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  • il y a 13 heures
Ce jeudi 9 juillet, Antoine Larigaudrie a reçu Carole Rousseau, directrice générale de Corum L'Épargne, Charlotte Thameur, directrice du développement commercial chez Shares, et Marc Tempelman, fondateur de Cashbee, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05On déchiffre et on déchiffre surtout que c'est la dernière de la saison, l'été va commencer
00:10et il est quand même urgent de partir en vacances avec un panorama un petit peu complet
00:15de l'état d'esprit des investisseurs, des épargnants.
00:18On va en parler, Charlotte Tamer de Cherz, bonjour.
00:20Bonjour.
00:21Merci d'être avec nous comme régulièrement à cette antenne,
00:24tout comme Marc Templeman de Cashbit.
00:26Bonjour Antoine.
00:26Qui est avec nous, bonjour.
00:27Et Carole Rousseau de Corum l'Epargne.
00:30Enchantée, bonjour.
00:31Enchantée, bonjour.
00:32Merci d'être en plateau en direct ce matin parce que vous êtes venue avec sous le bras
00:37un baromètre de l'investissement en France.
00:40Alors c'est vrai qu'on en a régulièrement avec pas mal de sources, pas mal d'indications,
00:44pas mal de thématiques.
00:46Qu'est-ce qui ressort de votre publication très exactement en ce milieu d'année 2026
00:52qui a déjà commencé sur de sacrés fondamentaux
00:54et puis qui continue sur vraiment de lourdes interrogations et beaucoup de volatilité
00:59aussi bien sur les marchés que sur les possibilités d'investissement ?
01:02Eh bien, vous avez assez bien résumé les raisons pour lesquelles on a fait ce baromètre.
01:07La première chose, c'est que l'argent au sein de la famille n'est pas un tabou.
01:11Et donc, on découvre que les Français, finalement, à 82% discutent de finances en famille,
01:17avec les amis.
01:20Le deuxième élément qui est vraiment probant, c'est que nos jeunes de 18-24 ans à 95%
01:28plébiscitent d'avoir les clés pour bien investir, bien gérer, prendre les bonnes décisions
01:33sur leur investissement.
01:34Et donc, à 95%, ils souhaitent que l'école s'en empare.
01:38Et puis, on parlait aussi, effectivement, de la période actuelle.
01:41Et donc, on a des Français qui veulent investir, mais en toute sécurité, donc très adverses
01:47aux risques.
01:48Et donc, on a des Français qui vont sur des actifs qui sont beaucoup plus sécurisés
01:53versus il y a de ça quelques années.
01:55Donc, ça, c'est vraiment les choses qui reviennent un peu systématiquement.
01:59Et la capitalisation avec l'effet des retraites, etc.
02:02J'allais vous le dire, c'est peut-être même un des paramètres qui change la donne,
02:06parce qu'on a vu vraiment un point pivot entre l'année dernière et le début de cette
02:10année.
02:11On a vu dans les différents baromètres d'investissement, je ne sais pas, il y a
02:14Gal Slimane aussi qui, de temps en temps, vient nous présenter régulièrement le baromètre
02:18d'Oxa.
02:20C'est beaucoup plus jeune.
02:21C'est beaucoup plus conscient que l'État sera plus au rendez-vous, en tout cas dans
02:26les proportions dans lesquelles il était jusqu'à présent.
02:29C'est aussi l'effet positif de tout ce qui est né de ce phénomène d'investissement
02:34qui est né après le Covid.
02:36Donc, on s'ennuyait, on s'est dit, tiens, je vais m'occuper de mes finances.
02:40Donc, tout ça crée une dynamique qui se prolonge et qui a tendance, même si on regarde
02:46les chiffres de BlackRock, de l'investissement dans les ETF, à s'amplifier.
02:50Et alors, particulièrement en France.
02:52C'est vrai.
02:53Alors, on a à peu près 55% des Français qui, aujourd'hui, se posent la question.
