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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:01Il est 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:06Liana, pardon pour ce que tu as vécu, nous t'aimons.
00:09Ce sont ces mots bouleversants qui ont été écrits par Martial et Charline,
00:13les parents de la petite Liana.
00:16Nous allons en parler en longueur ce soir, bien sûr, avec Maître Lisborne.
00:20Vous êtes avocate, vous êtes membre du collectif SOS Périscolaire.
00:24Merci d'être avec nous.
00:25Vous êtes aussi avocate de famille de victimes.
00:28Et il était indispensable aussi d'avoir la parole justement des avocates
00:32qui se battent depuis des années pour que la parole des enfants, des familles soit entendue.
00:38Pierre Maricev est avec nous, cher Pierre, bonsoir.
00:41Bonsoir, bonsoir à tous.
00:41Merci d'être présent dans l'heure des pros.
00:43Vous êtes directeur de l'Institut pour la justice.
00:46Vous aussi, vous vous battez pour que justice soit rendue en France.
00:51Vous avez ces dernières années engagé des actions contre l'État
00:56pour inaction sécuritaire et force est de constater qu'il est bien difficile
01:01d'engager la responsabilité de l'État malgré des faillites si récurrentes.
01:07Éric Nolot est avec nous, Mathieu Hock, merci d'être présent également, et Pierre Lelouch.
01:13Je voudrais qu'on écoute la tante de Liana qui a lu le texte de ses parents.
01:19On a vécu une après-midi bouleversante avec des milliers de Français qui se sont réunis
01:25dans le silence, dans la dignité.
01:27Et je suis certain que les images que vous allez voir résonnent dans tous les foyers de France.
01:32Écoutons donc la tante de Liana.
01:34Aujourd'hui, ma fille Liana doit être tellement émue de voir tout là-haut,
01:40tout ce monde rassemblé spécialement pour elle.
01:43Les mots manquent.
01:45Personne ne, je pense, n'est pris à vie pour une disparition aussi brutale
01:48que celle que nous vivons depuis vendredi.
01:50Notre petit monde tout entier s'est écroulé.
01:53Une fois de plus, je nourris les mots pour décrire ce drama abominable
01:57qui touche notre famille, nous tenir devant vous tous et de tous aujourd'hui
02:02et parler de Liana est surréaliste.
02:06Une dernière fois, mille merci du fond du cœur.
02:10Et au nom de toute notre famille, merci infiniment pour elle.
02:14Liana, pardon, pardon pour ce que tu as vécu.
02:17Nous t'aimons tellement.
02:19Et des musiques ont été diffusées.
02:22Et là aussi, je vous propose qu'on se taise et qu'on écoute aussi
02:25ces musiques qui ont été diffusées pendant cette cérémonie bouleversante.
02:56Sous-titrage Société Radio-Canada
03:26Sous-titrage Société Radio-Canada
03:41Et je vais me tourner vers vous, Maître Lisborne, lorsque vous voyez ces images,
03:48que vous entendez cette musique, ces milliers de Français qui se sont réunis.
03:51avec ce message, Liana, tu es mon étoile qui brille et ses parents qui disent pardon
03:56pour ce que tu as vécu.
03:58Est-ce que c'est aux parents de s'excuser aujourd'hui ?
04:01Tout d'abord, évidemment, il y a beaucoup d'émotions, même là sur le plateau,
04:04parce qu'on ne peut pas, non seulement on ne reste pas insensible,
04:08mais en plus, il y a une colère, une colère quand même,
04:11qui monte en nous.
04:12En tout cas, pour moi, c'est évident.
04:15Bien évidemment, bien évidemment que ce ne sont surtout pas aux parents de s'excuser.
04:21Les parents pensent à la souffrance de leur fille,
04:23mais les parents, nécessairement, pensent aussi à tout ce qui aurait pu être évité,
04:27à leur petite fille, à tout ce qui aurait pu être évité
04:29si effectivement le système judiciaire avait correctement fonctionné.
04:34a commencé par les plaintes qui ont été déposées.
04:37Donc je pense que nous sommes désormais tous conscients
04:40qu'il y avait eu des plaintes pénales qui avaient été déposées
04:43pour des mineurs qui ont été violées.
04:47Que ces plaintes ont fait l'objet de classements sans suite,
04:49mais que surtout, l'auteur présumé des faits
04:52n'a même pas fait l'objet d'une audition,
04:55malgré le fait que les enfants qui ont été agressés
04:58ont pu effectivement être auditionnés
05:02et ils ont pu faire part de ce qui leur était arrivé.
05:05Ce qui veut dire qu'il y a un mépris total de la parole de l'enfant,
05:08c'est ça en réalité.
05:09Et bien évidemment qu'au jour d'aujourd'hui,
05:13au moins pour cette petite fille et l'horreur de ce qu'elle a subi,
05:16au moins qu'on puisse prendre conscience,
05:19conscience du dysfonctionnement judiciaire en France
05:22dès lors que des mineurs sont concernés
05:25par des infractions de toute nature
05:27et des infractions sexuelles en particulier.
05:29J'ai beaucoup de témoignages à vous faire découvrir
05:32et à vous faire écouter.
05:33Je voudrais que vous écoutiez aussi le témoignage
05:35de nos journalistes qui étaient présentes sur place,
05:38dont Pauline Trefzer.
05:39Elle m'a envoyé un message dans l'après-midi
05:41en me disant que c'est absolument bouleversant.
05:44Les gens se taisent.
05:46Il y a un silence assourdissant.
05:47Et vous avez des enfants, des grands-parents qui pleurent.
05:51Vous avez des mamans, des parents qui sont en larmes.
05:53Les policiers ne retiennent pas leurs larmes également.
05:56Écoutez son témoignage.
05:58Oui, c'était un moment extrêmement émouvant, Elliot.
06:03Lorsque les parents sont arrivés ici,
06:06sur cette estrade, aux côtés de la marraine,
06:09de la petite Liana, du maire de Florence,
06:12et également de leur avocat, sur cette estrade
06:15où les habitants de Florence avaient déposé des fleurs
06:19pour soutenir cette famille endeuillée après l'atrocité.
06:24Alors, les parents étaient sur l'estrade avec le maire
06:27qui a pris la parole une première fois
06:30pour exprimer son soutien à la famille.
06:32Il y a ensuite eu une musique réécrite spécialement
06:37pour la petite Liana dans mes bras.
06:39Et à ce moment-là, Elliot, c'était extrêmement émouvant
06:41puisque nous voyons cette foudre blanche qui était très émue,
06:46des enfants et également des personnes âgées,
06:49les larmes aux yeux.
06:50Les policiers étaient également extrêmement touchés.
06:54C'était un grand moment d'émotion dans cette marche blanche.
06:58La marraine a également pris la parole.
07:00Beaucoup de tristesse et de colère
07:03que nous avons également entendues
07:05à travers les témoignages de ces 6 000 habitants de Florence,
07:09mais également des alentours
07:11qui se sont déplacés ce dimanche après-midi.
07:13Et parmi les témoignages, je vous propose d'écouter
07:15le papa d'une fillette,
07:17ce père qui explique que sa fille
07:21a été violentée par le principal suspect
07:25dans la disparition de Liana.
07:27J'étais en classe ensemble,
07:28donc du coup, oui, je connaissais très bien
07:30la fille de M. Jérôme Barrella.
07:32Elles étaient amies, copines.
07:34Ma fille a été aussi victime de cette histoire
07:37en protocole, on va dire, qu'il avait,
07:39qu'il l'a invité pour faire une soirée pyjama,
07:42même protocole avec soirée pizza et ainsi de suite.
07:45Elle a été victime d'attouchement, voilà,
07:46pour ce monsieur-là, c'est tout.
07:47Ça date du mois de novembre, moi.
07:48Ma fille a pu parler, voilà, donc du coup,
07:50si on a appris ça vendredi,
07:52on a fait la dépôt de plainte vendredi à la gendarmerie.
07:54Il n'y a pas de mot où je dis,
07:55il n'y a pas de mot pour ça.
07:57Ça serait moi, je ferais justice moi-même,
07:58mais s'il n'y aurait pas eu cette faute judiciaise
08:02de la justice, mon avis, ce monsieur-là
08:04aurait dû être déjà auditionné depuis longtemps,
08:06très longtemps, par rapport à la plainte
08:07de la maman du mois d'août qui a été,
08:09en 2025.
08:11Ça aurait dû être...
08:12Ce monsieur aurait dû l'auditionner,
08:14peut-être que toute cette histoire-là
08:15ne se sera pas passée.
08:17Et la crainte également,
08:19c'est que des témoignages se multiplient
08:21à travers, évidemment, une parole
08:23qui pourrait se libérer,
08:24et des parents qui vont voir leurs enfants
08:27en disant, mais est-ce que tu as déjà été
08:29au plus près de cet individu ?
08:32Pierre-Marie Sèvres, vendredi,
08:34vous m'avez parlé de désastre judiciaire.
08:37Évidemment, il y a l'émotion,
08:38et on ne peut être qu'en union
08:39avec la famille de Liana,
08:40d'être au plus près,
08:42de leur apporter tout notre soutien.
08:45Et il y a les questions aussi politiques,
08:47judiciaires qui s'imposent
08:48pour que ce drame n'arrive plus.
08:51D'ailleurs, sur la pancarte,
08:52il y avait marqué
08:52« Plus jamais ça ».
08:54Comment faire pour que plus jamais
08:55ce désastre ne se reproduise ?
08:59Alors effectivement,
08:59c'est ce qui va arriver,
09:01c'est la question qui va arriver,
09:02c'est quelle solution ?
