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  • il y a 24 minutes
Marine Le Pen est en déplacement à La Flèche, dans la Sarthe, au lendemain de sa condamnation en appel dans l'affaire dite des assistants parlementaires du Front national et de la réaffirmation de sa candidature à l'élection présidentielle. 

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Transcription
00:00Effectivement, on voit le cortège qui est en train d'arriver, les voitures s'ouvrent aux yeux avec l'arrivée
00:05de Marine Le Pen qui salue ses supporters et la presse, on la regarde.
00:19Avec donc cette arrivée de Marine Le Pen, d'un côté vous avez compris, il y a des manifestants qui
00:23se trouvent à quelques dizaines de mètres et ici elle salue sa soeur,
00:26Marie-Caroline Le Pen qui est donc présente, Guillaume Daré, un peu de confusion nous disait Sophie Dupont parce que
00:33ce rendez-vous, il a été organisé rapidement forcément pour tourner au plus vite la page judiciaire.
00:40Oui et puis pour réinstaurer cette image de candidate naturelle à l'élection présidentielle, on le disait pendant un an.
00:45D'ailleurs on ne voit pas Jordan Bardella sur cette première image.
00:47Effectivement, on le disait pendant un an, il y a eu l'idée que Jordan Bardella pourrait se substituer à
00:53Marine Le Pen en tant que candidat à l'élection présidentielle
00:55et donc même aux yeux des français, pour beaucoup il était presque déjà le candidat à l'élection présidentielle et
01:01donc ce déplacement ça va aussi servir à bien réaffirmer,
01:05y compris dans l'image que la numéro 1 c'est Marine Le Pen, la candidate à l'élection présidentielle
01:10et qui a à ses côtés Jordan Bardella,
01:12candidat comme il le dit au poste de Premier ministre mais qu'il y a un retour si j'ose
01:16dire de l'ordre de préséance au Rassemblement National.
01:19Alors c'est sûr, on interprète évidemment les images mais ils ne sont pas sortis de la voiture ensemble.
01:26Marine Le Pen dans un premier temps, puis Jordan Bardella dans un second temps.
01:33Et évidemment Marie, tout ça a un sens.
01:36Oui absolument et il n'est pas inhabituel, loin de là, qu'ils voyagent et qu'ils se transportent dans
01:42des voitures différentes,
01:43ne serait-ce que pour des raisons de sécurité.
01:45On les a vus ensemble et c'est très rare, ils vont peut-être s'exprimer, on va peut-être
01:49les entendre.
01:50Uniquement hier quand ils se sont rendus sur un plateau de télévision et ça avait un sens politique important.
01:56Bien sûr que c'est important, ça lance le signal que nous entrons tous les deux pour cette campagne présidentielle,
02:04dans un lieu d'ailleurs qui est un lieu somme toute symbolique,
02:07parce qu'ici c'était un territoire où les électeurs ne votaient pas, Rassemblement National,
02:16et au fur et à mesure, ils se sont tournés vers nous jusqu'à accorder à Romain Lemoyne une très
02:24belle victoire aux dernières municipales.
02:26Donc ce territoire qui était une terre de mission est le symbole de notre engagement auprès des électeurs.
02:35Accorder à Romain Lemoyne une très belle victoire aux dernières municipales.
02:39Donc ce territoire qui était une terre de mission est le symbole de notre engagement auprès des électeurs.
02:51Moi non plus je ne vous entends pas mais...
02:57Non je ne joue pas la montre, je suis une citoyenne qui use de ses droits.
03:09Des droits que l'état de droit, que mes adversaires ont souvent à la bouche, offre à tout justiciable.
03:16Et par conséquent j'effectue un pourvoi car je suis innocent des faits qui me sont reprochés
03:22et que je saisis l'accord de cassation pour lui soumettre un problème juridique qui est un problème juridique extrêmement
03:29sérieux.
03:30Mais je vous rappelle que la cour d'appel m'a rendu mon éligibilité.
03:35Elle m'a rendu mon éligibilité.
03:38Je suis donc aujourd'hui éligible.
03:39Est-ce que vous avez mis la renaissance sur votre affiche, on l'a vu sur les réseaux sociaux, la
03:45renaissance...
03:45Pour la France !
03:46Pour la France !
03:47C'est un clin d'œil à Gabriel Attal ?
03:49La renaissance de vous, la renaissance de la France c'est quoi ?
03:52Non, c'est pas un clin d'œil à Gabriel Attal.
03:56C'est que je crois que le sens de notre campagne c'est d'oeuvrer à la renaissance de la
04:02France.
04:03A la renaissance de l'école, à la renaissance de la justice, à la renaissance de la sécurité de nos
04:09concitoyens,
04:10à la renaissance de la maîtrise de nos frontières, à la renaissance de notre souveraineté.
04:15Voilà, c'est ce que ça veut dire.
04:30Je dis que je suis innocente et que j'effectue un pourvoi en cassation pour démontrer mon innocence.
04:39Est-ce que vous vous attendez à ce type d'accueil partout ?
04:44Je veux dire, ça me pose...
