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  • il y a 11 heures
Avec Michelle Primc, cofondatrice des restaurants Pristine et Vivide

"Parlons Femmes" nous raconte les parcours des femmes extraordinaires qui tissent le lien de notre République.
Nous explorons des thèmes universels tels que la lutte pour l’Egalité des genres, la liberté d’expression, la diversité culturelle, le droit à disposer de son corps.
Emission tirée du livre de Valérie Perez-Ennouchi, "Destins de Femmes", sorti chez Ramsay, prix Edgard Faure 2021.
Une émission de Judith Beller.
Merci au Groupe Connect Travail Temporaire !

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##DESTIN_DE_FEMMES-2026-07-04##
Transcription
00:00La Caisse d'épargne Ile-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith
00:08Belair.
00:09Parlons Femmes sur Sud Radio, c'est maintenant. Bienvenue les amis pour cette dernière de la saison.
00:13Je suis avec Michelle Primps. Bonjour Michelle. Bonjour Judith.
00:18Vous êtes entrepreneur, cofondatrice des restaurants Pristine et Vivide à Paris, avec votre compagnon, le chef Jérémy Gros Didi.
00:24De votre parcours au Luxembourg, à l'ouverture de deux adresses remarquées dans la capitale, vous incarnez une nouvelle génération
00:30de femmes qui entreprennent avec Audace, autant vous dire qu'on aime ça ici.
00:33Parlons Femmes, c'est maintenant.
00:35Sud Radio, Parlons Femmes, Judith Belair.
00:38Alors Parlons Femmes vous pose des questions, Michelle. On va commencer par quelle femme vous fait rêver ?
00:42Merci déjà pour la belle présentation.
00:44Avec plaisir.
00:45Pour rester dans la cuisine, je dirais peut-être Greta Thunberg, une personne comme ça, c'est toujours difficile de
00:52donner un nom,
00:53mais quelqu'un de très engagé, malgré peut-être son âge au début, ou peut-être des maladies qu'elle
00:59a, hyper intéressant, et surtout dans l'écologie, une grande, grande femme pour moi.
01:03D'accord.
01:04Mais elle est très engagée, mais du coup elle est très acérée dans ses points de vue aussi.
01:11Ça c'est clair.
01:11C'est ce qui vous plaît ?
01:12Ça me plaît. Peut-être que je ne suis pas forcément d'accord avec 100% de ce qu'elle
01:15dit, mais je trouve qu'il faut avoir le courage pour se positionner, et autant avoir des positions bien tranchantes.
01:22Est-ce qu'il y a un moment de doute qui vous a transformé, Michelle ?
01:25Plein de moments de doute.
01:26Le premier qui me vient ?
01:27Le premier qui me vient, surtout, on a quand même changé, moi je viens de Luxembourg, et généralement, du coup
01:32de venir à Paris et de s'installer tout nouveau, ça remet toutes les cartes, ça remet un peu, ça
01:37remélange toutes les cartes du jeu.
01:38Et on se pose évidemment la question, est-ce qu'on est assez bien aussi pour réussir dans une capitale
01:42mondiale quand même de la gastronomie ?
01:44Et alors ?
01:45Et alors, pour l'instant, ça se passe plutôt pas mal, je dirais.
01:48Oui, ça vient de commencer, votre aventure.
01:50Ça vient de commencer, clairement, il faudrait ce terme, mais on est quand même plutôt contentes de comment ça commence.
01:54Est-ce que vous pensez que notre société, elle aime les femmes puissantes ?
01:57Je dirais non.
01:58Pourquoi ?
01:59Je dirais non, parce que c'est quand même toujours plus compliqué, surtout pour mon métier, c'est là que
02:03je me connais, c'est quand même toujours plus compliqué pour une femme de réussir, pour une femme de s
02:07'imposer.
02:07Surtout dans des métiers assez masculins, que ça reste encore le milieu de la cuisine, même si ça change quand
02:11même beaucoup.
02:13Et bien, le monde est quand même fait, enfin, c'est un monde de bafard très cher, donc on n
02:17'a pas forcément envie de voir des femmes dans les positions de leader, même si j'ai l'impression que
02:20ça commence un peu de changer et qu'on a envie un peu de voir aussi des femmes dans les
02:23positions de leader.
02:24Oui, ça évolue, heureusement.
02:26Quand on parle de patriarcat pour vous, est-ce que c'est un système vraiment encore existant aujourd'hui ou
02:31est-ce que c'est un peu has-been de parler de ça ?
02:35Je ne pense pas du tout que c'est has-been, je pense que c'est très très très d
02:38'actualité.
02:38Très actuel ?
02:39Dans certains métiers, peut-être plus d'autres, dans certains milieux plus que d'autres.
02:42Donc dans la restauration en général ?
02:43Clairement, enfin moi je n'ai pas eu tant de...
02:45Vous n'avez pas ce problème parce que vous êtes avec votre compagnon et que vous montez une affaire à
02:49deux, mais peut-être qu'une femme seule qui monte une affaire dans la restauration, c'est plus compliqué ?
