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  • il y a 12 minutes
Du lundi au jeudi, à 8h13, un invité au centre de l'actualité répond aux questions de Laurence Ferrari.

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00:00Vous pouvez le faire.
00:03La grande interview européen C News, Laurence Ferrari.
00:11Et notre invitée ce matin dans la grande interview C News et européen, c'est Marion Maréchal.
00:15Bonjour à vous, députée européenne, présidente d'identité, liberté, condamnée, mais candidate Marine Le Pen,
00:21a donc décidé de se présenter malgré sa condamnation en appel.
00:24Son pourvent en cassation suspend la mise en place du bracelet électronique à laquelle elle était condamnée.
00:30Est-ce que vous avez douté du fait, Marion Maréchal, que votre tante se présente ?
00:34Parce qu'elle avait dit il y a quelques jours à peine qu'elle n'irait pas si elle devait
00:37porter un bracelet électronique.
00:39Déjà, permettez-moi de dire que je suis extrêmement heureuse de cette information.
00:41Parce que c'est vrai que jusqu'au bout, on a imaginé que les juges s'autoriseraient à empêcher Marine
00:45Le Pen de partir.
00:47Or, aujourd'hui, Marine Le Pen a accumulé au fil des années une expérience, une solidité, une force de conviction
00:51qui sont absolument indispensables dans le moment que nous sommes en train de vivre.
00:55Je pense que c'est la candidate, évidemment, la plus naturelle, la plus évidente de la coalition du corps national
01:00que nous représentons.
01:01Et donc, c'est un grand soulagement pour nous qu'elle puisse se présenter.
01:05Et je la soutiens totalement, bien sûr, dans cette démarche.
01:07Et on va y revenir. Mais est-ce que vous avez douté du fait qu'elle y aille ?
01:09Est-ce qu'à un moment, vous vous êtes dit qu'elle ne pourra pas se présenter ?
01:12J'ai douté du fait que les juges lui permettent d'être éligible.
01:16Par contre, je n'ai pas douté du tempérament de Marine Le Pen que je connais bien
01:21et dont je savais que si la moindre opportunité se présentait, elle irait.
01:25Voilà, parce qu'elle assume ses responsabilités.
01:27Qu'aujourd'hui, d'ailleurs, je note que les juges qui considéraient en première instance
01:31que sa candidature pourrait et son éligibilité pourrait représenter, je cite,
01:35un grave trouble public à l'ordre démocratique,
01:40se dédient en appel, lui permettent de se présenter.
01:44Donc, en cela, elle ne fait qu'exercer son droit de justiciable,
01:47non seulement en se présentant, mais également en se pourvoyant en cassation.
01:49C'est parce que c'est une Le Pen qu'elle a ce goût du combat, vous le dites.
01:53Vous avez fait un message sur les réseaux sociaux en disant,
01:56sans doute, ont-ils oublié que notre famille et notre combat se sont forgés
01:59dans des décennies d'âpres luttes ?
02:01Non, les Le Pen n'ont jamais eu besoin d'un mandat parlementaire
02:03pour défendre notre pays et notre peuple.
02:05S'il y avait une opportunité, une toute petite fenêtre, vous saviez qu'elle irait ?
02:07Je pense en tout cas que Marine Le Pen, c'est le cas de notre famille,
02:10a évolué dans un environnement, oui, qui a nécessité une grande combativité.
02:13Et je pense que cette éducation, cet environnement dans lequel elle va évoluer
02:17sont, en fait, peut-être son atout principal face aux grands défis
02:21que nous allons devoir relever dans les années à venir.
02:23Parce que moi, ce que j'aimerais dire aux Français aujourd'hui,
02:25c'est qu'il y a trois options qui se présentent à nous.
02:26Soit continuer avec ceux qui nous ont mis dans cette situation,
02:29donc le duo Édouard-Philippe, Attal, qui vont recycler l'intégralité de la Macronie,
02:32recycler l'intégralité des LR centristes,
02:34et probablement, in fine, se faire élire,
02:36c'est en tout cas leur calcul, avec les Goa de la gauche dont ils seront tributaires.
02:39La deuxième option, c'est simple, c'est foncer dans le mur en appuyant sur l'accélérateur
02:43avec la Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon qui nous conduit tout droit vers la guerre civile.
02:47Ou bien, c'est mettre au pouvoir, derrière Marine Le Pen, une nouvelle génération
02:50qui porte un projet de rupture, qui n'est tenue par personne,
02:53et qui donc aura les mains totalement libres de pouvoir finalement proposer une nouvelle offre.
