- il y a 23 heures
Jeudi 9 juillet 2026, retrouvez Patrick Porte-Partarrieu (directeur général délégué, SÉMAPHORES (GROUPE ALPHA), Sémaphores (Groupe Alpha)) et Amandine Lebreton (directrice, Pacte du pouvoir de vivre) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans Smart Job, votre rendez-vous emploi RH Management, débat, analyse, expertise et
00:14vos rubriques habituelles évidemment.
00:16Bien dans son job, on s'intéresse à la protection des travailleurs essentiels, on va parler d'écologie et de
00:21social aussi avec Amandine Le Breton, directrice du pacte du pouvoir de vivre.
00:26Elle va tout nous expliquer dans quelques instants. Le cercle RH, les métiers du conseil face à l'IA, c
00:32'est un sujet essentiel, j'allais dire presque copernicien.
00:35Comment l'IA transforme le travail du consultant et des entreprises de conseil ? On va en parler avec Patrick
00:41Porte-Partarieux, directeur général délégué de Sémaphore, une entreprise de conseil qui appartient au groupe Alpha.
00:47Il est notre invité pour un grand entretien et on terminera avec Fenêtre sur l'emploi, recrutement et attractivité des
00:54métiers du transport.
00:56On en parlera avec Géraldine Adam, directrice attractivité, emploi, formation à l'UTPF avec un vaste plan de recrutement dans
01:03ce secteur pénurique.
01:05Voilà le programme, tout de suite c'est bien dans Smart Job.
01:20Bien dans Smart Job pour parler du pacte du pouvoir de vivre.
01:25C'est un très joli mot, presque poétique. On va en parler avec vous Amandine Le Breton. Bonjour Amandine.
01:30Bonjour.
01:30Très heureux de vous accueillir, directrice du pacte du pouvoir de vivre.
01:34D'abord, commençons par le début. C'est quoi ce pacte du pouvoir de vivre ?
01:39Le pacte du pouvoir de vivre, c'est une alliance d'organisations.
01:42Donc ça rassemble des associations, des fondations, des syndicats et des mutuelles.
01:46Et l'objectif il y a 7 ans, c'était de travailler tous ensemble pour faire des propositions au pouvoir
01:52public et concilier écologie, sociale et démocratie.
01:56Donc il y a par exemple la Fondation pour le logement, la CFDT, Oxfam, le Réseau Action Climat, ESS France.
02:03Voilà.
02:03L'objectif, dans un document du 30 juin 2026, il y a quelques jours maintenant, vous parlez des travailleurs, travailleuses,
02:11des essentiels de la transition écologique.
02:12Qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Parce que ça nous renvoie à cette expression déjà à
02:16la période Covid,
02:17où on voyait des travailleurs en première ligne qui étaient évidemment épuisés et qui prenaient des risques et qui pourtant
02:23travaillaient.
02:24C'est d'eux dont vous parlez ?
02:25En tout cas, ça fait écho à la crise sanitaire, puisqu'en fait, la transition écologique, quand on l'aborde
02:30du point de vue des pouvoirs publics,
02:31on aborde souvent les métiers divers, c'est-à-dire les métiers qui sont associés au secteur levier, le bâtiment,
02:37l'industrie, l'agriculture.
02:39Déjà verts, en quelque sorte.
02:39Déjà verts ou qui vont devoir se transformer.
02:41Et c'est essentiel parce que c'est aujourd'hui 8 millions de travailleurs et de travailleuses concernés.
02:45Donc ils sont essentiels.
02:46En revanche, il y a tout un angle mort auprès des travailleurs et des travailleuses qui tiennent aussi notre société
02:53debout,
02:53parce que c'est les travailleurs et travailleuses du soin, du lien, de l'éducation.
02:58Ce sont les livreurs qui, pendant la canicule, ont fait des kilomètres à vélo sous le soleil pour nous apporter
03:03des choses dans nos appartements quand on ne voulait plus.
03:04On en a parlé la semaine dernière dans notre débat d'actu.
03:07Donc ce sont tous ces travailleurs dont on ne parle pas, dont on n'a pas suffisamment parlé en amont
03:11de ces crises climatiques
03:12et qu'il faut maintenant regarder vraiment pleinement pour leur apporter des solutions, les accompagner puis les protéger.
03:18Amandine, il y a un travail aussi de plaidoyer dans ce que vous faites,
03:20c'est-à-dire que vous portez à travers votre poste de directrice, à la fois sur des plateaux de
03:24télé,
03:24et j'imagine à des élus politiques, des candidats à l'élection présidentielle,
03:28et j'ai vu qu'il y avait quand même des éléments que vous portiez, un décret risque climatique,
03:32une conférence nationale des métiers essentiels de la transition écologique,
03:36et un outil national de mesure de la qualité des emplois.
03:38Ça, c'est ce que vous apportez, je dirais, en plaidoyer aux candidats,
03:41en leur disant, intérissez-vous au sujet sous cet angle ?
03:44Oui, c'est ça, on a voulu déjà faire un état des lieux de l'ensemble des défis
03:48qui voulaient regarder la qualité des emplois du travail et la transition écologique,
03:52et en fait, il y en a absolument beaucoup.
03:54Je parlais de ces travailleurs et travailleuses invisibilisées, mais il y en a beaucoup d'autres.