02:58Alors, c'est souvent entre 35 ans et 50 ans.
03:01Avec l'effet CISO, on se pose la question de son quotidien et on se pose la question de
03:07comment on va gérer notre retraite dans le futur.
03:10Et donc, cet effet CISO fait qu'aujourd'hui, on a des épargnants qui s'emparent du sujet,
03:16qui souhaitent savoir dans quoi ils les épargnent.
03:19Et ça, c'est vrai que chez Corum, c'est quelque chose qui revient systématiquement.
03:22On épargne toujours mieux dans un actif que l'on comprend.
03:26Et donc, ça, ça fait partie aussi des sujets que l'on voit au sujet de nos épargnants,
03:29en tous les cas, font aussi ce résumé.
03:33Ils nous disent qu'on a besoin de savoir dans quoi on investit.
03:36On a besoin d'être sécurisé.
03:37Et notre avenir en dépend, puisque, effectivement, l'effet retraite arrivera très certainement.
03:42Et puis, éducation et puis, explication.
03:44Et restez à l'écoute.
03:46Dans la boîte à outils, on va redécortiquer, parce que ça reste quand même un des sujets
03:49d'investissement de finances personnelles de l'année.
03:51Mais tout ce qui se passe autour des produits structurés,
03:54qui est quand même diablement intéressant et qui nécessite, justement,
03:57de la connaissance, de l'explication, etc.
03:59Et un effort de la part des distributeurs.
04:02Charlotte Tamer, qu'est-ce que ça vous évoque, ce baromètre ?
04:05Il y a énormément de choses logiques.
04:06Il y a des phénomènes qui sont en train de se préciser.
04:09Puis vous, vous arrivez avec un autre baromètre.
04:11Est-ce que ça recoupe un petit peu ces indications-là,
04:14en ce milieu d'année 2026 ?
04:16Oui, oui, je pense que tout converge dans la même direction.
04:20C'est-à-dire que les nouvelles générations qui sont en train d'arriver
04:24sur le marché du travail sont beaucoup plus alertes et averties
04:27sur le contexte démographique, sur le fait que, sans parler de l'État
04:32qui interviendra, qui ne pourra plus de toute façon intervenir
04:35à ce qu'on disait la dernière fois sur la situation démographique française.
04:38Moi, je rebondis sur ce que vous avez dit.
04:40Au final, on investit mieux dans un produit qu'on connaît.
04:43Oui, parce qu'en fait, on se rend compte que ce n'est pas le sous-jacent
04:47qui va faire la performance du portefeuille.
04:49Enfin, en quelque sorte, si vous investissez,
04:51si vous restez sur votre livret A, il y a moins de potentiel,
04:54quand même, de performance que si vous rentrez sur les marchés financiers.
04:57Mais ce qui, le corollaire, en fait, du sous-jacent,
04:59c'est le comportement de l'investisseur lui-même.
05:01Et quand on comprend ce qu'on est en train de faire,
05:03on sait à quoi s'attendre.
05:05Et quelque part, on peut aussi adapter son comportement,
05:07enfin, avoir conscience des risques dans lesquels on investit.
05:10Et ça évite, alors, de rentrer au mauvais moment,
05:13quel est le bon moment pour rentrer ?
05:14Mais surtout, ça évite de sortir au mauvais moment.
05:16Et on se rend compte, dans les analyses qui ont été menées dernièrement,
05:19que le comportement humain, le comportement de l'investisseur final
05:22est une des premières raisons de sous-performance,
05:25même des unités de compte, des sous-jacents
05:27qui sont capables de délivrer normalement des performances de marché.
05:32Et finalement, quoi de mieux que de s'éduquer soi-même
05:34pour adopter son comportement face à un placement ?
05:37Moi, je le répéterais, et je ne cesserai jamais de le répéter,
05:41un placement qui vit bien, qui se déploie bien,
05:44c'est un placement auquel on ne pense pas se coucher.
05:47Oui, exactement.