04:47La question que vous posez est une vraie question.
04:50Parce que je pense que vous avez vu, comme moi, les images absolument déplorables de l'Assemblée nationale hier.
04:58La France insoumise se comporte aujourd'hui comme un véritable pourrisseur de notre démocratie.
05:05Ça n'est pas admissible.
05:07Je veux dire, on peut combattre sur le fond des adversaires politiques.
05:10On ne peut pas tenter de les empêcher physiquement d'aller à la rencontre des électeurs, comme ils cherchent à
05:16le faire aujourd'hui.
05:17On ne peut pas brutaliser l'Assemblée nationale, hurler au risque d'ailleurs de blesser un huissier,
05:23car il y a un huissier qui a même failli chuter avec le comportement absolument inadmissible et condamnable du camp
05:30Traoré soutenu par la France insoumise.
05:33Donc la France insoumise doit aujourd'hui retrouver la raison et le sens du fonctionnement démocratique de notre pays.
05:41C'est extrêmement important.
05:42Maintenant, je vais vous dire une chose extrêmement claire.
05:45Jordan Bardella et moi-même, on est ici parce qu'on démarre la campagne présidentielle.
05:50Je ne vais pas passer la campagne présidentielle à vous faire des analyses juridiques.
05:55La Cour m'a rendu mon éligibilité.
05:59La suite suivra en quelque sorte son cours.
06:01Moi, ce que je souhaite, c'est que l'on parle maintenant de politique, parce qu'il en va de
06:05l'avenir des Français,
06:06qu'ils attendent des réponses à leurs problèmes quotidiens, le pouvoir d'achat, l'insécurité, la désindustrialisation, le niveau très
06:14bas des salaires.
06:15C'est cela qu'ils attendent.
06:17Ce n'est pas des analyses juridiques permanentes.
06:20Mais si la Cour de cassation vous condamne, vous faites ça ?
06:25Nous l'avons très bien vécu et je suis extrêmement heureux que nous puissions rentrer en campagne avec Marine,
06:30parce que des millions de Français attendent aujourd'hui le changement.
06:34Ils attendent un sursaut après dix années d'Emmanuel Macron qui ont fait un mal considérable à notre pays.
06:40Et donc, je me réjouis qu'on puisse ensemble entrer en campagne pour offrir aux Français et offrir aux pays
06:45l'alternance que le pays mérite et que les Français attendent.
06:48Oui, mais si la Cour vous condamne...
06:51Je ne l'ai jamais quitté.
06:52C'est une question légitime parce qu'on vous a rendu votre éligibilité, vous avez raison.
06:56Mais si la Cour vous condamne, vous faites quoi ?
06:58Avec des chiens, vous savez ce qu'on dit.
07:01On met Paris en bouteille.
07:02Vous connaissez pas.
07:03Arrivez avec un brasse à l'illustration.
07:16Arrivez avec un brasse à l'illustration.
07:19Mais par définition, à partir du moment où vous ne savez pas ce que la Cour va décider, tout est
07:23une surprise.
07:24Mais une surprise est toujours prévue.
07:27Est-ce que vous pensez que cette colonnation pourrait avoir un impact sur vos électeurs, madame ?
07:30Mais écoutez, c'est aux électeurs d'en juger.
07:33Voilà, c'est d'ailleurs le sens de ce que la Cour d'appel a dit.
07:37La Cour d'appel a dit, je rends aux électeurs leur liberté de vote.
07:42Je n'en attendais pas moins.
07:44Pour le reste, ça fait dix ans que les Français entendent parler de cette affaire.
07:47Je pense qu'ils sont au courant des tenants et des aboutissants.
07:50Je pense qu'ils savent pertinemment que les faits qui nous sont reprochés ne méritent en aucun cas une condamnation
07:58pénale.
07:59Et c'est ce que je dirais défendre devant la Cour de cassation.
08:02Le moment venu.
08:04Oui, c'est là.
08:05Ça s'appelle la France insoumise.
08:08Vous voyez, la France insoumise use régulièrement de ce genre de méthode.
08:14C'est une méthode qui entrave la démocratie.
08:16Vous comprenez ?
08:17On ne peut pas s'habituer à l'insupportable.
08:19L'insupportable, c'est que dans une présidentielle,
08:22les candidats doivent pouvoir avoir la possibilité d'aller à la rencontre de leurs électeurs.
08:26Nous, nous ne faisons jamais de contre-manifestation
08:29pour empêcher nos adversaires politiques d'aller à la rencontre de leurs électeurs.
08:33Donc, je considère que ces comportements-là,
08:36qui parfois sont extrêmement violents, sont inadmissibles.
08:39J'espère d'ailleurs que, et je crois que c'est le cas aujourd'hui,
08:43le ministère de l'Intérieur mettra en place les conditions
08:47pour que les candidats puissent faire campagne normalement
08:50et que nous ne serons pas confrontés, encore une fois, à cela.
08:54Qu'ils aillent donc convaincre leurs électeurs
08:56plutôt que de tenter d'empêcher, nous, de les convaincre.
