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Vendredi 26 juin 2026, retrouvez Laurent Albie (Responsable, Next Momentum) et Bertrand Lamielle (Directeur, Portzamparc Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:05Générique
00:10Deux invités avec nous ce soir pour dresser ce grand tableau de bord des marchés comme chaque dernier vendredi du
00:15mois.
00:15Bertrand Lamiel est à mes côtés en plateau, le directeur général de Port-en-Part-Gestion.
00:19Bonsoir Bertrand.
00:20Bonsoir Grégoire.
00:20Bienvenue, merci beaucoup d'être là.
00:22Merci à Laurent Albi de nous accompagner également à distance, le responsable de Next Momentum et cofondateur de Calais 360.
00:28Bonsoir à vous Laurent.
00:30Ravi de vous retrouver messieurs pour...
00:33Alors nous allons parler évidemment de ce qui se passe sur le Nasdaq américain,
00:37mais un mot peut-être du match traditionnel entre les marchés européens et américains.
00:42Bertrand, on peut remonter d'ailleurs un peu plus loin que le seul mois de juin.
00:46Vous avez pris une période qui remonte d'ailleurs sur un peu plus d'un an.
00:50Vous faites démarrer cette séquence au moment de l'annonce des tarifs.
00:55Enfin, donc c'est mars 2025 avec Donald Trump qui revient en grande pompe, fracassante à la Maison Blanche.
01:04Depuis en fait, intéressant de voir quand même les performances comparées.
01:07Vous allez regarder les choses entre le Nasdaq, l'Eurostox et les smalls et cap européennes.
01:12Spécialité bien sûr de Ports-en-Pars.
01:14Oui, donc tout est remis en euros.
01:17Donc la traduction du Nasdaq et du S&P 500 est remise en euros, ce qui était important l'an
01:21dernier
01:22parce qu'en 2025, on a quand même eu un change assez défavorable.
01:25Donc on s'aperçoit qu'au moment où Donald Trump déclenche la guerre des tarifs douaniers,
01:29en fait la première victime, c'est le marché américain qui s'écroule.
01:32Alors on voit que ça baisse aussi, c'est la ligne bleue et verte sur le marché européen.
01:35Mais alors le marché américain, lui pour le coup, c'est vraiment la première victime.
01:41Et derrière, donc rétro-pédalage, je reviens, je vous laisse 90 jours, enfin bref, on se rappelle de l'histoire.
01:46Le taco, on découvre le taco.
01:49Et là on s'aperçoit que les marchés américains repartent, mais n'arrivent pas,
01:54enfin on concédit du terrain qu'ils n'arrivent pas à reprendre au marché européen.
01:59Et arrive la deuxième valse hésitation sur les marchés avec le conflit déclenché par les Etats-Unis en Iran.
02:08Donc là pareil, les marchés rebaissent.
02:11Donc on est à peu près sur les mêmes dates et c'est à peu près le mouvement de même
02:14emploi.
02:14Donc les marchés rebaissent.
02:16Et là pour le coup, quand il démarre, les sept magnifiques qui n'étaient plus d'ailleurs tant magnifiques,
02:22je me rappelle que Laurent le mois dernier nous disait qu'il n'y en restait plus qu'une ou
02:25deux.
02:26Bref, on reparte quand même.
02:28Alors ça n'en fait pas des leaders, mais comme elles sont quand même grosses dans l'indice,
02:31elles repartent, elles aident le Nasdaq, c'est ce qu'on voit, même traduit en euros,
02:34à revenir au niveau des indices européens.
02:37Et pendant tout ce temps-là, les indices petites et moyennes capitalisations font aussi bien,
02:43voire de temps en temps mieux qu'un indice de grande capitalisation en Europe.
02:47Il y a tout le sujet de la souveraineté qui a joué à plein.
02:50Et des investissements européens ou les européens, en fait, les deux séquences de Trump là,
02:54ont clairement fait changer quasiment du tout au tout la plupart des politiques européennes
03:01qui se disent, ok, alors plus ou moins vite, avec plus ou moins d'ampleur,
03:05se disent, il faut qu'on compte sur nous-mêmes.
03:08On ne peut plus compter sur les Américains, donc il va falloir faire des investissements
03:12sur nos technologies, sur nos industries.
03:16Chaque épisode de crise supplémentaire pousse un peu plus l'Europe,
03:19force un peu plus l'Europe à avancer sur ce chemin de la souveraineté.
03:24Oui, clairement, on l'a vu avec des revirements.
03:27Bon, on en a parlé l'an dernier, mais il y a eu le revirement sur l'armement
03:31qui était persona non grata et qui là, on s'aperçoit que non, en EG, finalement, c'est bien
03:36parce qu'on a besoin de valeurs d'armement pour défendre nos valeurs de démocratie.
03:41Donc ça, c'était l'événement le plus fort.
03:43Mais on voit après, voilà, des plans d'investissement européens
03:45qui se mettent doucement en place, mais en tous les cas qui se sont annoncés.
03:50Malheureusement, face à ça, on a quand même le sujet de la dette
03:52parce que tous les États ne sont pas comme l'Allemagne
03:54qui a la capacité à monter de la dette, mais encore faut-il forcer un tabou,
03:58ce qui n'est pas gagné.
03:59Pour les autres, on voit que c'est un peu plus compliqué.
04:02Ça peut expliquer d'ailleurs la sous-performance sur les derniers mois
04:05du secteur de la défense en Europe, parce que 24-25 ont été des grandes années de rallye
04:10pour ce secteur-là, au sein de l'industrie.
04:14Depuis le début de l'année, c'est plutôt un secteur hors-tarde.
04:16Oui, c'est compliqué.
04:17On a vu que les grandes capitalisations, Rheinmetall, qui était la valeur star
04:21des années 2024-2025, doit être à moins 20 ou moins 30%.
04:25Au moins 30, parce qu'ils ont beaucoup baissé encore cette semaine
04:28avec une commande publique, justement, qui change de main.
04:32Donc là, c'est compliqué.
04:35Il restait Exosense et Exsale, mais qui finissaient par être tirés par la gravité.
04:41Bon, là, on a une nouvelle sur Exsale.
04:44C'est le bon moment pour un deal, du coup, peut-être ?
04:47Exsale, oui, sachant qu'Exsale était empêtrée dans une histoire pour faire sortir un fonds
04:50qui a son capital, enfin bref.
04:51Donc, il y avait un an pour bio financier, voilà, qui, malheureusement, promettait de
04:55durer jusqu'à fin d'année, pour pouvoir faire clair.
