déjà à faire
31:47ce que moi,
31:47je n'arrive pas encore à faire,
31:48c'est d'ailleurs
31:48avoir un modèle
31:49proche de Claude
31:50pour moitié prix.
31:51Et puis c'est vrai
31:52qu'on l'a vécu
31:53de notre vivant,
31:54la révolution Internet,
31:55qui se souvient
31:55d'Alta Vista,
31:56de Lycos,
31:58de Caramel,
32:00même Yahoo à l'époque
32:01était le dominant.
32:02Qui parlait de Google
32:03comme moteur de recherche
32:05en tout cas
32:05en 1999 ou 2000 ?
32:08Personne.
32:11Qu'est-ce qui peut faire
32:12derrière le narratif ?
32:13Je veux bien,
32:13si vous voulez reprendre
32:14la question Nicolas,
32:15et puis comment on se diversifie
32:17quand tout nous ramène
32:19à l'IA ?
32:22C'est une bonne question
32:23et ce n'est pas facile.
32:27Nous aujourd'hui,
32:28on est devenu
32:29un petit peu plus défensif,
32:31mais on n'est pas non plus
32:33super inquiet,
32:34on n'est pas super inquiet,
32:35parce qu'on est quand même
32:36dans un environnement
32:36de croissance solide
32:38aux Etats-Unis
32:39pour 2026.
32:40Même s'il y a un peu
32:42de bruit,
32:43il nous semble quand même
32:44qu'on restera
32:45sur une trajectoire
32:46économique, monétaire
32:47et budgétaire
32:48qui reste quand même
32:49assez lisible
32:49sur la fin de l'année.
32:51Encadrée.
32:52Donc on n'est pas
32:53dans une phase de panique,
32:53on est dans une phase
32:54de respiration.
32:55Dans ce contexte-là,
32:57c'est vrai,
32:58c'est tout à fait correct
32:59de voir les premiers impacts
33:01et on a vu des impacts
33:02évidemment de l'IA
33:03sur le marché du crédit,
33:04mais il nous semble
33:05que le marché du crédit
33:07offre quand même
33:07de la bonne résilience
33:08et donc en fait,
33:10il faut raisonner
33:10en taux en absolu.
33:11C'est comme d'ailleurs
33:12beaucoup de clients
33:13en Europe
33:14raisonnent en taux en absolu
33:16avec énormément
33:16de demandes
33:17et d'appels d'offres
33:17pour les fonds maturité.
33:19Eh bien en taux en absolu,
33:20vous avez des très beaux niveaux
33:21de taux en absolu.
33:22Voilà,
33:22donc avec de la bonne qualité.
33:24Donc le buy and all
33:25reste intéressant.
33:26Bien sûr.
33:27Parce que c'est toujours
33:28buy and all
33:28versus des stratégies crédits
33:30flexibles.
33:31Oui.
33:31Absolute return.
33:33Nous on a les deux.
33:35Les deux sont bien.
33:36Mais ce que je veux dire
33:37c'est qu'on est quand même
33:37dans un monde
33:38où c'est intéressant
33:39d'acheter du boon
33:41de longue maturité.
33:42D'accord.
33:43Il y a un peu de volatilité
33:44sur les taux,
33:44les taux rebondissent très bien,
33:45mais c'est plutôt
33:46une opportunité d'achat
33:47sur le moyen terme.
33:49Le investment grade,
33:49bien sûr l'esprit de son traite
33:50était bien sûr
33:51on peut s'inquiéter
33:52du risque de défaut,
33:53mais malgré tout
33:54on a des fondamentaux solides
33:55et le yield to maturity
33:56il est attractif.
33:57Donc quand vous pouvez avoir
33:58du 4, du 5%,
33:59c'est quand même pas mal
34:00pour un investissement obligataire
34:02en Europe.
34:03Surtout qu'on sait très bien
34:04que la Banque Centrale Européenne
34:05il reste une petite hausse
34:06et après c'est...
34:07Et après c'est des baisses ?
34:11Et après ça sera
34:14la succession de Madame Lagarde.
34:15Ah oui.
34:16Voilà.
34:16Donc ce que je veux dire par là
34:17c'est qu'on est quand même
34:17dans un environnement obligataire
34:19qui certes,
34:20et c'est vrai,
34:21on a des taux plus élevés
34:22et plus durablement plus élevés
34:23parce qu'on a une inflation,
34:24un régime inflatoire plus élevé
34:26qui est lié au risque politique,
34:28qui est lié à un monde de pénurie,
34:29mais ça crée des opportunités
34:30et moi ce que je constate
34:32c'est que l'investisseur obligataire,
34:34assurantiel,
34:34fonds de pension
34:35est plutôt à l'achat
34:36dès qu'il y a un yield
34:37relativement attractif.
