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- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est quasiment 20h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros de Lara Tchékov du
00:05JDD est avec nous, chère Lara, bonsoir, merci d'être présente sur ce plateau, Mathieu Ock et Amine El Khatimi,
00:11des habitués bien sûr, tout comme Driss Ghali, bonsoir à tous les trois, chère Driss, merci, merci de me remonter
00:18le moral, juste avant qu'on prenne l'antenne, et je le dis, de toute façon je dis tout aux
00:23téléspectateurs, donc Driss arrive sur ce plateau, il me dit Elia, j'ai vu ce matin, t'étais en forme,
00:28là tu m'as l'air fatigué,
00:29merci, vous êtes enquêteur, je suis enrhumé Driss Ghali, donc c'est normal que je parle avec le nez, vous
00:34êtes très gentil de le laisser sur le plateau, mais ne vous inquiétez pas que je reste en pleine forme,
00:38je confirme, j'ai une vocation d'observateur, vous avez peut-être un prix Nobel, un peu suicidaire, écoutez, merci,
00:46il arrive pour me dire, t'as l'air fatigué, écoutez, ne vous inquiétez pas, c'est qu'une apparence,
00:51parce qu'intérieurement, je bouillonne, ne vous inquiétez pas pour ça, revenons aux choses sérieuses,
00:57et je suis sidéré de voir que les propos d'Emmanuel Macron, en Conseil des ministres, donc en milieu de
01:02semaine, ont fait comme, vous savez, pour les séismes, vous avez une première secousse,
01:07et puis vous pouvez avoir une nouvelle secousse dans les jours qui viennent, plus sourde, plus lourde, et la colère
01:14des Français ne désemplit pas,
01:16c'est une énième phrase qui heurte, des Français qui ne supportent plus, et cette petite phrase, mais c'est
01:22surtout les promesses non tenues d'Emmanuel Macron.
01:24Je rappelle cette phrase, on ne répond pas à un drame par des cris, voilà un mot qui rajoute du
01:30sel sur une plaie encore ouverte,
01:32et puis il dit la précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur, et
01:36qui ne sont pas respectueuses,
01:38et il a entièrement raison, sauf que ça ne fait pas deux jours qu'il est à l'Elysée, ça
01:42fait juste neuf ans, il avait promis 15 000 places de prison,
01:45il a promis de faire de la protection des enfants la pierre angulaire de son second mandat,
01:50Toutes ces choses font que les Français sont hors d'eux. Voyez le sujet, il est signé Alexis Prince.
01:57On ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne
02:06sont pas à la hauteur et qui ne sont pas respectueuses.
02:10Et est-ce la petite phrase de trop ? Ces quelques mots sur les réactions à la mort de Liana,
02:14prononcées par Emmanuel Macron en Conseil des ministres,
02:17ont unanimement ulcéré. Des oppositions aux associations représentant les enfants victimes, jusqu'à certaines figures du monde artistique,
02:24comme le comédien Alex Lutz, qui apostrophe directement le président.
02:28Comment osez-vous ? Sérieusement ? Les mots ont un sens, monsieur le président.
02:32De leur côté, les Français interrogés se montrent tout aussi sévères avec cette assertion du chef de l'Etat.
02:38C'est une honte qu'un chef d'Etat puisse dire ce genre de choses.
02:42C'est sans compassion, sans amour pour son peuple.
02:46C'est un scandale ce qu'il répond comme ça.
02:49Pourquoi ?
02:50Parce qu'il n'a pas d'enfant. Comme il n'a pas d'enfant, il ne peut pas juger
02:53cette affaire.
02:55Et même les rares qui comprennent sa position reconnaissent la légitimité de la douleur qui s'exprime.
03:00Il n'a pas tort, mais bon, ça ne sert à rien de crier. C'est vrai que c'est
03:05injuste ce qui s'est passé.
03:06On va être franche. Ce n'est pas quelque chose qui... Moi, je sais que ce serait mon enfant, ce
03:11serait pareil.
03:12S'il dit rejeter la précipitation, Emmanuel Macron a d'emblée écarté la question du manque de moyens de la
03:17justice dans cette affaire,
03:18sans attendre les conclusions de l'enquête administrative, diligentées par ses ministres.
03:23Et les réactions politiques également. Louis Alliot, le maire de Perpignan, a réagi ce midi sur Europe 1.
03:30– Écoutez, je crois qu'il a une caractéristique, ce président, c'est qu'il ne pense qu'à lui.
03:37Donc je me demande s'il y a un seul sujet qui le touche, à part sa propre personne.
03:42Et c'est très, d'ailleurs, révélateur de tout son mandat, de tous ses mandats, avec le résultat qu'il
03:48aura additionné à la fin de ses dix ans de mandat,
03:52et avec tous les scandales qui auront pu émailler, les scandales et les tragédies aussi, il faut le dire.
04:00Mais je crois que voilà, il est d'une légèreté qui est confondante.
04:04– Alors maintenant, j'ai besoin d'avoir votre avis.
04:06Comment vous expliquez cette déconnexion, cette petite phrase qui heurte, blesse ?
04:12Je pense, par exemple, l'année dernière, à brainwashé les faits divers,
04:16lorsqu'on avait cette succession de drames,
04:18cette déconnexion complète du président de la République depuis neuf ans,
04:23sur les questions de sécurité notamment.
04:24– Je pense que quand on prend les deux mandats d'Emmanuel Macron,
04:29il y a une constante, et sans faire de la psychologie de comptoir,
04:32c'est un manque total d'empathie.
04:34C'est un président ou un homme qui n'a absolument aucune empathie.
04:39Ça s'est vu sur tout un tas de sujets.
04:41D'ailleurs, moi, je réfute l'argument selon lequel,
04:43quand on n'a pas d'enfant, on ne peut pas être sensible.
04:46On peut ne pas avoir d'enfant et être absolument touché,
04:49bouleversé par le drame d'une famille et ressentir un sentiment de base,
04:57c'est-à-dire de l'émotion, de la solidarité, de l'empathie.
05:00Emmanuel Macron, il a beaucoup de qualités, mais il n'a pas d'empathie.
05:03Ça explique beaucoup de choses.
05:05– L'empathie, ou peut-être aussi, c'est la culture du déni.
05:07C'est l'incapacité qu'a eu la Macronie à poser le bon diagnostic,
05:12à assumer ses responsabilités.
05:14Et c'est très intéressant, dans la même semaine,
05:16de voir les deux virages, compris Gérald Darmanin,
05:18qui, dès les premières heures, va aux 20h pour présenter ses excuses
05:22au nom de l'institution judiciaire, en disant « on va faire le plus rapidement ».
05:26Et un président de la République qui dit « on ne répond pas par des cris concernant un drame ».
05:32Bon, c'est ces deux décalages-là, qui en fin de semaine aujourd'hui,
05:37vous avez un ministre de la Justice, les Français ne veulent pas,
05:39qui démissionne, parce qu'ils ont bien conscience
05:41que ce n'est pas le seul responsable sur le Titanic.
05:45Mais en revanche, ils ont été heurtés, que ce soit à Paris.
05:47Dans le sujet que vous avez entendu, c'est des Parisiens.
05:49Mais à Hoche, par exemple, on les a interrogés ce matin.
05:52Écoutez ce qu'il disait.
05:55Ce président n'a pas d'enfant, donc il n'a pas d'empathie, je pense.
05:58Il n'a pas d'empathie, nous on en a, des enfants,
06:02on le vit comme si c'était nous, cette histoire.
06:05C'est toujours facile, quand on a sa position, de dire ça.
06:08Ce n'est pas lui qui a perdu l'enfant, ce n'est pas...
06:10Voilà, donc c'est tout à fait normal.
06:12Quand il y a des faits de la magistrature, de la police, de la gendarmerie,
06:16c'est normal que les gens soient révoltés.
06:18J'espère surtout que ce drame va servir à ce que la justice fasse vraiment son boulot
06:24et qu'on arrête tout ça, ça devient invivable.
06:28Il faut se mettre à la place de la famille,
06:29imaginer aujourd'hui dans quel état ils sont.
06:32Driss Ghali, sur l'empathie peut-être, est-ce que vous partagez ce que disait Amine ?
06:37Disons que c'est une empathie sélective, c'est ce qui rend ses propos plus graves
06:39et ce qui énerve.
06:40Ces gens jouent avec le feu, parce que les Français, quand même, ils ont une mémoire,
06:44ils ont vu que quand Naël est mort, c'est pas bien, Dieu est son âme.