09:03On a compris qu'il y avait un problème,
09:05mais quelle solution
09:06est-ce qu'on va bien pouvoir mettre en place ?
09:08Alors moi, encore une fois,
09:10je répète que si on ne met pas
09:13ce genre de profil-là
09:14en détention provisoire,
09:15vous savez, la détention provisoire,
09:16elle se met avant un procès.
09:17Elle se décide par un juge,
09:18par un juge des libertés de la détention,
09:20donc même, il y a un double filtre
09:22et on le met à l'égard
09:23de personnes particulièrement dangereuses
09:25ou dans le cas où les preuves
09:26pourraient être remises en question,
09:28etc.
09:30Mais moi, je discute
09:31avec des procureurs très régulièrement,
09:33ils me font part des cas
09:34qu'ils ont à gérer.
09:36Le cas qui est en l'occurrence
09:37présenté sous nos yeux,
09:39c'est un cas d'école.
09:40Si on ne met pas ce genre de personnes-là
09:41en détention provisoire,
09:42on ne met personne
09:43en détention provisoire.
09:45Donc effectivement,
09:46il y a un loupé,
09:47je pense qu'on en est tous conscients maintenant,
09:50maintenant pour savoir exactement
09:51ce qu'il faudra mettre en place.
09:52Alors je pense que déjà,
09:53il y aura la question de la responsabilité
09:54qui va se poser.
09:56Je trouve ça très bien.
09:57Absolument.
09:58Des juges,
09:58des gendarmes aussi éventuellement,
10:00peut-être même des autorités scolaires,
10:01mais notamment chez les magistrats.
10:03La question est en train de pas mal
10:04se poser dans le débat public
10:05et c'est une bonne chose
10:06puisqu'il y a un problème
10:07de responsabilisation des magistrats.
10:09Aujourd'hui,
10:10les voies actuelles
10:12de responsabilisation des magistrats
10:13sont bien trop peu utilisées.
10:14J'avais utilisé cet exemple
10:16vendredi sur Europe 1
10:18de cette voie
10:19que les justiciables
10:20peuvent utiliser
10:21pour mettre en cause
10:22la responsabilité d'un magistrat
10:23devant le Conseil supérieur
10:24de la magistrature.
10:25Il n'y a eu qu'une seule sanction
10:26en 15 ans.
10:28Voilà.
10:28Et c'était un blâme.
10:29Absolument.
10:29Parce qu'il y a des centaines
10:31de saisines
10:31et c'est Bruno Retailleau
10:33qui le rappelait
10:34dans les colonnes du Parisien
10:35ce week-end.
10:36Vous avez des saisines
10:37qui sont faites
10:37par le justiciable
10:38et vous avez ce fameux
10:40Conseil supérieur
10:40de la magistrature.
10:42Donc, c'est la corporation
10:44qui va sanctionner
10:46ou non les magistrats.
10:48Une seule sanction
10:49sur les 15 dernières années,
10:50c'était un blâme
10:51sur ces saisines.
10:53Je me tourne vers vous,
10:54Éric, Pierre, bien sûr, Mathieu.
10:56Mais on a aussi quelque chose
10:58de très important aujourd'hui.
11:00C'est-à-dire que la famille
11:01de l'IANA
11:02a dit aux Français de venir,
11:05aux proches de venir,
11:06aux élus qui ont participé
11:09à la recherche
11:10de la petite Liana de venir,
11:12mais ils ont banni les politiques.
11:14Ils ont dit,
11:14les politiques,
11:15vous n'êtes pas les bienvenus.
11:16Pas de récupération,
11:18terme qui a été employé,
11:19mais c'est aussi
11:20vous et vos promesses non tenues.
11:22C'est comme ça
11:22que je l'ai traduit.
11:23Vous et vos promesses
11:24ces dernières années.
11:25Ne venez pas sur la photo
11:26pour oublier le nom de ma fille
11:28lorsque vous reprenez le train
11:29pour rentrer à Paris.
11:30Je crains que votre analyse
11:31soit la bonne.
11:32C'est très, très difficile
11:33de commenter ces images.
11:34On aimerait aussi
11:36garder le silence
11:37par respect pour cette famille
11:38qui, depuis dix jours,
11:41vit dans un monde glacé
11:42qui ne se remettra jamais,
11:43il faut bien le dire,
11:44de cette tragédie.
11:46Mais ce n'est pas possible
11:46parce qu'en effet,
11:48c'est une affaire politique.
11:49Alors, je veux bien
11:51ce qui s'est passé,
11:52c'est que l'abomination du crime
11:53et l'énormité du dysfonctionnement
11:55ont obligé
11:56les plus hautes autorités
11:56de l'État à intervenir,
11:57le garde des Sceaux
11:58et le président de la République.
11:59Enfin, le garde des Sceaux
12:00a dit qu'il y avait
12:013 millions de plaintes
12:02en attente,
12:03dont 70 000 concernent
12:04des viols
12:05ou des agressions sexuelles
12:06sur mineurs.
12:07Qui est au pouvoir
12:08depuis dix ans ?
12:09Moi, la question que je pose,
12:10c'est où commence
12:10la responsabilité politique ?
12:12Est-ce qu'on va chercher
12:13tel gendarme,
12:14tel magistrat,
12:15ou est-ce qu'on va faire
12:15le procès d'un système
12:16qui laisse 3 millions
12:17de plaintes,
12:18dont 70 000 concernent
12:19des faits gravissimes
12:21puisque agressions sexuelles
12:22ou viols sur mineurs ?
12:22Qui seront étudiés
12:23avant le 14 juillet prochain.
12:26Revue de fond en comble,
12:27c'était la promesse
12:29de Gérald Darman.
12:30Il a fallu ce drame ?
12:30Combien de fois,
12:31on s'est dit...
12:32Combien de fois,
12:32combien il y a eu de liana ?
12:34Bien sûr.
12:34Et combien de fois,
12:35on s'est dit
12:35mais il faut attendre un drame,
12:37il faut attendre des larmes
12:38et du sang
12:39pour que les responsables politiques
12:41agissent, Pierre Lelouch.
12:42J'ai dit ici,
12:43il y a 48 heures,
12:44je crois d'abord que
12:45c'est...
12:46Moi, franchement,
12:47je ne supporte plus
12:48de voir ces gens
12:50en marche blanche
12:51dans cette tristesse.
12:52Ça ne devrait pas exister.
12:54Et la marche blanche,
12:55malheureusement,
12:56n'est pas une réponse
12:57à ce drame.
12:58La réponse,
12:58elle est institutionnelle
13:00et donc politique.
13:01Il y a un problème
13:03de responsabilité
13:04des magistrats
13:05qui n'ont aucun code
13:06de discipline,
13:07ni aucune sanction réelle.
13:09Et puis,
13:10il y a le non-respect
13:12de la parole de l'enfant
13:14et ces piles de dossiers
13:15que personne ne traite.
13:1770 000 cas,
13:18vous vous rendez compte ?
13:1970 000 cas,
13:20dans 15 jours,
13:21on va trouver la solution
13:22dans un mois ?
13:23Il se laisse un mois
13:25avant de...
13:26Mais quand j'ai entendu
13:27le président de la République
13:28parler de dispensionnement,
13:29je me dis,
13:30il est là depuis 10 ans.
13:31J'ai la même réaction
13:31que M. Nourou.
13:33Je me dis,
13:33attends,
13:34si vous voulez,
13:35le budget de la justice
13:37où il dit,
13:37j'ai tout bien fait,
13:38ça a augmenté et tout,
13:39il faut savoir
13:40que c'est 10 milliards d'euros,
13:41c'est-à-dire 7 fois moins
13:44que les intérêts
13:45que nous payons
13:45sur la dette.
13:47Donc,
13:47où est-ce qu'on met
13:48nos priorités dans ce pays ?
13:49Dans un système
13:50qui va à volo
13:51avec des déficits
13:51dans tous les sens
13:52ou bien on remet de l'argent
13:54dans la fonction régalienne
13:55de l'État
13:56qui est d'abord
13:56de protéger les Français
13:58dedans et dehors ?
13:59C'est ça,
14:00c'est pour ça qu'il y a un État.
14:01Sinon,
14:02si vous enlevez
14:02la notion de protection
14:03et de sécurité des citoyens,
14:05il n'y a plus
14:06de légitimité à l'État.
14:07Donc,
14:07les gens qui parlent aujourd'hui,
14:08commencés par le Président
14:10de la République,
14:10portent la responsabilité
14:12de cette situation.
14:13Cet enfant a été tué
14:15par l'État français
14:16complice du meurtrier.
14:18Car si le meurtrier
14:20avait été interpellé avant,
14:22cette petite-fils
14:22serait toujours vivante
14:23aujourd'hui.
14:24Ce qui est terrible.
14:25Donc,
14:25la réalité,
14:25c'est que cette famille
14:26subit un déni de justice
14:28flagrant
14:29et une faute lourde.
14:30Ce sont les deux choses
14:31qui devraient juridiquement
14:32lui permettre
14:33de saisir l'État
14:34à condition que le CSM
14:35veuille bien
14:36à un moment
14:37se saisir.
14:37Ce sont deux choses.
14:38Ce qui est terrible,
14:39maître Lisborne,
14:40et vous êtes avocate
14:41de SOS Périscolaire,
14:43c'est que depuis
14:45plus d'une semaine,
14:47on sonde les avocats
14:48et puis aussi
14:50les révélations
14:51du scandale
14:52du Périscolaire
14:52à Paris.
14:53On sonde les avocats
14:54sur les violences
14:56faites aux enfants
14:57sexuels
14:58ou même
14:58les violences
14:59tout court.