09:03Qu'est-ce que vous allez leur dire aux électeurs qui vous confrontent
09:05sur la question juridique ?
09:07Soullagement ou décembre ?
09:09Ce n'est pas ni du soulagement ni de la déception.
09:12La campagne démarre et nous affrontons maintenant
09:15une échéance qui est une échéance électorale.
09:18Et donc, moi, je me réjouis que Marine puisse porter nos couleurs
09:20et que, d'abord, l'innocence partielle quand même du Rassemblement national
09:24soit reconnue face à ce qui apparaissait en premier sens
09:27comme une décision évidemment politique.
09:28et donc, nous nous réjouissons de cela
09:30et nous allons continuer de travailler naturellement main dans la main
09:33comme nous l'avons toujours fait.
09:34C'est qui votre principal adversaire ?
09:35C'est LF ?
09:36Merci à tous.
09:38Merci.
09:43J'avais dit, si je peux être candidate, je serai candidate.
09:46J'ai pu être candidate, je suis candidate.
09:48Présidente, Marine !
09:50Reculez, s'il vous plaît !
09:51Marine ! Présidente, Marine !
09:53Voilà donc pour cette conférence de presse improvisée
09:55à la flèche dans la Sarthe
09:57pour ce déplacement, premier déplacement de Marine Le Pen
10:00au lendemain du jugement.
10:02Et ce qu'on vient de voir est très très riche d'enseignements
10:03sur le plan politique, évidemment,
10:05avec d'abord Marie Chantret, Marine Le Pen,
10:08qui reprend clairement le leadership
10:12dans cette campagne au sein du Rassemblement national
10:16avec Jordan Bardella,
10:17qui se met, voilà, le ticket s'affiche,
10:20mais c'est tout de même elle qui parle en premier.
10:22Oui, absolument, et qui répond d'ailleurs
10:25à plusieurs des questions qui sont posées directement
10:27à Jordan Bardella.
10:28Donc c'est vrai qu'on ne va pas faire de l'analyse
10:32et de la psychologie,
10:33mais on voit un Jordan Bardella
10:34pas forcément ultra ouvert,
10:36en tout cas dans son visage assez grave.
10:38Ce que dit Marine Le Pen,
10:39c'est ce qu'elle a dit sensiblement hier soir.
10:42Elle ne joue pas la montre sur le plan judiciaire,
10:44en tout cas elle s'en défend.
10:46Elle rappelle que la cour d'appel hier
10:48lui a rendu son éligibilité,
10:50et ça en l'occurrence, et Alexandra González
10:52ne me contredira pas, c'est un fait.
10:55Elle a également reconnu sa culpabilité encore une fois
10:58et elle dit aujourd'hui,
10:59elle est présumée innocente,
11:01ce qui justifie sa candidature.
11:03À la question de savoir,
11:04avec ce pourvoi en cassation,
11:05si la cassation ne devait pas aller dans son sens,
11:09on est sur une réponse un peu comme hier.
11:12Elle dit hier soir, nous verrons
11:13et les Français seront juges.
11:15Là, elle dit ce matin,
11:17avec des si, on met Paris en bouteille.
11:19Et on va vous expliquer effectivement,
11:21les tenants, les aboutissances juridiques.
11:23D'abord, toujours sur le plan politique,
11:24Guillaume Daré,
11:25on voit que d'emblée,
11:27le message qu'elle vient porter ici,
11:29c'est qu'on ne va pas faire toute la campagne
11:30sur l'analyse juridique.
11:31Elle veut qu'on passe à autre chose.
11:32Elle veut elle-même tourner la page.
11:34Elle voit bien que le piège de cette campagne,
11:36mais dans lequel elle s'est un peu mis,
11:37en faisant finalement ce recours
11:40devant la cour de cassation,
11:42c'est qu'on va lui demander en permanence
11:44comment ça va se passer
11:45si jamais elle est condamnée
11:48à porter effectivement ce bracelet électronique,
11:50comment ça va se dérouler.
11:51Très vite, elle dit,
11:51voilà, je ne veux pas passer
11:52la campagne présidentielle
11:53à faire des analyses juridiques.
11:55Et très vite,
11:55elle veut parler politique,
11:56disant même que si ses adversaires
11:58n'ont que ce seul argument,
11:59c'est qu'ils n'ont pas grand-chose
12:00à dire sur le fond.
12:02Et Marie évoquait Jordan Bardella
12:04il y a un instant.
12:05Moi, ce qui me marque chez elle,
12:06c'est qu'on se posait la question,
12:08parfois, de savoir
12:08si elle avait envie d'être candidate
12:10et de faire campagne.
12:11Franchement, dans ce qu'on voit ce matin,
12:12le doute n'est plus permis.
12:14C'est-à-dire qu'elle met peu de temps
12:16à remonter sur le cheval
12:17et à se relancer
12:19dans la campagne présidentielle.
12:21Là, on voit quelqu'un
12:22qui a envie
12:23et qui a envie de faire campagne,
12:24très clairement.
12:25Quitte à faire ça
12:25dans des conditions
12:26un petit peu difficiles,
12:28on voit ici que ça se bouscule
12:31manifestement
12:32et il y a déjà
12:33des manifestants qui sont là.
