- il y a 10 heures
Jeudi 9 juillet 2026, retrouvez Thaima Samman (avocate, Cabinet Samman avocats), Serge Pilicer (président fondateur, IACL), Pascal Malotti (directeur de la stratégie, Valtech) et Julien Pillot (Consultant, Enseignant-chercheur en économie, Inseec - Groupe Omnes Education) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:03C'est parti pour le grand débrief de l'actu tech que vous regardez en direct à 10h45 les jeudis
00:09sur la chaîne Bismarck.
00:10Aujourd'hui autour de la table pour commenter cette actualité, Théma Seman est avec nous, bonjour.
00:15Vous êtes du cabinet Seman Avocat, bien sûr avocate au barreau de Paris et Bruxelles,
00:19donc une spécialiste des affaires réglementaires européennes et des affaires publiques.
00:24Julien Pillot est avec nous également, bonjour Julien, notre spécialiste éco qui est enseignant-chercheur en économie à l'INSEC
00:32et Pascal Malotti.
00:33Bonjour Pascal, le directeur de la stratégie Valtech.
00:37Alors on va parler aujourd'hui par exemple de ce réveil douloureux, de ces factures qui explosent le coût de
00:43l'intelligence artificielle en entreprise.
00:45Là, plus personne ne maîtrise. Comment on fait justement pour le gérer ? Est-ce que ces tokens sont le
00:51bon modèle économique ?
00:52Est-ce qu'il faut revoir cette idée de paiement à l'usage à travers des jetons ?
00:56J'ai l'impression que tout le monde a envie de dire oui, ok, mais quoi ? Alors on remplace
00:59par quoi ?
00:59On va aussi parler du bras de fer entre le gouvernement et le Sénat autour de cette histoire de majorité
01:06numérique.
01:08Bon, alors la Commission européenne a rendu son avis, mais le gouvernement et le Sénat n'ont pas vraiment la
01:13même interprétation,
01:14ce qui ne va pas faciliter le travail.
01:16On va s'intéresser aussi à Binance qui a du coup décidé de quitter l'Europe puisqu'elle ne répond
01:20pas aux exigences réglementaires.
01:23On va s'intéresser aussi aux cinq grands acteurs de la santé numérique qui disent nous, on ne veut pas
01:28de secnum cloud,
01:29on ne veut pas d'obligation sur l'hébergement de nos données, enfin de nos données, de nos données à
01:34nous, les citoyens français.
01:37Voilà, ça ce sera la petite revue de presse.
01:39Mais je propose qu'on démarre avec la préparation d'un tour de France de l'intelligence artificielle.
01:43Un de plus, vous allez me dire, mais attention, il est un peu différent celui-ci.
01:46Pour lancer la discussion, on est connecté avec Serge Pilissé.
01:49Bonjour, vous êtes président fondateur de l'IACL, qui est l'IA pour les collectivités locales.
01:58Donc toute nouvelle initiative qui est placée sous le haut patronage du président de la République.
02:04Qu'est-ce qu'en attend le gouvernement exactement de votre initiative IA pour les collectivités locales ?
02:10IACL, effectivement, est un dispositif, tout d'abord, vous l'avez rappelé, placé sous le patronage de la présidence.
02:17Il a un intérêt majeur, c'est qu'il n'est pas une, je dirais, une action isolée,
02:21mais il est un dispositif complet, construit autour d'un certain nombre de grilles,
02:25qu'on évoquera effectivement un petit peu plus tard certainement,
02:28qui est à la fois une enquête, un tour de France, un sommet majeur qui va se passer au palais
02:32de Luxembourg,
02:33au Sénat, les 5 et 6 février, un livre blanc et une dynamique de formation.
02:37Donc ce que les différents acteurs institutionnels pourraient en attendre,
02:42c'est une complémentarité par rapport aux actions existantes
02:45qui s'inscrit exclusivement à l'endroit des élus.
02:48IACL a pour objectif, c'est d'acculturer, d'accompagner et de former,
02:54et d'aller jusqu'à la formation des, je dirais, des 90% d'élus qui s'attendent
03:00et qui ne comprennent pas comment l'IA va pouvoir s'inviter
03:04dans les collectivités locales pour leur gouvernance.
03:06– Quel est le risque que les territoires,
03:09parce que vous intéressez en particulier aux territoires ruraux,
03:13décrochent sur l'IA, ne suivent pas ?
03:15Quel est le risque ?
03:17– Le risque est majeur.
03:20– Pourquoi ce serait problématique ?
03:23– Non, c'est problématique.
03:24Alors déjà, je réponds effectivement,
03:26ce n'est pas que les territoires ruraux,
03:28même si le partenaire fondateur, qui est majeur,
03:30parce que c'est la caution, la crédibilité et la NRF.
03:32La NRF, c'est de 14 000 à 15 000 avérants, donc ça pèse.
03:36Mais néanmoins, on va interpeller à travers nos outils,
03:38l'ensemble des élus, voire des 2 millions d'agents publics
03:41et des administrations déconcentrées.