02:52Clairement, et même moi, quand on se présente à deux, ça nous arrive quand même souvent...
02:56Quand on parle à votre mari et pas à vous ?
02:57Clairement, alors des sujets qui me concernent, moi, limite à 100%.
03:00D'accord, et qu'est-ce que vous faites dans ces cas-là alors ?
03:03Heureusement, je suis avec quelqu'un quand même de très conscient, c'est surtout du coup Jérémy aussi qui dit,
03:07en fait, ce n'est pas moi qui gère ça, c'est elle, ou clairement je m'impose.
03:10Il ne faut pas hésiter à un moment donné.
03:12Il ne faut pas hésiter, enfin aujourd'hui en tout cas...
03:14En fait, la timidité, elle n'a rien à faire là-dedans, on est d'accord ?
03:16C'est clair.
03:17Il faut s'assumer encore plus quand on est une femme.
03:19Je pense, je pense.
03:21Et qu'est-ce que ça apprend d'être une femme que rien d'autre pourrait vous apprendre, à votre
03:24avis ?
03:26Que rien d'autre pourrait nous apprendre, c'est une grande, grande question ça.
03:32Je pense par le fait justement de se battre un peu, de ne pas se laisser faire forcément, et dans
03:37des situations peut-être assez banales, assez lambda,
03:40où un homme n'aurait aucun sujet, ou qu'il pourrait se balader tout simplement, sans aucun problème.
03:46En tant que femme, on se pose peut-être plus de questions, et on se demande plus comment trouver les
03:51chemins pour justement...
03:52On est plus stratège.
03:53Oui, je pense.
03:54Alors, Michel, Prestine, c'est 8 rue de Maubeuge dans le 9e, et Vivine, c'est aux 3 rues d
03:58'Encours pour les auditeurs dans le 18e à Paris.
04:01Vous avez commencé par Prestine, c'est un bistrot nature en fait.
04:05C'est ça que vous avez ouvert.
04:08En fait, l'idée, c'est de faire de la restauration engagée.
04:09C'est ça, exactement.
04:11Donc, on dirait que producteur avec une axe très, très végétal dès le départ, et du coup, avec des cartes
04:15qui évoluent un peu en fonction de ce qu'on reçoit.
04:17Des saisons aussi ?
04:18Exactement.
04:19D'accord.
04:20Donnez-nous un exemple de ce qu'il y a sur votre carte, comme type de plat, par exemple.
04:23Typiquement, en ce moment, c'est le moment artichoux-courgettes.
04:26C'est un peu le meilleur moment pour moi, personnellement.
04:28Il y a bientôt les tomates qui arrivent.
04:29Et notre place nature, qui est la tarte aux champignons, avec une vénégrette à la tonka, une crème à la
04:34tonka, et de la noisette horrifiée.
04:36Et alors, comment vous les créez, c'est votre mari, qui est Jérémy Grodidier, qui est à la cuisine ?
04:43Comment est-ce qu'il les crée, lui, les recettes ?
04:46Est-ce que c'est au feeling, justement, en fonction de ce qu'il va recevoir, de ce que vous
04:49avez cherché ?
04:50Évidemment, j'imagine qu'il a ses producteurs attitrés.
04:53Oui, clairement.
04:54Après, c'est vraiment un travail d'équipe.
04:56Donc, c'est un échange d'idées entre la salle, la cuisine.
04:59Moi, un peu, je suis moins en cuisine.
05:00Vous goûtez quand même ?
05:01Évidemment.
05:02Évidemment, j'adore.
05:03C'est le meilleur moment de la journée.
05:05Mais c'est vraiment en fonction de ce qu'on reçoit.
05:06On a à peu près un prévisionnel de ce qui va arriver dans 2-3 semaines.
05:09Et du coup, on réfléchit aussi un peu stratégiquement sur la carte.
05:13Est-ce qu'on peut faire quelque chose de frais, de plus fumé ou de plus gras, de plus consistant
05:18?
05:18C'est déjà un peu un moment clé dans la carte pour que ça soit une carte cohérente.
05:22Et après, c'est vraiment en fonction des tests, des idées, de choses qu'on a peut-être goûtées,
05:25qu'on a vues ailleurs, qu'on a envie de créer en test.
05:27Et si c'est bon, ça part sur la carte.
05:29Et ce que vous essayez de démontrer, c'est qu'on peut manger du végétal et kiffer, quoi.
05:33Pardon, excusez-moi le terme, mais c'est ça qui me vient.
05:35C'est très bien.
05:35C'est ça ?
05:36C'est exactement ça.
05:37C'est-à-dire qu'on n'est pas obligé d'avoir de la viande dans l'assiette pour prendre
05:40du plaisir à manger, quoi.
05:41Exactement.
05:41Bon, alors quand on a des viandards comme moi en face, qu'est-ce que vous allez me proposer, moi
05:45qui suis viandarde ?
05:46Qu'est-ce que vous me posez sur table ?
