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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.
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00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:03Avec Jean-Michel Salvatore qui est resté et qui est là jusqu'à 20h30,
00:07tout autant que Arnaud Benedetti que je salue.
00:08Bonsoir.
00:09Bonsoir Arnaud, écoutons tout de suite la déclaration de Marine Le Pen.
00:13J'avais indiqué, vous le savez, que je ne ferai pas campagne sous bracelet électronique.
00:19Mais comme j'ai la possibilité de faire un pourvoi en cassation,
00:23ce qui n'était pas obligatoirement le cas des autres hypothèses,
00:25et que le pourvoi en cassation suspend les effets de l'arrêt,
00:30je ferai donc campagne sans bracelet électronique.
00:33Vous en êtes certaine ?
00:34Oui.
00:35Vous êtes certaine que la Cour de cassation vous autorisera à faire cela
00:37et qu'un juge d'application des peines ne dira pas que vous devez,
00:40malgré tout, porter pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois un bracelet ?
00:43Le pourvoi en cassation suspend les peines qui ont été prononcées par la Cour.
00:49Et donc, ce soir, vous dites que vous êtes candidate à l'élection présidentielle.
00:52Donc, ce soir, je suis candidate à l'élection présidentielle.
00:55Voilà donc un dénouement qu'on a suivi, bien sûr, toute la journée sur Europe 1,
01:02avec Arnaud Bédédetti, quelque chose qui se termine par une candidature de Marine Le Pen.
01:08Oui, c'était en fait l'attente de toute l'après-midi, depuis, en effet, ce jugement.
01:14Finalement, ce sont des raisons politiques, au-delà des questions techniques,
01:19qui, vraisemblablement, la poussent aujourd'hui à annoncer cette candidature,
01:24de manière assez sereine d'ailleurs, il faut le signaler.
01:28Elle considère vraisemblablement, non seulement que c'est son tour,
01:31mais vraisemblablement qu'elle est la meilleure des deux candidates du Rassemblement national,
01:36qu'elle bénéficie de l'expérience, que les blessures que la ville lui a infugiées
01:43sont un atout dans ce combat.
01:45Vous savez, on aime bien, en France, ceux qui ont souffert.
01:49Rappelez-vous, le nombre de présidents qui ont été élus après des batailles très difficiles,
01:52qu'il s'agisse de Jacques Chirac ou de François Mitterrand.
01:55Donc, elle s'inscrit un peu dans cette énie.
01:57Après, il se pose quand même la question, sur un plan plus technique,
02:00c'est, et ça il va falloir peut-être que les juristes nous le disent,
02:04c'est que le pourvoi en cassation va durer un certain temps.
02:10La décision de la Cour de cassation devrait, si j'en crois les informations que nous avons,
02:15intervenir en début d'année, janvier ou février.
02:18Quid après janvier et février ?
02:20C'est une question qui se pose.
02:22Pour l'instant, moi je n'ai pas de réponse.
02:24En tout cas, ce pourvoi en cassation est suspensif.
02:26Il est suspensif, évidemment.
02:28Oui, mais c'est vrai que la question qu'on se pose quand même,
02:30c'est qu'est-ce qui se passe si la Cour de cassation maintient la décision de la Cour d
02:34'appel ?
02:34Et là, en discutant avec les uns et les autres,
02:39visiblement, le juge d'application des peines a quatre mois pour convoquer Marine Le Pen,
02:51si la Cour de cassation confirmait la décision,
02:54aurait donc quatre mois pour la convoquer, éventuellement pour lui mettre un bracelet électronique,
02:58mais les quatre mois dépasseraient la date du premier tour et du deuxième tour de la présidentielle,
03:05et donc elle échapperait au bracelet électronique,
03:08et elle pourrait éventuellement être venue présidentielle.
03:10C'est ça, il faut rappeler que la date du second tour de l'élection présidentielle, c'est le 2
03:14mai.
03:14Oui, du second tour, et 18 avril pour le premier tour.
03:19Et donc évidemment, il y a un timing dans tout ça qui est intéressant.