05:48Parce que sinon, on ne dort pas.
05:49C'est évident.
05:50Et puis après, on fait n'importe quoi.
05:52Carole Rousseau, il y a aussi un autre phénomène
05:54qui a émergé cette année.
05:55Alors, aussi bien du point de vue du besoin d'éducation.
05:58Alors ça, on en parle, on en reparle,
05:59et ça restera un enjeu de l'année.
06:03Cette volonté de s'informer et d'être bien conseillé,
06:05il y a l'émergence des fines fluenceurs,
06:07on en a souvent sur le plateau,
06:09et il y a des gens quand même très intéressants,
06:10très pédagogues, puis à l'aide de l'IA.
06:13Alors ça, on est dans le buzz de l'actualité du moment,
06:17mais ça aussi, c'est un facteur qui a joué
06:19et qui explique aussi qu'il y a cet intérêt,
06:22cette proactivité de la part de l'épargnant
06:24pour organiser son futur.
06:26Alors, il y a une vraie tendance de fond,
06:2818-24 ans, effectivement,
06:30on fait confiance, voilà, 18-24 ans,
06:32font confiance à l'IA, mais pas aveuglément.
06:35Donc, c'est un complément aujourd'hui.
06:38Oui, effectivement.
06:39Alors, je pense qu'on en discutait précédemment,
06:41mais dans un an, on refait le baromètre.
06:43Je pense que les choses auront profondément changé.
06:45Je pense que l'avancée de l'IA,
06:47qui se sera professionnalisée, industrialisée,
06:50les gens aussi vont adopter un comportement avec l'IA,
06:53avec des promptes beaucoup plus précis,
06:55qui permettent finalement d'avoir des choses plus personnelles,
06:59avec un conseil, beaucoup plus premium.
07:02Mais aujourd'hui, il y a une vraie tendance de fond chez les jeunes,
07:05beaucoup moins sur les plus de 50 ans,
07:07qui font encore confiance à leurs banquiers,
07:09à leurs conseillers en gestion de patrimoine,
07:11et c'est très bien.
07:12Mais c'est un complément.
07:13Ça doit rester un complément.
07:14Marc Templeman, votre vision d'ensemble
07:16sur tout ce qui a été dit,
07:18bon, il y a beaucoup de confirmations,
07:21de phénomènes auxquels on assistait jusqu'à présent
07:23depuis quelques mois.
07:24Est-ce qu'il y a aussi certaines choses que vous retenez,
07:27comme éventuellement des pivots
07:29ou des points importants à guetter avant cette fin d'année ?
07:32L'étude est très intéressante,
07:33mais moi je soulignerai peut-être trois choses
07:35pour rebondir sur ce qui a été dit précédemment.
07:37La première, c'est que c'est très bien
07:39de se tourner vers sa famille,
07:40mais ça dit quoi ?
07:40Ça dénote le fait qu'on fait confiance à sa famille
07:42et pas nécessairement à son banquier et à son CGP.
07:46Ce qui est dommage.
07:47Quand on ne se sent pas bien,
07:48on va plutôt voir un médecin.
07:49Et je dirais que dans le domaine de l'épargne et de la finance,
07:52pour quelqu'un qui ne se sent pas très à l'aise
07:54et qui n'a pas peut-être eu de l'éducation financière
07:56qui est défaillante en France, il faut le dire,
07:58se tourner d'abord vers les cousins et les oncles.
08:01Vous vous souvenez, à la fin d'année,
08:03on avait fait le point sur le truc à éviter absolument,
08:06c'est les discussions patrimoniales autour de la table de Noël.
08:08C'est très bien d'en parler.
08:10Donc, père et médecin.
08:11Voilà, donc c'est très bien d'en parler.
08:13Ok.
08:14Mais je dirais que les cousins et les oncles, les parents,
08:16vous parleront plutôt de ce qu'ils ont réussi
08:18et ne vous diront que très rarement
08:20les coups qu'ils ont loupés.
