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NewsTranscription
00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:05Et comme dirait mon responsable d'antenne en France, on dit qu'il est midi passé de 31 minutes, et
00:09pas 12 heures, excusez-moi.
00:11Alors il est midi passé de 31 minutes, avec Clément Barguin qui est à mes côtés pour ce face-à
00:17-face avec le président national de l'UMI,
00:20l'organisation syndicale des professionnels de la restauration et de l'hôtellerie.
00:24Et puis également le président en Gironde qui crie le désespoir de voir revenir les touristes dans sa région.
00:32Les professionnels du tourisme se disent prêts, les autorités y sont favorables, les incendies sont globalement fixés, mais pour autant
00:41ça ne revient pas.
00:43Mais oui, l'incendie qui a ravagé une partie de la Gironde bouleverse la saison touristique entre évacuation, annulation, inquiétude.
00:49Les professionnels en appellent à la solidarité. Il faut dire que l'enjeu est crucial, le tourisme représente près de
00:554 milliards d'euros de retombées économiques en Gironde,
00:5840 000 emplois en dépendent. Alors le message est clair, venez en Gironde, les vacances continuent ici.
01:04Pour en parler avec nous sur Sud Radio, on accueille donc Franck Chomès. Bonjour Franck.
01:09Bonjour monsieur.
01:11Président national UMI Restauration, président de l'UMI Gironde, l'Union des métiers et des industries et de l'hôtellerie.
01:17Et première question, quel message vous adressez aujourd'hui aux Français qui hésitent peut-être à venir en vacances en
01:24Gironde ?
01:26Ne nous abandonnez pas, tout simplement. C'est le slogan que l'UMI a donné sur sa campagne de communication.
01:33Alors attendez monsieur, est-ce que vous pourriez reprendre parce que ça coupe un petit peu, j'ai l'impression
01:36que la connexion n'est pas très bonne.
01:38On ne vous a pas entendu du coup sur votre slogan.
01:41Alors je dis ne nous abandonnez pas. C'est le slogan que l'on a donné sur la campagne de
01:47communication.
01:48à l'UMI et que les feux sont arrivés et que malheureusement des annonces gouvernementales à ne pas venir en
01:57Gironde nous ont un peu pénalisés.
01:59Puisqu'il y a eu des annulations en cascade dans les hôtels et dans les réservations auprès des campings.
02:06Pourtant Serge Papin, ministre en charge des commerces et des industries, disait que la Gironde est certes meurtrie mais elle
02:15est debout.
02:17Oui, elle est debout d'abord. Je rappelle que les endroits qui ont été...
02:20Donc il a rectifié le tir ?
02:22Oui, oui, oui, tout à fait. On l'a remercié bien évidemment. Notre président aussi confédéral, Thierry Marx, l'a
02:28annoncé.
02:29Bien évidemment, la Gironde, si vous voulez, les endroits qui ont été sinistrés représentent tout juste 4% de la
02:37surface du territoire de la Gironde.
02:4041 000 hectares malgré tout.
02:42Oui, oui, oui, mais il y a des destinations. C'est un territoire très forestier. Donc tout ce qui a
02:48brûlé est forestier.
02:49Pour la presqu'île du Cap Ferret, c'est une entrée commune. C'est une seule et unique route.
02:55Donc vous avez effectivement à l'entrée du Cap Ferret peut-être un paysage pas forcément agréable, voire désastreux.
03:02Mais une fois que vous avez fait les quelques kilomètres pour rentrer dans la presqu'île, toute la presqu'île
03:06est identique.
03:07Donc déjà, vous êtes plutôt rassuré pour le décor. Vous avez aussi le bassin d'Arcachon d'en face.
03:14Arcachon, la test, la partie qui avait brûlé en 2022, qui est debout et qui peut recevoir.
03:22Puis après, on a le Médoc, on a le Sauternay, on a le Libournay et on a Bordeaux aussi, qui
03:26je rappelle est classé à l'UNESCO.
03:30Franck Chomès, comment vous évaluez aujourd'hui la situation ? Est-ce que vous arrivez à chiffrer ?
03:36Que représente la baisse de fréquentation ?
03:41Alors, la baisse de fréquentation, elle a été de 100% quand ça a été évacué, bien évidemment.
03:47Quand ça a rouvert, on a vu des annulations en cascade, comme je vous ai dit.
03:52Donc c'était l'ordre de 40%, 50% Bordeaux est monté jusqu'à 80% d'annulation.
