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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Véronique Jacquier, Gilles-William-Goldadel, Geoffroy-Lejeune, Éric Réval et Johan Ozaï qui nous avait manqué cette semaine.
00:05Bonsoir Pascal.
00:06J'ai l'impression que vous nous oubliez un petit peu.
00:08Jamais.
00:08Vous n'imaginez plus, impossible.
00:11On a fait votre carrière quand même et vous aviez disparu.
00:15Vous faisiez l'émission du soir.
00:18En tout cas, ça nous fait plaisir que vous soyez là.
00:20Conseil constitutionnel ZFE, c'est terrible parce que c'est l'impuissance du politique.
00:24Et à chaque fois qu'on en parle, on a l'impression de dire les mêmes choses.
00:27On a donc appris aujourd'hui que le Conseil constitutionnel a censuré la suppression des zones à faible émission.
00:34Ainsi qu'un assoublissement des règles relatives à l'artificialisation des sols.
00:40Estimant que ces mesures étaient sans lien suffisant avec le texte initial de la loi de simplification.
00:45Bon, certains y verront évidemment un choix politique.
00:48Et c'est ça qui est terrible.
00:49Une décision politique et pas forcément une décision juridique.
00:52Alors, tout à l'heure, Alexandre Jardin, qui a porté ce sujet-là, était l'invité de Christine Kelly.
00:59Vous l'avez peut-être écouté.
01:00Mais on peut peut-être entendre ce que disait Alexandre Jardin et qui, a priori, sera demain matin avec nous
01:04à 9h.
01:07C'est une crise exceptionnelle de démocratie.
01:10Le Parlement est absolument bafoué.
01:138 Français sur 10 sont désavoués, sont bafoués.
01:17On a un Conseil constitutionnel qui rétablit une rupture d'égalité,
01:24qui remet en question la liberté de circulation et qui ose faire tout ça en pleine crise sociale.
01:32Au moment où les gens n'ont pas assez d'argent pour payer les 20 centimes en trop,
01:37il rétablit un système qui leur dit changer de bagnole à 30 000 euros avec des voitures électriques.
01:42C'est-à-dire qu'on est dans une crise de régime, dans une crise de démocratie,
01:47dans une crise morale, morale, de mépris.
01:51Il faut quand même se souvenir que la justice, normalement, est rendue au nom du peuple français,
01:55pas contre le peuple français.
01:57C'est d'une gravité incroyable.
01:59Ces gens ont perdu le sens, le sens de l'autre,
02:03le sens de la mère de famille qui se demande comment elle va faire pour aller bosser dans une ZFE.
02:10Je veux dire, le sens des classes moyennes françaises, des classes populaires,
02:16c'est d'une gravité.
02:18Ces gens sont en train de faire n'importe quoi avec la nation.
02:22C'est difficile d'avoir un avis sur le fond,
02:28parce qu'il était manifestement sous l'émotion, sous le coup de l'émotion indignée.
02:37Et on peut le comprendre, et puis on le reçoit souvent,
02:40et puis on peut partager son avis.
02:43Et puis en même temps, est-ce qu'il y a une vraie raison juridique,
02:47mais ça m'est très difficile de savoir si elle est juste ou pas ?
02:50On voit que le Conseil constitutionnel est un frein en permanence,
02:54avec le Conseil d'État, à l'impuissance de l'État.
02:58Donc on est un peu démuni, pour tout vous dire.
03:01En tout cas, je suis démuni.
03:03Je ne sais pas si vous l'êtes comme moi.
03:05En plus, ce sont des décisions très difficiles à analyser.
03:09Ce que ça montre de manière générale,
03:11c'est que les responsables politiques, de manière générale, ont perdu le pouvoir.
03:15Ils ont perdu en grande partie une partie de ce pouvoir.
03:19Alors, vous avez rappelé des censures récentes.
03:22Je rappelle que le Conseil constitutionnel a censuré, par exemple,
03:25l'accès des enquêteurs aux messageries cryptées
03:28pour la lutte contre le narcotrafic,
03:30censure régulièrement des articles qui permettraient de mieux lutter
03:33contre l'immigration, et notamment contre l'immigration illégale.
03:36Donc oui, les politiques, les élus, ont perdu une partie de pouvoir.
03:39Il ne tient qu'à eux de le récupérer.
03:41Oui, ça sera l'un des enjeux de 2027, d'ailleurs.
03:43Mais les biens également des narcotrafiquants,
03:46qui auraient pu être gelés,
03:49le Conseil d'État ou le Conseil constitutionnel a dit non.
