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Alors que Marine Le Pen, condamnée en appel, a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle 2027 et engagé un pourvoi en cassation, Gabriel Attal, candidat Renaissance à l'élection présidentielle réagit à cette nouvelle séquence politique. Quelle stratégie face à une candidature de Marine Le Pen ? Comment entend-il incarner une alternative au RN et rassembler au-delà de son propre camp ? Le secrétaire général du parti Renaissance et candidat à l'élection présidentielle 2027 est l'invité d'Olivier Bost dans RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Olivier Bost du 09 juillet 2026.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Olivier Bost du 09 juillet 2026.
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00:00RTL Matin, Olivier Bois.
00:02L'interview de 7h40, Olivier Bost, bonjour Olivier.
00:06Bonjour.
00:06Vous recevez Gabriel Attal, le patron du parti Renaissance et candidat à l'élection présidentielle.
00:11Bonjour Gabriel Attal.
00:12Bonjour Olivier Bost.
00:13Vous dites que Marine Le Pen prend en otage, c'est votre mot, la campagne présidentielle, en otage.
00:19Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
00:20On voit aujourd'hui que la campagne présidentielle qui démarre se résume à une chronique judiciaire
00:26plutôt que de parler de fonds et de visions pour le pays.
00:29Et ça, je pense que ça fatigue déjà les Français.
00:32Par ailleurs, il faut en revenir aux bases.
00:33Je pense qu'il y a des Français qui nous écoutent, qui passent leur temps à expliquer à leurs enfants
00:38qu'il faut respecter les règles, qu'il faut respecter la loi, qu'il ne faut pas tricher.
00:41Il y a des Français qui nous écoutent par ailleurs, qui savent qu'ils doivent respecter la loi
00:43et qui sont pénalisés au premier écart.
00:46Et ils entendent une responsable politique, candidate à l'élection présidentielle,
00:51qui s'attaque à des décisions de justice et qui même intimide la justice.
00:56On voit les pressions qui sont faites pour que l'arrêt en castation ne tombe pas avant l'élection présidentielle.
01:01Comment vous voulez expliquer à des jeunes délinquants qu'il faut respecter la loi,
01:05qu'il faut respecter les règles, quand vous avez des responsables politiques
01:07qui eux-mêmes ne sont pas capables de les respecter ?
01:09Mais la décision de justice lui permet de se présenter.
01:12Vous dites qu'elle aurait dû renoncer.
01:14Ce n'est pas ce que je dis.
01:14Ce que je dis, c'est que les attaques qui sont faites contre la justice,
01:20qui expliquent que cette décision est illégitime,
01:22elle a été condamnée deux fois à de la prison ferme pour détournement de fonds publics.
01:26Les attaques qui visent à expliquer que la justice...
01:29Elle n'a pas contesté le jugement de Mardi.
01:31Elle dit que c'est un jugement politique.
01:33Elle l'a redit sur le plateau de TF1.
01:35Et par ailleurs, il y a une intimidation très claire de la part de son camp
01:40pour empêcher la justice de rendre une décision de cour de cassation
01:44avant l'élection présidentielle.
01:45Est-ce que c'est vraiment un sujet qui va occuper la campagne présidentielle ?
01:49Puisque c'est ce que vous redoutez.
01:50Et moi, ce que je souhaite, Olivier Bost...
01:51La cour de cassation dit qu'elle rendra une décision en avril,
01:54c'est-à-dire dans les tout derniers jours ou dernières semaines de la campagne présidentielle.
01:58Ce ne sera donc pas un sujet qui va paralyser, comme vous le dites, l'élection présidentielle ?
02:03Moi, ce que je souhaite, Olivier Bost, c'est précisément qu'on parle des Français
02:06et qu'on parle d'une vision pour le pays.
02:09Moi, je veux battre le Rassemblement national dans les urnes, à la loyale.
02:12Je veux expliquer aux Français ce qu'est la réalité du programme du Rassemblement national.
02:16Je suis dans l'hémicycle à l'Assemblée.
02:18Je vois les propositions qui sont faites, les amendements qui sont déposés.
02:21Il y a encore quelques mois, au moment du budget,
02:23ils proposaient de taxer l'épargne des Français pour établir la retraite à 60 ans.
02:28Ils ont des mesures qui visent à nous faire sortir de l'Europe.
02:30Ça veut dire que nos agriculteurs ne recevront plus la PAC avec laquelle ils vivent au quotidien.
02:35Donc tout ça, il faut le dire.