03:43Ce qui est majeur, c'est la perte de cette gouvernance,
03:47de ne pas pouvoir, sur des choses rationnelles,
03:51prendre des décisions à l'endroit des citoyens.
03:54C'est de se laisser complètement dépasser par des technologies
03:57qui empêchent cette humanisation indispensable en local,
04:01mais sur tous nos niveaux.
04:02Alors, c'est beaucoup plus difficile sur les petites,
04:04effectivement, collectivités.
04:06Et il faudrait constater, c'est la NRF,
04:09je vous donne une statistique,
04:1080% des territoires en France,
04:12c'est des communes de 300 à 3 500 habitants.
04:15On ne parle pas des grandes communes
04:16qui ont les ressources humaines
04:18et les moyens de se préparer à cette vague submersive.
04:21Donc, il y a un risque majeur de perdre le contrôle
04:24dans la gouvernance factuelle des décisions
04:27qui doivent être prises par les élus.
04:29Je voulais faire un tour de table là-dessus.
04:31Est-ce que vous avez l'impression, aujourd'hui,
04:34qu'on a un risque de décrochage en France ?
04:36Ça a été les mots de la ministre du Numérique et de l'IA,
04:38Anne Luenoff, sur mon plateau.
04:40Elle était en déplacement au Congrès des villes de France.
04:43Elle disait, chaque élu doit prendre sa part,
04:45parce que sinon, on va décrocher, la France va décrocher.
04:48Est-ce que vous êtes d'accord avec ce risque-là ?
04:51Alors, l'IA, c'est beaucoup de choses.
04:54Mais il est certain que ne pas s'en saisir comme utilisateur,
04:58moi, ce que je dis, par exemple, autour de moi,
05:00et j'aime bien cette phrase qui est,
05:02ce n'est pas que l'IA va remplacer les êtres humains,
05:05c'est que certains êtres humains vont être remplacés
05:08par des humains qui maîtrisent l'IA.
05:10Donc, c'est vraiment...
05:11Mais c'est le message que je vous ai d'ailleurs délivré aussi la dernière fois.
05:15Il faut s'en saisir, le comprendre, l'utiliser,
05:19parce que ce sont des outils de productivité,
05:22ce sont des outils d'intelligence.
05:23On doit faire très attention à ce qu'ils ne prennent pas le contrôle sur nous.
05:28Donc, du coup, il faut les comprendre et les utiliser au mieux
05:32pour faire un humain augmenté, quelque part,
05:35plutôt que d'en avoir peur.
05:36Après, pour Mme Le Hénanf, il y a quand même une responsabilité des autorités publiques
05:41d'accompagner ce processus au lieu de taper.
05:49Là, on en parlait, il vaut mieux les incentives que la sanction ou le bâton
05:54ou dire « c'est pas bien, vous n'êtes pas les bons élèves de la classe ».
05:56Ça fait peur à un certain nombre de gens.
05:58Ce n'est pas non plus ce qu'elle a dit, parce qu'on n'a pas diffusé tout son
06:02discours.
06:02Oui, bien sûr.
06:02Non, non, simplement elle sensibilisait en leur disant « c'est un sujet important,
06:06c'est un sujet de gouvernance, vous devez vous en emparer,
06:08parce que sinon on va décrocher ».
06:09Moi, c'est cette question du décrochage.
06:11Vous avez l'impression qu'on est à un moment comme ça,
06:14charnière de bascule.
06:17Je pense que ce n'est pas un sujet d'acculturation dont on a besoin,
06:20c'est un sujet d'industrialisation.
06:23Il faut piloter en effet cette transformation,
06:26mais pour ça, il faut des plateformes.
06:28Ce n'est pas en faisant un tour de France
06:30et en ayant tout le monde dans le peloton sans véritable échapper
06:33qu'on réussira à transformer l'essai.
06:36Donc on le sait, Madame la secrétaire de mairie va utiliser Tchadjpt le matin
06:41et l'après-midi au bureau municipal, on va parler de souveraineté numérique.
06:47En un mot, ça devient le « shadow IT » de la République,
06:51la transformation des territoires.
06:53Donc il faut savoir comment on équipe ces mairies,
06:57puisque je crois que c'est quand même un tiers de la population
07:02et c'est 80-90% en effet des communes en France.
07:06Une réaction là-dessus, Serge, sur l'importance aussi d'avoir la politique industrielle
07:11qui suit, pas simplement acculturer, sensibiliser,
07:14mais aussi sensibiliser à prendre les bons outils
07:17et donc mettre en avant ces outils-là.
07:19Vous allez faire ce tour de France avec des entreprises tech françaises ?
07:24Alors effectivement, ma réponse tout à l'heure était un peu réduit triste
07:27parce que c'était en partie sur le début du tour de France.
07:31Le tour de France a deux objectifs.
07:33Pour moi, je maintiens quand même que l'acculturation de 80% des élus
07:37est une obligation parce qu'ils ne comprendront pas
07:40ce qu'on essaiera potentiellement de leur vendre.