03:53Donc c'est en permanence qu'on a des débats politiques
03:55qui ne servent finalement à rien,
03:56puisque l'homme politique, il est censuré.
03:58Si ce n'est pas par le Conseil d'État,
04:00c'est le Conseil constitutionnel,
04:02et parfois, ça peut être l'Europe.
04:04C'est pas si compliqué que ça de se faire un avis,
04:06que vous soyez pour ou contre les ADFE.
04:08Moi, il se trouve que je suis contre,
04:09mais que vous soyez pour ou contre.
04:10Il y a en effet 8 Français sur 10 qui étaient contre.
04:14La représentation nationale qui a voté contre,
04:15et une institution avec 9 personnes qui les rétablit.
04:20C'est ça qui est problématique.
04:21Il a raison, Alexandre Jardin, c'est un enjeu démocratique.
04:24Et même au-delà de ça, sur la question juridique,
04:26moi, je n'ai pas lu la décision.
04:28C'est ça, moi non plus, je ne l'ai pas lu.
04:29Mais j'ai une chose à dire quand même.
04:31C'est initialement, le Conseil constitutionnel,
04:33quand il est pensé par Michel Debré,
04:35c'est censé vérifier.
04:35Oui, mais il y a 60 ans, 70 ans,
04:38et aujourd'hui, il n'est plus ça.
04:39Le principe d'une constitution, en théorie,
04:40c'est que c'est justement ce qui est inamovible
04:41et qui va régenter l'avis des institutions.
04:44Mais il n'est plus ça.
04:45C'est ça le problème.
04:46Et donc, il est censé vérifier la conformité
04:48de la loi, des règlements, etc., à la constitution.
04:51Qu'est-ce qui s'est passé avant qu'on invente les ZFE ?
04:53Est-ce qu'on vivait dans un pays qui était contre la constitution ?
04:56La réponse est non, évidemment.
04:57Donc, vous pouvez avoir tous les arguments juridiques que vous voulez.
05:00C'est compliqué de justifier cette décision.
05:02Éric Revelle.
05:03L'alignation totale d'Alexandre Jardin,
05:05surtout qu'elle arrive à un moment, si vous voulez,
05:06où le prix des carburants flambe,
05:08où les gens n'ont même pas d'argent pour mettre dans leur réservoir,
05:11donc pour acheter une voiture, même électrique ou même d'occasion,
05:14c'est impossible.
05:14Mais le Conseil constitutionnel,
05:16il a jugé que, en fait,
05:18la suppression des ZFE était ce qu'on appelle un cavalier.
05:21C'est-à-dire que c'était dans la loi qu'il portait
05:24quelque chose qui ne devait pas exister.
05:27Donc, en fait, il a jugé sur le fond.
05:28Non, il n'a pas pris position sur la forme.
05:30Il n'a pas jugé rien, fondé ou pas des ZFE.
05:34Il y a eu le même problème sur les retraites et ils n'ont pas censuré.
05:36Je suis d'accord, mais là, ils ont estimé que c'est un cavalier,
05:40donc ça n'avait rien à faire dans cette loi.
05:42Voilà.
05:44On a commencé en disant que c'est une décision politique.
05:46C'est ça le sentiment qu'on a.
05:48Je veux bien qu'on nous prenne tout,
05:50mais qu'on ne nous prenne pas pour des idiots.
05:52Clairement.
05:53Moi, effectivement, je partage totalement l'indignation de Jardin.
05:59Ils n'aiment pas les gueux.
06:01C'est le mépris des gueux.
06:03Clairement, sur le thème de l'immigration,
06:05il n'était pas question de prolonger le délai de rétention
06:08qui est bien plus faible que dans d'autres pays d'Europe.
06:11Et là, non, ça ne correspond pas.
06:14C'est un contre-pouvoir populaire.
06:17Là, ils expliquent effectivement.
06:18Ils ne disent pas que la loi était violée complètement.
06:20Ils expliquent que c'est un cavalier.
06:22Donc, au moins qu'il nous reste ça,
06:25qu'ils ne nous prennent pas pour des idiots.
06:26C'est ce qui était annoncé, d'ailleurs,
06:28que ça serait censuré, d'ailleurs.
06:30C'était annoncé.
06:33Mais c'était annoncé.
06:34Je me souviens avoir entendu Mme Pannier-Runacher
06:36qui va être contente d'ailleurs Mme Pannier-Runacher
06:40parce que demain, il y a 30 degrés.
06:41Ce qui est sûr, c'est que...
