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00:00Comme ce soir avec Éric Nolot, bonsoir Éric, Louis de Ragnel, Gautier-Lebrette.
00:03Bonsoir Laurence.
00:04C'est la barre du service police-justice de CNews.
00:06Vous étiez dans la salle où Marine Le Pen a donc pris la décision de la justice.
00:10Julien Drey nous a rejoint.
00:11Bonsoir.
00:11Bonsoir Julien, Éric Reuel.
00:13Alors on va revenir sur cette décision de justice parce qu'elle est extrêmement intéressante à décortiquer d'abord,
00:17avant de se dire, est-ce que Marine Le Pen sera une autre candidate ?
00:20Elle l'annoncera ce soir aux 20h de TF1, d'ailleurs un embouteillage sur les 20h,
00:23parce qu'il y a d'un côté Edouard Philippe qui va aller sur France depuis,
00:26Gabriel Attal qui va succéder à Marine Le Pen, visiblement c'est la campagne présidentielle qui va démarrer à l
00:31'instant où elle se prononcera.
00:32C'est la barre de.
00:33Que dit la décision de justice très précisément concernant le cas de Marine Le Pen ?
00:38Est-ce qu'elle peut ou non se présenter ?
00:41À l'heure actuelle, Marine Le Pen est éligible.
00:43Elle peut faire campagne.
00:45Elle a été condamnée à une peine complémentaire d'inéligibilité de 45 mois, dont 30 mois avec sursis.
00:52Les 15 mois d'inéligibilité ferme, ces 15 mois, Marine Le Pen les a déjà effectués,
00:59puisque à partir du 31 mars 2025, Marine Le Pen a été condamnée à une peine d'inéligibilité avec exécution
01:07provisoire.
01:08Donc Marine Le Pen a déjà exécuté cette peine.
01:11Mais Marine Le Pen a également été condamnée à une peine d'emprisonnement ferme, aménagée sous bracelet électronique.
01:17Une peine d'emprisonnement d'un an, puisque la Cour d'appel l'a condamnée à trois ans de prison,
01:24dont deux avec sursis.
01:26Et cette peine aménagée sous bracelet électronique,
01:30Marine Le Pen avait expliqué à plusieurs reprises qu'elle ne ferait pas campagne si elle était entravée.
01:36Mais en tout cas, Marine Le Pen, à l'heure actuelle, est éligible.
01:39Elle peut annoncer sa candidature à l'élection présidentielle.
01:43Alors qu'elle a dit le contraire la semaine dernière, qu'elle n'irait pas avec un bracelet électronique.
01:46Et qu'on écoute juste son avocat, Maître Rodolphe Bosslu,
01:48qui s'était montré plutôt soulagé à la sortie de l'audience.
01:52Et on n'en débat en plateau.
01:54Nous notons une inflexion considérable sur les peines,
01:59notamment sur la peine d'inéligibilité,
02:01qui pour nous est un point extrêmement important,
02:04d'autant qu'il a été accompagné de mentions par la présidente
02:09sur la liberté pour les électeurs d'avoir un candidat.
02:14Maintenant, nous réfléchissons à l'ensemble de la décision.
02:18Nous allons y réfléchir cet après-midi.
02:21Et nous ferons une communication ultérieure sur les suites éventuelles à donner à cette décision.
02:27Merci à vous.
02:28Vous êtes satisfait ?
02:31Partiellement, oui. C'est un bon début.
02:33Voilà, partiellement satisfait, Gauthier Le Bret, pour l'avocat de Marine Le Pen.
02:36Le suspense, évidemment, est important.
02:39Est-ce qu'elle va décider ou non ?
02:40On s'en a mis conscience.
02:41Et encore une fois, je le disais, entre elle et elle, que ça va se jouer,
02:43d'aller à la présidentielle avec un bracelet électronique,
02:46avec les contraintes que ça implique.
02:48Bon, déjà, cette décision de justice est formidablement retort,
02:51d'un machiavélisme implacable et assez maligne.
02:55C'est-à-dire que les trois magistrats ont décidé, grâce à cette décision,
03:02de renvoyer la patate chaude à Marine Le Pen en disant,
03:05« Regardez, ce n'est pas les juges qui auront empêché Marine Le Pen
03:07d'être candidate à l'élection présidentielle, c'est sa volonté. »
03:11Et donc, il desserre un peu l'étau autour de la justice
03:14et il calme les critiques en disant,
03:16« C'est les juges, maintenant, qui font le casting de l'élection présidentielle. »
03:19Tout en laissant à Marine Le Pen un petit cadeau au passage,
03:22et pas des moindres, un bracelet électronique pendant un an,
03:25même si, évidemment, ça peut être aménagé.
03:27Elle peut, à partir de six mois...
03:28Et une seconde condamnation.