02:36Et par ailleurs, je veux les battre de manière différente
02:37parce que je crois que ces dernières années ou ces dernières décennies,
02:41moi je suis d'une nouvelle génération politique qui a vu aussi le Rassemblement national progresser,
02:46je pense que les politiques se sont toujours un peu votrées dans des arguments moraux et dans la contestation.
02:50Or, on doit aussi parler de nous et de notre projet.
02:52Là, vous êtes sur un plan moral.
02:53Vous m'interrogez sur les condamnations judiciaires.
02:56Moi, je veux aussi parler de mon projet.
02:57Et c'est avec ça que je veux convaincre les Français.
02:58Moi, je crois qu'on a vocation, la France, à redevenir la première puissance d'Europe.
03:03Et que ça bénéficiera aux Français parce qu'ils gagneront plus de leur travail
03:06et parce que leurs enfants auront un travail qui leur permettra de gagner leur vie et de fonder une famille.
03:10Et pour ça, il faut qu'on réussisse sur quatre chantiers capitaux.
03:14Écoles, salaires, frontières, IA.
03:16On va venir sur votre programme.
03:17Mais est-ce que vous désapprouvez ou est-ce que vous soutenez les manifestations comme celles d'hier
03:22qui ont contrarié le déplacement de Marine Le Pen et Jordan Bardella à la flèche ?
03:25Vous avez des Français qui décident de manifester et c'est leur droit.
03:30Et moi, je respecte le droit de manifestation en France.
03:32Voilà, je n'ai pas d'autre chose à dire.
03:33Si je me mettais à commenter la légitimité de certaines manifestations,
03:37dès lors que vous avez une manifestation qui n'est pas interdite par la préfecture
03:40pour des risques de troubles à l'ordre public,
03:42il y a la possibilité de manifester, bien sûr.
03:44Vous parlez de l'importance de la probité pour votre génération,
03:47mais en 2024, vous aviez pourtant Rachida Dati mis en examen dans votre gouvernement
03:52lorsque vous étiez Premier ministre.
03:54Est-ce que c'est une forme de probité finalement à géométrie variable ?
03:57Vous savez, il y avait eu ce débat avec un ministre, Éric Dupond-Moretti,
04:00qui avait été mis en examen.
04:01Et à l'époque, des personnes avaient dit, il est mis en examen,
04:04il devrait quitter le gouvernement.
04:05Oui, ce n'était pas la même chose.
04:06Rachida Dati est mise en examen au moment où elle intègre le gouvernement.
04:09Qu'est-ce qui s'est passé ensuite pour Éric Dupond-Moretti ?
04:12Il a bénéficié d'un non-lieu.
04:14Donc, s'il avait été sorti parce qu'il était mis en examen,
04:17vous voyez bien que ça aurait été quelque part injuste
04:18puisqu'il a eu un non-lieu à la fin.
04:20C'est différent, Olivier Bost, d'être mis en examen et d'être condamné.
04:23Et c'est encore différent d'être mis en examen et d'être condamné deux fois,
04:26comme c'est le cas de Mme Le Pen.
04:27Avant les ministres mis en examen quittaient un gouvernement,
04:30avec un gouvernement, ils intègrent un gouvernement.
04:33C'était une époque où il y avait des instructions individuelles
04:37qui pouvaient être données au parquet par le gouvernement.
04:39C'est une époque qui a changé.
04:40Mais encore une fois, c'est différent d'être mis en examen et d'être condamné
04:43et d'être condamné à deux reprises pour détournement de fonds publics à de la prison ferme.
04:47Et le micro-parti de Mme Le Pen avait déjà été condamné définitivement auparavant.
04:51Mais encore une fois, moi je vous le dis,
04:52je me mets aussi à la place des Français, je parle avec eux au quotidien.
04:55Ce qu'ils disent, c'est ok, vous vous attaquez entre vous les partis politiques,
04:58mais parlez un peu de notre vie quotidienne, de nos problèmes
05:00et de ce que vous voulez faire pour changer nos vies.
05:02La réalité, c'est que l'ERN, il prospère sur les ruines d'un système
05:07qui arrive à bout de souffle, un système économique, politique, institutionnel,
05:11et il prospère sur ce système à bout de souffle
05:14et sur le fait que les Français ont aujourd'hui un vrai doute.
05:16Ils se demandent si leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur.
05:20Et je crois que c'est une première fois dans l'histoire
05:22que les Français sont habités par ce doute-là, et c'est très grave.
05:25Et moi, ce que je veux, c'est leur redonner confiance.
05:26Je crois sincèrement que les plus belles pages de notre histoire
05:30sont potentiellement devant nous si on s'en donne les moyens.
05:32Parce qu'on a plein de talents, on a plein d'atouts,
05:34à condition de réussir sur quatre chantiers capitaux,
05:37école, salaire, frontière, IA, c'est-à-dire intelligence artificielle.