07:43Je pense que c'est absolument nécessaire et ce n'est pas un gros mot non plus
07:46de dire que nos champions français, que nous allons interpeller
07:49pour présenter des solutions, que ces champions soient petits, moyens
07:53ou beaucoup plus grands qu'un certain nombre d'entreprises publiques
07:56qui ont des solutions positives à proposer, et avant, c'est dire le mot,
08:02aux collectivités, quelle que soit la taille, nous allons essayer
08:05de renforcer cet espace de confiance entre la compréhension en amont
08:09et le fait de l'appropriation et de la bonne utilisation,
08:13pour qu'il y ait un espace, je dirais, de confiance et une dynamique positive
08:16entre une passerelle, je dirais, davantage plus forte.
08:20Et effectivement, on va pousser cela.
08:21On aura, je l'espère, une vingtaine ou 25 partenaires avec le travail.
08:27On va se faire aider, on va se reposer sur le cercle French Tech,
08:31sur un certain nombre de missions qu'ont fait la BPI
08:33et autres partenaires institutionnels, parce qu'il ne s'agit pas pour nous
08:36d'inventer ou de réinventer des choses.
08:39Il y a tout un tas de choses positives qui sont faites,
08:41mais on va mettre ce travail et essayer effectivement de créer
08:45ce ciment de confiance qui, aujourd'hui, pour ma part,
08:49avec beaucoup d'humilité, n'existe pas véritablement.
08:52Même à l'endroit, en tout cas à l'endroit des petites collectivités.
08:56Qu'elle soit rurale, de plaine ou de montagne.
08:58Une réaction, Julien ?
08:59Juste d'un mot, il y a un terme qui, à mon sens, n'a pas été prononcé,
09:03c'est le terme de formation, parce que l'acculturation toute seule
09:05est insuffisante, évidemment, il faut l'industrialisation,
09:07tu l'as dit, mais il faut aussi la formation.
09:10Parce que l'acculturation, c'est quoi ?
09:11Ça veut dire, ceci est un outil, ceci est un ballon de foot
09:14et ça sert à jouer au foot avec.
09:15Mais il suffit de regarder le mondial actuellement
09:17pour se rendre compte que tout le monde n'est pas Mbappé,
09:18tout le monde n'est pas Alain,
09:19et tout le monde n'est pas Lionel Messi.
09:20Donc si on ne veut pas décrocher,
09:22on a besoin d'avoir des Messi, des Mbappé et des Allende
09:26qui vont former les futurs Messi, Allende et Mbappé.
09:29L'enjeu, il est là, et c'est un enjeu de formation.
09:31Mais si je peux me permettre, ça existe quand même.
09:33Là, les offres de formation, les entreprises
09:36qui mettent en place toute une série de séminaires,
09:41de présentations régulières auprès de leurs collaborateurs.
09:45Et puis il y a les écoles Saint-Plon aussi.
09:46Oui, non, non, ça ne veut pas dire que ça n'existe pas.
09:49Oui, il y a déjà des initiatives.
09:50Mais c'est un peu ma question, Serge,
09:52c'est comment est-ce que vous arrivez à vous insérer
09:54dans tous les dispositifs qui existent déjà, finalement ?
09:59Écoutez, la première réponse,
10:01il y a plusieurs sujets importants qui allaient dévoquer.
10:03Je vais essayer de faire une petite synthèse.
10:06Faites très court, s'il vous plaît.
10:08Pas une synthèse.
10:08Oui, oui, tout à fait.
10:10La première chose, c'est que ISL, c'est un dispositif
10:13qui commence par une enquête sur 34 000 licences élus
10:16et 2 millions de personnes, agents publics et déconcentrés.
10:19Ça, c'est intéressant à suivre.
10:20Ensuite, c'est effectivement un tour de France,
10:22de 15 à 20 états.
10:24Après, c'est un sommet au palais du Luxembourg.
10:26Ensuite, c'est un livre blanc de restitution
10:28sur ce que nous aurons entendu
10:30et sur les statistiques qui viendront directement
10:32de cette enquête et des rencontres humaines,
10:35parce que c'est important d'humaniser les relations.
10:37Et vous l'avez dit, monsieur, pardon,
10:38je n'ai pas retenu votre nom et votre prénom,
10:40la dernière brique, c'est la formation.
10:42Et tout ça dans un concept, je dirais, un peu phonétique
10:45qui n'y a plus qu'à.
10:46Au départ, s'il n'y a plus qu'à vous écouter pour l'enquête.
10:48Le Tour de France, s'il n'y a plus qu'à vous rencontrer.
10:50Il n'y a plus qu'à vous expliquer pour le sommet.
10:52Et à la formation, s'il n'y a plus qu'à vous former.
10:55Madame Taiman, je crois, vous disiez qu'effectivement,
10:57vous avez raison, il existe des dispositifs de formation.
11:00Mais fort est de constater, je ne suis pas moi un organisme agréé,
11:03mais un certain nombre de modules ne sont pas adaptés.
11:06Or là, on sait, ce n'est pas un gros mot qui a une main énorme
11:09sur ce qu'on appelle le 10, le droit individuel à la formation.