03:57C'était hérifiant.
03:59Et puis là, on voit que depuis que les routes sont ouvertes, la 63 a été rouverte, que le domaine
04:05ferroviaire, l'SNCF a rouvert la ligne.
04:08On est, dirons-nous, revenus pas pratiquement à la fréquentation identique à l'année dernière au niveau du mois d
04:15'août.
04:15Donc c'est assez rassurant, c'est-à-dire que les gens nous ont écoutés et je voudrais profiter de
04:21mon intervention pour remercier les gens qui, par solidarité, n'ont pas annulé leur séjour au mois d'août.
04:28Et justement, qu'est-ce qu'ils vous disent, les gens ? Il y en a qui ont hésité à
04:31revenir, il y a encore des inquiétudes, vous les percevez ?
04:36Oui, alors, il y a eu des annulations, celles-ci, elles ne sont pas revenues.
04:39C'est-à-dire que la peur qu'on a eue, c'est pour ça qu'il y a eu
04:42une campagne de communication de partout, que ce soit les offices de tourisme, que ce soit à tout France, que
04:48ce soit nous, l'UMI, bien évidemment.
04:52On a eu peur parce que les annulations étaient considérables.
04:55Il y a eu de nouvelles personnes qui ont comblé ces annulations par solidarité.
05:01Voilà, ça veut dire que les clients qu'on avait, qui étaient réservés début août, ont confirmé leur annulation, mais
05:08d'autres sont venus par solidarité.
05:09Donc, on espère que ça va se maintenir, dirons-nous, tout le mois d'août.
05:13Et aujourd'hui, les réservations pour le mois de septembre se font dans les 15 premiers jours d'août.
05:19Donc, on espère bien évidemment qu'on aura une arrière-saison plus que raisonnable.
05:23Selon à tout France, justement, 520 établissements ont été évacués dans les Landes comme en Gironde.
05:30Est-ce que ces derniers ont retrouvé leur activité d'avant ou peinent encore à remplir malgré tout ?
05:37D'abord, ils ont déjà retrouvé le sourire.
05:39Oui, c'est déjà pas mal.
05:41Ceux qui sont debout, c'est que leur établissement n'a pas brûlé et il n'y a eu aucune
05:47perte humaine.
05:48Donc, ça, c'est à souligner.
05:50Et bien évidemment, on ne remerciera jamais assez les pompiers, les agriculteurs et tous les gens qui ont prêté main
05:54forte.
05:56Ils ont retrouvé le sourire.
05:57Ce n'est pas la fréquentation idéale parce que, comme je vous dis, une fois qu'on a eu la
06:03possibilité de reprendre le chemin des lieux sinistrés,
06:07ça a été un peu timide mais on a l'impression que là, cette première semaine d'août, ça revient
06:11à la normale et c'est ce qu'on espère jusqu'à la fin de la saison, bien évidemment.
06:16Et les réservations de dernière minute, ce sont possibles, il faut le dire à tous ceux qui nous écoutent.
06:20Si vous avez envie de passer quelques jours de vacances en Gironde, c'est tout à fait possible.
06:25Est-ce qu'il y a de bonnes affaires à faire, Franck Chomès, en ce moment justement, du fait de
06:29ces annulations et de ces réservations de dernière minute dont parle Clément Barguin ?
06:34Non, parce que d'abord, la prestation, elle est ce qu'elle est, elle a un tarif et on ne
06:38va pas brader.
06:40Justement, vous ne bradez pas pour remplir ?
06:43Non, bien sûr que non.
06:45Aujourd'hui, la destination, elle est magnifique.
06:47On sait que le territoire girondin est assez, dirons-nous, beau et agréable.
06:53Donc, il n'y a pas de raison.
06:54Déjà, il va falloir faire face aux 10-15 jours de manque d'activité et ça, ce n'est pas
07:01des moindres.
07:02Donc, financièrement, je pense qu'on fera les comptes à la fin de la saison.
07:06On n'aime pas trop anticiper sur, dirons-nous, sur le bilan de saison, saison comme on voulait.
07:14Mais 10 à 15 jours d'inactivité, ça représenterait à peu près combien en perte de chiffre d'affaires, selon
07:22vous ?
07:22Vous avez forcément une idée.
07:25Non, mais la question est bonne et pertinente puisqu'aujourd'hui, du 14 juillet au 31 décembre,
07:31ça représente à peu près 80% de notre saison au niveau chiffre d'affaires.