06:42Donc là, vous pouvez être sûr que vous allez en avoir partout.
06:45J'ai déjà vu, je fais juste une parenthèse,
06:47chaleur exceptionnelle.
06:48Non, ce n'est pas une chaleur exceptionnelle.
06:51Il y a des coups chauds à 30 degrés
06:52comme il y en a régulièrement, fin mai ou début juin.
06:56Mais vous allez voir la petite musique
06:58sur toutes les antennes.
07:00Alors qu'il a fait un mois de mai plutôt frileux.
07:03Mais je referme la parenthèse.
07:04C'est que le GIEC a révisé...
07:04C'est glissant la météo.
07:06Attention, comment ?
07:06C'est glissant la météo.
07:07Ah ben c'est pour ça que je referme la parenthèse.
07:08C'est-à-dire que je referme la parenthèse
07:10parce que je ne veux surtout pas avoir d'ennui.
07:12Mais ce n'est pas une chaleur exceptionnelle.
07:15Déjà, j'ai vu ça passer cet après-midi.
07:17Bon, ce n'est pas exceptionnel.
07:19Le GIEC a révisé à la baisse
07:22ses prévisions apocalyptiques
07:23qui restent quand même inquiétants.
07:26Personne n'en a parlé.
07:27Parce que c'était plutôt une bonne nouvelle.
07:29Oui, oui.
07:30Bref, on ferme la parenthèse.
07:32Pour compléter ce qui vient d'être dit,
07:34c'est vrai que les sages du Conseil constitutionnel
07:35disent que c'est un cavalier législatif.
07:37Ça sent quand même la mauvaise foi
07:39parce que ces ZFE,
07:41c'était quand même l'un des marqueurs environnementaux
07:44du quinquennat d'Emmanuel Macron.
07:45Que les socialistes, évidemment, voulaient leur peau.
07:48Que les écologistes voulaient leur peau.
07:49Et on se retrouve avec une France encore
07:52qui va fonctionner à deux vitesses.
07:54Ça attise un peu plus les fractures entre les Français.
07:56Les bobos des grandes villes avec certains véhicules.
07:59Les manants des campagnes de l'autre.
08:02À un an d'une présidentielle,
08:03ça sent quand même pas très bon.
08:05Oui, parce que c'est ça le paradoxe.
08:07C'est que ça peut être contre...
08:10Ça divise en plus.
08:11Et surtout être contre-productif
08:12et servir la cause, en l'occurrence,
08:15de ceux qui sont contre les ZFE.
08:19Alors, ce qui est drôle,
08:20c'est que ça arrive à un moment
08:21où le Premier ministre,
08:23qui a eu un ton très étonnant,
08:25M. Lecornu aujourd'hui,
08:27dans la forme,
08:28a parlé d'une manière très décontractée,
08:31vous allez le voir,
08:32en disant qu'il ne faut pas emmerder les Français.
08:33Il y avait une forme de...
08:34C'était assez étonnant,
08:36la manière dont il s'est exprimé.
08:37Donc, ça arrive, cette décision,
08:39quand le Premier ministre, l'après-midi,
08:41dit qu'il faut arrêter d'emmerder les Français.
08:43Donc, écoutez M. Lecornu,
08:45qui reprend une formule célèbre de Georges Pompidou.
08:49Il ne faut pas les emmerder, les Français.
08:51C'est très grave, ce qui se passe.
08:54Ça peut durer.
08:55On n'est pas là pour leur faire la leçon.
08:56On n'est pas là pour leur expliquer
08:57comment ils doivent vivre.
08:58Et c'est un grand peuple.
09:00On en a vu d'autres,
09:01des moments difficiles.
09:03Et donc, je pense que c'est l'alchimie de tout ça,
09:07en tout cas,
09:08créer quelque chose
09:09qui peut faire en sorte
09:11qu'il n'y ait pas d'énervement
09:13social.
09:14Après, une fois que j'ai dit ça,
09:15moi, je vous le dis,
09:15je vois d'où vient.
09:16Il y a beaucoup de fatigue.
09:18Tout ça fatigue.
09:20Parce qu'en fait, les gens,
09:22dans la vie, on a envie d'espérer.
09:24C'est sympa,
09:24quand il n'y a pas la guerre en Ukraine,
09:25il y a la guerre au Moyen-Orient.
09:27Bon, puis, c'est pas comme si
09:28les risques terroristes
09:29avaient complètement disparu.
09:30C'est pas comme si on n'avait pas...
09:32D'ailleurs, il va y revenir
09:33la semaine prochaine
09:34et les jours suivants.