12:34Alors, Alexandra González,
12:34évidemment,
12:35on se tourne vers vous
12:35parce qu'elle dit
12:36aujourd'hui, je suis éligible.
12:37Est-ce qu'elle a raison de le dire
12:40et est-ce qu'elle est présumée innocente ?
12:41Alors oui,
12:42et c'est Marie-Suzanne Lequéo
12:44qui le dit ce matin
12:45chez nos confrères de TF1.
12:46Elle est la procureure générale
12:47de la Cour d'appel de Paris
12:48et elle indique que
12:50comme Marine Le Pen
12:52a formé un pourvoi en cassation,
12:54elle est présumée innocente.
12:55En clair,
12:56la Cour de cassation
12:57va juger sur le droit
12:58et pas sur les faits.
12:59Elle va dire
13:00si l'arrêt rendu
13:01par la Cour d'appel
13:02a respecté
13:03toutes les règles de droit.
13:05Si elle décide
13:06qu'une règle,
13:07si elle estime
13:08qu'une règle de droit
13:09n'a pas été respectée,
13:10alors elle casse le jugement
13:11elle renvoie
13:12vers une Cour d'appel
13:13et le procès
13:15recommence à zéro
13:16en Cour d'appel.
13:17Et dans ce cas-là,
13:18comme c'était le cas
13:19pour les deux précédents procès,
13:21à l'issue
13:21il peut y avoir
13:21une relax
13:22ou une condamnation.
13:23C'est pour cela
13:24qu'il est juste
13:25de considérer
13:26qu'elle est présumée innocente
13:28même si
13:28elle a été reconnue
13:30coupable
13:30à deux reprises
13:31de détournement
13:33de fonds publics.
13:34Ludovic Friat
13:34est également
13:35avec nous
13:35le président
13:36de l'union syndicale
13:37des magistrats
13:37pour nous aider
13:38à y voir clair là-dessus.
13:40D'abord,
13:40une précision
13:41qui paraît d'évidence
13:42pour vous
13:43mais qu'il faut quand même rappeler.
13:44La Cour de cassation
13:45elle juge sur la forme
13:46et non pas le fond.
13:47Et ça,
13:47ce n'est pas spécifique
13:48à Marine Le Pen.
13:48C'est ça sa fonction.
13:50Absolument.
13:51Le rôle de la Cour de cassation
13:52ce n'est pas comme
13:52une cour d'appel
13:53de, on va dire,
13:54revoir tous les éléments
13:55du dossier
13:56et de voir la défense
13:57de chacun.
13:57C'est de voir effectivement
13:58si une règle de droit
14:00ou un fondement juridique
14:01a été ou non
14:02pas respecté.
14:03Et on va rentrer
14:04dans le détail
14:04pour vous expliquer
14:05le point précis
14:06du droit
14:06qui est concerné ici.
14:07Mais ce qu'on regarde
14:08de très près aussi
14:09Ludovic Friat
14:10c'est le calendrier
14:11parce que dans un premier temps
14:12la Cour de cassation
14:13avait dit
14:14si on est saisi
14:15on pourra se mettre
14:16en ordre de bataille
14:17pour répondre
14:18dès janvier.
14:20Et ça,
14:20ce ne serait pas forcément
14:21une bonne nouvelle
14:21pour Marine Le Pen.
14:22On est clairement
14:22dans un problème
14:23de temporalité.
14:24Si j'osais cette métaphore
14:25automobile
14:26je dirais que
14:27Madame Le Pen
14:28fait un espèce
14:28de drift institutionnel.
14:30à la fois
14:30elle a le pied
14:31sur le frein
14:32en ce qui concerne
14:33la partie judiciaire
14:34et le prévier
14:34sur l'accélérateur
14:35en ce qui concerne
14:36la partie politique.
14:37Elle a intérêt
14:38à aller le plus vite
14:38possible aux politiques
14:39et elle a intérêt
14:40à ce que le judiciaire
14:40attende le plus longtemps possible.
14:43Ce qui est un peu
14:44contradictoire
14:44avec ce qui s'est passé
14:45pour la Cour d'appel.
14:47Au départ
14:47le RN avait demandé
14:49un jugement d'appel
14:49très rapide
14:50et là
14:50ils espèrent
14:51que la Cour de cassation
14:53se prononcera après.
14:54Ce sont des stratégies
14:54d'audience
14:55qu'on connaît tous
14:56en matière judiciaire
14:57à savoir
14:57il y a des moments donnés
14:57où il faut être
14:58le maître
14:59quelque part du temps
15:00que ce soit le juge
15:01les avocats
15:01ou les partis
15:02et il y a des moments
15:03à un intérêt
15:03que ça dure longtemps
15:04à des moments
15:04à un intérêt
15:05que ça aille rapidement.
15:06Et que va dire
15:06la Cour de cassation ?
15:07Là la Cour de cassation
15:08a indiqué clairement
15:09qu'elle pouvait
15:10être en état
15:12de juger ceci
15:13début 2027.