05:47Je pense qu'il faut juste rester ouvert d'esprit et goûter.
05:50Parce que les plats en sauce, on va aimer, effectivement.
05:52Les légumes, ça dépend comment vous les traitez, etc.
05:54Est-ce que, du coup, vous avez des plats qui sont axés sur la protéine, justement, pour les gens qui
05:58en ont besoin, puisqu'ils ne mangent pas de viande ?
06:00Comment vous fonctionnez là-dessus ?
06:01Alors oui.
06:01Après aussi, surtout, c'est aussi la manière comment on traite les légumes.
06:04Donc en gros, on utilise vraiment les mêmes techniques de cuisine qu'on utilise pour la viande ou le poisson,
06:08qu'on applique aux légumes.
06:10Donc le fumage, le brésage, vraiment une cuisson vraiment concentrée dans son propre jus, avec des soupes bien concentrées aussi.
06:16Et en fait, c'est ça qui donne la gourmandise, au-delà de chercher des remplaçons pour faire un...
06:22Donc c'est créer un nouveau chemin, en fait.
06:25C'est ça, exactement.
06:26Avec des choses qu'on sait déjà faire.
06:27Et ce qui est intéressant, c'est que dans le rôle, donc il y a votre mari, on l'a
06:30dit, Jérémy, qui est à la cuisine, vous, vous créez l'expérience globale, en fait.
06:33C'est-à-dire que votre rôle, il est tant l'accueil que la déco, que les producteurs aussi.
06:38C'est vous qui travaillez les relations avec les producteurs ?
06:40Oui, oui.
06:40Après, c'est vraiment un travail collaboratif entre Jérémy et moi et tout le reste de l'équipe aussi.
06:45Vous allez à Rungis à 3h du matin ?
06:47Alors justement, on ne travaille pas avec Rungis, notamment, on travaille vraiment en direct des fermes.
06:53Qui sont des fermes d'Île-de-France, du coup ?
06:54Oui, du coup, tout ce qui livre...
06:55D'accord, donc on est vraiment sur un circuit court.
06:57C'est ça, exactement.
06:58Après, on a certaines exceptions, notamment les fruits à coque qui viennent du sud-ouest, pareil, d'une coopérative en
07:02bio, du cookie.
07:04Et c'est que du bio ?
07:04C'est presque du bio.
07:06On fait certaines exceptions sur certains produits, des fois, ou sur des fermes qui sont raisonnées, mais pas en bio.
07:11Mais c'est assez rare.
07:13Surtout, ce qu'on fait pas en bio, c'est ce qui est ferme urbaine, du coup, à Paris, où
07:16c'est en bioponie.
07:17Donc, de base, ils ne peuvent pas être certifiés bio.
07:18D'accord.
07:19Mais dans l'idée, on aimerait quand même bien que ce soit, en tout cas, très bien fait, oui.
07:22Et alors, ce qui est intéressant, c'est qu'en fait, il y a aussi une sélection des vins qui
07:26est faite.
07:27Est-ce que, comme ça varie tout le temps, la carte, toutes les deux, trois semaines et tout, est-ce
07:30que vous variez les vins autant ?
07:31Et comment, justement, vous arrivez à créer en amont, à savoir quel vin va aller avec tel mets, etc.
07:36Si ça change aussi rapidement, vous avez une carte qui doit être très évolutive, quoi.
07:40Clairement, notamment, du coup, pour Vivid, où on propose aussi un accord, du coup, en menu 7 tons unique.
07:45Là, c'est vraiment en fonction des plats.
07:46Là, on choisit les vins de ceux qu'on a dans la cave ou des fois même, à l'inverse,
07:50qu'on goûte des vins.
07:51On avance sur des salons ou avec des dégustations avec les vignerons.
07:54Et on se dit, ça, ça pourrait être super pour l'endement.
07:57On a eu la fraise il y a quelques semaines.
07:58On a acheté des vins, on les a gardés de côté pour attendre, du coup, le plat de la fraise
08:01qui arrive.
08:02Oui, parce que vous prévoyez, en fait, quand même.
08:04Et alors, Pristine, Vivide, expliquez-nous pourquoi les deux et est-ce que c'est la même chose ?
08:08Quelle est l'expérience des deux ?
08:10Bah, Pristine, du coup, plus accès bistro, bistronomie, comme on veut, mais plutôt quand même bistro, avec une carte, du
08:15coup, très accessible, un menu aussi du midi, du jeudi au samedi.
08:17Qui n'est pas trop cher, quoi.
08:18Qui n'est pas trop cher, exactement.
08:20Et du coup, avec une expérience un peu très simple de tous les jours, une bonne cuisine, très cool, un
08:24accueil très sympa et très facile.
08:26Et Vivide, du coup, l'idée d'ouvrir une deuxième expérience plus gastronomique, un peu plus haut niveau, mais dans
08:32le sens où, enfin, Pristine s'est très bien travaillée, mais bon.
