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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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00:01Bonsoir à tous et ravis de vous retrouver pour l'heure d'éprouver, Véronique Jacquier, Sébastien Ligné, Jules Torres, Eric
00:05Nolot, c'est le quatuor du dimanche, chers amis.
00:08Bonsoir et ravis de vous retrouver. Dans un instant, on va parler de ce cocktail explosif entre la canicule et
00:14les violences à craindre lors de la fête de la musique.
00:17Mais quand on parle de ce climat de haine contre les journalistes, haine exacerbée, ça s'est passé cet après
00:25-midi pendant la marche dite antiraciste.
00:30C'est ça ? Vous aviez des journalistes de frontières qui étaient sur le terrain et une nouvelle fois, les
00:36journalistes de frontières ont été pris pour cible, attaqués et agressés violemment.
00:42D'ailleurs, vous avez des journalistes, dont un journaliste qui a à peine 20 ans, qui a été blessé en
00:52marge de cette manifestation.
00:55Vous allez découvrir les images avec moi. Regardez déjà les images et la photo. Vous voyez son nez ensanglanté, son
01:03coude également et son genou lait.
01:06C'était le point de chute de la marche contre le racisme Place de la République.
01:10Notre équipe était présente. C'est Eric Tegner qui envoie ça sur la place pour couvrir la fin de la
01:15marche et le début du concert.
01:17C'est dans ce laps de temps-là que nos équipes ont été poursuivies par une dizaine de militants d
01:22'extrême-gauche qui ont notamment crié
01:23« C'est les fachos, c'est frontières, il faut les défoncer, dégager, il faut les attraper ».
01:28Une course-poursuite a commencé sur 300 mètres. Notre cadreur avait tout le matériel sur lui.
01:33Il est tombé et se serait pris un coup de pied dans la tête si l'agent de sécurité ne
01:38s'était pas interposé.
01:40Notre équipe était accompagnée par deux agents de sécurité dont un qui a été encerclé et bloqué par une dizaine
01:48de personnes.
01:48Et vous allez découvrir, on va découvrir tous ensemble puisque les images nous ont été envoyées il y a quelques
01:52instants
01:53de la violence, la virulence par les mots, les intimidations, cette haine contre des journalistes
02:00qui souhaitaient couvrir donc cette marche dite anti-raciste.
02:05« C'est pas bien le gâchis d'eau, hein ? Vous êtes de quel média ? »
02:09« 100% protière ! »
02:15« C'est pas bien le gâchis d'eau ! »
02:23« Cassez-vous ! Cassez-vous ! Allez, cassez-vous maintenant ! »
02:54« Le gâchis d'eau, monsieur, c'est pas très bien ! »
03:09Donc, c'est qu'une partie puisque après ils ont été visiblement coursés
03:15et vous avez le cadreur qui est tombé.
03:18Une autre séquence assez courte d'une quinzaine de secondes.
03:39Et donc, vous voyez ce barrage de policiers parce que sans le service de sécurité et sans les forces de
03:46l'ordre présentes,
03:47la situation aurait pu être encore plus grave.
03:49Éric Nolot ?
03:50Non, mais c'est très instructif, si j'ose dire, comme séquence, parce que d'abord, on voit à l
03:54'œuvre une rhétorique.
03:56Celui qui ne pense pas comme moi est un facho et contre un facho, on a tous les droits.
04:00On a le droit de le frapper et même on a le droit de le tuer.
04:03La deuxième chose qui me frappe, c'est les voix féminines.
04:05C'est les mêmes voix féminines que durant la Révolution, celle des tricoteuses qui accompagnaient les condamnées à l'échafaud.
04:12C'est-à-dire que c'est la violence verbale de celle qui s'en prend en meute à celui
04:20qu'on veut lyncher ou auquel on veut couper la tête.
04:23C'est très, très inquiétant parce que c'est une logique de violence révolutionnaire qui gagne du terrain pour la
04:29jeunesse.
04:30Et moi, franchement, les gens de frontière ou les autres sont placés devant un dilemme presque impossible.
04:35Continuent à faire leur métier ou vraiment sauver leur vie.
04:37Moi, je pense que ça se terminera un jour très, très, très mal.
04:39Ça a déjà commencé, mais oui, encore plus dramatique, bien sûr, parce qu'il y a des échelles dans la
04:47gravité.
04:47Mais on en est déjà arrivé à un point où il devient difficile pour les journalistes, sur certaines mobilisations, de
04:56venir sans service de sécurité.
04:58On n'est pas dans des zones de guerre. On est en France. Jules Torres.
05:02Non, mais moi, je ne suis pas étonné. Il y a des journalistes qui se font agresser en permanence dans
05:06ce pays.
05:06Il existe un droit en France de taper des journalistes qui veulent dire le réel pour être dans l'émission
05:12100% Frontières toutes les semaines.
05:14Bon, il n'y a pas une manifestation de la France insoumise où il n'y a pas un journaliste
05:18agressé, un journaliste qui est coursé dans le grand pays des droits de l'homme que nous sommes.
05:23Ça devrait susciter la crainte et les interrogations de nombreuses personnes.
05:27Enfin, les sociétés de journalistes, elles passent leur temps à faire des communiqués sur tout et n'importe quoi.
05:32Mais là, ça ne les dérange pas.
05:33Et ensuite, je veux juste qu'on dise pourquoi ils font ça, qu'il est légitime, à force que Jean
05:38-Luc Mélenchon pointe la rédaction notamment de Frontières.
05:41Je vous rappelle que Jean-Luc Mélenchon a dit qu'Éric Tegner était un rat crevé et un moustique.
05:47Bon, qu'est-ce qu'on fait au rat crevé ? Qu'est-ce qu'on fait au moustique ?
05:50Donc, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait cette violence-là quand le grand chef dit à
05:55ses soldats qu'il faut aller abattre la vermine.
05:58Parce que c'est ça que Jean-Luc Mélenchon dit quand il est violent.
06:01Venu couvrir la manifestation contre le racisme, puis le concert organisé par LFI à Paris,
06:05deux de nos journalistes ont été poursuivis par une dizaine d'antifas sur plusieurs centaines de mètres,
06:10provoquant la blessure de l'un d'entre eux.
06:12Une plainte va être déposée, vient de tweeter Frontières.
06:16Ce qui sera intéressant, c'est de voir s'il va y avoir cette fameuse levée de bouclier,
06:20qui est normale d'ailleurs, de condamner ces violences contre des journalistes.
06:26Sébastien Ligny, vous dites bien sûr parce que vous avez déjà la réponse.
06:29Non, mais la confraternité, elle s'arrête toujours à une certaine partie des journalistes de ce pays.
06:34Ceux qui, en effet, comme le dit Jules, essayent de montrer le réel.
06:37Moi, simplement, j'essaye d'alerter quand même, on n'en parle jamais.
06:39Dans les nombreuses dérives de la France insoumise,
06:40on ne parle jamais de la relation entre la France insoumise et le journalisme.
06:45C'est quand même un danger mortifère qui pèse sur cette profession, la France insoumise.
06:49On parle d'un parti qui, évidemment, trie les journalistes,
06:52qui organise des conférences de presse avec une mise en saigne digne des grandes heures de l'Union soviétique,
06:57avec des faux journalistes qui sont en réalité, pour certains, des militants de la France insoumise,
07:01qui posent des questions que Jean-Luc Mélenchon souhaite entendre.
07:04Vous avez évidemment les auteurs du livre La Meute, un livre d'enquête,
07:08qui ont été interdits, blacklistés de toutes les réunions.
07:10On parle d'un parti qui a célébré la fermeture de C8.
07:14On parle d'un parti qui n'attend qu'une seule chose, c'est de pouvoir fermer CNews.
07:18Enfin, je veux dire, avec la France insoumise au pouvoir,
07:21les journalistes et le droit de la presse et la liberté d'expression seraient en extrême danger.
07:27En un mot, Véronique Jacquier, le mot de la fin.
07:29Non, mais je pense évidemment que mes camarades,
07:31mais ce qui me marquent, c'est l'accoutumance à ce type d'image.
07:34C'est-à-dire que ce n'est pas la première fois qu'on en voit,
07:36ce n'est pas la première fois qu'on en diffuse.