15:14Elle peut
15:16mais sous-entendu
15:17si on nous le demande
15:18comment ça se passe
15:19parce que normalement
15:20le délai c'est pas ça.
15:21Non, normalement
15:21le délai c'est pas ça.
15:22Le délai est plutôt
15:23de l'ordre
15:23on va dire
15:24aux alentours
15:24d'une année
15:25mais ceci étant
15:26sur une affaire
15:27qui présente
15:28un intérêt légitime
15:29et nul ne peut douter
15:30que cette affaire
15:31présente un intérêt légitime
15:32pour nos concitoyens
15:34à l'aube
15:34d'une consultation
15:35présidentielle nationale
15:36la Cour de cassation
15:37peut aller plus vite.
15:39Alors après
15:39reste à savoir
15:40quelle sera la stratégie
15:42des avocats
15:42de Marine Le Pen
15:43est-ce que ceux-ci
15:43devant la Cour de cassation
15:45essaieront de ralentir
15:47la marche
15:47pour que la Cour de cassation
15:48ait décidé d'aller vite ?
15:49Mais qui décide
15:50du calendrier ?
15:51C'est la Cour de cassation.
15:52En fonction de quels critères ?
15:53C'est la Cour de cassation.
15:53Normalement
15:54ils ont alors de mémoire
15:55je ne suis pas un spécialiste
15:55de la Cour de cassation
15:56mais je pense que
15:57lorsqu'on fait un pourvoi
15:58je crois qu'on a
15:58environ deux mois
16:00ou deux mois et demi
16:01pour déposer son mémoire
16:02sur le pourvoi.
16:03D'accord.
16:04Donc on est déjà
16:04sur ce délai-là.
16:05Après la Cour de cassation
16:06peut décider de l'audioncer
16:08plus ou moins rapidement.
16:09Après il y a des stratégies
16:10d'audience
16:10qui peuvent se mettre en place.
16:11Les avocats de Marine Le Pen
16:12peuvent décider par exemple
16:13de déposer une question
16:15prioritaire de constitutionnalité
16:16ce qui renverrait
16:17également
16:17on va dire
16:19la difficulté
16:19dans le jardin
16:20du Conseil constitutionnel.
16:22Un autre point de droit
16:23qui me semble important.
16:24Et juste du coup
16:24quand elle dit
16:25non je ne joue pas la montre
16:26nous ne jouons pas la montre
16:27en fait si
16:29dans les fêtes
16:30il y a nécessairement
16:32cette
16:33on va dire
16:35elle a le regard
16:36sur la monde judiciaire
16:37bien évidemment
16:38qu'elle a le regard
16:38sur la monde judiciaire
16:39elle sait très bien
16:39que si une décision définitive
16:41est rendue
16:42avant l'élection présidentielle
16:44cela compliquera
16:45singulièrement sa tâche
16:46aux difficultés
16:48à un moment donné
16:49il faudra que le Conseil constitutionnel
16:50se prononce
16:51sur la recevabilité
16:53des candidatures
16:54de ceux qui vont
16:55concourir
16:55à cette élection
16:57la question peut se poser
16:58de savoir
16:59si la Cour de cassation
17:00n'a pas statué
17:00il y a une jurisprudence
17:02ancienne
17:02mais qui n'a pas été
17:03jusqu'à présent
17:04contredite
17:05qui dit que
17:07lorsque vous avez fait
17:08un pourvoi
17:09et qu'il y a eu
17:10l'exécution provisoire
17:12qui a été prononcée
17:13en première instance
17:14cette exécution provisoire
17:16reste quelque part
17:17vivante
17:18donc on ne peut pas
17:19se présenter
17:19c'est ce que peut dire
17:20le Conseil constitutionnel
17:21s'il suit cette jurisprudence
17:23
17:23ce sera intéressant
17:24pour le coup
17:25la pierre
17:25dans le jardin
17:26du Conseil constitutionnel
17:27est-ce que le Conseil constitutionnel
17:28prendra en compte
17:29cette jurisprudence judiciaire
17:30ancienne
17:31mais qui existe toujours
17:32je n'en sais rien
17:33mais on voit bien
17:34que le champ des questions
17:36est quasiment infini
17:37c'est des précisions
17:39passionnantes
17:40et très éclairantes
17:40que vous nous donnez
17:42et qui montrent
17:42oui Barry Chantrey
17:43non juste relevé
17:44par les reporters
17:45du service politique
17:46de BFM TV
17:48on ne l'a peut-être
17:49pas entendu
17:50mais Jordan Bardella
17:51dans ses réponses
17:51parle d'innocence partielle
17:54du rassemblement national
17:56reconnu hier
17:57par la cour d'appel
17:59ce qui peut laisser entendre
18:00d'une forme de lecture
18:02peut-être un peu différente
18:03ou en tout cas
18:04c'est vrai que dans les mots
18:05on s'interroge
18:06sur cette formule
18:07de la part du président
18:08du RN ce matin
18:09alors même si
18:10Alexandre González
18:11lors du procès
18:12en appel
18:13c'était déjà