03:58Et donc oui, avec le pacte du pouvoir de vivre, notre objectif, c'est de mettre sur la table des
04:01propositions
04:03pour à la fois faire en sorte que les travailleurs soient les moteurs de la transition écologique,
04:07ils sont déjà beaucoup, mais aussi d'apporter des réponses collectives
04:11à ceux dont on parle le moins, historiquement le moins,
04:14puisque c'est aussi souvent les métiers moins bien reconnus,
04:18les fameux invisibles ou les fameux métiers en première ligne.
04:21Ce que je trouve aussi intéressant dans ce pacte du pouvoir de vivre,
04:24c'est que vous associez parfois des choses que les citoyens, les salariés, les dirigeants séparent,
04:28d'un côté le social, de l'autre l'écologie et sa transition.
04:31Vous, vous liez les deux ?
04:32C'est même la raison d'être de l'Alliance.
04:35Au début, il y avait 19 organisations, maintenant on est plus de 65.
04:38Parce qu'il y a une évidence, alors c'est une évidence pour nous depuis longtemps,
04:41mais c'est vrai que la canicule l'a rappelé,
04:44qu'on ne peut pas faire sans concilier écologie et sociale,
04:47et qu'il faut apporter des réponses, puisque la crise climatique, elle est là.
04:51On en a souvent parlé comme une projection, comme un moment ou comme une crise en devenir.
04:55La canicule de la semaine dernière, et probablement celle-ci,
04:58nous montre qu'on a dû déplacer des opérations dans les hôpitaux.
05:03Les enseignants ont dû parfois bricoler des solutions
05:05et apporter leur propre ventilateur dans leur classe.
05:08Donc la réalité, c'est que le changement climatique est là,
05:11et il faut vraiment apporter des réponses collectives à tous ces métiers.
05:14Dans l'ordre des priorités, par rapport à ce que j'évoquais tout à l'heure,
05:17qu'est-ce qu'il faut mettre urgentement en place ?
05:19D'abord de l'éveil, de la compréhension, ensuite une conférence,
05:22un tableau de bord pour quantifier, c'est quoi l'ordre des priorités pour vous ?
05:26Alors il y a beaucoup de choses qui sont importantes,
05:28parce qu'on voit bien que le défi est tellement urgent
05:30qu'on ne peut pas tout décaler dans le temps comme ça.
05:33En revanche, pour le pacte du pouvoir de vivre,
05:35ce qui est important, c'est d'une part de reconnaître ces métiers essentiels,
05:38de les regarder, d'apporter des réponses collectives.
05:42Ce n'est pas normal qu'on ait renvoyé à leur responsabilité
05:45l'ensemble de ces métiers pour trouver des solutions
05:47le jour où on était en choc thermique,
05:50et notamment pour accompagner des publics fragilisés,
05:52des enfants, des malades, etc.
05:54Donc apporter des solutions par une conférence nationale
05:57sur ces métiers essentiels.
05:59On propose aussi d'élargir le décret chaleur en décret risque climatique,
06:06puisqu'on parle beaucoup de la canicule,
06:07mais il y a quand même beaucoup d'événements climatiques qui peuvent arriver.
06:10Qui permettrait quoi ? De toucher un public plus large,
06:13plus de salariés ? C'est quoi l'objectif ?
06:15En tout cas, de reconnaître que le changement climatique
06:17va avoir pour conséquence un certain nombre d'événements extrêmes.
06:23Donc il y a les canicules qu'on voit bien aujourd'hui,
06:25mais il y a des fortes inondations par exemple,
06:26il y a des feux, etc.
06:27Les règlements climatiques au sens large.
06:29Oui, et ces impacts au sens large.
06:31Et donc si, comme pour la canicule de la semaine dernière,
06:34on n'est pas suffisamment préparé,
06:35on n'a pas suffisamment anticipé,
06:37on n'a pas réfléchi en amont aux réponses qu'on peut apporter à ces personnes,
06:41on va toujours être dans la stratégie de la débrouille
06:44qui n'est bien pour personne,
06:45ni pour ses métiers, ni pour nous tous en réalité.
06:48Donc vous soulevez aussi en creux,
06:50j'irais lié d'ailleurs aux enjeux d'actualité,
06:53à l'opportunité d'anticiper ce qu'on n'a visiblement pas bien fait ou pas fait du tout.
06:57En effet, alors même que la littérature est assez claire maintenant,
07:00que ces événements vont s'intensifier, vont être plus forts, etc.
07:03On le sait.
07:04Donc c'est toujours quand on le ressent pour nous-mêmes,
07:06dans nos réalités, probablement qu'on s'en rend compte,
07:09mais maintenant, il faut agir très vite pour répondre à ces enjeux,
07:13anticiper, encore une fois, pas laisser une responsable de crèche,
07:17prendre la décision elle-même de savoir si elle doit maintenir la crèche ou la fermer.
07:22Un mot à Mandine Le Breton avant de nous quitter,
07:24si on veut accéder à Pacte du pouvoir de vivre,
07:26un site internet, on peut devenir adhérent comme on fait ?
07:28Tout à fait, donc vous pouvez nous voir pactedupouvoirdevivre.fr,
07:32on peut recevoir l'ensemble des informations du pacte,
07:34on organise des webinaires pour décrypter tous les enjeux qui lient social, écologie, démocratie,
07:39et connaître toutes les organisations membres du Pacte du pouvoir de vivre.
07:43Merci à Mandine Le Breton de nous avoir rendu visite,
07:45de nous avoir éclairé sur ce pacte qui va peser pendant cette campagne présidentielle,
07:49parce que je suis persuadé que vous allez se servir de cette campagne
07:52pour faire levier, pour faire avancer vos idées.