08:21Donc, première remarque, c'est normal de se tourner vers sa famille.
08:24C'est dommage de ne pas se tourner un peu plus régulièrement
08:26vers son banquier et ou son conseiller en patrimoine.
08:30Deuxième phénomène sur lequel je rebondis, c'est l'IA.
08:32Je comprends parfaitement que ce soit les jeunes
08:34qui l'utilisent le plus.
08:36Je méfierais quand même d'un constat
08:38qui consisterait à dire
08:40et les générations précédentes,
08:42peut-être beaucoup moins.
08:43Moi, je peux vous dire que dans nos échanges avec nos clients,
08:45ils l'utilisent très souvent,
08:46d'abord pour poser des questions probablement plus pertinentes.
08:49Et donc, je confirme
08:51que l'IA, aujourd'hui, n'est pas utilisé
08:53comme un outil de prise de décision,
08:55mais absolument utilisé à bon escient, il me semble,
08:58comme élément de soutien.
08:59C'est ce que nous expliquait Marion Chapelle-Massaute
09:01de Carillon hier.
09:03Très bon lien.
09:03Elle nous disait,
09:04mais nous, on est obligés de se mettre à l'IA
09:05et de se faire conseiller par l'IA.
09:07Pourquoi ?
09:07Parce que le client, il arrive,
09:09il est conseillé par l'IA.
09:10Donc, il faut se mettre au niveau, en fait.
09:12Troisième remarque,
09:12ce sera ma dernière.
09:14Le constat de dire,
09:16il faut que je m'occupe moi-même de ma retraite.
09:18Oui, ça, on en a suffisamment parlé.
09:20Malheureusement, ça se conclut par,
09:21et pourtant, je n'aime pas trop le risque,
09:22donc je me porte plutôt vers des actifs peu risqués.
09:25Quand on est jeune, débutant,
09:27enfin, quand on est jeune
09:28et qu'on débute dans sa carrière professionnelle,
09:30c'est le moment
09:31où on a 30, 40 années devant soi
09:32et où, selon une logique irréprochable,
09:36c'est le bon moment
09:37pour maximiser la prise de risque
09:39parce qu'on sait que sur ces actifs,
09:41pour peu qu'ils soient bien choisis
09:42et bien diversifiés,
09:43on va générer, en moyenne,
09:44sur une durée aussi longue,
09:45les rendements les plus attractifs.
09:47La bourse, c'est peut-être le meilleur endroit
09:50où on peut oublier des sous
09:52et se rendre compte, 30 ans après,
09:54que...
09:56Exactement.
09:56Oui, c'est ça.
09:57C'est le risque
09:58et l'allié du temps
09:59si on se fonde sur une bonne stratégie.
10:03Carole Rousseau,
10:05on va peut-être regarder
10:06ce qui va se passer
10:07sur cette deuxième partie d'année.
10:08On a quand même un certain nombre
10:09de, allez, on va dire,
10:10de dynamiques de marché
10:11sans pour autant rentrer dans la technique
10:13qui vont changer le paradigme.
10:15Il y a des taux
10:16qui sont en train de grimper.
10:17Là, on a encore
10:18de très forts points de tension
10:19ces derniers jours.
10:21Mais encore une fois,
10:21et on le disait en début de saison,
10:24c'est les taux qui vont décider de tout
10:25et c'est les taux qui décident de tout, en vrai.
10:27C'est vrai.
10:28Alors, les taux décident de tout.
10:29Alors, nous, chez Coram,
10:32vraiment,
10:33on est un peu à l'inverse du marché.
10:35C'est-à-dire que pour nous,
10:35c'est là où on fait
10:36les meilleures opportunités
10:37pour nos épargnants
10:38pour investir dans nos SCPI.
10:40Donc, très clairement,
10:41ça reste un élément
10:42qui, pour nous,
10:43est important.
10:44Mais effectivement,
10:44ça va changer
10:45le comportement des épargnants.