15:00Et on voit que
15:01ces cas se sont
15:02multipliés
15:03et que vous avez,
15:04vous pouvez me citer,
15:05mais des dizaines
15:06de cas pratiques
15:07où la justice
15:08ne fait pour l'instant
15:09strictement rien.
15:11Tout à fait.
15:12Moi, je dirais que
15:13depuis que j'ai commencé
15:14en tant qu'avocat pénaliste,
15:15donc ça va faire
15:16une vingtaine d'années
15:16maintenant,
15:17j'ai toujours vu
15:18des affaires
15:20d'agression
15:21sur mineurs
15:22qui, de toutes les façons,
15:24sont caractéristiques
15:24du fait que la parole
15:25de l'enfant
15:26est méprisée.
15:27Donc,
15:28je dirais que
15:28la parole
15:29des enfants
15:30a toujours été méprisée,
15:31mais qu'elle l'est
15:32encore au jour d'aujourd'hui.
15:33Quand vous regardez
15:34toutes les affaires
15:34de périscolaire,
15:35effectivement,
15:36où on s'aperçoit
15:37qu'on auditionne
15:38les enfants,
15:39alors parfois,
15:40c'est un petit peu
15:41de façon archaïque,
15:42c'est-à-dire qu'on ne respecte
15:43pas forcément
15:43le protocole Mélanie,
15:45donc on les interroge
15:46en uniforme,
15:47on les terrorise
15:48alors qu'ils sont
15:49dans un commissariat
15:49et que c'est déjà
15:50extrêmement difficile
15:51pour un enfant
15:52de pouvoir verbaliser
15:54ce qu'il a vécu.
15:55Et puis ensuite,
15:57souvent d'ailleurs,
15:58on les interroge
15:59un mois,
16:00deux mois,
16:01voire six mois après,
16:01voire peut-être
16:02même une année
16:03alors que vous avez
16:04des enfants
16:04entre trois et cinq ans
16:05qui peuvent oublier
16:07ce qui leur est arrivé
16:08et ont envie
16:08de passer à autre chose
16:09d'ailleurs.
16:09Donc en fait,
16:10en réalité,
16:11il y a tout un système
16:12déjà au niveau
16:14de l'enquête préliminaire
16:15qu'on doit revoir,
16:17reconsidérer.
16:17Une fois que ça s'est passé
16:19au niveau des procès
16:20et on regarde
16:21les deux procès
16:21qui se sont déroulés
16:22dans le périscolaire
16:23tout récemment
16:24et vous vous apercevez
16:25que vous avez des réquisitions
16:26du ministère public
16:27qui sont extrêmement faibles
16:28mais elles sont scandaleuses
16:29et elles démontrent
16:30que justement,
16:31on a un mépris
16:32en réalité
16:33pour ces enfants
16:34quand vous vous retrouvez
16:35par exemple
16:36avec l'affaire Baudin
16:36où trois ans
16:38d'incarcération,
16:39trois ans d'emprisonnement
16:40avec sursis
16:41dont une ferme
16:42avec aménagement
16:44et bracelet électronique.
16:45C'est un permis
16:46de recommencer.
16:46Mais ça veut dire quoi ?
16:47Ça veut dire qu'en plus
16:48on avait neuf enfants
16:49on retient que pour trois enfants
16:51vous avez les infractions
16:52qui sont caractérisées
16:53infractions sexuelles
16:54ça veut dire qu'en réalité
16:55chaque enfant
16:56quatre mois de bracelet électronique
16:58pour chaque enfant.
16:58Non mais je schématise
16:59bien évidemment
17:00qu'on ne peut pas raisonner
17:01de cette façon
17:01mais c'est une réalité
17:03et je trouve qu'elle est très parlante.
17:04Donc partant de là
17:06partant de là
17:06c'est un pur scandale
17:08à tous les niveaux.
17:10Mathieu.
17:10Vous avez raison de parler
17:11du mépris de la parole
17:12des enfants
17:13parce qu'il y a un chiffre
17:13qui est quand même
17:14absolument abyssal
17:15c'est que dans 6%
17:16des cas de plainte
17:18ça aboutit à une condamnation.
17:20Ce chiffre-là
17:20est désastreux
17:21parce qu'en fait
17:22quel message ça envoie
17:23aux familles de victimes
17:24notamment ?
17:24C'est le suivant
17:25c'est que vous pouvez venir
17:26vous pouvez aller au commissariat
17:27déposer plainte
17:28le système en lui-même
17:30judiciaire
17:31n'arrivera pas
17:32à traiter votre cas.
17:33Et ça c'est aujourd'hui
17:34le véritable sujet.
17:35Au-delà même
17:36de la question du laxisme
17:37puisqu'ensuite après
17:38le problème est que
17:39les peines encourues
17:40ne sont jamais réellement
17:41appliquées dans notre pays.
17:42C'est ça qu'il faut revoir
17:43de fond en comble.
17:43Et lorsque les Français
17:44sont en situation de défiance
17:46à l'égard de l'institution judiciaire
17:47il y a quand même
17:4865% des Français
17:49qui n'ont plus confiance
17:51dans leur justice.
17:52C'est l'institution de la République
17:53qui a la cote de défiance
17:55la plus importante
17:56de toutes les institutions.
17:57Et bien il faut que la justice
17:58fasse son examen de conscience.
18:00Je vous le disais
18:01on a énormément de témoignages
18:02à vous faire écouter.
18:05Pierre vous avez raison
18:05quand vous dites
18:06mais on n'en peut plus
18:07de voir ces marches blanches.
18:08La réponse
18:09elle doit être politique.
18:10Pour la famille
18:12ça peut être important
18:13aussi de se réunir
18:15entre proches
18:16entre amis
18:17entre personnes
18:18de la région
18:19et c'est un temps aussi
18:21j'imagine
18:22qui est un temps essentiel
18:24pour cette famille.
18:25Ça ne règlera rien
18:26mais vous avez bien compris.
18:27ce que je ne sais plus voir
18:29que ça.
18:29Bien sûr.
18:31Juste un mot
18:32si vous me permettez.
18:33Derrière ce laxisme
18:34derrière ce je m'en foutisme
18:36complet
18:36des enfants
18:37et de ce qui leur arrive
18:38il faut savoir
18:39que dans ce pays
18:41il y a eu
18:41après 68
18:42tout un tas de gens
18:43fort bien de leur personne
18:45avec des postes
18:46de responsabilité
18:47y compris à Sciences Po
18:48à la direction
18:49de Sciences Po
18:50qui pratiquaient
18:51ce genre de choses
18:52plus ou moins ouvertement.
18:53Vous voulez que je vous sorte
18:54les unes de certains journaux ?
18:55Mais enfin
18:55la vérité
18:56c'est quand même que
18:57dans un certain nombre
18:58de milieux
18:59c'était assez sympa
19:00la libération sexuelle
19:01des enfants
19:02il y a même des gens
19:03qui ont écrit
19:03je ne veux pas être cruel
19:04je ne citerai personne
19:06je ne citerai personne
19:07mais tout le monde pense
19:07Peut-être qu'il faut les citer
19:08peut-être qu'il faut les citer
19:09ou il faut sortir certaines unes
19:10de certains qui aujourd'hui
19:12font des leçons de morale
19:12C'est une honte
19:13Je vous propose d'écouter
19:14les témoignages
19:15de personnes qui étaient présentes
19:16parce que
19:17il y a
19:18à travers
19:19les témoignages qu'on reçoit
19:22la tristesse
19:23des français aujourd'hui
19:25la sidération
19:26et la colère
19:28la même sensation
19:29que lorsqu'on doit
19:31traiter d'un attentat
19:32c'est comme ça
19:32que je l'ai ressenti
19:34tout au long du week-end
19:35je vous propose
19:36d'écouter
19:36ces français interrogés
19:37au micro de CNews
19:39Pour eux
19:40ça doit être très difficile
19:41et je me mets
19:41effectivement à leur place
19:43en ayant trois enfants
19:44ça peut arriver
19:45à n'importe quel parent
19:46et on aimerait
19:47d'avoir du soutien
19:48Rien n'a été fait
19:49par la justice
19:50et c'est lamentable
19:52ça peut arriver à nous
19:53ça peut arriver à n'importe qui
19:54l'état du Gers
19:56madame
19:56je sais qu'on n'est pas
19:57son nom de famille
19:58mais Clémence
19:59elle doit être virée
20:00de ses fonctions
20:02tout ça
20:02parce que c'est
20:03c'est un dossier
20:04à prendre de suite
20:05c'est pas un dossier
20:06à attendre
20:07comme si c'était
20:07la fête à la saucisse
20:09on est tous parents
20:10ou grands-parents
20:12et voilà
20:13il faut que ça change
20:14comme disait mon mari
20:16j'espère que la nouvelle loi
20:18d'intégralité
20:18va être votée
20:21ou intégrale
20:23la voie
20:23vous avez le maire
20:25de la ville
20:26qui a pris lui aussi
20:27la parole
20:27qui accompagne
20:30d'une grande dignité
20:31ce maire
20:31et d'un grand courage
20:32qui accompagne
20:33la famille
20:34depuis plus d'une semaine
20:36et qui lui
20:37est allé sur le terrain
20:39de la faillite sociétale
20:40qui est allé sur le terrain
20:42aussi de la faillite politique
20:43il dit
20:44c'est un moment
20:45où c'est une ville
20:46qui est en colère
20:47mais c'est pas qu'une ville
20:49c'est un territoire
20:50c'est un pays
20:51qui est en colère
20:51il a compris
20:52que ce drame
20:54dépassait
20:54la ville de Florence
20:56dépassait la région
20:58et que