07:54Pacte du pouvoir de vivre, associations, syndicats, mutuels,
07:59beaucoup d'acteurs engagés sur ce sujet.
08:01Merci de nous avoir rendu visite.
08:03On tourne une page, on s'intéresse à Alia dans le cerclairage,
08:05qui est un grand entretien aujourd'hui,
08:07avec le directeur délégué de Semaphore,
08:10une entreprise de conseil qui appartient au groupe Alpha,
08:12avec cette question, comment l'IA transforme ou va transformer
08:16les entreprises du conseil et tous les consultants sur le terrain,
08:19évidemment, les augmenter ou transformer leur métier ?
08:22On en parle avec lui, il est notre invité,
08:24et c'est un grand entretien.
08:38Le cerclairage, un grand entretien pour parler des métiers du conseil,
08:42du métier du conseil, évidemment impacté face à l'impact de l'IA.
08:47On en parle avec Patrick Porte-Partarieux.
08:50Bonjour Patrick.
08:51Bonjour Arnaud.
08:51Très heureux de vous accueillir, directeur général délégué de Semaphore,
08:56qui est un groupe de conseil, une entreprise de conseil RH,
08:59Transfo Restructuring, on en parlera avec vous,
09:01qui appartient au groupe Alpha.
09:03Vous allez tout nous expliquer.
09:04D'abord un petit mot sur cette entreprise Semaphore
09:08qui appartient au groupe Alpha.
09:10Alors Semaphore, c'est un cabinet de conseil, vous l'avez dit,
09:13c'est un cabinet de conseil qui accompagne des clients,
09:16publics et privés, sur l'ensemble des thématiques de la transformation,
09:19et en particulier de la transformation du travail.
09:23Et cette société Semaphore, que j'ai la chance de diriger,
09:28est adossée au groupe Alpha,
09:29qui en fait accompagne à 360 degrés les organisations,
09:34puisque dans le groupe Alpha, qui fait 1000 personnes,
09:36Semaphore en faisant 400,
09:38il y a Secafi, qui est le leader en France de l'expertise auprès des CSE,
09:44il y a Semaphore, on vient d'en parler,
09:46et il y a des filiales de spécialité, dont une,
09:49j'en citerai qu'une, qui s'appelle Blueneuve,
09:51et qui est en mesure d'organiser des grandes consultations citoyennes.
09:55À très grande échelle.
09:56À très grande échelle, dizaines de milliers, centaines de milliers,
09:58voire millions de personnes.
10:00Donc toutes ces composantes font qu'aujourd'hui,
10:03nous travaillons sur l'ensemble des sujets
10:05qui sont au cœur des transformations du travail,
10:07et au cœur de l'agenda des DRH et des directions générales.
10:10– On parlera du restructuring, qui est un mot qui fait un peu peur,
10:13mais c'est sur lequel vous travaillez,
10:15et on voit bien évidemment l'intérêt d'avoir ces CAFIs,
10:18ces Maphores qui se parlent, qui se font face,
10:21et qui peuvent évidemment, on peut trouver des passerelles,
10:23mais un mot quand même sur le thème du jour,
10:26parce que ça c'est un sujet qui impacte les entreprises de conseil,
10:28les consultants et le directeur que vous êtes,
10:31l'IA, dont on dit qu'il augmente, qu'il va accélérer.
10:34Alors vous avez signé une tribune que j'ai trouvée passionnante,
10:37et je vous cite,
10:38« On gagne 30 minutes sur une note,
10:41puis on les perd dans une boucle de validation inchangée,
10:44l'IA ne fait pas encore gagner de temps à l'entreprise »,
10:47tribune qu'on peut lire dans les colonnes des Echos.
10:50Vous mettiez un peu les plis dans le plat quand même,
10:51vous alliez un peu à contre-courant là ?
10:53– Oui, alors le titre est un petit peu provoquant,
10:55mais c'est à dessein,
10:56et il y a beaucoup d'exemples,
10:59et aujourd'hui on le vit,
11:01on l'expérimente individuellement,
11:04vous utilisez, Arnaud, j'utilise,
11:05tout le monde utilise l'IA générative
11:07pour produire des notes, faire des synthèses,
11:10et les améliorations sont spectaculaires,
11:13c'est-à-dire qu'aujourd'hui on fait en 30 minutes
11:14ce que l'on faisait en 2 heures, en 3 heures.
11:16Bon, mais est-ce que ces gains…
11:18– Ça c'est un gain de temps ça ?
11:19– Ça c'est un gain de temps à l'échelle d'une activité,
11:22et puis d'activités qui sont très bornées à une échelle individuelle.
11:24Est-ce que pour autant ces gains se retrouvent à une échelle collective,
11:29au sein d'une équipe ou d'une organisation ?
11:31Aujourd'hui il n'y a rien qui le montre,
11:32et il y a aujourd'hui beaucoup d'entreprises
11:34qui se questionnent justement sur où sont passés les gains
11:37face à des investissements qui sont massifs.
11:39Je vais citer deux exemples pour illustrer.
11:42Cette note que vous avez mis 30 minutes à écrire,
11:45si elle poursuit un circuit de validation qui reste inchangé,
11:49qu'elle atterrisse sur le bureau,
11:50soit de votre client, soit d'un supérieur hiérarchique,
11:53et que tout se passe comme avant.