07:36Donc, vous imaginez qu'on a fermé le 22-23 jusqu'au, dirons-nous, 2 août,
07:43le temps de remettre les machines en route.
07:45Une bonne dizaine de jours.
07:47Oui, donc effectivement, ça va être une perte colossale.
07:51Et dans notre métier, malheureusement, on ne peut pas rattraper ce qu'on a perdu.
07:55Parce que votre capacité d'hôtellerie, vous ne la doublerez pas au mois d'août si vous êtes complet.
07:59Et le restaurant, la capacité de table et de chaise et de réception, vous ne pourrez pas le doubler.
08:06Donc, ce qu'on espère, évidemment, c'est d'être complet jusqu'à la fin de la saison.
08:11Et avec cette arrière-saison qui pourrait rattraper.
08:13Mais on a un deuxième facteur qui arrive, c'est les canicules.
08:17Et dans les canicules, il y a toujours une baisse de fréquentation
08:20parce que les gens ont trop chaud et désertifient les terrasses
08:24pour aller dans des endroits climatisés.
08:26Clément Barrière.
08:27Oui, et vous le disiez, tout l'enjeu, ça va être après la forte saison,
08:33notamment au mois de septembre, au mois d'octobre.
08:35Là aussi, il va falloir redoubler d'efforts pour attirer les touristes.
08:38Ou en tout cas, là, ça va être une période cruciale pour vous.
08:42Tout à fait, tout à fait.
08:43C'est pour ça que la communication, même si elle est dans tous les sens
08:49et qu'on a retrouvé un peu les taux d'occupation que l'on désirait,
08:54il ne faut pas lâcher.
08:55Parce que, justement, il faut que les gens, par solidarité,
08:58soient là au mois de septembre et au mois d'octobre,
09:01quand la saison est belle, jusqu'au mois d'octobre.
09:03Franck Chomès, vous restez avec nous.
09:05Je vous rappelle, vous êtes président national de l'UMI,
09:07le syndicat professionnel des maîtres, hôteliers et restaurateurs.
09:12Vous êtes aussi président de cette même union en Gironde.
09:15On revient dans un instant sur Sud Radio.
09:18Sud Radio.
09:21Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
09:27Et toujours avec Franck Chomès, président national de l'UMI,
09:31le syndicat professionnel des maîtres, hôteliers et restaurateurs
09:34et président de la même union en Gironde.
09:36Franck Chomès, avant que nous fassions une petite interruption,
09:40on parlait avec vous du fait que tous les professionnels du tourisme de Gironde,
09:46ça y est, sont prêts de nouveau à accueillir les clients.
09:49Avec une petite déception de voir qu'on n'est pas encore à 100% de taux d'occupation,
09:55là où normalement vous devriez l'être actuellement,
09:58dû à ces 10 jours d'interruption à tout France.
10:01Selon les chiffres qu'ils ont publiés,
10:03nous disaient que 520 établissements avaient été malheureusement évacués,
10:07et donc fermés administrativement, de fait, depuis le 22-23 juillet,
10:12ça c'est vous qui nous précisiez cette information.
10:14Donc 10 jours de non-exploitation commerciale,
10:17c'est un coup dur forcément pour ces professionnels,
10:20pour l'ensemble de votre profession qui en a pâti dans votre région, la Gironde.
10:25Vous réussissez peu à peu à reprendre des couleurs.
10:28Là, j'aimerais avec vous qu'on essaye de faire rêver un peu nos auditrices,
10:32nos auditeurs qui n'avaient pas forcément au programme la Gironde,
10:34mais qui pourraient peut-être considérer les choses en vous écoutant.
10:37Qu'est-ce qu'on peut faire dans votre région ?
10:39Si on part, par exemple, du côté de nos chers cépages,
10:46est-ce qu'on peut encore aller déguster des bons vins ?
10:49Ou est-ce que là-dessus, malheureusement,
10:52on a des professionnels qui ont littéralement souffert ?
10:55Non. Alors d'abord, notre profession a toujours fait preuve de résilience.
10:59Je rappelle qu'on a connu la Covid,
11:01on a connu les Gilets jaunes,
11:03on a connu la montée d'énergie.
11:06Je crois qu'on est un peu habitués aujourd'hui
11:08à avoir des catastrophes, dirons-nous, de ce genre.