11:14Donc il faut mieux les orienter pour mieux les former
11:17et que la gouvernance soit plus sereine et peut-être humaine,
11:21autant que faire ce que, évidemment.
11:22Merci. De toute façon, on a besoin de plein d'initiatives.
11:25On est quand même tous d'accord.
11:27C'est ce que j'allais dire.
11:28Arrêtons d'être français et pensez que ça va venir en top down.
11:31Oui. C'est pour parler en français.
11:33Exactement.
11:34Merci Serge Pilissé d'avoir été avec nous pour ouvrir ce grand débrief de l'ActuTech.
11:39Je rappelle que vous êtes le président fondateur de l'IACL,
11:42donc l'IA pour les collectivités locales.
11:44Merci.
11:44Nous, on va s'intéresser maintenant au coût de l'appropriation de l'IA
11:47puisqu'on a d'un côté des injonctions à les entreprises
11:51de faire leur transformation non plus numérique,
11:53mais de l'intelligence artificielle, adopter l'IA agentique.
11:56Et puis de l'autre, on commence à voir ces grandes organisations
11:59qui disent qu'il faudrait peut-être freiner un petit peu sur les usages
12:02parce que les tokens, ça commence à bien faire.
12:04Ça coûte une fortune.
12:06En tout cas, on a l'impression que les entreprises ont du mal à mesurer
12:10et à prévoir quelles seront les dépenses sur ces outils d'IA génératifs.
12:16Alors, commentaire de l'économiste là-dessus.
12:18Ce modèle économique du token, il va s'essouffler, non ?
12:22Parce que c'est ce qu'on entend beaucoup aux Etats-Unis aujourd'hui.
12:26On n'entend même pas lentir d'ailleurs nous parler de l'aberration des tokens et tout ça.
12:30Est-ce que ça va s'essouffler, non ?
12:32Tant que l'essentiel des coûts de production de l'intelligence
12:37seront variables et non fixes,
12:39et donc dépendront clairement de l'énergie appelée
12:42pour pouvoir délivrer les calculs nécessaires
12:44pour avoir une réponse adaptée à la sortie,
12:47il n'y a pas de raison de sortir du modèle de token.
12:49Et donc, pour les entreprises utilisatrices
12:52dans un modèle de business à business,
12:56la question qui revient en filigrane, c'est la question de la productivité.
12:59Il s'agit pour ces entreprises-là de transformer un centre de coûts
13:03en quelque chose qui soit rentable.
13:06Et là, on est sur un processus de test and learn, de découverte,
13:09où les entreprises apprennent à utiliser l'IA,
13:10à se rendre compte que parfois elles l'utilisent bien, parfois elles l'utilisent mal,
13:13et puis parfois, effectivement, ça leur coûte extrêmement cher
13:15avec des résultats qui ne sont pas au rendez-vous.
13:17La question, c'est de savoir stop ou encore.
13:19Mais pour moi, c'est une question assez classique en économie.
13:23Bon, Pascal, retour d'expérience faite là-dessus.
13:27Il n'y a rien qui va aujourd'hui.
13:29Mais c'est logique.
13:30Côté de l'offre, on le sait bien,
13:32les entreprises sont des incinérateurs à cash,
13:34donc elles perdent de l'argent.
13:36Open AI ne rentrera pas en bourse en 2026,
13:37et peut-être qu'ils ne rentreront jamais en bourse.
13:40Donc, ils sont en train d'investir des CAPEX pharaoniques sur des data centers,
13:46et tout d'un coup, on se rend compte,
13:47ah, peut-être surcapacité, ça fait même 6 à 9 mois que certains le disent.
13:52Chacun revend ses surcapacités en ce moment.
13:53Exactement, voilà.
13:55Meta va devenir un neoclub, super.
13:56Donc, ils n'ont aucun intérêt de leur côté,
13:59si chaque roquette, chaque prompt leur coûte entre 2 et 4 dollars,
14:02et qu'ils facturent 1 dollar.
14:04En plus, ils subventionnent l'usage en ce moment,
14:06pour nous rendre addictifs.
14:07C'est le nouveau fentanyl,
14:08c'est Zombieland dans les entreprises maintenant.
14:10Donc, comment veut-on que, d'un côté, ce soit rentable,
14:14de l'autre côté, on a les entreprises ?
14:15Nos clients, chez Valtech,
14:17là aussi, ça ne peut pas fonctionner,
14:19parce que, d'abord, ce n'est pas mature comme technologie.
14:21On impose, en fait, de l'IA sur des gouvernances d'organisation
14:25qui ont été pensées il y a 40, 50 ans.
14:27Alors, quand on redescend au niveau d'un département,
14:29ben oui, on peut, sur des tâches, gagner du temps,
14:32faire des gains de productivité.
14:34Potentiellement, on lance des POC, des MVP,
14:36mais au niveau de l'entreprise, ça ne redescend pas au niveau du P&L.
14:39Et je ne fais pas de l'IA bashing.
14:40Des MVP ?
14:41Most Valuable Product.