05:41Sur le plan politique, est-ce que vous n'avez pas perdu,
05:43Gabriel Attal, pour dire les choses de manière un peu abrupte,
05:46perdu depuis mardi soir votre meilleur adversaire,
05:49celui de votre génération, Jordan Bardella ?
05:51Non, vous savez, moi d'abord, je ne trie pas,
05:53je ne choisis pas mes adversaires, ce n'est pas la démocratie.
05:55Oui, ensuite, il y a un adversaire du Rassemblement National,
05:58quel qu'il soit.
05:58Ça change la configuration de l'élection présidentielle et de la campagne.
06:00Vous savez, moi, j'ai été candidat à cette élection présidentielle
06:02depuis plusieurs mois, quel que soit le candidat
06:04du côté du Rassemblement National.
06:06C'est vrai que j'appartiens à une nouvelle génération en politique,
06:08je l'assume, ça me donne aussi un regard différent sur les choses,
06:11sur la politique elle-même,
06:12mais je pense aussi sur l'avenir du pays.
06:14Effectivement, je considère que l'avenir,
06:16celui des générations futures, est extrêmement important.
06:19C'est ça que me donne peut-être mon âge et ma génération.
06:22Quels que soient les candidats en face de moi,
06:23c'est le projet que je porte et que j'aurais porté.
06:25Avant de revenir sur votre projet,
06:26les sondages ne font pas tout, certes,
06:28mais ils sont quand même assez importants
06:29dans ce début de campagne présidentielle,
06:31notamment parce qu'ils pourraient guider l'offre politique.
06:34Selon notre tout dernier sondage RTL,
06:36Toluna Harris Interactive,
06:37il a été réalisé hier.
06:38Vous gagnez deux points à 16% d'intention de vote,
06:41à égalité avec Jean-Luc Mélenchon,
06:43mais 20 points derrière Marine Le Pen.
06:46Ça bouge, on le voit,
06:47mais les rapports de force, eux, ne bougent pas.
06:50Parleriez-vous d'un début de campagne laborieux ?
06:53D'abord, vous le dites,
06:54je suis en progression dans les sondages.
06:55Il vaut toujours mieux ça que l'inverse,
06:56même si je prends toujours beaucoup de pincettes
06:59parce qu'on est à près d'un an de l'élection.
07:00Je ne sais pas si vous vous souvenez...
07:01Il y a un autre enseignement dans ce sondage.
07:04Je vais au bout.
07:04Je ne sais pas si vous vous souvenez,
07:05il y a à la même époque,
07:08avant l'élection de 2017,
07:10c'est-à-dire en juillet 2016,
07:12qui était en tête dans les sondages très largement ?
07:14François Fillon ?
07:15C'était Alain Juppé.
07:15Alain Juppé, pardon, oui.
07:16Il était très largement en tête.
07:17Il n'a même pas été candidat à la fin.
07:18Donc, ce que je veux dire par là,
07:19c'est qu'un an avant une élection,
07:22les sondages disent peut-être une photographie
07:24à un moment donné,
07:24mais ils ne disent pas ce que sera l'élection
07:26parce qu'entre les deux, il y a une campagne.
07:28Et heureusement, et surtout entre les deux,
07:29il y a des Français qui se rendent dans l'isoloir
07:31et qui votent.
07:32Et c'est ça le plus important.
07:33Vous faites quatre points de moins
07:35qu'Edouard Philippe,
07:36qui reste le plus haut face à Marine Le Pen.
07:38Si le choix devait se faire aujourd'hui,
07:40c'est vous qui seriez en position de vous retirer
07:41pour soutenir Edouard Philippe ?
07:43Nous sommes d'accord.
07:44D'abord, vous savez...
07:45C'est comme ça que ça va se faire.
07:46Moi, je pense qu'il faut une vraie campagne
07:47et un vrai rassemblement.
07:49Qu'est-ce qu'il y a eu en 2022 ?
07:51Le problème.
07:51Il n'y a pas eu de campagne.
07:52Il n'y a pas eu de campagne présidentielle.
07:54Le président a décidé de se représenter très tard.
07:56Il y avait la guerre en Ukraine.
07:57Il n'y a pas eu de débat.
07:58Et je pense que ça a créé
07:59beaucoup de frustration chez les Français.
08:01Ça a fait qu'ensuite,
08:01il n'y a pas eu de majorité absolue
08:02à l'Assemblée nationale.
08:03Donc là, il faut une vraie campagne
08:04avec des projets qui sont différents
08:06et qui s'affrontent au sens démocratique
08:08et noble du terme
08:09et des Français qui décident.