04:57Donc ça, déjà, ça a mis une chatte de plomb sur Exsale.
05:00Bon, et là, bah oui, c'est...
05:01On l'a vu à 160, Exsale, effectivement, donc elle est quand même en dessous, très
05:05nettement en dessous de ses sommets.
05:05Et là, bon, il y a peut-être un deal qui est en train de se dessiner avec Safran, ce
05:10qui serait
05:12a priori assez synergique.
05:14Oui.
05:15Et qui va dans l'idée quand même de préserver la technologie, non seulement sur le sol européen,
05:21mais avec des capitaux européens.
05:22Oui, parce que clairement, c'est une pépite technologique, c'est une véritable boîte
05:28d'ingénieurs, donc on connaît Exsale sur le côté des drones marins, mais il y a aussi
05:33les centrales à inertie, les centrales inertielles, en fait, qui permettent de se repérer sans
05:38avoir de GPS.
05:39Donc, et là, franchement, c'est quelque chose de très pointu.
05:42Sur l'Europe, commençons par l'Europe, Laurent, puisque en plus, vous le dites, vous l'écrivez,
05:47quand on regarde un indice comme l'Eurostock 50, la dynamique est intacte.
05:52Peut-être que ce message-là est différent quand on parlera du Nasdaq, mais sur l'Europe,
05:57l'Eurostock affiche une dynamique intacte.
06:01Oui, oui, absolument.
06:02On est dans un canal haussier de long terme, puisque l'Eurostock 50, depuis le point bas
06:09d'octobre 2022, est dans un trend qui est clairement positif, et il vient d'inscrire
06:17des nouveaux records absolus.
06:19Donc, j'ai envie de dire, tout va bien.
06:22C'est vrai qu'on ne parle pas beaucoup de l'Eurostock, en tout cas, l'intelligence
06:26artificielle étouffe tous les autres narratifs.
06:30C'est la séquence du moment.
06:33Mais il faut quand même reconnaître que l'Eurostock, il est dans une très belle
06:37dynamique.
06:38Alors, je pense qu'on pourrait avoir, peut-être d'un point de vue tactique, une respiration,
06:47peut-être, dans les prochaines semaines, sur un niveau de polarité qui est à 6080
06:53points, c'est-à-dire l'ancien sommet du mois de février.
06:56Mais je pense que c'est un point d'achat et qu'on est dans une tendance qui, pour le
07:03moment, ne donne pas de signes particuliers de fatigue.
07:08Donc, je trouve que c'est intéressant de le rappeler parce que c'est évident que le
07:12trade qu'il fallait faire, c'était celui des semis et du Nasdaq à partir du 31 mars.
07:17On a peut-être un petit peu oublié l'Europe et je pense qu'on a encore des atouts à
07:24mettre
07:24en avant, d'autant plus que je pense que cette deuxième partie d'année, même si cette
07:31révolution intelligence artificielle est loin d'être terminée et je fais partie
07:36de ceux qui y croient totalement, je pense néanmoins que, du point de vue de l'investisseur,
07:41de l'allocation d'actifs et de la diversification, ça ne serait pas complètement idiot de réallouer
07:46un petit peu ces fonds en repondérant peut-être un petit peu plus l'Europe.
07:52C'est la prolongation d'un message que vous esquissiez déjà le mois dernier, Laurent,
07:57si je me souviens bien.
07:59Absolument, Grégoire, vous vous souvenez parfaitement.
08:02Alors, c'est intéressant que vous le soulignez maintenant parce que si on regarde ce qui s'est
08:06passé sur le Nasdaq, justement depuis le dernier grand tableau de bord des marchés à la fin
08:11du mois dernier, il ne s'est rien passé.
08:13On est en consolidation, donc ça montre bien qu'on est maintenant dans une phase de
08:19digestion ou d'indigestion, je ne sais pas, par rapport au rallye précédent de la part
08:25des investisseurs.
08:26On a eu une espèce d'enthousiasme débridé et quand les titres montent et que les valorisations
08:33montent, on commence à se poser des questions qu'on se posait d'ailleurs avant le début
08:38du rallye du mois de mars, à savoir les CAPEX, est-ce que ce n'est pas trop, où est
08:43la
08:43rentabilité, à quelle échéance, quel horizon, est-ce qu'on sait ? Voilà, toutes ces questions
08:48qu'on avait un petit peu étouffées à partir du 31 mars, elles reviennent dans l'esprit
08:53des investisseurs.
08:55Et donc, on a effectivement des sous-segments de la tech qui continuent d'être explosifs,
09:01vous le rappeliez tout à l'heure avec Maicon, mais il y a aussi maintenant des incertitudes,
09:07des hésitations sur le coût de ces semi-conducteurs et de ces infrastructures IA, avec le prix
09:15des matières premières qui, avec l'inflation, montent le prix de ces équipements.
09:21Et donc, pour avoir des CAPEX identiques, ça va coûter plus cher.
09:24Et donc, voilà, on voit que le marché, il est un peu moins convaincu qu'il y a un
09:30mois.
09:30C'est tout à fait normal.
09:32Ouais, ouais.
09:32Alors maintenant, le prochain rendez-vous, Grégoire, c'est quoi ? Ben, ça va être les
09:36résultats trimestriels qui vont arriver dans la deuxième partie du mois de juillet.
09:41Et ça, pour moi, ça va être vraiment l'heure de vérité, parce que s'il y a des déceptions,
09:45alors on pourrait avoir des dégagements plus importants.
09:48Et puis si, au contraire, on a encore une fois des bonnes surprises, on pourrait avoir un marché
09:52qui continue de bien se tenir, mais de toutes les manières.
09:56Ce qu'on a vécu depuis le 31 mars, on n'est pas capable tout de suite de le revivre.
10:01Donc, si vous voulez connaître très rapidement mon séquencement de 2026, moi, je pense qu'on
10:07pourrait encore avoir des marchés qui tiennent bien en juillet, parce que, historiquement,
10:11juillet est un bon mois du côté de la saisonnalité.
10:15Ensuite, août et septembre, je pense qu'il ne va pas se passer grand-chose, voire on va assister
10:20à une baisse, et puis après, c'est les mid-turns, et on sait bien que, pour le dernier
10:24trimestre de l'année, avec les mid-turns, on a des marchés qui repartent très fort.
10:28Donc, je reste constructif sur les marchés actions pour 2026, mais je pense maintenant
10:33que, voilà, lever le pied et prendre des bénéfices n'est peut-être pas une stratégie
10:39complètement idiote.