34:38Et là on se diversifie,
34:39on se décorèle quand même
34:40du thème de l'IA
34:41parce que Étienne le soulignait,
34:42c'est vrai que les émissions
34:44obligataires se sont multipliées,
34:46alors j'ai cru comprendre
34:46que dans les indices
34:47et notamment en Europe
34:48ça ne pesait pas encore
34:49grand chose,
34:50mais forcément
34:51c'est quand même
34:53une place dans le marché
34:54qu'il a fallu se faire.
34:55Ça a fortement monté
34:56sur l'investment grade
34:57mais en Europe aussi
34:58parce que ça ne présentait rien du tout
34:59et ça a bien progressé,
35:00mais pour l'instant
35:01si on reste électif
35:02je pense que ça va.
35:03Et quand même,
35:04moi je suis le premier
35:06à avoir dit
35:07l'automne 2000,
35:09enfin pas le premier
35:09mais enfin un des,
35:10il y en a plein
35:11de gens qui parlent ici,
35:12on a vite identifié
35:14les problèmes
35:15sur le travail de crédit américain
35:17qui était lié en partie
35:18à ces problèmes de financement.
35:20Moi je suis,
35:21je reste et je suis
35:22et je reste extrêmement surpris
35:23de la résilience de ça.
35:25On n'en parle plus.
35:26On n'en parle plus.
35:27Ça vous fait rire
35:27mais on n'en parle plus.
35:29Les gates se multiplient,
35:30se prolongent,
35:31etc.
35:31Donc ça ne veut pas dire
35:32qu'il n'y a pas de problème
35:33mais il y a quand même
35:34une résilience,
35:34il y a une force des techniques
35:37qui est incroyable
35:38sur le marché du crédit.
35:40C'est assez incroyable.
35:41Beaucoup de ces fonds
35:42continuent de lever
35:43des capitaux.
35:44On peut mettre des gates
35:45et continuer de lever
35:47des capitaux
35:48à allouer.
35:49Voilà.
35:50Je ne dis pas que,
35:51ça ne veut pas dire
35:52qu'il ne faut pas regarder
35:52le fondamental.
35:53Il faut être super sélectif.
35:55Ça c'est évident,
35:56on ne peut pas acheter
35:56n'importe quoi.
35:57Mais aujourd'hui,
35:58en allant dans la bonne qualité
36:00et en allant dans la duration
36:01un peu longue,
36:02vous avez des niveaux
36:03de rendement
36:03qui sont intéressants.
36:05Donc moi je pense
36:06que ça fait partie
36:07d'une diversification
36:08dans un monde
36:11d'allocations d'actifs.
36:12Si l'inflation européenne
36:15redescend
36:16et en tout cas
36:17se calme,
36:18je pense que ça fait du sens.
36:20La marque d'inflation
36:21du mois de juin
36:22a montré quand même
36:23une détente assez rapide
36:24après la baisse
36:25des cours du pétrole.
36:26Donc on verra
36:27la BCE si elle délivre
36:28cette hausse de taux
36:29attendue en septembre.
36:30Mais en tout cas
36:30pour juillet a priori,
36:32il semble que le sujet
36:33soit clos pour l'instant.
36:35Qu'est-ce qui permet
36:36d'être diversifié
36:37voire décorrélé
36:38du thème de l'IA
36:39aujourd'hui
36:39dans les marchés ?
36:40Il y a beaucoup de choses.
36:41En gros,
36:43pour simplifier
36:44et rester technique,
36:45les bêtas faibles
36:47et au sein
36:49des bêtas faibles...
36:50Donc la conso,
36:51ce genre de thèmes,
36:52de sujets...
36:53même si les staples
36:54qui sont intéressantes
36:56et qui représentent
36:57l'équivalent du crédit
36:58pour les actions.
36:59Des gros dividendes,
37:01des grosses...
37:02des grosses...
37:05des marques
37:06très puissantes,
37:08etc.
37:10La santé aussi,
37:11la santé qui a
37:13sous-performé
37:15depuis l'éclatement
37:16du Covid
37:16de façon dramatique
37:18et pas seulement
37:19à cause de ça
37:19mais pour d'autres raisons.
37:21Mais la santé,
37:22je dirais,
37:24technologique
37:25est extrêmement intéressante
37:27à mon sens
37:28et là,
37:30et là,
37:31l'IA aide.
37:34Bah oui,
37:34donc il y a bien
37:35un lien avec l'IA
37:36et la santé.
37:37Voilà,
37:37absolument.
37:38Et là,
37:38aide à découvrir
37:39des choses,
37:40à structurer des choses,
37:41à faire beaucoup,
37:41beaucoup,
37:42beaucoup plus
37:42pour moins cher.
37:45et ça,
37:46c'est la technologie.
37:47Et ça,
37:47ça n'a pas été joué
37:48encore dans la santé.
37:48Ce cas d'usage,
37:49parce qu'on en parle
37:50depuis le début
37:50dans la santé,
37:51pour dire les choses,
37:52la médecine,
37:52la santé en général,
37:53la recherche...