03:29Et vous avez raison, une seconde condamnation.
03:31Mais le cœur du sujet, aujourd'hui, évidemment,
03:33au Rassemblement National, dans leur nouveau siège,
03:36c'était le bracelet électronique de Marine Le Pen.
03:37Est-ce qu'elle peut faire campagne avec ce bracelet électronique
03:40qu'elle portera plusieurs mois au minimum ?
03:43Alors, certes, avec des aménagements,
03:45c'est-à-dire qu'elle pourrait sortir de chez elle entre 9h et 18h,
03:47par exemple, pour faire des déplacements
03:48ou des meetings sur le territoire national.
03:51Mais enfin, ce n'est quand même pas chose aisée.
03:52Et la même Marine Le Pen a dit à plusieurs reprises,
03:55pas qu'une fois, encore la semaine dernière,
03:57que si elle avait un bracelet électronique
03:58pendant la campagne présidentielle,
04:00et là, ça serait même au-delà,
04:01si l'année est appliquée,
04:02ça serait même jusqu'à la passation de pouvoir
04:05avec Emmanuel Macron,
04:06si elle remporte l'élection,
04:07elle avait dit très clairement les choses,
04:08qu'elle ne serait pas la candidate.
04:11Mais après, ça ne veut pas dire
04:12qu'elle ne va pas changer d'avis dans la journée.
04:14François Fillon avait changé d'avis.
04:15Il devait se retirer s'il était mis en examen.
04:17Et il est allé faire campagne
04:19avec la difficulté qu'on connaît
04:21et l'incapacité à se qualifier pour le second tour.
04:24Donc, c'est une décision de justice
04:25formidablement retort,
04:26d'un machiavélisme absolu,
04:28qui permet d'éteindre les critiques,
04:30de renvoyer la patate chaude à Marine Le Pen,
04:32tout en l'entravant avec un bracelet électronique.
04:34Maintenant, c'est la seule décision
04:36de la patronne du groupe ERN à l'Assemblée.
04:38Julien Dray,
04:39vous qui êtes la mémoire
04:40de ces 20 dernières années
04:42aux 30 ans en politique,
04:43qu'est-ce que vous en pensez ?
04:45Elle y va, elle y va pas ?
04:46On avait fait une grosse bêtise
04:48quand on s'est laissé,
04:49par les mouvements d'opinion,
04:50mettre en place cette histoire d'inéligibilité.
04:53Et on est en train d'en payer le prix,
04:55parce que ce n'est pas de la responsabilité des juges
04:57de décider de qui est éligible ou non.
04:59Mais là, c'est évacué.
05:00Oui, c'est ça le problème.
05:02Elle est éligible.
05:04D'après moi, ils ont travaillé.
05:06Il y a eu de la sueur de crâne pour y arriver,
05:08parce qu'il fallait inventer un jugement aussi tordu,
05:11il fallait être fort.
05:13Franchement, chapeau.
05:14Je ne suis pas sûr que ça rend très service à la justice.
05:16C'est digne d'un congrès du PS, Julien,
05:17si je peux me permettre.
05:18C'est digne d'un congrès du PS.
05:20Je pense que s'ils étaient présentés au congrès du PS,
05:22ils auraient eu une motion qui aurait été majoritaire.
05:23Ils auraient trouvé les moyens d'y arriver,
05:25si vous voulez, à mon avis.
05:27Non, je pense que c'est très compliqué ce qui a été décidé.
05:32Parce que soit on rend la justice au nom du peuple français.
05:34Si on rend la justice au nom du peuple français,
05:36on décide que cette dame,
05:38parce qu'elle a fait des fautes qui sont répréhensibles,
05:40elle ne peut pas être candidate,
05:41et on va jusqu'au bout.
05:43Soit on rend la justice au nom du peuple français,
05:45on dit qu'elle a fait des fautes,
05:46mais c'est au peuple français de décider.
05:50Là, ce qu'a dit Othier est juste,
05:52il lui renvoie la patate chaude,
05:53je ne sais pas comment elle va faire
05:54pour prendre une décision cet après-midi.
05:56Parce qu'honnêtement,
05:58d'accord, imaginons le cas de figure,
06:00elle décide d'être candidate,
06:01mais elle a un fil à la patte qui est terrible,
06:03et en permanence, ses adversaires
06:05ne vont pas se gêner pour lui rappeler
06:06d'une manière ou d'une autre,
06:07dans un débat.
06:08En plus, l'aménagement,
06:09ça veut dire qu'il faut qu'elle demande au juge
06:11la possibilité de, à telle heure ou pas à telle heure,
06:14etc.
06:15Vous voyez bien ce que ça veut dire.
06:16Bon, donc je pense que la décision
06:17est très difficile pour elle.
06:18Et donc, dans l'histoire de la cinquième,
06:20on n'a jamais vu ça ?