06:48M. Macron était un des premiers à condamner le policier.
06:51Il a dit que c'est inadmissible, c'est une bavure policière.
06:54Il n'a pas dit qu'on ne va faire pas de démagogie, il n'y aura pas de cri.
06:57Il a crié.
06:58Inexplicable et inexcusable.
06:59Oui, tout de suite.
07:00Donc là, le policier, le pauvre, a été crucifié.
07:02Là, sur la pauvre Liana, où là, c'est un crime, il n'y a aucune espèce de nuance,
07:06ce n'est pas une bavure, c'est un truc, c'est un cas d'école, malheureusement, comme on dirait.
07:10Et là, il ne veut pas crier.
07:12Et il a oublié qu'il est aussi le protecteur des Français.
07:15C'est quelqu'un qui n'a pas compris la fonction présidentielle.
07:17Il y a une fonction de père, de protection.
07:19Ce n'est pas écrit dans la Constitution, mais il doit protéger les Français.
07:22Donc, il doit leur dire, je suis en colère comme vous.
07:23Il ne doit pas surjouer la colère.
07:26Mais au fait, ces gens-là, là, je vais m'avancer.
07:29Ils méprisent tellement le petit peuple, le peuple qui croit qu'en montrant cette espèce de...
07:35De froideur.
07:36De froideur, en balayant un revers de la main, les cris légitimes de ses mamans, ça fait deux des élites.
07:42Une bonne élite protège le peuple.
07:44Et ce qui m'inquiète beaucoup, c'est que cette élite semble illégitime.
07:46Parce que des gens voient qu'ils paient des impôts et que vous avez un violeur...
07:49Voilà.
07:50Et surtout, c'est très intéressant le point que vous apportez sur les élites.
07:52Parce qu'en fait, une élite, normalement, est censée poser le bon diagnostic,
07:55pouvoir répondre en proposant les bonnes solutions.
07:58Le problème du macronisme et de la macronie du président de la République depuis 2017
08:02sur les questions sécuritaires et migratoires, c'est qu'il n'a jamais posé le bon diagnostic.
08:07Il explique qu'il n'y a pas de lien entre l'insécurité et une partie de l'immigration.
08:11Il explique que la pauvreté, c'est la pauvreté qui explique l'insécurité.
08:15C'est d'ailleurs un entretien qu'il avait donné en 2019 à Valeurs Actuelles, il me semble,
08:20où justement il expliquait sa doctrine sur la sécurité.
08:22Il a dit que si on investit dans la réduction de la pauvreté, dans la lutte contre le chômage,
08:29alors l'insécurité va mécaniquement reculer.
08:32C'est exactement la même chose qu'il a fait à Marseille.
08:35Il a déversé des milliards d'euros dans la politique de la ville à Marseille.
08:39Et pour autant, la ville est toujours aussi insécurisée.
08:41Les milliards, on les attend.
08:42On les attend, pardonnez-moi.
08:43Marseille en grand, la promesse du président de la République,
08:47on attend encore ces milliards, même si avant, il y avait déjà des milliards qui ont été déversés.
08:52Depuis 2017.
08:53Je pense que la relation entre Emmanuel Macron et les Français n'a jamais été autant dégradée.
08:58Et je pense qu'il n'a jamais vraiment su créer du lien avec les Français.
09:01Est-ce parce qu'il n'a jamais été un élu local ?
09:05Est-ce parce qu'il est plus préoccupé par le G7, le G20, les relations internationales ?
09:13En tout cas, là, il nous dit qu'il ne faut pas répondre par l'écrit.
09:16Donc, en fait, on répond comment ?
09:18Avec des marches blanches, avec des bougies, etc.
09:22Mais pour le moment, le peuple ne se révolte pas tant que ça.
09:25Mais cette émotion est parfaitement légitime.
09:27Et au bout d'un moment, il va bien falloir qu'elle soit entendue.
09:30Et je vous invite, Elliot, à retrouver un extrait qui date de la fin de 2022,
09:36pendant le débat présidentiel, où Emmanuel Macron utilise sa carte blanche pour dire
09:42« S'il y a une chose qu'il faut retenir sur mon engagement durant le prochain quinquennat,
09:46ce sera la protection des enfants. »
09:49Et je m'engage à mettre au cœur de la politique la protection de l'enfance.
09:53Le résultat, aujourd'hui, c'est qu'en 2017, il y avait 60 000 plaintes
09:58concernant les violences sexuelles sur mineurs.
10:00Et qu'aujourd'hui, en 2026, on en est à plus du double,
10:03c'est-à-dire à à peu près 150 000 plaintes.
10:06Et j'avais anticipé votre invitation, puisque cette séquence, on l'a diffusée samedi dernier.
10:10C'était la première séquence qu'on a pu diffuser, c'est-à-dire pendant le débat d'entre-deux
10:14-tours,
10:15les 40 dernières secondes, la promesse d'Emmanuel Macron.
10:17Et lorsqu'il est réélu, il arrive sur le champ de Mars,
10:21accompagné évidemment de son épouse, mais entouré d'enfants.
10:24Donc ces images-là, pardonnez-moi, il y a tout un symbole.
10:27Et c'est pour ça que les Français hurlent.
10:29Ils hurlent parce que c'est un drame absolu, mais ils hurlent pour essayer d'être entendus.
10:34C'est passionnant ce que vous avez dit sur le côté local, l'élu local.
10:37Il ne l'a jamais été. Et puis c'est le président de la mondialisation, de l'Europe.
10:40C'est un président déraciné.
10:42Comment voulez-vous qu'il comprenne la colère des Français enracinés ?
10:46Amine.
10:47Et puis il y a autre chose, Eliott, si je puis me permettre, sur le fait de ne pas crier.
10:52La malheureuse Liana n'est pas morte en faisant une chute au ski ou en tombant dans un ravin.
10:58Et même dans ce cas-là, évidemment, la peine de sa famille aurait été immense.
11:03Mais sa mort est le résultat de ratés, de dysfonctionnements.
11:06C'est une mort qui aurait pu être évité.
11:08Une mort qui aurait pu être évité si l'État avait été à la hauteur de sa mission, avait bien
11:13fonctionné.
11:14Donc oui, les gens sont en droit de crier, sont en droit de demander des comptes,
11:17sont en droit d'attendre des explications sur une mort qui n'est pas le fruit d'un accident,
11:22mais qui est le fruit de dysfonctionnement.
11:23Et c'est la question qui a été posée dans les colonnes du Parisien Édouard Philippe.
11:26Aujourd'hui, faut-il renverser la table comme Emmanuel Macron ?
11:29Ou alors, direz-vous comme Emmanuel Macron, qu'on ne répond pas à un drame par des cris ?
11:32C'est intéressant, c'est un peu unambiqué, mais on comprend qu'il se détourne de la formule d'Emmanuel
11:38Macron.
11:38Parce qu'il dit quoi ? Il dit que l'indignation ne doit pas s'éteindre.
11:42Mais j'espère que nous ne répondrons pas simplement à ce drame par des cris.
11:48Il faut oublier les cris, il faut les entendre ces cris, il faut que nous aussi on puisse crier.
11:52Mais si c'est seulement des cris, ça n'a pas d'intérêt.
11:55Il faut aborder la question des violences que subissent nos enfants en prenant le sujet sous tous les angles.
12:00Quand il y a un drame, beaucoup de gens réagissent à chaud en demandant la loi plus ferme.
12:04Et il peut arriver que ce soit nécessaire.
12:07Mais s'arrêter à la lecture judiciaire de ce drame, c'est se condamner à le revivre.
12:12Voilà une parole peut-être de bon sens, de bon sens politique, de bon sens populaire,
12:18et surtout de bon sens d'un élu local.
12:21Effectivement, Edouard Philippe, il a été élu, réélu au Havre,
12:24et il comprend quand sa population, ses administrés, lui il va sur le marché.
12:28Il va et on lui dit, attendez monsieur le Premier ministre,
12:31déjà, évitez de nous vendre le fait que vous êtes l'après-Macron,
12:35parce que vous avez commencé avec la Macronie,
12:37mais je peux vous dire que nous les Français, on ne supporte pas ce qui s'est passé à l
12:41'IANA.
12:41J'ai demandé à Louis Alliot quelles étaient les trois priorités des Français lorsqu'ils allaient sur le marché.
12:47Un, la question de la justice.
