Passer au playerPasser au contenu principal
Avec Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs

Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4

##LE_FACE_A_FACE-2026-06-24##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:07Vous êtes bien sur Sud Radio, on se marquit 24 juin 2026, la France dans tous ses états.
00:13Je reçois à la fin un personnage, une personnalité, il s'agit de Willy Schran,
00:18président de la Fédération Nationale des Chasseurs, donc grand défenseur des authenticités françaises.
00:23Il défend avec nous sur Sud Radio, il nous défend la ruralité bien sûr, les terroirs, les paysages, les traditions.
00:28Tout ce qui fait l'âme de la France.
00:31On est dans une situation particulière parce que cette France que nous aimons,
00:34cette France périphérique dont parlent Christophe Guilly et Jérôme Fourquet,
00:37elle est confrontée elle aussi à la canicule.
00:40Et Willy Schran est quelqu'un qui s'est battu.
00:43Alors j'aime bien dire que c'est un flamand, c'est un gars du Nord, mais des Flandres françaises.
00:47Il y a une Flandre française avec une identité, un passé, une culture.
00:50Et c'est très bien de se dire flamand.
00:53Nous avons des gens qui nous écoutent, qui viennent du Kersi, du Juvaudan, du Loraguet, de la Tirache.
00:58De toutes ces contrées qui ne sont pas des non-départements
01:00et qui font l'âme de la France éternelle, de la France profonde, de la France réelle.
01:04Voilà.
01:05Première question Willy Schran, pour vous remercier d'abord d'être là avec nous.
01:08On s'était parlé au salon de la chasse, au Game Fair de la mode Beuvron en deux fois.
01:16Et puis j'avais compris qu'on ne s'était pas tout dit.
01:18Et c'est pour ça que je voulais absolument vous revenir.
01:20Je crois qu'on pourrait faire encore cinq ou six émissions.
01:22Vous aurez toujours des choses, à mon avis, assez fortes et des idées assez symboliques à nous transmettre.
01:27Je vous pose une question toute bête, toute bête, toute con, je me permets.
01:32Comment se porte la France que vous aimez et qu'est-ce qu'il en reste ?
01:36Alors bonjour Perico.
01:38Elle se porte mal cette France, celle que j'aime.
01:41J'ai l'impression qu'elle est en train de fondre comme neige au soleil.
01:45C'est un peu d'actualité aujourd'hui.
01:47Je ne m'y retrouve plus, je m'y sens mal.
01:50Il y a pas mal de gens qui trouvent aujourd'hui des mots pour expliquer qu'il y a des
01:53gens qui ne vivent peut-être pas bien dans ce pays.
01:55Moi je fais simplement partie de...
01:57Voilà, sans parler de couleur, sans parler de religion, être français en France aujourd'hui c'est dur, tout simplement.
02:04Voilà, et si on est un peu du monde rural, c'est encore plus dur.
02:06Et si on porte des valeurs, non seulement c'est dur et en plus on a l'impression d'être
02:10marginalisé.
02:11Je vais même vous dire un truc, je suis fou amoureux de mon pays depuis toujours.
02:15De ces terroirs que vous venez de citer, Péricault, de cette France profonde.
02:19Et je me pose pour la première fois de ma vie la question, est-ce que je finirais ma vie
02:23dans ce pays ?
02:24Ben j'en suis même pas sûr aujourd'hui.
02:26Ce qui est incroyable, j'avais du mal à partir en vacances il y a encore quelques années,
02:30tellement que j'étais amoureux de mon terrain, de mon village, de mon clocher, de mon église, de mes traditions,
02:34de mes passions.
02:35Et aujourd'hui je me pose la question, et je le dis honnêtement, et je le dis régulièrement maintenant,
02:40est-ce que je finirais ma vie en France ? Je n'en suis pas sûr.
02:43Que vous disiez ça, je considère ça symboliquement comme un drame.
02:49Je suis tellement mis sous pression, j'ai tellement l'impression d'être un alien, un monstre, une ordure, un
02:54salaud,
02:55dans ce que j'aime, dans ce que je vis, dans ce que je mange, dans mes passions, dans mes
02:58héritages,
03:00dans mes choix politiques, sociaux, économiques.
03:03Voilà, je me dis mais est-ce que ce pays, est-ce que je pourrais mourir encore dans ce pays
03:08aujourd'hui ?
03:08Je n'en suis pas sûr.
03:09Qu'est-ce qui s'est passé ? Je fais souvent cette métaphore, vous savez Napoléon interpelle les gens du
03:13directoire,
03:14le jour du Zidormer, qu'avez-vous fait de cette France que je vous avais laissée si brillante ?
03:18Le général de Gaulle reviendrait, il est parti en 70, il dirait à la classe politique qui nous gouverne depuis
03:2450 ans,
03:25qu'avez-vous fait de cette France que je vous avais laissée si brillante ?
03:29Qu'est-ce qu'on lui répond ?
03:30La première chose de mon politique a dramatiquement oublié quelque chose.
03:35Le plus important, ce n'est pas de gagner l'élection, c'est de la gagner avec ses convictions.
03:40Et aujourd'hui, on a un tel amour de la réussite dans tout, au niveau politique,
03:44c'est qu'à un moment, on veut tellement étreindre toutes les classes possibles de la société,
03:48tous ceux qui votent, à un moment, vous voulez tellement aimer tout le monde,
03:51en fin de compte, que vous ne vous aimez même plus vous-même,
03:53et que vous n'aimez même plus le pays que vous devriez représenter.
03:56C'est-à-dire que vous voulez faire plaisir à tout le monde.
03:58Les réseaux sociaux ont été un drame dans ce domaine.
04:00En fin de compte, des gens qui ont des convictions, moi je ne fais pas de politique,
04:04et voilà, vous me connaissez, quand j'ai envie de dire quelque chose, je le dis,
04:07le jour où on retrouvera des gens qui diront des choses, simplement ce qu'ils pensent,
04:11et qui l'assumeront, oui, je n'aime pas ça, ou je veux ça, et je reste sur mes positions,
04:15et c'est comme ça que je vois ma vie, moi je voterai pour celui-là.
04:18Et à la rigueur, même si ce n'est pas tout à fait ce que je veux,
04:21au moins je dirais quelqu'un qui a des convictions.
04:23Est-ce que vous trouvez aujourd'hui que le monde politique,
04:24peut-être pas tout le monde, mais ils ont une grande majorité,
04:26est-ce qu'ils ont des convictions ?
04:27On a tellement peur de vexer quelqu'un,
04:29on a tellement peur d'être accusé de quelque chose,
04:32on ne peut pas dire attention à cela,
04:33entre les couleurs, entre les religions, entre les j'origines sociales,
04:36mais c'est devenu du délire.
04:38Donc politiquement, ça ne veut plus rien dire.
04:40Ce qui a multiplié d'ailleurs les solutions politiques,
04:42à un moment il y a tellement de nuances possibles maintenant dans tout ça,
04:45on s'y perd.
04:46La politique, je vais même dire un deuxième truc,
04:49mais comme beaucoup de Français,
04:50les gens ne le disent peut-être pas ou n'osent peut-être pas le dire,
04:53elles me dégoûtent.
04:55Je ne l'écoute même plus.
04:57Moi qui ai tellement aimé ça,
04:58moi qui ai tellement été passionné de politique,
05:01j'adore le débat politique,
05:03j'aime la politique, j'aime ses convictions.
05:05Il n'y en a même plus.
05:07Je m'ennuie à les écouter, ils me fatiguent.
05:10Il y en a tellement peu qui me font encore rêver.
05:12Il y en a quelques-uns peut-être, mais ils sont tellement rares.
05:15Donc une fois que vous n'aimez plus la politique,
05:16après il y a quoi ? Il y a l'administration.
05:18On a donné à des technos,
05:20on a mis nos vies dans les mains d'une bande de technos.
05:22Et combien de fois je l'ai dit,
05:24il n'y a rien de plus dangereux qu'un mec
05:26qui part dans un bureau devant un ordinateur
05:28et qui est payé pour avoir des idées.
05:30Ce mec-là, c'est la gangrène de tout ce que nous sommes, nous.
05:33Il doit avoir des idées.
05:34Donc c'est des normes.
05:35Donc c'est des règles.
05:36Donc c'est des lois qui viennent s'ajouter.
05:38Et au bout de ce goulot d'étranglement, il y a quoi ?
05:40Il y a des gens comme vous et moi.
05:42Et à un moment, on dit, mais comment je vis encore dans tout ça ?
05:45Gagner de l'argent en France ?
05:47Mais t'es un salaud quand t'es riche.
05:48On entend que ça tous les jours.
05:50Voilà.
05:51T'as des convictions rurales.
05:52Tu bouffes de la viande.
05:54Tu bois un verre de vin.
05:55T'aimes ton terroir.
05:57Ce matin, j'écoutais, il y a un mec qui expliquait à la télévision
06:00pendant dix minutes
06:01qu'il fallait surtout pas boire une bière.
06:03Mais la bière, quand il fait chaud, Perico, c'est la meilleure de la journée.
06:06Mais c'est celle-là qu'on est.
06:07Mais c'est qui ces gens qui viennent m'expliquer,
06:09me donner une leçon de vie ?
06:11À m'expliquer à moi devant mon poste de télévision
06:13à six heures et quelques
06:14que je dois même pas boire de bière
06:16parce que c'est mal de boire une bière.