06:21On n'a jamais vu ça,
06:22là c'est clair qu'on n'a jamais vu ça.
06:23Donc, je me demande si l'idée c'est de dire
06:25on va te mettre devant un fait accompli,
06:28et c'est à toi de dire que tu ne vas pas être candidate,
06:30mais ce n'est pas nous qui avons pris la responsabilité.
06:31Exactement, exactement.
06:32Et ça, c'est lié à tout est dans la décision.
06:34Et c'est ça qui est un peu tordu dans le pervers.
06:37C'est totalement pervers.
06:37Finalement, ils ne discréditent pas
06:39leurs confrères de première instance,
06:42et en même temps,
06:43ils n'empêchent pas Marine Le Pen
06:45de se présenter, d'être candidate.
06:47Donc, c'est un choix qui lui revient.
06:49Une décision qui doit être, je pense, terminée,
06:52finalisée,
06:53puisque plusieurs sorties des proches de Marine Le Pen
06:56sortent du siège du RN.
06:58Alors, on va écouter Maître Patrick Maisonneuve,
07:00qui est l'avocat, lui, du Parlement européen,
07:02donc de la partie adverse.
07:03Écoutez ce qu'il a dit à la sortie de l'audience.
07:06Je n'ai pas à être rassuré ou pas rassuré.
07:09Je dis simplement que,
07:10peut éventuellement se poser la question
07:12pour chaque citoyen dans ce pays,
07:14s'il n'y a pas de pourvain en cassation,
07:16ça veut dire que Marine Le Pen
07:18et le RN acceptent leur condamnation
07:21pour détournement de fonds publics.
07:22On reconnaît ce qu'ils sont bien coupables
07:24de détournement de fonds publics.
07:25À partir de ce moment-là,
07:27et chaque citoyen peut se poser cette question,
07:29est-ce qu'on peut être candidat à une présidentielle
07:31en étant condamné définitivement
07:33pour détournement de fonds publics
07:35et de fonds publics européens ?
07:36Mais moi, ce n'est pas un problème de logique,
07:38c'est un problème de décision judiciaire.
07:40Ils ont pris une décision
07:41qui peut éventuellement lui permettre
07:43de se présenter.
07:44Mais ça, maintenant, c'est sa conscience.
07:46Et c'est à chaque citoyen
07:48de réfléchir à tout cela.
07:49Chaque citoyen est à la principale intéressée,
07:51quand même, Marine Le Pen, Gauthier Le Brette.
07:53Parce qu'aller à la présidentielle,
07:54dont chacun sait que c'est l'épreuve du feu,
07:57c'est ultra-violent,
07:58qu'on prend tous les coups,
08:00avec une telle entrave.
08:02Moi, je pense qu'à l'heure où on se parle,
08:04c'est tranché.
08:05Je suis comme Célia Barotte.
08:07Je n'imagine pas Louis Alliot
08:08quitter la Réunion
08:09et retourner à Perpignan.
08:10Il garde d'ailleurs son siège de maire au passage,
08:12sans avoir la décision finale de Marine Le Pen.
08:14D'ailleurs, il dit,
08:14je ne vous dirai rien avant 20h.
08:16Donc, c'est qu'il y a une décision
08:17qui a été prise
08:17et qui sera annoncée
08:19aux 20h de TF1.
08:20Marine Le Pen et Jordan Bardella
08:21n'ont aucun intérêt
08:22à être flous ce soir
08:23et à retarder leur lancement en campagne
08:25à la veille du 14 juillet,
08:26où on sait qu'entre le 14 juillet et le 15 août,
08:29il ne se passe plus rien
08:31et que maintenant,
08:31les focus seront mis à la rentrée.
08:34Donc, le RN a besoin d'un candidat ce soir.
08:36Donc, moi, je pense que ce soir,
08:37il y aura une décision claire
08:38et je pense que la décision est déjà arrêtée
08:40à l'heure où on se parle
08:41puisque les avocats ont aussi quitté
08:43le siège du Rassemblement national.
08:45Je pense que c'est tranché.
08:46Après, de quel côté va tomber la pièce ?
08:48Encore une fois,
08:49si on se réfère à ce qu'a dit Marine Le Pen,
08:51il n'y a pas de surprise.
08:52Elle n'y va pas.
08:53Si elle y va ce soir,
08:54ça sera la surprise par rapport à ce qu'elle a dit
08:57sur le bracelet électronique.
08:58Elle pourrait se dédire en une semaine ?
08:59Moi, je ne crois pas.
09:00Non, mais c'était intéressant
09:01d'écouter la déclaration de Maître Bosslu,
09:03l'avocat de Marine Le Pen,
09:04parce que lui, il se plaçait sur le terrain juridique.