09:35C'est pas comme si on avait
09:36un enjeu narcotrafic
09:37qui continuait quand même
09:38de nous gangrénés,
09:39même si on fait beaucoup de choses,
09:40on voit bien que l'adversaire,
09:41il est au milieu de nous,
09:42il est là.
09:43C'est sûr que c'est pas facile.
09:45Plus la crise politique,
09:47on a mouillé le maillot
09:48pour faire en sorte
09:49qu'elle soit plutôt derrière nous
09:50et remettre du calme
09:51dans la vie au Parlement,
09:52de vraiment faire travailler
09:53l'Assemblée nationale
09:54pour faire en sorte
09:55que des textes puissent sortir.
09:57J'essaie de faire ça
09:58avec les collègues ministres.
09:59Mais oui, je mesure
10:00à quel point, évidemment,
10:01tout ça est très fatigant.
10:03Je mesure sincèrement,
10:04du fond du cœur même.
10:06Bon, ce n'est pas d'ambiguïté,
10:07il ne répondait pas
10:08à la décision du Conseil constitutionnel
10:10quand il dit
10:10qu'il ne faut pas emmerder
10:11les Français.
10:12D'accord, mais c'est un abonnement
10:14qui ne coûte pas cher.
10:15Très sincèrement,
10:16de dire ça, bon...
10:17Et puis, il oublie deux choses.
10:19Il oublie deux choses
10:20dans le catalogue comptable.
10:22C'est simplement
10:23l'immigration invasive
10:24qui continue
10:25et la faillite économique.
10:27Oui.
10:27Quand même deux choses.
10:29Ah bah oui.
10:30En tout cas...
10:30Sauf l'établissement des ZFE,
10:32Pascal, ça va perder
10:33beaucoup de Français.
10:33Paris, il est plus fragile
10:35qui ne pourront pas
10:35s'acheter une voiture électrique.
10:37Ou qui ne pourront pas
10:38s'acheter une voiture
10:38ou qui ne pourront même plus
10:39rentrer dans les centres-villes.
10:40Mais nous sommes évidemment d'accord.
10:42Alors, le deuxième passage
10:43que je voulais vous faire écouter,
10:44c'est le scénario
10:45qu'il imagine
10:46si la guerre continue.
10:47Parce que ça peut être
10:49un scénario noir.
10:50Écoutez le Premier ministre.
10:53Le scénario désormais
10:54le plus optimiste,
10:55ce n'est pas forcément
10:56celui que je retiens d'ailleurs,
10:58c'est au fond
10:59une forme de retour
11:01à la normale
11:02entre l'été et l'automne.
11:04Donc on parle déjà
11:04de plusieurs semaines
11:05et plusieurs mois potentiels.
11:07Sachant qu'une fois de plus,
11:08la guerre peut prendre
11:10différentes formes.
11:11Et vous avez
11:12des scénarios noirs
11:13qui nous feraient plonger
11:15dans d'autres gestions
11:17de crise.
11:18C'est-à-dire reprise
11:19non seulement
11:19des conflits,
11:21des frappes,
11:22destruction
11:22des sites
11:23de production
11:24d'hydrocarmure
11:25au Moyen-Orient,
11:27voire même
11:27non seulement
11:28la fermeture d'Ormuz,
11:29mais aussi
11:30la fermeture
11:31de Babel-Mandel.
11:32Ça, ce n'est pas non plus
11:33le scénario qu'on retient.
11:34De toute façon,
11:34nul ne le sait.
11:35Mais entre un scénario
11:36très optimiste
11:37qui nous emmène quand même
11:38à plusieurs semaines,
11:39plusieurs mois,
11:40et les scénarios
11:40les plus noirs
11:41et catastrophistes,
11:42on voit bien
11:43qu'on change de dimension
11:44dans la manière
11:45de gérer cette guerre.
11:46Bon, et les aides,
11:48les annonces du jour,
11:50il y a un peu d'aide
11:51pour les pêcheurs
11:52qui voient leur soutien
11:53sur le gasoil prolongé.
11:54Les agriculteurs bénéficient
11:56du maintien de l'aide
11:57sur le GNR.
11:58Vous avez également
12:00parmi les principales annonces
12:01le plafond de la prime
12:02carburant versé
12:03par les employeurs
12:04et relevé de 300
12:05à 600 euros.
12:06Mais globalement,
12:07on ne va pas baisser
12:08la fiscalité.
12:09Non, mais du tout,
12:10il refile la patate chaude
12:11aux entreprises, Pascal.