02:58Vous ferez partie des instances dirigeantes de la campagne de l'Ontario ?
03:00Je suis aujourd'hui, en effet, une alliée du Rassemblement national.
03:03Je suis dans cette coalition du camp national.
03:05Je tiens évidemment à porter toutes les convictions qui me tiennent à cœur dans ce combat.
03:10J'espère pouvoir contribuer aussi à les convaincre.
03:12Oui, activement, bien sûr, à les convaincre, notamment les électeurs de droite,
03:16aujourd'hui chez Éric Zemmour, aujourd'hui chez Bruno Retailleau,
03:19avec qui nous partageons l'essentiel de ne pas perdre leur voix dans des impasses politiques,
03:24de leur dire que leurs idées ne sont pas condamnées, finalement, à la défaite,
03:28mais qu'elles peuvent être portées à nos côtés dans la victoire.
03:31Et donc, je jouerai un rôle, bien sûr, j'espère, important dans cette campagne.
03:34Éric Zemmour, que vous aviez rejoint en 2022,
03:36qui avait meurtré au plus profond votre tante,
03:39cette fois-ci, il n'y aura pas de trahison, on va le dire.
03:42Écoutez, non, je ne crois pas qu'on puisse parler de trahison pour une raison simple,
03:45c'est que moi, j'avais fait un choix à l'époque
03:47qui m'apparaissait le plus cohérent en termes de conviction,
03:49parce que j'ai pensé, j'ai cru, et je me suis trompée manifestement,
03:53qu'Éric Zemmour pourterrait contribuer au Rassemblement.
03:56Quand j'ai compris que, finalement, l'obsession était tapée
03:58sur le camp national et Marine Le Pen toute la journée,
04:00j'en ai tiré toutes les conclusions et il m'a évincée de reconquête.
04:03Bon, voilà, donc maintenant, moi, je continue à travailler à ce rassemblement
04:06parce que je tiens à préciser une chose très importante,
04:08et c'est là où c'est extrêmement enthousiasmant ce moment,
04:10c'est qu'il y a le premier tour de l'élection présidentielle,
04:12il y a le deuxième tour des législatives,
04:13mais il y a un troisième tour dont on parle moins,
04:15qui est un troisième tour européen.
04:16Qu'est-ce qui peut se passer en 2027 ? C'est formidable.
04:18Marine Le Pen peut être élue à la tête de la France.
04:21Georgia Meloni peut être reconduite à la tête de l'Italie.
04:23Imaginez ce que nous pourrions faire au niveau européen à ce moment-là.
04:25Nous pourrions créer un couple franco-italien
04:27qui pourrait redessiner l'Europe, donner une nouvelle direction à l'Europe.
04:31Nous avons déjà commencé à le faire,
04:32mais nous pouvons aller encore plus loin.
04:34Et dans la contribution de ce duo,
04:36évidemment, j'y travaille, j'y travaille déjà,
04:39et je serai au cœur, bien sûr, du dispositif
04:41en tant qu'allié de Georgia Meloni.
04:42Notamment sur le sujet de l'immigration,
04:44où grâce à l'union des droites au Parlement européen,
04:46la directive retour a été adoptée le 12 juin dernier.
04:49Revenons, si vous le voulez bien, à cette condamnation.
04:52La probité des élus est un des grands thèmes de bataille de Marine Le Pen.
04:56Est-ce que ça, elle ne va pas l'avoir en argument
04:59en permanence de ses adversaires ?
05:00Boris Vallaud dit qu'elle est une délinquante
05:02coupable de détournement de fonds publics.
05:05Évidemment que tous les adversaires,
05:06qu'ils soient de gauche ou du centre,
05:08tenteront de ne pas aller sur le fond du débat
05:10et se contenteront de ce genre d'arguments.
05:12Parce que si la Macronie devait répondre
05:14du chaos économique et migratoire dans lequel ils nous ont mis,
05:16et si la gauche devait assumer pleinement son projet,
05:20un projet dont on a eu d'ailleurs quelques contours
05:22à l'occasion des UDT,
05:23je ne sais pas si vous avez suivi les universités d'été de LFI,
05:25dans lequel LFI assume totalement une guerre ethnique,
05:31la volonté de faire disparaître la France
05:33dans son histoire, dans sa culture et à travers son peuple,
05:37les Français, me semble-t-il,
05:38seraient beaucoup moins enclins à les soutenir.