07:38La rhétorique, justement, de la France insoumise est faite de telle façon
07:41à ce que nous nous habituons.
07:44Et donc, effectivement, ça va aller de mal en pis.
07:48Je ne sais pas comment Frontière peut gérer ses déplacements sur le terrain
07:51en sachant que, de toute façon, c'est instrumentalisé
07:54parce qu'on sait que ça sert la cause de la France insoumise
07:57et que ça légitime finalement leur violence.
08:00Parce que, comme l'a dit Éric Nolo, contre les fachos, tout est permis.
08:03Et une partie de la France oublie que, ben non, ce ne sont pas des fachos.
08:06Un, ce sont des journalistes qui font leur travail.
08:08Et deux, ce ne sont pas des fachos.
08:09Mais au-delà de ça, c'est pour ça la tartufferie de ce système médiatique et politique.
08:14Ce qui est intéressant et triste à la fois,
08:17c'est qu'aujourd'hui, les grandes chaînes d'information,
08:20lorsqu'elles vont sur le terrain, que ce soit LCI, BFM, France Info ou même CNews,
08:25quand vous allez sur des manifestations dits à risque,
08:28vous êtes contraints de mettre en place des systèmes de sécurité.
08:31Vous avez des agents privés de sécurité.
08:33Ça se passe en France.
08:34La question, c'est pourquoi vous êtes obligés désormais de mettre des agents de sécurité.
08:38Ce n'est pas le signe du hypocrisie.
08:39Et lorsqu'il y a des journalistes qui sont blessés,
08:42ça peut arriver pour LCI, pour BFM,
08:45ben évidemment, vous avez des condamnations qui sont unanimes.
08:49Quand ça concerne des journalistes de frontières,
08:52ben là, finalement, on passe à autre chose.
08:55Ces séquences que vous venez de voir, vous les verrez en longueur,
08:58parce que les journalistes de frontières courageux
09:00continuent de travailler.
09:01Et vous les verrez demain dans l'émission 100% frontières
09:05avec Gauthier Le Bratt et Rectegner.
09:07C'est une émission qui a son succès.
09:09Ça dérange aussi peut-être cette bien-pensance politique et médiatique,
09:14puisque cette semaine, entre autres, mais comme depuis le début quasiment,
09:20frontières caracolent en tête.
09:22Et il soutient, bien évidemment, à ce jeune journaliste
09:25qui, dans cette croisade contre lui, est tombé, s'est blessé et plainte a été déposée.
09:33La fête de la musique, justement.
09:35On parle beaucoup de la canicule,
09:36mais l'autre élément qui est à craindre,
09:39ce sont les violences cette nuit,
09:40puisque ce n'est pas la première fois que vous avez des policiers
09:45qui vont être ou peuvent être pris pour cible.
09:48La carte des points chauds.
09:49Je vais vous donner tous les points chauds à Paris.
09:52Quand je dis points chauds, je mets des guillemets.
09:54C'est les points chauds sécuritaires,
09:55parce que c'est 40 degrés à l'ombre,
09:56mais c'est 40 mortiers dans la nuit aussi.
09:58Et 40 mortiers, ce n'est pas suffisant.
10:00Tension avec les riverains autour des concerts dans le 10e,
10:02le 14e, le 17e, le 18e, le 19e, le 20e.
10:06Risques de mouvements de foule, dégradation, pillage de commerce
10:09et jets de projectiles ou tirs de mortiers
10:10contre les forces de l'ordre à Châtelet-Hal.
10:13Risques de conflits entre riverains et commerçants
10:15dans les rues de Marseille, Yves-Toudic et Beaurepaire dans le 10e.
10:19Bon, ben dis donc, bienvenue pour la fête de la musique à Paris.
10:23Mais ce n'est pas fini.
10:24Difficulté d'accès possible pour les véhicules de secours dans le 18e.
10:27Forte affluence attendue autour du 211 et du café de la musique dans le 19e.
10:32Ça ne s'arrête pas.
10:33Ça ne s'arrête pas.
10:34Risques de violences urbaines.
10:35Risques de baignade dans le canal de Saint-Martin.
10:37Risques de consommation importante d'alcool et stupéfiants.
10:40Risques d'agression visant des touristes britanniques
10:42dans un contexte de tension après la victoire du Paris Saint-Germain
10:44contre Arsenal.
10:45Mais ce monde est devenu complètement fou.
10:47Le terrain, avec nos équipes qui sont sur place,
10:51Célia est en direct avec nous.
10:53Célia Barotte, bonsoir.
10:54Pour l'instant, la situation est calme.
10:57Mais il y a un fort dispositif de sécurité, bien évidemment.
11:01Parce que les policiers, ils vont travailler toute la nuit.
11:03Célia.
11:07Oui, Eliott.
11:08Nous sommes ici avec Audrey Legray, vraiment au cœur de Paris,
11:13au cœur du quartier Châtelet-Léal.
11:14Vous voyez sur ces images la fête basson-plein.
11:18Alors pour l'instant, l'ambiance est plutôt calme,
11:20mais quand même très mouvementée,
11:21puisqu'il y a eu plusieurs mouvements de foule dans les petites rues,
11:25puisqu'il y a parfois des scènes ou encore des DJs,
11:29des groupes qui se mettent à des restaurants.
11:31Et donc cela fait venir beaucoup, beaucoup de personnes,
11:34avec aussi des premiers malaises,
11:36puisque cette chaleur et aussi la consommation d'alcool
11:39a pour conséquence quelques malaises,
11:43quelques problèmes aussi de santé pour ces personnes
11:45qui participent à cette fête de la musique.
11:47Et puis vous voyez sur ces images la présence policière
11:50qui est très importante.
11:51Alors pour l'instant, cette présence, elle se fait discrète.
11:54Elle est positionnée aux abords des grands axes,
11:57aux abords des grands événements.
12:00Et pour l'instant, nous n'avons pas vu une présence policière piétonne.
12:05Elle se fait plutôt discrète.
12:07Alors avec tout de même une intervention,
12:08il y a quelques minutes, pour évacuer des jeunes
12:11qui avaient pris possession d'un échafaudage de travaux.
12:14Alors bien sûr, ces policiers les ont fait évacuer pour leur sécurité,
12:17mais aussi pour éviter tout risque de trouble à l'ordre public.
12:20Et puis il y a d'autres risques à craindre ici, dans ce quartier.
12:24C'est le pillage de commerce ou encore des tirs de mortier.
12:27Une source policière nous a fait savoir qu'il s'agissait de l'un des points
12:32qui étaient à risque au niveau de cette soirée,
12:35notamment concernant les affrontements,
12:37concernant aussi les agressions sexuelles,
12:39puisque nous avons vu aussi beaucoup de touristes présentes ici.
12:44Merci pour ce point très complet, Célia.
12:49Depuis le quartier de Châtelet,
12:52qui a été un quartier où il y a eu de vives tensions l'année dernière,
12:56vous parliez d'un moment où les forces de l'ordre ont dû intervenir
12:59sur un échafaudage où vous aviez des jeunes qui s'étaient déjà installés.
13:04Voyons cette séquence, encore une fois,
13:05comme c'est arrivé il y a quelques instants,
13:07on va tout découvrir en direct ensemble.
13:23Écoutez, pour l'instant, cette séquence, elle est rassurante.
13:25Pourquoi ? Parce que ça se passe dans le calme.
13:27C'est-à-dire qu'on s'installe sur l'échafaudage,
13:29peut-être parce qu'il y avait trop de monde,
13:31les policiers interviennent et ça se passe calmement.
13:34On sait comment...
13:35Ben non, mais c'est ça, le problème,
13:37c'est qu'on sait exactement ce qui peut se passer dans les prochaines heures.
13:39C'est écrit, d'abord, maintenant, tout est prétexte à casser,
13:43tout est prétexte à l'émeute.
13:46Ensuite, la France Insoumise a fait une OPA maintenant sur la fête de la musique.
13:49Ça, c'est une nouveauté quand même.
13:52Comme il faut tout politiser, tout bordéliser,
13:54je reprends les mots de la France Insoumise,
13:56c'est autour de la fête de la musique.