11:55– Format d'administration quoi.
11:56– Voilà, le gain, en fait le gain il est perdu,
11:59ou potentiellement perdu,
12:00parce qu'on oublie que l'intelligence artificielle,
12:03ce n'est pas simplement une question de productivité individuelle,
12:06mais c'est aussi une question d'organisation,
12:08de processus, de mode de fonctionnement,
12:10et aussi de culture.
12:12– C'est intéressant parce que c'est ce que vous portez aussi sur ce plateau,
12:15mais j'imagine que vous le portez auprès de vos clients,
12:16que vos équipes portent cette question auprès de vos clients,
12:18que vous avez évidemment le retour de vos clients.
12:20J'ai vu que des entreprises américaines commençaient
12:22à expliquer que le bilan,
12:24dans le bilan des entreprises,
12:26l'IA commençait à peser lourd,
12:27mais qu'elles n'en voyaient pas encore véritablement
12:30les ROI, les retombées concrètes sur le plan du business.
12:33Vous avez ces retours-là aussi de vos clients,
12:35qui comme ça sont un peu sur une ligne de crête ?
12:37– Alors oui, c'est un retour que l'on a,
12:39et aujourd'hui les entreprises sont,
12:42j'allais dire,
12:43mais l'image est un peu forte,
12:45mais elle est là,
12:46elles sont un peu dans le flou,
12:47c'est-à-dire que tout le monde avance,
12:49et c'est une de nos recommandations aussi,
12:51c'est d'avancer avec humilité, lucidité,
12:54et avec un maximum d'ouverture,
12:56parce que sur ce sujet,
12:58ce qui est vrai aujourd'hui ne l'était pas il y a six mois,
13:00et ne le sera sans doute pas dans six mois.
13:02– Et peut-être moins même d'ailleurs.
13:03– Et peut-être moins.
13:05Donc ça veut dire qu'il faut expérimenter,
13:08bien évidemment,
13:09il faut acculturer, former,
13:12et aussi travailler sur ces questions d'organisation,
13:15sur ces questions de processus,
13:16parce que si on se contente d'avoir une vision technologique,
13:19qui est bien réelle,
13:20je ne la sous-estime pas,
13:21parce qu'il y a une complexité technique et technologique.
13:24– Elle a de la puissance, il n'y a pas de doute.
13:25– Exactement.
13:26Mais si on est simplement centré sur cette question-là,
13:30on va oublier l'important qui est le facteur humain,
13:32et qui est aujourd'hui le facteur humain
13:34et la place de l'homme dans l'organisation,
13:36c'est aujourd'hui notre terrain de travail,
13:39et c'est ce qui va faire in fine la différence.
13:41– Et c'est d'ailleurs le cœur de sémaphore,
13:43parce qu'on évoquait Cécafi tout à l'heure,
13:44il y a vraiment un travail chez vous,
13:45en tout cas je pense que l'ADN ou l'identité de sémaphore,
13:48c'est aussi ce travail autour de l'humain,
13:50de son accompagnement,
13:51on va parler de restructuring.
13:53Un petit mot sur les consultants,
13:55ceux qui font des notes,
13:57il y a souvent un peu de cliché du consultant
13:59qui vous apporte un botin de 400 pages,
14:02parfois le client a bien du mal à le lire,
14:04est-ce que l'IA, justement, facilitant,
14:07ne doit pas aussi transformer cette relation-là avec le client ?
14:11– Alors Arnaud, vous êtes un peu provocant
14:12avec le botin de 400 pages,
14:16mais si je poursuis sur l'analogie,
14:19aujourd'hui on n'a plus d'annuaire,
14:20donc le botin est mort,
14:21et si le conseil…
14:22– Alors vous dites que je suis une boomer en fait, c'est ça ?
14:24– Non, non, je dis que si le conseil, en effet,
14:26c'est d'écrire des rapports de 400 pages,
14:29le conseil et le consultant a du souci à se faire.
14:31– Ce n'est pas efficace ?
14:32– Ce n'est pas efficace, alors c'est une dimension en effet du métier,
14:36d'écrire, de faire des analyses, des rapports,
14:40d'éclairer des décisions,
14:41mais ce qui caractérise aujourd'hui le consultant,
14:45et c'est en ce sens que j'ai la conviction
14:46que le consultant et le conseil a un bel avenir devant lui,
14:50c'est la capacité à s'asseoir auprès d'un client,
14:54à le challenger, à lui poser les bonnes questions,
14:57et aussi avec ses équipes et avec une méthodologie
15:00à mettre en mouvement, contribuer à mettre en mouvement l'organisation.
15:04Et ça, ce n'est pas, ou en tout cas pas aujourd'hui,
15:07ce n'est pas la machine qui va le faire.
15:08Donc notre travail sur l'évolution du métier du conseil,
15:12parce que c'est un des éléments de notre journée,
15:17c'est qu'on doit faire, à l'instar des autres professions,
15:20une analyse sur qu'est-ce qui va être aujourd'hui et demain automatisable,
15:24et de fait automatisé,
15:26qu'est-ce qui va être augmenté,
15:27et qu'est-ce qui reste dans le domaine.
15:30Vous avez une grande responsabilité sur ce sujet,
15:32c'est intéressant, l'apport que vous apportez,
15:34le conseil que vous apportez à l'entreprise,
15:36a des incidences assez concrètes dans ses recrutements,
15:39dans la manière dont il organise le travail.
