00:00Donc on cherche toujours à comprendre, tous les journalistes que nous sommes cherchent toujours à comprendre, et puis on peut
00:05ne pas être journaliste et chercher à comprendre.
00:07Et on n'a pas de solution, on ne trouve pas d'explication plus exactement.
00:14Difficile d'expliquer l'inexplicable, pardon, mais moi je voudrais pousser un bon coup de colère quand même,
00:21parce que nous les policiers ça fait des années qu'on dit que l'histoire des mineurs c'est une
00:25bombe à retardement,
00:26qui est en train de nous exposer à la figure, tant sur les mineurs victimes que sur les mineurs qui
00:31sont des auteurs,
00:32des auteurs de faits qui sont passibles des assises, parce que là un guet-apens ça ne s'organise pas
00:39sur un claquement de doigts.
00:40Quand on décide de filmer et de revenir sur la scène pour filmer le jeune qui est à terre,
00:46c'est que quand même quelque part on a une désimbition absolument totale à la violence,
00:51et qu'il n'y a plus de censure, plus d'autocensure, tous les freins, tous les verrous ont sauté.
00:55Alors après, une fois qu'on a fait le constat, qu'est-ce qu'on en fait ?
00:58C'est bien ça la question.
01:00Il va y avoir la problématique notamment de l'histoire de l'ASEU, il va falloir un peu expertiser aussi
01:05ça.
01:06L'ASEU c'est à peu près 400 000 mineurs, enfin, et jeunes adultes, puisque ça va jusqu'à 21
01:12ans,
01:12qui sont gérés par l'aide sociale à l'enfance.
01:15Et en face de ça, vous avez 113 000 emplois qui s'occupent des presque 400 000 mineurs.
01:22Bon, là j'ai envie de dire que, contrairement à ce que dit le président de la République,
01:27ne pas parler d'histoire des moyens, c'est quand même un sujet en tant que tel.
01:31Après, l'autre question c'est, qu'est-ce qu'on fait pour que le choc d'autorité,
01:35pour que, je dirais, la réponse pénale notamment de la société,
01:39elle soit à la hauteur de ce que font notamment ces mineurs.
01:43Aujourd'hui, il y a des gamins, ils sont capables de faire des assassinats
01:45pour quelques centaines d'euros pour le narcotrafic.
01:48Aujourd'hui, on a des gamins qui organisent des guets tapants
01:50et qui tabassent à mort un individu de 17 ans,
01:53et qui eux-mêmes ont 17 ans d'ailleurs.
01:55Et en plus, ils se connaissaient, c'est encore pire.
01:57Donc, c'est vous dire si l'état de la société d'aujourd'hui,
02:00et l'état notamment de la société de la minorité dans la société,
02:05elle est en dérive complète.
02:07Et je le redis, c'est une bombe à retardement
02:09qui est en train de nous péter à la figure.
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