13:58Et ensuite, il y a un troisième phénomène
14:01qui est mineur, mais qui prend un peu d'importance,
14:03c'est que la fête de la musique a été un peu dévoyée.
14:06C'est-à-dire qu'auparavant, les gens faisaient de la musique.
14:07Maintenant, ils installent des gigantesques sonos
14:09et ils passent la musique des autres.
14:10Alors, ça crée beaucoup de problèmes avec les riverains,
14:12avec les commerçants.
14:14Donc ça, c'est encore une source de nuisance
14:16qui n'existait pas.
14:17Vous mettez tout ça dans le shaker, vous secouez,
14:19et je pense que demain matin, malheureusement,
14:21on va égrener des chiffres très pénibles.
14:24Il y avait plus de 300 personnes qui ont été interpellées
14:26et placées en garde à vue l'année dernière.
14:28Les images que vous voyez, c'est justement dans le quartier de Châtelet,
14:31mais c'était le soir, tard, pas à 20h14.
14:35Mais ces scènes-là, malheureusement, de juin 2025,
14:40pourraient se répéter.
14:41Je ne vais pas dire vont, je ne veux pas jouer l'oiseau de mauvaise augure,
14:45mais pourraient se répéter.
14:46Mathieu Vallée a réagi ce matin.
14:48Écoutez.
14:49Le but, ce n'est pas de faire de la fête de la musique une fête gâchée,
14:52c'est de faire de la fête de la musique où il n'y a pas de drame,
14:54de drame humain, et finalement, lié à la canicule,
14:57lié à la surconsommation d'alcool.
14:58Parfois les deux.
14:59Et donc, j'entends évidemment les représentants
15:01de l'industrie hôtelière et de restauration,
15:03mais la réalité, c'est que la consommation est possible
15:04dans les bars, dans les restaurants,
15:06et que je trouve que c'est plutôt simple
15:07dans des établissements prévus à cet effet,
15:09qui reçoivent du public, qui sont prévus pour ça,
15:10que la consommation d'alcool soit possible.
15:12Mais dans les rues, vous savez, la suralcoolisation,
15:14moi, je l'ai vu en tant que policier,
15:16ça entraîne aussi souvent des bagarres, des rixes,
15:17des comportements qui ne sont pas admissibles.
15:19Et donc, avec la canicule, je trouve que pour des questions
15:21sécuritaires et sanitaires, c'est bien qu'on ait une mesure
15:24qui protège les gens.
15:28qui a pris la parole lui aussi
15:31entre 18h et 19h et 20h,
15:34et qui revient sur le dispositif mis en place.
15:40Nous avons mis l'ensemble des dispositifs possibles,
15:42imaginables, pour de toute façon,
15:43à ce que nous puissions sécuriser l'ensemble de la fête,
15:46pour que la fête reste la fête,
15:48et que celle de ceux qui voudraient la perturber
15:50n'ait pas gain de cause.
15:51Donc, c'est presque 5000 policiers et gendarmes
15:54qui sont déployés sur le terrain,
15:55plus de 2500 pompiers.
15:56Ce sont aussi 10 embarcations de la police
15:59et 8 des pompiers,
16:01ainsi que des associations de sécurité civile agréées,
16:04qui vont patrouiller sur la Seine
16:06afin de prévenir les éventuels incidents.
16:08La fête reste la fête.
16:10Le problème, c'est que la fête n'est plus la fête.
16:13Ce n'est plus la fête, ce n'est plus la fête du tout.
16:15De toute façon, ça n'a plus rien, effectivement,
16:16d'une fête de la musique au sens originel du terme.
16:20Moi, je suis d'accord.
16:21En règle générale, ce n'est plus de la musique,
16:22c'est de la soupe.
16:24Oh, non, mais au-delà de la...
16:26Mais il y a des concerts de musique classique.
16:29Oui, on ne peut pas être que du Beethoven.
16:29Et puis, vous pouvez avoir de la musique un peu populaire,
16:32de la musique hip-hop.
16:33Ce serait un bon test civilisationnel.
16:35Vous faites de la musique spéciale Beethoven,
16:37vous allez voir, là, c'est vraiment la fête
16:38parce qu'il n'y aura pas grand monde dans la rue.
16:40Et les gens seraient doux comme des moutons.
16:42Ils seraient tous à s'agir.
16:44Au-delà de ça, c'est que la fête se transforme,
16:46malheureusement, ces dernières années, en violence.
16:49Et on l'a bien vu au moment de la fête
16:50pour célébrer la finale de Ligue des Champions.
16:52On était tous ensemble pour le Paris Saint-Germain.
16:55On savait exactement ce qui allait se passer.
16:56Et moi, je note une chose,
16:58c'est que c'est quand même la fête des pères aujourd'hui.
16:59Donc, vous allez avoir des centaines de policiers,
17:03de gendarmes qui vont être sur le front,
17:04qui vont passer une nuit abominable
17:06et qui ne seront pas dans leur famille.
17:09et dans leur foyer.
17:10Et c'est bien dommage.
17:11Franchement, ce n'est plus une fête.
17:12J'ai demandé à des parents
17:16s'ils ont envie que leur fils ou leur fille de 15 ans
17:21aillent participer à la fête de la musique.
17:22Ce sera non.
17:24Parce que ce n'est plus une fête.
17:25En effet, ça devient un coupe-gorge.
17:26Il peut se passer n'importe quoi.
17:28Quant à la qualité de la musique, je soutiens...
17:30Non, mais arrête.
17:30Les rabats-jois, les progneux-nueux
17:32avec la qualité de la musique.
17:33Moi, je les ai subis toute la journée.
17:35C'est épouvantable d'abord.
17:36Mais ça, c'est votre problème.
17:37Excusez-moi, vous faites pas la police de la musique.
17:39C'est ce que je vous disais tout à l'heure.
17:40C'est qu'il y a très, très peu de gens
17:41qui jouent de la musique.
17:43Ils posent des sonos monstreux.
17:45Et alors ?
17:46C'est pas ça la fête de la musique.
17:48C'est pas ça la fête de la musique.
17:49Pourquoi ?
17:49Vous vouliez avoir un chanteur d'opéra ?
17:52Non, pas du tout.
17:53C'était l'idée originale.
17:54C'était la célébration de la musique
17:56sous toutes ses formes.
17:57Vous faites de la musique.
17:58Si vous voulez jouer du Beethoven, c'est bien.
18:00Si vous voulez chanter du rap, c'est bien aussi.
18:02Mais c'est vous.
18:02Là, vous posez une sono
18:03et c'est la musique des autres
18:05que vous jouez à fond.
18:06Ça s'appelle être un DJ.
18:07Ça vous pose un problème ?
18:08C'est pas la fête des DJs.
18:10C'est la fête de la musique.
18:12Non, leur donnez pas des idées.
18:13Mais moi, je veux bien.
18:14C'est super d'avoir des DJs.
18:16Plus sérieusement, sur les violences
18:17et encore une fois,
18:19ce qui est insupportable,
18:20c'est de voir que les policiers,
18:21les forces de l'ordre qui sont présentes
18:23deviennent d'ailleurs des cibles.
18:25C'est-à-dire que pour la finale
18:26de la Ligue des Champions,
18:29chaque intervention du policier
18:31entraînait finalement un acte de violence.
18:33Mais comme pour la fête
18:33de la Ligue des Champions
18:35et la fête de la musique,
18:36on a quand même l'impression
18:37que ça se contente de Paris
18:39et de la petite couronne.
18:40D'ailleurs, on entend
18:41le préfet de police de Paris.
18:42Moi, je ne suis pas du tout d'accord.
18:43Je pense qu'il y a beaucoup d'endroits
18:44en France où ce soir,
18:45il va y avoir la fête
18:47où ça va extrêmement bien se passer
18:48où on n'écoutera pas
18:49que de la musique d'analphabète
18:51où il y aura des sourires,
18:54il n'y aura pas de violence.
18:55Ce sera, oui, le cas
18:56dans la jolie Vendée,
18:57dans la jolie Bretagne,
18:58dans tous ces jolis villages du Sud.