11:12Parce qu'il y a un impact,
11:14pas que départemental, pas que régional.
11:16Vous savez, les gens qui ont annulé,
11:18ils ont pris la route peut-être de l'Espagne ou d'ailleurs.
11:22Donc ça veut dire que c'est une perte aussi du tourisme en France.
11:26Si encore ils changent de région,
11:28je veux dire que la manne financière reste de son autre territoire,
11:31mais là, ce n'est pas le cas.
11:32Non, je crois qu'aujourd'hui, pour vous faire rêver,
11:35il n'y a pas à vous faire rêver.
11:36C'est qu'aujourd'hui, il n'y a rien à...
11:37Oh, je suis un petit peu quand même.
11:40Vous êtes en campagne séduction, Franck Chomès.
11:45Je vais d'abord vous dire que le département de la Gironde
11:49est le plus grand département en France, déjà.
11:52Vous dire bien évidemment que c'est le plus beau,
11:54parce que chaque représentant de son département
11:57va vous dire la même chose.
11:58Donc comme je suis assez, dirons, auvin,
12:02je vais vous dire que c'est le plus beau département
12:04qui existe sur notre territoire français.
12:07L'avantage peut-être que les gens peuvent voir aujourd'hui,
12:11en venant en Gironde,
12:13ils vont assister aux bandages,
12:14parce qu'avec ces canicules,
12:16les bandages ont été précoces.
12:18Donc c'est un...
12:19Direz-nous, c'est à voir,
12:20parce que souvent,
12:22les touristes ne voient pas le travail
12:24de ces gens qui travaillent la vigne.
12:26Donc aujourd'hui,
12:27ils peuvent voir les bandages au milieu des châteaux.
12:30Ça, c'est une belle chose.
12:31Après, les plages n'ont pas bougé
12:32de toute la côte atlantique.
12:35Je redis, le Médoc est merveilleux,
12:37que ce soit Montalivet, Carcan,
12:40Maubuisson, toute cette côte-là.
12:42Et puis même le bassin-marcachon,
12:43il n'a pas bougé.
12:44Je vous rassure,
12:45vous pouvez toujours contempler le bandarien
12:47et toute la côte atlantique
12:49jusqu'au Land,
12:50puisqu'on est quand même limitrophes et voisins.
12:54Donc je ne peux qu'encourager
12:56les touristes français à venir
12:57dans ce beau département que je représente.
13:00Et Franck Chomès,
13:01justement, en parlant des touristes français,
13:03c'est quoi ?
13:03Ils représentent 80% des touristes en Gironde.
13:08Donc là, c'est vraiment la cible,
13:10c'est cibler les Français.
13:13Oui, oui, oui.
13:15C'est pour ça que la campagne de communication
13:18qu'on a faite à l'UMI,
13:20on a été les premiers à sortir de cette campagne
13:21parce qu'il y avait eu l'urgence,
13:22les jours étaient comptés,
13:23on ne savait pas quand c'est
13:24qu'on allait pouvoir réouvrir.
13:26Parce qu'aujourd'hui,
13:27cette campagne avec
13:28« Ne nous abandonnaz pas »,
13:29c'était un peu un signal d'alarme.
13:32Promotionner un territoire,
13:34on va le faire aussi cet hiver
13:35pour éviter que les gens pensent
13:37que notre territoire a été endommagé
13:40à ne pas le visiter.
13:42On va continuer dans l'hiver,
13:44bien évidemment,
13:45pour que l'année prochaine,
13:45les gens reviennent.
13:46Mais dans l'immédiat,
13:49on ne peut qu'attirer les étrangers.
13:53Pour attirer les étrangers,
13:54il faut le faire en plusieurs langues.
13:55Donc on l'a fait en plusieurs langues,
13:56on l'a diffusé partout,
13:58sur vos antennes,
13:59sur les réseaux sociaux.
14:00On est à 3,5 millions,
14:014 millions de vues.
14:04Donc on espère qu'on va être entendus.
14:07Mais je suis assez,
14:08vous savez,
14:08on est une profession assez optimiste.
14:11Et donc on fait,
14:12on l'a vu pendant ces feux,
14:14que la France avait du cœur,
14:16que la France était solidaire,
14:18de par ses agriculteurs,
14:20de par aussi les citoyens
14:21qui ont aussi,
14:23dirons-nous,
14:23abandonné leurs vacances
14:24et sont venus prêter main forte
14:26auprès des gens vulnérables.