12:49L'affaire Liana, c'est un drame absolu.
12:51Et l'injustice.
12:52Deux, les questions de sécurité et d'immigration.
12:55D'accord ?
12:56Un peu au-delà des enfants.
12:58Et trois, la question de pouvoir d'achat.
13:00Mais quand vous êtes, excusez-moi, au palais de l'Elysée,
13:03c'est sûr que si vous allez rue Saint-Honoré, on va vous parler du prochain sac à main.
13:07On ne va pas vous parler de ces trois priorités.
13:11Non, ce qui est intéressant de rajouter aussi, je pense, c'est que la colère monte.
13:15C'est une colère qui est profonde et qui est profonde depuis longtemps.
13:19C'était monté avec les affaires Philippines, Lola, Thomas, etc.
13:23Mais là, pour la première fois, on voit que c'est une colère aussi qui monte dans les territoires.
13:28Il y a eu des rassemblements dans plein de régions en France.
13:32C'est vrai. Près de 200 villes, je crois.
13:34Près de 200 000.
13:35200 villes.
13:36Pardon, 200 villes.
13:37Et effectivement, il y a un appel à se réunir devant le palais de justice tous les lundis,
13:45avant une grande marche nationale le 4 juillet prochain.
13:48Et il faut aussi s'attendre à ce qu'il y ait effectivement des rassemblements dans nos régions,
13:53en présence de nombreux élus locaux qui se sentent concernés par cette affaire
13:57qui a eu lieu dans une petite commune du Gers et à laquelle ils peuvent effectivement s'identifier.
14:02Mais bien évidemment.
14:03Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, à cette crise politique, que veulent-ils changer ?
14:08Parce que ce sera un thème majeur de la présidentielle.
14:13On dit de la présidentielle, c'est demain.
14:16Excusez-moi, mais la fin de règne d'Emmanuel Macron, c'est loin.
14:20C'est-à-dire que c'est dans dix mois.
14:22Espérons et gageons qu'on ne vive pas des séquences dramatiques comme celle-ci
14:26et que les Français ne soient pas encore un peu plus heurtés par les déclarations du président.
14:33Voyons le sujet d'Alexis Prince et de Sarah Fenzari sur les propositions des candidats présidentiels.
14:40Après l'émotion, l'heure est aux propositions.
14:43L'affaire Liana a bouleversé la France et déjà, les prétendants à l'Elysée dégainent leur solution
14:47pour lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants.
14:50À gauche sans surprise, on retrouve une philosophie axée sur l'éducatif et la prévention,
14:55comme chez Marine Tondelier, qui voudrait initier les enfants dès le plus jeune âge
14:59à l'éducation à la vie affective et sexuelle.
15:02Mais d'autres candidats déclarés réclament un renforcement massif des moyens de la justice.
15:06Bernard Cazeneuve propose même de rappeler des magistrats retraités
15:09pour accélérer le traitement des dossiers.
15:12À droite, le ton est plus répressif.
15:14Jordan Bardella veut instaurer des peines minimales
15:16et la perpétuité pour les criminels sexuels qui s'en prennent à des mineurs.
15:20Bruno Retailleau va plus loin encore avec une proposition de castration chimique
15:24pour les délinquants sexuels jugés les plus dangereux et susceptibles de récidiver.
15:28D'autres candidats s'attaquent aux failles du système.
15:31Les ex-premiers ministres Edouard Philippe et Gabriel Attal souhaitent revoir l'exécution des peines.
15:35Le président du groupe Ensemble pour la République est favorable à l'imprescriptibilité des crimes commis sur des enfants
15:41et propose aussi qu'une enquête soit systématiquement lancée dans les 48 heures
15:45après une plainte pour violences sexuelles sur mineurs.
15:48Autre sujet de débat, le fichage des pédocriminels.
15:51Plusieurs responsables politiques à droite et au centre
15:53réclament un fichier spécifique des délinquants sexuels sur le modèle des fichiers S.
15:58Ce drame rassemble aujourd'hui l'ensemble de la classe politique
16:01avec la conviction que l'affaire Liana doit marquer un tournant
16:05dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants.
16:09Et Edouard Philippe toujours parle de, vous savez, de cette loi Taubira
16:12sur les magistrats qui sont pleinement indépendants
16:15et ne peuvent pas recevoir d'instructions individuelles du ministre de la Justice.
16:18Faut-il supprimer cette disposition ?
16:20Sa réponse, le parquet met en œuvre la politique pénale qui est une politique publique
16:24et je ne comprends pas qu'une politique publique puisse être faite indépendamment du gouvernement.
16:29Non seulement je pense que le parquet doit rester sous l'autorité du garde des Sceaux
16:32mais oui, le ministre devrait pouvoir donner des instructions individuelles.
16:36Je traduis, sous François Hollande, Mme Taubira a fait n'importe quoi
16:41donc on va, si on arrive au pouvoir, abroger une partie de la loi Taubira.
16:45C'est une traduction assez grossière, résumée bien évidemment
16:49mais voilà ce qui est dit entre les lignes, Mathieu Hocq.
16:53C'est exactement ce que dit Edouard Philippe.
16:55Mais en fait, au-delà de tout ça, au-delà des mesures que chaque candidat peut proposer,
16:59la question qu'il faut poser pour l'élection présidentielle, c'est quel diagnostic vous posez sur l'évolution de
17:04la société ?
17:04On n'attend pas un catalogue de mesures, on n'attend pas des mesures techniques, on attend une vision pour
17:08le pays.
17:09Le problème aujourd'hui du monde de la justice et sur les questions de sécurité,
17:12c'est qu'on fait passer davantage les droits individuels des délinquants, des criminels
17:17à la protection des victimes et de la société.
17:19Et à partir du moment où vous êtes d'accord sur ce constat-là, les réponses vont découler.
17:24C'est-à-dire que vous êtes prêts, il faut qu'un candidat soit prêt à dire par exemple
17:27l'État de droit tel qu'il est fait actuellement, toutes ces décisions jurisprudentielles
17:31du Conseil d'État, de la Cour de cassation, du Conseil constitutionnel,
17:37sur par exemple tous les sujets tels que l'individualisation des peines, des choses comme ça,
17:41je suis prêt à faire un grand reset parce que je considère aujourd'hui
17:44qu'il faut davantage protéger la société et les victimes plutôt que les délinquants et les criminels.
17:52Et à partir de ce moment-là, ensuite après, effectivement, vous pouvez décliner la proposition
17:56de Bruno Retailleau, celle de Jordan Bardella par exemple.
17:58Ce qui est intéressant, c'est que dans la doctrine, Emmanuel Macron est plus proche
18:04sur la question des judiciaires de Mme Taubira que de M. Éric Dupond-Moretti
18:10ou de Mme Belloubet, que d'Edouard Philippe, Gérald Darmanin ou Bruno Retailleau.
18:16Il ne faut pas être dupe là-dessus.
18:18Là, ce n'est pas le même temps, ça s'appelle un homme de gauche et sur les questions de
18:22judiciaire et de justice, très à gauche.
18:27Emmanuel Macron est plus proche d'un Jean-Luc Mélenchon que d'un Bruno Retailleau
18:31sur ces questions-là, je pense, peut-être que je me trompe.
18:33Voilà ce qu'on pouvait dire ce soir sur le sujet.
18:35Adrien, c'est un mot de la fin ?
18:36Non, c'est le fruit, les fruits amers du progressisme.
18:40Il y a eu des fruits qui sont plus doux, notamment, ça m'arrive à l'esprit.
18:44C'est par exemple le reconnaissance de l'amour homosexuel, le Pax, tout ça, c'était bien.
18:48Ce sont des avancées.
18:49Mais sur le thème de la justice, nous avons les fruits amers du progressisme.
18:52Depuis M. Badinter, ça a commencé à dérailler.
18:56Qu'on soit d'accord avec la peine de mort ou pas, depuis 1981, on a oublié les victimes
19:02et on a mis le monde judiciaire en pilote automatique, complètement au-dessus de la population.
19:08Et c'est lui le véritable souverain.
19:10Parce que finalement, très sincèrement, les magistrats, à part le parquet,
19:13les magistrats sont complètement...
19:14Ils peuvent fermer la radio ce soir et dormir tranquille parce qu'ils sont hors de portée du pouvoir politique.
19:20Ils sont souverains, pas le peuple.
19:22Normalement, on nous a dit que nous étions souverains.