12:12Parce qu'en fait,
12:12il a changé de philosophie.
12:13Il avait dit
12:14qu'il n'y aura que
12:14des mesures ciblées
12:15et qu'ils ne toucheront
12:16pas tous les Français.
12:17En fait, là,
12:18il vient de changer
12:18de philosophie.
12:19C'est-à-dire que ça peut
12:20potentiellement toucher
12:21tous les Français,
12:21mais à condition
12:22que ce soit la trésorerie
12:23des entreprises
12:24sur la base du volontariat
12:25qui paye.
12:26C'est quand même
12:26absolument incroyable
12:27cette prime carburant
12:29qui passe de 300
12:30à 600 euros par an.
12:31C'est quand même...
12:31Bon, enfin...
12:33Pas grand-chose
12:33à dire de nouveau.
12:35Mais la forme,
12:36vous n'avez pas étonné ?
12:37Il n'y a que moi
12:37qu'elle étonne la forme.
12:39Il est exactement
12:40comme ça en privé.
12:41Ah oui ?
12:41C'était le vrai
12:42de Saint-Lecornu.
12:43Alors, moi,
12:44ne le connaissant pas
12:44en privé,
12:47puisqu'il n'en a pas
12:48manifesté en tout cas
12:49l'envie.
12:50Donc, qu'on se voit.
12:53Moi, je le connais
12:54depuis quelques années.
12:55Il est souvent vu,
12:55même depuis qu'il est
12:56à Matignon.
12:56Il parle exactement
12:57comme ça en privé.
12:58Ce qui est étonnant,
12:58c'est qu'il a une communication
12:59qui est différente
13:00quand il est en...
13:01D'habitude, oui.
13:02Là, il dit exactement
13:03ce qu'il pense.
13:03Le problème,
13:04c'est qu'il n'a pas
13:04les manettes
13:05pour arrêter
13:06d'emmerder les Français.
13:07Bon, simplement,
13:08on peut dire
13:09qu'il y a d'autres secteurs
13:09qui vont être aidés.
13:11Les aides à domicile,
13:12les taxis
13:13qui vont être aidés,
13:14alors que jusqu'à prendre
13:14les fonctionnaires
13:15qui utilisent leurs véhicules.
13:16Donc, il y a d'autres secteurs
13:17qui sont ouverts aux aides.
13:20Ça coûte 710 millions d'euros
13:21et Sébastien Lecornu
13:23a dit qu'il faudrait faire
13:23des économies
13:24pour financer ça.
13:26Lesquels ?
13:27Mystère et boule de gomme.
13:29Bon, le périscolaire,
13:31cette affaire est extraordinaire.
13:33D'abord, on peut s'interroger
13:34sur les calendriers.
13:35Ça sort deux mois
13:36après la présidentielle.
13:37Les municipales, oui.
13:38Après, les municipales.
13:40Première chose.
13:41Deuxième chose,
13:42et ça va être
13:42la question essentielle,
13:44c'est est-ce qu'Anne Hidalgo
13:45et toute son équipe
13:47étaient au courant
13:48de ce qui se passait
13:50dans certaines écoles ?
13:51Est-ce qu'ils ont su
13:53qu'il y avait
13:54des problèmes
13:56extrêmement importants ?
13:58Ils ont déplacé
13:59des jeunes gens,
14:00mais est-ce qu'ils n'ont
14:01jamais fait remonter
14:02cette information
14:03à la justice ?
14:04L'article 40,
14:06est-ce qu'ils l'ont saisi
14:06ou pas ?
14:07Là-dessus,
14:08on n'a pas les réponses
14:09complètes à ça.
14:10On ne l'a pas.
14:11Mais si il est avéré
14:13qu'Anne Hidalgo,
14:15par exemple,
14:15et son équipe
14:16ont su
14:17que telle personne
14:18avait été
14:20en infraction
14:21ou avait fait des choses
14:22particulièrement
14:23répréhensibles
14:24et qu'on a simplement
14:26déplacé,
14:26parce que c'est la mairie centrale,
14:28c'est la mairie centrale,
14:29le périscolaire,
14:30qui place
14:30tous les animateurs.
14:31Ce n'est jamais
14:32une mairie d'arrondissement.
14:34Là, il y a quand même
14:34un souci.
14:34C'est forcément remonté au service
14:36puisqu'ils ont demandé
14:36que ces messieurs
14:38mis en cause
14:38soient déplacés.
14:39Je suis d'accord avec vous,
14:40mais est-ce qu'elle,
14:43elle le savait,
14:44Anne Hidalgo ?