10:41Organiser une rotation dans les portefeuilles, aller chercher un peu de diversification en
10:46dehors des seules grandes valeurs technologiques américaines, et pas que, parce qu'on retrouve
10:51énormément de concentration en Asie, également, sur ce thème-là, avec une poignée de valeurs,
10:56là aussi, qui font la performance des indices asiatiques.
10:59Comment vous regardez le marché américain, Bertrand, chez Porzampart Gestion ? Est-ce que
11:03vous...
11:05On a l'impression qu'on est de plus en plus sans filet ? C'est-à-dire qu'à
11:08part la tech,
11:09les semi-conducteurs, et dans les semi-conducteurs, la partie mémoire, c'est beaucoup moins
11:13Nvidia qui drive le marché, qu'une boîte comme Micron, alors il y en a d'autres après,
11:18Sandisk, etc.
11:19Enfin, là, chaque mois, on découvre, on redécouvre, d'ailleurs, des nouveaux noms, parce que c'est
11:25des noms qu'on connaît depuis longtemps, Sandisk notamment, ou Nokia en Europe, mais c'est
11:29vrai qu'on les voit repartir de manière spectaculaire à la faveur de ce marché qui chasse
11:35comme ça, les poches d'étranglement aussi de l'industrie des semi-conducteurs.
11:40Dans le tableau que vous nous apportez, là, à part la techno sur le marché américain,
11:44il n'y a pas grand-chose qui reste foncièrement bullish.
11:48Là, j'ai mis les six premiers secteurs américains dans l'ordre décroissant.
11:55Donc, la technologie qui représente 35% du secteur du S&P.
11:59Donc, on le voit, c'est le seul qui est haussier, même si on était un petit peu
12:02secoué, parce que là, dans la technologie, on a tout, on a aussi les logiciels.
12:05D'accord.
12:05Donc, c'est beaucoup moins bullish que si c'était l'indice de Philadelphia semi-conducteurs.
12:15Finance, c'est compliqué, on le voit.
12:17Consommation, même communication, dans laquelle on va retrouver Meta et Google, on voit que
12:22ça ne marche pas, on est sous les 200 baissières.
12:24En fait, le seul, et pareil, il faut accepter de se faire chahuter, c'est l'industrie.
12:29Donc, pareil, dans l'industrie, on va retrouver un peu les mêmes thématiques qu'en Europe,
12:32c'est-à-dire, globalement, dans ceux qui fonctionnaient bien.
12:35Donc, il y avait le côté aviation, mais ça, ça s'est calmé, comme on l'a vu sur Safran,
12:39comme on l'a vu sur Airbus.
12:41Et ce qui reste, c'est tout ce qui tourne autour de l'énergie.
12:43Donc, des sociétés qui vont être contributeurs à, quelle que soit, ou qu'elle soit dans
12:51l'échelle de valeur ajoutée, mais à la mise en place, soit des data centers, soit
12:55des centres de production d'électricité pour les data centers.
12:58Mais ça reste la même thématique, quoi.
12:59Ça reste la même thématique.
13:01Quand on se retrouve dans ce genre de situation, c'est toujours un peu la même question.
13:03Est-ce que ça veut dire que tous ces secteurs, finance, communication, conso, discrétionnaire,
13:09santé, sont autant de réservoirs potentiels pour voir la hausse s'élargir ?
13:14Ou est-ce que c'est quand même le risque d'une fragilisation importante du marché,
13:19avec l'idée, effectivement, qu'on ne tient plus qu'à un fil, quoi ?
13:23Là, c'est une vision en relatif S&P 500.
13:27Donc, on peut continuer.
13:29Donc, la finance marche moins bien que le S&P.
13:31Pour autant, il y a des dossiers qui...
13:32Donc, on est vraiment dans une affaire de stock picking.
13:35Donc, le côté sectoriel, acheter un ETF sectoriel,
13:39en fait, on le voit, ça marche moins bien que le S&P.
13:42Qui, lui-même, on l'a vu tout à l'heure, était le plus mauvais des 4 indices
13:45que je proposais dans le match Europe-US.
13:48Donc, on regarde et franchement, on ne voit rien arriver.
13:53En termes sectoriels, il y a des histoires individuelles,
13:55mais c'est vraiment des histoires individuelles.
13:57Et donc, du coup, comme c'est des histoires individuelles,
14:00il faut vraiment qu'il y ait un côté où la boîte
14:02est en train de sortir d'une période de consolidation
14:05avec un nouveau narratif à apporter au marché,
14:07avec une restructuration, avec des choses de ce style-là.
14:10Parce que sinon, on sait que ça, ça va être fragile.
14:12Donc, on est dans cette situation-là.
14:15Et bon, qui plus est, avec un sujet de...
14:20Alors, ça ne se voit pas sur la volatilité, parce que la volatilité, sauf erreur,
14:23on doit être encore en dessous de 20.
14:24Non, on est remonté à 20, là, sur VIX.
14:26On est remonté à 20, aujourd'hui.
14:27Ce qui n'est pas un gros niveau de volatilité.
14:29Non !
14:30Ça montre, d'ailleurs, que les gens, que les investisseurs sont couverts, sont prudents,
14:35ne sont pas dans une exubérance totale, irrationnelle, pour citer Alain Greenspan.
14:40À 20, sur le VIX, on n'est pas dans l'optimisme le plus débridé non plus.
14:44Bon, par contre, il suffit de 2 points de doigt pour se retrouver à 36.
14:48C'est ça.
14:48D'autant plus qu'en fait, le sujet, quand même, qu'on a eu sur la tech,
14:51c'est que le 5 juin, l'indice des semi-conducteurs a perdu 10% dans la journée.
14:57Ça, il faut remonter très loin pour avoir ce type de comportement.
15:01Et en fait, on est vraiment dans le sujet du six-sigma.
15:04Enfin, bref, c'est un truc hyper rare.
15:06Donc, on ne peut pas le passer de côté, parce que là, pour le coup, ça bouge avec des gros
15:09capitaux.
15:10Et en fait, on se rend compte que les investisseurs américains,
15:14donc les institutionnels, mais également les particuliers,
15:19travaillent le marché de plus en plus avec de l'effet de levier à la hausse.
15:23Des ETF le vrai de G.
15:25Et on a des ETF single stock le vrai de G.
15:28Exactement.
15:30Et donc, du coup, forcément, quand tout va bien, tout va bien, ça monte, il n'y a pas de
15:34volatilité.