05:40Donc c'est quelque chose que Marine Le Pen
05:43devra affronter indéniablement,
05:44mais moi je le dis...
05:45Donc le chaos, elle devra affronter ?
05:46Mais Marine Le Pen, une fois de plus,
05:49veut défendre son innocence,
05:51elle a raison de le faire.
05:52Je rappelle que nous sommes dans un pays quand même
05:53qui voit aujourd'hui présent à l'Assemblée nationale
05:55des profils comme Raphaël Arnaud.
05:57Raphaël Arnaud qui est aujourd'hui député,
05:59alors même qu'il est le chef d'une milice qui a tué.
06:01Voilà.
06:02On est face à des élus qui font l'apologie du terrorisme
06:05et qui continuent leur mandat comme si de rien n'était.
06:07Donc de quoi parlons-nous dans cette affaire
06:08qui est en fait d'abord et avant tout
06:10un différent administratif avec le Parlement européen ?
06:12Une fois de plus,
06:14je rappelle que la décision d'appel
06:16n'est pas celle de première instance.
06:18La peine a déjà été largement réduite.
06:20Marine Le Pen aujourd'hui est éligible.
06:22Donc moi j'ai bon espoir qu'elle puisse,
06:23jusqu'en cassation,
06:25défendre son innocence
06:26comme elle le fait d'ailleurs depuis les premiers mois.
06:28Marion Maréchal, justement,
06:29est-ce que Marine Le Pen ne joue pas un peu la montre ?
06:31La cour de cassation va se prononcer.
06:33Alors les délais normaux,
06:34puisqu'il n'y a pas l'urgence de l'exécution provisoire,
06:36c'est 12 à 18 mois.
06:37Donc elle espère enjamber cette décision
06:39de la cour de cassation
06:40et jouer la montre en quelque sorte.
06:42Écoutez, si la justice fonctionne normalement,
06:45Marine Le Pen peut non seulement être éligible,
06:47elle ne sera pas sous rasselé électronique.
06:49Donc par la force des choses,
06:51quoi qu'il arrive,
06:52elle pourra faire cette campagne sereinement
06:53et s'en remettre au jugement des Français.
06:55Parce qu'une fois de plus,
06:56on a tendance à l'oublier,
06:57du moins une partie de la magistrature,
06:58une partie des élus.
06:59Charles de Gaulle lui-même,
07:00qui s'y connaissait un peu en Vème République,
07:01le disait,
07:02le juge suprême, c'est le peuple.
07:03Ce n'est pas la cour de cassation,
07:05ce n'est pas le Conseil constitutionnel.
07:06Donc c'est au peuple de décider
07:07qui, demain, doit être à la tête de ce pays
07:11et faire le grand choix historique
07:12qui se présente à nous en 2027.
07:15Maintenant, pour le reste,
07:16eh bien...
07:17Le calendrier juillissaire
07:18peut s'accélérer en janvier.
07:20La cour de cassation peut se statuer
07:21et dire, non, finalement,
07:23je confirme la décision d'appel,
07:24il y aurait un récent électronique.
07:25Et donc, si la cour de cassation
07:30accélérait de manière totalement,
07:32comment dire, inopinée,
07:34cette décision ?
07:35Ce serait évidemment
07:36une décision politique.
07:37Ce serait dans la volonté
07:39d'empêcher ou de contrarier
07:41la candidature de Marine Le Pen.
07:42Et moi, je vous le dis
07:43dans ces conditions,
07:44en tout cas, je parle en mon nom
07:45et c'est mon avis personnel,
07:47je veux dire,
07:47quelle que soit la décision
07:48de la cour de cassation,
07:49si la cour de cassation
07:50faisait le choix politique
07:51de vouloir entraver
07:53la candidature de Marine Le Pen
07:54en se prononçant
07:55plutôt qu'elle ne le ferait habituellement,
07:57moi, je pense que Marine Le Pen,
07:58si par malheur,
07:59avait un bracelet électronique,
08:00devrait y aller quand même.
08:01Voilà.
08:01Parce qu'une fois de plus,
08:02nous sommes face à un choix historique,
08:04à un choix existentiel.
08:06C'est renaître ou disparaître
08:07dans cette affaire.
08:09Moi, je ne peux pas supporter l'idée
08:11que nous puissions continuer
08:12avec ceux qui nous ont mis dans le mur
08:13ou pire encore,
08:14risquer l'élection
08:15d'un Jean-Luc Mélenchon.