03:22Encore une fois, ce bracelet électronique,
03:26et on l'a dit tout à l'heure avec Gilles-William Goldnadel,
03:28qui connaît parfaitement ces questions, évidemment, de par sa profession,
03:31il pouvait y avoir non seulement des aménagements de bracelets électroniques,
03:35c'est-à-dire des heures à laquelle il peut mettre,
03:39des circonstances exceptionnelles où elle doit se déplacer,
03:43et il peut y avoir aussi des aménagements de peines,
03:45c'est-à-dire que ce bracelet électronique,
03:47qui finalement a été donné pour une durée X,
03:49finalement il peut être, de la même façon que les peines de prison,
03:53il peut être réduit tout simplement.
03:55Oui, tout à fait, il y a des remises d'abord de peines,
03:57elle aurait vraisemblable bénéficié d'une remise de peines de trois mois assez rapidement,
04:02ensuite il y a des aménagements,
04:04et on pouvait penser que si elle avait décidé d'accepter...
04:07En fait, ce qu'elle nous dit là, c'est qu'elle n'accepte pas la condamnation,
04:10c'est qu'elle se considère innocente,
04:12c'est qu'elle ne se satisfait pas du jugement de la Cour d'appel aujourd'hui,
04:16qui lui est d'une certaine manière favorable sur un plan politique,
04:19parce qu'elle est éligible,
04:20mais qui ne lui est pas favorable au point de vue moral et au point de vue de son honneur.
04:24C'est aussi ça, je veux dire, le message qu'elle envoie aux éditeurs.
04:26C'est ça, c'est-à-dire que je ne suis pas coupable,
04:29je conteste la décision de justice,
04:30l'État de droit me permet de me pourvoir en cassation,
04:34j'utilise tous les moyens que la justice et que l'État de droit me fournissent,
04:39et je vais jusqu'au bout de ma défense.
04:43Oui, puisque la Cour d'appel avait tranché,
04:45et elle avait affirmé avoir voulu prendre en compte
04:46la liberté de choix de l'électeur,
04:48condition d'expression du suffrage démocratique,
04:51ça c'était vraiment la Cour d'appel qui disait ça,
04:52malgré, encore une fois, une condamnation,
04:55avec la juge qui avait commencé, souvenez-vous l'audience, cet après-midi,
04:59en disant que les faits étaient très graves,
05:01qu'il y avait eu un enrichissement,
05:03mais qu'il n'avait pas été un enrichissement personnel.
05:05Voilà, chaque mot compte dans la décision de la Cour d'appel.
05:07C'est vrai que la question du fait qu'il n'y a pas d'enrichissement personnel
05:11est évidemment un point absolument essentiel,
05:14mais là, on sent quand même que Marine Le Pen a dû avoir des assurances
05:19de la Cour de cassation,
05:21de la justice, je ne sais pas à quel niveau,
05:23pour pouvoir dire, je me pourvoie en cassation,
05:26j'attends le pourvoi en janvier ou février,
05:29et quelle que soit la décision de la Cour de cassation,
05:32je pourrais aller au bout de ma campagne présidentielle.
05:35Là, il doit y avoir, enfin, on a dû lui donner des assurances,
05:38parce que sinon, elle ne prendrait pas ce risque-là.
05:41Effectivement, les avocats de Marine Le Pen
05:43disent que ça suspenderait l'exécution provisoire
05:48des décisions de première instance.
05:49Voilà, en tout cas, ce n'est pas visiblement,
05:51parce qu'il y a beaucoup de choses qui circulent en ce moment,
05:54en disant, mais qu'est-ce qui se passe
05:55si c'est le jugement de première instance
05:57qui est donc plus sévère que le jugement d'appel
05:59qui interviendrait si jamais ?
06:01En fait, pas du tout.
06:02Le jugement de première instance, il est cassé dans l'appel.
06:04Il est cassé dans l'appel.
06:06Et ça, il faut faire très très attention,
06:08parce qu'effectivement, il y a quelques bruits qui courent,
06:10comme quoi ça serait après le jugement de première instance.
06:12Non, il est cassé par la décision d'appel.
06:14Alors, écoutons un peu les réactions politiques,
06:18et notamment Hugo Bernalicis,
06:20qui s'est exprimé, le député socialiste, tout à l'heure,
06:25à l'Assemblée.