15:40Exactement, et nous sommes questionnés aujourd'hui,
15:44je citais tout à l'heure des sujets liés à la transformation du travail,
15:48un grand questionnement de nos clients,
15:50c'est l'évolution des métiers et des compétences,
15:52à 3 ans, à 5 ans,
15:54notamment en lien avec la technologie,
15:56à l'intelligence artificielle.
15:57Patrick Porte-Partarieux,
15:58on évoquait le restructuring,
16:00j'aimerais qu'on en parle,
16:01parce que le restructuring,
16:02c'est évidemment l'accompagnement des restructurations,
16:04quand on dit restructuration,
16:06on pense automatiquement à entreprises
16:08au bord du dépôt de bilan,
16:09ce qui n'est pas forcément le cas,
16:11on peut être dans du restructuring,
16:13de l'accompagnement social,
16:14parce que c'est les métiers qui se transforment,
16:15vous êtes d'accord avec moi ?
16:17Oui, et je le prendrai en fait de la manière suivante,
16:20c'est-à-dire que le restructuring,
16:21c'est une recherche de compétitivité.
16:23Aujourd'hui,
16:23toutes les entreprises sont en recherche de compétitivité,
16:26celles qui sont en croissance,
16:27parce qu'elles veulent maintenir,
16:29préserver, voire augmenter cette compétitivité,
16:31et celles qui traversent une passe difficile.
16:34Alors,
16:34il est vrai que le restructuring,
16:36c'est souvent associé à des suppressions d'emplois,
16:40et à des trous d'air,
16:42et parfois à des fermetures de sites,
16:44et à des événements qui sont douloureux.
16:46Humains,
16:47parce qu'il y a des humains derrière.
16:49Exactement,
16:49et il y a des humains qui vont être parfois,
16:53qui vont parfois quitter l'entreprise,
16:54et puis il y a aussi,
16:55il ne faut pas les oublier,
16:56ceux qui restent dans l'entreprise,
16:57qu'il faut aussi accompagner,
16:59parce que c'est un événement
17:00qui aussi est traumatique pour eux.
17:02J'ai envie de dire,
17:03c'est ce qui fait aussi la touch,
17:04c'est ma force,
17:05c'est aussi cette spécificité dans le restructuring,
17:08dans l'accompagnement humain,
17:09Alors j'ai tendance à le penser,
17:13et aujourd'hui sur l'ensemble des sujets,
17:17notre équipe de consultants
17:18est une équipe qui est composée
17:19de professionnels femmes et hommes,
17:22qui particulièrement à cœur,
17:24qui sont extrêmement engagés,
17:25et pour faire ce métier-là,
17:28pour accompagner,
17:29puisque là on parle d'un volet
17:30qui est un parmi d'autres dans nos activités,
17:32qui est l'accompagnement social des restructurations,
17:35il faut être particulièrement engagé,
17:37et avoir cette notion d'empathie,
17:39d'écoute,
17:39et de vouloir aider le collaborateur
17:42à rebondir dans les meilleures conditions.
17:44Et qui fait, je le redis,
17:45écho, tout de même,
17:46vous appartenez à un groupe assez cafif,
17:48qui nous aussi,
17:49à accompagner des salariés,
17:51et c'est ça qui est intéressant.
17:53On appartient, en effet, au groupe Alpha,
17:53et je crois que,
17:55j'aime le dire,
17:56c'est quand même lui qui avait...
17:5840 ans d'existence,
17:5940 ans d'existence,
18:00ce groupe,
18:01et je pense que ces différentes composantes du groupe
18:03font de nous vraiment un acteur singulier
18:05et unique dans le paysage français
18:07de l'expertise et du conseil.
18:09Présidé aujourd'hui,
18:10faut-il le préciser,
18:10par Estelle Sauvard.
18:11Estelle Sauvard.
18:12Un mot avant de nous quitter,
18:14quand même,
18:14parce que c'est une question
18:15qui traverse toutes les entreprises,
18:16quelle que soit leur taille,
18:17de conseil.
18:18Est-ce que le conseil
18:19il y a encore de belles années devant lui,
18:21ou est-ce que l'IA
18:22est en train de totalement
18:24distrupter le métier ?
18:26Moi, j'ai tendance à penser,
18:28alors c'est une conviction,
18:29et on verra comment l'histoire s'écrira,
18:32et on va essayer de l'écrire en ce sens,
18:34mais j'ai tendance à penser
18:37que le conseil
18:38a un très bel avenir devant lui,
18:39parce que, justement,
18:40c'est dans des temps,
18:41aujourd'hui,
18:44troublés, incertains,
18:44que le dirigeant d'entreprise
18:46a besoin,
18:47pardonnez-moi l'analogie,
18:49mais d'une boussole,
18:50ou en tout cas de quelqu'un
18:51qui vienne l'aider
18:53à naviguer dans des eaux
18:54un peu troubles.
18:55Et ça, vous nous dites sur ce plateau,
18:57l'IA ne pourra pas remplacer,
18:58je dirais,
18:59l'analyse d'un consultant,
19:00l'analyse d'un professionnel humain.
19:02La finesse, l'interaction,
19:04la capacité de challenge,
19:06je ne pense pas.
19:07Mais comme on l'évoquait tout à l'heure,
19:08une partie des tâches
19:10peut être automatisée,
19:11une partie va permettre
19:13à l'IA,
19:13à l'humain,
19:14au consultant,
19:15d'être un petit peu plus rapide
19:16et plus malin,
19:17mais il restera,
19:19moi, je ne suis pas prêt
19:19en tant que dirigeant encore
19:21à me faire conseiller
19:22par une machine.