08:16Je ne supporte plus
08:17de voir égrener
08:18les prénoms de Matisse,
08:20d'Elias.
08:20J'étais à Narbonne
08:21encore le dimanche,
08:22de Louis aux côtés
08:23de la famille,
08:24de Philippines,
08:25de Lola.
08:26Une fois de plus,
08:26moi, j'ai deux petites filles,
08:27je n'ai pas cinq ans à perdre.
08:29Et donc, je crois
08:29qu'il faut mettre
08:30toute notre énergie
08:31dans cette bataille
08:31et ce sera l'enjeu
08:32à les convaincre
08:33un maximum de Français.
08:34Nous sommes déjà très hauts
08:35dans les sondages.
08:36Il faut aller maintenant
08:36chercher le 50 plus 1
08:38et j'ai envie de dire,
08:39quelle que soit
08:40la configuration judiciaire,
08:43nous irons chercher
08:43la confiance des Français
08:44et je suis sûre
08:44que nous l'obtiendrons.
08:45Vous avez raison,
08:46il y a un socle important
08:47pour le Rassemblement national
08:48au premier tour.
08:49Le second tour,
08:50c'est autre chose,
08:50il s'agit de rassembler
08:51les Français.
08:52Où est-ce que vous irez chercher
08:53les voix qui manquent actuellement ?
08:55Évidemment,
08:56votre parti pèse peu,
08:57il y a Reconquête,
08:59il y a l'UDR d'Éric Ciotti,
09:00mais où sont vos futurs alliés ?
09:01Il vous en faudra.
09:03Déjà, je note,
09:04parce qu'on en a fait souvent
09:04le procès à Marine Le Pen,
09:06que Marine Le Pen,
09:07elle a déjà amorcé
09:08cette volonté de rassemblement.
09:09Elle a accueilli en son sein
09:10l'ex-président des Républicains,
09:12Éric Ciotti,
09:12et lui a donné toute sa place.
09:14Je suis, moi, pour ma part,
09:16à ses côtés.
09:17Au moment des élections municipales,
09:19d'ailleurs, je note
09:19qu'elle a permis
09:20à ce que tous les candidats
09:22RN et alliés
09:23puissent tendre la main,
09:25notamment au LR,
09:26à l'entre-deux-tours
09:27pour fusionner les listes
09:28et battre la gauche.
09:29Bruno Retailleau n'en veut pas.
09:29Ce que les LR,
09:30en effet, jusqu'ici,
09:31ont refusé.
09:32Donc, cette volonté
09:33de rassemblement,
09:33elle est indéniablement présente
09:36chez Marine Le Pen
09:37et nous allons l'aider
09:38à l'élargir,
09:40si je puis dire,
09:40et je vous en parlais tout à l'heure.
09:42Moi, j'espère pouvoir convaincre
09:43tous ceux qui, aujourd'hui,
09:44seraient encore chez Rizemo
09:45ou Bruno Retailleau
09:46que nous partageons l'essentiel.
09:47Donc, le vote utile,
09:48vous en appelez au vote utile
09:49de tous ces électeurs de droite.
09:55Conviction auxquelles il croit.
09:56Enfin, moi, je veux dire,
09:56vous l'avez rappelé,
09:57j'ai soutenu Éric Zemmour,
09:58je n'ai pas changé d'idée.
09:59Je reste, bien sûr,
10:00très proche sur beaucoup de sujets.
10:02Et donc, ces courants-là,
10:04ces combats-là,
10:04je les porterai aussi
10:06dans la coalition
10:07pour qu'ils soient présents.
10:09Et une fois de plus,
10:10ces idées-là de droite
10:11ne sont pas condamnées
10:12à l'échec, à la marginalité
10:13ou à la dilution dans la Macronie.
10:15Il y a une autre voie.
10:16Cette voie, elle est à nos côtés.
10:17Et donc, j'en appelle
10:19dès aujourd'hui à ses électeurs,
10:20mais pas seulement aux électeurs.
10:22Je veux dire, aujourd'hui,
10:23Bruno Retailleau,
10:23il est face à un choix cornélien
10:25qui va s'imposer à lui
10:27à travers les sondages.
10:28De fait, soit il rallie
10:30Édouard Philippe,
10:32soit il va jusqu'au bout
10:33et il condamne ses idées
10:34à la défaite,
10:35si on s'en tient aujourd'hui
10:36au rapport de force,
10:37soit il vient avec nous.