06:26C'est vrai qu'il y a un côté un peu cocasse,
06:28vous êtes sous bracelet, vous avez des horaires
06:29à laquelle vous devez être à proximité de la borne,
06:32c'est-à-dire chez vous, en réalité,
06:33et des horaires où vous avez le droit de vous déplacer
06:36comme vous voulez.
06:37Et c'est vrai qu'une campagne électorale,
06:38vous faites quelques déplacements,
06:39vous n'êtes pas toujours chez vous.
06:41Il faudrait demander des permissions à chaque fois.
06:43Au juge d'application des peines,
06:44bonjour, je voudrais avoir la possibilité pour le faire.
06:47Tout ça devient cocasse et ridicule à la fin.
06:50Mais je pense que la décence, la moralité
06:52et la vertu en politique commanderait
06:54qu'elle n'y aille pas du fait de sa condamnation.
06:56Que sa simple condamnation...
06:57Mais là, ça devient un problème aussi pour Jordan Bardella
06:59puisqu'il a maille à partir dans l'affaire.
07:02Voilà, Hugo Bernalicis, qui n'est pas socialiste,
07:05qui est LFI et qui dit
07:06alors ding-dong, bonjour, je voudrais partir là.
07:08Oui, mais alors, n'en déplaise à monsieur Bernalicis.
07:10C'est exactement comme ça que ça se passe
07:11pour les aménagements de peine.
07:13C'est toujours assez savoureux d'entendre
07:15la France insoumise parler de morale et de vertu.
07:19Il n'en reste pas moins que
07:21la candidature maintenant annoncée de Marine Le Pen
07:24va doucher les espoirs de pas mal de partis politiques
07:27qui pensaient que Jordan Bardella
07:30était un candidat qui était moins solide
07:32que Marine Le Pen,
07:34qu'il avait vraiment des fragilités
07:35qu'on a pu voir d'ailleurs ces derniers temps
07:37et que donc, il serait beaucoup plus facile
07:39de battre le Rassemblement National
07:41avec Jordan Bardella qu'avec Marine Le Pen.
07:43Là, je pense que c'est le contraire qui va se passer.
07:45Marine Le Pen, finalement, va sans doute profiter,
07:47à mon avis, dans l'opinion,
07:50de sa tenacité, d'un certain courage, de son cran.
07:54Je pense que ça lui sera forcément crédité.
07:56Et c'est vrai que, par exemple, pour les Républicains,
07:58c'est une décision qui n'est pas une bonne nouvelle.
08:00Je pense que Retailleau aurait bien aimé
08:02que ce soit Bardella
08:04parce que là, il pensait que Bardella
08:06était plus faible que Marine Le Pen.
08:08Même pour Jean-Luc Mélenchon
08:09parce que dans l'optique d'un second tour
08:11que le bloc central essaye de dénigrer
08:15et de nier avec un bandeau sur la tête,
08:19un bandeau sur les yeux,
08:20dans l'hypothèse d'un second tour RN-LFI,
08:25il y avait vraiment une très très grande différence,
08:27j'allais dire, de stature
08:28entre, imaginez un débat de second tour,
08:30Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon
08:32et Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon.
08:33C'est quand même pas la même musique.
08:35Sur le ticket, alors, sur Jordan Bardella,
08:38une chose, c'est que Bardella reste dans le scope.
08:42C'est-à-dire que le fait de faire campagne ensemble,
08:44et c'est ce qu'elle a réaffirmé ce soir sur TF1,
08:47le ticket, c'est Bardella Premier ministre,
08:50Marine Le Pen présidente
08:52et elle y est revenue ce soir sur TF1.
08:55Je pense que nous offrons aux Français un binôme.
08:58Un binôme président de la République
09:01et Premier ministre,
09:02s'ils nous font confiance
09:03et que ce binôme,
09:04il a une véritable solidité,
09:07il est très fort de ses convictions,
09:09de l'habitude que nous avons
09:10de travailler ensemble depuis des années.
09:13Et je pense que ce binôme est gagnant,
09:15c'est un ticket gagnant, en quelque sorte.
09:17Nous sommes, encore une fois, complémentaires.
09:19Vous pourriez croire qu'ayant été lancé,
09:21d'une certaine manière, vers cette présidentielle,
09:23il en conçoive un peu de déception.