14:28Donc voilà,
14:30je dis que la France a du cœur
14:31et j'espère qu'elle aura encore du cœur
14:33et de la solidarité avec nous.
14:34Alors j'entends bien
14:35que vous êtes très confiant
14:36sur les qualités de votre région
14:38et je lui reconnais.
14:39Je vous reconnais
14:39votre talent là-dessus.
14:41Mais faites-moi quand même
14:43un peu rêver.
14:44Faites-moi une carte postale
14:45d'un endroit absolument
14:46à voir en Gironde,
14:48s'il vous plaît,
14:48Franck Chomès.
14:50Alors je vais,
14:52je voudrais essayer de le faire
14:53sans vexer personne.
14:54Non, non, mais
14:55on peut en faire plusieurs.
14:57Allez-y,
14:57comme ça vous vexez personne.
14:59Alors, écoutez,
15:00prenez déjà la direction
15:02de la Gironde,
15:03venez sur le bassin de l'Arcachon,
15:05que ce soit au Café Ré,
15:07vu sur le banc d'Arguen
15:09et vu sur la dune du Pilar
15:11ou l'Arcachon,
15:12toujours vu sur le banc d'Arguen
15:13parce qu'il sépare
15:15le bassin en lui-même.
15:17Et puis,
15:18allez visiter
15:19toutes ces cabanes d'ostriculteurs,
15:21allez manger dans ces restaurants
15:22merveilleux
15:23que l'on représente
15:24et vous avez encore un endroit
15:26qui est,
15:27comme la Distarque,
15:27un des plus beaux
15:28d'endroits au monde
15:29puisqu'il est dans les 10
15:29d'endroits les plus prisés,
15:31c'est la corniche.
15:33Donc,
15:33vous pouvez aller
15:34de ce côté-là.
15:35Et puis après,
15:35j'ai envie de vous dire,
15:37allez dans le Bédoc,
15:38allez dans ces plages
15:41à perte de vue
15:42que l'on a à Montalivé,
15:43à Carcan,
15:44à Maubuisson,
15:45où il y a encore
15:47des paysages somptueux,
15:49assez sauvages,
15:50comme on les a toujours aimés.
15:51Et vous allez vous retrouver
15:53seul sur la plage
15:54avec une personne
15:55qui sera à moins de 100 mètres.
15:57Donc,
15:57ça n'a pas de prix.
15:58Voilà.
15:59Oui,
15:59on n'est pas les uns
16:00sur les autres,
16:01contrairement à d'autres endroits.
16:03Oui,
16:04on a cette chance
16:06d'avoir ces plages
16:07à perte de vue.
16:08Et après,
16:09j'ai envie de dire,
16:10pour finir,
16:11venez dans le Bordelais.
16:12Bordeaux est une ville
16:13merveilleuse.
16:14Elle est tournée
16:15vers l'eau.
16:17Ça,
16:17c'était M. Juppé
16:18qui l'avait faite.
16:19Et aujourd'hui,
16:21il y a des monuments
16:21magnifiques.
16:22On a le musée du vin
16:25qui est la première destination
16:27visitée chez nous.
16:28Et puis,
16:29le centre-ville de Bordeaux,
16:30sa métropole,
16:32dans le Saint-Émilion,
16:33dans le Sauterné,
16:34toujours dans les vignes.
16:35Donc,
16:35j'ai envie de vous dire,
16:36oui,
16:36les cartes postales,
16:37il n'y en a pas qu'une
16:38et il y en a plusieurs.
16:38Et alors,
16:39vous,
16:39Franck Chomès,
16:40vous-même,
16:40vous êtes un professionnel
16:41du tourisme.
16:44Oui,
16:44je suis restaurateur
16:45de quatre générations
16:47et j'ai une affaire
16:48en plein centre de Bordeaux,
16:49dans le jardin public,
16:51qui est au milieu
16:52des arbres
16:53et des ronaux
16:54et d'un paysage idyllique.
16:58Mais,
16:58bien évidemment,
16:59quand il y a eu
17:01ces incendies
17:02où on a eu
17:02une perte considérable,
17:04on a subi
17:06le revers.
17:08Et justement,
17:09là,
17:09on est le lundi
17:11le lundi 10 août.
17:12Décrivez-nous
17:13un petit peu
17:14l'ambiance aujourd'hui
17:15dans les rues de Bordeaux.