10:38Et je suis désolée de vous dire
10:39que Bruno Retailleau
10:40a toute sa place à nos côtés
10:42quand j'écoute
10:43les discours qu'il tient.
10:44Ça m'apparaît être une évidence.
10:45Donc, c'est aussi
10:46un grand moment de clarification.
10:47En tout cas, nous,
10:47nous garderons la porte ouverte.
10:49Clarification notamment
10:49sur le programme.
10:50Marine Le Pen est la candidate
10:51donc il n'y aura qu'une seule ligne
10:53au Rennes.
10:53Enfin, en tout cas,
10:54on l'imagine.
10:56Comment est-ce que vous,
10:57avec vos valeurs,
10:57vous êtes beaucoup plus libérale,
10:58encore une fois,
10:59sur le plan économique,
11:00sur les retraites,
11:01est-ce que vous allez réussir
11:02à faire converger vos idées
11:03et celles que porte Marine Le Pen,
11:05qui ne sont pas du tout les mêmes ?
11:06Alors, vous avez raison de dire
11:07qu'une présidentielle,
11:09c'est d'abord autour d'une personne
11:10et c'est un programme présidentiel ad hoc
11:12qui n'est pas d'ailleurs
11:13tout à fait celui du parti politique
11:15ou des partis politiques
11:16qui s'adosent évidemment
11:17à cette coalition.
11:19Il y a un programme
11:19qui va être présenté
11:20d'ici quelques semaines
11:22qui sera le fruit de discussions,
11:24parfois de compromis.
11:26C'est dans l'ordre des choses
11:27et donc nous soutiendrons tous
11:29ce programme,
11:29ce qui n'empêche pas par ailleurs...
11:31Même si c'est la retraite
11:31à 62 ans,
11:32vous direz Banco ?
11:33De fait, on y reviendra.
11:34Moi, ça ne m'empêchera pas
11:35de continuer de défendre
11:36ce qui m'apparaît,
11:38on va dire,
11:38plus proche de la ligne
11:39qui est la mienne
11:40mais néanmoins,
11:41je crois qu'aujourd'hui,
11:42il y a un consensus
11:44qui a été trouvé
11:45autour de grands principes économiques
11:47qui sont ceux
11:47de vouloir réduire
11:48la dette publique,
11:49de vouloir réduire
11:51les dépenses de fonctionnement
11:52de l'État,
11:53de vouloir défendre
11:53le pouvoir des classes moyennes.
11:55complètement réduire les dépenses.
11:56Vous y verrez beaucoup plus claires
11:58d'ici quelques semaines
11:59mais je ne veux pas m'avancer
12:00au nom du candidat
12:01parce que là,
12:02je ne parle pas en mon nom.
12:04La volonté, bien sûr,
12:05de baisser les charges
12:05sur les salaires
12:06pour rendre du pouvoir
12:07d'achat aux Français,
12:08de ne pas augmenter
12:09les impôts sur nos TPE,
12:11nos PME
12:11et une fois plus
12:12sur les Français
12:13les plus vulnérables.
12:14Et couper dans les dépenses sociales ?
12:17Couper dans les dépenses sociales ?
12:26Et ça fait partie
12:27des sujets très importants
12:28sur lesquels
12:29nous allons nous positionner.
12:30Donc, je veux dire,
12:30nous sommes d'accord
12:31sur cette philosophie-là.
12:32Bon, maintenant,
12:33il faudra trouver un consensus
12:34sur la manière, bien sûr,
12:36d'arriver à ces objectifs.
12:37Réduire l'assistanat.
12:38Elle refuse, par exemple,
12:39de prononcer ce mot.
12:40C'est pas tout à fait vrai.
12:42Elle en a parlé.
12:43Elle en a dénoncé
12:45telle qu'elle, d'ailleurs,
12:46avec ce mot
12:46dans son dernier discours.
12:47Mais j'ai envie de dire que...
12:48Vous savez pourquoi
12:49moi, je suis aujourd'hui
12:50aux côtés de Marine Le Pen
12:52et sans, malgré parfois,
12:53comme vous pouvez le dire,
12:54les sensibilités
12:56que je crois que le sujet prioritaire,
12:58en tout cas, pour ma part,
12:59qui doit nous engager tous,
13:01c'est le sujet identitaire.