08:35Vu qu'elle est sur un menu unique, donc c'est vraiment une expérience en total où on passe trois
08:39heures à table, voilà, avec les vins qui vont avec ou les boissons d'ailleurs sans alcool aussi qui vont
08:43avec.
08:44Donc, il se veut plus gastronomique, mais toujours avec une approche hyper détendue, assez à la cool.
08:49C'est-à-dire que l'idée, c'est que vous faites de la haute cuisine, mais avec une hospitalité
08:52chaleureuse, quoi, des codes gastronomiques en général dans les restaurants, on parle des serveurs, des nappes, etc.
08:59Vous, vous avez décidé de casser ces codes-là, en fait, c'est ça ?
09:01Exactement, parce qu'on voulait quelque chose qui nous ressemble et qui ressemble aussi à notre équipe et on n
09:06'est pas du genre à se mettre des petits pneus papillons pour travailler.
09:10Oui, parce que j'ai lu qu'en fait, vous invitez les convives aussi à partager les émotions de la
09:14brigade. Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?
09:15Notamment à Béby, du coup, on a une cuisine vraiment ouverte, dès qu'on rentre dans la salle, donc on
09:19passe devant.
09:20Et d'ailleurs, c'est les cuisiniers qui servent, du coup, les clients.
09:23Ok, directement ?
09:24Exactement. Mais ils sortent vraiment en tablier, comme ils sont en cuisine. Ils sortent, du coup, sur téléplats, ce qui
09:29est hyper chouette pour eux, parce qu'ils voient les clients, ce qui est quand même rare.
09:32C'est très rare, bien sûr.
09:34Et aussi pour les clients, parce qu'ils parlent directement à ceux qui ont fait les plats et il n
09:37'y a quand même personne qui peut mieux l'expliquer que celui qui l'a cuisiné.
09:40Oui, c'est vrai ça. Et du coup, ça fait beaucoup de cuisiniers, non ?
09:43Ça fait beaucoup de cuisiner, en général, surtout quand on fait du légume, il y a énormément de mises en
09:48place.
09:49Et c'est aussi un menu, quand même, qui est très bien travaillé, donc ça fait beaucoup de main, oui.
09:52Vous avez combien de personnes en cuisine ?
09:53On est toujours quatre, du coup, à Béby, avec des équipes qui tournent, parce qu'ils travaillent, enfin, ils commencent
09:58très très tôt la journée, donc ils font moins de jours dans la semaine.
10:02Toujours deux en salle, et en total, oui, on est 25 dans les deux restaurants.
10:07Alors, ce qui est intéressant aussi, c'est que le lieu, il reflète, parce que vous, c'est un acte
10:12militant, en fait, on commence à comprendre, c'est-à-dire que, quand même, la restauration, c'est un acte
10:16militant,
10:17dans le sens où vous avez envie de la démocratiser quand c'est de la gastronomie, où vous allez trouver
10:22des solutions au lieu de proposer des substituts pour, justement, créer de la gourmandise,
10:28là où certains iraient la chercher ailleurs, d'habitude, et puis, le lieu aussi, le mobilier chiné, les matériaux que
10:36vous réemployez, les céramiques artisanales, etc.
10:39L'idée, c'est toujours d'aller chercher, d'être vertueux, mais en étant élégant, c'est ça ?
10:44C'est ça. Je ne sais pas si c'est vraiment militant, pour moi, ce n'était pas jamais un
10:47vrai choix de se dire, en fait, pour moi, c'était une évidence, en fait.
10:50D'accord.
10:51Là, typiquement, on sort d'une qualité...
10:52De faire un restaurant végétal, quoi.
10:54Clairement. Enfin, vraiment, pour moi, on a une énorme responsabilité en tant que restaurateur, même en tant que chef d
10:58'entreprise, j'ai envie de dire.
10:59Là, on sort d'une grande canicule à Paris, partout, d'ailleurs, en Europe.
11:03Je me dis, il faut qu'on agisse, quoi, et le faire autant de manière très gourmande et joyeuse, et
11:08pas porter un message négatif,
11:09parce que souvent, si on parle de l'écologie, c'est assez porté sur...
11:12Oui, on prend plein de gens du doigts, quoi.
11:14Mais de dire, en fait, ça peut être super chouette, super bon.
11:17Et autant, si on a des clients qui viennent, qui savent limite que c'est végétal, et ce n'est
11:21pas le but, en fait.
11:22On n'a pas envie de dire que tout le monde doit être végétarien ou vegan, demain, ce n'est
11:25pas du tout le nôtre sujet.
11:26On a envie de dire, tous, globalement, on doit manger moins de protéines animales, pour la planète, pour plein d
11:31'autres raisons aussi, si on veut.
11:32Mais du coup, l'idée, c'est que faisons-le de bonne manière, quoi.
11:35Faisons-le gourmand, joyeux, et fassons un bon moment à table.
11:38Et si ça s'arrête là, très bien.
11:40On le parle demain, et chacun fait son...