19:24Mais au fait, ils font ce qu'ils veulent.
19:25Je n'ai pas vu de juge puni.
19:26Je veux juste dire que si la gauche française était restée à la hauteur de vue de Robert Badinter,
19:30elle n'en serait pas là.
19:30Ah ben alors, j'avais envie de vous dire, Robert Badinter a participé justement à...
19:34Moi, je pense l'inverse que vous, Amine,
19:36avec tout le respect qu'il faut avoir pour l'homme extraordinaire qu'il est.
19:39Il y avait, pardonnez-moi, sa doctrine pénale a inversé la charge des responsabilités.
19:45Dans le procès, la victime n'est pas au cœur du procès, mais c'est l'accusé.
19:51La promesse de la suppression de la peine de mort,
19:54et tant mieux, dirait une majorité de Français,
19:56c'était la peine perpétuelle, incompressible.
19:59Ça n'existe pas aujourd'hui.
20:01Sous Badinter, on a libéré des milliers de criminels.
20:06Sous Badinter, vous avez supprimé la loi anti-casseurs qu'on veut remettre aujourd'hui.
20:10Et cette doctrine de Badinter, vous la découvrez dans la magistrature,
20:14chez les avocats, depuis un peu plus de 40 ans.
20:17C'est pour ça qu'au-delà de l'homme, le courage absolu,
20:20attention, je ne vais pas là-dessus,
20:21la politique pénale qui a été menée sous François Mitterrand et M. Badinter
20:25a été un tournant, et c'est factuel,
20:28et a des conséquences qu'on voit même encore aujourd'hui.
20:32Driss et Amine, après, bien évidemment, parce qu'il peut réagir quand même.
20:35Je suis en train de lire actuellement un livre qui s'appelle
20:36L'identité française par le grand Fernand Brodel, un gars de gauche.
20:41Mais qui parlait de la justice de l'Ancien Régime
20:44et de la révolte des Français par rapport à l'immunité donnée aux nobles.
20:47Les nobles qui pouvaient, j'exagère beaucoup, je vais très loin,
20:51mais qui pouvaient faire à peu près ce qu'ils voulaient
20:52parce que le roi leur donnait des grâces.
20:54Vous n'exagérez pas trop, faites attention.
20:56Vous avez une très belle cravate, par exemple.
20:57Oui, mais ça va mieux qu'au début de cette émission.
20:59Mais vous aussi, vous avez l'air un peu fatigué.
21:01C'est quoi ? C'est le rhume ? C'est quoi ?
21:03L'allergie ?
21:04L'allergie.
21:05Je comprends.
21:06Faites attention, on va vous donner un petit verre d'eau après.
21:08Allez-y, Driss Ghali.
21:09Et donc, on est en train de recréer une partie de la population
21:14qui a le droit de faire ce qu'elle veut.
21:16Oui, mais il est interdit d'interdire.
21:18Alors là, pour le coup, ce n'est pas mon inter,
21:19mais c'est les 68 heures.
21:22Dernier sujet à présent concernant la disparition de la petite Liana,
21:27parce que nos équipes sont toujours sur le terrain
21:30et nos équipes ont pu rencontrer le coach de sport de la petite Liana,
21:36un coach qui a décidé d'ouvrir une cagnotte
21:38et de la mettre à la disposition de Rosa,
21:43la mère de Rosa.
21:45Vous savez, c'est cette petite qui a porté plainte contre son bourreau.
21:51M. Barrella est plainte qu'il n'a pas été entendu,
21:54du moins qu'il n'a pas été suivi des faits.
21:56Et ça, c'était à l'été 2025.
21:58Voyez le sujet, puisque nos équipes étaient présentes,
22:01Régine Delfour, Timothée Forget,
22:02et le récit est signé Sarah Fenzari.
22:06Assis dans son salon, Rémi replonge dans ses souvenirs.
22:09Le professeur de sport de Rosa raconte pour la première fois devant notre caméra
22:14ce qu'il a vu et ce qu'il n'a pas compris à temps.
22:17Il a réussi à endormir la méfiance que beaucoup d'adhérents éprouvaient à son égard.
22:22C'est en 2023 que le principal suspect du meurtre de Liana arrive avec ses deux filles,
22:27dans un club de sport où Rémi donne des cours de taekwondo bénévolement.
22:32Mais au fil des mois, certains comportements interpellent.
22:35Il fallait qu'on le sorte systématiquement du groupe d'enfants
22:38parce qu'ils se mettaient toujours avec eux,
22:40y compris quand on faisait des exercices de combat.
22:42Parmi eux, la petite Rosa, 10 ans au moment des faits.
22:45Sa mère Audrey porte plainte en août 2025 pour viol.
22:49Et pendant plusieurs semaines, elle contacte les gendarmes pour que la plainte soit étudiée.
22:54Jérôme Barrella n'ira jamais en garde à vue.
22:57Les choses, il faut qu'elles changent.
22:59Là, on se rende compte qu'il y a trop de défaillances, il y a trop de choses qui ne
23:01vont pas.
23:02Une autre adolescente du club aurait également été approchée.
23:05Elle n'en parlera jamais, convaincue qu'aucun adulte ne la croirait.
23:10Elle n'a pas osé m'en parler.
23:12En pensant, j'allais croire que c'était peut-être sa faute.
23:14Des alertes silencieuses, comme il en existe trop souvent dans les dossiers de violences sexuelles sur mineurs.
23:21Alors aujourd'hui, Rémi agit.
23:22Il a lancé une cagnotte dès hier à minuit pour aider Audrey à financer les frais d'avocat liés à
23:28ses dépôts de plainte.
23:29Quand on a appris qu'elle souhaitait porter plainte contre l'Etat,
23:34on s'est dit que c'est le moment ou jamais d'essayer de la soutenir.
23:37Au-delà de cette aide financière, Rémi veut surtout porter un message.
23:42C'est le combat de tout le monde. La sécurité de nos jeunes, c'est un combat qu'on doit
23:48mener.
23:49Vraiment, les choses, il faut qu'elles changent.
23:50Il n'y a pas à se poser de questions.
23:52Quand quelqu'un a un agissement que vous considérez comme anormal, il faut en parler.
23:57La parole d'un enfant n'est jamais en détail.
23:59Elle ne doit jamais être minimisée.
24:02Et lorsqu'elle est ignorée, les conséquences peuvent être irréparables.
24:07Voilà pour le témoignage de ce coach de taekwondo qui se lance dans une volonté aussi d'aider les familles
24:16qui directement ou indirectement ont été touchées et victimes de ce bourreau.
24:23Courte pause. On revient dans un instant et on va revenir sur une polémique qui a été absolument sous-traitée,
24:29même pas traitée sur les chaînes d'information, les chaînes nationales.
24:32Ça s'est passé au conseil municipal d'Ivry-sur-Seine avec un élu qui, pour protester après le rejet
24:39de sa proposition
24:40d'adopter un amendement afin d'interdire le port de signes religieux en conseil,
24:44a présenté une croix et cité, récité le « Je vous cellule Marie » à une femme qui portait en
24:52conseil municipal un voile islamique.
24:55Il a été accusé de crime politique en plein conseil municipal par le maire.
25:00J'imagine que dans la hiérarchie des crimes politiques, M. le maire en connaît bien d'autres,
25:06et peut-être même dans l'histoire du communisme.
25:08Mais ça, c'est un autre sujet, je préfère en rire, mais c'est absolument pas drôle ce qui est
25:13en train de se passer.
25:13Et ce qui est gravissime, je vais vous dire, c'est un, l'acheter des politiques, traiter le sujet,
25:18et l'absence de réaction, encore une fois, des médias, comme à chaque fois, bien évidemment.
25:22La publicité, on revient dans un instant.
25:26On est de retour sur CNews, et je salue les téléspectateurs qui réagissent et nous interpellent,
25:31notamment sur les réseaux sociaux.
25:33Un auditeur et téléspectateurs m'interpellent.
25:36J'ai dit visiblement une majorité de Français contre la peine de mort,
25:39et il me cite vraiment, pose-t-il la question, on organise un référendum dans six mois,
25:43et on en reparle.
25:44Et il a entièrement raison.
25:45En soi, le dernier vrai sondage qu'il y a pu avoir, je crois que c'était il y a
25:49une dizaine d'années, Mathieu ?
25:50En 2015, un sondage Ipsos-Soprasteria.
25:53Et c'était 52% favorables.
25:55Donc imaginez aujourd'hui ce que ce sondage pourrait donner.