14:44Vous pouvez répondre
14:44à cette question ?
14:46Mais est-ce que quelqu'un
14:47leur pose la question ?
14:49Le pauvre Bérou,
14:50sur une histoire
14:51des 50 ans
14:52de Bétharame,
14:53on l'a cuisiné
14:55comme je n'ai jamais vu
14:55quelqu'un être cuisiné.
14:57Mais la personne
14:57leur pose la question.
14:58Je vous signale.
14:59Mais ce n'est pas
15:00une commission d'enquête
15:00de faire ça,
15:01c'est à la justice,
15:02pardonnez-moi.
15:02Ce n'est pas du tout
15:03une commission d'enquête,
15:04c'est simplement
15:06un juge qui doit...
15:07Mais les journalistes !
15:09Mais les journalistes !
15:09Les journalistes !
15:11Ça a été occulté
15:12pendant la campagne
15:12des municipales.
15:14Les journalistes
15:14n'ont pas fait leur travail.
15:15Si je peux m'exprimer,
15:17c'est un double scandale
15:18parce qu'au Conseil de Paris,
15:20lors de séances
15:21au Conseil de Paris,
15:22la question a été
15:23maintes fois posée
15:24à l'équipe d'Anne Hidalgo,
15:25notamment par Jean-Pierre Lecoq,
15:27le maire du système
15:27qui sera demain matin
15:28par l'équipe
15:29de Rachida Dati.
15:30Bien sûr.
15:31C'est Paris Nesdoragonel
15:33sur les réseaux sociaux.
15:35Ça a travaillé,
15:36on en a nous
15:37par contre sur les plateaux.
15:39Mais politiquement,
15:39le sujet a été proposé
15:40au Conseil de Paris,
15:42bien entendu.
15:42Je suis d'accord avec vous,
15:43mais est-ce que l'article 40
15:44a été utilisé ?
15:47Est-ce qu'on a saisi la justice ?
15:50Est-ce que Mme Hidalgo
15:50et son équipe
15:51sont allées vers la justice ?
15:53La réponse est non.
15:54Donc, s'ils savaient
15:55qu'ils ne sont pas allés
15:56vers la justice,
15:57j'imagine qu'ils peuvent
15:59être poursuivis
16:00sans doute pour cela,
16:01pour non-dénonciation.
16:03Évidemment.
16:03S'ils en avaient connaissance,
16:04s'ils éprouvaient
16:05que la maire de Paris
16:06notamment avait connaissance
16:06des faits,
16:07évidemment qu'elle pourra
16:08être poursuivie.
16:08Alors, écoutez Inès de Raguenel
16:11qui est dans l'équipe
16:11de Rachida Dati
16:13et qui était ce matin
16:14avec Gauthier Lebrecht
16:16et qui parle effectivement
16:17dès 2015
16:18avec Jean-Pierre Lecoq,
16:20maire du 6e arrondissement
16:21qui sera avec nous
16:21demain matin,
16:22qui a interpellé
16:25la maire de Paris
16:26à l'époque.
16:28Mais ce qui m'intéresse,
16:29c'est 2015,
16:30Jean-Pierre Lecoq alerte.
16:31Jean-Pierre Lecoq,
16:32il en parle
16:32ou il n'en parle pas
16:33à Anne Hidalgo ?
16:34Il en parle
16:35en Conseil de Paris.
16:36Et c'est Emmanuel Grégoire
16:37ce jour-là
16:38qui est adjoint
16:39en charge des ressources humaines
16:40qui lui répond
16:41en lui disant
16:42l'erreur est humaine,
16:43il existe des pédocriminels
16:45dans tous les lieux
16:46où on accueille des enfants
16:47et ça a été
16:47la première banalisation
16:48et ça a toujours été ça.
16:50Vous savez,
16:50je vous l'avais dit...
16:51Ce que vous nous dites
16:51c'est qu'au minimum
16:52ils sont au courant
16:52depuis 11 ans.
16:53Alors ils sont au courant...
16:55C'est-à-dire que si Jean-Pierre Lecoq
16:56leur dit en Conseil de Paris
16:57il y a 11 ans
16:58ils sont au courant depuis 11 ans ?
16:59Ils sont au courant
17:00sur le moment
17:00ils se disent
17:01on nous met au courant
17:02d'un drame
17:03d'un cas isolé
17:04et en fait depuis 10 ans
17:05on nous balade
17:06en nous disant
17:06ce sont à chaque fois
17:07des drames individuels
17:08ce sont des cas isolés.