18:13un petit peu
18:14ce que disaient
18:15maître Bostlou
18:16notamment
18:16les avocats
18:17de Marine Le Pen
18:18de dire que
18:19bon bah peut-être
18:20qu'il y a des choses
18:20qui se sont passées
18:21mais comment dirais-je
18:23ça n'était pas délectuel
18:26enfin ça s'est pas fait
18:27de façon casée
18:27etc etc
18:28c'était pas du tout
18:29la même posture
18:30que lors de la première instance
18:32oui en première instance
18:33les prévenus disaient
18:34qu'il n'y avait
18:35absolument jamais eu
18:36de détournement
18:38des missions
18:38des assistants parlementaires
18:41européens
18:41et qu'ils avaient
18:42bien travaillé
18:43pour l'Europe
18:43et pas pour le parti
18:44en appel
18:45effectivement
18:46la posture était différente
18:47puisque les prévenus
18:49dont Marine Le Pen
18:50et leurs avocats
18:50ont admis
18:51des négligences
18:53le mot n'est pas de moi
18:54mais de eux
18:54des négligences
18:55sur la fonction
18:57particulière occupée
18:58par les assistants
18:59parlementaires
19:00qui auraient dû
19:01travailler uniquement
19:02exclusivement
19:03pour l'Europe
19:04parce qu'ils étaient payés
19:04par des fonds publics
19:06européens
19:06et qu'ils n'auraient pas
19:07dû travailler
19:08pour le parti
19:08mais Marine Le Pen
19:10et les prévenus
19:12avaient plaidé
19:13la non-intentionnalité
19:14en disant
19:15que jamais
19:15il n'avait eu
19:16la volonté
19:18officielle
19:19de détourner
19:19de l'argent
19:20du public européen
19:22mais que peut-être
19:24il y avait eu
19:24un flou
19:25des négligences
19:26et ça a conduit
19:28donc à cette condamnation
19:29et en première instance
19:31est en appel
19:32les réactions politiques
19:33sur ce plateau
19:34Alexandre Nicolique
19:34est avec nous
19:35pour le RN
19:35et Benjamin-Luc Alain
19:36député
19:37génération
19:38d'abord
19:39Alexandre Nicolique
19:40que vous inspire
19:41les images
19:41qu'on est en train
19:42de voir
19:42est-ce que vous dites
19:43ça y est
19:43la page est tournée
19:44on passe maintenant
19:45dans autre chose
19:45oui mais c'était
19:47tout ce que disait
19:47Marine Le Pen
19:48justement
19:48enfin parler de politique
19:50c'est ce qu'elle dit
19:50mais vous voyez bien
19:51que le judiciaire
19:53est dans tous les esprits
19:54moi ce que je vois
19:56encore une fois
19:57c'est une femme
19:57d'un courage incroyable
19:59par rapport à ce qui s'est passé hier
20:02les doutes
20:03qui pouvaient y avoir
20:04tout de suite
20:05elle va sur le terrain
20:06et je rappelle
20:07juste l'histoire
20:09de Marine Le Pen
20:09qui dès 8 ans
20:10subit un attentat
20:11avec son appartement
20:13l'appartement
20:14qui explose
20:14ensuite qui subit
20:15un harcèlement
20:17scolaire
20:17à cause de son nom
20:18qui a dû faire face
20:19à de multiples oppositions
20:21mais qui a toujours
20:23combattu
20:24qui a été même
20:25jusqu'à exclure
20:27son propre père
20:28en 2017
20:28beaucoup disaient
20:29Marine Le Pen
20:30est enterrée
20:31Marine Le Pen
20:32ne se relèvera pas
20:33du débat
20:34elle est tout de suite
20:37repartie
20:37en étant très haute
20:38dans les sondages
20:39elle s'est toujours
20:40relevée de tout
20:40avec un courage incroyable
20:42et je pense que
20:43la France a besoin
20:44d'une femme d'état
20:46courageuse
20:46prête justement
20:47à enfin assumer
20:48les idées
20:49que nous on peut porter
20:50mais qui ont parfois
20:50été trahies par d'autres
20:51qui ont été au pouvoir
20:52cette résilience
20:53ce courage
20:54ce courage de femme d'état
20:56je pense que c'est ce qui va faire
20:57que les français aussi
20:58vont se dire
20:59enfin on va avoir quelqu'un
21:00à la hauteur
21:01vous dites
21:01faites évidemment
21:02réagir à Benjamin
21:03Lucas Lundi
21:03qui est en face de vous
21:05mais qu'est-ce qu'il ne faut pas
21:05entendre
21:06courage
21:06résilience
21:07femme d'état
21:07enfin pardon
21:08Madame Le Pen
21:09n'est pas candidate
21:09à l'élection présidentielle
21:11Madame Le Pen
21:11est candidate
21:12à l'immunité présidentielle
21:13Madame Le Pen
21:14a été reconnue
21:15je ne vous ai pas interrompu
21:15a été interrompu
21:17a été reconnue
21:18par l'autorité judiciaire
21:20comme ayant détourné
21:21des fonds publics
21:21Madame Le Pen