14:43Voilà, ou des POC, en français dans le texte.
14:46Donc, je ne fais pas de l'IA bashing.
14:48Pour moi, c'est un problème de séquençage.
14:50Les entreprises qui vont créer de la valeur
14:52ne sont pas celles qui vont remplacer les humains par des agents.
14:55C'est une logique d'orchestration.
14:57Il faut éculper les humains des personnes
15:00qui sont capables, en fait, de travailler avec des agents.
15:03On va être dans des équipes mixtes.
15:05Oui, mais tout le problème des agents,
15:07c'est qu'ils se mettent à effectuer des tâches,
15:09des procès qu'on les laisse en automatique.
15:12Et on ne sait plus combien ça va nous coûter.
15:14C'est la difficulté de la prédiction du coût.
15:16Mais on est quand même dans une révolution technologique.
15:19Moi, je suis plus avec Julien qu'avec Pascal,
15:22sur ce coup-là, sur rien ne va.
15:24Non, ce n'est pas que rien ne va.
15:25C'est qu'on est rentré dans une nouvelle ère.
15:28Et ça tâtonne, on ne sait pas bien.
15:30Il y aura des morts.
15:32Pas physiques, mais il n'y aura encore que.
15:36Bien sûr, il y aura des morts du côté de l'offre.
15:38Ça coûte très cher.
15:40Quand on a vu arriver l'IA générative,
15:42nous, cabinet d'avocats,
15:44donc pas des industriels de la tech,
15:47la réflexion qu'on s'est faite en interne,
15:49c'est que de toute façon, ça finira par des cas d'usage
15:52qui seront rentables et d'autres qui ne le seront pas.
15:55En attendant, on dépense.
15:56Oui, mais ce n'est pas un phénomène nouveau.
15:58Regardez les télécoms et les économistes
16:00diront ça plus vite que moi.
16:02Pour acquérir des parts de marché,
16:04ils ont vendu à perte pendant des années et des années.
16:06Ce n'est pas le seul secteur.
16:09Moi, ça me fait penser à l'époque du big data
16:10où les boîtes achetaient des experts en big data,
16:14des capacités, et puis finalement,
16:16ils se rendaient compte qu'ils n'en faisaient pas grand-chose
16:18en termes de valeur ajoutée.
16:20Alors peut-être, aujourd'hui, dix ans plus tard,
16:22ils sont très contents
16:22parce qu'ils ont des données qualifiées
16:24pour interroger correctement leurs IA.
16:27J'ai dit à date que ça ne fonctionnait pas.
16:29Je n'ai pas dit qu'on n'avait pas de solution.
16:31Tu vous avais dit, rien ne va.
16:32À date, oui.
16:33Il y a quand même beaucoup de choses qui ne vont pas.
16:35Oui, mais le monde est dynamique.
16:36Pour les entreprises, ça veut dire, en effet,
16:39caper la part de l'IA sur chacun des projets,
16:41sur la masse salariale.
16:42Et ça, on a des référents aujourd'hui.
16:44Il faut évidemment caper, finalement,
16:46l'utilisation des tokens.
16:47Il faut toujours que ce soit les métiers
16:49qui pilotent les projets avec des KPI dès le lancement.
16:51Sinon, ça ne fonctionnera pas.
16:53Si vous laissez à nouveau,
16:54comme la transformation digitale,
16:55les projets à l'IT,
16:56vous allez vous retrouver avec des développeurs
16:58qui dépensent entre 100 et 150 000 euros par mois
17:01parce qu'eux, ils sont juste là pour pisser du code.
17:06On passe à la revue de presse ou, Julien ?
17:08Non, mais ce qui est sûr, c'est que tout au haut de la pyramide,
17:10au niveau des producteurs de ces solutions d'intelligence artificielle,
17:14les facteurs inflationnistes ne sont pas prêts de s'essouffler.
17:16Que ce soit au niveau, on le voit au niveau des CAPEX,
17:19on le voit au niveau des coûts liés aux semi-conducteurs,
17:22on le voit au niveau des coûts énergétiques,
17:24on le voit au niveau de l'immobilisation de capital.
17:27Donc, les facteurs inflationnistes sont là.
17:28Il y a quelques facteurs inflationnistes.
17:29Pour l'instant, ils souffrent moins fort que les facteurs inflationnistes
17:31en matière d'économie d'échelle, ce genre de choses.
17:33Donc, il n'y a pas de raison pour l'instant objective
17:35de penser que la facture pour les acteurs intermédiaires
17:38qui utilisent de façon professionnelle ces outils-là va baisser.
17:41Et je suis d'accord sur un point qu'a dit Pascal.
17:43D'ailleurs, on va publier avec Jean-Baptiste Crétez à la rentrée
17:45un papier qui tend à le démontrer
17:47que l'IA qui arriverait de façon plaquée
17:51dans des organisations qui sont mal organisées,
17:54qui sont dysfonctionnelles,
17:55en fait, ne va pas résoudre les problèmes,
17:57mais au contraire, les amplifier, les problèmes de l'organisation.