19:00Mais en revanche,
19:01oui, vous avez raison,
19:02à Paris, la fête de la musique
19:03a été privatisée depuis des années,
19:05notamment par l'extrême-gauche,
19:06cette année particulièrement
19:07par la France insoumise.
19:09Et qu'est-ce qu'on voit ?
19:09On a un pays
19:10où il y a de plus en plus
19:11de racailles,
19:11où il y a de plus en plus
19:12de personnes qui veulent s'en prendre
19:14aux personnes dépositaires
19:15de l'autorité de l'État.
19:16Donc, il y a une culture
19:17de la violence,
19:17une culture de l'affrontement
19:18qu'on retrouve
19:19à chaque manifestation.
19:21En revanche,
19:21ça n'existe qu'à Paris.
19:23Il est 20h20,
19:25donc pour l'instant,
19:26les esprits ne s'échauffent pas,
19:28mais on pense aux forces de l'ordre
19:30qui vont être sur le pont
19:31et aux pompiers,
19:33et également 2500 pompiers
19:35qui seront présents
19:36toute la nuit.
19:37Et qui étaient prépensibles,
19:38souvenez-vous,
19:38lors des violences
19:39du Paris Saint-Germain aussi.
19:40C'est ça qui est terrible.
19:41Alors, qu'est-ce qu'on va dire demain
19:43et qu'est-ce que disent
19:44aujourd'hui les médias ?
19:45Ils veulent rappeler
19:47l'événement spécifique.
19:48Ils étaient globalement
19:49sous contrôle.
19:504800 policiers
19:51et gendarmes mobilisés,
19:522500 pompiers,
19:5318 bateaux
19:54pour prévenir
19:54des noyades.
19:56C'est la France
19:58qui se barricade,
19:59Paris qui se barricade du moins,
20:00parce que je n'ai pas
20:01les chiffres nationaux.
20:02Le confinement sécuritaire.
20:03On a deux confinements
20:04aujourd'hui.
20:05Confinement caniculaire,
20:06avec toutes les mesures
20:07qu'on élaborera
20:08dans un instant
20:09où on interdit,
20:10on supprime,
20:11on va fermer les écoles,
20:12etc.
20:13Et puis le confinement sécuritaire,
20:14c'est-à-dire que vous laissez la rue
20:16au lieu de...
20:17C'est les premières sorties
20:18quand vous êtes adolescent aussi,
20:20vous avez envie de faire
20:20un peu la fête
20:21pour trouver vos parents.
20:22C'est terminé.
20:22Ça, c'est terminé.
20:24Ce sont aux honnêtes gens
20:25de s'adapter aux perturbateurs
20:26aujourd'hui.
20:27C'est ça qui est terrible.
20:27Et pardon,
20:28on parle des policiers,
20:29mais les policiers,
20:30ils vous disent,
20:31ce n'est pas facile aussi
20:32de travailler sous 40 degrés.
20:34Eux, ils ne sont pas en bermuda,
20:35ils n'ont pas le t-shirt
20:36et ils n'ont pas le brumisateur
20:37pour se faire du frais.
20:38Ils ne peuvent pas se jeter
20:39dans le canal Saint-Martin.
20:39Ils ont des vêtements lourds,
20:41ils ont parfois
20:41des armes de poing à porter.
20:43C'est très compliqué
20:44pour les policiers.
20:44Ça peut aussi s'échauffer
20:45assez rapidement.
20:46Et puis pardon,
20:47le combo consommation d'alcool,
20:49canicule,
20:50ça ne fait jamais bon mélange.
20:52J'ai très peur
20:53que ça finisse mal,
20:54encore une fois.
20:54Chers amis,
20:55une courte pause,
20:56on va revenir dans un instant.
20:57On va parler de cette canicule.
20:5849 départements
20:59seront donc placés
21:00en vigilance rouge
21:01dès demain.
21:03C'est-à-dire qu'il y a
21:05quasiment la moitié du pays
21:06qui est en vigilance rouge.
21:08Il y en a 40 autres
21:10en vigilance orange.
21:12Mais la question
21:13qu'on va se poser,
21:13c'est est-ce que nos politiques
21:14sont dépassées ?
21:15Je vais vous proposer
21:16deux images exceptionnelles,
21:17une de 76
21:18et une de 2026.
21:20Et on va les mettre
21:21côte à côte.
21:21Vous allez me dire
21:22ce que vous en pensez.
21:23A tout de suite.
21:2749 départements
21:28seront placés
21:29en vigilance rouge
21:30canicule lundi.
21:31Un record,
21:32a indiqué dimanche
21:33le ministre délégué
21:34chargé de la transition
21:35écologique,
21:36Mathieu Lefebvre,
21:37citant des chiffres
21:37de Météo France.
21:3840 autres départements
21:40seront encore
21:41en vigilance orange
21:42canicule.
21:43Et on vit
21:45avec cette canicule
21:46ce que nous vivions
21:47avec la crise sanitaire.
21:50C'est-à-dire
21:50comme on n'a rien anticipé,
21:52on ferme,
21:52on retarde,
21:53on interdit
21:54et on infantilise.
21:56Le tweet
21:57d'Emmanuel Macron,
21:58il est extraordinaire.
21:59Mais extraordinaire.
22:01Face à la canicule,
22:02veillons les uns
22:02sur les autres,
22:03soyons collectivement
22:04attentifs à nos aînés,
22:05à nos enfants
22:05et aux personnes isolées
22:07et fragiles.
22:08Je pourrais m'arrêter
22:09juste un instant
22:09sur cette phrase.
22:11Attentifs à nos aînés,
22:12il y a plus ou moins
22:13de soignants
22:13avec Emmanuel Macron
22:15dans les EHPAD
22:15et dans les hôpitaux
22:17pour s'occuper
22:18de nos aînés.
22:19Nos enfants,
22:19n'en parlons pas
22:20avec le scandale
22:21du périscolaire
22:22et d'Olyana.
22:22Il y a des dames
22:22de 86 ans
22:23qui se font égorger.
22:24Et aux personnes
22:25isolées et fragiles,
22:27idem.
22:27Mais ce graphique,
22:29est-ce qu'on peut
22:29remontrer le graphique ?
22:30Heureusement
22:31qu'il y a le gouvernement
22:32pour nous dire
22:33qu'il faut rester au frais,
22:34boire de l'eau,
22:35il faut se mouiller le corps,
22:37fermer les volets,
22:38privilégier les activités douces.
22:40Parce que j'imaginais bien
22:41à 14 heures
22:42faire sous 45 degrés
22:44un marathon, bien sûr.
22:46Mangez frais
22:47et équilibrés,
22:48évitez l'alcool
22:49et prenez des nouvelles
22:51des plus fragiles.
22:51Moi, j'ai croisé
22:52des jogueuses tout à l'heure.
22:53Mais tôt, très tôt !
22:55Non, dans l'après-midi.
22:56Je vous rassure
22:56qu'elles ne couraient pas
22:58le marathon
22:58mais c'était quand même
22:59très important.
23:00Bon, et heureusement,
23:00vous aviez besoin
23:01de ces indications-là ?
23:02Moi, non.
23:03Mais vous pensez
23:04que c'est quelque chose
23:04qui est important ?
23:05C'est des jogueuses apparemment, oui.
23:06Bon, et bien écoutez,
23:07alors à ce moment-là,
23:07je retire ce que j'ai dit.
23:08Heureusement que le Président
23:09de la République
23:10est là pour sauver des vies.
23:12En revanche,
23:12les deux images promises
23:13avant la publicité.
23:14Regardez,
23:1619h, 1976,
23:18on est en pleine canicule
23:20et sécheresse.
23:22Et vous allez avoir,
23:23à l'époque,
23:24Jacques Chirac,
23:25le Premier ministre,
23:26qui va réunir
23:28tout son gouvernement.
23:28Est-ce qu'on peut voir
23:29les images, s'il vous plaît ?
23:30Réunir tout son gouvernement.
23:32À gauche,
23:33c'est un conseil de guerre
23:35pour la canicule.
23:3650 ans plus tard,
23:3750 ans plus tard,
23:38on a enlevé le mot guerre,
23:40mais on appelle ça
23:41un conseil interministériel
23:43de crise,
23:43toujours sur la canicule.