37:54Ce n'est pas valorisé.
37:54Oui,
37:55c'est ce que je dis.
37:56Sur les 50 boîtes
37:58qui,
37:58dans le monde,
37:59ont le meilleur rating
38:00à côté GPS,
38:01j'en ai une dizaine
38:03dans la santé.
38:05La tech,
38:05la santé.
38:06Oui,
38:06et pas que dans les biotechs,
38:07mais également
38:08dans les santé traditionnelles.
38:09D'accord.
38:11des maisons de retraite
38:12en Chine,
38:12par exemple.
38:14Côté,
38:15listé.
38:16Voilà.
38:17Donc,
38:17la santé,
38:18puis,
38:18joue un rôle.
38:19Et puis,
38:20l'énergie,
38:20alors avec une préférence
38:21sans doute
38:22pour la décarbonation,
38:24parce qu'il y a quand même
38:25un élément
38:25dont on n'a pas parlé
38:26d'actualité,
38:27mais entre ce qui se passe
38:28en termes géopolitiques
38:29et puis ce qui se passe
38:31en termes
38:33des opinions
38:33qui sont frappées
38:35par les épisodes
38:37de canicule
38:38dans nos pays,
38:39sans compter
38:40le Canada,
38:41les États-Unis,
38:42l'Australie,
38:43etc.
38:43Là,
38:44il y a une convergence
38:46de,
38:46je dirais,
38:47de tout le spectre
38:48des opinions publiques,
38:49de droite comme de gauche,
38:50indépendance énergétique
38:52et lutte
38:53contre
38:54l'anthropocéanisme.
38:55Je rappelle
38:56qu'un indice
38:57comme le S&P
38:57Clean Energy,
38:58qui n'est pas juste
38:59un indice américain,
39:00mais qui est un indice mondial,
39:02a doublé
39:03plus 100%
39:03depuis le retour
39:04de Donald Trump
39:05à la Maison-Blanche
39:06en 2025
39:06et je crois que
39:07sur cette période-là,
39:08c'est un indice
39:09dans le monde,
39:10thématique certes,
39:11mais qui signe
39:12parmi les meilleures performances.
39:13Et individuellement,
39:14nous,
39:14on a encore des valeurs
39:15de cet indice
39:16qui sont attractives.
39:17Qui sont bien notées encore
39:18chez vous.
39:19Cinq minutes
39:20pour dire un mot
39:20du risque politique
39:21si vous le voulez bien.
39:23Je vous y force un peu
39:24peut-être,
39:25Étienne.
39:25Non,
39:25mais bon,
39:27derrière la tension du jour
39:28sur les taux
39:29amenés par le rebond
39:30des cours du pétrole,
39:31il y a aussi
39:32des sujets un peu
39:33idiosyncratiques
39:33français,
39:34en l'occurrence,
39:36bien sûr,
39:37le cycle électoral
39:38de 2027
39:39va être important.
39:40Il y a la France,
39:41mais je parlais du Royaume-Uni,
39:42l'Italie aussi appellera
39:43des élections générales
39:44normalement à l'automne
39:45mais qui pourraient être
39:46même avancées.
39:47Bref,
39:47tout ça nous ramène
39:48dans un classique
39:50de marché,
39:50les marchés face
39:51aux risques politiques.
39:53C'est vrai
39:53qu'il va y avoir
39:54des choses intéressantes
39:55à regarder.
39:57Pour l'instant,
39:57ce qu'on voit
39:58avec les annonces
39:59sur ce qui s'est passé
40:00au niveau de Mme Le Pen,
40:02c'est que
40:02dans l'écartement
40:03des rendements,
40:04la France ne bouge pas
40:05tellement différemment
40:07des autres.
40:08Ni plus ni moins
40:08que les autres.
40:09Il y a eu un tout petit peu,
40:10on peut peut-être attribuer
40:11un, deux points de base
40:12de plus que l'Allemagne,
40:14grand max trois
40:15à un moment de la journée.
40:16Mais ce n'est pas le sujet,
40:17je ne pense pas
40:18que ce soit le sujet central,
40:18je pense que le sujet central
40:19c'est ce qui se passe
40:20en Iran aujourd'hui
40:22sur l'augmentation des taux.
40:25Néanmoins,
40:26toutes les...
40:26Et on était avec une banque
40:29de marché
40:31hier, je crois.
40:33Moi, j'aime bien
40:33ce genre d'indicateur.
40:34Le volume des questions
40:35en 30 augmente
40:36et les questions
40:37ne sont pas de savoir
40:38si le spread va bouger.
40:40La question est de savoir
40:40quand est-ce que le spread
40:42va bouger
40:42et évidemment,
40:44jusqu'où on ira.
40:44Est-ce qu'on reste
40:45dans les mesures
40:45qu'on a connues
40:46au cours des dernières années
40:47de 2017 à 2024,
40:49l'élection de 2017,
40:50la distribution de 2024 ?