18:00Et rendez-vous à la rentrée.
18:01Mais même si c'est fonctionnel,
18:03si ce n'est pas orchestré, c'est comme l'ensemble du numérique,
18:06ça ne se plaque pas.
18:07Ça s'intègre dans une stratégie d'organisation, de gouvernance.
18:11Déjà, il est fonctionnel pour réussir à l'intégrer de cette façon.
18:12Sans doute.
18:12Il faut bien choisir ces modèles.
18:14On n'a peut-être pas tous besoin d'interroger
18:15des grands modèles de langage.
18:17Voilà.
18:18Ça, c'est la France.
18:19En effet.
18:20Exactement.
18:20Allez, on passe à la revue de presse.
18:23On va citer West France.
18:24Deux articles de West France.
18:26Le premier, c'était un entretien
18:28avec la ministre Anne Le Hénanf
18:30sur la majorité numérique à 15 ans
18:31qui nous disait, idéalement,
18:33ça devrait s'appliquer dès la rentrée scolaire.
18:35Puis le deuxième,
18:36c'est sur toujours cette interdiction des réseaux sociaux.
18:39Bruxelles appelle la France à revoir sa copie.
18:41Ah, mince.
18:42Et je voulais vous citer un troisième article.
18:44C'est une revue de presse chargée pour ce sujet.
18:47Là, ça date d'aujourd'hui ou hier, je ne sais plus.
18:49C'est Libé qui parlait de l'interdiction des réseaux sociaux
18:52pour les moins de 15 ans
18:53avec ce bras de fer qui se poursuit entre le Sénat et le gouvernement.
18:57Alors moi, j'ai assisté au briefing presse du cabinet d'Anne Le Hénanf.
19:02Donc la ministre retient surtout que la France est habilité à agir
19:06pour imposer une majorité numérique,
19:07et à 15 ans si elle le souhaite,
19:10et estime que le calendrier de mise en œuvre,
19:13entrée en vigueur en septembre,
19:14il est toujours tenable.
19:16Mais derrière, quand même, il y a ce communiqué du Sénat
19:18qui dit « Ah oui, mais alors attendez,
19:20vous n'êtes pas d'accord sur les listes noires ?
19:22Vous dites que la Commission n'autorise pas l'ARCOM
19:25à créer des listes noires ? »
19:27On n'est pas du tout d'accord avec cette interprétation.
19:29Nous, on estime que les listes noires, c'est possible,
19:32simplement c'est le rôle de l'ARCOM qui est à repenser.
19:35Comment on va se sortir de ce sujet ?
19:38Est-ce que vous croyez à cette application en septembre
19:41d'une interdiction des réseaux sociaux
19:43au moins de 15 ans en France ?
19:44Alors, peut-être pour revenir un peu sur les contradictions
19:47qui, en fait, n'en sont pas.
19:48Parce que qu'est-ce que dit la Commission européenne ?
19:51Elle dit « Vous avez le droit,
19:52les États membres ont parfaitement le droit
19:54d'établir un âge d'accès sur les plateformes.
19:59En revanche, faites attention que,
20:02dans les dispositions et notamment
20:03les fonctionnalités problématiques,
20:05c'est une compétence de l'Union européenne,
20:08de la Commission européenne. »
20:10Donc, à nouveau, on est dans un système d'orchestration.
20:13Ils sont tous d'accord.
20:14La question n'est pas le « si »,
20:16la question est le « comment ».
20:18Et donc, sur les listes noires, la Commission…
20:21Alors, parce que c'est important,
20:21cette histoire de liste noire,
20:22parce qu'on interdit tous les réseaux sociaux,
20:24ça veut dire quoi, lesquels ?
20:25Alors, la Commission a dit,
20:26il y a une définition au sein du DSR et du DMA.
20:29Est-ce qu'on s'en tient à cette définition ?
20:31Ou est-ce qu'on a la possibilité,
20:33comme le dit le Sénat,
20:34de créer notre liste noire ?
20:36Alors, ce que dit la Commission sur le sujet,
20:37c'est que si vous créez votre liste noire,
20:39est-ce que d'abord, c'est une bonne idée ?
20:40Parce que c'est quand même mieux
20:42qu'on ait un texte qui s'applique
20:43sur l'ensemble de l'Europe,
20:44c'est un service numérique,
20:46donc on ne va pas tous…
20:47Parce que nous, on va faire notre liste noire,
20:48puis vous allez voir la Pologne,
20:49la Hongrie ou le Luxembourg,
20:51enfin, c'est un côté un peu absurde.
20:54Mais par contre…
20:54Non, c'est l'interprétation de l'avocate, là.
20:57Ben non, c'est logique.
20:58Non, mais c'est pas ce que dit la Commission, juste…
21:00Alors, ce que dit la Commission,
21:01c'est que vous pouvez faire une liste noire
21:03si vous voulez,
21:03mais vous devez nous la renvoyer
21:04pour qu'on regarde si elle est compatible
21:08avec l'ensemble du texte,
21:09à nouveau orchestration,
21:10pour qu'il puisse être mis en œuvre.