08:10Et ensuite, vous savez,
08:11moi, le sens de mon engagement,
08:12c'est évidemment aussi de me battre
08:14contre la France insoumise
08:15et le Rassemblement national.
08:16Et je veux empêcher
08:18qu'il y ait un deuxième tour
08:19entre la France insoumise
08:20et le Rassemblement national.
08:21Et donc pour ça,
08:22il faudra un rassemblement.
08:24Probablement début 2027.
08:25Il faudra que des candidats
08:26qui sont sur le même espace politique
08:28qui partagent des valeurs communes...
08:30En février, vous êtes tombé d'accord
08:32avec Edouard Philippe sur cette idée ?
08:33Au début de l'année,
08:34ça peut être janvier,
08:34ça peut être février.
08:35On verra.
08:36Moi, j'ai fait une proposition de méthode.
08:39Avec des représentants de nos partis,
08:40celui d'Edouard Philippe et le mien,
08:41qui se parlent pour organiser ça en amont.
08:44Et donc, voilà,
08:45moi, je suis toujours dans la proposition constructive
08:46pour chercher à construire le Rassemblement.
08:49Ce que je constate aujourd'hui,
08:49vous l'avez dit,
08:50c'est qu'il n'y a pas de favori
08:51dans cette élection,
08:52dans notre espace politique.
08:54On est quasiment dans la marge d'erreur.
08:56Je suis en progression,
08:56vous l'avez dit.
08:57Et donc, il va y avoir une campagne.
08:58Et je compte bien,
08:59comme j'ai commencé à le faire,
09:00me déplacer tous les jours
09:02sur le terrain
09:02à la rencontre des Français.
09:03Ces derniers jours,
09:04j'étais dans les Landes à Sanguinet,
09:06à Villers-Cotterêts dans l'Aisne,
09:08à Marseille dans les Bouches-du-Rhône,
09:11à Creil,
09:12en région parisienne.
09:13Je vais continuer
09:13à me déplacer partout sur le terrain.
09:15Et ce soir,
09:15vous allez sans doute regarder le football ?
09:17Alors, oui,
09:18même si, vous savez,
09:18on a un texte dans l'hémicycle
09:19sur la sécurité des Français.
09:21On luttait contre le protoxyde d'azote,
09:23les rêves partis, etc.
09:24Donc, ça va être dur de jongler,
09:25sans mauvais jeu de mots,
09:26entre l'hémicycle
09:27et le match France-Maroc.
09:29France-Maroc en quart de finale.
09:30Alors, vous avez lancé
09:31avec votre fan club,
09:33on peut dire ça comme ça,
09:34des paris sans enjeux financiers
09:35sur la Coupe du Monde.
09:36Ce soir,
09:37quel est votre pronostic ?
09:38Alors, j'ai une application
09:39de campagne sur smartphone
09:40qui peut être téléchargée
09:41par n'importe qui.
09:42Vous allez sur l'App Store,
09:44ça s'appelle Atta le Président.
09:45Et effectivement,
09:46je propose aux militants
09:47qui font ma campagne
09:48de me défier au pronostic.
09:49Ce que j'ai mis sur l'application
09:51pour ce pronostic aujourd'hui,
09:53c'est 2-1 pour la France.
09:54Oui, ce qui est un score
09:55où à la fin,
09:56toutes les équipes ont marqué
09:57et c'est la France qui gagne.
09:59Je pense que la France va gagner
10:00et je pense qu'elle va gagner
10:00cette Coupe du Monde,
10:01Olivier Bost.
10:02Vous aimez le football
10:03ou vous aimez réellement
10:04le football
10:04ou la ferveur du football,
10:07le spectacle ?
10:07J'aime les deux.
10:08En plus, j'ai un rapport
10:09au football qui est très intime
10:10et particulier.
10:11Mon père était un fan de foot.
10:13Il regardait tous les matchs ensemble.
10:15Il m'emmenait aussi au stade
10:17de temps en temps
10:17pour voir les matchs.
10:18Il est malheureusement décédé
10:19quand j'étais assez jeune.
10:20Donc, c'est quelque chose
10:21de très intime.
10:22Vous êtes réellement passionné
10:23de football ?
10:24J'aime le football.
10:25J'aime,
10:25et surtout quand il y a
10:26des compétitions.
10:26Mais c'est vrai que c'est
10:27quelque chose de très intime
10:28pour moi.
10:29Merci beaucoup,
10:29Gabriel Attal.
10:30Merci Olivier Bost.
10:31Merci Gabriel Attal.
10:32dans un instant.
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