40:51Ou est-ce qu'il y a
40:52de grandes chances
40:53qu'on aille
40:53dans des territoires nouveaux ?
40:55Moi, en fait,
40:56la façon dont je regarde
40:58les choses
40:58et quand j'analyse
41:00ce que je peux voir
41:01dans la presse internationale
41:03ou les stratégistes,
41:04c'est que le risque RN
41:05n'est pas un risque extrême.
41:07Ce n'est pas un fat tail.
41:08Le fat tail,
41:09il est sur le LFI
41:12et dans une moindre mesure
41:14sur le parti de gauche
41:16avec des taxes type Zuckman.
41:18Donc, il n'est pas
41:18sur le Rassemblement national.
41:21La deuxième chose,
41:22on rappelle quand même
41:23ces bases,
41:24c'est que les institutions
41:25en France
41:26sont extrêmement solides.
41:27C'est-à-dire qu'au-delà
41:29du fait que le programme
41:30du RN n'est pas totalement clair
41:31d'un point de vue économique
41:32entre les deux têtes principales,
41:37sur les sujets
41:38sur lesquels il y a
41:39à peu près consensus
41:39à l'intérieur du RN
41:40comme sur l'immigration,
41:41il y a le Conseil constitutionnel,
41:43ça va être
41:44un tout petit peu compliqué.
41:46Ce n'est vraiment pas un sujet
41:49qui, comment dire,
41:50si le sujet
41:51dont vous me parlez aujourd'hui,
41:52c'est le Rassemblement national,
41:54ce n'est pas celui
41:54qui m'inquiète.
41:55C'est plutôt
41:56où va être LFI
41:57et où pourrait être
41:59une combinaison LFI
42:00avec le Parti socialiste.
42:01C'est la question, effectivement.
42:02C'est par un Zuckman.
42:03Et là, on rentre
42:03dans quelque chose
42:04de beaucoup plus compliqué
42:05parce que ça,
42:06effectivement,
42:06ça pourrait faire
42:08probablement un peu plus peur.
42:09Là, on pourrait voir
42:10probablement des spreads
42:11aller un peu plus loin
42:12parce qu'on rentre
42:12dans une inconnue
42:13qui est, pour le coup,
42:15non rationnelle.
42:15Avec un risque
42:16de contagion ou pas ?
42:17Avec un risque
42:18de contagion
42:19qui me paraît...
42:20Moi, le risque de contagion,
42:20j'y crois de moins en moins
42:21simplement parce que
42:22la Banque centrale européenne
42:23a mis en place
42:24des systèmes
42:24qu'elle n'a pas encore utilisés
42:25mais des systèmes
42:26justement pour
42:26ce qu'elle appelle
42:27anti-fragmentation
42:28pour limiter ce type de risque.
42:30Donc, je pense que
42:31le marché pourra toujours tester
42:33mais il y a un moment
42:34où la réalité reviendra.
42:37Nicolas ?
42:37Le spread doit être un mot.
42:40On a touché 80 bips
42:41et on a eu de l'écartement
42:42au moment des deux dernières
42:44élections présidentielles,
42:45même des trois,
42:46quand Marine Le Pen
42:47était au second tour.
42:48Mais il faut juste se rappeler
42:49que, pas la dernière
42:51mais donc l'avant-dernière...
42:5217, 2017.
42:55Le programme était...
42:56consistait à sortir
42:57de la zone euro
42:58et de l'Union Européenne.
42:592017, c'était ça.
43:00Et donc, là,
43:00il y avait une inquiétude
43:02sur la possibilité...
43:05Oui, pas de Frexit
43:07mais oui, clairement,
43:07c'est ça le risque
43:09qui était pressé.
43:09Ce risque-là,
43:10il n'est plus présent.
43:13Donc, ce risque idiosyncratique
43:15lié à une sortie de l'euro
43:17n'est plus présent
43:18parce que ce n'est plus
43:18dans le programme.
43:20Parce qu'on a
43:20la jurisprudence Pélonie
43:22qui montre qu'en gros,
43:23on peut avoir
43:23un gouvernement de droite
43:25un peu plus national
43:26tout en respectant
43:27les règles de l'Union Européenne.
43:29Et puis, le Brexit
43:30a fait aussi les frais.
43:31Donc, ce risque-là
43:33idiosyncratique
43:33n'est plus présent.
43:35Par contre,
43:362027,
43:37c'est une année politique
43:38extrêmement chargée
43:39pour l'Europe.
43:40Il y a la Pologne aussi.
43:42Espagne aussi
43:43qui va arriver.
43:44Et donc, c'est vrai
43:45qu'en quelques mois,
43:46c'est le sort politique
43:47de l'Europe
43:47qui va se jouer.
43:48Surfondre renouvellement
43:49de la BCE.
43:49Surfondre renouvellement
43:50de succession
43:51de la Banque Centrale Européenne.