26:01C'est un tabou, bien sûr, et exicelle, mais c'est aussi une faillite.
26:05Quand vous avez supprimé la peine de mort, c'était la promesse qui est la certitude
26:10que des individus, qui est comme une pire, finissent leur vie en prison.
26:13Est-ce que vous êtes sûr qu'aujourd'hui, les pires des bourreaux vont finir leur vie en prison ?
26:18Je n'en suis pas certain.
26:21Autre sujet à présent, un sujet polymique.
26:23C'est une scène surréaliste au conseil municipal d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne.
26:30Précisons qu'Ivry-sur-Seine est une ville historiquement communiste, depuis 1925,
26:34et que pour la première fois, vous avez au conseil municipal un élu RN,
26:38qui a fait plus de 10%, je crois, au premier tour.
26:40Donc ça a été un branle-bain de combat.
26:42Et cet élu RN, pour protester après le rejet de sa proposition d'adopter un amendement
26:46afin d'interdire le port de signes religieux en conseil, a sorti une croix.
26:51Avant de réciter, je vous salue Marie, il a été accusé, je le disais avant la pub,
26:55de crime politique par le maire, rien que ça.
26:58Et il avait face à lui donc une élue qui se dit fière de ses convictions,
27:04et tout le monde peut être fier de ses convictions,
27:06mais qui portait le voile en plein conseil des ministres.
27:09Pas encore.
27:10Peut-être si demain, Jean-Luc Mélenchon sera président.
27:14Là, c'est un conseil municipal.
27:15Et on se demande, mais que fait la religion dans un conseil municipal ?
27:19Ou alors, ce maire a une vision de la laïcité à géométrie variable.
27:24Je l'invite une nouvelle fois.
27:25Je l'ai invité ce matin, il n'a pas répondu.
27:27Je l'invite ce soir, bien sûr.
27:28Nicolas Roger.
27:30Vous refusez la laïcité, c'est bien ça.
27:33Bah si, vous refusez la laïcité dans ce conseil municipal.
27:37Donc, on sera placé sous le signe de la croix à chaque conseil municipal dorénavant.
27:42Et que la croix vous bénisse tous, que Dieu vous bénisse.
27:46Et je vais dire, je vous salue Marie d'ailleurs.
27:48Je vous salue Marie, pleine de grâce.
27:50C'est cette scène qui a provoqué la colère du maire communiste d'Ivry-sur-Seine.
27:55Sainte Marie, maire de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs.
27:57Ce que vous venez de faire, monsieur Nader, signe votre crime politique.
28:05Et je dois vous remercier, monsieur Nader, pour la caricature que vous offrez ce soir en un seul conseil de
28:14ce qu'est l'extrême droite dans notre pays.
28:16Au nom du règlement intérieur que nous venons de voter, vous venez d'enfreindre toutes les règles.
28:23Je vous demande, je vous somme, de quitter cette assemblée communale immédiatement.
28:31Une séquence qui intervient quelques instants après le rejet d'un amendement proposé par l'élu du Rassemblement national,
28:38visant à interdire le port de signes religieux ostensible lors des conseils municipaux.
28:43Le maire a justifié son choix.
28:46L'abbé Pierre, dont la mémoire est un peu entachée par quelques déviations, était lui aussi député de l'Assemblée
28:55nationale.
28:55Et il portait les signes d'appartenance à un ordre de prêtrise.
29:00Au conseil municipal d'Ivry-sur-Seine, deux élus portent le voile, dont l'adjointe au maire.
29:07Si je suis élu aujourd'hui, c'est pour mes convictions, pour mes engagements, et je suis fière d'être
29:11ici, d'être élu avec mon voile.
29:15C'est à la suite de cette déclaration que l'élu du Rassemblement national a décidé d'exprimer sa foi
29:21catholique.
29:22Après avoir refusé de quitter la salle comme demandé par le maire, ce dernier a suspendu la séance.
29:31Alors maintenant, qu'est-ce qu'on doit dire ?
29:33Qu'est-ce qu'il doit se passer dans les prochains jours quand on parle de ce sujet ?
29:37Comment vous décodez cette séquence que nous vivons ?
29:40Dries Ghali d'abord.
29:42Alors, nous sommes malheureusement dans un pays de guerre civile.
29:44C'est notre tradition historique.
29:46Vous avez vu ce que se sont faits les catholiques et les protestants dans l'histoire de France.
29:52On est en guerre civile depuis 1789.
29:54La monarchie est républicaine.
29:56Vichy, l'Algérie, on a failli être, on est arrivé au main.
29:59Il y a toujours eu deux Frances qui se détestent.
30:00Je m'en remets toujours à mon maître, Fernand Brodel.
30:03Donc, ce n'est pas grave.
30:04C'est la dynamique du pays.
30:05Là, vous avez la guerre civile française.
30:07Parce que ce maire, le PC...
30:10À l'exagération du maire qui dit que c'est un crime politique de parler de guerre civile.
30:17Actuellement, quand vous faites référence à ce qui s'est passé auparavant, ça me paraît quelque peu excessif.
30:23Et tout ce qui est excessif est insignifiant.
30:25En revanche, qu'il y ait une confrontation désormais de conviction d'une culture idéologique, une confrontation directe, d'accord
30:35?
30:35Quand je veux dire guerre civile, s'il vous plaît...
30:36Non, d'accord.
30:37Très bien.
30:37Mais bon, si Fernand Brodel l'a dit, c'est qu'il a raison.
30:40Mais je plaisante.
30:42Je mets ça sous le coup de...
30:44Je mets ça sous le coup de l'allergie que vous avez et qui vous fatigue un peu.
30:50Sous le coup du changement climatique, comme dirait une grande politicienne parisienne.
30:53Non, ce que je veux dire.
30:53Nous avons deux Frances qui se détestent.
30:55Et l'une combat le Christ depuis toujours.
30:58C'est son droit.
30:58Moi, je suis musulman à la limite.
31:00Mais elle se sert maintenant du voile islamique pour embêter l'autre France.
31:04La rage qu'a le...
31:06Le maire.
31:07Le maire, elle doit l'avoir passée à la...
31:08Ou aussi passée à la femme voilée.
31:10Mais il se sert d'elle pour embêter l'ERN qui est l'autre France.
31:12L'autre France qui n'est pas la France de gauche.
31:15Ça, ça m'intéresse.
31:16Une de gauche, une de droite qui se déteste.
31:18Et dedans, l'islam et l'immigration sont arrivées, je le dis avec mes termes,
31:22comme une espèce d'ingrédient magique pour la gauche.
31:24Parce que plus la France s'islamise, plus la France change,
31:30plus la France de droite recule.
31:32Parce que les gens ont changé, les religions ont changé.
31:33Et vous avez donc ce PCF-là qui...
31:36En fait, on tombe dans un piège, là.
31:39Je vais vous dire, je pense que ces mots ont dépassé ses pensées
31:42lorsqu'il parlait de crime politique.
31:45Ce qui me surprend, c'est qu'il refuse de prendre la parole.
31:48Ce serait intéressant de pouvoir échanger avec lui.
31:51J'aimerais lui poser des questions sur
31:53qu'est-ce que la laïcité, selon lui, dans un conseil municipal ?
31:57Est-ce qu'à terme, il faut interdire le voile dans un...
32:01Et tout signe religieux, d'ailleurs, dans un conseil municipal ?
32:04Qu'est-ce que ça vient faire, la religion, dans un conseil municipal ?
32:06C'est la seule question qu'on a envie de se poser ?
32:09Évidemment.
32:10On voit bien qu'une provocation répond à une autre provocation.
32:13D'ailleurs, si cet élu du RN cherchait le buzz, il l'a obtenu.
32:17Tout le monde...
32:17Enfin, là, on en parle.
32:18Et sur les réseaux sociaux, beaucoup de gens en parlent.
32:20La vérité, c'est qu'il y a une provocation initiale d'une élue
32:23qui, il faut le rappeler, a le droit d'être là.
32:25Et donc, c'est sans doute là qu'il y a un sujet,
32:26qu'il y a un vide juridique.
32:27C'est que cet élu a le droit de siéger avec son voile
32:31dans l'Assemblée délibérante.
32:33Et par ailleurs, la curiosité, c'est que la même élue officiant
32:37lors d'un mariage, par exemple, n'a pas le droit.
32:40Parce que dans ce cas-là, on considère qu'elle représente l'État,
32:42les officiers de police judiciaire.