23:45La seule question qui vaille,
23:46c'est comment se fait-il ?
23:48Et vous pouvez laisser l'image,
23:50s'il vous plaît,
23:50en boule,
23:51parce que c'est vraiment passionnant.
23:52Et c'est ça.
23:54Qu'est-ce qu'on a fait
23:55pour éviter de tout fermer,
23:57de tout bloquer
23:57ou d'annuler ?
23:59Par exemple,
24:00vous avez 1 800 établissements scolaires,
24:03845 écoles et collèges
24:04qui seront totalement fermés,
24:058 800 autres établissements
24:07qui vont aménager leurs horaires.
24:09Tant compter les trains
24:10qui ne circulent pas ?
24:11Pas tous.
24:12Pas tous.
24:13Non mais pas tous.
24:13Quand même.
24:14Mais comme nous racontons
24:16la même ligne de bus
24:17avec Véronique,
24:18ce n'est toujours pas climatisé.
24:20La plupart des lignes de métro
24:21ne sont pas climatisées.
24:23Donc,
24:23en plus,
24:24le discours emprunté
24:26les transports en commun
24:27se heurte à ça.
24:28Et quand il y a une canicule,
24:29c'est infernal.
24:29Non mais c'est infernal.
24:30Là,
24:30on voit 176.
24:32Mais souvenez-vous
24:32des déclarations en 2003.
24:34En 2003,
24:35on avait quand même
24:35un ministre de la Santé
24:36qui avait dû démissionner.
24:37On nous expliquait
24:38plus jamais ça.
24:39On allait prendre
24:39les mesures nécessaires,
24:40etc.
24:41Est-ce que depuis 2003,
24:42on a des écoles
24:43où vous avez des climatisations ?
24:44Absolument pas.
24:45Est-ce que dans les transports
24:45en commun,
24:46vous avez des climatisations ?
24:47Dans la plupart,
24:47vous n'en avez pas.
24:48Est-ce qu'on a fait
24:49des grands plans
24:50de rénovement des logements ?
24:51On a commencé,
24:51mais à peine.
24:52Et pour moi,
24:53selon moi,
24:53tout le monde est responsable.
24:54Évidemment,
24:55la gauche,
24:56avec son diktat
24:57sur la climatisation
24:58qui tuerait les housses polaires,
24:59ce serait dramatique.
25:00C'est fini ça ?
25:01Oui,
25:02enfin c'est fini.
25:02C'est fini,
25:03j'ai entendu Marine Tondelier
25:04dire qu'il faut des clims.
25:05Et la droite,
25:06parce que la droite aussi
25:07elle est responsable.
25:07Parce que c'est quand même
25:08la droite qui a pourvoyé
25:09pendant des décennies
25:11le discours climato-sceptique
25:13qui nous expliquait
25:14que le réchappement climatique
25:14n'existait pas
25:15et qu'en fait,
25:16c'était le cycle de la planète
25:17et qu'en fait,
25:17il faisait chaud
25:18tous les 10 000 ans.
25:18Bon bah oui,
25:19mais tout le monde
25:19est responsable en fait.
25:20Si on avait pris
25:21tous collectivement
25:22quand les premiers scientifiques
25:23il y a 40 ans
25:23nous avaient dit
25:24attention,
25:25attention ça va mal finir,
25:26peut-être qu'on en serait en fait.
25:27Un chef d'État de droite
25:28dire le climat
25:29et le réchauffement climatique
25:31n'existait pas.
25:32C'est plutôt la droite
25:32qui a fait
25:35pour le discours climato-sceptique.
25:37La question que je me pose,
25:38c'est comment se fait-il
25:38par exemple
25:39qu'en France
25:40on n'ait que 25%
25:41de climatisation
25:42dans les logements
25:44contre 41% en Espagne,
25:4656% en Italie,
25:4790% en Italie.
25:48Parce que la droite
25:49au pouvoir
25:50elle a cédé
25:50au décret de la gauche
25:51Alors c'est autre chose
25:52que d'être climato-sceptique.
25:53Cédé au dictat
25:54de la gauche
25:55et aux ayatollahs écolo.
25:58C'est la bureaucratie.
25:59Quand vous voulez
25:59climatiser un collège
26:01ou une école primaire
26:02vous avez un dossier
26:04comme ça
26:05de 20 000 pages
26:06à remplir
26:07vous êtes dissuadé.
26:08On étouffe
26:09les normes
26:09et la bureaucratie
26:10pour faire des choses
26:11qui devraient être très simples.
26:12Marion Maréchal a dit
26:13il y a une diabolisation
26:14idéologique de la climatisation.
26:16Alors il faudrait
26:163 milliards d'euros
26:17pour climatiser
26:18toutes les écoles
26:18et tous les hôpitaux
26:19en France.
26:20De France pardon
26:21c'est l'équivalent
26:21du budget annuel
26:22de l'agence
26:23de la transition écologique
26:24d'ADEME
26:24qui protégerait mieux
26:27les français.
26:28Cette agence
26:29ou un million
26:29de climatiseurs.
26:32Je comprends évidemment
26:33qu'on va y mettre
26:34de la climatisation
26:35et qu'on va le faire
26:36intervenir l'État
26:37sur les hôpitaux
26:38sur tout ce qui concerne l'État
26:39mais on n'est pas obligé
26:40de demander toujours aux politiques
26:42de gérer la vie des gens.
26:43Si les Espagnols
26:44sont 56% à vouloir
26:46dans leur maison
26:47des climatiseurs
26:48et bien ils font
26:48ce qu'ils veulent
26:49ils achètent des climatiseurs.
26:50Si les français
26:50ils sont que 25%
26:51je parle des écoles moi.
26:52Bien sûr
26:53je vous parle des écoles
26:54de l'État
26:55des hôpitaux.
26:57En revanche
26:57le débat qu'on a
26:58sur les politiques dépassées
26:59je le trouve absolument lunaire
27:01parce qu'on fait intervenir
27:02nous-mêmes
27:03l'État nounou.
27:04L'État nounou
27:04il est partout dans
27:05dans les hôpitaux.
27:07Ce n'est pas un reproche
27:07que je vous fais à vous.
27:08J'ai commencé mon intervention
27:09en disant que dans les hôpitaux
27:10Pourquoi c'est lunaire
27:10de penser que les politiques
27:11sont dépassées ?
27:13Pardonnez-moi.
27:13Sur les hôpitaux.
27:14Les conférences
27:15les réunions de crise
27:16les discours
27:17j'ai entendu la ministre
27:19de la Santé
27:20Madame Riste
27:20dire
27:21nous n'aurons pas
27:22la main qui tremble.
27:23Je ne parle pas
27:23je ne parle pas
27:24forcément de vous.