10:48Les épargnants
10:48ont déjà changé
10:49leur comportement.
10:50Ils sont aujourd'hui
10:51sur des produits
10:51beaucoup plus liquides.
10:52On le voit,
10:53il y a un vrai transfert.
10:54C'est toujours de ce côté-là
10:55que ça se joue
10:55sur la disponibilité
10:57et sur la profondeur de marché.
10:59Donc, ça,
11:00c'est le premier élément.
11:01On a vraiment
11:01sur le premier semestre
11:03et le deuxième,
11:03je pense,
11:04ne va faire que confirmer
11:05cet élément.
11:06Et donc, effectivement,
11:07les assurances-vie
11:08qui sont aujourd'hui
11:09vraiment le véhicule
11:11que les épargnants
11:13vont utiliser
11:13dans le cadre
11:14des liquidités.
11:15Donc, ça,
11:16on continue à le voir
11:17et je pense que ça va
11:18se poursuivre
11:19sur la fin d'année.
11:20Très certainement.
11:21Charlotte Tamer,
11:22on peut éventuellement
11:23prévoir que,
11:24disons que la rentrée
11:25sera un bon moment
11:26pour essayer
11:26d'un petit peu arbitrer,
11:28d'essayer de voir
11:29si la situation bouge
11:31sur un certain nombre
11:31de dynamiques,
11:32notamment de taux,
11:33mais d'autres,
11:34sur certains supports,
11:35sur certains produits précis ?
11:37Oui, en fait,
11:38on peut voir,
11:40la question,
11:40c'était de se demander
11:41quand est-ce qu'on revoit
11:42sa stratégie patrimoniale
11:45globale, en fait.
11:46Et généralement,
11:46on se rend compte
11:47qu'on est souvent en réaction
11:48et pas en anticipation,
11:49c'est-à-dire qu'on hérite
11:51on divorce,
11:53on achète un bien immobilier
11:54et, en fait,
11:55il y a un séisme
11:56quelque part
11:57dans la vie personnelle
11:57qui vient impacter
11:58le domaine financier.
11:59Mais on se rend compte,
12:00finalement,
12:01que le patrimoine
12:02ne doit surtout pas
12:02être figé,
12:03c'est pas
12:03je décide quelque chose
12:05en instanté
12:05et je laisse vivre.
12:06Alors,
12:06c'est pas en contradiction
12:07avec ce que vous disiez
12:08sur je rentre sur les marchés boursiers
12:10et plus j'ai de temps,
12:10plus j'ai de performance.
12:11Il faut quand même
12:12réallouer,
12:13alors en fonction
12:13des événements de vie,
12:14forcément,
12:15mais pas que.
12:16Là,
12:16la question peut-être
12:17à se poser cet été,
12:17si vous disposez
12:19d'un petit peu de temps,
12:19en tout cas pour les épargnants
12:20qui nous regardent,
12:21c'est peut-être
12:21se poser la question
12:22de se dire
12:22de quand date
12:23ma dernière réorganisation
12:25patrimoniale,
12:26de quand date
12:26mes dernières allocations.
12:27Si, par exemple,
12:28elle date de 2019-2020,
12:30il est fort à parier
12:31que les sous-jacents
12:32ne sont plus forcément
12:32en adéquation
12:33avec le contexte de 2026.
12:35Et pour ça,
12:36on peut citer,
12:37on voit que le contexte
12:38géopolitique devient
12:39un vrai facteur de marché
12:40et, a priori,
12:41c'est parti pour durer.
12:42Les taux immobiliers
12:44ont augmenté
12:45et peut-être
12:45peuvent remettre
12:46un petit peu en question
12:47l'accès au marché immobilier,
12:49en tout cas en direct.
12:51On se rend compte,
12:52enfin, l'inflation.
12:54Évidemment.
12:54Voilà, donc il y a pas mal
12:55d'éléments
12:55qui vont amener
12:56à se repencher.