19:24Mais je suis prêt
19:25à écouter des consultants
19:27qui viendraient
19:27me donner des conseils.
19:29Mais eux-mêmes
19:29augmentés par une machine.
19:31Bien évidemment.
19:31Qui leur donnerait
19:32évidemment une double puissance.
19:33Une puissance supplémentaire.
19:34Merci, Patrick Porte-Partarieux
19:36d'être venu nous faire partager
19:37votre point de vue.
19:38Lisez cette tribune
19:39dans les échos,
19:40justement,
19:41sur ce rapport
19:41un peu décalé
19:42de l'image
19:43qu'on peut se faire
19:43de la rapidité de l'IA.
19:45C'est rapide
19:46à condition
19:46de bien savoir l'utiliser
19:47et de bien traiter
19:49ensuite la donnée
19:49qui en est sortie.
19:51Merci de nous avoir
19:51rendu visite.
19:52Directeur général délégué
19:53de Semaphore,
19:54qui est une belle entreprise
19:56de conseil
19:57qui appartient
19:58au groupe Alpha.
19:58Merci de nous avoir
20:00rendu visite.
20:01Tiens, on change de sujet
20:02et ces fenêtres sur l'emploi,
20:03on s'intéresse
20:04au secteur du transport.
20:05Secteur qui peine
20:07à recruter
20:07avec un grand plan
20:08de recrutement.
20:09On va en parler
20:10avec notre invitée.
20:11Elle est là
20:12et je l'accueille.
20:26On termine avec notre rubrique
20:28fenêtres sur l'emploi
20:28pour parler recrutement
20:29dans le secteur
20:30des transports secteurs
20:32qui va devoir recruter
20:33100 000 personnes
20:35dans les transports
20:36publics et ferroviaires
20:37d'ici 2030.
20:38Il y a un enjeu très fort
20:39et on en parle avec vous
20:40Géraldine Adam.
20:41Ravi de vous accueillir.
20:43Merci de revenir
20:44sur le plateau
20:44de Smart Job.
20:46Directrice
20:46Attractivité,
20:47emploi et formation
20:48à l'UTPF.
20:49Rappelez-nous
20:50ce qu'est l'UTPF.
20:51L'UTPF,
20:52c'est l'Union des transports
20:53publics et ferroviaires.
20:54C'est la fédération patronale.
20:56On rassemble
20:57les quelques 200
20:58entreprises
21:00qui exploitent
21:01ces transports publics
21:02au niveau
21:03du territoire national
21:04et qui défend
21:05les intérêts
21:05de ces entreprises.
21:06J'ai une mission
21:08de pilotage
21:09de toute la mission
21:10attractivité,
21:11emploi,
21:11formation
21:12pour le secteur.
21:13Dans le cadre
21:14d'un plan France 2030,
21:16vous validez,
21:17vous pilotez
21:18Transformers
21:19qui regroupe
21:20plein d'acteurs
21:20et ces acteurs
21:21sont engagés
21:22dans une politique
21:23de recrutement.
21:24Comment on fait
21:25pour rendre
21:26attractif
21:26ce secteur
21:27que l'on soit
21:28dans le ferroviaire,
21:29que l'on soit
21:29dans le transport public,
21:31que l'on soit
21:31dans le tramway
21:32ou dans le bus
21:33puisqu'il s'agit aussi
21:34de recruter
21:34ces profils-là ?
21:35Tout à fait.
21:36On est vraiment
21:37dans une pénurie,
21:38un besoin.
21:40C'est un secteur
21:40des exploitants
21:42de bus,
21:43de métro,
21:43de tram,
21:44de train
21:44sont à la fois
21:47un secteur
21:48en tension
21:48sur les métiers
21:49de la conduite
21:49et de la maintenance
21:50notamment
21:50puisqu'on est impacté
21:52par la double transition
21:53numérique et écologique
21:54et puis c'est un secteur
21:56en transformation.
21:57Et donc comme
21:58on a aussi
21:59un renouvellement
21:59générationnel assuré,
22:01il faut effectivement
22:01faire venir
22:02et également
22:04fidéliser
22:05les salariés
22:05une fois qu'on les a
22:06recrutés.
22:07Et donc le programme
22:08Transformers
22:09permet à la fois
22:10d'agir tant
22:11sur l'attractivité,
22:12donc attirer,
22:13recruter,
22:14former,
22:15fidéliser
22:15pour structurer
22:16une vraie stratégie
22:17pour le secteur.
22:19Et le secteur,
22:20alors là pour le coup
22:21on est ensemble
22:21interurbain,
22:22les cars,
22:23urbain
22:23et ferroviaire.
22:25Ça veut dire
22:25que chaque entreprise
22:26s'approprie ses sujets.
22:28C'est pas uniforme
22:29à tous.
22:30Chacun a déjà pris
22:31de l'avance,
22:31certains ont un peu
22:32de retard sur des sujets.
22:33L'objectif central
22:34c'est les 100 000.
22:36L'enjeu c'est quoi ?
22:37C'est les salaires,
22:38c'est le cadre de vie,
22:39c'est les conditions de travail.
22:41Qu'est-ce qui fait
22:41qu'aujourd'hui
22:42ce secteur,
22:42on le devine,
22:43ce secteur attire moins ?