06:17Puis après, il y a le mec qui m'expliquait
06:18que c'est mal la climatisation.
06:19On est tous en train, moi, de crever le chaud.
06:21Et il y a un mec qui te fait une leçon.
06:23Mais Perico, vous les entendez, les leçons tous les jours ?
06:26Les leçons de vie, le mec.
06:28On nous explique tous les jours
06:30comment on doit vivre.
06:31Willy Schradt, j'ai écouté hier une émission
06:33de France Inter de 1964
06:36avec un médecin qui était à Lille, chez vous.
06:39Parce que 1964 a été une année très chaude.
06:41Ils étaient horrifiés, ils avaient 36 degrés dans la ville.
06:43Et ils disaient,
06:45le médecin, faut boire de la bière,
06:47pas trop, allez,
06:49pas plus de 10, pas plus de 10 shops,
06:51mais ça peut pas faire du mal.
06:52Alors évidemment, le commentateur actuel
06:54disait, vous vous rendez compte,
06:56c'était un médecin le mec.
06:58Et je pense pas qu'on soit mort à l'époque
07:00d'avoir...
07:01Alors, on va pas défendre l'alcoolisme.
07:03Mais enfin, voilà, quand il fait chaud...
07:04Non, mais ça fait partie de la vie, un bon vin.
07:06Une bonne bière, il faut arrêter.
07:08Et puis, qu'on nous laisse simplement choisir,
07:10moi j'ai pas besoin qu'on me donne des règles
07:12sur la quantité de vin, de bière ou de viande
07:13que je veux boire ou manger.
07:15Je veux la liberté.
07:16C'est ma liberté qu'on m'enlève aujourd'hui.
07:18Je ne suis plus un homme libre dans ce pays.
07:21Libre de choisir, ni d'avoir des passions libres,
07:22simplement d'avoir des goûts.
07:24Et je me prends une leçon d'écologie,
07:26je me prends une leçon alimentaire
07:28en permanence à la télévision et partout.
07:31J'en ai marre de ces donneurs de leçons.
07:33Ça m'emmerde.
07:34Qu'on me foute la paix,
07:35qu'on me laisse choisir ma vie.
07:37Moi, je veux être un homme libre.
07:38Et bien, la liberté aujourd'hui en France,
07:39je suis en train de la perdre.
07:40Ma liberté, je la perds.
07:41Mouliche Rannes, est-ce que la République
07:44a conservé ou se donnent les moyens
07:46d'aimer la France ?
07:47À l'école, dans nos institutions,
07:49à travers tout ce qui fait fonctionner ce pays,
07:51le besoin c'est d'aimer la France.
07:52Quand on est en France,
07:54déjà de s'y sentir bien,
07:55de s'y sentir chez soi.
07:56Ceux qui viennent de loin,
07:58jusqu'à présent, sont venus pour être français.
07:59Ils étaient fiers de l'être.
08:00Ils prenaient des prénoms français.
08:02Aujourd'hui, on a l'impression que la doxa,
08:04la doxa sociétale,
08:06plutôt d'une gauche bien pensante,
08:08c'est de dire non, non, non, non,
08:09ne vous intégrez pas,
08:10ne vous assimilez pas,
08:12gardez vos origines,
08:13c'est à nous à nous adapter,
08:15à votre différence,
08:16et on appellerait ça la Nouvelle France.
08:18C'est ça qu'on nous promet.
08:18Mais c'est dans tout, Péricault,
08:20ce que vous dites là.
08:21La République, c'est un cadre
08:23qui doit être immuable et immortel.
08:25Ce n'est pas lui de bouger.
08:26On y rentre ou on n'y rentre pas.
08:28Mais c'est pareil pour tout le reste.
08:30On y viendra peut-être,
08:31c'est le problème de chaleur actuelle,
08:32ce genre de choses.
08:33Voilà.
08:34Aujourd'hui, il y a des gens qui disent
08:35non, la République doit s'adapter.
08:38La République ne peut pas s'adapter.
08:39Elle peut s'adapter
08:40dans un programme démocratique,
08:42dans une expression politique,
08:43et je l'entends,
08:44mais pas sur des valeurs.
08:46Quand on touche,
08:47on ne peut pas modifier
08:48le cadre des valeurs.
08:49Si on modifie le cadre des valeurs,
08:51c'est le début de la chien-lis.
08:52Vous dites que ce n'est pas négociable.
08:53Ce n'est pas négociable.
08:56Les valeurs républicaines d'intégration
08:58ne sont pas négociables.
09:09Mais c'est exactement ça.
09:10Alors, on baisse le niveau.
09:12On abaisse les clés d'entrée,
09:14les valeurs,
09:14le socle intégral
09:15est remis en cause sans arrêt,
09:17est affaibli en permanence.
09:18Et à un moment,
09:19comment on le redresse,
09:20ce pays ?
09:20Comment on revient initialement
09:22à ce que nous avions ?
09:23Ça va être terriblement compliqué.
09:25Le Nord a été une terre d'échange,
09:27de mélange,
09:27de rencontre.
09:28On peut parler de toutes les nationalités.
09:30Les Polonais, en particulier pour la mine,
09:31ils se sont intégrés.
09:32Ils sont devenus des Français heureux.
09:34Je ne parle pas intégrés,
09:35des Français heureux.
09:36Pourquoi ils sont venus, Perico ?
09:37Parce qu'il y avait peut-être du travail.
09:39Mais il y avait des valeurs.
09:40La France, c'était un modèle.
09:42La France, c'était un exemple.
09:43Ce n'était pas le bordel.
09:45Ce n'était pas la chien-lis.
09:46Ce n'était pas le foutoir.
09:47C'était la garantie d'avoir une vie,
09:48d'avoir un cadre,
09:49d'avoir des enfants
09:50qui seraient peut-être mieux ici
09:51qu'ils n'auraient été ailleurs.
09:52Il y avait plein de choses comme ça.
09:54Aujourd'hui, non.
09:55Aujourd'hui, je ne retrouve pas tout ça.
09:57Je suis avec Willy Schran.
09:59Vous êtes sur Sud Radio.
10:00Je reçois Willy Schran,
10:01grand défenseur des authenticités,
10:03président de la Fédération Nationale des Chasseurs.
10:06Vous pouvez l'appeler au 0826-300-300.
10:09Je sais qu'il a envie de discuter avec vous
10:11parce que je sais que derrière l'antenne,
10:13il y a des milliers, des centaines de milliers,
10:16peut-être des millions de gens
10:17qui partagent ce qui est en train d'être dit
10:19dans ce studio.
10:21Défendre nos valeurs, notre identité.
10:23Ce n'est pas du racisme.
10:24Ce n'est pas de la xéglophobie.
10:26Et Willy Schran parle avec son cœur.
10:27Il parle avec sa passion.
10:28Et bien entendu, cet échange
10:30est en mon plan dans une actualité
10:31où on a du mal à savoir
10:33ce qu'est être français
10:34et comment rester français.
10:350-826-300-300.
10:37C'est le numéro de la vérité
10:39parce qu'ici, c'est le Parlons Vrai.
10:40A tout de suite sur Sud Radio.
10:42Sud Radio.
10:43La France dans tous ses états.
10:45Péricolegasse.
10:47Vous êtes bien sur Sud Radio.
10:49La radio du Parlons Vrai.
10:50Je sais que vous avez chaud.
10:52Je vous ai dit, appelez-nous
10:53si vous avez des situations
10:55à nous décrire.
10:56On a besoin de votre témoignage.
10:57Vous avez des gens peut-être
10:58qui sont dans les hôpitaux
10:59ou dans des écoles de la famille.
11:01Et je suis avec Willy Schran.
11:03Le climat est chaud aussi
11:04sur ce plateau
11:05parce que Willy Schran est en colère.
11:08Il est à l'effort en colère
11:09et il est peiné
11:09parce que la France qu'il aime,
11:11la France en laquelle il croit,
11:13la France à laquelle il a tout donné,
11:14est quelque part en train de s'éditer
11:16de la faute de ceux
11:17à qui on a donné le pouvoir,
11:19à qui on a fait confiance.
11:20Willy Schran,
11:21ça peut se finir comment ?
11:23Si les uns et les autres
11:24ne prennent pas la responsabilité.
11:25Si la République
11:26ne redevient pas républicaine.
11:28Si l'État de droit
11:29ne dit plus le droit,
11:30si la justice ne rend plus la justice
11:31et si la police
11:32ne peut plus faire ce travail,
11:34qu'est-ce qui risque d'arriver
11:34dans ce pays ?
11:35Je crois qu'à un moment,
11:36ce qui risque d'arriver,
11:37c'est quand les braves gens
11:40dont je fais partie,
11:41des gens qu'on n'entend pas jamais
11:42qui vont au boulot,
11:44qui refont un peu le monde
11:45le dimanche midi
11:47en famille à l'apéro,
11:48mais ça s'arrête là
11:49et le lundi matin,
11:49on a oublié.
11:50C'est quand ces gens-là
11:51vont vraiment se fâcher.
11:52Et là,
11:52on risque d'être dans un vrai climat,
11:55un moment d'insécurité générale,
11:58de guerre civile,
11:59je pèse mes mots,
12:00mais on en est vraiment très proche.
12:03Il y a déjà beaucoup
12:04de nommants en slant dans ce pays,
12:05on le sait.