32:43Et donc, elle n'a pas le droit de porter le voile.
32:46Donc là, il y a un flou.
32:47C'est le fameux débat entre le maire de, j'ai oublié son nom,
32:50de Chalon, M. Blatré.
32:51Qui sera notre invité sur Europe 1 demain,
32:54entre 11h et 13h.
32:55Gilles Palpré.
32:56Et son homologue de mots, M. Copé.
32:58Donc, on voit qu'il y a un...
32:59On ne peut plus rien faire.
33:00Voilà.
33:01C'est deux manières de voir les choses.
33:02Mais la vérité, c'est qu'il y a un flou
33:04qui fait que ces deux positions peuvent se défendre.
33:06Donc, il faut que ce flou soit réglé.
33:09Mais moi, dans un conseil municipal,
33:11je ne veux ni d'une élue voilée,
33:12ni d'un élu qui porte une croix.
33:13La vérité, elle est là.
33:15Vous avez raison.
33:17Il est dissipé très rapidement.
33:19Vous savez par qui ?
33:20Les Français.
33:21Sondage de 2024.
33:22Plus de 60% des Français, 61 très précisément,
33:25seraient même favorables à une interdiction
33:27du port de signes religieux visibles dans l'espace public.
33:29Oui, mais un sondage ne fait pas une loi.
33:31Donc, il faut une loi.
33:33Bien sûr.
33:33Mais comme les politiques sont des pleutres,
33:36comme ils ont peur d'aller sur ce terrain-là.
33:38Parce que je peux vous dire que, malheureusement,
33:40puisque les médias n'en parlent pas,
33:42eux aussi par lâcheté ou par dogmatisme,
33:45qu'est-ce qui peut se passer ?
33:46C'est que sur les réseaux sociaux,
33:48cette séquence augmente,
33:51devienne ce qu'on appelle virale,
33:52ce qui est déjà le cas.
33:53C'est le cas.
33:53Que le maire soit menacé et agressé.
33:57Que l'élu, également,
34:01qui porte le voile islamique, le soit.
34:03Que l'élu du Rassemblement national soit également menacé.
34:08Parce que quoi ?
34:09Parce que vous laissez, si vous voulez,
34:11pulluler, plutôt qu'il y ait un débat serein, clair,
34:14et qu'ensuite, il y ait une loi qui clarifiait les choses,
34:17vous laissez les choses se faire.
34:19Et ce qui me rend dingue, c'est l'agence France Presse.
34:21C'est le climat médiatique.
34:23Quand il y a des médias qui en parlent,
34:25regardez comment ils en parlent.
34:26Un élu RN d'Ivry-sur-Seine, Val-de-Marne,
34:29a interrompu jeudi le conseil municipal
34:30en sortant un crucifix,
34:32alors que visiblement c'est une croix,
34:33mais ça c'est pas bien grave,
34:35avant de réciter la prière,
34:37je vous salue Marie,
34:37pour protester contre le rejet d'un amendement
34:40au règlement intérieur qu'il proposait.
34:42Mais il y a quelqu'un,
34:43il y a un pilote dans l'avion à l'agence France Presse.
34:46C'est quoi l'amendement ?
34:47Il dit je vous salue Marie
34:49parce qu'il y a un problème de fuite à la mairie
34:53ou parce qu'en face,
34:54vous avez une femme qui porte un voile islamique
34:56et qui dit je suis fière de mes convictions,
34:58je suis fière de porter le voile
34:59en plein conseil municipal.
35:02Mais grand bien lui fasse
35:03qu'elle soit fière de ses convictions, etc.
35:05Mais elle n'est pas élue pour ce qu'elle est,
35:07elle est élue pour ce qu'elle fait, Mathieu Hock.
35:10Et surtout c'est qu'il propose un amendement
35:13pour justement clarifier le flou
35:16dont vous parlez Amine
35:17sur la question de qui peut exprimer
35:19un signe, enfin qui peut porter
35:21un signe religieux ostentatoire.
35:22Et le maire ne votant pas l'amendement
35:24avec sa majorité dit
35:25dans ces cas-là,
35:26on peut du coup,
35:27il laisse ouvert la possibilité
35:28de porter des signes ostentatoires.
35:30Et donc lui après arrive avec la croix.
35:31Donc on voit que l'agence France Presse
35:32a absolument tort sur la manière
35:34dont ils ont traité le sujet.
35:35Mais le véritable problème,
35:36c'est l'inversion des valeurs
35:37et c'est le deux poids deux mesures
35:39sur les questions de laïcité.
35:40C'est ça qui est insupportable
35:41du point de vue des Français.
35:42C'est qu'en fait,
35:43vous avez beaucoup de,
35:45une grande partie des élus de gauche,
35:46notamment au niveau populaire,
35:47donc ce maire est communiste,
35:49considère de toute façon
35:50que la laïcité doit être très dure
35:53contre les catholiques,
35:55contre le christianisme en règle générale
35:58et très accommodante
36:00vis-à-vis de l'islam.
36:02Et c'est ça aujourd'hui
36:02le véritable deux poids deux mesures.
36:04Et ça prend les germes,
36:05et là je rejoins un peu ce qu'a dit Driss,
36:06ça prend les germes du communautarisme
36:08qu'il y a dans notre société.
36:09On a de plus en plus vu des élus,
36:11notamment sur des listes de gauche,
36:12être positionnés sur des listes
36:14afin de capter un électorat.
36:16Donc c'est ce qu'on appelle le communautarisme.
36:17C'est pour des gens qui nous ressemblent.
36:19En une phrase, si je puis me permettre,
36:20l'autre paradoxe,
36:21c'est que ce maire vient d'une culture politique
36:24qui était précisément une culture
36:25très anticléricale,
36:30très irrévérencieuse,
36:31c'est ce qu'on appelait les bouffeurs de curés,
36:32c'est une tradition de gauche.
36:34Mais il l'assume, il le dit dans le débat.
36:35Il dit moi-même, je ne suis pas religieux,
36:38enfin je n'ai pas de religieux.
36:39Mais sauf qu'ils sont passés
36:40de cette culture-là de bouffeurs de curés
36:42à une culture de...
36:45À ce que certains pourraient dire
36:47ou qualifier d'islamo-gauchisme.
36:49C'est ça.
36:50Il n'existe pas.
36:51Moi, le maire d'Ivry-sur-Seine,
36:53j'aimerais qu'il m'explique,
36:54et peut-être que je me trompe,
36:56mais visiblement, dans sa ville,
36:59le cinéma municipal, par exemple,
37:01Luxy, qui a pourtant programmé
37:02plus de 100 films du 13 mai au 19 juillet,
37:05a décidé de ne pas proposer
37:07à ses habitants l'abandon
37:09sur le drame de Samuel Paty.
37:11C'est un film d'extrême droite.
37:13Mais non, mais je souhaiterais
37:14recevoir ce maire
37:15pour comprendre quelle est sa position
37:17sur la laïcité,
37:19pourquoi un signe religieux
37:20a sa place dans un conseil municipal,
37:23et pas l'autre.
37:25Je vous propose d'écouter Louis Alliot,
37:27là aussi, le maire de Perpignan.
37:30Je lui ai demandé,
37:31est-ce que, par exemple,
37:32chez vous, il y a ces problématiques ?
37:34Et pour l'instant, visiblement,
37:35du côté de Perpignan,
37:37elles n'existent pas.
37:39Écoutez, quand un maire communiste
37:40traite quelqu'un
37:43de criminel politique,
37:45c'est assez truculent
37:47quand on sait d'où vient
37:48le Parti communiste,
37:49dans tous les régimes
37:50qui ont été sous leur direction.
37:54Et s'il y avait bien
37:55un crime politique dans l'histoire
37:57à égalité avec le nazisme,
37:59d'ailleurs, on pourrait mettre,
38:00évidemment, les régimes communistes.
38:02Je vais faire ce que vous êtes
38:03en train de faire
38:04et je vais vous agresser
38:04de la même manière
38:05dont je me sens agressé
38:07par le port du voile
38:08de cette dame
38:09dans cette ancêtre municipale.
38:11Et ça prouve surtout
38:12que la gauche, aujourd'hui,
38:13en est réduite
38:13à draguer une forme d'électorat.
38:16Et ça, c'est systématique
38:18dans toutes les villes
38:19et dans tous les quartiers.