13:02Vous savez, en politique,
13:03il y a des sujets réversibles,
13:03il y a des sujets irréversibles.
13:05Le sujet réversible,
13:06c'est malgré tout
13:06les sujets économiques
13:07et budgétaires
13:08quand on fait les beaux choix.
13:08Par contre, il y a un sujet irréversible,
13:10c'est le sujet démographique.
13:11Le jour où nous serons demain
13:13minoritaires chez nous,
13:14eh bien, nous n'aurons plus
13:14que nos yeux pour pleurer.
13:15Quand vous dites minoritaires,
13:15ça veut dire quoi ?
13:16Minoritaires, c'est-à-dire que,
13:17finalement, les gens qui sont...
13:19De fait, aujourd'hui,
13:20quand on voit importer
13:21sur notre sol
13:22500 000 personnes
13:23sur notre territoire
13:25et qu'on voit,
13:26notamment à LFI,
13:27des gens qui assument
13:28totalement de vouloir
13:29faire disparaître
13:30la culture française
13:30ou du moins nous expliquer
13:32que nous devons nous pousser
13:33pour laisser la place
13:34à d'autres cultures étrangères
13:36qui militent
13:37pour l'islamisation du pays
13:38qui, là encore,
13:39est un changement
13:40civilisationnel complet,
13:41ben oui, de fait,
13:42nous risquons demain
13:43que la culture, l'histoire
13:44et le peuple français
13:45soient en minorité
13:46et alors la France
13:46ne serait plus la France.
13:47Et on pourra débattre
13:48autant qu'on veut
13:48du taux de TVA.
13:49Je crois que nous serons
13:51très loin, finalement,
13:52de l'essentiel
13:52puisqu'à travers
13:53cette question migratoire,
13:54il y a aussi la question
13:55sécuritaire qui transparaît
13:56et c'est pour moi,
13:58en tout cas,
13:58le moteur principal
13:59qui me conduit
14:00à être aux côtés
14:01de Marine Le Pen
14:02parce que je pense
14:02que c'est un enjeu
14:04existentiel
14:04et c'est l'enjeu,
14:04d'ailleurs,
14:05me semble-t-il,
14:06fondamental
14:06pour tous les Français.
14:07Marion Maréchal,
14:08ce matin même,
14:09Jordan Bardella
14:10et Marine Le Pen
14:10seront sur le terrain
14:11et feront un marché
14:13dans la Sarthe
14:14à la flèche.
14:15Est-ce que,
14:16encore une fois,
14:16c'est un tandem
14:16qui fonctionne ?
14:17Elle a redit hier
14:18que cet ensemble
14:19qu'ils iront convaincre
14:21les Français
14:21que nous sommes
14:21les seuls, dit-elle,
14:23à pouvoir prendre
14:23de bonnes décisions
14:24pour changer leur avenir.
14:25Vous auriez soutenu
14:26indifféremment
14:26Jordan Bardella
14:27ou Marine Le Pen ?
14:29Oui, d'ailleurs,
14:29je tiens à les féliciter
14:30tous les deux
14:31puisque ça fait des semaines
14:31et des semaines
14:32qu'on voit une partie
14:33des journalistes
14:34essayer de mettre
14:35des coins entre eux,
14:35construire tout un récit
14:37de divergences
14:38et d'opposition.
14:38Non, mais là,
14:39on en était quasiment
14:39à expliquer qu'il y avait
14:40une forme de conflit
14:41alors que jusqu'au bout,
14:42eux, ont fait la démonstration
14:44de l'efficacité
14:45et de la sincérité
14:46de leur duo.
14:47Il n'y a aucune ambiguïté
14:48sur le fait
14:48que Jordan Bardella
14:49soutiendra, bien sûr,
14:51totalement Marine Le Pen.
14:52S'il s'était avéré
14:54que Jordan
14:55eût été le candidat,
14:56nous aurions été, bien sûr,
14:58aussi derrière lui
14:59sans ambiguïté.
15:00Donc maintenant,
15:00le but,
15:01c'est d'être tous ensemble
15:02et d'avancer tous ensemble
15:03jusqu'à la victoire en 2027.
15:04Et lui,
15:04il est le Premier ministre idéal
15:06pour vous, selon vous,
15:07si elle devait accéder,
15:08Marine Le Pen, à l'Élysée ?
15:09En effet,
15:10nous allons accompagner
15:12une sorte de ticket
15:13dans cette affaire
15:14puisque Marine Le Pen
15:15a d'ores et déjà annoncé
15:15que Jordan Bardella
15:16serait ce Premier ministre.