43:52Et donc, sur les grands thèmes
43:53de l'autonomie,
43:54sur les grands thèmes
43:55de la Commission Européenne,
43:56c'est un moment clé
43:57pour l'Europe.
43:58Et on attend souvent
43:59des bonnes nouvelles
44:00pour pouvoir enfin
44:01racheter la Bourse Européenne.
44:02Donc oui,
44:02il va falloir le surveiller.
44:03Et il est vrai
44:04qu'un programme
44:06beaucoup plus à gauche,
44:09les orientations politiques
44:11auront quand même
44:12des impacts
44:12sans être pour l'instant
44:14systémiques
44:15comme ça le fut
44:16dans le passé.
44:17Je voulais juste rebondir
44:17sur ce que disait Nicolas.
44:18Je pense qu'effectivement,
44:19le mot Frexit,
44:20je pense qu'avec le RN,
44:21on va passer de Frexit
44:22à Friction.
44:24Voilà.
44:24Très bien.
44:25Pardon, je voulais...
44:26On va se rassurer
44:26sur ce mot, Etienne.
44:27Merci beaucoup à vous trois.
44:29Etienne Gorgon,
44:30Sanso Longchamp,
44:31Asset Management GIF.
44:32Vas-y,
44:33Sire,
44:33Écoute IGPS.
44:34Nicolas Forrest,
44:35qu'Andréa
44:35a été nos invités ce soir.
44:47Nous nous retrouvons
44:48depuis le pavillon
44:49d'Armenonville.
44:49Smart Bourse,
44:50bien sûr,
44:51est présent
44:51pour couvrir
44:52le sommet
44:53du patrimoine
44:54et de la performance.
44:55Le dernier grand rendez-vous
44:56de l'industrie
44:57de la gestion
44:58du conseil
44:58en gestion de patrimoine
44:59avant la pause estivale.
45:01A mes côtés,
45:02j'accueille
45:02le porte-parole
45:03de la gestion
45:04de la financière
45:04de l'échiquier,
45:05Pierre Pubasset.
45:06Bonjour Pierre.
45:07Bonjour Grégoire.
45:07Merci beaucoup
45:08d'être avec nous
45:09depuis ce pavillon
45:10d'Armenonville.
45:11Alors je dis encore
45:12la financière de l'échiquier
45:13mais j'ai compris
45:13que le nom
45:14allait encore évoluer
45:15à partir de 2027
45:17puisque trois ans
45:18après la prise
45:19de participation
45:21de LBPM
45:22au capital
45:23de la financière
45:24de l'échiquier,
45:25vous avancez encore
45:26plus loin
45:26pour annoncer
45:27la finalisation
45:28de ce projet
45:29avec une fusion totale
45:30qui va se mettre
45:31en place
45:32dans les prochains mois.
45:33Pierre,
45:33qu'est-ce que ça va changer
45:34pour vous en tant
45:35que société de gestion,
45:36qu'est-ce que ça va changer
45:37pour les clients
45:38et pourquoi avoir fait
45:39le choix maintenant
45:40d'aller au bout
45:41de ce projet
45:42de rapprochement ?
45:42Alors le choix
45:43il est évident,
45:44c'est que finalement
45:44les trois premières années
45:46ont été un succès,
45:47les équipes ont finalement
45:49développé un certain nombre
45:50de projets collaboratifs
45:52et l'envie était
45:53d'aller plus loin
45:55bien sûr
45:55et plus rapidement
45:56parce que finalement
45:57ce projet
45:57il était quelque part
45:59dans les cartes.