38:20Et j'allais dire,
38:21c'est la fameuse France d'après
38:23qui veut le défendre
38:24avec M. Mélenchon.
38:25Je crois qu'il avait une formule
38:26en diffamation.
38:27Si quelqu'un vous diffame,
38:28vous pouvez le diffamer.
38:29Et en justice,
38:30ça s'appelle
38:35l'agression excusatoire
38:36ou qu'il y avait une formule
38:37comme ça, juridique.
38:38C'était la formule
38:39qu'il employait.
38:40Il disait, en gros,
38:41le raisonnement par l'absurde.
38:42Si vous ne voulez pas
38:43dire à cette dame
38:44que vous êtes élue
38:45parce que vous êtes
38:46une femme brillante
38:47et que je vous ai mis adjointe
38:48pour telle et telle raison
38:49et non parce que vous portez
38:50le voile alors que nous,
38:52en France,
38:54eh bien,
38:55on sépare la religion
38:57de l'État.
38:59Madame, enlevez-le.
38:59Si vous ne voulez pas faire ça,
39:00moi, je vais maintenant,
39:01je vais arriver
39:01en conseil municipal.
39:02Je vais dire,
39:03je vous salue Marie
39:04et puis que Dieu vous bénisse,
39:06Lara Tchékov.
39:07Oui, on voit effectivement
39:08qu'aujourd'hui,
39:09il y a une forme,
39:11la laïcité a laissé place
39:13à une forme d'idéologie
39:14dans certains conseils municipaux.
39:17Et ici,
39:18on voit effectivement
39:20une femme
39:20qui a essayé
39:20de montrer
39:23sa foi catholique
39:24et on lui reproche
39:25en lui signifiant
39:26que finalement,
39:27c'est quelque part
39:27un crime politique.
39:29Aujourd'hui,
39:31je vous salue Marie
39:31pose problème
39:32mais que ce soit
39:33dans un conseil municipal
39:34ou ailleurs
39:35et être élue
39:38avec le voile
39:39ne pose pas
39:39de problème.
39:41Donc, on voit bien
39:41que ce sont des questions
39:43qui reviennent
39:44et qui ne sont pas nouvelles
39:45d'ailleurs.
39:46Et d'ailleurs,
39:47c'est dans
39:48des conseils municipaux
39:49et ce n'est pas simplement
39:49à Ivry-sur-Seine.
39:51Mais on voit bien
39:51que les questions
39:52de représentativité,
39:53d'identité
39:54sont prégnantes
39:55par l'impulsion
39:57effectivement
39:57de certains partis politiques
39:59donc d'extrême-gauche.
40:01Et aujourd'hui,
40:02à travers cela,
40:03on voit bien
40:04que le problème,
40:05ce n'est pas seulement
40:06le voile
40:07mais c'est que certains élus
40:09appliquent une laïcité
40:11à géométrie variable.
40:12Voilà ce qu'on pouvait dire
40:14sur ce sujet
40:14et évidemment,
40:17les chaînes d'information
40:18pour l'instant
40:19détournent le regard.
40:21Très peu de politiques
40:22réagissent
40:23mais c'est toujours
40:24la même chose.
40:25Vous savez,
40:25vous avez un trouillomètre
40:26sur ces sujets-là,
40:27il est souvent à zéro
40:28malheureusement.
40:30Parlons de Patrick Bruel
40:31à présent
40:32puisque dans l'actualité,
40:33deux nouvelles plaintes
40:33visant Patrick Bruel
40:34ont été déposées vendredi
40:38au tribunal de Nanterre.
40:40C'est une longue liste
40:42qui est en train
40:42de s'allonger
40:44alors que cette semaine,
40:45il a été mis en examen.
40:48Hier, CENIUS,
40:48vous proposez
40:49un documentaire
40:52justement sur Patrick Bruel,
40:54l'évolution,
40:55c'est-à-dire de l'aspect star
40:56à la question
40:58que désormais
40:59tous les Français se posent.
41:00Était-il un prédateur sexuel ?
41:03Il n'a pas été placé
41:04en détention provisoire
41:05mais placé sous contrôle judiciaire.
41:07Je vous propose de voir
41:09vraiment un extrait passionnant
41:10d'une journaliste
41:12de Mediapart
41:13qui a réagi dans ce documentaire
41:14et visuellement,
41:15Mediapart n'est pas très content
41:16et on sera en direct
41:16avec le producteur
41:18de ce documentaire
41:19qui répond à Mediapart.
41:24C'est dans le cadre
41:24d'une autre enquête
41:25sur un cinéaste
41:26qui s'appelle Luc Besson
41:27qu'on a recueilli
41:29trois témoignages
41:30mais à l'époque,
41:31ces femmes ne voulaient pas
41:32prendre la parole ouvertement.
41:34Parmi elles,
41:34il y avait la directrice générale
41:35d'UniFrance,
41:37Daniel Alsner,
41:38à la tête d'un organisme
41:39très important
41:40qui promeut le cinéma
41:41français à l'étranger
41:42qui ne voulait pas
41:43prendre la parole publiquement.
41:45Et donc,
41:45c'est Marine Turchy,
41:46bien sûr,
41:47que tout le monde connaît,
41:48une grande journaliste
41:49de Mediapart
41:50et qui était présente
41:51dans le documentaire
41:52qui a été diffusé hier
41:53sur CNews.
41:53Mediapart
41:54qui est donc en rage.
41:55Mediapart accuse CNews
41:56d'avoir diffusé
41:57un entretien
41:57avec l'une de ses journalistes
41:59à son insu,
42:01avec stupéfaction
42:02que ce journaliste
42:02qui a révélé
42:03l'affaire Boyle
42:03apparaît à son insu
42:05dans un reportage
42:05de CNews consacré
42:06aux chanteurs,
42:07nous dénonçant
42:07avec la plus grande virulence
42:08ses pratiques
42:09contraires à toute éthique
42:10journalistique.
42:11C'est vrai qu'en matière
42:12d'éthique journalistique,
42:13Mediapart...
42:13Oui, les amis de M. Plénard,
42:15on a besoin d'avoir...
42:18Faites-nous une liste
42:19de l'éthique journalistique
42:20mais moi ce qui m'intéresse
42:21c'est de savoir...
42:23Ce qui est passionnant
42:24c'est que par exemple
42:25là dans la main
42:26j'ai France Info
42:29qui en a fait un article.
42:30C'est-à-dire que eux
42:31France Info
42:31ils ont dégané
42:32très rapidement.
42:33Donc d'être oublié
42:34dans l'article
42:34d'appeler le producteur
42:36de ce documentaire
42:37et lui avoir
42:37au moins d'avoir
42:38les deux visions
42:39des choses possibles
42:40vous savez
42:41en termes d'éthique journalistique.
42:43Donc Guillaume Janton
42:44est avec nous
42:44Bonjour Guillaume !
42:47Est-ce que vous m'entendez
42:48M. Janton ?
42:49Je vous entends très bien
42:50et vous ?
42:51Écoutez
42:52je vous entends
42:52parfaitement bien
42:53Guillaume Janton
42:53que répondez-vous
42:54à Mediapart
42:56qui vous accuse
42:58d'avoir finalement
43:01diffusé un documentaire
43:02sans le consentement
43:03de Marine Turchi
43:04grande journaliste
43:06qui était hier
43:06je le rappelle
43:07sur CNews.