27:25Je reviens par exemple
27:26sur le tweet
27:27d'Emmanuel Macron
27:28si on a envie
27:29de faire du sport
27:29si on a envie
27:30de boire un peu d'alcool
27:31pendant une canicule
27:33avec modération
27:34toujours
27:34mais on fait un peu
27:35ce qu'on veut
27:35c'est-à-dire qu'en fait
27:36dans ce pays
27:37le président de la République
27:38n'a pas en permanence
27:39d'ailleurs
27:40et on va l'écouter bientôt
27:42mais c'est-à-dire
27:43qu'il faut arrêter
27:44et laisser le politique
27:44très très loin
27:45je pense du quotidien
27:46Là où je ne suis pas d'accord
27:47c'est que le politique
27:47un, là où Véronique a raison
27:49c'est que par exemple
27:49sur la bureaucratie
27:50pour installer une clim
27:51notamment à Paris
27:52c'est un parcours
27:53du combattant
27:54Vous achetez une clim mobile
27:55Non, non, non
27:56Il faut demander
27:57aux bailleurs
27:57Il faut demander
27:58aux bailleurs
27:59Il faut demander
27:59une clim mobile
28:00Il y a deux semaines
28:01Il faut demander
28:03à la mairie
28:04une autorisation
28:04pour mettre une clim
28:05sur un mur
28:06Une clim intégrée
28:07Sébastien Ligné
28:08Et puis il y a
28:08une deuxième responsabilité
28:09c'est quand même
28:10le politique
28:10qui a mis dans la tête
28:12des Français
28:12que la climatisation
28:13c'était mauvais
28:14donc ensuite
28:14les Français
28:15n'achètent pas de clim
28:16parce qu'ils disent
28:16ah non mais au moins
28:17on m'a dit
28:17que c'était pas bien
28:18pour la santé
28:18et que c'était pas bien
28:19pour la climatisation
28:20Alors maintenant
28:20Quelle est la nouvelle idée
28:21de Marine Tondelier
28:23Je découvre que
28:24Marine Tondelier
28:25n'est pas contre
28:25la climatisation
28:26C'est un congé climatique
28:28Le congé clim
28:29Désolé je suis en congé clim
28:31Marine Tondelier
28:33écoutez parce qu'ils vont
28:33lancer une pétition
28:35pour réclamer
28:35la mise en place
28:36d'un congé climatique
28:36de 5 jours maximum par an
28:38pour notamment protéger
28:39de la canicule
28:40les travailleurs
28:40particulièrement exposés
28:42Cette proposition
28:43s'inspire du modèle
28:44espagnol
28:45qui en novembre 2024
28:46a adopté le principe
28:47d'un congé payé
28:48de 4 jours
28:49pour éviter les déplacements
28:51Sauf que l'Espagne
28:52On peut écouter
28:53Madame Tondelier
28:53quand même
28:56Évidemment
28:56il y a des employeurs
28:57qui prennent
28:57les dispositions d'eux-mêmes
28:58mais il y en a aussi
28:59qui ne le font pas
29:00et c'est pour ça
29:00que la loi est faite
29:01Le congé climatique
29:02c'est dire
29:03si les conditions climatiques
29:04vous empêchent
29:05d'aller au travail
29:06c'est vraiment
29:07dans des situations extrêmes
29:09alors ça ne doit pas être
29:10soit l'entreprise
29:11qui paye
29:11parce que en gros
29:12l'exemple
29:13c'est les salariés de travailler
29:14soit les salariés
29:15qui trinquent
29:15parce qu'on leur dit
29:16vous prenez vos congés
29:17c'était pour cet été
29:17avec mes enfants
29:18tu les prends maintenant
29:19donc nous
29:19on veut que ce soit juste
29:20ça fait partie
29:21d'une sécurité sociale
29:22écologique
29:22qu'on veut
29:23parce que les risques
29:24qu'on a assurés
29:25en 1945
29:26c'était très bien de le faire
29:27mais en 2026
29:27il y en a d'autres
29:28et donc on pense
29:29que 5 jours par an
29:30tout le monde
29:31ne l'utilisera pas
29:32notamment il y a des fonctions
29:33qui sont télétravaillables
29:34bon ben ça voilà
29:35mais il y a des fonctions
29:36qui ne le sont pas
29:37et on voit bien
29:37que là quand il va faire
29:3840 degrés
29:39imaginez sur les toitures
29:40en zinc
29:41combien il fera
29:42on ne peut pas laisser
29:43les gens les travailler
29:43sur le toit
29:44Le congé climatique
29:46Je ne sais pas comment on dit
29:47congé climatique en chinois
29:49mais je pense que ça doit
29:50bien les faire marrer
29:51quand même
29:51Et les espagnols aussi d'ailleurs
29:52Parce que pendant que
29:53le rouleau compresseur chinois
29:54avance
29:55qu'il travaille de plus en plus
29:56en France
29:57il y a des gens pour faire
29:58congé de ceci
29:59congé de cela
30:01écoutez ça se terminera
30:02par une défaite
30:03en race campagne
30:04on sera écrabouillé
30:04puisque voilà
30:05Véronique
30:06Non ce que je veux dire
30:06c'est que ce congé climatique
30:08existe en Espagne
30:09mais en Espagne
30:10ils ont l'habitude quand même
30:11d'avoir des températures
30:12qui dépassent les 40 degrés
30:13dans le sud de l'Espagne
30:14Pour autant les trains circulent
30:15les écoles ne ferment pas
30:17et tous les établissements
30:18publics sont climatisés
30:19donc je pense que
30:20même quand ils écoutent
30:21Marine Tondelier
30:22ils peuvent
30:22Les écoles justement
30:23David Lissnard
30:24candidat à la présidentielle
30:26patron des maires de France
30:27il a tweeté
30:27et c'est intéressant
30:29de lire
30:30quelqu'un qui a peut-être
30:32ancré
30:34finalement dans la population
30:35et qui va parler
30:36du bon sens populaire
30:38souvent on en parle
30:40Dans la France
30:41Thiermont disait
30:41on ferme des écoles
30:42pour cause de chaleur
30:43dans la France macronisée
30:44on parle sans cesse
30:45d'adaptation au réchauffement climatique
30:46sans jamais rien faire
30:47de concret
30:47L'absurdistan
30:48c'est quand
30:49pour une école
30:49de taille moyenne
30:5010-15 classes
30:51la masse
30:52domicumentaire exigée
30:53dont les notes thermiques
30:54entre le lancement
30:56et la réception
30:56des travaux
30:57dépassent 5 à 15 000 pages
30:59mais que 7%
31:00sont climatisés
31:01car les technocrates
31:02qui nous gouvernent
31:03ont 0% de bon sens
31:04quand je vous disais
31:05le bon sens populaire
31:06La révolution du bon sens
31:07ce sera donc aussi
31:08climatiser les établissements
31:10recevant du public
31:11hôpitaux
31:12écoles
31:12maisons
31:13de retraite
31:13gare
31:14musée
31:15mais ça paraît
31:16tellement évident
31:17qu'on se demande
31:17mais qu'est-ce qu'ils ont fait
31:18avec nos milliards
31:19Non le bon sens
31:20c'est devenu un concept
31:21révolutionnaire
31:22et même fasciste
31:2215 000 pages
31:2415 000 pages
31:25c'est-à-dire
31:25vous avez 15 000 pages
31:26et vous avez 7% seulement
31:28vous avez peut-être compris
31:29pourquoi
31:29Mais il y a un scandale
31:31quand même
31:31c'est qu'en 2003
31:32à la suite de la canicule
31:34a été instaurée
31:35la journée de solidarité
31:36qui a rapporté
31:3736 milliards d'euros
31:38jusqu'en 2017
31:39qu'est-ce qu'on a fait
31:40de ces 36 milliards d'euros
31:41il devait servir
31:42à climatiser les EHPAD
31:44or nous avons
31:44la ministre de la santé
31:45qui s'est gargarisé
31:46vendredi
31:47que dans chaque EHPAD
31:48il y ait une salle
31:51seulement climatisée
31:52pour réunir nos aînés
31:54c'est scandaleux
31:55ce misérabilisme
31:56est scandaleux
31:57Je trouve ça indécent
31:57de dire une chose pareille
31:58parce que
31:58quand
32:00vous avez par exemple
32:01des résidents
32:02qui sont halités
32:03qui ne peuvent pas sortir
32:04de leur chambre
32:05et que
32:06vous faites comment
32:08dans les EHPAD
32:09vous avez
32:10des soignants
32:11qui sont extraordinaires
32:12mais qui manquent
32:13évidemment de bras
32:14de moyens
32:14comment ils font
32:15pour hydrater
32:16chaque heure
32:17ou toutes les deux heures
32:18donc se gargariser
32:20d'avoir une salle
32:22rafraîchissante
32:23pour les résidents
32:24c'est évidemment
32:25là aussi
32:26profondément indécent
32:27on avance les amis
32:29et on va parler
32:30de sécurité
32:30sécurité pourquoi ?