17:09Ce qu'on essaie de dire
17:10nous depuis des années
17:11et là particulièrement
17:11depuis un an
17:12où ça se multiplie
17:13c'est que non
17:13c'est systémique
17:14c'est tout leur fonctionnement
17:16en interne administratif
17:17et politique
17:17qui est défaillant.
17:19Bon, on réécoutera
17:20Inès de Ragnel
17:21après la pause
17:22on marque effectivement
17:24un temps d'arrêt
17:24mais ce sujet
17:26on est peut-être qu'au début
17:27je crois que c'est
17:28André Valigny
17:29ce matin
17:29qui parlait de
17:31on est peut-être qu'au début
17:32d'une affaire
17:33qui peut mettre en difficulté
17:35au plus haut niveau
17:35la mairie de Paris.
17:36A tout de suite.
17:41Les investigations
17:41sur les violences sexuelles
17:43dans le périscolaire
17:43parisien s'accélère
17:44les gardes à vue
17:45de 16 personnes
17:46liées à 3 écoles
17:47de la capitale
17:48ont été prolongées
17:49dans le cadre d'une enquête
17:49portant sur des faits
17:50de gravité variable.
17:51C'est vrai qu'on s'interroge
17:53sur ce calendrier
17:54qui démarre
17:55au lendemain
17:56de la municipale.
17:58Il est évident
17:59que si
18:00ces enquêtes
18:01et ces gardes à vue
18:02avaient eu lieu
18:03en novembre, décembre, janvier
18:04l'impact
18:05sur la campagne municipale
18:07n'était pas la même.
18:08Je vous rappelle
18:09qu'on parle
18:09de fait de 2015
18:11Cash Investigation
18:12c'est l'émission
18:13Cash Investigation
18:14qui avait fait
18:15un reportage
18:16c'est donc sorti
18:17en janvier
18:18mais il y avait
18:19un tournage
18:20qui avait été fait
18:21au printemps
18:222025.
18:23Donc les équipes
18:24de France Télévisions
18:25savaient
18:26ce qui se passait
18:27dans le périscolaire
18:28parisien
18:29au printemps
18:302025
18:31visiblement
18:32elles n'ont rien dit
18:33elles ont gardé ça
18:34pour être diffusées
18:35dans un reportage
18:36qui est passé
18:36en janvier
18:372026.
18:39Donc ce calendrier
18:40peut étonner.
18:41Donc Inès
18:41de Ragnell
18:42était ce matin
18:43sur le plateau
18:44de Gauthier-Lebrette
18:45mission information
18:46d'évaluation
18:47c'est ce qu'on appelle
18:49la MIE
18:50et MIE
18:52et elle était
18:52satisfaite de cela
18:53nous l'écoutons.
18:55C'est vraiment
18:56une première victoire
18:56pour nous
18:57parce qu'on s'est acharné
18:58depuis des semaines
18:59pour demander
18:59à la municipalité
19:00de lancer
19:01cette fameuse MIE
19:02ce qu'on appelle
19:02une MIE
19:03dans notre jargon
19:04c'est une mission
19:04d'information
19:05et d'évaluation
19:06qui est une mission
19:07transpartisane
19:08on n'est pas arrivé
19:09en disant
19:10on a une arme politique
19:10contre vous
19:11on a dit
19:11on veut faire la lumière
19:13sur les défaillances
19:14à tous les étages
19:15de votre administration
19:16les défaillances aussi
19:17politiques
19:18qu'il y a pu y avoir
19:18et donc examiner aussi
19:19les responsabilités
19:20elles peuvent être aussi pénales
19:21il y en aura forcément
19:22et ce qu'on a dit
19:23depuis des semaines
19:24c'est qu'Emmanuel Grégoire
19:25voulait lancer
19:26cette convention citoyenne
19:27très bien
19:27il met 80 parents
19:29autour de la table
19:29qui ne sont forcément
19:31pas forcément des experts
19:32mais cette convention citoyenne
19:33elle est très complémentaire
19:35elle va produire
19:35des recommandations
19:36nous on va pouvoir
19:37apporter des réponses
19:38des vraies réponses
19:39comment
19:39qui savait quoi
19:40à quel étage
19:41à la mairie de Paris
19:43c'est la seule question
19:45il faut protéger
19:46les enfants
19:46bien évidemment
19:48en priorité
19:49mais après
19:50qui savait quoi
19:52et là
19:55peut-être des choses
19:56qu'on va apprendre
19:58c'est une certitude
20:00il y a forcément
20:00des responsables
20:03et par ailleurs
20:03souvenez-vous
20:04pendant la campagne
20:05municipale
20:06quand vous posiez
20:07la question
20:07quand vous parliez
20:08de ce sujet
20:08on vous accusait
20:09de vouloir fausser
20:09le scrutin
20:10et de vouloir
20:11prendre parti
20:11et de faire de la politique
20:12ça a été aussi
20:13ça l'accusation
20:14qui a fait que
20:14c'était compliqué
20:15d'en parler
20:16bon il y a deux poids
20:17deux mesures
20:17parce que quand ça a été
20:18bétarame
20:18effectivement
20:19toute la presse française
20:20comme c'était une école privée
20:21comme c'était une école privée
20:23catholique
20:23c'était une cible particulière
20:25là on est sur
20:26de l'école publique
20:27et on est dans
20:28une mairie de gauche
20:29à Pau
20:29on était sur un gouvernement
20:30ou sur une municipalité
20:32de droite
20:33avec François Bayrou
20:34comme cible
20:35sur une école publique
20:37sur une école privée catholique
20:38et Bayrou
20:39quand il était à Matignon
20:39il disait que ça lui avait
20:40ça lui a pourri
20:41son passage
20:41ça a duré quoi ?