17:16Est-ce que,
17:17voilà,
17:17est-ce que vous sentez
17:18que l'atmosphère
17:18est plus légère ?
17:20Oui,
17:21elle est plus légère,
17:22bien sûr,
17:22parce que quand on a appris
17:23que les feux étaient éteints,
17:26il y a plusieurs étapes
17:27dans les feux,
17:27ils ont été fixés.
17:29Depuis hier,
17:29ils sont éteints,
17:30ils ont été annoncés éteints.
17:33Bien évidemment
17:33qu'on regorge de vigilance
17:35parce que les canicules
17:36sont là,
17:38les incendies,
17:39la saison des incendies
17:40qui est toujours présente
17:41jusqu'à fin octobre,
17:42jusqu'au début des pluies.
17:44L'ambiance est bonne
17:45parce qu'on a vécu
17:46un peu l'enfer.
17:47C'était un peu
17:47un deuxième Covid pour nous.
17:49Pas à Bordeaux,
17:50on n'a pas été évacués,
17:51mais les gens ont
17:52tellement désertifié Bordeaux
17:54que ça avait aussi
17:55un air un peu de la Covid.
17:57Par contre,
17:58toutes les communes
17:59qui ont été évacuées,
18:00c'était vraiment
18:02psychologiquement incroyable.
18:03Donc,
18:04on a tous le sourire,
18:05on a tous envie de donner
18:06le meilleur de nous-mêmes
18:07aux touristes
18:08et montrer qu'on n'a rien perdu,
18:10qu'on a été arrêté,
18:11mais qu'on n'est pas battu
18:12et qu'on est là
18:13pour les recevoir
18:13parce que notre métier
18:14est l'hospitalité.
18:15L'inquiétude
18:17était quand même forte
18:18à Bordeaux.
18:19J'ai des proches
18:20qui me disaient
18:21avoir des cendres,
18:22par exemple,
18:22sur leur drap
18:23au réveil.
18:26Oui,
18:26c'est vrai.
18:27On a eu cette période-là,
18:28mais c'était aussi
18:29des vents
18:30qui arrivaient de l'ouest.
18:31Donc,
18:32il rentrait vraiment,
18:33ça rentrait
18:33à l'intérieur des terres.
18:35mais dès que les vents
18:37ont tourné,
18:37on n'a plus rien eu,
18:39il n'y avait plus du tout
18:40d'odeurs,
18:40il n'y avait plus du tout
18:41de nuages.
18:41Aujourd'hui,
18:42tout est ça,
18:42il n'y a aucun risque
18:44que ça soit
18:45par les odeurs
18:46ou par ces cendres
18:48qui étaient présentes
18:48quand il y a eu les feux.
18:49Et quand vous passez
18:50entre les tables
18:51dans votre restaurant,
18:53est-ce que
18:54vous sentez encore
18:55cette ambiance
18:59traumatisée
18:59par ces incendies,
19:02par ce que la région
19:03a subi ou non ?
19:05Ça y est,
19:05on est passé
19:05à autre chose
19:06et c'est peut-être
19:07plus un drame
19:08parigo parisien ?
19:10Non,
19:11on a plutôt
19:12des jolis messages
19:13des touristes
19:14qu'on est avec vous,
19:16on est avec vous,
19:16on est venus pour vous.
19:18Peut-être qu'ils seraient venus
19:19sans qu'il y ait ça,
19:20mais ils ont ce mot-là,
19:21on est venus par solidarité.
19:23Bon bien,
19:24bravo,
19:24félicitations.
19:25Allez,
19:25on sera là.
19:26Donc,
19:27bien évidemment
19:27que c'est encourageant.
19:29Il y a des moments,
19:29même par des témoignages,
19:31il y a un peu d'émotion
19:31qui prend le dessus
19:33parce que ça a été
19:34une période quand même
19:35extrêmement apocalyptique.
19:37Donc aujourd'hui,
19:38on est sortis de là
19:39et je vous garantis
19:40que le sourire en l'a
19:41et que tous nos professionnels
19:42vont accueillir
19:43les touristes,
19:45que ce soit français
19:46ou étrangers,
19:47du meilleur
19:48qu'ils savent le faire
19:49et comme ils l'ont toujours fait.
19:50Des professionnels
19:51qui sont prêts,
19:52on sait aussi
19:53que le tourisme,
19:54c'est une activité
19:56extrêmement importante
19:57pour la Gironde.
19:5840 000 emplois
19:59en dépendent.