12:05Il y a beaucoup d'endroits,
12:06et j'ai vraiment une pensée
12:07pour les forces de police
12:09et de gendarmerie
12:09qui font tout ce qu'elles peuvent,
12:10qui font un boulot formidable,
12:12mais elles,
12:13mieux que personne ne savent
12:13à quel point
12:14on est à deux doigts
12:15de l'explosion.
12:16Je ne parle pas
12:17des banlieues chaudes,
12:18je le redis,
12:19il y a un moment,
12:20il y a des villages
12:21qui se fâcheront,
12:21des gens qui habitent
12:22dans les campagnes
12:22qui se fâcheront.
12:23Et la vraie révolution,
12:24il y a toujours de là.
12:25Quand eux,
12:26ils mettent en route,
12:26on y est.
12:27Et ça risque d'arriver.
12:29Le vrai danger
12:29qui peut sortir de ça,
12:30c'est que je sais
12:31qu'il y a des gens,
12:32je pense à des garçons
12:34comme Mélenchon
12:34qui attendent ce moment-là,
12:35qui attendent
12:36que tout explose
12:38pour essayer
12:38de prendre en main ce pays,
12:40pour le plus grand malheur
12:41de ce pays
12:42et pour le plus grand malheur
12:43de gens comme nous.
12:44Donc on est à un moment
12:46extrêmement délicat.
12:47La présidentielle
12:48doit donner une vraie réponse
12:49si elle ne la donne pas
12:50sur ces valeurs,
12:51sur ces principes-là,
12:52je pense qu'on va
12:53droit dans une catastrophe.
12:55Ce n'est pas à 10 ans,
12:56ce n'est pas à 5 ans,
12:57c'est à moins de 2 ans.
12:58Il y a deux personnalités
12:59qui semblent attendre le chaos.
13:02Jean-Luc Mélenchon
13:03parce qu'il se dit
13:03que ce serait l'occasion
13:04pour moi effectivement
13:05d'apporter la paix civile
13:07de la France insoumise
13:08à sa façon
13:09en installant
13:10la nouvelle France.
13:11Et puis il y a peut-être,
13:12on dit qu'autour du Président
13:13de la République,
13:14éventuellement,
13:14on envisage un chaos
13:15qui permettrait en 2032
13:17à Emmanuel Macron
13:19d'être réélu au premier tour.
13:20Donc vous voyez,
13:20chaque homme politique
13:21peut trouver dans une situation
13:22chaotique
13:23les motifs de son ambition
13:25personnelle.
13:26C'est surtout la possibilité
13:27de reprendre les choses en main
13:28à travers les faiblesses
13:29qu'on ne doit pas assumer.
13:30C'est facile.
13:32Il y en a quelques-unes.
13:33Il y en a quelques-unes en général.
13:35Oulichran,
13:35vous êtes président
13:36de la Fédération de Chasse.
13:37Vous êtes un chasseur
13:39dans l'âme,
13:40dans le cœur.
13:41Pour vous,
13:41le mot chasse
13:42n'est pas ce que vous représentez
13:43comme une espèce de tuerie
13:45avec des gens violents
13:45qui sont là habillés en militaire
13:47avec des fusils
13:48et qui tirent sur tout ce qui bouge
13:49pour faire table rase.
13:50Pour vous,
13:51c'est une culture,
13:51c'est une tradition,
13:52c'est une façon d'être français.
13:54C'est un mode de vie.
13:54Est-ce que...
13:55Alors,
13:55le reproche qu'on fait aux chasseurs,
13:57ils sont armés
13:58et un jour,
13:58les chasseurs,
13:59s'ils se fâchent,
13:59ils pourront devenir dangereux.
14:00Oui,
14:01c'est vrai.
14:02Qu'est-ce que vous répondez
14:03à cette...
14:03Oui,
14:04ça hésite toujours,
14:05mais bon...
14:05Ce soupçon,
14:06ce soupçon d'accusation.
14:07Ce soupçon,
14:08il y a bien plus de danger
14:09que la panique vienne
14:10des kalachnikovs
14:11qui traînent dans les banlieues
14:11que des calibres 12
14:13du papy dans nos villages.
14:15Voilà.
14:15D'ailleurs,
14:16c'est compliqué d'acheter
14:17un fusil de chasse,
14:17c'est pas compliqué
14:18de trouver une kalachnikov
14:19sous le manteau
14:19dans les banlieues actuellement.
14:20Bon,
14:21donc à partir de là...
14:22Ça se vend sous le manteau,
14:22quand même.
14:23Voilà,
14:23sous le manteau,
14:24même des fois pas tellement
14:24sous le manteau.
14:25On est limite en vitrine
14:26improvisée maintenant,
14:27donc il n'y a même plus de manteau.
14:29Pour revenir effectivement
14:30à ces valeurs de la chasse,
14:31il y a beaucoup de gens
14:32qui détestent la chasse,
14:33il y a surtout beaucoup
14:34de gens qui me détestent.
14:35Un passage chez vous,
14:36Péricault,
14:36ça m'a fait quelques milliers
14:37de menaces de mort,
14:38c'est pas grave.
14:39J'ai des convictions,
14:40moi je les assume.
14:40Je vous accroche,
14:41je ferai un rempart de mon corps.
14:42Allez,
14:42on aura deux jolis corps
14:44qui feront rempart,
14:45ça va être magnifique.
14:46La chasse pour moi,
14:48c'est là où on peut...
14:49On a du mal
14:50à expliquer ça aux gens,
14:52c'est un mode de vie.
14:53C'est une approche de la nature,
14:55pourtant respectueuse.
14:56Je ne suis pas un type sanguinaire
14:58qui prend un pied
14:59quand je vois un animal,
15:00je débatte dans son sang par terre.
15:01Ça n'est pas vrai.
15:02Mais j'ai une relation
15:04avec la nature,
15:05avec le terroir,
15:06avec la ruralité
15:07où je place l'être humain
15:09au milieu des choses
15:10et pas d'une façon contemplative
15:12comme les gens
15:12effectivement voudraient
15:13le mettre aujourd'hui
15:15ou rêvent de le mettre demain.
15:17Cette chasse,
15:17j'en ai besoin.
15:18J'en ai besoin dans mon équilibre.
15:20Je serais tenté de dire
15:20heureusement qu'il y a des gens
15:21qui sont allés à la chasse
15:22à un moment.
15:23Sinon, je pense
15:23qu'une grande majorité
15:25de l'espèce humaine
15:26serait restée tout pollue
15:27en haut des arbres.
15:27C'est comme ça que ça serait...
15:28C'est la convoitise.
15:29C'est une théorie.
15:30Si on n'avait pas...
15:31Mais c'est plus qu'une théorie,
15:32c'est une évidence.
15:33C'est la convoitise
15:33du monde animal.
15:35Si en clair,
15:36on n'avait pas jardiné,
15:37si on ne s'était pas mis
15:38à pêcher,
15:38à chasser,
15:39à essayer de maîtriser
15:40la nature
15:41qui nous entourait
15:42d'une façon ou d'une autre,
15:44par la chasse,
15:44la pêche
15:44ou simplement
15:45dans l'utilisation
15:46de cette nature,
15:47je pense que l'être humain
15:48n'aurait jamais évolué
15:49et la masse cérébrale
15:50ne se serait jamais développée.
15:51Darwin le confirme.
15:52Mais Darwin le confirme.
15:53Voilà, bien sûr.
15:54Donc maintenant
15:54que ce soit cadré
15:55et qu'on fasse attention
15:56qu'il y a des armes,
15:56tout ça, oui.
15:57Mais moi,
15:58j'ai besoin
15:59de cette relation dans la nature.
16:00J'ai besoin d'aller
16:01dans cette nature.
16:02J'ai besoin de temps en temps
16:03de chasser,
16:04de tuer un animal.
16:05Et il faut le dire,
16:06on va dire prélevé.
16:06Non, je tue un animal
16:08que je vais manger
16:09et je vais y prendre
16:09beaucoup de plaisir.
16:11C'est un moment
16:11de convivialité extraordinaire.
16:13Comment on peut renier
16:14la chasse ?
16:15Un animal qui doit mourir
16:16de toutes les façons.
16:16Ou qui doit mourir
16:17sous les griffes
16:18ou les crocs
16:18d'un prédateur.
16:19Voilà, d'un prédateur
16:20ou de toute façon
16:21pour des questions d'équilibre.
16:22Voilà, il y a un nombre
16:23d'animaux à tuer
16:23dans chaque espèce.
16:24Les chevreuils,
16:25les sangliers,
16:25les cerfs,
16:26les petits animaux aussi
16:27et les oiseaux.
16:28Et voilà.
16:28Et tout ça,
16:29on est obligé
16:30d'établir un équilibre
16:32pour pouvoir garder
16:33la nature comme elle est là
16:34et conserver notre biodiversité.
16:35Donc, le chasseur
16:36au-delà de cette passion
16:38comme on veut le voir là
16:39a une vraie place stratégique
16:41dans ses équilibres.
16:42Donc, moi,
16:43je vois des gens
16:43qui hurlent
16:44les chasseurs-ci,
16:45les chasseurs-là.
16:46Puis, le jour où il y a
16:46une bande de sangliers
16:47qui vient tourner le jardin,
16:48alors là,
16:48on prend conscience
16:48qu'il se passe quelque chose.
16:50Là, il y a un problème.
16:51Ce sont des gens qui hurlent
16:51dont certains,
16:53je les interpelle souvent,
16:54je leur dis
16:54vos combats
16:55sont tout à fait acceptables.