20:59c'est un traumatisme
21:00dans l'ensemble
21:01des foyers de France
21:03depuis une semaine
21:05nous vivons
21:06dans la sidération
21:08sous les lumières
21:09des caméras
21:10à espérer
21:11que l'innommable
21:12n'ait pas lieu
21:13et pourtant
21:15il a eu lieu
21:18et on veut nous faire croire
21:19que cette tragédie
21:20qui frappe
21:21la famille de Liana
21:21n'est qu'un dysfonctionnement
21:23au milieu d'un système
21:24qui lui marcherait bien
21:28la réalité
21:29c'est que Liana
21:31est le dernier acte
21:32d'une tragédie
21:33qui se joue depuis bien trop longtemps
21:35aujourd'hui
21:37nous sommes une ville en colère
21:40un territoire en colère
21:41un pays en colère
21:45depuis trop longtemps
21:47nous tolérons un système
21:48qui étouffe
21:49au lieu d'entendre
21:50qui dissuade
21:52au lieu d'encourager
21:53en demandant aux enfants
21:55d'avoir une parole d'adulte
21:57dans des lieux d'adultes
21:59avant d'être adulte
22:01et derrière
22:02ce sont les parents
22:03qui se tiennent dans les bras
22:04et vous avez aussi
22:05la tante
22:07et l'oncle de Liana
22:09le maire toujours sur la faillite
22:11et l'objectif
22:12de renverser la tante
22:14c'est une faillite
22:15dans notre mission
22:16la plus importante
22:17en tant qu'élu
22:19en tant que nation
22:21en tant qu'humain
22:24protéger les enfants
22:27c'est bien nous
22:30en tant qu'état
22:32en tant que société
22:34à tant qu'adultes
22:37qui avons le pouvoir
22:38de présider à leur destinée
22:39en étant soit leur protecteur
22:42soit leur bourreau
22:43depuis quelques jours
22:44certains tentent
22:45de protéger le système
22:46en faisant de Liana
22:47de Florence
22:48de la procureure Doche
22:49des gendarmes de Lectour
22:50la somme
22:51de défaillances individuelles
22:53ne nous y trompons pas
22:55il s'agit d'une défaillance sociétale
22:58rien de moins
23:02Liana
23:04Liana ne doit pas être
23:05la goutte d'eau
23:06qui fait déborder le vase
23:09mais elle doit être
23:10la goutte d'eau
23:11qui renverse ce vase
23:14et cette volonté
23:15de renverser la table
23:17c'est une volonté
23:18qui est épousée
23:19par les Français
23:20la question que je me pose
23:21c'est est-ce que
23:22les syndicats de magistrats
23:25vont accepter cela
23:25est-ce que les politiques
23:28vont accepter
23:29d'entendre les Français
23:30est-ce que les syndicats
23:32d'avocats
23:33vont accepter
23:33de vouloir renverser la table
23:35et renverser la table
23:36ça voudrait dire quoi
23:37Pierre Maricel
23:38alors c'est amusant
23:39sur les syndicats de magistrats
23:40parce qu'il y a un syndicat
23:41qui est malheureusement
23:43très connu
23:43qui s'appelle
23:43le syndicat de la magistrature
23:45qui a été créé en juin 68
23:47qui avait pour but
23:48initialement
23:49de renverser la table
23:51et qui disait
23:52abat les ermines
23:53abat les grades
23:54il faut que tous les magistrats
23:55soient au même grade
23:56etc.
23:57et le problème
23:59c'est qu'ils ont
23:59renversé la table
24:00sans faire de bruit
24:01ils se sont emparés
24:02du pouvoir
24:03eux par une espèce
24:04de guérilla médiatique
24:06permanente
24:06dans laquelle
24:07moi je sais
24:07j'ai des témoignages
24:08à l'école nationale
24:08de la magistrature
24:09quand on a un magistrat
24:10de droite
24:10on ne peut pas le dire
24:12quand on a un magistrat
24:12de gauche
24:13il faut absolument
24:14le crier sur tous les toits
24:15et donc il y a une espèce
24:16de terreur intellectuelle
24:17qui règne
24:18dans l'ensemble
24:19du métier
24:19ça veut dire
24:20renverser la table
24:21par exemple
24:21c'est supprimer
24:22les syndicats de magistrats
24:24c'est engager
24:25la responsabilité
24:26des magistrats
24:27je pense que
24:28supprimer les syndicats
24:29de magistrats
24:30il y a un syndicat
24:30de magistrats
24:31qui doit simplement
24:32à qui on doit rappeler
24:33qu'il n'a pas le droit
24:34de faire le mur des cons
24:35il n'a pas le droit
24:36d'appeler à un candidat
24:37pour l'élection présidentielle
24:38il n'a pas le droit
24:38de dépasser les bornes
24:39c'est le syndicat
24:40de la magistrature
24:40et il le fait en permanent
24:41et son fascicule
24:42du manifestant arrêté
24:43il a le droit
24:43absolument
24:43c'est la même chose
24:44non mais parce que
24:45c'est ça
24:45et quand il présente
24:46les émeutiers
24:47comme des révoltés
24:48il a le droit
24:48ou pas ?
24:49c'est exactement
24:49la même chose
24:50donc c'est important
24:51de voir le climat
24:52dans lequel nous sommes
24:54il faut le recadrer
24:55politique et judiciaire
24:56politique du déni
24:58de l'échec
24:58et des promesses non tenues
24:59et une justice
25:00qui aujourd'hui
25:02peut-être
25:03l'indépendance
25:04est essentielle
25:05la responsabilité
25:06l'est tout autant
25:07et peut-être
25:08à oublier
25:08qu'elle rendait
25:09une justice
25:10au nom du peuple français
25:11on continue d'en parler
25:12dans un instant
25:13avec les déclarations
25:14politiques
25:15puisque c'est un scandale
25:18évidemment judiciaire
25:19ça l'est également
25:20politiquement
25:21et on va assister
25:22dans les prochaines heures
25:23à quelque chose
25:23d'historique
25:24c'est-à-dire que
25:24vous avez le garde
25:25des Sceaux
25:25qui est aujourd'hui
25:27en train d'engager
25:28un bras de fer
25:30avec sa propre
25:31administration
25:32avec son propre
25:34corps de métier
25:36en quelque sorte
25:36les magistrats
25:37les avocats
25:37restez avec nous
25:38dans un instant
25:4220h30
25:42sur CNews
25:43et on poursuit
25:45notre échange
25:47autour de
25:47les déclarations
25:49désormais politiques
25:50quelle réponse politique
25:52après ce fiasco
25:53et ce drame
25:54qui a frappé la France
25:55et la disparition
25:56de la petite Liana
25:57je vous propose
25:58d'écouter Gérald Darmanin
25:59qui vendredi soir
26:00présentait ses excuses
26:01au nom de l'institution judiciaire
26:03et qui promettait
26:04des sanctions
26:05et là
26:06il a fait une autre promesse
26:07ce dimanche
26:08il y a 70 000 dossiers
26:09à voir
26:11ou revoir
26:12il promet de les revoir
26:14un par un
26:14jusqu'au 14 juillet prochain
26:17ça concerne
26:18les violences
26:18contre les enfants
26:19écoutez
26:20on va prendre
26:21ressort par ressort
26:22toutes les plaintes
26:23et au 14 juillet
26:25je vais les réunir à nouveau
26:26et moi je ne partirai pas
26:27en vacances
26:28et il n'y a pas un haut magistrat
26:29qui va partir en vacances
26:30tant que je n'aurai pas vu
26:31un par un
26:31les procureurs généraux
26:32pour qu'on fasse le bilan
26:33de sa cour d'appel
26:34qu'on voit ce qui manque
26:35s'il y a des difficultés
26:37ici ou là
26:37peut-être des problèmes
26:38avec le ministère de l'intérieur
26:39peut-être des problèmes
26:40d'experts
26:40parce qu'il manque des psys
26:41ou des médecins légistes
26:43il peut y avoir
26:43ce genre de problème
26:44ce n'est pas manifestement
26:45le cas dans l'affaire de Liana
26:46mais je parle en général
26:47et personne ne partira en vacances
26:49donc je n'aurai pas
26:50la certitude
26:50que toutes les plaintes
26:51pour lesquelles
26:52les procureurs de la République
26:53ont ouvert une enquête
26:54qui concerne les enfants
26:55n'a pas été correctement
26:56leur dire qu'ils ont par ailleurs
26:58jusqu'au 14 juillet
26:59c'est-à-dire un mois
27:00pour reprendre
27:01l'intégralité des plaintes
27:02qui touchent les enfants
27:03l'intégralité des plaintes
27:04qui touchent les enfants
27:04il y en a à peu près 70 000
27:06qui touchent aujourd'hui
27:07les enfants
27:08soit pour des viols
27:10soit pour des attouchements sexuels
27:12alors là maître
27:13on a besoin d'avoir une précision
27:14mais ça veut dire
27:15que c'est un défi pharaonique
27:18non mais c'est surtout
27:19un effet d'annonce
27:20c'est un effet d'annonce
27:21soyons bien clairs
27:22c'est d'ailleurs
27:23c'est impossible
27:24techniquement
27:25techniquement c'est impossible
27:26mais au-delà du fait
27:27que ce soit pas nécessairement possible
27:28vous avez des plaintes
27:29qui ont été déposées
27:30il y a une année
27:31dans le cadre de ces plaintes
27:33qui ont été déposées
27:34l'objectif c'est quoi ?