20:00Là aussi,
20:00j'imagine vous
20:01qui représentez
20:02tous ces professionnels.
20:034 milliards de chiffre d'affaires,
20:05je crois.
20:05Près de 4 milliards par an.
20:06Là aussi,
20:07on se dit
20:08que c'est colossal
20:09et d'un point de vue économique,
20:11c'est très important.
20:13Oui,
20:14déjà,
20:14ça représente
20:147% du PIB.
20:16Le tourisme
20:17en Gironde,
20:18c'est colossal.
20:19Sachant qu'en France,
20:21le tourisme représente
20:228%,
20:22donc on est pratiquement
20:23au même chiffre
20:24qu'au national.
20:25national.
20:25C'est pour ça
20:26que tous les instances
20:32politiques
20:32s'en sont mêlées
20:33et tous nos députés,
20:35nos sénateurs,
20:36nos maires,
20:37je salue les maires
20:38de chaque commune
20:39qui ont fait
20:40une évacuation
20:41remarquable.
20:42Je rappelle encore,
20:43même si on peut dire
20:45qu'il y a eu
20:46débat par rapport
20:47à l'annonce
20:47de la préfète,
20:48je rappelle qu'il n'y a eu
20:50aucune victime,
20:51aucune victime
20:53humaine.
20:54Donc ça,
20:55ça n'a pas de prix.
20:57Aujourd'hui,
20:58c'est effectivement
20:58du côté financier.
21:00Côté financier,
21:01on a le gouvernement
21:02qui est pour l'instant
21:03à notre écoute.
21:05Il nous a,
21:06dirons-nous,
21:08mis le chômage partiel
21:08à zéro à charge
21:09pour nous.
21:11On espère avoir
21:12encore,
21:13alors moi,
21:14je n'aime pas dire
21:14des aides
21:15parce que ce n'est pas
21:16des aides,
21:16mais un accompagnement,
21:17ça veut dire
21:18qu'au niveau
21:19des charges fixes
21:20et au niveau
21:20de tout ce qui est
21:23URSAF,
21:23TVA et tout,
21:24on est des aéroports.
21:27Voilà,
21:28et il demande,
21:28bien évidemment,
21:29pour ceux qui sont
21:29le plus impactés,
21:30d'avoir un prêt incendie
21:32qui serait un peu,
21:33dirons-nous,
21:35l'équivalent...
21:35Le PGE de l'incendie,
21:36le prêt garanti
21:37par l'État.
21:38Avec des garde-fous
21:40et peut-être
21:41avec une meilleure fortune,
21:42c'est-à-dire
21:42la société
21:43qui,
21:44dirons-nous,
21:45a obtenu
21:46des bons résultats
21:47l'année d'après
21:48pourrait rembourser
21:50par anticipation
21:50et voilà.
21:54Il risque d'avoir
21:55des dégâts,
21:56malheureusement,
21:56malheureusement,
21:58à la fin de la saison.
21:59Et que vous dit
22:00la profession
22:00de l'assurance,
22:01j'imagine,
22:02avec laquelle
22:02vous travaillez
22:03conjointement
22:04avec les représentants
22:05de l'État
22:06sur les indemnisations
22:07qui vont pouvoir
22:08être faites
22:08à destination
22:09des maîtres hôteliers
22:12ou restaurateurs
22:13ou même
22:13tout autre type
22:14de profession
22:15liée au tourisme
22:16dans votre région.
22:18qu'est-ce qu'ils en disent ?
22:20Est-ce qu'ils vont
22:20jouer le jeu
22:21ou ils vont jouer
22:22sur les petites clauses ?
22:24Non,
22:24parce qu'on fait confiance,
22:26vous savez,
22:26il faut faire confiance
22:28aux gens
22:28que l'on a en face
22:29de vous.
22:30Aujourd'hui,
22:31les assurances
22:31nous garantissent
22:32qu'ils seront là,
22:33qu'ils seront présents.
22:34Ils ont eu la position
22:34du gouvernement.
22:35diplomate,
22:35la Franck Chomès.
22:37Non,
22:37je ne suis pas
22:37que je suis diplomate,
22:38c'est qu'on a un bon espoir,
22:40bien évidemment,
22:40qu'on n'aura jamais
22:43ce que l'on espère,
22:45ce qui est normal.