15:35Au moment où il y a un petit choc,
15:38tous ceux qui commencent à sortir, créent la sortie des autres, font des appels de marge,
15:43parce qu'en fait, les choses vont très vite.
15:45On est sur des dossiers, on a fréquemment des dossiers qui ont des volatilités de 60 dans la tech,
15:52ce qui est-à-dire à peu près trois fois plus élevés que le marché dans son ensemble.
15:59Donc, il faut bien voir que quand il bouge, il bouge trois fois plus vite.
16:02Donc là où le marché fait des journées entre plus 1,5, moins 1,5,
16:06là, on se retrouve sur du plus 4,5, moins 4,5.
16:09Mettez du levier là-dessus, vous vous retrouvez vite dans la journée avec du plus 10, plus 15, moins 1.
16:13Votre carrière de trader s'arrête tout de suite, quoi.
16:16Émotionnellement, c'est très compliqué.
16:18Et ce n'est pas vos émotions qui vous arrêtent, c'est les appels de marge.
16:21Et ça, c'est pour vous, c'est quand même la partie comportementale,
16:25la partie leverage, retail,
16:30qui est peut-être le risque le plus important aujourd'hui dans ces marchés,
16:33parce que le SOX a perdu 10%, le COSPI a perdu 10% aussi sur une séance il y a
16:36quelques jours.
16:37Il les a gagnés trois jours après.
16:39Donc, au milieu de ça, c'est compliqué,
16:41parce que là, pour le coup, on est vraiment sur un marché qui joue avec nos émotions.
16:44Donc, quand on regarde des dossiers comme Micron,
16:47comme Seagate, qui ont connu des performances de dingue,
16:52nous, on a commencé à acheter du Seagate du côté des 150 ou 200.
16:57Elle vaut 1 000.
17:00Là, il y a quand même le risque management qui rentre en jeu,
17:02quand on a fait x10 sur une valeur.
17:04Alors, comme les signaux sont...
17:05Donc, nous, on a un système de ranking qui tourne tous les jours,
17:08donc qui nous donne le truc.
17:09Par contre, on sait que, voilà, on a un éloignement...
17:13Enfin, on porte un risque.
17:14Donc, pour le coup, on le gère via la pondération.
17:17Sur les stocks...
17:18Donc, on est obligé d'alléger en permanence ces positions, c'est ça, Bertrand ?
17:22Parce qu'on sait que, quand ça se retourne,
17:25sans que...
17:26Enfin, non, quand ça se retourne,
17:27quand il y a une normalisation,
17:28c'est-à-dire qu'il y a un choc, comme on a eu là sur le Sox,
17:31moins 10, moins 15, c'est possible dans la journée.
17:33Et donc, on ne peut pas se permettre que de perdre trop.
17:36Donc, du coup, on va limiter nos pondérations.
17:38Et dès qu'on arrive, que la dérive nous a amenés du côté des 5, 6, 7, 100...
17:41On écrête.
17:42On prend régulièrement, on revient un peu plus bas.
17:45Parce que, ce genre de journée, il faut qu'on soit capable de les gérer.
17:48Et si vous avez laissé trop derrière une position,
17:51et il est très facile, dans ces conditions-là,
17:53avec des performances aussi fortes,
17:55de vous retrouver avec votre portefeuille,
17:56même si vous construisez une position en 3% à 10 ou 15%,
17:59quand vous perdez 10 ou 15% sur 10 ou 15% du portefeuille,
18:02là, pour le coup, c'est très compliqué à gérer.
18:04Le risque, c'est de tout sortir derrière sa...
18:06Oui, on ne prend que les mauvaises décisions derrière.
18:08Donc, voilà.
18:09Et puis, continuer à chercher de la diversification,
18:12même si c'est compliqué, comme je le disais tout à l'heure,
18:14dans des secteurs qui ne sont pas forcément super en ce moment.
18:18Oui, on va en parler, de la diversification,
18:20et des secteurs pas super,
18:21qui peuvent peut-être demain redevenir super.
18:24Laurent, quel est le regard que vous portez sur, effectivement,
18:28l'investissement des particuliers,
18:30avec des produits de plus en plus levraigés,
18:32encore une fois, des ETF single stock,
18:34sur une seule valeur levraigée,
18:36ça rentre aujourd'hui dans la boîte à outils
18:38de l'investisseur particulier en Asie, aux Etats-Unis.
18:43Et quels sont un peu les marqueurs d'exubérance,
18:46là, que vous suivez, Laurent ?
18:51Alors, je regarde, surtout en ce moment,
18:55le ratio de force relative
18:57entre le S&P équipondéré et le Nasdaq-Saint.
19:02Pourquoi ?
19:03Parce que, quand on connaît l'importance du Nasdaq-Saint,
19:09les valeurs de la tech, en général,
19:12dans la hausse des marchés en ce moment,
19:14comme Bertrand le disait tout à l'heure,
19:17on a un marché qui est porté par cette thématique.
19:21Et, en plus, il se trouve que les valeurs de la tech
19:24sont aujourd'hui, de très loin,
19:26les plus grosses capitalisations boursières de Wall Street.
19:29Alors, quand on voit un ratio de force relative
19:32qui commence à montrer que le S&P équipondéré
19:36est peut-être en train d'arrêter sa sous-performance
19:39et peut-être également en train de repartir à la hausse,
19:44pour moi, c'est un signal, c'est un avertissement
19:48que quelque chose est peut-être en train de changer.
19:50Si on regarde ce qui s'est passé en octobre de l'année dernière,
19:55on voit une surperformance très nette du S&P équipondéré
19:59face au Nasdaq-Saint.
20:01Alors, vous pourriez me dire, en fait, c'est assez positif
20:04parce que ça veut dire qu'il y a de la rotation sectorielle
20:06et que les flux se réorientent vers d'autres secteurs
20:09et que le rallye peut se poursuivre.
20:11Le problème, c'est qu'on a aujourd'hui un bloc moteur
20:15qui est le Nasdaq-Saint
20:17et que si le S&P équipondéré le surperforme,
20:22je ne vois pas comment on pourrait avoir un S&P
20:25qui continue de progresser
20:27si effectivement le Nasdaq s'arrête de le faire.
20:31Et d'ailleurs, quand on regarde le ratio de force relative
20:34entre octobre et le début de cette année
20:37qui était haussier,
20:39qu'est-ce qui s'est passé sur le Nasdaq-Saint ?
20:40Il a consolidé.
20:42Et qu'est-ce qu'a fait le S&P ?
20:44Il a consolidé.