21:22est une délinquante
21:23c'est une voleuse
21:24elle a menti
21:24elle a triché
21:25pardon
21:25elle est présumée innocente
21:27ça a été rappelé ce matin
21:28si vous voulez
21:28je note que Madame Le Pen
21:30qui a passé 30 ans de sa vie
21:31à dire fermeté
21:32fin du laxisme
21:33quand il s'agit de taper
21:34dans la caisse du Parlement européen
21:35là il n'y a plus de problème
21:36de manque de fermeté
21:37avec les délinquants
21:38et on nous parle de ça
21:38pourquoi
21:39pardon mais
21:39tout ça est grotesque
21:40il y a une opération
21:41de communication
21:42effectivement
21:42ils ont un intérêt
21:43à ce qu'on tourne vite la page
21:44à ce que les françaises
21:45et les français
21:45ne s'intéressent pas
21:46à ce qu'a dit la cour d'appel
21:47hier d'ailleurs
21:48même monsieur Bardella
21:49dit innocence partielle
21:51lui-même reconnaît donc
21:52ce matin
21:52qu'il y a de la culpabilité partielle
21:54parce que
21:54s'il y a de l'innocence partielle
21:55il y a de la culpabilité partielle
21:56le rassemblement national
21:58c'est pas que Madame Le Pen
21:59a mis en place
21:59un système
22:00de détournement
22:01de fonds publics
22:02mais que dit-vous
22:03d'un coup à fictif
22:04ils ont payé le majordome
22:10courageuse
22:11courageuse et résiliente
22:12alors qu'elle est à la tête
22:12d'un parti
22:13d'un mot
22:13parce que j'aimerais
22:14qu'on est aussi sur le fond
22:15je termine
22:16la partie fondée par
22:17d'anciens collabos
22:18et qu'elle porte un projet
22:18d'apartheid raciste
22:20avec la préférence nationale
22:21pardon mais c'est un peu gonflé
22:22d'un mot avant de retrouver
22:23Sophie Dupont sur place
22:24je vais parler du fond
22:25mais qui est raciste
22:27monsieur Lucas
22:28votre leader
22:29c'est Sandrine Rousseau
22:30qui prône
22:31enfin une de vos leaders
22:32une de vos représentantes
22:33Sandrine Rousseau
22:33qui prône des réunions
22:35non mixtes
22:35selon la couleur
22:36de peau
22:37dans le statut
22:37il est dit
22:39selon la couleur de peau
22:41ou l'origine
22:41votre mouvement aujourd'hui
22:43que soit la France Insoumise
22:44ou l'ELV
22:46est obsédée aujourd'hui
22:47par les questions racialistes
22:48mais je vais répondre
22:49juste sur les accusations
22:51elle est évidemment
22:52présumée innocente
22:53ensuite il y a un débat
22:54aujourd'hui
22:55de différence
22:56de point de vue
22:56sur l'utilisation
22:57de collaborateurs
22:57à la différence
22:58d'un Jean-Luc Mélenchon
22:59par exemple
22:59qui a été condamné
23:00qui a été condamné
23:01pour intimidation
23:02sur des forces de l'ordre
23:03qui a été condamné
23:04pour diffamation
23:05contre un journaliste du monde
23:06et ça ce sont des faits avérés
23:07aujourd'hui
23:08Marine Le Pen
23:08est présumée innocente
23:09et elle est en campagne
23:11à la flèche
23:13dans la Sars
23:14on va vous entendre
23:15mais d'abord
23:15Sophie Dupont
23:16qui est sur place
23:17et qui nous raconte
23:17ce qui est en train
23:18de se passer
23:18sous vos yeux
23:19Sophie
23:22Oui avec ce premier déplacement
23:24donc de Marine Le Pen
23:25officiellement candidate
23:26pour le Rassemblement National
23:27désormais pour 2027
23:29et cette affiche
23:30importante aujourd'hui
23:31Marine Le Pen
23:31aux côtés de Jordan Bardella
23:33le duo qui veut raffirmer
23:34le ticket
23:35le binôme
23:35avec une affiche
23:36vraiment importante
23:37toutes les caméras
23:37qui sont désormais
23:38braquées
23:39presque uniquement
23:40sur Marine Le Pen
23:41parce que c'est elle
23:41la candidate
23:42il faut rappeler
23:43qu'il y a 5 jours
23:44c'était vraiment pas plus tard
23:45qu'il y a 5 jours
23:45à Liévin
23:46les deux candidats
23:47s'étaient affichés
23:48ensemble aussi
23:49dans cette municipalité
23:51du Pas-de-Calais
23:52et ils étaient apparus
23:54interchangeables
23:54là désormais
23:55là désormais
23:55c'est vraiment elle
23:56la candidate
23:56à l'Elysée
23:57et Jordan Bardella
23:58le candidat à Matignon
24:00Jordan Bardella
24:01qui s'est exprimé
24:01pour la première fois
24:02sur cette décision
24:03il n'avait pas réagi
24:04hier
24:04on ne l'avait pas entendu
24:05uniquement Marine Le Pen
24:06avait pris la parole
24:07hier soir
24:08et Jordan Bardella
24:09qui confie que ce n'est