11:43Donc, en fait, c'est un restaurant végétarien qui est ouvert à tout le monde.
11:45Est-ce qu'il y a des œufs, du poisson, ou c'est que du légume ?
11:47Alors, Christine, du coup, c'est végétarien, et à Vivi, par contre, c'est vegan, sans qu'on le revendique,
11:53parce que le mot est un peu...
11:54Oui, très connoté aussi.
11:56Très cliché.
11:57Effectivement.
11:58Mais voilà, il y a plein de gens qui ne se rend même pas compte, et c'est très bien.
12:00Bon, on s'adonne envie, en tout cas.
12:02Allez, restez avec nous, Parlons Femmes, c'est l'émission qui vous raconte les femmes puissantes, vous l'aurez compris.
12:06Vous êtes aujourd'hui avec Michelle Primes, qui est cofondatrice des restaurants Pristine et Vivi d'à Paris.
12:10Restez avec nous.
12:11La Caisse d'Épargne-Île-de-France, fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio, Parlons Femmes, Judith
12:19Belair.
12:20Parlons Femmes et Parlons Vrai sur Sud Radio, comme chaque samedi à 13h30, en sachant qu'aujourd'hui, c'est
12:24la dernière de l'année.
12:25Donc, restez avec nous jusqu'à la fin de l'émission.
12:27Vous allez me manquer, mais ne vous inquiétez pas, on revient en septembre.
12:30Vous êtes en compagnie de Michelle Primes, qui est entrepreneur, cofondatrice des restaurants Pristine et Vivi d'à Paris.
12:35Alors, Michelle Primes, vous venez du Luxembourg, vous venez de Bétambour précisément.
12:43Racontez-nous, au départ, vous n'étiez pas du tout portée sur la restauration.
12:48Vous aviez décidé d'être médecin.
12:50Oui, et j'ai très vite changé d'idée.
12:52Une fois que j'ai fait un stage dans un hôpital, je me suis rendu compte que ce n'est
12:55quand même pas très ce qui me plaît.
12:56Oui, pourquoi ? C'était trop de travail, trop de fatigue, trop d'implication.
12:59C'était une vocation que vous n'aviez pas, en fait ?
13:01Non, je pense oui. Vraiment, beaucoup de mérite pour les médecins, mais je pense que ce n'était pas mon
13:05chemin.
13:05D'accord. Et votre vocation, du coup, c'est la restauration ?
13:07Il me semble que oui. En tout cas, ça me plaît bien.
13:09Et vous en êtes rendu compte parce que vous êtes allé à l'essai ailleurs, finalement ?
13:13En fait, j'ai toujours travaillé à côté de mes études dans les restaurants, dans les bars, dans le temps,
13:16et ça m'a toujours bien plu.
13:17Et je me suis dit, pourquoi pas faire de ça un métier, du coup ?
13:20Alors, ce qui est intéressant, c'est que vous êtes allé faire un tour à New York, et puis vous
13:23êtes revenue au Luxembourg.
13:24Après, vous avez été cadre pendant le groupe Mamas Boy, et puis directrice opérationnelle de 5 établissements à seulement 23
13:33ans.
13:33Autant dire que oui, effectivement, c'était une route toute tracée.
13:35Quand on a 23 ans et qu'on se retrouve directrice opérationnelle de 5 établissements, on imagine que ça forme
13:40très, très vite.
13:42Comment ça s'est passé ? Comment vous avez fait votre place ?
13:44On a envie de savoir. Est-ce que vous avez dû combattre, peut-être aussi plus que les autres, évidemment,
13:49puisque jeunes et femmes, c'est compliqué.
13:51Clairement, on a parlé de ça au début de l'émission. Justement, quand on est une femme et qu'on
13:55est assez jeunes,
13:56et surtout, moi, j'étais une des seules aussi qui est luxembourgeoise à l'époque, c'est assez dur.
14:01J'ai eu la chance que j'ai toujours travaillé avec des gens très bienveillants, notamment dans la direction,
14:05qui m'ont toujours soutenue.
14:07Donc, l'équipe, ça joue, quoi.
14:08Clairement. Et ce n'était jamais une question de est-ce que je suis une femme ou pas, ou comment
14:11ça se fait.
14:12On m'a toujours soutenue et donné très, très vite des grandes responsabilités.
14:15Donc, je suis très reconnaissante pour ça.
14:17Après, c'est clair, il faut peut-être se battre un peu plus que d'autres.
14:19Oui, dans des réunions, on est moins pris au sérieux.
14:22Qu'est-ce que vous faites ? Vous tapez du poing sur la table ? Vous gueulez ? Qu'est
14:25-ce que vous faites dans ces cas-là ?
14:26Non, je pense qu'il ne faut juste pas...
14:28Moi, j'ai jamais eu peur de dosser le temps ou de m'imposer, en fait.
14:31Si on me coupait la parole, c'est typiquement ce qui se passe dans ce genre de moment.
14:34Je reprends ma phrase, je dis aux gens, excusez-moi, mais j'étais en train de parler.