20:45Donc, ça veut dire que si on a effectivement,
20:49et c'est le titre du slide,
20:51une surperformance du S&P équipondéré
20:54qui est en gestation
20:55et qui demande donc à être confirmé,
20:59ça veut dire que le potentiel de hausse à court terme
21:01sur le S&P et a fortiori sur le Nasdaq,
21:06elle me paraît très très limitée.
21:08Donc, ça veut dire que ce n'est pas forcément
21:11le signal annonciateur de quelque chose
21:14de très très négatif sur les marchés.
21:17Non, mais quelque chose de plus défensif.
21:18Quelque chose de plus défensif qui se mettrait en place.
21:21C'est ça, Laurent.
21:22C'est exactement ça.
21:23C'est-à-dire que pour moi, cette rotation sectorielle,
21:26elle est défensive.
21:29Et donc, encore une fois,
21:31si vraiment elle se met en place,
21:33ça veut dire qu'on n'a pas beaucoup de chance,
21:37en tout cas c'est mon analyse,
21:38de voir les indices actions aux États-Unis
21:42continuer de progresser de manière significative.
21:45Et donc, ça, ça nous remet au rendez-vous des midterms,
21:49parce que je pense qu'on peut avoir maintenant
21:51un espèce de passage à vide,
21:54c'est-à-dire, grosso modo,
21:55un moment, une séquence où ça ne sera pas très intéressant
21:58sur les marchés américains.
22:00Il peut tout à fait y avoir une séquence de consolidation,
22:04sans pour autant qu'il y ait beaucoup de volatilité,
22:06parce que je pense qu'encore une fois,
22:08je reste constructif sur 2026,
22:10je ne joue pas du tout les cassandres,
22:13mais je pense qu'on voit bien du côté de l'appétit pour le risque
22:19que c'est quelque chose qui est en train de se tarir.
22:22Et je vous avais d'ailleurs amené un autre graphique
22:25qui va dans l'idée, c'est de comparer effectivement
22:28la classe d'actifs crédits le plus risquée,
22:31le high yield, par rapport au marché actions,
22:34en prenant la référence américaine du S&P 500.
22:38Exactement.
22:39Et là, on voit qu'il y a une divergence baissière
22:42qui est importante.
22:43Alors, dans toutes les classes d'actifs,
22:45il y a des actifs qui sont défensifs
22:47et d'autres qui sont considérés comme risqués.
22:50Donc, sur la partie obligataire,
22:52le high yield est la partie qui est risquée.
22:55Et donc, logiquement,
22:57elle se comporte comme les actions.
23:00C'est-à-dire que quand on a confiance dans le cycle économique,
23:02on va prêter de l'argent à ces entreprises
23:05qui sont jugées risquées.
23:06Et puis, quand on commence effectivement
23:08à sentir que le vent tourne,
23:10on réduit la voilure et on procède à des dégagements.
23:13Et donc, cette divergence que vous voyez à droite
23:16entre le S&P qui continue de progresser
23:18et le high yield qui n'a plus à le faire,
23:20pour moi, c'est encore une fois un petit signal
23:25qui montre qu'on est en train d'assister à une dégradation
23:30sur les marchés.
23:31Encore une fois, une dégradation qui devrait a priori
23:35fournir aux investisseurs des points d'entrée
23:37beaucoup plus intéressants dans les semaines qui arrivent
23:40ou peut-être dans les deux ou trois mois qui arrivent.
23:43Mais si on essaie de réfléchir de manière tactique,
23:48je pense qu'on devrait maintenant, a priori,
23:52plus réfléchir à alléger les positions
23:55qui ont gagné, qui ont dégagé beaucoup de gains
23:57plutôt que de continuer de croire
23:59que le momentum du 31 mars va continuer.
24:02Bertrand, il faut qu'on dise un mot de l'euro-dollar aussi
24:04parce que ça a été la grande histoire de 2025
24:07à la faveur des Américains, on va le dire.
24:11Pour un Européen, c'était compliqué,
24:13c'était un risque de change important
24:14puisque le dollar a perdu 10% contre l'euro.
24:17Pour un Européen qui investissait en dollars,
24:19il fallait intégrer cette baisse de 10% à la performance.
24:23Là, on a l'impression qu'on repart en sens inverse
24:27avec ce qu'on appelle le smile du dollar,
24:29le sourire du dollar qui ne cesse de s'accentuer.
24:32On a vu le dollar retrouver son un peu de valeur refuge
24:36au moment de la crise d'Ormouz.
24:37Le pétrole montait avec le risque géopolitique.
24:40Le dollar remontait également,
24:42se raffermissait également avec le risque géopolitique.
24:45Maintenant, on a quand même le signal par le pétrole
24:48que ce risque géopolitique s'est considérablement détendu.
24:51Le pétrole est revenu d'ailleurs sur ces niveaux
24:53d'avant la crise d'Ormouz
24:54quand le dollar, lui, continue de progresser.
24:57Il baisse un peu sur la science,
24:58mais on est tombé à un 13,50 sur l'euro-dollar quand même.
25:02Donc, il faudra voir sur l'euro-dollar,
25:04là, c'est en fin de semaine,
25:09le prix de fin de semaine qui va être intéressant
25:11parce que sur des cotations en journée,
25:14oui, on est passé en dessous d'une limite
25:16que tout le monde regarde.
25:18Donc, la clôture fin de semaine va être intéressante
25:21de ce point de vue-là.
25:21On remonte à un 14, là, sur l'euro-dollar.
25:23Sachant que sur le dollar index
25:26qui intègre le yen japonais et la livre britannique,
25:30le signal, il est clair et net, ça a déjà cassé.
25:33Donc, il faudra surveiller, ça veut dire ça,
25:35que pour un investisseur qui va faire ses emplettes aux Etats-Unis,
25:40or, même si j'entends le signal de Laurent,
25:44il y a un petit peu de gain de change à faire, probablement.
25:47On se dirige probablement vers une période
25:49qui va être un peu plus sympa
25:50pour les investissements qu'on pourrait faire aux Etats-Unis.
25:53Pour vous, ça ne s'arrête pas tout de suite.
25:56Le raffermissement du dollar peut avoir encore un peu d'espace.
25:59Voilà, il faudra surveiller ça,
26:01mais ça veut dire aussi que, nous, ça corrobore,
26:05parce que quand je vous disais, on cherche des alternatives.
26:08Quand on regarde, dans les secteurs, c'est compliqué.
26:11Si on voit que le secteur de l'hôtellerie marche bien,
26:14aux Etats-Unis, en Europe,
26:15c'est vraiment un sous-segment dans le voyage et loisirs,
26:20c'est le côté véritablement hôtel qui fonctionne,
26:22le reste, c'est compliqué.