32:31parce que cette une
32:32et ce dossier du JDD
32:33est absolument passionnant
32:34l'état coupable
32:36Liana
32:36Lola
32:37Philippine
32:37les victimes
32:38abandonnées
32:39et vous avez
32:41deux personnalités
32:42qui ont décidé
32:44d'attaquer la justice
32:46Claire Géronimi
32:47qui a lancé
32:48l'association
32:49éclat de femmes
32:50elle a été victime
32:51d'un viol
32:51par un individu
32:52qui n'avait plus rien
32:53d'affaire sur notre sol
32:54et elle est accompagnée
32:55de Guilhem Carayon
32:56qui lui aussi
32:58a lancé
32:59un mouvement
33:00les abandonner
33:00les abandonner
33:03et voilà ce qu'il dit
33:04Guilhem
33:04avec Claire
33:05nous demandons
33:06au pouvoir public
33:07de rendre des comptes
33:08on engage une action
33:09en responsabilité
33:10contre l'état
33:10pour inaction sécuritaire
33:12que vaut une décision
33:13de l'état
33:14si elle ne l'exécute
33:15pas lui-même
33:16Claire n'a pas seulement
33:17été victime d'un criminel
33:18elle a aussi été exposée
33:19à une chaîne de responsabilité
33:21qui n'a pas fonctionné
33:22c'est très important
33:23aussi lorsqu'il parle
33:25des cris
33:25dire qu'on ne répond pas
33:26à des drames
33:27par des cris
33:28je trouve ça insupportable
33:29pour les victimes
33:29et leurs familles
33:30tous les pouvoirs publics
33:31globalement ont failli
33:32dans le dossier de Claire
33:33comme dans tellement d'autres
33:35au lieu que cette colère
33:37reste impuissante
33:38nous voulons
33:39qu'elle se transforme
33:39en action
33:40pour que l'état
33:40se réforme
33:41il faut qu'il soit
33:43obligé
33:44obligé
33:44de rendre des comptes
33:46et si je vous dis ça
33:47c'est qu'on en a parlé
33:47entre 11h et 13h
33:48Sébastien était avec nous
33:49sur Europe 1
33:50et c'est une émission
33:53où on a la chance
33:53de pouvoir avoir
33:54des appels en direct
33:55et interagir
33:56avec les auditeurs
33:58et une auditrice
33:59a décidé de prendre
34:00son téléphone
34:00et nous appeler
34:01elle habitait
34:03dans la région
34:03toulousaine
34:04elle a préféré
34:04rester anonyme
34:06c'est une septuagénaire
34:07qui il y a peu de temps
34:09a été violée
34:10elle a vécu
34:11une nuit
34:11en enfer
34:13elle s'est vue mourir
34:14c'est ce qu'elle nous a raconté
34:15et elle nous a demandé
34:17notamment par exemple
34:18dans les dépêches
34:19vous avez marqué
34:19l'affaire Liana
34:21elle nous a demandé
34:22quasiment supplé
34:23de dire
34:23arrêtez de parler
34:24d'affaires
34:25ce n'est pas une affaire
34:26quand une petite fille
34:28meurt dans ses conditions
34:29atroces
34:29ce n'est pas une affaire
34:31c'est un drame
34:31donc les mots ont un sens
34:33arrêtez d'appeler ça
34:34une affaire
34:35et la deuxième chose
34:36elle a expliqué
34:38justement qu'elle avait
34:39besoin de crier
34:40crier le plus fort possible
34:42pour que les politiques
34:43puissent entendre
34:44c'est un décalage complet
34:45évidemment
34:46avec les déclarations
34:47du président de la république
34:49il aurait pu être évité
34:51il y en a qui ne peuvent pas
34:52pour des tas de raisons
34:54mais celui-là
34:55il aurait pu être évité
34:57la maman de Rosa
34:58à qui on a dit
34:59si vous continuez
35:00on va porter plainte contre vous
35:02c'est inadmissible
35:03alors c'est pour ça que
35:04quand Emmanuel Macron
35:06et moi je ne veux pas faire
35:06de politique ici
35:07mais quand il dit
35:09qu'il ne faut pas crier
35:11il se trompe
35:12il faut hurler
35:15que ce n'est pas possible
35:16et ça ne doit pas exister
35:20et je vous invite
35:21à regarder son témoignage
35:22en longueur
35:24parce que son témoignage
35:25est absolument bouleversant
35:26elle a vécu l'enfer
35:27mais c'est un témoignage
35:29parmi tant d'autres
35:30et des personnes
35:31qui ne sont jamais entendues
35:33oui et puis surtout
35:34ce sont des personnes
35:34qui en ont ras-le-bol
35:35ras-le-bol que cet état
35:37ne fasse rien
35:37en l'occurrence
35:38je trouve que
35:38l'exemple de Claire Géronimie
35:40est très intéressant
35:40puisqu'en effet
35:41c'était un centre africain
35:42sous OQTF
35:43qui n'avait rien à faire
35:44sur le territoire français
35:45mais la différence
35:46c'est que la justice
35:48a fait ensuite son travail
35:49et il y a beaucoup trop
35:50d'affaires aujourd'hui
35:50où la justice
35:51ne fait pas son travail
35:52le bourreau
35:53si je puis dire
35:54de Claire Géronimie
35:55a pris 18 ans
35:56de réclusion criminelle
35:56on pourrait considérer
35:57et d'ailleurs je crois
35:58que c'est ce qu'elle dit
35:59dans ses témoignages
36:00que c'est une peine
36:01qui lui convient
36:03c'est une peine
36:03extrêmement ferme
36:04le problème
36:04c'est que ça n'arrive
36:05pas souvent
36:06pourquoi ?
36:06parce que cette affaire
36:07elle a été médiatisée
36:08on en a parlé
36:09donc forcément
36:10la justice
36:10s'est montrée
36:11extrêmement ferme
36:12mais combien de noms
36:13on pourrait vous citer
36:14il y a évidemment Liana
36:15il y a Lola
36:16il y a Philippine
36:16on pourrait parler d'Elias
36:18nous avons reçu
36:19il y a quelques jours
36:20le papa de Benoît Vasselet
36:21qui est mort
36:23à Dax l'an dernier
36:25après les manifestations
36:26et les violences
36:26liées à la victoire
36:27du Paris Saint-Germain
36:28que répond l'Etat
36:30à toutes ces personnes-là
36:31et surtout
36:31qu'est-ce qu'on fait
36:32pour éviter
36:33qu'il y ait
36:34de nouveaux drames
36:35qu'est-ce qu'on fait
36:35pour éviter
36:36de nouveaux dysfonctionnements
36:37dans les défaillances
36:39de l'Etat
36:40dans cette justice
36:41dans la gendarmerie
36:42puisqu'on a vu aussi
36:43dans l'affaire Liana
36:44que la gendarmerie aussi
36:45et bien il y avait
36:46parfois des problèmes
36:46comme on fait
36:47pour que toute cette violence
36:49qu'il y a dans notre pays
36:50et bien soit jugée
36:51et jugée conformément
36:53à ce qu'on appelle
36:53l'Etat de droit
36:54Sébastien Ligné
36:55pour moi
36:56l'une des grandes révolutions
36:58à laquelle on assiste
36:59depuis quelques années
36:59c'est que maintenant
37:00les familles
37:01et les victimes
37:02évidemment parlent
37:03on parle de Philippines
37:04de l'affaire Lola
37:05on pourrait parler
37:06du jeune Théo
37:07on a parlé d'Elias
37:08on pourrait parler
37:08de monsieur Monguillot
37:11de monsieur Comine
37:12on voit que désormais
37:14notamment les femmes
37:15les mères
37:15ou les sœurs
37:16parlent
37:17et ça ça change
37:17beaucoup de choses
37:18parce qu'on ne peut pas
37:19accuser une famille
37:20une mère
37:21un père
37:22une fille
37:22de récupération politique
37:23et quand une famille
37:26de victimes parle
37:27l'Etat est obligé
37:28d'écouter
37:29et on voit aussi
37:30notamment grâce à CNews
37:32que vous avez des chaînes
37:34aujourd'hui
37:34des canaux
37:34qui n'existaient pas
37:35il y a 10 ou 15 ans
37:36qui font le relais
37:37de ces témoignages-là
37:37et ça ça change
37:38beaucoup de choses
37:39parce qu'en effet
37:39je suis convaincu
37:40que la justice
37:41est obligée aussi
37:42parfois de juger
37:43à l'aune
37:44de la médiatisation
37:45de certains faits
37:47et ça change