14:38Je n'ai pas peur de manière toujours charmante et sympa, mais je pense qu'il ne faut pas se
14:42laisser faire très rapidement,
14:43parce que sinon, après, c'est compliqué.
14:45Et alors, justement, c'est là que vous avez rencontré votre amoureux, quoi.
14:48Jérémie Grand-Didier, qui est venu, votre mari.
14:53En fait, en discutant ensemble, c'est des projets d'amoureux, vous voulez créer une restauration libre et tout.
14:58Vous avez une passion commune. Comment ça se passe, la création de ce projet ?
15:01Clairement, nous, on a tous se rencontrés au travail.
15:04Moi, je voulais toujours ouvrir un restaurant.
15:05Lui, il y avait déjà un fond, mais qu'il n'avait plus et qu'il avait envie de réouvrir
15:08aussi.
15:09Et du coup, évidemment, on est en couple, donc c'était assez rapide.
15:12On travaillait déjà ensemble, on savait que ça marchait bien en termes de travail.
15:14On se dit, évidemment, on a envie d'ouvrir ensemble.
15:17Et du coup, aussi, l'idée de venir à Paris, parce que, bon, Luxembourg, c'est chouette, mais en termes
15:20de restauration, c'est assez petit.
15:22Et en fait, que moi, j'étais à New York avant, j'avais vraiment envie de retrouver cette grande ville
15:25cosmopolite.
15:26Et lui, Jérémy, il avait envie aussi, quoi.
15:27Lui, il s'est dit, si elle est contente, ça me va.
15:29Lui, il vient du Luxembourg aussi ?
15:30Il vient de Nancy.
15:31D'accord.
15:32Et donc, en fait, le fait de Paris, c'est quand même effectivement un sacré défi.
15:36C'est pas n'importe quoi à Paris.
15:39Qu'est-ce qui fait que vous trouvez le succès assez rapidement, finalement, à votre avis ?
15:43C'est parce que c'est un concept ?
15:45Honnêtement, c'est gentil de dire succès.
15:47Moi, j'ai jamais cette impression.
15:48En fait, je suis toujours étonnée, déjà, que j'ai la chance d'être ici aujourd'hui.
15:51Je ne me rends pas compte à quel point c'est un succès.
15:53Nous, on a juste essayé de faire ce qu'on aime bien faire.
15:56Vous êtes tout en plein, quoi.
15:57On travaille beaucoup aussi.
15:59On est beaucoup là.
15:59On a eu vraiment beaucoup de chance avec les gens qui nous entournent dans les équipes,
16:03qui sont très motivés, qui donnent vraiment beaucoup.
16:05Et après, oui, peut-être aussi le concept qui joue, qui est axé quand même sur un peu la tendance
16:10aussi.
16:10Mais ce n'était jamais vraiment la question pour nous.
16:12Je pense que c'était juste de faire quelque chose qu'on aime vraiment bien faire, avec passion et avec
16:15beaucoup de travail.
16:16Et il me semble que c'est ça le...
16:18Vous, vous êtes végétarienne ou végane ?
16:20Moi, je suis végétarienne depuis 18 ans.
16:22Par conviction aussi, en fait.
16:24Par conviction, oui, clairement.
16:25Ce n'est pas une histoire de goût, c'est une histoire de sauver la planète, quoi.
16:27C'est ça.
16:28D'accord.
16:30L'idée, c'était aussi d'incarner cette nouvelle génération de femmes, en fait, qui réinventent l'audace, j'ai
16:38envie de dire.
16:38Parce que réinventer la restauration, s'installer à Paris, tout ce que vous nous racontez de votre parcours, c'est
16:43imprimer d'audace.
16:44L'audace, c'est un mot important dans l'incarnation des femmes aussi.
16:49Oui, c'est gentil de le dire comme ça.
16:50Nous, on ne s'est jamais posé la question.
16:52Je pense, surtout avec le choix de venir à Paris, on était limite un peu naïfs.
16:55On se dit, c'est chouette, pareil, on y va.
16:57Vous avez été accueillie comment au départ ?
16:59Plutôt très bien.
17:00Tant mieux, parce que c'est rare.
17:01Oui, mais franchement, nous, on a eu part, c'est très bien entendu avec nos voisins, enfin, restaurateurs.
17:06Donc, plutôt chouette.
17:07Et je pense, c'est des fois un peu la naïveté qui paye, qu'on ne se pose pas trop
17:10de questions.
17:10Justement, c'est ça qui donne l'audace.
17:13L'idée, c'est aussi de prouver que l'ambition, l'excellence et la responsabilité, parce
17:18que c'est ça que vous racontez, ça va ensemble.
17:20Oui, clairement, oui, c'est sûr.
17:22Et votre parcours, il rappelle aussi que changer de voie, c'est important de pouvoir se permettre
17:28de changer de voie et de créer sa propre aventure.
17:31Oui, je pense qu'il faut vraiment, enfin, on a quand même aujourd'hui ceux qui ont
17:35la chance, beaucoup entre nous ont la chance de faire vraiment ce qu'ils aiment bien faire.