26:23Donc, bon, il y a quelque chose,
26:25mais encore une fois, là, on est sur un sujet de l'art,
26:28par définition, dans le tourisme.
26:29Et on s'aperçoit, après,
26:31que quand on regarde les dossiers qui remontent,
26:34qui sont peut-être, demain, intéressants
26:36et qui ont longtemps souffert,
26:37on va retrouver du Publicis,
26:39moitié des chiffres, la fait,
26:40on va retrouver du ABNBEV,
26:42pareil, c'est une européenne,
26:44donc, on est en train de regarder,
26:46là, c'est pas complètement mûr comme raisonnement,
26:48mais il semblerait que ces dossiers-là,
26:51qu'on voit revenir sur le devant de la scène,
26:53alors, chacun avec ses histoires,
26:55bon, Publicis...
26:56Mais le facteur dollar est peut-être en train de remonter un peu.
26:58Le facteur dollar est peut-être un facteur commun,
27:01donc ça n'a pas forcément marché avec tous,
27:02et on le voit, Publicis, il y a le sujet,
27:05voilà, c'était la victime de l'IA,
27:07et puis rien ne va se passer,
27:07bon, là, on a vu avec la dernière acquisition
27:09qui est bourrée de sens,
27:10et enfin, nous, on adore le management,
27:12donc, et enfin, on va peut-être reconnaître justice,
27:14on a un titre qui est en train,
27:16qui a une phase de controverse,
27:18qui est potentiellement mûr pour repartir.
27:22ABNBEV, l'histoire était compliquée,
27:23parce qu'il y avait beaucoup de dettes,
27:25bon, ils ont beaucoup travaillé là-dessus,
27:26et puis là, en fait,
27:27ils sont en train de nous raconter une autre histoire,
27:28alors, c'est ténu,
27:29mais tout ce qui est bière sans alcool,
27:32ça marche bien.
27:33C'est un succès.
27:35Visiblement, c'est le secteur en croissance.
27:38C'est là où il y a la croissance,
27:40parce que sur le reste,
27:41c'est une croissance très à tonnes.
27:43Donc, il y a peut-être une histoire
27:44à raconter autour de ça,
27:45donc voilà, on est en train de surveiller
27:47tous ces dossiers-là.
27:49Compliqué, de toute façon,
27:49l'alimentaire entre les GLP1,
27:53la désalcoolisation des générations,
27:55je ne sais pas comment le dire,
27:56le fait que la consommation d'alcool baisse,
27:58etc., c'est vrai qu'il y a peut-être
28:00des changements de mode de consommation
28:02qui sont en train de germer
28:03et qui pourraient modifier aussi
28:05les profils un peu de ces entreprises.
28:07Voilà, donc on regarde ça,
28:09on a des valeurs comme Puma,
28:10pareil, c'est valeurs européennes, certes,
28:12mais avec une exposition au dollar.
28:17Donc ça, ça peut être un début d'idée,
28:20un embryon d'idée,
28:20regarder l'exposition du chiffre d'affaires au dollar.
28:23Mais on voit bien,
28:24et je suis complètement d'accord avec Laurent,
28:25que voilà, sur la tech,
28:27on a fait des grosses performances,
28:29on peut continuer,
28:30et on est positionné,
28:31donc on en profitera,
28:32mais il faut quand même préparer
28:35le plan B,
28:37parce que le choc à moins 10 sur le SOX,
28:39il n'est pas anodin,
28:40on ne peut pas le passer sous silence.
28:42Il y a un sujet,
28:43et à un moment donné,
28:43le sujet reviendra de dire,
28:45qu'est-ce qui peut marcher si la tech ?
28:46À quand la rentabilité, à quand les sujets-là,
28:47et donc du coup,
28:49on va se retourner,
28:50enfin, dans la première étape,
28:52c'est que tout baisse un peu,
28:53beaucoup,
28:54et après, on va regarder,
28:55et c'est peut-être des valeurs,
28:57parce qu'en fait,
28:57il y a des secteurs
28:58qui ont été complètement ignorés
28:59depuis très longtemps,
29:00qui peuvent revenir,
29:01et objectivement,
29:02qui sont bien sous tout rapport,
29:03mais qui ont juste été oubliés de la bourse.
29:05Alors, il y a les victimes de l'IA
29:07et les oubliés aussi de la bourse,
29:08comme vous dites,
29:10à quoi on fait référence, Bertrand ?
29:12Et est-ce que c'est des secteurs,
29:13effectivement,
29:14qui peuvent amortir une secousse sur la tech,
29:17voire peut-être même performer
29:19dans un moment où la tech,
29:21elle, est-ce qu'on trouve encore
29:23des histoires de secteurs ou d'entreprises
29:26qui soient décorrélées de l'IA ?
29:29C'est un peu ça, la question, aujourd'hui.
29:30On a l'impression que l'IA
29:31érigue tellement de choses
29:32qu'une boîte,
29:33un équipementier automobile,
29:34Valeo,
29:35voilà, on peut lui mettre 20% sur une journée
29:37parce qu'il a fait un contrat
29:38pour un refroidisseur de data center,
29:42enfin, des histoires comme ça.
29:43Caterpillar qui a dû prendre 70-80%
29:45parce qu'ils se mettent aussi
29:46à fournir un peu d'équipement
29:47pour des data centers
29:48très en dehors de leur cœur de métier.
29:50Mais finalement,
29:51dès que l'IA s'approche,
29:53boum, la valeur explose.
29:53En fait, sur Caterpillar,
29:54je suis tombé dans le panneau aussi,
29:55moi je l'avais laissé
29:56avec ses gros ordres de chantier.
29:57En fait, ça fait un moment
29:58qu'ils sont sur le BESS,
29:59enfin, sur des batteries conteneurs,
30:02et qu'ils en fournissent,
30:03en fait, ça s'est monté en puissance
30:04dans le chiffre d'affaires
30:06et les marges d'affaires.
30:07Mais, oui, oui,
30:08donc on est en train de regarder
30:13quoi qu'il en faudra.
30:15Donc, il peut y avoir
30:17des moments compliqués,
30:17on l'a vu, il y a des dossiers,
30:19Schneller, ça n'a pas toujours été
30:20très simple, donc voilà.
30:23Mais il y a d'autres moteurs aussi
30:24que la seule IA dans l'énergie.