37:47beaucoup de choses
37:48en réalité
37:48et pourquoi
37:49ils ont compris
37:50que ça servait à quelque chose
37:51il faut que ça bouge
37:52et c'est très sain
37:53que ça bouge
37:54justement
37:54ces mères ne peuvent pas
37:55rester comme ça
37:56sans réponse
37:57quand on a tué leur enfant
37:59et surtout
38:01il faut se souvenir
38:02qu'il y a une ONG
38:04qui avait attaqué
38:05l'Etat
38:05pour inaction climatique
38:08après avoir mené
38:10une pétition
38:11et avait gagné
38:12donc on peut faire
38:13condamner l'Etat
38:13pour inaction climatique
38:15si on peut la condamner
38:15pour inaction climatique
38:17pourquoi ne pas condamner
38:18l'Etat
38:18pour inaction sécuritaire
38:20Eric Nolot
38:20j'aurais aimé avoir
38:22un tout petit peu plus de temps
38:23mais une toute dernière information
38:24nous parvient
38:25sur la délégation iranienne
38:26qui a quitté le lieu
38:27des discussions
38:27pour parler en Suisse
38:29après les menaces
38:29de Donald Trump
38:31la délégation
38:32qui a jugé
38:33ce message
38:33de Donald Trump
38:35insultant
38:35la délégation
38:36de la république islamique
38:37d'Iran
38:37a quitté le bâtiment
38:38où se déroulaient
38:39les négociations
38:39après 80 minutes
38:40de discussion
38:41et une interruption
38:42à la suite
38:42d'une publication
38:43d'un message
38:43insultant
38:44du président
38:44des Etats-Unis
38:46mais avant
38:47d'en parler
38:47je voudrais quand même
38:48m'arrêter un instant
38:49avec vous
38:49cher Eric
38:50parce que vous avez
38:50pris la plume
38:51pour dénoncer
38:52le sectarisme
38:53du monde
38:54du cinéma
38:55que vous est-il arrivé
38:57Eric Nolot
38:58j'ai été victime
39:00entre beaucoup de guillemets
39:01de cette tactique
39:03d'intimidation
39:04qui se multiplie
39:05c'est-à-dire que je voulais
39:05faire mon métier
39:06figurez-vous
39:07de critique culturelle
39:08je voulais aller voir
39:09un film
39:10en projection de presse
39:11et on m'a dit
39:12que je n'étais pas
39:12le bienvenu
39:13parce que je travaillais
39:14pour les médias
39:15Bolloré
39:15donc c'est un film
39:17de Christiane Mounjou
39:17qui a remporté
39:18la Palme d'Or
39:19lors du dernier
39:20festival de Cannes
39:21et ça fait partie
39:23c'est la suite
39:23de la pétition
39:25anti-Bolloré
39:26c'est-à-dire que maintenant
39:26il y a
39:27les journalistes
39:28accrédités
39:29et les autres
39:29suivants
39:30que vous travaillez
39:31ou pas
39:32c'est une grande nouveauté
39:34donc là c'était
39:34simplement pour voir
39:35un film
39:35ou pour interviewer
39:37non c'était
39:37je n'ai pas le droit
39:38d'aller voir le film
39:39et de toute façon
39:40on m'a dit
39:40qu'il n'y aurait pas
39:41d'interview
39:41de ce réalisateur
39:42dans un média Bolloré
39:43donc maintenant
39:44vous êtes
39:44personnel non grata
39:46oui parce qu'à la limite
39:46on peut même
39:47séparer les deux
39:48après tout
39:48un réalisateur
39:49n'est pas obligé
39:49d'accepter une interview
39:50ça il faut l'accepter
39:51mais qu'un critique
39:52soit interdit
39:53de projection de presse
39:55je n'avais jamais
39:55entendu parler de ça
39:57c'est tout à fait
39:58nouveau et inédit
39:58il faudrait tendre
40:00le micro à la personne
40:01qui vous a interdit
40:02oui mais j'aimerais
40:03beaucoup parce que
40:03je lui ai demandé
40:04pour quelles raisons
40:05enfin les raisons
40:06étaient assez évidentes
40:08et explicites
40:08elle n'a pas cru bon
40:09de répondre
40:10je pense que
40:10vous n'êtes sûr
40:11que ce n'est pas
40:11parce que vous mettez
40:12des chemises
40:12à manches courtes
40:16mais en l'occurrence
40:17non
40:17l'information
40:19l'information du soir
40:21elle est importante
40:22la délégation iranienne
40:23a quitté dimanche soir
40:24en Suisse
40:24le lieu où se tenaient
40:25des pourparlers
40:26avec les Etats-Unis
40:27après un message
40:27sur les réseaux sociaux
40:28jugé insultant
40:30de Donald Trump
40:30selon l'agence
40:31de presse gouvernementale
40:32Irna
40:33la délégation donc
40:34islamique a quitté
40:35le bâtiment
40:36après 80 minutes
40:37de discussion
40:38et une interruption
40:39Donald Trump
40:39a menacé de reprendre
40:40les frappes sur les rangs
40:41si le pays
40:41n'empêchait pas
40:42ses alliés du Hezbollah
40:43de causer des problèmes
40:46au Liban
40:47donc on voit
40:48à quel point
40:50tout est extrêmement
40:51précaire
40:52fragile
40:52dans un contexte
40:53où J.D. Vance
40:54est actuellement
40:56en Suisse
40:57pour piloter
40:58ses négociations
40:59mais l'accord
41:00était déjà
41:00très bancal
41:01donc on se doutait bien
41:03que ça allait avoir
41:03du mal à tenir
41:04déjà il était extrêmement
41:06défavorable
41:06pour les Etats-Unis
41:07et pour le camp occidental
41:08plus généralement
41:10et ça tenait
41:11à un fil
41:11le fil a rompu
41:13le fil a rompu
41:14ils viennent de quitter
41:15les négociations
41:16mais ils peuvent très bien
41:17y revenir
41:17on ne sait jamais
41:18mais on croyait que
41:19c'était une sorte
41:20qu'on avait gagné du temps
41:21quelques mois
41:22quelques semaines
41:22apparemment même pas
41:24je rappelle que
41:24normalement
41:25pendant 60 jours
41:27iraniens et américains
41:29vont devoir négocier
41:31afin de trouver
41:32un projet d'accord
41:33final
41:33et c'est pourquoi
41:34il faut rester toujours
41:35extrêmement prudent
41:36lorsque
41:38nous parlons
41:39de
41:40la guerre en Iran
41:41souvent les
41:42téléspectateurs
41:43m'interpellent
41:44en disant
41:44mais pourquoi
41:44vous n'en parlez pas plus
41:45tout simplement
41:47parce que la géopolitique
41:48fiction
41:48ou proposer
41:50une information
41:51le soir
41:52qui sera dévendue
41:53le lendemain
41:53par respect
41:55pour nos téléspectateurs
41:56je ne le fais pas
41:57au moins
41:58j'essaye d'être
41:59extrêmement prudent
42:00ou si
42:00on en parle
42:01c'est avec
42:02des personnes
42:03qui soit
42:04sont sur le terrain
42:04soit
42:05ont effectivement
42:06une expertise
42:07complète
42:08de la chose
42:09merci à tous les quatre
42:10bonne fête de la musique
42:12vous avez tuffé
42:13je me concentre plutôt
42:14sur la fête des pères
42:15aujourd'hui
42:16ah bonne fête
42:17cher Éric
42:17bonne fête
42:18effectivement
42:18bonne fête
42:19et même si ce n'est pas
42:20votre fête
42:21bonne fête des mères
42:22également
42:22c'était un peu
42:24c'était il y a longtemps
42:24mais je ne l'ai pas vu
42:25et bien sûr
42:26comme chaque 21 juin
42:27une pensée émue
42:27pour l'inventeur
42:28des boules-caisses
42:29oh non
42:30mais quel rabat
42:32je vois
42:32merci à Julien Duroux
42:33qui a préparé cette émission
42:34dans un instant
42:35c'est Enquête d'esprit
42:36qui porte justement
42:37sur la paternité
42:38la paternité des hommes
42:39la paternité de Dieu
42:40j'ai oublié
42:41on n'a pas fait le débat
42:43oui
42:43c'est oui
42:44la paternité
42:45justement je voulais faire
42:46la séquence
42:46qui a fait polémique
42:47sur l'équipe
42:47mais bon
42:49on manque de temps
42:5120h48
42:51je viens de m'en rendre compte
42:53c'est pas grave
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