16:56On est voltériens,
16:57on donnerait notre vie
16:57pour que ces gens
16:58puissent continuer
16:58à s'exprimer.
16:59Lorsqu'il s'agit
17:00d'aller dénoncer
17:01l'abattage rituel
17:02où l'on sacrifait
17:02des animaux vivants
17:03dans des abattoirs
17:05au nom de certaines religions,
17:06je leur dis
17:07que vous êtes
17:07beaucoup plus timide
17:08et beaucoup plus discret.
17:09C'est étonnant,
17:09ça aussi quand même.
17:10On voit la paille
17:11qui est dans l'œil du chasseur
17:13et on ne voit pas
17:13la poutre
17:14qui est dans l'œil
17:14de celui qui égorge
17:15un agneau
17:16ou une vache vivante.
17:19Moi, ce côté-là
17:20ne m'a jamais dérangé.
17:21En fin de compte,
17:22j'ai ma conception des choses.
17:24Je suis un...
17:24Le fait que ces personnes
17:25ne voient que là...
17:26Que ces personnes-là
17:27effectivement ne bougent pas
17:28parce que de toute façon
17:29elles n'ont pas de conviction.
17:30On est dans l'idéologie
17:31dans cette affaire.
17:32C'est des réactions
17:32pseudo-politiques,
17:33c'est se dire de gauche,
17:34écolo, c'est encore mieux,
17:35c'est dans l'air du temps.
17:36Donc dire que les chasseurs
17:37c'est des cons
17:37et les combattre, voilà.
17:39Je vais vous dire
17:39un truc pericot
17:40qui est extraordinaire,
17:41c'est qu'on a
17:42des associations anti-chasse
17:44actives sur le terrain.
17:46Des filles souvent
17:47qui viennent, voilà.
17:48La chasse à cour, par exemple,
17:49qui est quand même
17:49la chasse la plus naturelle
17:51qui existe.
17:51Pour une bestiole
17:52qui court après d'autres bestioles,
17:53c'est tous les jours
17:54dans la nature comme ça.
17:55On ne peut pas faire plus simple.
17:56Et quand on voit
17:56que ces gens
17:57qui passent du temps
17:58à venir empêcher
17:59que la chasse se passe,
17:59tout ça,
18:00non seulement finissent
18:02par prendre conscience
18:04qu'il se passe
18:04quelque chose d'extraordinaire
18:05devant leurs yeux,
18:06on en a une partie
18:07qui finissent par passer
18:08le permis de chasser.
18:09Non mais vous voyez
18:09quand même le cheminement.
18:10Vous arrivez
18:12en militant anti-chasse
18:13et vous sortez
18:14en chasseur avec le permis.
18:15Ça fait une quinzaine
18:16qui le passent.
18:17C'est pas un cas.
18:18Ça fait une quinzaine
18:20de gens
18:21de ces associations,
18:22voilà.
18:22et surtout des femmes
18:24qui viennent
18:25et qui finissent
18:25par dire
18:26mais on m'a dit
18:27que c'était quand même
18:27si, je regarde,
18:28je comprends,
18:29aïe aïe aïe.
18:29Et puis je finis par aimer
18:31et puis je finis
18:31par devenir chasseresse
18:32qui est quand même
18:32un truc incroyable.
18:34Moi je le dis simplement,
18:35ne reniez pas
18:36ce que vous êtes.
18:36Ne tournez pas le dos
18:38à votre histoire
18:39que vous pratiquiez ou pas
18:40mais sachez que
18:41dans chaque personne
18:42homme ou femme
18:43il y a un côté chasseur
18:44qui existe.
18:46Donc ne vous battez pas
18:48contre vous-même,
18:48ne chassez pas le naturel,
18:50il reviendra au galop
18:51de toute façon.
18:51Et si vous l'avez oublié,
18:53vous avez au moins eu
18:54deux ans ou trois ans
18:55dans votre vie
18:55et si à cet âge-là
18:56on vous aurait mis
18:57un arc dans les mains,
18:58la première chose
18:58que vous auriez fait
18:59avec des flèches
19:00c'est essayer de tuer un oiseau
19:01parce que c'est dans votre sang.
19:02Les prédateurs les plus violents
19:04ne sont pas forcément
19:04les chasseurs.
19:05Vous êtes en direct
19:06avec monsieur
19:07Willy Schran
19:08sur Sud Radio.
19:10Vous entendez cet homme
19:11s'exprimer
19:11avec son cœur,
19:12sa passion,
19:13sa foi
19:13pour défendre la France
19:14qu'il aime,
19:15la France dans laquelle
19:16il croit.
19:16Appelez-nous
19:17au 0826 300 300.
19:19On va parler ruralité
19:21et campagne maintenant.
19:22Les campagnes,
19:22l'agriculture en souffrance,
19:23nos paysannes et nos paysans.
19:25On peut le dire
19:25qu'ils crèvent.
19:26Là ils crèvent de chaud
19:26aujourd'hui en plus.
19:27Mais ils crèvent sans ça
19:28parce qu'ils sont maltraités,
19:30pas aimés et oubliés.
19:31Et je vais demander
19:31à Willy Schran
19:32son ami
19:32et vous allez nous appeler
19:34au 0826 300 300.
19:36Zacharias attend
19:37votre appel
19:37pour donner le vôtre.
19:39A tout de suite
19:39sur Sud Radio.
19:41Midi 14h,
19:42la France dans tous ses états.
19:44Sud Radio.
19:46Parlons vrai.
19:47Ce soir,
19:48mettez-vous au rythme du football
19:50avec les tontons du Mondial
19:52sur Sud Radio.
19:53Bonjour,
19:54c'est Joseph Ruiz.
19:55Je vous donne rendez-vous
19:56à 20h
19:56pour une heure de débat
19:57sans langue de bois.
19:58Autour de la table,
19:59il y aura notamment
20:00Éric Blanc.
20:01Éric,
20:01est-ce que tu es prêt
20:02à parler vrai ?
20:03Je suis prêt.
20:04Parlons vrai.
20:04On n'est pas là
20:05pour ramasser les confettis
20:06et beurrer les sandwiches.
20:08Les tontons du Mondial,
20:10ce soir,
20:1120h21h
20:11sur Sud Radio.
20:12Avec Impulse
20:13qui accompagne les champions
20:15jusqu'au sommet.
20:19Ah,
20:19en attendant que la visio commence,
20:21t'as une voiture électrique,
20:22toi, non ?
20:22T'es contente ?
20:23J'hésite, moi.
20:24Ah ben, n'hésite plus.
20:25Sud Radio,
20:26la France dans tous ses états,
20:27Perico-Legas.
20:30Vous êtes sur Sud Radio,
20:31mardi 24 juin,
20:33de Canicule.
20:34D'ailleurs,
20:34aujourd'hui,
20:35c'est un peu Radio Canicule
20:35parce que nous vivons en osmose
20:37avec ces Françaises
20:38et ces Français qui souffrent.
20:39Il est 13h31
20:40et j'ai l'honneur
20:40d'avoir à côté de moi
20:41dans le studio
20:42Willy Schran,
20:44qui incarne,
20:44on l'a entendu,
20:45pendant une demi-heure,
20:46cette France qu'on aime,
20:48les valeurs de la France,
20:48la République,
20:49la patrie,
20:49la nation,
20:50tout ce qui nous a rassemblés,
20:51tout ce qui nous a fait rêver
20:53et dont nous constatons,
20:54lui et moi,
20:55et lui,
20:55parce qu'il est sur le terrain,
20:56qu'elle est bien malade,
20:57bien souffrante
20:57et qu'on ne voudrait pas
20:58que ça aille au-delà
21:00dans le désastre.
21:02Willy Schran,
21:03est-ce que la réponse
21:04à ce désarroi,
21:06à votre souffrance,
21:07je peux parler d'un...
21:08Je sens du chagrin en vous,
21:09également,
21:10et de la colère,
21:11bien entendu.
21:11Est-ce que la réponse
21:12peut être politique
21:13au vu de l'arsenal politique
21:15dont on dispose aujourd'hui ?
21:16Alors,
21:17elle doit être politique.
21:19Elle doit être politique.
21:21Si la question est,
21:22insidieusement,
21:23est-ce que j'ai devant moi
21:25des gens qui soient susceptibles
21:27à une seule personne
21:28de répondre à cette équation-là
21:29tout de suite ?
21:30Je dirais non.
21:31À mon goût,
21:32non.
21:33Non.
21:33Donc,
21:34il va falloir encore
21:34trouver une solution
21:36que moi,
21:37je n'ai pas trouvée,
21:38mais je ne parle que pour moi.
21:39Je vais utiliser un mot
21:40qui vous est cher,
21:40il n'y a pas le calibre,
21:41si je comprends bien.
21:42On va manquer
21:42un petit peu de cartouche.
21:44Donc,
21:45voilà.
21:46Mais,
21:46je ne dis pas
21:47qu'il n'y a pas des gens
21:48qui sont capables
21:49d'incarner tout ça
21:50pour ce pays
21:51et on en connaît.
21:52À eux,
21:53maintenant,
21:53de se dire,
21:54peut-être qu'ils n'ont pas envie
21:55ou peut-être qu'ils hésitent,
21:56mais là,
21:57il ne faudra pas hésiter longtemps.