30:25L'IA est un nouveau moteur
30:27pour l'énergie,
30:28mais le thème, pour revenir à la souveraineté,
30:30de l'électrification en Europe,
30:32il ne s'arrêtera pas demain
30:33si une boîte annonce
30:34une baisse de ses capex dans l'IA, j'imagine.
30:36Non, non, non, ça,
30:37il faut continuer à surveiller très près.
30:39Donc, voilà, on est dans ce moment-là
30:41où il faut s'y préparer.
30:43Et en fait, ça ne coûte rien
30:44de s'y préparer.
30:45Enfin, il faut juste réfléchir un peu,
30:46voilà, mais concrètement, voilà.
30:48C'est dans ces moments-là
30:49qu'il faut le faire.
30:49Voilà, parce que cette période
30:51de ce qu'on appelle de controverses
30:52ou des dossiers,
30:53ceux que j'ai cités là dernièrement,
30:54les publicistes, la BIMBF,
30:55qui ont beaucoup baissé
30:56et sont en train de repartir,
30:57on sait que c'est une période
30:58où personne n'est d'accord.
30:59Les analystes, il n'y en a pas
31:00qui est d'accord.
31:01Donc, certains commencent à se dire
31:02oui, mais quand même,
31:03c'est pas cher, il faut y retourner,
31:04alors que les autres voient encore
31:05des problèmes d'inflation,
31:06des problèmes de...
31:07Le marché de la pub n'est pas génial.
31:09Enfin, bref.
31:10Donc, c'est des moments
31:11où on peut se faire un peu secouer.
31:12Donc, voilà, on va surveiller
31:14très près les publications
31:15parce que c'est sur les publications
31:17qu'en général,
31:18il peut y avoir le déclencheur
31:19où, voilà, on a plusieurs analystes
31:22qui vont dire
31:22mais mon Dieu,
31:23mais c'était tellement égouté.
31:24Oui, oui, oui.
31:25Après, je vois dans les...
31:26Donc, il ne faut pas avoir peur
31:27sur ces moments-là
31:28de rentrer, même si le titre
31:30est en train de prendre
31:3110 ou 15 dans la journée.
31:32C'est juste le démarrage
31:33d'une séquence
31:34qui peut être un peu plus longue.
31:36Après, pour revenir
31:37sur les victimes de l'IA,
31:38dans les médias,
31:39dans les logiciels,
31:40j'ai quand même l'impression
31:41que des boîtes,
31:42on pense à SAP, Capgemini,
31:44Publicis,
31:45c'est des boîtes
31:46qui vont devoir quand même
31:47apporter une quantité de preuves
31:49pour démontrer
31:50qu'elles ne sont pas victimes de l'IA
31:51mais qu'au contraire,
31:53elles peuvent en profiter.
31:54J'ai l'impression
31:54que ce n'est pas un trimestre
31:55de bons résultats
31:56parce que des SAP,
31:57des Capgemini
31:57continuent d'avoir
31:58des bons résultats
32:00mais ça ne réveille pas
32:01les titres pour autant.
32:02J'ai l'impression
32:02qu'il va falloir démontrer ça
32:04sur des trimestres
32:06et des trimestres
32:06avant que le marché
32:07se dise peut-être
32:08oui, en fait,
32:09ils vont réussir
32:10à en profiter.
32:11Clairement,
32:11il y aura un sujet
32:12sur apporter des preuves
32:15qui seront passées
32:16mais voilà,
32:17sur l'utilisation
32:18parce qu'en fait,
32:19le sujet de la rentabilité,
32:20il arrive de l'autre côté
32:21puisqu'il arrive chez elles,
32:21c'est-à-dire en fait,
32:22combien ça vous coûte ?
32:23Je pense qu'on va avoir
32:24le moment token,
32:26il y a d'ici très peu de temps,
32:27on va en avoir partout,
32:28sur tous les murs,
32:29la tokenisation,
32:30combien ça coûte.
32:30La tokenomics, oui.
32:32Donc, voilà,
32:33parce que l'utilisation de l'IA
32:34pour l'instant,
32:35c'est un peu en mode
32:36freemium,
32:36enfin en gros,
32:37c'est un peu...
32:37Ils le disent,
32:39c'est pas le prix du token,
32:40c'est pas le vrai prix aujourd'hui.
32:41Voilà,
32:42et on le voit
32:42quand on commence
32:43à faire des promptes,
32:44on s'aperçoit
32:45qu'il y a des moments
32:46où la bécane
32:46tonte quand même
32:47pendant 4 ou 7 minutes
32:48à mâcher de la donnée,
32:49je sais pas,
32:49ça,
32:49ça,
32:50on se doute bien
32:50qu'entre ça,
32:52un prompt pour avoir,
32:53j'en faisais un dernièrement
32:54justement,
32:55pour revoir les ratios
32:56sur Mélia,
32:57la comparer à d'autres,
32:58enfin bref,
32:58et en fait,
32:59ça a tourné
33:00pendant une dizaine de minutes.
33:01Ah oui,
33:02ça coûte.
33:02Ça, forcément,
33:03ça coûte plus cher
33:04que quand vous demandez
33:05une recette
33:06sur une quiche Lorraine
33:06pour 32 minutes
33:08et c'est pas le même prix.
33:09Ah oui.
33:09Bon,
33:10c'est quoi une idée
33:11diversifiante
33:12ou décorrélante
33:13par rapport à l'IA
33:14pour vous,
33:14Laurent ?
33:17Alors,
33:17je vous ai amené
33:18un graphique
33:19de la santé
33:20parce que je trouve
33:20qu'il est dans une...
33:21ce secteur de la santé
33:22stoxissant à healthcare,
33:23il est dans une situation
33:24que je trouve
33:26particulièrement intéressante.
33:27Ça va toujours
33:28dans ce questionnement.
33:31Y a-t-il eu une vie
33:31en dehors de l'IA
33:32aujourd'hui
33:33sur les marchés ?
33:34C'est pas une question
33:35qui est facile
33:38à répondre
33:38mais quand on regarde
33:40ce secteur de la santé
33:41avec une belle base
33:43qui s'est constituée,
33:45on a ici un graphique
33:46en hebdomadaire,
33:47avec donc une base
33:48sur les 1 060 points
33:49qui a bien tenu
33:51et puis cette semaine,
33:51on voit que ça repart
33:53à la hausse.