24:10ni un soulagement
24:10ni une déception
24:11qu'il n'a jamais quitté
24:13son rôle de candidat
24:14à Matignon
24:15mais aujourd'hui
24:15les caméras
24:16qui sont donc braquées
24:17sur Marine Le Pen
24:18Marine Le Pen
24:19qui a certifié
24:20à son arrivée
24:20qu'elle ne jouait pas
24:21à la montre
24:22qu'elle usait seulement
24:23de ses droits
24:23parce qu'il faut rappeler
24:24que Marine Le Pen
24:25a été condamnée
24:26à porter un bracelet électronique
24:28mais qu'elle a décidé
24:28de se pourvoir en cassation
24:30et ce recours
24:31fait qu'elle n'aura pas
24:33à porter un bracelet électronique
24:34reste à savoir
24:35quand la cour de cassation
24:36se prononcera
24:37le RN en coulisses
24:38pense qu'elle se prononcera
24:40après l'élection
24:41donc Marine Le Pen
24:41pourrait ne pas avoir
24:43à porter un bracelet
24:44pendant toute la durée
24:45de l'élection
24:45donc là vous le voyez
24:46sur les images
24:47Marine Le Pen
24:48qui s'affiche tout sourire
24:49dans cette municipalité
24:50qui n'a pas été choisie
24:51au hasard
24:52vive gagnée par le RN
24:53lors des dernières élections
24:54pour réaffirmer
24:56la dynamique du parti
24:57et elle est aussi
24:57aux côtés
24:58de sa sœur aînée
24:59Marie-Caroline
25:00qui tente
25:00de s'implanter aussi
25:01dans cette circonscription
25:04de la Sarthe
25:05Marine Le Pen
25:06qui pense aussi
25:07que cette condamnation
25:08en appel
25:09et aussi en première instance
25:10n'aura pas d'influence
25:11sur les électeurs
25:13que les sondages
25:14les confortent actuellement
25:16un cadre me confié
25:17si on ne gagne pas là
25:18on ne gagnera jamais
25:19cette déambulation
25:20qui se poursuit un petit peu
25:22dans le chaos
25:22parce qu'il y a énormément
25:23aussi de manifestants
25:24pour tout vous dire
25:25le point de rendez-vous
25:26a été décalé
25:27par l'équipe de campagne
25:29de Marine Le Pen
25:30parce qu'il y avait
25:30trop de manifestants
25:31pour son arrivée
25:32les journalistes ont eu
25:33un autre lieu de rendez-vous
25:34donc ce déplacement
25:36qui se poursuit un petit peu
25:37dans le chaos
25:38ils ont prévu normalement
25:39de partir à 12h30
25:41et cet après-midi
25:41il y aura des réunions
25:43au siège du parti
25:43avec les instances dirigeantes
25:45et on l'écoute
25:48c'est écouter leurs espoirs
25:51c'est écouter leurs inquiétudes
25:53c'est y répondre
25:54et c'est mettre en place
25:56un changement de politique
25:57avec tout ce qu'on vit
25:58depuis 10 ans
25:59je ne sais pas
25:59quel bonheur il rate
26:00est-ce qu'hier vous avez hésité ?
26:02non je ne vais pas hésiter
26:04et pourquoi l'importance
26:05de faire votre premier déplacement
26:06en tuyau
26:06vous risquez donc de tomber
26:30voilà on entend
26:31il y a des gens qui disent
26:32on est derrière toi
26:33il y en a d'autres qui disent voleuse
26:34il y a de la bousculade
26:36il y a de la tension
26:36mais ce qui frappe
26:38par rapport à hier
26:40c'est que Marie Chantelet
26:42elle veut afficher
26:43un visage souriant
26:44hier on a vu un visage fermé
26:45et ces dernières semaines
26:46c'était un visage
26:47particulièrement fermé
26:48chez Marine Le Pen
26:49quand elle s'exprimait
26:50ce qui était assez rare
26:51là elle veut montrer autre chose
26:53et enclencher une nouvelle dynamique
26:54manifestement
26:55oui et il y avait cette volonté
26:56Guillaume le soulignait tout à l'heure
26:58de tourner
26:59et de passer à une autre séquence
27:01de rentrer véritablement
27:03dans la phase
27:04de la campagne présidentielle
27:06il y a eu cette journée
27:06un déplacement court d'ailleurs
27:08puisqu'elle est déjà en train de partir
27:09visiblement
27:09oui visiblement
27:10au vu de l'ambiance
27:11et l'atmosphère
27:12il y a beaucoup de militants
27:13et de sympathisants
27:14on entend des marines présidentes
27:16mais on entend
27:16et vous ne voulez pas
27:17vous en parliez
27:18des marines voleuses
27:19ou encore des critiques
27:21ou des huées
27:21de la part de militants écologistes
27:23visiblement
27:24et de militants insoumis
27:25qui ont semble-t-il
27:26un peu perturbé
27:27ce déplacement
27:28qui devait durer
27:29un peu plus longtemps
27:30non ?
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