45:59l'idée
46:01qu'est-ce que ça apporte
46:02ça nous permet
46:03de énormément
46:03nous renforcer
46:04puisque sous la marque
46:05LFDE IM
46:07donc il va y avoir
46:08environ 75 milliards
46:10d'actifs sous gestion
46:11donc plus de moyens
46:12plus de compétences aussi
46:15puisque finalement
46:16les activités historiques
46:18de la financière
46:19de l'échiquier
46:19de Tocqueville
46:20qui sont de la gestion active
46:22en grande majorité
46:23actions
46:24vont être réunies
46:25avec d'autres expertises
46:27qui étaient détenues
46:28au sein de l'entité
46:30LBPAM
46:31entre autres
46:31des actifs privés
46:33du Smart Beta
46:33et beaucoup
46:34d'Absolute Return
46:35donc finalement
46:36est-ce que ça change
46:37pour nos partenaires
46:38finalement ça va faire
46:39une offre
46:40qui va être beaucoup
46:41plus large
46:41et finalement
46:42pour nous
46:43ça va énormément
46:44nous simplifier
46:45je dirais la vie
46:46puisque ça va nous permettre
46:47de pouvoir aller prendre
46:48dans cette boîte à outils
46:49beaucoup plus importante
46:51des solutions
46:52qui jusqu'à maintenant
46:53finalement
46:54étaient compliquées
46:56à distribuer
46:57pour la financière
46:58de l'échiquier
46:59à cause entre autres
47:00de cette problématique
47:02de double marque
47:03sur le plan
47:03de l'investissement
47:04est-ce que ça correspond
47:05aussi à un moment
47:06critique
47:07je le dis comme ça
47:08pour le financement
47:09des entreprises
47:10en France
47:11en Europe
47:11pour le financement
47:12de l'innovation
47:13pour le financement
47:14de la souveraineté
47:14c'est des sujets
47:15qui sont des sujets
47:17permanents
47:17aujourd'hui Pierre
47:19oui probablement
47:20c'est plus de moyens
47:21c'est plus de présence
47:22c'est aussi renforcer
47:24en fait
47:25la distribution
47:26de toute notre gamme
47:28de produits
47:28entre autres
47:29ceux qui étaient détenus
47:30sous l'ancienne LBPAM
47:31à l'international
47:33donc c'est plus de moyens
47:34effectivement
47:35à terme
47:36pour défendre
47:37tous ces sujets
47:38que vous avez évoqués
47:39bon LFDE
47:40IM
47:41va falloir s'habituer
47:42on aura plus le droit
47:42de dire l'échiquier
47:43mais on gardera quand même
47:45dans nos têtes
47:46dans nos cœurs
47:47quand même
47:47ce qu'a représenté
47:48la financière de l'échiquier
47:49tout au long
47:50de ces dernières années
47:50Pierre
47:51parlons des marchés
47:52un mot du premier semestre
47:54avant d'aborder évidemment
47:55les perspectives devant nous
47:57on reste quand même
47:59frappé par la capacité
48:00de résilience
48:01comme on dit
48:02du marché
48:02des économies
48:03la capacité du marché
48:05notamment à traverser
48:05les chocs
48:06les crises
48:06depuis plusieurs années
48:08maintenant
48:08c'est le même constat
48:09et le premier semestre
48:10en a encore été un exemple
48:12avec une crise d'hormouze
48:13alors qui n'est peut-être
48:14pas totalement terminée
48:15au moment où on se parle
48:16mais le marché
48:17lui a décidé
48:18qu'il fallait passer
48:19à autre chose
48:19je crois que le marché
48:21il a décidé
48:22qu'il fallait passer
48:22à autre chose
48:23pour plusieurs raisons
48:24d'une part
48:25comme vous l'avez fait remarquer
48:26finalement une assez bonne
48:27tenue des économies
48:29plutôt des très bonnes
48:30surprises aux Etats-Unis
48:31sur la croissance
48:32bénéficiaire des entreprises
48:35une Europe
48:36qui est un peu en demi-teinte
48:37mais en fait
48:37je pense que le marché
48:38maintenant se projette
48:40comme d'habitude
48:40et ce qu'ils constatent
48:42c'est qu'il y avait
48:42deux risques importants
48:43qui l'inquiétaient énormément
48:45qui sont en train
48:46de disparaître
48:47le premier
48:47c'était une résurgence
48:49de l'inflation
48:50aux Etats-Unis
48:51on voit bien que finalement
48:52celle-ci
48:54ne se manifeste pas
48:55donc le marché
48:56est rassuré
48:57pas dans une ampleur
48:58extraordinaire en tout cas
48:59non pas dans une ampleur
49:00et puis de l'autre côté
49:01ce risque de stagflation
49:03en Europe
49:03qui semble aussi
49:04s'amenuiser
49:05donc ces deux éléments
49:07en fait je pense
49:08sont favorables
49:09et encouragent finalement
49:11les investisseurs
49:12à reprendre du risque
49:13et puis bien sûr
49:13au milieu de tout ça
49:14il y a ce cycle
49:15d'investissement historique
49:16tourné alors vers
49:18différents sujets
49:18mais tourné vers
49:19la technologie
49:20tourné vers
49:20l'intelligence artificielle
49:22il y a un cycle
49:23d'investissement
49:24en Europe aussi
49:24tourné vers
49:25l'électrification
49:26tourné vers la défense
49:27bref il y a un cycle
49:28mondial d'investissement
49:29qui semble très puissant
49:31aujourd'hui
49:31Pierre
49:32c'est un driver important
49:33pour les marchés
49:34mais ça rend aussi
49:35les marchés
49:36peut-être un peu chaud
49:37parfois
49:37quelle est l'analyse
49:38que vous en faites
49:39vous chez
49:41LFD EIM
49:41je prends un peu les devants
49:42du coup Pierre
49:43nous notre analyse
49:44est assez simple
49:45je pense qu'il va falloir
49:46être beaucoup plus sélectif
49:47c'est vrai qu'on l'a bien vu
49:49ces thématiques
49:49que vous avez évoquées
49:50entre autres
49:51l'intelligence artificielle
49:52finalement dès qu'une entreprise
49:54parlait d'intelligence artificielle
49:55d'une certaine façon
49:57sa valorisation progressait
49:58sans beaucoup de subtilité
50:00aujourd'hui
50:01on voit bien que le marché
50:02est plus sur des sujets
50:03de monétisation
50:04en fait
50:04et effectivement
50:05ça va devenir
50:06beaucoup plus segmentant
50:07mais il n'en reste pas moins
50:09qu'il y a
50:09en sous-jacent
50:10effectivement
50:12une utilisation
50:13croissante
50:13de ces outils
50:15et une dynamique forte
50:16qui entraîne
50:17qui a entraîné
50:18le marché
50:19de semi-conducteurs
50:20même s'il semble
50:21un peu respirer
50:22depuis quelques jours
50:24effectivement
50:24ça reste une industrie cyclique
50:26même si le cycle
50:27est sans doute prolongé
50:28par la force
50:29de ses investissements
50:30les semi-conducteurs
50:31restent une industrie cyclique
50:32comment on gère
50:33la volatilité
50:34de ce thème
50:35la rotation
50:35qui peut y avoir
50:36dans ce thème de l'IA
50:37vous le dites
50:37les semi-conducteurs
50:38respirent depuis quelques jours
50:39on voit une tentative
50:41de retour
50:42des Max 7
50:42des hyperscalers
50:43etc.