33:54Voilà,
33:54c'est une manière
33:56de réallouer
33:57un petit peu
33:58des fonds,
33:58c'est-à-dire que si on a été
33:59un investisseur astucieux
34:01et qu'on a joué
34:02cette thématique
34:04intelligence artificielle
34:05aux Etats-Unis,
34:06peut-être que c'est le moment
34:07de prendre des gains
34:08et puis de revenir
34:09sur l'Europe
34:10et pourquoi pas
34:10sur la santé
34:11qui est vraiment
34:12pour le coup
34:12un secteur défensif
34:14et qui rentre bien
34:15dans ma lecture
34:16que j'ai
34:17des semaines
34:18et des mois
34:19à venir,
34:20d'autant plus
34:20que graphiquement,
34:21on voit que c'est justifié
34:23que du point de vue
34:24de la force relative,
34:25on a en bas du graphique
34:27un ratio qui est en train
34:27de se retourner.
34:28Donc,
34:28c'est-à-dire qu'il y a
34:29des flux qui arrivent
34:30sur ce secteur
34:31et que,
34:32de mon point de vue,
34:32c'est quelque chose
34:33qu'il faut considérer.
34:34Du point de vue
34:35des actions,
34:36j'aime bien Novartis
34:37en Suisse,
34:39j'aime bien Merck
34:41en Allemagne,
34:42en France,
34:43j'aime bien Eurofins.
34:44Donc,
34:44voilà,
34:44ce sont des dossiers
34:45qu'on peut regarder
34:47et qui participent
34:48à cette diversification
34:49qui,
34:50de mon point de vue,
34:51est maintenant
34:52de plus en plus justifiée.
34:53Oui,
34:53c'est la stratégie
34:54à suivre aujourd'hui.
34:55C'est marrant
34:56parce que le secteur
34:56de la santé,
34:57quand on écoute
34:57quand même
34:57des spécialistes,
35:00c'est le secteur
35:01qui va peut-être
35:01être le plus révolutionné
35:03par l'utilisation
35:05de l'IA
35:05dans la conception
35:06de nouveaux médicaments,
35:08dans la recherche
35:09de surmesures,
35:10etc.
35:11Et d'ailleurs,
35:12on va avoir assez vite
35:13peut-être des premiers
35:14médicaments IA
35:16ou en tout cas conçus,
35:17designés par l'IA.
35:19Mais c'est vrai
35:19que c'est un secteur
35:20qui se comporte
35:20de manière assez cantonnée
35:23par rapport au thème
35:24de l'IA jusqu'à présent,
35:25Laurent.
35:26En fait,
35:27l'IA,
35:29elle devient
35:30de plus en plus transverse
35:31et on peut parier
35:33que dans cinq ans,
35:34il y en aura partout
35:35dans tous les secteurs.
35:37Donc,
35:37vous avez raison,
35:39il va y avoir
35:39de l'IA
35:40dans le secteur
35:41de la santé,
35:43mais on sort quand même
35:45de la thématique
35:46immédiate
35:47qui a créé
35:48chez les investisseurs
35:50privés,
35:50surtout aux États-Unis,
35:51cette espèce
35:52d'euphorie collective
35:53où ils continuaient
35:55de payer
35:56des sociétés
35:57qui, certes,
35:57faisaient des bénéfices
35:59et des trimestres
36:01exceptionnels,
36:02mais on a quand même
36:04été dans un mouvement
36:06que je trouve
36:07excessif
36:09et je pense
36:11qu'il va y avoir
36:12de l'IA partout
36:13et dans le secteur
36:14de la santé,
36:15mais si on devait
36:18mesurer
36:18la distance
36:19qui existe
36:20entre
36:20la frénésie
36:22qui existe
36:22et la thématique
36:23IA
36:23et la thématique
36:25IA
36:25et son atterrissage
36:26dans le secteur
36:26de la santé,
36:27on a peut-être
36:28un lag
36:29qui fait que
36:30c'est un secteur
36:32où on est encore
36:33un peu à l'écart
36:34de ce que l'IA
36:36peut apporter.
36:38Une minute,
36:39Bertrand,
36:39avant de conclure,
36:40mais je voyais
36:41acquiescer
36:41quand Laurent évoquait
36:42le secteur de la santé.
36:44Là aussi,
36:44c'est un secteur
36:45qui trouve
36:48des intérêts
36:49spécifiques
36:50dans l'environnement
36:50de marché actuel.
36:51C'est un secteur
36:52qui était compliqué
36:53parce que franchement
36:54sur tous les dossiers
36:55qu'on a eu,
36:56on a quand même
36:57pris des portes
36:58de saloon,
36:59ça a été un peu compliqué
37:00sur des dossiers
37:01qui ont eu des parcours.
37:03Pas forcément simple,
37:04assez chaotique
37:05et donc qui rendait
37:06l'investissement
37:07pas forcément simple.
37:09On a trouvé mieux
37:10à faire.
37:10Donc voilà,
37:13par contre,
37:13effectivement,
37:14aux Etats-Unis,
37:15on s'aperçoit
37:16que le Nasdaq Biotech
37:18est en train
37:19de revenir
37:20sur le devant de la scène.
37:22Donc pareil,
37:22c'est une controverse,
37:23c'est plus ou moins avancé
37:24mais il y a quelque chose.
37:25Sur l'indice santé,
37:26non,
37:26mais sur le sous-segment
37:27du Nasdaq Biotech,
37:28oui,
37:28on commence à trouver
37:29des noms qui sont sympas
37:30et du côté européen,
37:34on a des sociétés
37:35plutôt du côté
37:36des petites et moyennes
37:37capitalisations.
37:38Après,
37:38c'est des boîtes
37:38qui sont déjà
37:39à 2 milliards,
37:393 milliards,
37:404 milliards.
37:41Je pense à
37:41Swedisher Fan
37:42en Suède.
37:45Et puis après,
37:46sur la fin de l'année,
37:47normalement,
37:47Medincel,
37:48j'en avais déjà parlé.
37:49Là,
37:49c'est un peu compliqué
37:50en ce moment
37:50mais logiquement,
37:52avec les résultats
37:53qui vont sortir,
37:53ça devrait l'apporter
37:54pour faire un redémarrage
37:56d'ici la fin de l'année.
37:57Merci beaucoup messieurs.
37:58On s'arrêtera là
37:58pour conclure ce mois
38:00boursier ensemble.
38:02Bertrand Lamiel
38:02qui était à mes côtés
38:03en plateau,
38:03le directeur général
38:04de Porz en part gestion
38:05et Laurent Albi
38:06qui nous accompagnait
38:07à distance,
38:08responsable de Next Momentum
38:09et cofondateur
38:10de Calais 360.
38:11Merci.
38:11Merci.
38:12Merci.
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