09:25C'est humain.
09:26Non.
09:26Il ne l'a pas exprimé.
09:27Je pense que vous avez trop l'habitude
09:28de la classe politique classique
09:30et que vous essayez de faire porter sur nous
09:33ces défauts.
09:35Nous, Jordan Bardella et moi-même,
09:38nous nous battons pour la France.
09:40Nous nous battons pour les Français.
09:41Cette cause, clairement, nous dépasse.
09:44Et donc, nos ambitions personnelles
09:45ne rentrent absolument pas en ligne de compte.
09:48Jean-Michel.
09:49Alors ça, ça va être assez original
09:50de voir la campagne,
09:51parce que ça va être...
09:52Marine Le Pen est candidate à la présidence,
09:55mais d'une certaine façon,
09:56Jordan Bardella va être candidat
09:58à la vice-présidence.
10:00Et c'est vrai qu'on avait rarement vu ça.
10:03Quand Sarkozy avait été candidat en 2007,
10:06il avait annoncé qu'il prendrait Fillon
10:07comme Premier ministre,
10:08mais il n'y avait pas cette proximité
10:10entre Fillon et Nicolas Sarkozy.
10:12Les circonstances étaient différentes.
10:14Nicolas Sarkozy n'était pas dans la même situation
10:17que Marine Le Pen aujourd'hui.
10:18Et là, c'était un accord, en fait,
10:19totalement politique.
10:20Alors qu'entre Marine et Bardella,
10:22il y a un accord politique,
10:23mais il y a aussi un accord personnel,
10:25puisque Bardella est quand même...
10:27Elle l'a fait grandir.
10:28Elle l'a fait grandir.
10:29Elle l'a fait grandir.
10:30C'est la force du Rassemblement National,
10:32ce binôme, de toute façon.
10:33Et le vrai sujet, c'était de savoir
10:35s'il allait pouvoir perdurer
10:38après ce jugement en appel.
10:40Et elle a très bien compris
10:41que ce binôme était très intéressant,
10:42parce qu'il est d'abord sociologiquement intéressant,
10:45parce que Bardella ramène des jeunes,
10:49elle tient vraiment de manière très forte
10:51de par son implantation électorale,
10:52de par sa façon aussi de faire campagne
10:55les classes populaires.
10:56Et ça, c'est absolument essentiel.
10:57Bardella rassure une partie, d'ailleurs,
10:58de l'électorat conservateur libéral.
11:01Et c'est très important pour une campagne
11:03d'avoir une complémentarité de ce type.
11:05Et ça, c'est vrai que c'est la seule offre politique,
11:07aujourd'hui, qui offre, j'allais dire,
11:09ce dispositif qui est tout à fait original.
11:11Le vrai sujet, en fait, du jugement,
11:14c'était de savoir si ce binôme allait pouvoir continuer.
11:16Ce binôme, il peut continuer ce soir.
11:19Marine Le Pen profite d'une décision de justice
11:20qui lui est partiellement favorable.
11:23Elle profite aussi des ressources
11:25que lui offre l'État de droit
11:27pour continuer son aventure politique.
11:28En tout cas, Marine Le Pen se pourvoit en cassation.
11:31Ça, c'est aussi une information
11:32parce qu'elle aurait pu laisser les choses comme ça.
11:35Et pour l'honneur, évidemment,
11:36et pour être blanchie de toute condamnation,
11:39elle a dit que le RN, et elle-même,
11:42était innocent. Écoutez-la.
11:44Je considère que nous sommes innocents
11:46des faits qui nous sont reprochés
11:48et que ces faits ne peuvent pas recevoir
11:50la qualification de détournement de fonds publics.
11:52Et je rappelle pour la deuxième fois
11:54qu'il s'agit, encore une fois,
11:57d'un reproche qui nous est fait.
11:58en indiquant que nos assistants
12:00ont fait de la politique nationale
12:01alors qu'ils devaient faire
12:02de la politique européenne.
12:05Et la Cour, d'ailleurs, a rappelé
12:07de la manière la plus claire qu'il soit
12:09qu'il n'y avait eu aucun bénéfice financier
12:14dans cette affaire.