50:44qui ont plutôt été
50:45en disgrâce
50:46au cours des mois précédents
50:47comment on gère ça
50:48dans les portefeuilles
50:49et comment on gère
50:51une stratégie
50:51de diversification
50:53qui semble aussi nécessaire
50:54Pierre
50:55alors bon
50:55je pense qu'on est
50:57assez instruit
50:58pour donner une bonne réponse
50:59puisque la financière
51:00de l'échecquier
51:01est aussi un gestionnaire
51:03de fonds thématiques
51:03à travers son fonds
51:05d'intelligence artificielle
51:06depuis 2018
51:07et son fonds
51:08sur l'espace
51:08depuis 2021
51:09donc on gère
51:11en étant très mobile
51:12c'est à dire
51:13qu'il faut des équipes
51:14de gestion
51:14qui sont vraiment
51:15en permanence
51:17en train d'observer
51:18ce qui se passe
51:19des niveaux d'expertise
51:20toujours plus élevés
51:21Pierre
51:22les sujets sont complexes
51:23le space
51:24l'IA
51:25ça demande une expertise
51:26des équipes de gestion
51:28qui n'a peut-être
51:29jamais été aussi élevées
51:30sur des sujets
51:31très pointus
51:32oui alors je pense
51:32qu'on ne peut pas
51:33enfin c'est difficile
51:34de se lancer
51:35il y a vraiment une barrière
51:36d'une certaine façon
51:37à l'entrée
51:37qui est la connaissance
51:38et la compréhension
51:39parce que
51:40en fait c'est quand même
51:41des métiers
51:43avec énormément
51:44de complexité
51:45énormément de sous-métiers
51:47énormément de disruptions
51:49donc il faut bien comprendre
51:50quelles sont ces disruptions
51:51quels vont être les gagnants
51:52quels vont être les perdants
51:53donc effectivement
51:54le sujet de l'expertise
51:56est absolument
51:58enfin je dirais vital
51:59ou majeur
52:00bien sûr
52:01sur la diversification
52:03alors au-delà
52:03des stratégies thématiques
52:05dans un portefeuille
52:06un peu global
52:06ou dans une allocation
52:07comment est-ce que vous gérez
52:09cette diversification nécessaire
52:11dans un moment
52:12où l'IA semble partout
52:13ou en tout cas
52:14la diffusion
52:15comme vous le dites
52:15de cette technologie
52:16dès que l'IA approche
52:18ou touche une entreprise
52:19on voit tout de suite
52:20la valeur s'envoler
52:21comment on trouve
52:22de la diversification
52:23dans ces marchés
52:24de la diversification
52:24il y en a beaucoup
52:25en fait
52:26je dirais
52:26j'aime bien parler
52:27de la diversification
52:28que représente
52:29le marché européen
52:30par rapport
52:30au marché américain
52:31par exemple
52:32on se rend compte
52:32que finalement
52:33à la différence
52:34de 2000
52:35qui était une période
52:37où on avait connu
52:38un engouement important
52:39pour la technologie
52:40qui avait emporté
52:41le marché européen
52:42puisque finalement
52:42il y avait des titres
52:43qui en avaient
52:44fortement bénéficié
52:45je vais rappeler
52:46aux anciens
52:47les Nokia
52:48les Ericsson
52:49les Alcatel
52:50France Télécom
52:51enfin ça rappelle
52:52ça rappelle des souvenirs
52:54on voit bien
52:55que finalement
52:55aujourd'hui
52:56l'Europe
52:57finalement progresse
52:58mais sur des secteurs
53:00ou sur des métiers
53:01qui sont différents
53:02et on le voit bien
53:03puisqu'en fait
53:03on constate
53:05que la prime de risque
53:06des marchés européens
53:07reste aujourd'hui
53:08beaucoup plus élevée
53:09que celle des marchés américains
53:10donc première diversification
53:11je pense
53:12c'est la diversification internationale
53:14et je ne parle pas
53:15d'autres pays
53:16du Japon
53:17enfin entre autres
53:17qui nous paraît
53:19aussi un territoire
53:20intéressant
53:21la diversification
53:23elle peut être factorielle
53:24aussi
53:25c'est vrai qu'il y a
53:26on le constate
53:27un certain nombre
53:28de compartiments
53:29qui se sont dévalorisés