09:06Alors, si la décision lui revenait,
09:08Marine Le Pen serait candidate.
09:09Lui, il ne veut pas entendre parler d'autre chose.
09:11Le problème, c'est que ça ne se pose pas comme ça.
09:12Ça se pose du point de vue politique
09:14et d'un point de vue psychologique.
09:15Alors, du point de vue politique,
09:17Marine Le Pen, elle doit trancher
09:18entre son destin personnel
09:19et le destin de ses idées.
09:20Est-ce qu'elle est la mieux placée
09:22pour faire triompher ses idées ?
09:24Oui, dans l'électorat,
09:25le cœur de l'électorat du Rassemblement National,
09:28ça, c'est sûr.
09:29Mais au moment de convaincre au-delà,
09:30ça va être beaucoup plus compliqué.
09:32Elle va se retrouver devant des gens
09:33dans un statut de délinquante,
09:35il faut bien le dire.
09:36Donc, ça peut repousser
09:37un certain nombre de personnes.
09:38Ensuite, alors là,
09:39on entre dans un terrain inconnu,
09:41c'est la psychologie.
09:42Est-ce qu'elle a un peu lâché l'affaire dans sa tête ?
09:45Elle ne veut pas y aller dans ses conditions ?
09:47Elle recule non pas devant l'obstacle,
09:49mais parce qu'au fond,
09:50elle décide de divorcer de son destin,
09:52un destin qu'elle a un peu épousé de force.
09:54Voilà.
09:55Ça, moi, je ne peux pas me...
09:57Je situe à peu près les contours
09:59de ce terrain psychologique,
10:00mais je ne peux pas aller plus avant.
10:01On va revenir dans un instant
10:02sur le destin de Marie Le Pen.
10:03On en a quelques archives,
10:05notamment de ses tout premiers pas en politique.
10:07Un mot, Éric Revelle, avant la pause ?
10:08Écoutez, moi, j'ai en mémoire
10:10le rassemblement champêtre à Liévin,
10:12où Marine Le Pen et Jordan Bardella
10:15ont pris la parole.
10:16J'ai le sentiment qu'elle porte déjà
10:19sur ses épaules le deuil
10:21de sa carrière politique.
10:22Elle ne le porte plus.
10:23C'est le sentiment...
10:24Elle est légère.
10:24Voilà.
10:25C'est le sentiment que ça m'a donné.
10:27Alors, peut-être qu'elle,
10:28le RN, ne s'attendait pas
10:29à cette décision,
10:30parce qu'en réalité,
10:31la Cour d'appel n'a pas fait
10:32un cours de droit,
10:33et ils ont fait un cours de tordu,
10:35effectivement.
10:35Parce que la perfidie...
10:38Même en fac,
10:38on n'apprenait pas ça.
10:39Voilà.
10:39Même en fac,
10:40vous n'appreniez pas ça.
10:41On disait que François Mitterrand
10:42avait deux avocats dans sa vie.
10:43Là, pour le droit,
10:43là, pour le tordu.
10:44Bon, là,
10:44la Cour d'appel a fait
10:45un coup tordu de folie.
10:47Effectivement,
10:47il renvoie à Marine Le Pen
10:49la décision de se présenter ou pas.
10:51Alors, moi, quand même,
10:52ce qu'elle a dû mettre
10:54dans la balance,
10:54c'est, un,
10:55je sers mes convictions
10:56et je ne reviens pas
10:58sur ce que j'ai dit,
10:58parce que ça serait trahir...
11:00Ça serait trahir le mantra
11:02du Rassemblement national.
11:04Ça a été cité par M. Fort
11:05qui disait,
11:06tête haute et main propre,
11:08si elle revient sur sa décision,
11:09elle va s'asseoir
11:10sur une partie de ses convictions.
11:11Et finalement,
11:12est-ce que la fusée de lancement
11:14pour Bardella,
11:15ce n'est pas que Marine Le Pen
11:16dise, vous voyez,
11:17moi, dans mon parti,
11:18j'ai décidé de ne pas me représenter
11:20pour être fidèle à mes convictions
11:21et aux idées que je défends.
11:22Et ça,
11:23c'est peut-être aussi
11:24un propulseur pour Bardella.
11:26Petite pause,
11:27on se retrouve dans un instant.
11:28On entendra les électeurs
11:29des Nimbomont
11:29qui, eux,
11:30espèrent qu'elle sera candidate,
11:32évidemment.
11:33On se rendra aussi
11:34au siège du RN
11:34où, visiblement,
11:36la réunion est terminée
11:37et la décision est prise.
11:39A tout de suite
11:39dans Punchline
11:40sur CNews et Europe 1.
11:41C'est très grave.
11:42Punchline.
11:4218h-19h
11:43sur CNews et Europe 1.
11:45Laurence Ferrari.
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