21:59Ce n'est peut-être pas facile
22:00aujourd'hui
22:00de se lancer
22:02dans une campagne présidentielle
22:03parce que,
22:04quoi qu'on en dise,
22:05et quand on voit la violence
22:06de ces réseaux sociaux,
22:07on sait que tu n'as plus de vie.
22:09Tu vas donner 5 ans
22:09à ton pays,
22:10mais c'est fini.
22:11Tu ne pourras même plus
22:11aller manger avec ta femme
22:12au restaurant le midi
22:13quand tu n'es plus président
22:14de la République.
22:15C'est d'une violence
22:16sans limite,
22:16que tu sois bon ou pas bon.
22:20Il y a des endroits
22:21où tu seras élu
22:21par une moitié
22:22et l'autre moitié
22:22te détestera.
22:24Donc,
22:24le décor est bien planté.
22:26Mais il y a des gens
22:27aujourd'hui capables
22:28de se lever
22:29et je dis à ces gens-là,
22:30vous ne pouvez pas
22:31rester assis.
22:32Vous ne pouvez plus
22:33rester assis.
22:35Parce que ça va mal finir.
22:36Dites-vous bien
22:37que vous avez,
22:37et je parle simplement
22:38à leur cœur,
22:38vous avez des enfants,
22:40vous avez des petits-enfants.
22:41Si vous n'avez pas
22:42le courage d'y aller maintenant,
22:43vos enfants,
22:44vos petits-enfants
22:45vivront un enfer
22:45ou ne vivront peut-être plus
22:47comme moi dans ce pays
22:47dans quelques années
22:48parce que vous n'avez rien fait.
22:49En haut de l'État,
22:50ils le savent.
22:50Ils le savent très bien.
22:51En haut de l'État,
22:52ça...
22:53Je préférais qu'on réfléchisse
22:54à des solutions
22:55plutôt effectivement
22:56à des postes défaites
22:57et à des postes problèmes.
22:59Willy Schran,
22:59vous êtes né dans la ruralité.
23:00Oui.
23:01Dans cette belle campagne.
23:01J'ai connu ça.
23:02Du nord.
23:05Aux portes du pays plat.
23:07Voilà.
23:07Aux pieds de Cassel.
23:08Aux pieds de Cassel.
23:09Entre les terrils
23:10et puis...
23:10Un peu de sang belge,
23:11un peu de sang hollandais.
23:13À Schran,
23:13ça s'entend bien.
23:14Vraiment flamand.
23:15Et surtout un vrai Européen aussi.
23:17Oui.
23:18Et puis longtemps
23:18un vrai Européen.
23:19Mais aujourd'hui,
23:20beaucoup de dégoût
23:21pour l'Europe qu'on me présente.
23:22Alors, on va en parler.
23:24Je ne veux pas de cette Europe-là.
23:25Moi, je ne vois pas l'Europe comme ça.
23:26L'agriculture est en souffrance
23:27aujourd'hui
23:28pour des raisons climatiques
23:29qui sont consécutives
23:30à des choix économiques
23:31de délocalisation.
23:32On a confié
23:33à des pays asiatiques
23:34le soin de fabriquer
23:34des produits polluants
23:35qu'on ne voulait pas produire nous-mêmes
23:36parce que ça permet
23:37de payer pas cher,
23:38enrichir la grande distribution.
23:40On a creusé un trou,
23:41j'allais dire,
23:42avec cette masse carbonique
23:44qui est en train
23:45aujourd'hui de nous asphyxier
23:46et de nous retire
23:47et des paysans
23:48qui sont en train de crever,
23:49des cultures qui vont sécher,
23:50des animaux qui crèvent
23:51dans les poulaillers,
23:52dans les étables.
23:53Est-ce que la France
23:55a fait ce qu'il fallait
23:55pour préserver
23:56ce qu'elle avait de plus précieux
23:57sur l'agriculture ?
23:59Et est-ce que l'Europe
23:59n'est pas venue derrière
24:00pour, j'allais dire,
24:01aggraver la situation
24:02alors que la PAC,
24:02on nous disait
24:03ça va tout sauver,
24:04jamais l'agriculture française
24:05n'a été dans une telle détresse.
24:06Comment vous expliquez ça ?
24:07Parce qu'on n'a pas été...
24:12dirigé ces derniers temps
24:13et il y a plusieurs mandats
24:15présidentiels dans ce sens-là.
24:17Aujourd'hui,
24:18nos élus pensent plutôt
24:19Europe que France
24:21et c'est une erreur monumentale.
24:23Moi, je ne suis pas polonais,
24:26je ne serai jamais italien,
24:27il y a des gens
24:28que j'aime bien là-bas,
24:29qui a un sentiment
24:29d'appartenance géographique
24:31qui s'appelle l'Europe
24:32sur un accord monétaire,
24:34peut-être sur une monnaie,
24:35tout ça,
24:35mais les spécificités
24:36à la française,
24:37l'activité,
24:38l'industrie,
24:39l'emploi,
24:40le niveau de vie,
24:41ça c'est français.
24:42C'est français.
24:43Moi, je ne suis pas là
24:44pour essuyer les plâtres,
24:45effectivement,
24:45d'autres pays
24:46qui veulent frapper à l'Europe
24:47et rentrer aujourd'hui en Europe
24:49et ça fait des années
24:50qu'on est en train
24:51de perfuser
24:52tous ces gens
24:53qui rejoignent l'Europe.
24:54C'est le même principe
24:55qu'on a en interne.
24:56Tout à fait.
24:56Voilà.
24:57Et donc,
24:57qu'est-ce qu'on fait ?
24:58Là aussi,
24:58au lieu de dire,
24:59mais c'est exactement
25:00la même chose,
25:01Péricault,
25:01au lieu de dire,
25:02il y a un socle des valeurs
25:03des quatre premiers pays
25:04qui ont fait l'Europe
25:05et ce socle-là,
25:07si vous aimez,
25:08vous rentrez,
25:13et on ne change rien.
25:14Mais ce n'est pas ce qu'on fait.
25:15On le fait
25:16comme on le fait
25:16aujourd'hui en France.
25:17On change
25:18et on adapte toujours
25:19le cadre
25:19à des nouveaux arrivants.
25:21C'est exactement
25:22ce qu'il ne faut pas faire.
25:23Et pas au mieux disant,
25:24au plus mal disant.
25:26Au plus mal disant,
25:27au plus malin,
25:28au plus...
25:28On s'adapte
25:29sur les normes
25:30les plus injustes.
25:30Donc,
25:30on remet des choses en cause,
25:31ils arrivent tous
25:32avec un bout d'idée
25:33qu'il faut adapter tout ça.
25:34Aujourd'hui,
25:34l'Europe ne ressemble
25:35pour moi plus à rien.
25:36Je fais partie de ces gens.
25:37Il y a eu un moment
25:38des gens de droite
25:42normalement.
25:43On vote demain,
25:44je vote pour sortir de l'Europe.
25:45J'assume tout de suite.
25:47Alors,
25:48il n'y a personne
25:48qui oise le dire.
25:49Moi,
25:49je sors de l'Europe.
25:50Mais vous n'êtes pas le seul
25:51à vous poser...
25:51Je sors de l'Europe.
25:52L'Europe,
25:52comme elle est là,
25:53aujourd'hui,
25:53je n'en veux plus.
25:53Vous n'êtes pas le seul
25:54à vous poser la question,
25:55je peux le vous garantir.
25:56Willy,
25:56il y a Serge
25:57qui nous appelle
25:58de Vaison la Romaine.
25:59Willy,
26:00Willy,
26:00Serge,
26:01Serge dit que
26:01vous lui faites monter
26:02les larmes aux yeux.
26:03Ça va,
26:04Serge ?
26:04Oui,
26:05écoutez,
26:06je suis heureux
26:06de vous entendre.
26:07Est-ce qu'il fait chaud
26:08à Vaison la Romaine ?
26:09Est-ce qu'il fait chaud d'abord ?
26:09Dites-moi
26:10qu'il tente.
26:10Il est énorme,
26:11pas loin,
26:1140 degrés.
26:12Bon,
26:12bien sûr.
26:13Serge,
26:14on vous écoute.
26:14Oui,
26:15Willy Schran vous écoute.
26:16Très,
26:17très heureux de vous avoir,
26:19de pouvoir me laisser parler
26:20aujourd'hui,
26:21parce que Willy,
26:22que je ne connais pas,
26:23mais il m'a fait venir
26:24les larmes aux yeux,
26:25parce que je suis à 100%
26:28d'accord avec tout
26:28ce que je viens d'entendre.
26:31Je partage,
26:32je partage,
26:33je bois son propos,
26:34parce que j'en ai marre
26:36de ce pays.
26:36Je vous le dis franchement,
26:37j'en ai marre.
26:38Ma France,
26:39je l'ai aimée jusqu'au plus
26:40profond de mon lettre.
26:41J'ai 86 ans,
26:42monsieur,
26:42et je suis encore capable
26:43de prendre une arme
26:44pour la défendre,
26:45parce qu'on n'en peut plus.
26:46Et aujourd'hui,
26:48à entendre ce Willy parler,
26:50je me dis,
26:51ça me rend,
26:52et ça me rend l'espoir,
26:53parce que j'ai toujours dit
26:54qu'il y avait toujours
26:55des gens dans notre pays
26:57qui, pour l'instant,
26:58ne disent rien,
26:59mais qui sont prêts,
27:00au moment voulu,
27:01à faire ce qu'il faut
27:03pour rendre à la France
27:04sa beauté,
27:05sa grandeur.