17:38Et je pense que si la passion nous guide, c'est là où on trouve aussi du succès.
17:42En tout cas, moi, j'ai eu la chance de pouvoir choisir mon chemin et je suis très contente
17:46de l'avoir fait.
17:46Si vous deviez donner un conseil à une jeune femme qui a envie de devenir manageuse comme
17:50vous, enfin, en tout cas, patronne de resto, sur le management, justement, des équipes,
17:54comment est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous lui diriez à cette jeune fille qui
17:58vous dirait comment on fait ?
17:59Je pense de suivre la voie, enfin, suivre, si on a envie de faire ça, d'y aller, d'y
18:03aller avec beaucoup de passion, beaucoup de bienveillance envers les gens, de ne pas
18:07avoir peur aussi de demander l'aide.
18:08Vous ne gueulez jamais, vous, en tant que patronne ?
18:10Gueulez, non, rarement.
18:12Des fois avec Jérémy, quand il n'y a personne autour.
18:15Et avec les employés, c'est comment avec vos employés ?
18:18Je pense, en fait, c'est un peu ce qu'on donne, ce qu'on reçoit.
18:22Ce que vous envoyez, vous le récupérez.
18:24C'est ça, jamais j'accepterais que quelqu'un dans l'équipe gueule sur quelqu'un
18:26d'autre, donc je ne vais pas faire ça.
18:28Et je ne pense pas que c'est un peu mauvais management, dans le sens où parce qu'on
18:32doit être une femme, parce qu'on doit s'imposer, on doit gueuler.
18:33Pas du tout.
18:34Je pense au contraire, on peut très bien se positionner, mais clairement, on peut très
18:38bien se positionner sans gueuler, sans hausser le temps, et surtout dans une restauration
18:41où aujourd'hui, on a quand même des scandales qui éclatent de tous les côtés, de l'harcèlement,
18:45de mauvais management.
18:47Évidemment que non.
18:48Oui, c'est vrai qu'on a beaucoup eu pendant très longtemps cette image des cuisines
18:52où c'est une brigade qui se fait, on peut le redire, gueuler dessus par son patron pour
18:57arriver à l'excellence.
18:59Comment est-ce que vous faites pour les motiver, vous employez du coup ?
19:01Je pense justement, on crée un environnement de bienveillance où tout le monde a envie
19:05de se donner et envie de s'améliorer tous les jours ensemble et aussi individuellement.
19:11Et je pense que c'est ça qui donne, on va aller beaucoup plus vite et beaucoup plus
19:14loin que si on essaye juste d'aller par peur, parce qu'on est tous bloqués de faire
19:21quoi que ce soit.
19:21Et aussi, aujourd'hui, les deux restaurants, ce n'est pas le résumé de mon travail
19:26ni celui de Jérémy et moi, c'est vraiment le résumé du travail de toutes nos équipes.
19:30Et c'est ça que je pense que chacun a l'impression de pouvoir donner un peu de soi et
19:33ça qui
19:34motive tous les jours.
19:35Allez-y, racontez-nous ce que vous avez chez Pristine et Vivide à la carte en ce
19:38moment pour donner envie aux auditrices, aux auditeurs.
19:40Alors du coup, à Pristine, la tarte aux champignons qui est notre seul plein signature très
19:44très chouette.
19:46En plat, en ce moment, on fait des aubergines fumées froides avec une crème du baril
19:49au-dessus parce qu'on avait encore les choux-fleurs de la saison d'avant avec une harissa
19:52bien bien pimentée.
19:54À Vivide, en ce moment, on va être sur une tartelette noisette et fenouille.
19:57On va être sur des tortellinis de fraises en dessert rôti.
20:01Ça vous suffit.
20:03On a envie d'en savoir plus, évidemment.
20:05Un dessert, par exemple.
20:07Alors, un dessert, voilà, très très récemment, tartelette noisette avec des pêches rôties
20:12à Vivide, avec un amasaké, avec des potres.
20:15Mais la noisette, c'est de cette saison ?
20:17Alors la noisette, du coup, on l'a...
20:18Vous l'avez gardée.
20:19On l'a toute l'année, exactement.
20:20C'est-à-dire qu'en fait, vous prévoyez à l'avance un certain nombre de plats.
20:25En fonction de la saison, vous avez déjà, on imagine, un espèce d'organigramme
20:28de ce que vous allez proposer au fur et à mesure ?
20:31Alors, dans l'idée, après, c'est vraiment...
20:33Ça varie.
20:34Oui, c'est clair.
20:34On a un peu une idée de se dire, voilà, début juillet, on aura les tomates.
20:38Là, on n'en a pas encore.
20:39Donc, du coup, on garde un peu d'autres plats un peu plus longtemps.
20:42On les aura dans une semaine ou dans deux.
20:43Et c'est vraiment un peu une prévision, mais dans le sens de...