21:12Parce que vous, l'interprétation,
21:14non seulement de la tech,
21:15de l'avocate,
21:16mais aussi d'une pratiquante,
21:17c'est quand même,
21:18vous pouvez faire une liste noire en France,
21:20ben bon courage pour la faire appliquer
21:21dans l'Union européenne.
21:22Ça n'a pas beaucoup de sens.
21:24Et quand on voit aujourd'hui
21:26qu'une des problèmes qu'on a
21:28sur les dysfonctionnements
21:30ou sur les effets collatéraux
21:33des plateformes
21:34dans toute une série de sujets
21:35n'est pas une question textuelle,
21:37mais est une question de mise en œuvre,
21:39parce que c'est compliqué
21:40et qu'on est un peu débordé,
21:42c'est plutôt intelligent
21:43d'arriver à s'orchestrer
21:44de manière à ce que ça fonctionne correctement.
21:46Donc, le Sénat et le gouvernement,
21:48en ont personne à tort.
21:49La question est une question de timing.
21:51D'ailleurs, le sujet vient
21:53depuis bien en amont sur ce sujet.
21:55Si je peux me permettre une petite pique.
21:57Le sujet était tellement populaire
21:59que tout le monde a voulu
22:00en devenir le porte-parole
22:02et que du coup,
22:02ils ont fait des textes
22:03qui sont rentrés dedans
22:04pour pouvoir exister
22:05et venir en parler devant votre caméra.
22:07Exact.
22:08S'ils pouvaient se mettre d'accord,
22:10parce que sur le fond,
22:10il n'y a pas de désaccord,
22:11on pourrait avancer un peu mieux
22:13sur ce sujet.
22:15Pascal ?
22:16On peut comprendre,
22:16je ne pense pas que l'Union européenne
22:17soit contre la protection des mineurs.
22:19Ils disent juste, en effet,
22:20n'ayons pas 27 systèmes
22:22de protection des mineurs
22:23au sein de l'Europe.
22:24Bon, pour la France,
22:25le paradoxe est cruel.
22:26On a voulu la DSA,
22:27on a co-écrit la DSA
22:28et aujourd'hui,
22:29on a un cadre
22:30et on est en train de se dire
22:31« Oh là là,
22:31mais c'est encadrant le cadre,
22:33comment va-t-on faire ? »
22:33Voilà.
22:34On revient toujours
22:35au même sujet
22:36entre l'Europe et la France
22:37et l'alignement des positions.
22:39On n'a pas le droit
22:40d'avoir nos petites subtilités,
22:41nous, les Français.
22:43Mais si !
22:43Mais dans le cadre
22:44d'un cadre commun.
22:47Bien sûr que si.
22:48Non, mais tout ce qui a été dit
22:49est parfaitement juste
22:50et à la fois,
22:52il y a une usine à gaz
22:53administrative
22:54qu'il faut justement désamorcer
22:56parce que derrière,
22:57elle est génératrice
22:58d'inefficience,
22:59d'insatisfaction et de coût.
23:00Il y a une usine à gaz potentielle
23:02au niveau des usages.
23:04Un réseau social
23:04qui serait interdit
23:05en France
23:06pourrait être autorisé
23:08ailleurs en Europe.
23:09Il y a donc
23:09un coût d'information
23:10qui est colossal
23:12pour l'utilisateur.
23:12Donc en vérité,
23:13il n'y a rien d'efficiant.
23:14Chaque État membre
23:15choisit sa majorité numérique.
23:17Donc de toute façon,
23:18liste noire ou pas liste noire,
23:18ce cas de figure existera.
23:20Il y a déjà une inefficience
23:21mais de toute façon...
23:22Même la règle du pays émetteur
23:23qui est l'État compétent
23:25pour faire respecter la règle.
23:26Alors après,
23:26il faut que l'ARCOM
23:27aille voir l'État membre
23:28dans lequel siège
23:30la plateforme
23:31ou le site.
23:32Mais de toute façon,
23:33le fait de vouloir
23:34interdire l'accès
23:35à ces réseaux sociaux
23:36est complètement contre-productif.
23:38Je suis très souvent
23:40expliqué sur ce plateau
23:42parce que dans ce cas-là,
23:43on se dit
23:43où est-ce qu'on s'arrête ?
23:44Pourquoi interdire
23:45les réseaux sociaux
23:46et pas l'utilisation
23:47de l'intelligence artificielle,
23:47par exemple ?
23:48Ah, il va peut-être falloir
23:49s'en occuper.
23:50Et puis finalement,
23:51pourquoi ne pas s'arrêter
23:52aux jeux vidéo,
23:53à la musique ?
23:54Tout ce qui peut être subversif
23:55et en vérité peut provoquer
23:56des troubles
23:57chez les mineurs
23:58qui ont déjà
23:59des difficultés
24:00à l'origine.
24:02Donc en vérité,
24:02non, je crois qu'aujourd'hui
24:04on a déjà
24:04des mécanismes juridiques
24:06qui permettent
24:07de protéger
24:08les personnes
24:08qui ont besoin de l'être
24:09et de sanctionner
24:10ceux qui doivent l'être.