53:31en fait
53:31et qui peuvent représenter
53:33des opportunités
53:34rapidement
53:35la qualité
53:37dont la prime
53:38s'est beaucoup réduite
53:41en fait
53:41par rapport au marché
53:42ces derniers semestres
53:43les petites et moyennes valeurs
53:45effectivement
53:46sur lesquelles aujourd'hui
53:47on traite avec des décotes
53:49en termes de PE
53:49en Europe
53:50par rapport aux grandes valeurs
53:51ce qui n'est pas
53:52ce qui est le cas
53:53depuis plusieurs semestres
53:55mais ce qui n'a pas été le cas
53:56ce qui n'est généralement pas
53:58un phénomène durable
53:59donc ça c'est une opportunité
54:01et puis après
54:02à l'inverse
54:02il y a d'autres
54:04types d'actifs
54:05et entre autres
54:07le crédit
54:07sur lequel
54:09nous nous avons
54:09grâce entre autres
54:11à l'expertise de LBPAM
54:12pu développer une solution
54:14dite Absolute Return
54:15qui est une solution
54:17qui va
54:17je dirais
54:18au sein de la même stratégie
54:22assembler
54:22plusieurs moteurs
54:24de façon à avoir
54:25une volatilité basse
54:26et une attente de performance
54:28dans un univers de crédit
54:29où là aussi
54:30les prix sont élevés
54:32les spreads
54:32les primes de risque
54:33sont serrées
54:34on le voit
54:34dès que ça s'écarte un petit peu
54:35ça revient tout de suite
54:36très vite
54:37une stratégie flexible
54:38c'est une stratégie adaptée
54:40à ce genre d'environnement
54:41et d'univers Pierre
54:42ça l'a été
54:43ces dernières années
54:44ça nous semble rester
54:45il y a beaucoup de capacités
54:47d'adaptation
54:48on peut passer en duration
54:49négative
54:50de façon élevée
54:51mais on a aussi
54:52toute une série
54:52d'autres outils
54:53qui se rapprochent
54:54en fait
54:54de la gestion alternative
54:56et qui finalement
54:57dans cette allocation
54:58vont offrir
54:59une diversification
55:01qui va permettre
55:02de contrôler
55:02la volatilité
55:04qui est inférieure à 2%
55:05et avoir un SRI
55:06autour de 2%
55:07et pour ces stratégies là
55:09effectivement
55:09il y a beaucoup d'appétit
55:11entre autres
55:11parce qu'il y a
55:12beaucoup de boosts
55:12toujours sur les fonds euros
55:13il y a
55:15pour des clients prudents
55:16il faut trouver des UC
55:16pour complémenter
55:18son allocation
55:19pour avoir ces boosts
55:20vous avez cité
55:21l'univers des small cap
55:22en Europe
55:22comme étant
55:23un bon axe
55:24de diversification
55:25aujourd'hui
55:25il y a évidemment
55:26une stratégie historique
55:28à la financière
55:29de l'échiquier
55:29tournée vers les small
55:30et mid cap
55:31Pierre
55:31il ne faut pas capituler
55:33sur cet univers
55:34coté
55:34j'entends
55:35ça fait des années
55:36qu'on voit
55:37le private equity monter
55:39dans le financement
55:40des entreprises
55:41de taille petite
55:42ou intermédiaire
55:43au détriment
55:44parfois justement
55:45de l'univers coté
55:46il ne faut pas lâcher
55:47sur ce plan là
55:48on ne le pense pas
55:49en fait
55:50et il n'y a aucune raison
55:51de lâcher
55:51en fait
55:52ces entreprises
55:52continuent à évoluer
55:54de façon très favorable
55:55alors bien sûr
55:56il y a des gagnants
55:57il y a des perdants
55:58mais ce que je veux dire
55:58c'est que c'est un territoire
56:00qui reste profond
56:01et sur lesquels
56:02finalement
56:03gérer une stratégie
56:04avec une quarantaine
56:05de valeurs
56:06je dirais
56:07et me semble
56:08rester extrêmement pertinent
56:09merci beaucoup Pierre
56:10Pierre Pubasset
56:11qui est avec nous
56:12depuis le pavillon
56:13d'Armenonville
56:13pour ce sommet
56:14du patrimoine
56:15et de la performance
56:16le porte-parole
56:17de la financière
56:18de l'échiquier
56:18qui est en train de faire
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