43:08Écoutez
43:09je réponds
43:09avec ce document
43:10qui est une autorisation
43:12de diffusion
43:12avec le logo
43:13de ma société de production
43:15Janton de production
43:15qui a été signé
43:16par Marine Turchi
43:18comme vous pouvez le voir
43:19qui autorise
43:20la diffusion
43:20de cet entretien
43:21sur la chaîne belge
43:22RTL TVI
43:23qui a été le premier diffuseur
43:25de ce documentaire
43:25puisque ce documentaire
43:26est une commande
43:27de la Belgique
43:28il a été diffusé
43:29le 9 juin dernier
43:29par RTL TVI
43:31et dans cette autorisation
43:32elle autorise également
43:33toutes les autres
43:34chaînes de télévision
43:35et plateformes de streaming
43:36à diffuser ce documentaire
43:37et visiblement
43:38Mediapart
43:38a une méconnaissance totale
43:40du milieu de la télévision
43:41puisque quand vous vendez
43:43un documentaire
43:44donc en l'occurrence
43:44c'est RTL TVI
43:45le média belge
43:46qui en avait les droits
43:46et bien vous pouvez le revendre
43:48dans n'importe quel pays
43:48que vous souhaitez
43:49donc il se trouve
43:50qu'il a été revendu en Suisse
43:51dans une autre chaîne
43:52il y avait deux propositions
43:53de chaînes françaises
43:54pour l'acquisition
43:55de ce documentaire
43:56dont CNews
43:57donc CNews a diffusé
43:58ce documentaire
43:59et était totalement
44:00en droit de le diffuser
44:01donc à aucun moment
44:03nos journalistes
44:04ne se sont fait passer
44:04pour un autre média
44:05pour obtenir
44:07une interview
44:07de Mediapart
44:08c'est complètement ridicule
44:09d'ailleurs
44:09quand vous regardez le documentaire
44:11vous verrez qu'il y a
44:11beaucoup de journalistes
44:12belges dedans
44:12qui à certains moments
44:13la voix off dit 90
44:14au lieu de 90
44:15donc c'est bien une production
44:16originale pour la Belgique
44:17dont les droits
44:18ont été acquis par CNews
44:19et ce que je trouve choquant
44:21c'est que comme vous l'avez dit
44:22il y a plein de médias
44:23qui reprennent
44:23ces accusations de Mediapart
44:25qui nous accusent
44:25d'être des menteurs
44:27de les avoir manipulés
44:28de nous être appropriés
44:29leur travail
44:30donc ce qui me fait peur
44:31c'est que là
44:32bon c'est une affaire anecdotique
44:33mais s'ils travaillent comme ça
44:35pour le reste de leur dossier
44:36ça m'inquiète un peu
44:37si vous voulez
44:38Et vous me faites la transition
44:39France Info par exemple
44:40sur l'article qu'ils ont publié
44:43qui relaie les accusations
44:44de Mediapart
44:45France Info vous a appelé Guillaume ?
44:47Absolument pas
44:48personne ne m'a appelé
44:49mais puisque Mediapart le dit
44:50c'est vrai
44:51Bah évidemment
44:52mais finalement
44:53je vois que
44:55on prend les mêmes
44:56et on recommence
44:57vous voyez
44:57qui est rapport
44:58commission
44:59ou quoi ça ne change rien
45:00félicitations Guillaume Janton
45:01puisque en termes d'audience
45:03ça a été un grand succès
45:05ce documentaire
45:06entre 21h et 22h
45:08Patrick Bruel
45:09du séducteur au prédateur
45:10dans lequel
45:11vous pouvez revoir
45:12donc une journaliste
45:13de Mediapart
45:15intervenir
45:15et vous avez pu la voir
45:16hier sur l'antenne
45:17de CNews
45:18qui est très bonne
45:18dans le documentaire d'ailleurs
45:19j'imagine vous savez
45:20les larmes
45:21de Mediapart
45:22et donc vous étiez
45:24première chaîne info
45:24et merci d'avoir
45:27au moins apporté
45:28votre version des faits
45:30Guillaume Janton
45:31sur les accusations
45:32dont vous faisiez
45:33l'objet
45:34puisque vous parlez
45:35justement
45:35de ce qui peut être inquiétant
45:37avec
45:38là je parlais de France Info
45:39ils auraient quand même
45:39pu appeler Guillaume Janton
45:40France Info tiens
45:42des révolutions chocs
45:43de Jacques Cardoz
45:44excellente soirée
45:45Guillaume Janton
45:46merci beaucoup
45:46des révolutions chocs
45:48de Guillaume
45:48de Jacques Cardoz
45:49les inquisiteurs
45:50cash
45:51complément d'enquête
45:51envoyé spécial
45:52un rédacteur en chef témoigne
45:54c'est dans les colonnes
45:56du JDD
45:56qu'on va découvrir
45:57l'entretien de Jacques Cardoz
45:59avec vous
46:00Lara Tchikov
46:01oui tout à fait
46:02et Jacques Cardoz
46:03explique donc
46:04dans cet entretien
46:05il parle
46:05des trois
46:08programmes
46:08de France Télévisions
46:09donc complément d'enquête
46:10envoyé spécial
46:12et le troisième
46:13j'ai oublié le nom
46:14mais vous allez
46:15le retrouver
46:16demain dans nos colonnes
46:17cash
46:17complément d'enquête
46:18et cash
46:18investigation
46:19exactement
46:19il explique
46:21effectivement
46:21faire 80 émissions
46:24toute l'année
46:24en fait il dénonce
46:25l'idéologie
46:26autour de ces trois
46:27programmes
46:28et il évoque
46:30le fait notamment
46:30qu'il y ait une dérive
46:32éditoriale
46:33donc les mots
46:34employés
46:34sont forts
46:35il raconte
46:36qu'il y a effectivement
46:3780 émissions
46:39dans l'année
46:40il se demande
46:41déjà
46:41comment
46:43trouver
46:44finalement
46:4480 scandales
46:46en un an
46:46finalement
46:47c'est presque
46:47impossible
46:48ça coûte aussi
46:49énormément
46:50d'argent
46:51et ce sont toujours
46:52les mêmes cibles
46:53ce sont toujours
46:54les mêmes récits
46:56c'est ça qui est passionnant
46:57c'est qu'il dit
46:57lorsque j'étais le présentateur
46:59de compléments d'enquête
47:00si je demandais une enquête
47:01sur Jean-Luc Mélenchon
47:02cela suscitait
47:03aussitôt
47:04d'immenses résistances
47:05à l'inverse
47:06je vois qu'ils se permettent
47:08désormais
47:08de réaliser un complément d'enquête
47:10à charge
47:11sur Jordan Bardella
47:12et le Rassemblement National
47:13quelques mois
47:15seulement
47:15avant les élections européennes
47:16ça interroge
47:17non
47:17un peu plus loin
47:18il va justement
47:20sur les thématiques
47:21c'est toutes les thématiques
47:22qui sont au coeur
47:22du discours du Rassemblement National
47:23et de la droite classique
47:24qui les dérangent
47:25lorsque j'ai fait
47:26une émission
47:27sur le communautarisme
47:28je raconte
47:29comment j'ai subi
47:29des esquives
47:30devoir retirer le mot
47:31islam
47:32voile
47:32ou encore me heurter
47:33à une journaliste
47:34qui au vu de son histoire familiale
47:36ne pouvait plus faire le sujet
47:38les journalistes
47:39qui font ces magazines
47:40ne sont pas à l'aise
47:41avec ces thématiques
47:42et enfin
47:43on lui dit
47:44mais est-ce que c'est une cabale
47:45est-ce que vous êtes en train
47:46de vous attaquer
47:46finalement
47:47à vos anciens confrères
47:49j'ai travaillé avec des gens
47:50que je respecte profondément
47:51mais oui
47:52je dis qu'il y a une dérive éditoriale
47:54en fait ça lui fait de la peine
47:55c'est le peine
47:56évidemment à Jacques Cardoz
47:57et qu'à un moment
47:58la boussole de neutralité
47:59s'est déréglée
48:00dans certaines émissions
48:01du groupe France Télévisions
48:03j'en ai été le témoin
48:04aujourd'hui
48:05ces trois émissions d'investigation
48:06s'articulent
48:06autour de la haine du riche
48:08du succès
48:10cela ne peut plus durer
48:13c'est un témoignage
48:15extrêmement important
48:15qu'on va redécouvrir
48:17donc dans les colonnes
48:19du journal de dimanche
48:21demain
48:22merci à tous les quatre
48:23c'était un plaisir d'être avec vous
48:24merci à Julien Duroux
48:26qui a préparé cette émission
48:28si j'étais mémoigné
48:29je dirais
48:30merci à cette journaliste
48:32de Mediapart
48:33d'avoir réagi
48:34et à CNews
48:36oui effectivement
48:37je ne vais vous inquiéter pas
48:39en fait il ne supporte pas
48:39que CNews puisse faire
48:40de très bons documentaires
48:41là pour le coup
48:43ce n'est pas CNews
48:44c'est produit par Guillaume Le Genton
48:45qui est d'abord produit en Belgique
48:47et ensuite a été racheté
48:48par une chaîne nationale française
48:50pourtant ce sont des sujets
48:51qui les intéressent
48:52à tous les quatre
48:52bien sûr
48:53protection des femmes
48:54bien sûr
48:55merci à tous les quatre
48:56l'info se poursuit
48:57thé, miel, citron
48:58merci Elliot
48:58et à demain matin
48:59merci à tous les deux
49:01Sous-titrage FR ?
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