22:46Mais la région
22:47Nouvelle-Aquitaine,
22:48par son président
22:49Alain Rousset,
22:51nous a aussi garanti
22:53qu'ils mettraient en place,
22:54ils ont un fonds bloqué,
22:57un fonds de solidarité,
22:58peut-être que certains
23:00seront éligibles.
23:01Ceux qui ne seront pas éligibles,
23:01ils seront toujours déçus.
23:02Mais vous savez,
23:03on ne fait pas le bonheur
23:04des gens malgré eux.
23:05Mais cela veut dire
23:06probablement que l'année prochaine,
23:08les années à venir,
23:09la Gironde sera une destination
23:10plus chère du fait aussi
23:12de l'augmentation
23:13des cotisations
23:15qui seront prélevées
23:16par les assureurs.
23:18D'abord,
23:19on ne l'espère pas.
23:20On espère que les assureurs...
23:21Mais cela va probablement vers ça,
23:22vous imaginez bien.
23:24Oui, bien sûr, bien sûr.
23:26Mais malheureusement,
23:27on fera comme on a
23:29des comptes d'exploitation.
23:30Aujourd'hui, déjà,
23:30le coût du travail
23:31est extrêmement compliqué
23:33et trop cher.
23:34Donc, bien évidemment,
23:36qu'on sera obligé
23:36de répercuter
23:37si c'était le cas.
23:39Mais je n'aime pas
23:39me prononcer
23:40tant que les choses
23:41ne sont pas officielles.
23:43Bon, vous ne nous ferez pas
23:44de la shrimp flession
23:45comme on a pu avoir
23:46dans les paquets de chips
23:49et d'autres produits
23:51de la grande distribution
23:52et nous mettre
23:53des paquets identiques
23:54avec moins de matière dedans.
23:56Vous ne nous ferez pas
23:56les mêmes prestations
23:58pour moins de services ?
24:00Non, vous inquiétez pas,
24:01la profession.
24:01Je vous inquiéte, non ?
24:03J'avais bien compris.
24:05On est assez fiers
24:07de notre métier.
24:08Je crois qu'on le fera
24:09dans les règles de l'art.
24:11On veut surtout
24:12que le touriste revienne,
24:13ça, c'est sûr,
24:14en masse,
24:15comme il a toujours été
24:15dans notre département.
24:17Et vous savez,
24:18une fois qu'il sera là,
24:19après, on s'adaptera
24:19aux touristes
24:20parce que je rappelle
24:22que celui qui commande,
24:23c'est le dernier maillon
24:24de la chaîne
24:25et le dernier maillon
24:25de la chaîne,
24:26c'est le consommateur,
24:26celui qui paye.
24:28Donc, bien évidemment,
24:29qu'on s'adaptera
24:30à la demande
24:30de ces touristes.
24:31Ne nous abandonnez pas,
24:33c'est là le titre
24:34de votre campagne
24:35avec le syndicat
24:36que vous représentez,
24:37l'UMI,
24:37des professionnels
24:38maîtres hôteliers
24:39et restaurateurs.
24:39Merci beaucoup,
24:40Franck Chomès,
24:41je le rappelle,
24:41vous êtes président national
24:42de l'UMI et de l'UMI.
24:44Gironde, oui,
24:45Clément Barguin.
24:46Je disais juste
24:46président national de l'UMI,
24:48restauration à l'échelle nationale,
24:50président de l'UMI en Gironde.
24:51Vous faites bien
24:51de me reprendre.
24:52Effectivement.
24:53Merci, Clément Barguin.
24:54On se dit à demain
24:55pour un nouveau débat de l'été,
24:5810h, 13h,
24:59et puis à 12h
25:00avec la Radio Libre,
25:01le face-à-face à 12h30.
25:03Merci à toute l'équipe
25:05qui prépare cette émission.
25:06Albin Texera,
25:07Antoine Dizy,
25:08vous, Clément Barguin,
25:09Louis Randazzo,
25:11Julien Delmas
25:11à la réalisation,
25:12Jérémy qui vous attendait
25:13au 0826 300 300.
25:15Et puis, moi,
25:16je vous dis à demain
25:18sur Sud Radio.
25:19Vous ne bougez pas.
25:20Jacques Pessis,
25:21les clés d'une vie
25:21avec son invité aujourd'hui
25:22qui est Dorothée.
25:24A demain sur Sud Radio.
25:27Sud Radio.
25:29Parlons vrai.
25:31À tout moment de la journée,
25:33prenez la parole
25:33sur Sud Radio.
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