27:35c'est d'être très rapide
27:36très efficace
27:37pour auditionner
27:38le présumé auteur des faits
27:40ensuite très vite
27:41faire une perquisition
27:42éventuellement à domicile
27:43ce qui va permettre
27:44de mettre la main souvent
27:45sur les portables
27:46et sur toutes les preuves
27:48que vous allez pouvoir
27:49découvrir
27:50dans ce genre d'affaires
27:51de pédocriminalité
27:51alors commencer
27:52à sortir le clairon
27:54pour expliquer
27:54qu'effectivement
27:55on va reprendre
27:56des plaintes
27:57qui ont été déposées
27:57il y a un an
27:58il y a six mois
27:59bon bah écoutez
27:59tout le monde a le temps
28:00de s'organiser
28:01c'est parfait
28:01donc si vous voulez
28:03je pense qu'il faut
28:04prendre les choses
28:04désormais
28:05de façon
28:06tout à fait sérieuse
28:08de commencer
28:09le bourreau ne sait pas
28:10que la plainte
28:11a été déposée forcément
28:12ça dépend
28:13ça dépend
28:13oui mais
28:15donc qu'est-ce qu'on
28:16pardonnez-moi maître
28:16mais qu'est-ce qu'on fait ?
28:18alors déjà
28:18qu'est-ce qu'on fait ?
28:19je préfère avoir quelqu'un
28:20qui me dit
28:21ben là
28:21il y a 70 000 dossiers
28:23avant
28:24le 14 juillet
28:25donc dans un mois
28:26on les a tous revus
28:28je préfère ça
28:29plutôt que de me dire
28:29bon de toutes les façons
28:29ce n'est pas possible
28:30techniquement
28:31de toutes les façons
28:32ce sera impossible
28:33techniquement
28:33ensuite vous avez raison
28:34déjà qu'on puisse avoir
28:36un regard
28:36ne serait-ce qu'ouvrir
28:37le dossier
28:38ce qui n'a pas été fait
28:39dans la majorité
28:40des situations
28:40qu'on puisse auditionner
28:42les enfants
28:43ce qui n'a pas forcément
28:44été fait
28:44dans la majorité
28:45des situations
28:45et puis éventuellement
28:47nous pourrons arriver
28:48à faire aboutir
28:49ces plaintes
28:50moi je rappelle tout de même
28:51que vous n'avez que
28:526% de toutes les plaintes
28:55la multitude des plaintes
28:56qui ont été déposées
28:57dans le cadre
28:59des infractions sexuelles
29:00sur mineurs
29:00vous n'avez que 6%
29:01des plaintes
29:02qui aboutissent
29:02alors inutile de dire
29:04que si nous pouvons
29:05avoir un petit espoir
29:06sur le fait que
29:07ces plaintes soient
29:08un jour
29:08en tout cas traitées
29:10avec le sérieux
29:11avec laquelle
29:12elles doivent être traitées
29:13bien écoutez
29:14gardons
29:15soyons optimistes
29:15Pierre-Marie Sèvres
29:17je trouve ça
29:18plutôt bien
29:19d'avoir quand même
29:20un ministre
29:20qui est volontaire
29:21je pense qu'effectivement
29:22ce dont il s'agit là
29:23c'est rouvrir le dossier
29:25effectivement il y aura
29:26peu d'actes d'enquête
29:27nouveaux
29:28peut-être pour les cas
29:29les plus urgents
29:29peut-être qu'il y aura
29:30une nouvelle hiérarchie
29:31moi je pense quand même
29:32qu'au sein de la magistrature
29:33là pendant les prochaines semaines
29:35peut-être espérons
29:36les prochains mois
29:36il y aura quand même
29:37un petit peu
29:38un sentiment
29:39d'urgence
29:41je pense au sein
29:42des parquets
29:43ça me paraît
29:44les procureurs généraux
29:45sont partiellement
29:46en tout cas
29:46sous l'autorité
29:47du garde des Sceaux
29:48donc bon
29:49si le garde des Sceaux
29:51ce qu'il aurait pu avoir avant
29:52par exemple
29:52pour les affaires du périscolaire
29:54il aurait pu avoir
29:54un peu plus
29:55de volontarisme
29:56mais là en l'occurrence
29:56il en a
29:57je pense quand même
29:57que ça va les pousser
29:58à aller un peu plus vite
29:59ça ne règlera certainement
30:00pas tous les problèmes
30:01si je peux permettre
30:01le même garde des Sceaux
30:03qui avait fait valoir
30:04la circulaire
30:05aux parquetiers
30:06en leur demandant
30:07de mettre les dossiers
30:08justement
30:09qui traitaient des infractions
30:10sexuelles sur mineurs
30:11en haut de la pile
30:12et la réalité
30:13est que ces dossiers
30:14sont toujours
30:14c'est bien le signe
30:15que les parquetiers
30:16qui ont un problème
30:17dans la justice
30:18si vous avez
30:18vous donnez l'anecdote
30:19sur les circulaires
30:21les gardes de Sceaux
30:22envoient des circulaires
30:22ce sont des instructions générales
30:24mettez plus d'emphase là-dessus
30:25mettez plus d'emphase là-dessus
30:26plus d'emphase là-dessus
30:28j'ai un témoignage
30:29d'un magistrat
30:29qui m'a dit
30:31qu'en moyenne
30:32il lisait
30:32une circulaire sur six
30:33c'était il y a des années
30:34c'était il y a plusieurs années
30:35c'est normal
30:36les circulaires
30:37il y en a plein
30:38donc
30:39et ce sont
30:40des instructions générales
30:41donc
30:41c'est
30:44le seul avantage
30:45le seul avantage
30:48Gérald Darmanin
30:49il a un avantage
30:50c'est qu'il va donner
30:51un grand coup de pied
30:51dans la formule hier
30:52et dire qu'il y a
30:53un état d'urgence
30:54sur ce sujet
30:55après
30:55sur les actes d'enquête
30:57qui n'ont pas été faits
30:57on ne pourra pas
30:58traiter 70 000 dossiers
31:00d'ici le 14 juillet
31:02par contre
31:02il va donner
31:03un coup d'accélérateur
31:05aux parquetiers
31:06et aux procurants
31:07en leur disant
31:07voilà c'est prioritaire
31:08et il prend à témoin
31:09les français
31:10il faut espérer
31:11maintenant que les procs
31:12s'y mettent
31:13mais c'est très
31:14là où vous avez
31:16peut-être raison
31:17c'est que
31:18dans ce drame
31:19il y a aussi
31:20le drame
31:21d'une justice
31:21qui est en train
31:22de crever
31:22et c'est pas moi
31:23qui le dit
31:23je recevais
31:24sur Europe 1
31:25entre 11h et 13h
31:26ce dimanche
31:27un avocat
31:28qui est spécialisé
31:30dans les violences
31:31faites aux enfants
31:32vous parlez
31:33vous vous battez
31:34pour le périscolaire
31:35à Paris
31:35il se bat
31:36pour le périscolaire
31:37à Lyon
31:37il me dit
31:38que la situation
31:39à Lyon
31:39elle est là aussi
31:41très grave
31:42que la justice
31:44ne fait absolument rien
31:45et qu'il faut que
31:46pour qu'il y ait
31:47intervention
31:48policière
31:49ou de la justice
31:50il faut que ça soit
31:51médiatisé
31:51mais écoutez
31:52il me dit
31:53la justice est morte
31:54voilà
31:55c'est son expression
31:57écoutez
31:58le constat
31:59que nous faisons
32:00aujourd'hui
32:01et l'association
32:03Innocence en danger
32:04travaille sur ces problèmes
32:06d'agression
32:07et d'infraction
32:08commis sur les enfants
32:09depuis maintenant
32:10près de 40 ans
32:12la certitude
32:13que nous avons
32:13aujourd'hui
32:14c'est que la justice
32:15est morte
32:16elle n'est pas
32:17en train de mourir
32:18elle est morte
32:19la justice
32:20n'existe plus
32:21la justice
32:22n'existe plus
32:23c'est un avocat
32:24qui vous le dit
32:24et c'est la même formule
32:26que Gilles-William-Golnadel
32:28qui depuis 20 ans
32:29voit la justice
32:30en train de mourir
32:31elle meurt par idéologie
32:33elle meurt peut-être
32:33par manque de moyens
32:34elle meurt peut-être aussi
32:35par indifférence parfois
32:37par laxisme que sais-je
32:38et c'est là
32:40une formule
32:41qui est employée
32:41par quelqu'un
32:41qui travaille
32:42est-ce que vous partagez
32:43ce constat par exemple
32:44je vous précise juste
32:47que SES périscolaire
32:48s'occupe des affaires
32:49aussi au niveau national
32:50donc vraiment
32:52on a des remontées
32:53d'informations
32:54qui sont terribles
32:55dans toutes les régions
32:55de France
32:56je tiens à le préciser
32:56ce que je voulais dire
32:57c'est que vous aviez
32:57beaucoup parlé
32:58du périscolaire à Paris