15:18Jordan Bardella
15:19qui lui-même, d'ailleurs,
15:20a expliqué qu'il ferait
15:20un gouvernement d'union
15:21et de rassemblement
15:23au-delà, d'ailleurs,
15:24du Rassemblement national.
15:25Et je pense que c'est
15:26une bonne manière
15:27de voir les choses.
15:28Nous avons la chance,
15:28nous, au sein du camp national
15:29d'avoir plusieurs candidats
15:30de grande qualité,
15:31ce qui n'est pas le cas
15:32de nos adversaires
15:33qui, parfois,
15:33n'en ont même pas un seul.
15:34Donc, on peut plutôt
15:35se féliciter de cela
15:36et je crois qu'en ce qui concerne
15:37ce déplacement à la flèche,
15:38c'est aussi un symbole
15:39puisque la flèche,
15:40c'est la seule municipalité
15:42de l'Ouest
15:42qui a été remportée
15:43par le camp national
15:44et donc, c'est un symbole
15:46optimiste de conquête,
15:47si je peux dire, électorale.
15:48Mario Maréchal,
15:49on a évoqué
15:49la France insoumise
15:50tout à l'heure,
15:52donc vous pensez
15:52que c'est un véritable danger
15:53pour le pays.
15:55Hier, il y a eu
15:56une perturbation
15:58à l'Assemblée nationale
15:59lors du vote
16:00sur le projet de loi
16:01sur la présomption
16:02de légitime défense
16:02des policiers,
16:03perturbation notamment
16:04menée par Assat-Tré-Horé.
16:05Est-ce qu'on risque
16:06d'avoir,
16:07lors de cette campagne présidentielle,
16:09des mouvements de violence
16:11et notamment du chaos
16:13venant de ce camp-là ?
16:14Alors déjà,
16:14je me félicite
16:15de l'adoption,
16:15en effet,
16:16de cette mesure
16:16que nous portons
16:17depuis très longtemps
16:18et que, pour ma part,
16:19je porte depuis
16:19que j'ai été élue députée
16:20à 22 ans,
16:21donc il y a quelques années.
16:22Donc, c'est une très bonne nouvelle,
16:23bien sûr,
16:24pour nos forces de l'ordre
16:25qui ainsi ne sont pas mis
16:27à équivalence
16:28du délinquant
16:28qu'ils interpellent
16:29et ça, c'est heureux.
16:31Maintenant, ce qui est vrai,
16:31c'est que ce qui s'est passé
16:32à l'Assemblée nationale
16:33et qu'une honte
16:34est un nouveau révélateur.
16:35C'est-à-dire que je pense
16:35que la France insoumise
16:37ne menace pas seulement
16:37la République,
16:38il menace la démocratie.
16:39De fait,
16:40quand on a des élus
16:41qui n'ont jamais été
16:42d'ailleurs dédits
16:43par leur chef,
16:44Jean-Luc Mélenchon,
16:44qui expliquent
16:45qu'ils sont prêts demain
16:46à organiser l'insurrection populaire
16:48au cas de victoire
16:48du Rassemblement national,
16:50bon, ça dit tout
16:50de leurs intentions réelles.
16:52Ils sont dans une volonté
16:53de chaos,
16:54de pourrissement,
16:54mais c'est doctrinal.
16:55Je veux dire,
16:56la violence politique,
16:56chez eux,
16:57n'est pas un dommage collatéral.
16:58C'est quelque chose
16:59qui est pensé
17:00de façon conceptuelle
17:01pour aboutir
17:02à leur révolution,
17:03mettre à bas
17:04les institutions.
17:05C'est ce face à quoi
17:06nous nous battons
17:06et c'est pourquoi,
17:07d'ailleurs,
17:07une fois de plus,
17:07je crois que la droite
17:08a le devoir d'être rassemblée
17:10face à cette menace
17:11extrêmement grave.
17:12Vous êtes,
17:12enfin,
17:13le corps national
17:13et l'adversaire idéal
17:15pour Jean-Luc Mélenchon
17:16s'il devait accéder
17:16au second tour.
17:17Et est-ce que vous êtes sûr
17:18de pouvoir le battre ?
17:19Moi,
17:19je ne raisonne pas
17:21en ces termes.