27:06Et je vous assure
27:07que je suis un homme malheureux,
27:09tout simplement.
27:10Je voudrais dire
27:11un grand merci à Willy,
27:12je ne connais pas,
27:13je pense que c'est un nordiste,
27:15il me semble.
27:16Oui,
27:17écoutez,
27:17c'est un nordiste
27:18qui vous parle
27:19avec le fond de son cœur,
27:20parce que nous avons,
27:21sans critique absolue,
27:22etc.,
27:23nous avons quand même
27:23quelque chose de...
27:25Il y a un lien,
27:26il y a quelque chose
27:27qui nous relie
27:27de par l'éducation,
27:29de par notre vie,
27:30de par ce qu'on a vécu là-haut.
27:32Et moi,
27:32je vous dis honnêtement parlant,
27:33je suis français
27:34jusqu'au fond de mon être,
27:35et je veux le rester
27:36jusqu'au dernier de mes jours.
27:38Et il n'y en a aucun
27:39qui me fera trembler.
27:40Et quand j'entends
27:41Willy,
27:42qui tient ses propos,
27:43mais je vais le rejoindre,
27:44comme je viens de vous dire,
27:45je vais le rejoindre.
27:45Merci Serge,
27:46merci Serge.
27:47Votre propos est touchant,
27:48et bien entendu,
27:48on le reçoit.
27:49Ça me touche beaucoup.
27:50On le reçoit en plein.
27:50Willy Schran,
27:51qu'est-ce que vous répondez à Serge ?
27:53Je le comprends tellement,
27:54et ça me fait même monter,
27:57comme lui,
27:58les larmes aux yeux,
27:59parce que je me dis,
28:00c'est terrible
28:00de devoir dire simplement
28:02les choses qu'on ressent,
28:03comme j'essaye de le faire aujourd'hui
28:04devant vous,
28:04Perico,
28:05avec vous,
28:06et d'avoir ce monsieur
28:08qui a 86 ans,
28:09qui a les larmes aux yeux,
28:10qui dit,
28:10mais comment on a pu se tromper
28:12comme ça ?
28:12Excusez-moi l'expression,
28:13mais comment on a merdé
28:15pour en arriver là ?
28:16Si longtemps.
28:17En voyant le même arriver en face.
28:18Comment on a fait
28:18pour que ce monsieur de 86 ans
28:20ait envie de pleurer
28:21parce que tu dis juste
28:22la vérité de ce que tu ressens
28:24et de ce que tu as
28:24au fond de tes tripes ?
28:26Voilà,
28:26donc je me dis,
28:27ne serait-ce que pour cette personne,
28:29je suis heureux d'avoir dit
28:29ce que j'ai dit,
28:30ce que je pensais.
28:30Bien sûr.
28:31Et voilà,
28:32je suis très touché.
28:33Et vous continuerez à le dire.
28:34Nous avons Suzanne.
28:35Bonjour Suzanne.
28:36Bonjour.
28:37D'où nous appelez-vous Suzanne ?
28:39D'un petit village du Périgord.
28:41Bonjour.
28:42Merveille.
28:42Très, très peu connu.
28:43Très peu connu.
28:44Qui s'appelle comment ?
28:44Donnez-le nom quand même du village.
28:46Génis.
28:47Vous êtes près de Périgueux
28:49ou près de Bergerac ?
28:50Ah non,
28:51plutôt près de Périgueux.
28:52Plus de Périgueux.
28:53Bon,
28:53et il fait chaud évidemment
28:54aujourd'hui dans le Périgueux.
28:55Il fait chaud,
28:55il fait chaud.
28:56Mais bon,
28:56c'est le Périgord vert.
28:58Alors là encore,
28:59je pense que vous avez le Périgord vert.
29:00Mais nous avons vu d'autres fois,
29:01vous savez,
29:02le goudron fondre sur le...
29:05Oui, bien sûr.
29:05L'asthale, bien sûr.
29:06Bien sûr,
29:06moi je suis âgée,
29:07et j'ai l'âge de Serge,
29:09mais j'ai passé la septantaine.
29:11Alors,
29:12qu'est-ce que vous avez envie de dire
29:13à Oguilif ?
29:14J'ai envie de dire
29:15que je suis d'accord
29:16politiquement
29:17avec les derniers propos
29:19que j'ai entendus
29:20et auxquels Serge a réagi.
29:22Mais moi,
29:23je trouve que
29:24la chasse
29:25ne devrait pas
29:26être un objectif permanent.
29:28C'est beau
29:29de voir les animaux sauvages
29:30dans leur cadre.
29:32C'est...
29:32On peut manger
29:34plus simplement.
29:35Alors nous,
29:35nous avons des propriétés
29:36que nous laissons
29:37à libre disposition
29:38des chevreuils,
29:40des cerfs
29:41et des chasseurs.
29:42Moyennant quoi,
29:43nous avons une récompense
29:44à la fin de l'année,
29:46très scrupuleusement,
29:47enfin,
29:47à la période
29:48de fin de chasse,
29:49on nous porte
29:51du sanglier,
29:53du cerf,
29:54du chevreuil,
29:55nous n'en consommons pas
29:57parce que nous les préférons
29:58vifs
29:59courant les bois.
30:01Mais par contre,
30:02nous avons beaucoup de mal
30:04à en faire profiter
30:05des gens
30:05de notre entourage.
30:06les gens
30:07n'ont plus envie,
30:09n'ont plus envie
30:10parce qu'il y a trop,
30:11trop, trop.
30:12Vous voyez,
30:13si on laisse faire
30:14la sélection naturelle,
30:15il y aurait beaucoup
30:16moins de chevreuils,
30:17beaucoup moins de cerfs
30:19et tout irait très bien
30:21parce que eux
30:22s'autorégulent.
30:23Ils savent que
30:24quand ils ne peuvent pas
30:26envisager
30:26de nourrir
30:27leurs enfants,
30:30eux,
30:30ils en font moins.
30:31Voilà.
30:31Et je trouve
30:32que c'est très sage.
30:33Au lieu de ça,
30:34on fait deux
30:35des boîtes à pondre.
30:37Mais c'est tout à fait révoltant.
30:39Donc vous interpellez,
30:40Suzanne,
30:40vous interpellez,
30:41Willy Schrantz,
30:41sur le fait que la chasse
30:42ne permet pas
30:43une bonne régulation
30:44de la population
30:46synergétique.
30:46Je ne sais pas
30:47ce qu'il en pense.
30:48Je n'ai pas entendu
30:49qu'il ait abordé ce sujet.
30:50Il va vous répondre.
30:51Il vous répond à l'instant.
30:52D'accord.
30:52Je vous remercie.
30:53Bonjour madame.
30:54Alors évidemment,
30:55vous avez raison d'abord
30:56quand vous dites
30:56qu'il n'y a pas que la chasse
30:58dans la nature.
30:59Heureusement.
30:59Et vous avez raison.
31:00Il y a des périodes
31:01où la nature doit aussi
31:02avoir du repos.
31:02C'est ce qui se passe.
31:04Voilà.
31:04Et on partage un espace
31:05avec d'autres personnes.
31:06Donc vous savez,
31:07la tendance générale,
31:08c'est qu'une personne
31:09qui chasse utilise,
31:10on va dire,
31:11la nature une vingtaine
31:11de jours par an
31:12pour la chasse.
31:13Et souvent,
31:14les 345 qui restent
31:15pour s'en occuper,
31:16en vérité.
31:16Et c'est vrai
31:17qu'on s'en occupe
31:18des fois un peu trop bien.
31:23Souvent,
31:23on nous reproche
31:24de tuer des animaux,
31:25d'en tuer trop.
31:26Et puis,
31:27d'un autre côté,
31:27ce que vous dites,
31:28et vous n'avez pas tort non plus,
31:29des fois,
31:29on les aime tellement
31:30qu'on s'en occupe trop bien.
31:31Donc on est meilleur
31:32que les écolos d'ailleurs.
31:33Parce que dans l'ensemble,
31:34quand on s'occupe
31:34d'une population de gibier,
31:36non seulement on va la chasse,
31:37non seulement on tue des animaux,
31:39et tout compte fait,
31:39il y a des animaux
31:41et ils vont souvent mieux
31:42quand les chasseurs s'en occupent.
31:44Après,
31:45je pense malheureusement
31:46que l'idée
31:47qu'il peut y avoir
31:47une autorégulation,
31:49c'est un long débat,
31:51mais je pense
31:52qu'on fait une erreur fondamentale.
31:53Dans votre raisonnement,
31:55vous excluez
31:56l'espèce humaine
31:57de la nature.
31:58Tout ce qui nous entoure,
32:00tout ce qui nous entoure
32:01sur des milliers de générations
32:03est un façonnement
32:04de l'espèce humaine.
32:05Donc on ne peut pas
32:06aujourd'hui dire
32:07on va laisser la nature
32:08toute seule
32:09s'autoréguler.
32:10Ce n'est pas possible.
32:12Il y a des espaces
32:12dans le monde pour ça.
32:13Le parc de Yellowstone
32:14aux Etats-Unis.
32:15Mais la France
32:16est un pays très peuplé
32:17et à un moment,
32:18on a un problème.
32:19On a un problème
32:20soit de surpopulation,
32:21on a un problème de maladie.