12:57Le message, c'est
12:58n'attendez pas
13:00de toucher
13:00une somme d'argent importante
13:02ou d'avoir besoin
13:03d'une somme d'argent importante
13:04pour vous poser les questions.
13:05Toutes ces choses-là
13:06s'anticipent.
13:06Et peut-être,
13:07commencer par deux questions.
13:08Si je devais refaire
13:09ma stratégie patrimoniale
13:11aujourd'hui,
13:11est-ce que je referais
13:12exactement la même chose
13:13qu'au moment
13:13où je l'ai faite ?
13:14Pour initier peut-être ça.
13:18Et deux autres points
13:19que moi, je regarderais,
13:20c'est est-ce que finalement
13:21à travers mes différents
13:22contrats que j'ai,
13:23est-ce que je suis
13:24vraiment diversifiée ?
13:25Parce que finalement,
13:25on se rend compte,
13:26tout le monde veut
13:27pour les garanties
13:28qui y sont liées,
13:29travailler avec tel assureur
13:30mais aussi tel autre
13:31pour diversifier
13:32la détention de ses actifs.
13:33Mais finalement,
13:34on se rend compte que parfois,
13:35même à travers un compte-titre,
13:37un PEA et une assurance vie,
13:38on se retrouve finalement
13:38avec les mêmes fonds.
13:39Donc est-ce que je suis
13:40vraiment bien diversifiée ?
13:42Et peut-être le troisième point,
13:43c'est regarder les frais
13:44sous-jacents aux actifs
13:46qu'on détient.
13:46Parce qu'ils sont facteurs
13:48de la performance.
13:49On n'y pense pas souvent,
13:50mais c'est plus facile
13:51de cadrer ces frais
13:52que de définir le meilleur moment
13:53pour rentrer sur le marché.
13:54Dernière chose,
13:55Mark Templeman,
13:56je fais confiance aussi
13:57à votre expertise.
13:58Il y a quand même
14:00un certain nombre
14:00de sociétés,
14:01les dynamiques de l'IA,
14:03SpaceX, etc.,
14:04qui nous ont obligés
14:05à penser un petit peu
14:06comme les pilotes d'essai
14:08américains dans les années 50,
14:09les TOE des héros,
14:10penser hors limite.
14:11C'est-à-dire commencer
14:12à valoriser les entreprises
14:13sur des multiples
14:14qui ne veulent plus rien dire
14:16si on se fonde
14:16sur nos bonnes vieilles méthodes
14:18de PR,
14:19de price-hending ratio,
14:21etc.
14:22Est-ce que c'est aussi
14:25une forme
14:26de biais comportemental
14:28auquel il faut s'adapter
14:30parce qu'il n'y a pas le choix ?
14:31Je pense que le moment
14:33est très opportun
14:34pour au moins
14:35avoir cette discussion
14:36et de se dire
14:36que les valorisations,
14:37on le sait,
14:38sont pour beaucoup d'entreprises
14:39cotées au plus haut.
14:40Est-ce qu'il n'y a pas temps
14:41de revenir aux approches
14:42fondamentales
14:43pour valoriser
14:43une entreprise cotée ?
14:45Typiquement,
14:45c'est quoi l'actif net
14:46et c'est quoi le multiple
14:49qu'on accorde
14:49aux bénéfices futurs ?
14:51Si on applique
14:51ces deux ratios
14:52extrêmement basiques
14:53à des sociétés
14:54comme SpaceX,
14:56il est fort à parier
14:57que vous n'allez pas
14:57investir dans ce titre.
14:59Il y a d'autres raisons
15:00peut-être pour le faire,
15:00mais en tout cas,
15:01sur ces deux bases
15:02bien fondamentales,
15:03je pense que les metrics
15:04ne marchent pas,
15:05les maths ne marchent pas.
15:06Et en revanche,
15:07elles vous permettent
15:07d'identifier des entreprises
15:09qui peuvent paraître
15:10peu chères.