32:59Paris oui
33:00c'est vrai que ça a été
33:01vraiment
33:01c'est surtout que la lumière
33:02a été mise sur Paris
33:03l'épicentre était
33:03aujourd'hui
33:04absolument
33:05la justice est morte
33:07moi je dirais
33:08que la justice
33:08a toujours été morte
33:10en ce qui concerne
33:11les enfants
33:12et le traitement
33:12des dossiers
33:13où les enfants mineurs
33:15sont concernés
33:16voilà ce que je vous dirais
33:17moi
33:17mais justement
33:18c'est là où je vous suis
33:19un peu moins
33:19sur la question de Gérald Darmanin
33:21et on vous le dit
33:22et on dit tous
33:23ça a raison qu'aujourd'hui
33:24le problème de la justice
33:25c'est qu'elle protège davantage
33:26les droits des criminels
33:28et des délinquants
33:29plutôt que protéger
33:30la victime et la société
33:31alors là au moins
33:32peut-être
33:33on va avoir
33:33sur les 70 000 cas
33:34évidemment
33:35tout ne sera pas réouvert
33:36etc
33:36évidemment
33:37mais si ça peut sauver
33:38en mettant
33:39en détention provisoire
33:40par exemple
33:40certaines personnes
33:42qui sont
33:43dont on sait déjà
33:44qu'il y a une plainte
33:45contre la personne
33:45que l'auteur même parfois
33:47a reconnu les faits
33:48et pour autant
33:48il n'y a toujours pas
33:49de procédure pénale enclenchée
33:50peut-être que dans certains cas
33:52il va y avoir
33:53le système judiciaire
33:55va pouvoir interpeller des gens
33:57va pouvoir les mettre
33:57en détention provisoire
33:59et la justice
34:00va pouvoir commencer
34:00à faire son travail
34:01si on peut sauver
34:02ne serait-ce que
34:0310, 15, 20 personnes
34:05de potentiels récidivistes
34:06déjà
34:07j'ai envie de dire
34:07c'est tant mieux
34:08c'est peut-être mon côté
34:09un peu jeune et naïf
34:10mais tant mieux au moins
34:11d'arriver à cela
34:12sur un mois
34:13de travail
34:14parce que sinon
34:14en fait
34:14on va laisser des gens
34:15qui vont subir
34:16la récidive des autres
34:17je tiens tout de même
34:18juste à préciser
34:19qu'à partir du moment
34:19où un auteur
34:20reconnaît les faits
34:21généralement
34:22la procédure
34:23ne reste pas
34:23dans un état
34:24de latence
34:26c'est-à-dire que
34:27où effectivement
34:28il y a renvoi devant
34:28le tribunal correctionnel
34:29ou en tout cas
34:30pour le moins
34:31il peut y avoir aussi
34:31une information judiciaire
34:32mais ce ne sont pas
34:33ces affaires-là
34:34qui vont permettre
34:35effectivement
34:35d'être accélérées
34:36il y a un choix sociétal
34:38dans toute cette affaire
34:39l'éléphant dans la pièce
34:41c'est le choix
34:42des français
34:43pour un système
34:44de protection sociale
34:46qui coûte 900
34:47900 milliards d'euros
34:49qui est financé
34:50par l'impôt
34:51mais aussi par la dette
34:52par rapport à ces 900 milliards
34:53vous avez 10
34:54pour la justice
34:556 pour la police
34:57et très peu
34:58pour la défense
34:59puisqu'on tourne
34:59autour de 50
35:00sur 900
35:02comparé à cette pyramide
35:04de 900 milliards
35:05donc soit
35:06il y a un choix
35:06de société
35:07qui va dire
35:08bon
35:08les gens vont être
35:09peut-être moins
35:10arrosés de subventions
35:11et de chèques divers
35:12mais on aura une justice
35:13et une police
35:14soit on continue comme ça
35:15et quand il y a un drame
35:16on se réveille
35:18sous d'un coup
35:18et on dit
35:19ah mon dieu
35:19ça ne fonctionne pas
35:20la justice est morte
35:21et effectivement
35:22il y a un tas
35:23de procureurs
35:24qui travaillent
35:24avec très peu de moyens
35:25les avocats
35:26n'en parlons pas
35:26et évidemment
35:28que les gens sont mal protégés
35:29ou pas protégés
35:30les affaires civiles
35:31vous le savez bien
35:31ça peut durer
35:328-10 ans
35:33pour traiter une affaire civile
35:35en France
35:35c'est impensable
35:37Juste une réflexion
35:38sur ce qu'a dit
35:39cet avocat
35:40qui est quand même
35:40assez sidérant
35:41est-ce que ça signifie
35:42que
35:42parce que là
35:43on est en train
35:43de parler de la justice
35:45relative au viol
35:46et à l'agression sur mineurs
35:47est-ce que ça veut dire
35:48que sur les 3 millions
35:49de plaintes
35:50indépendamment
35:51de la justice sur mineurs
35:52il y a quand même
35:52des choses très graves
35:53est-ce que ça veut dire
35:54que celles-là
35:55elles sont perdues
35:55c'est-à-dire qu'on fait
35:57une procédure d'urgence
35:58pour ce dossier
35:58mais que
35:59ça peut être
36:00des plaintes pour agression
36:01des choses très sérieuses
36:02celles-là
36:03ne seront jamais traitées
36:03Vous êtes rentré
36:04dans une gendarmerie
36:05ou un commissariat
36:06pour déposer plainte
36:08Vous avez vu
36:08ce que ça prend tout le temps
36:09Vous avez eu des retours
36:11Non
36:11Mais au-delà de ça
36:12regardez
36:13puisque vous parlez
36:14d'autres sujets
36:14dans un instant
36:15on parlera des émeutes
36:16Vous trouvez qu'il y a
36:17une forme de vitalité
36:18de la justice
36:19quand vous voyez
36:19les sanctions
36:20contre les émeutiers
36:21Pierre-Marie
36:22Sur cette affaire
36:24Liana
36:24j'observe très régulièrement
36:27la justice
36:27vous le savez
36:28maître certainement vous aussi
36:29je ne suis pas le seul
36:30autour de cette table
36:31c'est vrai que
36:32je trouve extrêmement difficile
36:33de démêler
36:34on n'a pas encore
36:35les résultats de l'enquête
36:36de l'inspection générale
36:37de la justice
36:37je trouve très difficile
36:38de démêler
36:39quels sont les vrais
36:39les problèmes plus profonds
36:41et ça me fait penser
36:42à l'affaire d'Elias
36:43le meurtre d'Elias
36:44l'année dernière
36:45en février
36:46on a eu les résultats
36:47en septembre dernier
36:492025
36:49du rapport
36:50de l'inspection générale
36:51et c'est pareil
36:52en fait
36:52quand on regarde
36:53le rapport
36:54de l'inspection générale
36:55en fait c'est
36:56c'est un ensemble
36:57qui dysfonctionne
36:57c'est tout
36:58qui dysfonctionne
36:59c'est pas juste
37:00un magistrat
37:00qui a oublié
37:01une signature
37:01non c'est plein
37:02c'est un, deux, trois
37:03quatre magistrats
37:03une, deux, trois
37:04procédures
37:05qui n'ont pas été
37:05bien suivies
37:06qui étaient trop lentes
37:07qui étaient etc.
37:08donc c'est un problème
37:10la conclusion
37:11à laquelle doit
37:12on est encore
37:13en attente évidemment
37:14du rapport
37:15de l'inspection générale
37:15mais la conclusion
37:16à laquelle doit nous mener
37:17cette affaire
37:18pour le moment
37:18c'est que
37:19le système en lui-même
37:21a besoin
37:21d'un coup de balai
37:23dernier mot
37:24politique à présent
37:25c'est le ministre
37:27de l'intérieur
37:28qui a pris la parole
37:29et qui parle
37:30d'un échec
37:31d'un drame
37:33je constate d'ailleurs
37:34que
37:36le constat
37:37qu'il fait
37:38il n'y aura pas
37:39de polémique
37:39certains avaient été surpris
37:41par les propos
37:42qu'il avait pu tenir
37:42la semaine dernière
37:43pour les émeutes
37:44en disant
37:44ça a été globalement
37:46bien contrôlé
37:47là il dit
37:47cette affaire
37:48est un échec
37:49c'est un drame
37:50qui aurait pu être évité
37:51il y a eu des dysfonctionnements
37:52et un manque de bon sens
37:54bon
37:55le terme dysfonctionnement
37:57peut heurter
37:57mais la substantifique moelle
38:00c'est de voir
38:01que vous avez un ministre
38:02de l'intérieur
38:03là qui assume
38:05et un état
38:06qui va assumer
38:07sa responsabilité
38:08j'ai presque envie
38:09de dire enfin
38:09mais pardonnez-moi
38:10vous parlez d'Elias
38:11mais Lola c'est quoi ?