24:12Et je ne crois pas
24:13que passer par
24:14des interdictions,
24:15des censures, etc.
24:16soit efficient,
24:16ni d'un point de vue sociétal,
24:18ni d'un point de vue économique.
24:19Pour moi,
24:19tout ça,
24:20c'est surtout la démonstration
24:21effectivement qu'on perd du temps
24:22avec ces sujets
24:23et qu'on se crée
24:24des problèmes supplémentaires
24:25avec l'histoire
24:25de vérification d'âge
24:27en plus.
24:28Allez,
24:28on enchaîne avec
24:29Alain Dottolib,
24:30ça c'est dans les échos,
24:32le ras-le-bol
24:32des acteurs innovants
24:33de la santé
24:34contre le gouvernement
24:35sur le cloud souverain.
24:36En fait,
24:37ils ont signé une lettre,
24:395 scale-up
24:40dans le numérique
24:41en santé,
24:43estimant que
24:43le gouvernement
24:44érigeait
24:45le label
24:46Secnum Cloud
24:46en totem de la souveraineté
24:48alors qu'il y avait
24:49d'autres moyens
24:49de vérifier
24:51quel était le niveau
24:52de risque
24:52de chaque entreprise
24:53sur leur protection
24:54des données.
24:55Je fais parler l'avocate
24:57en priorité
24:57parce qu'on n'a plus
24:57beaucoup de temps.
24:58Je voudrais juste revenir
24:59à ce que vous avez dit
25:00au point de départ.
25:01Les acteurs
25:02que vous citez,
25:03ils sont bien entendu
25:04soumis à des règles
25:05sur l'hébergement
25:05des données de santé.
25:07Oui,
25:07alors l'hébergement
25:08des données de santé
25:09n'est pas soumis
25:11au Secnum Cloud
25:12et donc n'a pas
25:12à être à l'abri
25:14de toute loi
25:16extraterritoriale.
25:16C'est là-dessus
25:17qu'ils se inquiètent
25:19que le Secnum Cloud
25:21devienne une obligation
25:22pour eux.
25:22Deux choses.
25:22Je pense que la première chose
25:23sur laquelle ils s'inquiètent
25:24c'est d'avoir
25:24une double certification
25:25au lieu d'avoir
25:26à nous,
25:27ils sont soumis
25:28à une certification
25:29qui s'appelle le HDS
25:30qui est extrêmement rigoureux
25:31qui était bien en amont
25:33du Secnum Cloud
25:34et qui protège
25:35les données de santé
25:37avec la spécificité
25:38des données de santé.
25:39Non mais ont-ils raison
25:40de ne pas vouloir être soumis
25:42à une deuxième certification ?
25:45Bah oui.
25:45Ah oui.
25:46Ah oui.
25:47D'accord.
25:48On érige encore une fois
25:49la souveraineté en totem
25:50mais alors que ça devrait
25:51être un outil.
25:51On ne protège pas
25:52les données par des labels,
25:54on les protège
25:55par des infrastructures.
25:57Julien ?
25:57Ah non, j'ai un ajouté.
25:58Oui.
25:58C'était parfait.
25:59Ça ne vous choque pas
26:00aujourd'hui qu'il y ait
26:01des mastodontes
26:02qui disent nous
26:03on n'a pas envie
26:03d'avoir des obligations
26:04supplémentaires
26:05sous prétexte de souveraineté ?
26:06Mais ils ont déjà
26:07des obligations extrêmement
26:08de regarder le HDS
26:10c'est super.
26:11Le HDS n'embarque pas
26:13cette contrainte
26:14d'être à l'abri
26:15de toute loi extraterritoriale.
26:17C'est ça qui fait
26:17toute la différence.
26:18Mais rien n'abrite
26:18contre une loi extraterritoriale.
26:19Et qu'aujourd'hui
26:20Doctolib et chez Amazon,
26:22enfin AWS et compagnie.
26:23Mais rien n'empêche
26:27rien ne protège
26:29contre la loi extraterritoriale
26:30en dehors du fait
26:32que vos infras,
26:34logiciels, matériels,
26:35votre savoir-faire
26:36et votre technologie
26:37soient basés
26:38dans un droit
26:38qui vous contrôle.
26:39Parce que si un pays
26:40vous demande
26:41d'avoir accès aux données
26:43vous vous dites
26:43non je n'irai pas.
26:44Qu'on en fasse
26:45un sujet de débat
26:46un de plus
26:47pour notre rentrée
26:48parce que c'était
26:49le dernier grand débrief
26:50de l'actu tech
26:51de Smartech
26:51pour cette saison
26:52avant les grandes vacances
26:53d'été.
26:54Évidemment il y aura plein
26:54de replays
26:56et de best-ofs.
26:56Merci à tous
26:57de nous avoir suivis
26:58avec fidélité
27:00et grande régularité.
27:01Vous nous retrouvez
27:02très vite sur la chaîne Bismarck.
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