22:45Je pense que déjà
22:46le secteur,
22:48il a des métiers
22:49qui sont assez peu connus
22:50malheureusement.
22:51Il y a une méconnaissance
22:52de la diversité
22:53de nos métiers.
22:54C'est un secteur
22:55aussi
22:56qui pâtit
22:57parfois
22:58d'une représentation,
22:59une image,
23:00un déficit d'image
23:01et qui aujourd'hui
23:03mérite,
23:03et c'est bien pour ça
23:04qu'on mène des campagnes médias,
23:06justement,
23:06de susciter l'envie,
23:08de susciter des vocations
23:10dès le plus jeune âge
23:10pour essayer un maximum
23:12de mieux faire connaître
23:14notre secteur
23:14et bien sûr
23:15de donner,
23:16de susciter
23:17la petite graine
23:18qui va donner
23:19au moment de l'orientation
23:20professionnelle
23:21l'envie de venir
23:22nous rejoindre
23:23comme la campagne
23:24Écoutez votre petite voix,
23:27l'invite.
23:28On voit des reportages
23:29aussi où on incarne
23:31à travers des personnages,
23:32les chauffeuses de bus
23:33qui sont passionnées
23:34de leur véhicule.
23:35Oui,
23:35on avait des bus d'or
23:36qu'on n'avait pas longtemps
23:38avec les mois de juin
23:39et qui a fait un grand succès
23:40et qui promeut
23:41ce métier
23:41de conducteur de bus
23:42et conductrice de bus
23:43qu'on cherche aussi
23:45à féminiser nos métiers.
23:47Transformers,
23:48c'est quoi ?
23:48C'est aussi de la formation,
23:49vous les accompagnez sur quoi ?
23:51Qu'est-ce qu'on doit mettre
23:52en place
23:53pour permettre
23:53à ces futurs
23:55chauffeurs,
23:55chauffeuses
23:57d'intégrer
23:57et à ceux
23:58qui sont déjà en poste
23:59d'y rester ?
24:00Qu'est-ce qu'on met en place ?
24:01Alors déjà,
24:02c'est un programme
24:03de 12 millions d'euros,
24:04donc on est vraiment
24:04sur un projet
24:05de structuration
24:06à long terme,
24:07ça se fait sur du long terme.
24:09Déjà en structure,
24:09un appareil de formation.
24:11Il faut que les formations
24:12soient accessibles,
24:13lisibles,
24:14pour permettre
24:16sur Parcoursup
24:17de faire des choix,
24:18sur également
24:19des lycéens
24:20en filière technique
24:22et professionnelle
24:22de connaître
24:23nos métiers de la maintenance
24:24et de s'inscrire.
24:24Donc vous partez juste là,
24:25vous parlez à la formation initiale ?
24:26Tout à fait.
24:27Déjà,
24:27on part de l'orientation,
24:29on part bien sûr,
24:29on s'appuie
24:30sur l'éducation nationale,
24:31les professeurs,
24:32les parents d'élèves,
24:33les prescripteurs globalement
24:35pour faire venir
24:36et donc pour
24:38susciter des vocations
24:39dès le plus jeune âme,
24:40dès la cinquième.
24:40Le stage de troisième
24:41est fondamental.
24:42On fait des partenariats
24:43avec les associations
24:44comme Yvra Monta.
24:44On se rende compte physiquement.
24:46Ah, complètement.
24:46Les immersions,
24:47aller vers,
24:48faire venir,
24:49vraiment ouvrir
24:50les portes
24:51de nos entreprises
24:51pour donner à voir
24:52et puis avoir bien sûr
24:53des modèles inspirants
24:54comme des ambassadrices
24:55et des ambassadeurs
24:56que sont nos salariés
24:58qui parlent très bien
24:58de leur métier.
24:59Un mot quand même
25:00parce que c'est un sujet
25:01dont les médias
25:02se sont emparés,
25:02les médias mainstream,
25:03c'est des conditions
25:04parfois de travail,
25:06des chauffeurs,
25:07des contrôleurs pour certains
25:09dans des quartiers difficiles.
25:11Comment on fait là ?
25:12Parce que c'est un vrai sujet.
25:13Ce sujet-là,
25:13il est sur la table.
25:14Je ne parle pas
25:14des conducteurs de train
25:15parce que le ferroviaire
25:17qui est un autre sujet
25:18et je parle de ceux
25:19qui sont au contact
25:20de la clientèle
25:21parfois un peu difficile.
25:23C'est sûr que
25:24c'est des métiers de service,
25:27c'est des métiers utiles,
25:28c'est des métiers
25:29qui ont du sens.
25:30Alors bien sûr,
25:31comme dans tout métier,
25:32vous le savez,
25:32en relation avec le public,
25:33la relation avec le public
25:34fait que, évidemment,
25:36vous pouvez être confronté
25:37à des situations
25:38extrêmement difficiles
25:39mais ce n'est pas que ça
25:41ces métiers-là.
25:41Ces métiers-là,
25:42c'est aussi être utile
25:44à la population,
25:45à un territoire
25:45et surtout,
25:47on voit les salariés
25:48qui restent,
25:49nos 260 000 salariés
25:51au sein de la branche urbaine
25:51et ferroviaire,
25:52ils y restent
25:53parce qu'ils sont passionnés
25:54par leur métier
25:54et c'est ça aussi
25:55qu'il faut donner à voir.