38:12c'est la promesse
38:14de 100%
38:14d'exécution
38:16d'OQTF
38:16cette promesse
38:17n'a jamais été exécutée
38:18et je me tourne vers
38:19Pierre-Maricef
38:20parce qu'à l'époque
38:20de l'affaire Lola
38:22c'est à ce moment-là
38:23où médiatiquement
38:24on a pu vous voir
38:26parler de la justice
38:27et il a été
38:28traîné dans la boue
38:30à cette période-là
38:31alors qu'il a eu le malheur
38:32d'aller poser
38:33les bonnes questions
38:34sur la faillite judiciaire
38:35et la faillite administrative
38:37c'est-à-dire que
38:38et le fiasco
38:39il est également médiatique
38:40et ça je le dis
38:41depuis vendredi
38:42parce que les médias
38:43qui se sont mobilisés
38:44pour l'INA
38:44et tant mieux
38:45ont regardé ailleurs
38:46pour Lola
38:47pour Elias
38:48pour Thomas
38:49ont même parfois
38:50réécrit l'histoire
38:51donc la responsabilité
38:53je vais vous dire
38:53elle est totale
38:54c'est pour ça que le maire
38:55quand il dit
38:55c'est un problème sociétal
38:57je trouve que cette formule
38:58est peut-être
38:59la plus importante
39:00mais surtout
39:01que la société
39:02enfin
39:02et c'est là où
39:03moi en revanche
39:03j'ai beaucoup d'espoir
39:04lorsque je vois
39:05cette mobilisation
39:06moi aussi
39:07je me dis que
39:08en fait en réalité
39:09d'ailleurs quand on voit
39:10les réquisitions
39:10du ministère public
39:13ils ne font que reprendre
39:15ils prennent ces réquisitions
39:16au nom de la société
39:17donc moi ce que j'espère
39:18c'est qu'il va y avoir
39:19enfin une prise de conscience
39:20sociétale
39:21qui va faire que
39:22eh bien ces dossiers
39:23parce que c'est du bon sens
39:24aussi au niveau des parquetiers
39:25c'est que ces dossiers
39:26ne soient plus sous la pile
39:27mais sur la pile
39:28et que portés
39:30par cette ardeur
39:32dans la rue
39:33qu'on arrive
39:34enfin
39:34à pouvoir
39:36être avec nos enfants
39:37et les soutenir
39:38parce que ce sont
39:39les plus vulnérables
39:40ils en ont besoin
39:41voilà ce qu'on pouvait dire
39:43sur la disparition
39:44de la petite Liana
39:45et vraiment
39:46une nouvelle fois
39:47ayant une pensée
39:48pour la famille
39:50de Liana
39:51et pour tous les habitants
39:52du Gers
39:53autre sujet
39:54mais qui rejoint
39:56c'est-à-dire
39:56que la faillite judiciaire
39:57et la faillite sécuritaire
39:58on l'a vécu
39:59la semaine dernière
40:01je vais me tourner vers vous
40:02Mathieu Hock
40:02ce n'est pas prévu
40:04que vous soyez
40:04dans notre émission
40:05ce dimanche soir
40:05mais vous avez proposé
40:08avec votre institut
40:10je vais prendre
40:10énormément de précautions
40:12puisque ce ne sont pas
40:12les chiffres officiels
40:14et c'est un bilan
40:16que vous présentez
40:16avec votre cercle
40:17de réflexion
40:18vous dites que c'est
40:19une estimation
40:19un bilan provisoire
40:21mais tout le monde
40:22se pose la question
40:23du coup
40:24des émeutes
40:25parce qu'il ne faut pas
40:26parler de
40:27c'était quoi
40:28d'ébordement
40:30Jérôme Fourquet
40:31a parlé de violence émeutière
40:32des émeutes
40:33pourquoi je dis
40:34dès au mois de mai
40:35parce qu'il y a eu
40:35la demi-finale
40:36de Ligue des Champions
40:37et il y a eu la finale
40:38alors combien ça a
40:40pu coûter ?
40:40Alors le chiffre
40:41qu'il faut retenir
40:42cher Eliott
40:43c'est 104,6 millions d'euros
40:46c'est le coût
40:47direct et indirect
40:48des émeutes
40:49qui ont été consécutives
40:50aux deux matchs
40:51du Paris Saint-Germain
40:52donc le 6 mai
40:542026
40:55PSG Bayern
40:55et la finale
40:56de la Ligue des Champions
40:57donc le 30 mai dernier
40:59donc le mois de mai
41:00nous aura coûté
41:00tous collectivement
41:01104 millions d'euros
41:03ça s'illustre
41:04par trois postes de coût
41:06très clairs
41:06un
41:07c'est
41:08le dispositif
41:10humain
41:11policier
41:13de gendarmerie
41:14et des sapeurs-pompiers
41:15premier poste de coût
41:16environ 20 millions d'euros
41:17à peu près
41:18deuxième poste de coût
41:19ensuite après
41:20les
41:22on va le voir
41:23à l'écran
41:24également
41:24les dégradations
41:25donc tout ce qu'on appelle
41:27la casse
41:27donc les dégradations
41:28de l'espace public
41:29mais également
41:31des commerçants
41:33et des restaurations
41:36et des restaurations
41:36et donc c'est le deuxième
41:38c'est ce exactement
41:39donc 33 millions d'euros
41:41puis ensuite après
41:42les coûts indirects
41:43et ça c'est la surprise
41:45qu'une partie des français
41:47verront du coup
41:48l'année prochaine
41:48c'est l'augmentation
41:49des tarifs
41:50assurantiels
41:51comme il y a eu lieu
41:52après les émeutes
41:53de 2023
41:54notamment
41:55des primes assurances
41:56notamment sur les voitures
41:57par exemple
41:58vont être relevées
41:59par les assureurs
42:00parce que c'est normal
42:00ils subissent le coût
42:02des dégradations
42:03en couvrant
42:04les commerçants
42:05le manque à gagner
42:06des commerçants
42:06en couvrant
42:07également les destructions
42:09et également
42:10les destructions
42:10de l'état
42:11et donc il répercute
42:12sur les français
42:14le coût de ces émeutes
42:16donc 104 millions d'euros
42:17rien que pour le mois
42:19de mai
42:192026
42:20il faut savoir
42:21qu'on aura évidemment
42:22la coupe du monde
42:22la fête de la musique
42:23le 14 juillet
42:24la Saint-Sylvestre
42:25notamment
42:26sur la ventilation
42:27des dépenses directes
42:28vous avez aussi fait
42:29un camembert
42:30pour comprendre
42:31la différence
42:32entre le coût
42:33de la demi-finale
42:34et le coût
42:35de la finale
42:35et on voit que
42:37lors de la finale
42:38effectivement
42:38ça a été massif
42:40moins plus important
42:41que la demi-finale
42:42tout à fait
42:43dans notre étude
42:44qu'on a réalisé
42:45avec William Tay
42:46et Philippe Mosselin
42:47on a vu en fait
42:48la chose suivante
42:49c'est que le 30 mai
42:50a coûté beaucoup plus cher
42:51donc c'est l'inverse
42:53en fait
42:53le 30 mai
42:54a coûté 93%
42:56en gros
42:56des dépenses directes
42:58ont eu lieu
42:58lors du 30 mai
42:59donc de la finale
43:00et le reste
43:01c'est la demi-finale
43:02pour une simple
43:02et bonne raison
43:03en fait
43:03que le coût
43:04de dispositifs policiers
43:05et le coût
43:06des sapeurs-pompiers
43:07n'avaient été
43:07beaucoup moindre
43:08puisqu'ils n'avaient pas
43:09été anticipés
43:10de tels débordements
43:11donc on voit aussi
43:12une forme
43:12de coups liés
43:14à l'inaction sécuritaire
43:15c'est un terme
43:16que vous connaissez
43:18très bien
43:18Pierre-Marie
43:19qui aussi
43:20est à souligner
43:21100 millions
43:22alors c'est une estimation
43:24ce qui serait intéressant
43:25c'est d'interpeller
43:26la préfecture
43:27le ministère de l'intérieur
43:28même le ministère
43:29de l'économie
43:31c'est de les interpeller
43:34pour savoir
43:34si eux-mêmes
43:35ont réussi
43:35à budgéter
43:36le coût
43:37de telle situation
43:38c'est surtout
43:39ce qui est sidérant
43:40c'est que quand on voit
43:42des sommes pareilles
43:43il y a quand même eu
43:43dans un premier temps
43:44un déni de réalité
43:45c'est-à-dire en nous disant
43:46ça a été globalement
43:47sous contrôle
43:48et puis c'est des débordements
43:50des débordements
43:50ça ne fait pas 100 millions
43:51des débordements
43:52ça fait un peu de casse
43:53ça fait quelques milliers
43:54d'euros
43:54c'est-à-dire c'est comme
43:55dans l'affaire Liana
43:58on sort un peu
43:59du déni de réalité
44:00on n'est pas encore
44:00dans l'action
44:01mais c'est lent
44:01on met des années
44:03parce que les gens
44:04qui assistent
44:05à ces émeutes
44:06il faut quand même
44:07nommer les choses
44:08parlant en nom
44:08savent très bien
44:09que ce n'est pas
44:09des débordements
44:10il y a quand même
44:10des gens qui tirent
44:11maintenant
44:11avec des mortiers
44:12d'artifice
44:13ça n'a rien à voir
44:13avec des feux d'artifice
44:14c'est des bazookas
44:16maintenant
44:16qui sont à tir tendu
44:18vers les forces de l'ordre
44:19à 30 mètres
44:19ça transperce quelqu'un
44:20donc voilà
44:21on a affaire
44:21à des scènes de guerre
44:22donc avec des dégâts
44:24qui sont à l'avenant
44:25écoutez
44:26moi je me réjouis
44:27que en effet
44:28le ministre de l'Intérieur
44:29ait changé de discours
44:30maintenant j'attends
44:30le stade suivant
44:35qui les mesure
44:35à la hauteur des dégâts
44:38572 gardés à vue
44:393 individus
44:40ont écopé
44:40d'une peine de prison
44:42Mathieu
44:43vous vouliez dire un dernier
44:44je voulais
44:45par rapport au sujet
44:46de la justice
44:46qui nous concerne
44:47100 millions d'euros
44:48vous savez que c'est le coût
44:49d'une construction
44:49d'une prison
44:50de 200 places
44:51aujourd'hui dans le pays
44:52donc c'est pareil
44:53à un moment donné