32:22Il y a plein de choses
32:23comme ça transmissibles
32:24à l'homme
32:24et c'est là
32:25où il arrive des problèmes.
32:26Donc on ne peut pas
32:27aujourd'hui se passer
32:28de l'espèce humaine
32:29dans un équilibre
32:31et dans les écosystèmes
32:32aujourd'hui
32:33qui nous entourent
32:33dans la nature.
32:34Vous êtes sur Sud Radio
32:36en direct
32:36avec Willy Schran
32:37qui parle avec son cœur,
32:39qui parle avec ses tripes
32:40des valeurs auxquelles il croit,
32:42de la France qu'il aime,
32:43qui ne veut pas voir mourir
32:44et nous cherchons à savoir
32:46comment la défendre
32:47tous ensemble
32:48dans un esprit citoyen
32:49et républicain.
32:50Vous restez avec nous,
32:51vous continuez à nous appeler
32:52au 0826 300 300,
32:54vous appelez à Karias,
32:55on transmettra les questions
32:56à Willy Schran
32:58qui visiblement
32:58n'a pas peur
32:59de vous répondre
32:59parce qu'il n'a pas sa langue
33:00dans sa poche,
33:01c'est normal.
33:02Sud Radio,
33:02c'est la radio
33:03du Parlons Vrai.
33:03à tout de suite.
33:06Perico Légas.
33:07Vous êtes bien sur Sud Radio,
33:08il est 13h47
33:09et j'ai le plaisir
33:11et le bonheur
33:11de partager cette émission
33:13avec Willy Schran.
33:15On peut dire
33:16qu'il l'a animée
33:16à côté de moi
33:17parce que la ferveur
33:17dont il a fait preuve,
33:18la force de ses propos
33:20et de convictions,
33:20ce n'est pas des certitudes
33:21qu'il a Willy Schran,
33:22c'est des convictions.
33:23ça fait peut-être la différence
33:24avec certains hommes politiques.
33:25Évidemment,
33:26vous êtes très nombreux
33:26à nous appeler
33:27parce que vous avez envie
33:28de vous exprimer,
33:29vous avez envie de partager
33:29et votre passion
33:30et votre colère sur la France,
33:32surtout qu'on est en souffrance
33:33à cause de cette canicule
33:34issue quand même
33:35d'erreurs humaines
33:36et pourtant ça fait...
33:37Quand je me souviens,
33:38quand j'étais gamin,
33:38il y avait Alain Bombard
33:39qui traversait l'Atlantique
33:41sur un Zodiac en plastique
33:43et il disait déjà
33:44en 1952,
33:45il y aura un jour
33:45des problèmes climatiques
33:46et on le paiera très cher.
33:47C'était il y a 75 ans,
33:49vous vous rendez compte.
33:49On est en ligne
33:50avec Isabelle.
33:51Bonjour Isabelle,
33:52vous nous appelez de Paris.
33:53Oui, bonjour Perico.
33:55Merci de nous appeler Isabelle.
33:57Vous avez envie...
33:57Oui, j'ai écouté
33:59évidemment attentivement
34:01M. Willy Schramm.
34:02Je rejoins complètement
34:04ses idées
34:05et je suis moi aussi
34:07très très très triste,
34:10très affectée
34:10de l'état de la France
34:12et je pense que
34:16j'ai quelque chose
34:17qui me tient à cœur
34:18depuis très longtemps
34:18parce que je suis
34:19M. Asselineau
34:20depuis très longtemps,
34:22depuis plus de 10 ans
34:23et il faut parler
34:26de la souveraineté
34:28de la France,
34:29il faut qu'on retrouve
34:29notre souveraineté.
34:30Je ne comprends pas
34:31que M. Asselineau...
34:33Je ne parle pas...
34:34Je ne suis pas une fan
34:36de M. Asselineau,
34:37ce n'est pas ça,
34:38mais je ne comprends pas
34:40qu'on ne reprenne pas
34:42plus ses idées
34:42parce que tout ce que
34:45la France veut,
34:46c'est les idées
34:48de M. Asselineau.
34:49C'est retrouver notre souveraineté
34:51quand vous voyez
34:51l'état de l'agriculture,
34:53que les agriculteurs français
34:55sont en souffrance
34:56et qu'ils ont des normes
35:02impossibles
35:02et que dans les autres pays
35:04on ne leur soumet pas
35:06ces normes-là.
35:07On marche sur la tête,
35:08il y a quelque chose
35:08qui ne va pas.
35:10Isabelle,
35:10je parlais de souveraineté
35:12dans mon humeur
35:13en disant qu'autrefois
35:14elle était un gros mot interdit,
35:15que c'était une insulte,
35:16telle qu'aujourd'hui
35:16elle est dans la bouche
35:17de tous les dirigeants
35:18qui parlent de souveraineté
35:19qui ne font rien pour.
35:20Hein, Willy Schran ?
35:21Exactement.
35:22C'est bien la souveraineté
35:23maintenant,
35:23mais dans quel état elle est ?
35:24Dans quel état elle est ?
35:25Qu'est-ce qui va bientôt rester
35:26de cette souveraineté
35:27si on ne se dépêche pas
35:27un petit peu ?
35:28Vous avez raison madame,
35:30je pense pour l'Europe,
35:30moi je l'ai dit tout à l'heure,
35:31je le pense sincèrement,
35:32ça choque toujours de dire ça,
35:33mais moi je dis ce que je pense,
35:35je pense qu'on me demande
35:37de changer tous les jours ma vie
35:39et d'adapter ma vie,
35:40mon mode de vie,
35:41ma façon de vivre
35:42à cette nouvelle Europe.
35:44Ça devrait juste être l'inverse,
35:45je n'arrête pas de le réputé
35:46depuis tout à l'heure,
35:47c'est à elle à s'adapter à moi
35:48et pas à moi,
35:49à m'adapter à elle en permanence.
35:51Que ce soit dans mon travail,
35:52dans ma vie,
35:52dans l'écologie,
35:53dans mes passions,
35:54dans tout ce qui m'entoure,
35:56il y a une poignée de personnes
35:57là-bas qui décident un cadre
35:59et qui décident des normes
36:00et qui veulent ensuite imposer
36:01à des centaines de millions de personnes
36:02et on n'en a pas envie
36:03et je ne veux pas vivre.
36:04Alors si cette Europe c'est ça,
36:06je le redis,
36:07oui je le pense,
36:07je préfère la quitter
36:08que de rester dans ce cadre-là.
36:11Maintenant,
36:11s'il y a des gens
36:12qui reprennent conscience
36:13de tout ça
36:13et qu'on fait une Europe,
36:15je dirais peut-être économique,
36:16mais qu'on laisse
36:16les spécificités des pays
36:18qu'elle nous permet
36:20de nous protéger
36:20en cas de guerre,
36:22en cas de problème
36:23et pour ces sortes de choses-là,
36:25oui je suis d'accord.
36:26Mais l'Europe
36:27que j'ai actuellement devant moi,
36:28franchement j'en veux plus.
36:29Au départ,
36:29Willy Schrand,
36:30c'était le marché commun de la CE
36:32avec la préférence communautaire.
36:33On se servait chez nous.
36:35Ensuite,
36:35il y a eu le traité de Maastricht
36:36mais après le traité de Maastricht,
36:37il y a eu le traité de Maastricht.
36:38Les Français ont dit non
36:40à 55%.
36:41Ça, c'est un empirico,
36:42c'est incroyable.
36:43On a dit non.
36:44Et trois ans après,
36:45le président Sarkozy
36:46ne faisait pas le traité de Maastricht.
36:48Et on réunissait tout le monde à Versailles
36:49et on passait au-dessus
36:50de la voie du peuple.
36:51Enfin,
36:51on a juste oublié
36:52que cette Europe-là,
36:53on a déjà dit non.
36:55Et on nous la vend
36:55de plus en plus.
36:56Elle est en train
36:57de pourrir nos vies
36:58et de gangréner
36:59nos instants de liberté.
37:00On est en train
37:01de nous mettre
37:01des menottes européennes
37:02normalement aujourd'hui.
37:02Il y a des gens qui ne vont plus aux urnes
37:03parce qu'ils n'y croient pas.
37:04On n'y va plus.
37:05Pourquoi faire de toute façon ?
37:06Ce ne sont même plus
37:06les Français qui décident.
37:07C'est l'Europe
37:08qui décide à notre place.
37:09Nous avons Michel
37:10qui nous appelle de Dax
37:11dans les Landes.
37:12Oui, bonjour.
37:13Bonjour Michel.
37:14On a vu des records
37:15de température hier
37:16et aujourd'hui
37:16en Gascogne
37:17dans les Landes.
37:18Vous le confirmez ?
37:19Oui, à Pissos exactement.
37:21À Pissos, bien sûr.
37:22Bien sûr.
37:23J'ai mon ami Jean-Paul Kaufmann
37:24qui habite à Pissos.
37:26Voilà, au cœur
37:27de la campagne landaise.
37:28Tout à fait.
37:30Alors, pour faire vite
37:31M. Perricot et Willy,
37:33moi, je voulais apporter
37:35qu'en plus du gouvernement français,
37:36ce sont les banques
37:38qui sont en train
37:39de lâcher l'agriculture.
37:41Pour preuve,
37:42j'avais hier soir
37:42un de mes fournisseurs
37:44de matériel agricole
37:45au téléphone.