17:21En tout cas,
17:22ce que je considère,
17:27et je m'en inquiète,
17:28bien sûr,
17:28mais je prends sa candidature
17:29très au sérieux.
17:30Je sais de quoi
17:31il est capable.
17:32Je sais que l'intégralité
17:33de la gauche,
17:33le moment venu,
17:34le soutiendra
17:35parce qu'il joue toujours
17:36aux vierges et farouchés
17:38lorsqu'il s'agit
17:39de défendre les intérêts.
17:40Mais au moment
17:40des campagnes électorales,
17:41ils savent tous
17:41se ranger derrière lui.
17:43Évidemment,
17:43je sais de la même manière
17:44que la Macronie,
17:45comme l'a déjà fait
17:45Gabriel Attal par le passé,
17:47le soutiendra,
17:48le cas échéant
17:49face à nous.
17:50Et c'est pourquoi
17:50nous avons la responsabilité
17:51de convaincre
17:52tous les gens
17:53de droite sincères
17:54de se tourner vers nous
17:56pour éviter
17:56cette hypothèse
17:57qui serait absolument
17:59dramatique.
18:00Et pour ça,
18:00ne pas attendre,
18:01bien sûr,
18:01le second tour,
18:02mais nous donner de la force
18:03dès le premier tour
18:04pour qu'il y ait
18:05une dynamique suffisante
18:06pour ne prendre aucun risque,
18:07évidemment,
18:08au second tour.
18:09Hier,
18:09il y avait aussi
18:10un autre procès,
18:11celui de l'eurodéputée
18:11insoumise Rima Hassan.
18:13Le procès a été renvoyé
18:14en octobre.
18:15Elle devait comparer
18:16pour apologie
18:17du terrorisme en ligne,
18:18encourer 7 ans
18:19d'emprisonnement,
18:20100 000 euros d'amende
18:20pour avoir notamment repris
18:21des propos de terroristes.
18:23C'est ça aussi
18:24pour vous,
18:24la France insoumise ?
18:25De fait,
18:26Rima Hassan
18:27est le nouveau visage
18:28de cette extrême-gauche
18:29qui, sans aucun complexe,
18:30en effet,
18:31fait l'apologie
18:31de figures
18:32qui ont tué
18:33des civils
18:34totalement impunément.
18:35Mais ce qui me frappe
18:35dans cette affaire,
18:36c'est la façon
18:37dont l'intégralité
18:38de l'écosystème
18:39de l'extrême-gauche
18:40et de la France insoumise
18:41fait bloc
18:41derrière Rima Hassan,
18:43ce qui démontre bien
18:43que ça n'est pas
18:44un comportement,
18:46on va dire,
18:47marginal ou une erreur,
18:48mais vraiment quelque chose
18:48qui est pensé
18:49sur le plan doctrinal
18:51de gens qui font
18:52de la violence politique
18:53l'un des moyens
18:54d'arriver à leur fin.
18:55Marion Maréchal,
18:56vous avez écrit ce livre
18:56Si tu te sens,
18:57Le Pen chez Fayard.
18:58Vous vous sentez
18:59désormais complètement Le Pen
19:00après avoir effacé
19:01votre patronisme ?
19:02Je n'ai jamais cessé
19:03de me sentir Le Pen
19:06et je crois que Marine Le Pen
19:08elle-même se sent aujourd'hui
19:10Le Pen plus que jamais
19:11dans sa force de conviction,
19:12dans son tempérament,
19:14dans sa pugnacité
19:14et dans sa solidité.
19:16Ça veut dire qu'elle a pensé
19:16à son père hier soir
19:17lorsqu'elle a annoncé
19:18sa candidature ?
19:19Je ne peux pas parler
19:21à sa place.
19:22On parle d'une lignée.
19:23Ce qui est sûr,
19:24c'est qu'aujourd'hui
19:24le corps national
19:25n'a jamais été aussi prêt
19:26d'arriver aux affaires
19:29et nous le devons bien sûr
19:30à ce que fait Marine Le Pen
19:31depuis maintenant des décennies
19:32et nous le devons,
19:33en tout cas c'est ce que je pense
19:34pour ma part,
19:34au travail visionnaire
19:37qu'avant elle,
19:38Jean-Marie Le Pen
19:39a opéré durant des années.
19:41Marion Maréchal
19:42était notre invitée ce matin.
19:42Merci beaucoup d'être venu
19:44dans la grande interview
19:44sur CNews et sur Europe 1.
19:46Bonne journée à vous.
19:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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