44:53il y a aussi des choix
44:54politiques
44:55qui doivent se faire
44:56collectivement
44:57quand vous vous laissez
44:58prospérer
45:00une insécurité
45:01en plein essor
45:03que ce soit lors
45:03des violences urbaines
45:04mais même une insécurité
45:05du quotidien
45:06c'est autant d'argent
45:07que vous n'avez pas
45:08du coup pour pouvoir
45:09rétablir une forme
45:11de politique d'autorité
45:13rétablir une véritable
45:14politique carcérale
45:15et comme l'a dit
45:16Pierre Lelouch tout à l'heure
45:17aussi à la question
45:17des dépenses sociales
45:18on a déversé
45:19des centaines
45:21de millions d'euros
45:22parfois dans
45:23la politique de la ville
45:25depuis les années 2000
45:26et aujourd'hui
45:28pour quel résultat
45:29pour quel résultat
45:30et bien
45:30une insécurité
45:32débordante
45:33un taux de pauvreté
45:33qui est toujours important
45:34c'est ça aujourd'hui
45:35le véritable problème
45:37écoutez
45:38c'est quand même
45:39affolant
45:39juste un mot
45:40vous ne comptez quand même pas
45:41sur monsieur Nunez
45:42et ce gouvernement
45:43pour changer ça
45:44d'ici l'exemps présidentiel
45:45parce que sinon
45:46vous allez être vraiment déçus
45:47ils sont juste là
45:49parce que c'est encore
45:50au chaud
45:51100 millions
45:52les émeutes
45:53de 2023
45:54c'est un milliard
45:55et là
45:57imaginez
45:57vous avez la coupe du monde
45:58en juin
45:59qui va commencer
46:00un milliard
46:01c'est le coût
46:01du déplacement
46:03du groupe
46:03de Porte Lyon
46:04dans le golfe
46:05autre sujet
46:06et
46:08je ne l'ai pas traité
46:09tout au long du week-end
46:10j'étais très attentif
46:11et je vois que d'ailleurs
46:12aucun média
46:13ne l'avait traité
46:13mais peut-être
46:14parce que ça concerne
46:16Xavier Niel
46:17je suis toujours
46:18très prudent
46:20quand Mediapart
46:21publie une information
46:23toujours être
46:25vraiment extrêmement prudent
46:26et prendre ses listes
46:27c'est un très bon réflexe
46:29ce week-end
46:30Mediapart a publié
46:31un article
46:32qui s'appelle
46:32la coûteuse passion
46:33de Xavier Niel
46:34pour les paparazzades
46:35il explique
46:37donc dans cet article
46:38que Xavier Niel
46:40a investi
46:41dans une
46:41et il le fait déjà
46:43depuis longtemps
46:43dans
46:45Best Image
46:46c'est une agence
46:47de photos
46:47mais qu'est-ce
46:48qui est présenté
46:49c'est que vous savez
46:50la fameuse paparazzade
46:51de Charles Aloncle
46:53avec
46:54son assistante
46:55parlementaire
46:56qui a été présentée
46:57dans d'autres médias
46:58comme sa
47:00compagne
47:00sa femme
47:01à tel point
47:02que ça a provoqué
47:03quand même
47:04la saisine
47:05la saisine
47:06on peut sourire un peu
47:07tellement que l'actualité
47:08est dramatique
47:08là on est sur une actualité
47:10un peu pathétique
47:11la saisine
47:12déontologue
47:13de l'Assemblée nationale
47:14qui n'a pas autre chose
47:14à faire
47:15d'accord
47:15et qui a blanchi
47:16complètement
47:17Charles Aloncle
47:18mais
47:19il semblerait
47:21que Xavier Niel
47:23soit très attentif
47:24à l'idée
47:25de
47:27voir ce qui se passe
47:28du côté
47:29de Charles Aloncle
47:30imaginez un seul instant
47:31pourquoi ?
47:33parce qu'il n'a pas supporté
47:34la commission d'enquête
47:35peut-être
47:36peut-être
47:36peut-être
47:38imaginez un seul instant
47:40que ça soit
47:41un autre grand patron
47:42de presse
47:43propriétaire de médias
47:44qui utilise
47:45l'un de ces médias
47:46people
47:47pour faire une paparazzade
47:49et s'attaquer
47:49à un adversaire politique
47:51ou non
47:51j'imagine que le monde
47:53enquêterait
47:54que Libération
47:55ferait de même
47:55voilà
47:56là je reste très prudent
47:57il y a un autre aspect fâcheux
47:58alors en effet
47:59si c'était l'inverse
48:00les sirènes
48:01retentiraient jour et nuit
48:02mais c'est quand même
48:03des méthodes
48:03de régime totalitaire
48:04il faut bien le dire
48:05d'essayer de
48:06compromat
48:08c'est ce qu'on disait
48:09du temps du KGB
48:10et compromat
48:11voilà
48:14ils importent quand même
48:16des choses
48:16très très fâcheuses
48:17de régime totalitaire
48:18on est au-delà
48:19de la limite
48:20dans le même temps
48:21le milliardaire
48:22c'est Mediapart
48:23médias de confiance
48:24je me souviens
48:26que quand même
48:26comment il s'appelle
48:27monsieur qui
48:28merci
48:29bien sûr
48:31monsieur Plenel
48:31que tout le monde connaît
48:32avait interrogé
48:33Emmanuel Macron
48:34médias de confiance
48:35le milliardaire a fait circuler
48:37avant publication
48:38les précieuses photos
48:39c'est Mediapart qui le dit
48:40non signé
48:40visant le député Charles Aloncle
48:42qu'il avait virulement
48:43mis en cause
48:44à l'Assemblée Nationale
48:45alors Charles Aloncle
48:46et pourquoi j'en parle maintenant
48:48c'est une saloperie là
48:48là on est dans le registre
48:49de la saloperie
48:50pourquoi je vous en parle maintenant
48:51parce que
48:52j'ai pas l'habitude
48:53de parler de saloperie
48:54c'est votre expression
48:55c'est parce que
48:56ça devient un fait politique
48:57puisque le principal intéressé
48:59vient de réagir
49:00sur les réseaux sociaux
49:01et sur Twitter
49:02on va lire ensemble
49:03la déclaration de Charles Aloncle
49:04il parle de
49:05traque dans Paris
49:06jusqu'à la porte
49:07de son domicile
49:07plus la diffusion illégale
49:08de photos portant atteinte
49:09à ma vie privée
49:10aurait donc été organisée
49:12financée et relayée
49:13par Xavier Niel
49:13de quel droit
49:14un milliardaire mécontent
49:15d'avoir eu à rendre
49:16des comptes peut-il
49:17en toute impunité
49:18utiliser ses moyens financiers
49:19et médiatiques
49:20pour intimider
49:20surveiller
49:21et salir un parlementaire
49:23dont le seul tort
49:24est d'avoir enquêté
49:25sur ses contrats
49:26passés avec le service public
49:28avez-vous d'ailleurs entendu
49:29la moindre réaction
49:30de la présidente de l'Assemblée
49:31ça vient de tomber
49:32donc j'imagine que
49:33la présidente de l'Assemblée
49:34va peut-être même
49:35jusqu'à saisir la justice
49:36parce qu'elle va protéger
49:37les députés
49:38de l'Assemblée nationale
49:39pour lui c'est imminent
49:39ou au moins
49:40allez
49:41n'allons pas jusque là
49:42parce que la justice
49:43est occupée à des sujets
49:44peut-être plus importants
49:45mais peut-être au moins
49:46réagir et apporter son soutien
49:48à Charles Aloncle
49:48non mais il y a un autre angle
49:49c'est que
49:50c'est possible
49:50faut-il que monsieur Aloncle
49:52ait quand même fouillé
49:53dans quelque chose
49:54de délicat quand même
49:55non mais c'est incroyable
49:56vraiment il a dû toucher
49:57des nerfs très à vif
49:58pour qu'on lui
49:59on lui mette aux pattes
50:00des barbouseries
50:01c'est un parlementaire
50:02intéressant
50:03un parlementaire
50:04c'est grave
50:04non mais c'est gravissime
50:05il parle de méthode mafieuse
50:09il fait fonctionner la démocratie
50:11avec sa commission d'enquête
50:12et il se fait attaquer
50:14par des acteurs privés
50:15mécontents
50:15je vais vous dire une chose
50:16grave ici
50:16on attend l'article 40
50:18de la présidente de l'Assemblée
50:19je n'ai jamais eu confiance
50:19dans les articles de Mediapart
50:21donc je n'y crois pas
50:22une seule seconde
50:24je n'y crois pas
50:25une seule seconde
50:26je ne peux pas imaginer
50:27que Xavier Niel
50:28se soit intéressé
50:29à la vie privée
50:30de Charles Aloncle
50:31ou alors avant publication
50:32et fait relayer
50:34les photos
50:35qui représentent
50:36Charles Aloncle
50:37avec sa nouvelle compétition
50:37je n'y crois pas
50:38une seule seconde
50:39ce n'est pas possible
50:40moi
50:41médias de confiance
50:41Mediapart
50:42ça ne va pas aussi
50:43non c'est vrai
50:44on n'est presque convaincu
50:45mais en tous les cas
50:46je vais vous donner
50:47la réaction quand même
50:49de Charles Aloncle
50:50ça fait du bien
50:50un peu de sourire
50:51après ce week-end
50:52extrêmement bouleversant
50:54je vais vous remercier
50:55tous les cinq
50:58une autre actualité
50:59extrêmement lourde
51:00vient de tomber
51:01puisque dans le Loiret
51:02un hélicoptère
51:03de la gendarmerie
51:04s'est écrasé
51:05près d'Orléans
51:06plusieurs morts
51:07à déplorer
51:08et j'ai reçu
51:11le message
51:11d'un membre
51:13de la gendarmerie
51:13qui me dit
51:14le bilan sera lourd
51:16malheureusement
51:16que nos camarades
51:18reposent en paix
51:19nous restons mobilisés
51:21pour les familles
51:22c'est le major
51:24Christophe Com
51:25qui m'a envoyé
51:27ce message
51:28pensons évidemment
51:29aux proches
51:29l'info se poursuit
51:30sur CNews
51:31bien sûr
51:32et merci une nouvelle fois
51:33à tous les cinq
51:34merci
51:34merci
51:35non
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