25:56C'est-à-dire qu'on pâtit
25:57souvent d'une image
25:58où on ne garde que,
25:59voilà, évidemment,
26:00qu'il y a des conditions
26:00au travail de nuit.
26:01On travaille 24 sur 24
26:02parce que la maintenance,
26:03elle se fait de nuit
26:04pour que tout le monde
26:05puisse prendre le train.
26:06Oui, parce qu'on parle
26:06que les chauffeurs,
26:07mais il y a la maintenance.
26:07Bien sûr,
26:08on a un très fort besoin
26:08mais ce sont des métiers
26:10qui sont 24-24
26:127 jours sur 7
26:13au service du public.
26:14Et donc, forcément,
26:16il y a des choses
26:17comme dans tout métier,
26:18des choses qui sont
26:19parfois difficiles
26:20à conjuguer
26:21avec la vie familiale
26:22mais c'est des choix
26:22et des personnes
26:23ont fait leurs choix
26:24et en parlent très bien
26:25et sont très épanouis
26:26dans nos secteurs.
26:28Un mot sur le ferroviaire
26:29parce qu'on a beaucoup parlé
26:30du transport de cars
26:32et de bus.
26:33Et de bus.
26:33Surtout de bus.
26:34N'oublions pas les bus,
26:35évidemment,
26:36mais j'ai le sentiment
26:37que c'est un peu
26:37une autre sociologie,
26:38c'est un autre rapport
26:39au transport
26:40et pourtant,
26:41les deux sont mariés
26:42dans le même espace.
26:44Ce n'est pas tout à fait
26:44la même chose.
26:45Alors déjà,
26:46c'est deux branches différentes.
26:47C'est deux conventions
26:48collectives différentes.
26:49C'est ça.
26:50Mais je dirais
26:51qu'ils ont comme point commun
26:52bien évidemment
26:53d'être des transports
26:55au service du public
26:56avec aussi
26:57un enjeu de décarbonation.
26:58On a tous
26:59dans les transports collectifs
27:00et transports du quotidien
27:01un enjeu de décarbonation
27:03et heureusement,
27:05c'est aussi un point important
27:07pour notamment
27:07les ingénieurs
27:08et les jeunes
27:09qui veulent nous rejoindre
27:09de savoir que c'est un secteur
27:11qui est plutôt
27:12en tout cas favorable
27:13à la planète.
27:14Mais l'autre versant,
27:16c'est que le ferroviaire,
27:17le ferroviaire,
27:18c'est effectivement
27:20un autre système.
27:21c'est avec un enjeu
27:23très très fort
27:23de sécurité.
27:25C'est aussi
27:26des entreprises
27:26qui sont
27:27dans un cadre
27:28de transformation
27:29avec une ouverture
27:30à la concurrence
27:30progressive.
27:31Et puis,
27:32il ne faut pas oublier
27:32le ferroviaire.
27:33On fait aussi
27:34du transport de marchandises
27:35avec des métiers,
27:36des opportunités d'emploi.
27:38Ça couvre
27:38la chance que l'on a
27:39sur ces deux secteurs.
27:41C'est que ça offre
27:41des opportunités
27:42qui finalement offrent
27:43aussi des mobilités professionnelles
27:45et des perspectives
27:45d'évolution.
27:46Et ça,
27:47c'est vrai qu'on ne le dit
27:48pas suffisamment.
27:49Comme on a aussi
27:50beaucoup de CDI,
27:50on peut aussi être
27:52dans des emplois
27:53non délocalisables,
27:54pérennes.
27:54Et ça,
27:54c'est quand même
27:55très important
27:55pour pouvoir construire
27:57sa vie professionnelle.
27:58Géraldine Asdenham,
27:59vous portez avec passion
28:00ces métiers
28:01et cet engagement
28:02pour ce secteur
28:03du transport urbain,
28:06des bus
28:07et le ferroviaire
28:08avec 100 000 emplois.
28:09Ça veut dire
28:10qu'il y a beaucoup d'emplois
28:10et pas uniquement
28:12des emplois de chauffeurs,
28:12il faut le préciser.
28:13C'est à fait.
28:14Des contrôleurs,
28:14mais plein,
28:15plein,
28:15plein de métiers,
28:16la circulation,
28:17la maintenance,
28:18les mécaniciens,
28:19tous ceux qui travaillent
28:19sur ces sujets,
28:20jusqu'à l'IA
28:21et l'informatique.
28:22Tout à fait,
28:22la data.
28:23Et la data,
28:24évidemment.
28:24Merci Géraldine Asdenham
28:25de nous avoir rendu visite
28:26pour cette dernière émission.
28:28Merci à vous,
28:30directrice attractivité,
28:32formation à l'UTPF
28:34et en charge de l'emploi aussi.
28:37Merci à vous,
28:38merci de votre fidélité,
28:39merci à Nicolas Juchat
28:40évidemment pour cette
28:41très belle saison.
28:42Merci aux équipes techniques,
28:43merci évidemment à Paul,
28:45merci à Fabien,
28:46merci à Charles
28:47et à toutes les équipes techniques
28:48et puis merci surtout à vous
28:50qui nous avez accompagnés
28:51qui êtes des fidèles
28:52de notre émission.
28:53Je vous dis à très très bientôt
28:54pour une prochaine aventure
28:56Smart Job.
28:56D'ici là,
28:57portez-vous bien.
28:58Bye bye.
28:58Sous-titrage Société Radio-Canada
29:07Sous-titrage Société Radio-Canada
29:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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