37:47Dans le cadre
37:48de renouvellement de tracteurs,
37:49il y a plus d'un prêt
37:50sur deux
37:51qui est refusé
37:53par la banque.
37:55Et également,
37:57Père, chez vous,
37:57dans votre pays,
37:58au Pays Basque,
37:59il y en a des tracteurs
38:01qui voulaient
38:02un an,
38:03un an et demi de plus
38:04pour payer son tracteur.
38:05La banque lui a refusé
38:06un an, un an et demi.
38:07Il voulait prolonger le crédit,
38:08le délai de remboursement
38:09du crédit.
38:09Voilà.
38:10Il vend son tracteur,
38:11il est obligé
38:11de le décapitaliser.
38:13Eh bien,
38:13eh bien, oui.
38:14Et il faut savoir aujourd'hui
38:15que la PAC de 92,
38:17c'est une immense
38:19escroquerie
38:19parce que vous enlevez
38:20la PAC à toutes les exploitations
38:23agricoles aujourd'hui françaises.
38:24Il n'y a que 10%
38:24qui peuvent vivre.
38:26Elle est payée
38:27à la superficie.
38:28Elle est payée
38:28à la superficie.
38:30C'est sans compter
38:30que le prince Albert
38:32touche de la PAC,
38:34le prince Charles
38:36en Angleterre
38:37touche de la PAC.
38:37Ils sont propriétaires
38:38de milliers d'hectares
38:39en France.
38:39La plus grosse fonction
38:40mondiale touche de la PAC
38:41en Arabie Saoudite.
38:42C'est du grand n'importe quoi.
38:44Oui, Lichran,
38:45c'est une situation...
38:46On a vendu
38:46l'agriculture française.
38:48On l'a vendu.
38:49C'est à se demander.
38:50Je vais même mieux m'exprimer.
38:51On ne l'a pas vendu,
38:52on l'a donné.
38:53C'est ça qui est pire.
38:54On ne l'a pas vendu,
38:57mon grand-père a élevé sa famille
38:58sur 17 hectares.
38:59C'était peut-être
39:00un autre temps,
39:00mais ce n'était pas
39:01si longtemps que ça.
39:02C'était mon grand-père.
39:03On arrivait à vivre,
39:04on arrivait à faire vivre
39:05une famille.
39:06Aujourd'hui,
39:07on a une agriculture
39:07qui est à la dérive totale.
39:10Il y a des gens
39:10qui meurent tous les jours
39:12psychologiquement,
39:12qui meurent,
39:12mais des fois physiquement aussi,
39:14tellement que c'est violent.
39:15C'est le cas.
39:15Voilà.
39:16On a l'impression
39:17qu'on est en train de se dire
39:18on a donné l'agriculture
39:20et puis nous,
39:21on va produire autre chose
39:22ou on veut terminer
39:23comme une société de consommation
39:24uniquement en France.
39:26Alors qu'on se rend compte
39:27chaque jour
39:27qu'il faut qu'on ait
39:28une activité,
39:28une production locale
39:30pour s'en sortir.
39:31C'est la base.
39:32Travailler,
39:32produire,
39:33donner des salaires
39:34et ensuite consommer.
39:35Et on fait tout l'inverse.
39:36Et il y a zéro réaction.
39:38Et on continue
39:38d'emmerder nos agriculteurs,
39:40de leur mettre des noms,
39:41de les empêcher de ci,
39:42de les empêcher de ça.
39:43Alors que,
39:44des fois,
39:45même pas en dehors de l'Europe,
39:46au sein même de l'Europe,
39:48vous avez des nuances
39:49permanentes à la production.
39:51Ce qui est totalement scandaleux.
39:53Mais quand je vois
39:54l'entrée de la Pologne,
39:55par exemple,
39:56l'entrée de la Pologne
39:57dans l'Europe,
39:57qu'est-ce qu'on a lâché
39:58de l'agriculture polonaise ?
39:59Et attendez,
40:00on s'attend à l'Ukraine.
40:02Et quand l'Ukraine va rentrer,
40:03parce que tout le monde,
40:04enfin tout le monde,
40:05il y en a beaucoup
40:06qui veulent qu'elle rentre,
40:07mais je peux dire
40:08que l'agriculture française
40:09va définitivement mourir
40:10le jour où l'Ukraine rentrera.
40:12Déjà là,
40:12elle est malade
40:13avec les dernières entrées,
40:14mais alors la prochaine,
40:14ce sera la bonne.
40:15Ce sera terminé.
40:16Nous avons Emilien,
40:18ça va être très rapide
40:18parce qu'il nous reste une minute,
40:19mais on va y arriver.
40:20Emilien nous appelle de Montpellier.
40:22Il veut répondre à Suzanne
40:23au sujet de la régulation
40:24de la chasse.
40:24On vous écoute, Emilien.
40:25Faites très court.
40:26Oui, je fais très court.
40:27Alors, je salue Michel,
40:28le d'Aquac.
40:29Je suis d'Aquac aussi,
40:30donc du coup,
40:30j'ai fait deux d'Aquac consécutifs.
40:32Voilà.
40:32Je suis tout à fait d'accord.
40:33On est en train de donner
40:34l'agriculture à l'Europe.
40:37Même mieux,
40:37on est en train de donner
40:38notre âme finalement
40:39parce que l'agriculture
40:40fait partie de l'âme
40:41de notre pays.
40:42On n'aura plus rien
40:43qu'ils nous rassemblent finalement.
40:45Je reviens sur ce que disait
40:46la précédente auditrice
40:47par rapport au gibier.
40:51Donc le gibier,
40:52moi j'ai fait des études
40:52en écologie.
40:54Les populations de gibiers
40:56sont intrinsèquement liées
40:57aux populations de prédateurs.
40:58Et finalement,
40:59l'un régule l'autre.
41:00Quand il manque de gibier,
41:01le prédateur disparaît.
41:02Et puis quand le prédateur disparaît,
41:04le gibier reprend ses droits.
41:06Sauf que là,
41:06il n'y a plus de prédateurs en France.
41:07Il n'y a plus de loups,
41:08il n'y a plus de lins,
41:08il n'y a plus rien.
41:09Donc la chasse a cet intérêt
41:13de compenser
41:13le manque de prédation.
41:14Si on laisse du gibier,
41:16ils vont détruire la forêt.
41:18C'est le chasseur qui régule.
41:19C'est le chasseur qui régule,
41:20Emilia,
41:21c'est ce que vous dites.
41:21Je donne la parole à...
41:22C'est une nécessité.
41:23Oui, Lichran,
41:24est-ce que c'est le chasseur qui régule ?
41:25C'est le chasseur qui régule.
41:26Voilà.
41:26Non seulement il y a de la passion,
41:27mais en plus il y a de la régulation.
41:29Donc voilà,
41:29la chasse devrait être
41:30d'intérêt public.
41:31Elle a une vraie fonction
41:32sur le territoire
41:33et dans les équilibres,
41:34la biodiversité
41:34comme les écosystèmes.
41:36Et en plus,
41:41changer des gens
41:42qui ont de l'argent
41:43et des gens qui n'en ont pas trop,
41:44des gens qui sont jeunes
41:45et des gens qui sont moins jeunes,
41:46des hommes et des femmes
41:47et tout ça.
41:47Parce que même dans un stade de foot
41:48de 80 000 personnes,
41:50vous êtes dans votre petite cellule
41:51de 4 personnes,
41:52mais là vous êtes obligés
41:52de partager.
41:53Parce que si on ne s'entend pas
41:54et on ne se parle pas
41:55et on ne vit pas ensemble
41:55une journée,
41:56du début jusqu'à la fin,
41:58y compris le repas
41:59et la convivialité,
42:00on ne s'est pas chassé.
42:01Donc il n'y a pas un seul endroit
42:03où on a encore ces valeurs-là.
42:05Chez moi en Touraine,
42:06il y a des gens en particule
42:07qui casse ça qu'on appelle la chasse.
42:08Donc la chasse,
42:08ça devrait être obligatoire.
42:10Voilà, ça devrait être
42:11effectivement d'intérêt général
42:12parce que ça a une vraie fonction
42:14bien au-delà des espèces,
42:16ça a une fonction sociale,
42:17c'est un héritage
42:18et une culture,
42:19c'est la France.
42:20Merci Willy Schran
42:21d'avoir été avec moi aujourd'hui,
42:24avec nous sur ce radio
42:24et les auditeurs,
42:25d'avoir dit ce que vous avez à dire.
42:27Je vous ai dit
42:28la dernière fois que vous alliez revenir,
42:29vous êtes revenu aujourd'hui
42:30et je vous relance le défi.
42:32On n'a pas fini cette conversation
42:33et je pense qu'il y a beaucoup de gens
42:34qui veulent intervenir
42:35pour vous accompagner
42:35dans vos coups de cœur
42:37au coup de gueule.
42:38Merci Willy Schran.
42:39Merci.
42:39Quant à nous, je vous dis
42:40rendez-vous à demain
42:41pour une nouvelle France
42:42dans tous les états.
42:43Là, je vous laisse en compagnie
42:45de Béatrice Brigitte Laé,
42:47pardon, je suis un peu ému,
42:49qui va nous parler
42:49sentiments, sentiments de cœur
42:51mais bon,
42:52Diane était aussi la déesse de la chasse,
42:53n'oublions pas.
42:54Diane était belle.
42:55Merci à tous,
42:55à très vite sur Sud Radio.
Commentaires

Recommandations