15:11Et donc,
15:12si vous êtes quelqu'un
15:12qui anticipe
15:13à un moment donné
15:14dans les 12 mois à venir
15:14une grosse correction boursière,
15:16sachez que par exemple
15:17les banques françaises
15:18aujourd'hui encore,
15:19leur titre s'échange
15:20à moins de la valeur
15:21de leur actif net.
15:22Ce qui est fou.
15:23Donc, ça veut dire que
15:24si on prend une société
15:25comme la Société Générale
15:26ou Crédit Agricole,
15:28qu'ils vendaient
15:29tous les actifs qu'ils ont
15:30qui remboursaient
15:31toutes leurs dettes,
15:32pour chaque euro
15:33qui vous reste,
15:34vous pouvez l'acheter
15:35cet euro
15:35à environ 60 centimes.
15:37Oui, la boucle est bouclée.
15:39On le disait de toute manière
15:40depuis le début de la semaine,
15:41c'est peut-être l'heure
15:41de la grande rotation,
15:42c'est peut-être l'heure
15:43de la grande rotation aussi
15:45du rêve et des yeux béats
15:46à bon, allez,
15:47est-ce que ça fait des sous
15:48cette entreprise ?
15:49Et c'est peut-être
15:50plutôt pas plus mal.
15:51Oui, peut-être un retour
15:53aux fondamentaux
15:54de manière générale,
15:54aussi bien sur les supports
15:55d'investissement
15:56que sur la philosophie de marché,
15:57peut-être pour cette deuxième
15:58partie d'année, Carlos ?
16:00Alors, en fait, nous,
16:02on parlait beaucoup
16:03d'épargnants avertis.
16:05Mais je pense que la première
16:06chose à faire,
16:06c'est déjà de lire
16:07son assurance vie,
16:08de savoir ce qu'on a
16:09dans son assurance vie,
16:10parce que bon nombre
16:10d'épargnants ne le lisent jamais.
16:12Et dans ces produits dérivés,
16:13on en parlera dans quelques minutes.
16:15Exactement.
16:15Produits structurés, pardon.
16:16On revient toujours
16:17sur les mêmes basiques,
16:18mais effectivement,
16:19pour les avertis,
16:19on est plutôt sur
16:21on se repose les questions
16:22de comment on va arbitrer
16:23en fonction, effectivement,
16:25de la géopolitique, etc.
16:26Mais quand même,
16:27déjà, bien lire, en fait,
16:28son assurance vie,
16:29savoir quels sont les frais,
16:30bien regarder ça aussi.
16:32Et donc, sur la deuxième
16:33partie de l'année,
16:34nous, on axe beaucoup
16:37sur l'assurance vie,
16:38on pense aussi
16:38qu'on va développer.
16:40Mais la multiplicité des UC,
16:42je pense qu'on ne prendra
16:43pas cette direction.
16:44Je pense que ça incite,
16:46en fait, l'épargnant
16:47à ne plus trop y voir clair.
16:48Je trouve que la multiplicité
16:50des UC dans les assurances vie,
16:51ce n'est pas forcément
16:52une bonne chose.
16:52Et donc, si on devait
16:53prendre cette tendance,
16:54effectivement,
16:55on limiterait,
16:56quitte à faire des choix
16:58très précautionneux
16:58sur les sociétés de gestion
16:59avec lesquelles on travaillerait.
17:01Apporter un petit peu
17:01de rationalité à tout ça,
17:03effectivement.
17:03Carole Rousseau
17:04de Coram Lépargne,
17:04merci infiniment
17:05d'avoir été présente
17:06sur ce plateau.
17:07Merci à vous.
17:07Charlotte Hammer
17:08de Shares
17:08et Mark Templeman
17:10de CashBee.
17:11On se retrouve évidemment
17:11à la rentrée
17:12pour continuer à déchiffrer
17:13cette actualité passionnante
17:16toujours de l'investissement
17:17et des marchés.
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