12:15Oui, mais c'est extrêmement, tout de même,
12:17important de le rappeler.
12:20Voilà, donc, cette déclaration
12:23de Marine Le Pen, qui elle-même est avocat.
12:25Donc, il y a forcément
12:27des connaissances.
12:29Arnaud Benézzi.
12:30Mais en fait, je veux dire,
12:30elle revient un peu à la ligne
12:31qui était la sienne dès le départ.
12:33Ils ont toujours considéré que,
12:35in fine, un collaborateur parlementaire
12:36ne pouvait pas être considéré
12:37comme un fonctionnaire
12:38et que c'est un collaborateur politique.
12:40Parce qu'en fait, le règlement
12:41du Parlement européen,
12:42d'une certaine manière,
12:43tend à fonctionnaliser
12:44le collaborateur parlementaire.
12:46Or, le collaborateur parlementaire,
12:48indéniablement,
12:48c'est un collaborateur politique.
12:50Et là où elle a,
12:51j'ai dit, des arguments,
12:53c'est de dire,
12:53on n'a pas été les seuls
12:54à le faire,
12:55puisque tout à l'heure,
12:55on entendait un député
12:57de la France insoumise,
12:57mais la France insoumise
12:58est poursuivie.
13:00Alors, M. Mélenchon,
13:00apparemment pas,
13:01mais un certain nombre de cadres
13:02de la France insoumise
13:03sont poursuivis pour les mêmes faits
13:04qui sont aujourd'hui reprochés
13:05à Mme Le Pen.
13:07Donc, là-dessus, en effet,
13:08elle a des arguments
13:09à faire valoir.
13:10Et c'est vrai que l'argument
13:11le plus important pour elle,
13:12c'est de démontrer
13:13qu'il n'y a pas eu
13:14d'enrichissement personnel,
13:16parce que, bon,
13:16c'est ce qu'elle dit,
13:17c'est ce qu'elle répète,
13:18et c'est d'ailleurs la raison
13:19pour laquelle elle se pourvoit
13:20en cassation,
13:22parce qu'on voit bien
13:23que dans le camp d'en face,
13:24c'est sa probité
13:25qui va être mise en cause,
13:28et elle veut retirer
13:29à ses adversaires
13:29cet argument
13:30qui est un argument
13:31qui est faux.
13:31Alors, cet enrichissement personnel
13:33n'a pas été retenu,
13:33c'est de l'enrichissement du parti
13:35qui a été retenu,
13:36mais elle veut également
13:36chasser cela,
13:38et effectivement,
13:39les réactions politiques
13:40sont là,
13:41elles se précisent,
13:43par exemple,
13:44M. Gabriel Attal
13:46épingle la dimension morale
13:47d'une candidate
13:49condamnée à deux reprises,
13:51voilà ce que dit
13:52Gabriel Attal,
13:53et bien sûr,
13:53on va avoir
13:54ce genre de réaction
13:55à gauche,
13:57n'oublions pas
13:58que nous sommes
13:58dans une présidentielle,
14:00dans une campagne présidentielle
14:02qui, encore une fois,
14:03on l'a dit depuis plusieurs semaines
14:04et plusieurs mois,
14:05commence le 7 juillet,
14:07Marine Le Pen est aujourd'hui
14:08candidate officiellement,
14:10on l'a appris
14:11il y a quelques minutes,
14:12donc la campagne
14:13commence véritablement aujourd'hui,
14:15puisqu'on a un nom,
14:16un nom labellisé sur le RN,
14:18on ne savait pas jusqu'à présent
14:19si c'était Jordan Bardella
14:21ou si c'était Marine Le Pen,
14:22et là évidemment,
14:23vous avez les concurrents
14:25qui vont tout faire
14:26pour savonner la planche,
14:28mettre des pots de banane,
14:29utiliser l'expression
14:31que vous voulez.
14:32Merci beaucoup Arnaud Benedetti,
14:35merci beaucoup Jean-Michel Salvatore,
14:37bien sûr d'autres précisions
14:38tout au long de la soirée
14:40sur cette candidature
14:41de Marine Le Pen,
14:44dans la matinale également,
14:45bien sûr,
14:46avec Alexandre Lemaire.
14:48Je vous souhaite
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