20:46Voilà, c'est comme la créativité qui prône et on s'adapte au fur et à mesure.
20:50Est-ce qu'on peut être...
20:51Je ne sais pas si vous avez ça dans vos projets.
20:53On est dans une émission qui parle des femmes.
20:54Donc, je me permets de vous poser des questions de femmes.
20:56Quand on est directrice de restaurant et entrepreneur comme vous,
21:00est-ce que le projet d'enfant est dans l'idée ?
21:02Alors, il n'est pas dans l'idée, mais pas pour des raisons de restaurant,
21:05juste pour des raisons personnelles.
21:07Donc, c'est jamais une question...
21:08C'est une question que je me suis posée.
21:09Pour ne pas peupler la terre, c'est ça, en plus ?
21:10Je ne vais pas le rajouter sur la couche.
21:12Non, pour aussi des raisons personnelles, je ne me sens pas être maman.
21:15C'est juste un choix.
21:17Mais je pense quand même que ça peut très bien se réunir.
21:19Je vois plein de femmes autour.
21:21Et alors, vous, votre choix personnel,
21:22on est quand même dans une société où les femmes sont encore un peu regardées de travers
21:26quand elles décident de ne pas faire d'enfant,
21:27alors qu'il y en a plein qui font ce choix de principe,
21:31effectivement, ou parce qu'elles n'ont pas envie,
21:32ou pour leur raison personnelle.
21:33Mais en tout cas, c'est un choix possible.
21:35Est-ce que vous avez eu des regards comme ça sur vous ou pas du tout ?
21:38Je pense que j'ai un caractère assez tranché.
21:41Donc les gens, ils n'ont pas, ils n'ont pas vous embêté.
21:44Je me dis, c'est mon corps, c'est mon choix, très simple.
21:47Ou au-delà, dans mon couple, mais même...
21:48Et puis vos bébés, c'est vos restaurants, en fait, c'est ça, quoi ?
21:51Je ne dirais pas que c'est à la même importance, quand même,
21:53pour le respect de tous les enfants et tous les parents.
21:55Mais en tout cas, oui, on est très contents.
21:57On peut faire le comparatif, quoi.
21:58C'est ce qui vous occupe, en tout cas.
21:59En tout cas, on est très contents comme ça.
22:00Mais je ne pense pas que c'est forcément lié à ça.
22:02Je pense très bien, au contraire, il y a plein de femmes,
22:04même des chefs en cuisine qui arrivent à jouer les deux.
22:07C'est juste une question de comment on s'organise,
22:09mais en tout cas, pour nous, ça n'a jamais été une question.
22:10Donc, en fait, le message qu'on pourrait passer
22:12à toutes les femmes qui nous écoutent aujourd'hui,
22:14ça serait quoi, Michel Primes ?
22:15Je pense de faire quelque chose qu'on n'a rien à faire.
22:18Et d'essayer de faire au maximum,
22:20d'au mieux dans ce qu'on a bien fait.
22:21Et de ne pas avoir peur d'allier les enfants,
22:24la Smala et tout le...
22:26Parlons femmes, c'est les femmes puissantes,
22:27parce que c'est les femmes qui s'assument, quoi.
22:28Donc, s'assumer dans ses choix.
22:31Ce sera le mot que j'aurais envie de vous dire
22:32pour cette fin de saison, chères auditrices.
22:34Assumez-vous dans vos choix.
22:36N'ayez pas peur de l'audace.
22:37Incarnez votre puissance.
22:38Prenez les rênes de votre calèche
22:41ou les clés de votre voiture,
22:43comme vous le voulez.
22:43En tout cas, vos destins vous appartiennent.
22:45C'est très important.
22:46Vous êtes d'accord, Michel Primes ?
22:47Très d'accord.
22:47Voilà.
22:48Merci beaucoup d'être venu partager avec nous.
22:50Merci beaucoup.
22:50Vous avez deux restaurants, je le rappelle.
22:52Pristine qui a 8 rue de Maubeuche,
22:53dans le 9e à Paris,
22:54et puis Vivide aux 3 rues d'Encours.
22:56Merci beaucoup de nous avoir suivis toute cette saison.
22:59C'était Parlons femmes sur Sud Radio.
23:00C'était la dernière de la saison,
23:01vous l'aurez compris aujourd'hui.
23:03Puis vous n'oubliez pas,
23:04dès demain à 19h, c'est excellent.
23:05C'est la dernière de la saison aussi,
23:07avec deux invités exceptionnels.
23:09Merci à Jeannoucha,
23:10dans Régis, pour vous.
23:11Et puis surtout, prenez soin de vous,
23:12je vous embrasse.
23:13Je vous retrouve en septembre,
23:14mais juste avant ça, le 27 juillet,
23:16pour les vraies voix du 27 juillet.
23:17Au 3 août.
23:18Merci, bisous.
23:20Sud Radio, Parlons femmes,
23:22Judith Belair,
23:23avec la Caisse d'épargne-Ile-de-France,
23:26fière de soutenir toutes les femmes.
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