20:42neuf mois
20:42ça lui a pourri
20:43son passage à Matignon
20:44il y a pensé tout le temps
20:45évidemment
20:46il a été harcelé
20:48et puis ce matin
20:50c'était intéressant aussi
20:51on recevait
20:51une personne
20:53qui était là
20:54qui soulignait
20:54que le traitement médiatique
20:56par exemple
20:56de l'affaire Bruel
20:57dont on va parler
20:58dans une seconde
20:59n'est pas le même
20:59que de l'affaire
21:01du périscolaire
21:02alors bien sûr
21:03disait-elle
21:03l'affaire Bruel
21:05est importante
21:05il y a des plaignantes
21:07qu'il faut entendre
21:08il y a sans doute
21:09des choses
21:10qu'il faut examiner de près
21:12et puis des souffrances
21:13bien sûr
21:13mais là on est sur une souffrance
21:16XXL des enfants
21:18et cette souffrance
21:19n'est pas traitée
21:20dans l'espace médiatique
21:21de la même manière
21:22parce qu'on lui accorde
21:23moins de place
21:23c'est ce que disait
21:25Diane de Maguédon
21:26qui était avec nous ce matin
21:28Patrick Bruel
21:30précisément
21:31il est donc visé
21:32par plusieurs enquêtes
21:33il y a prise de parole
21:36régulière
21:36et je voulais vous faire écouter
21:37d'abord ce que dit
21:38Aurore Berger
21:40puisque chaque homme politique
21:41est interrogé
21:43sur Patrick Bruel
21:44est-ce qu'il doit continuer
21:45ou pas sa carrière
21:46Madame Berger
21:47était interrogée
21:50c'est une décision
21:51qui lui appartient à lui
21:52et qui ne m'appartient pas
21:53à moi ni à vous
21:53c'est lui qui doit décider
21:55s'il souhaite continuer
21:56à être sur scène
21:56alors qu'aujourd'hui
21:58encore une fois
21:58il y a des accusations
21:59qui sont portées contre lui
22:01il y a des plaintes
22:02qui ont été déposées
22:03il y a une information
22:04judiciaire qui est ouverte
22:05mais il n'y a pas de condamnation
22:06donc c'est ça
22:06la difficulté permanente
22:08dans laquelle on est
22:09mais il faut qu'on arrive
22:10à tenir en fait
22:11sur cette ligne
22:11si on ne tient pas
22:12sur cette ligne
22:13à la fois
22:14on va fragiliser
22:15de manière définitive
22:16la capacité de victimes
22:17à s'exprimer
22:18et à dire
22:19ce qu'elles ont eu
22:20à subir
22:21prise de parole
22:22également d'Éric Zemmour
22:23la justice
22:23cela veut dire
22:24un procès équitable
22:25avec des défenseurs
22:26des accusateurs
22:26et un juge
22:27qui normalement
22:27est impartial
22:28on ne jette pas
22:30un homme comme cela
22:30avec des accusations
22:31dont on ne sait pas
22:32si elles sont exactes
22:34ou pas
22:34je trouve ça scandaleux
22:35peu importe
22:36qu'il soit coupable
22:37ou innocent
22:37le sujet
22:38c'est que la procédure
22:39dure des années
22:40et que pendant ce temps-là
22:41il ne peut plus travailler
22:42Johanna Roland
22:43qui ne s'était pas exprimée
22:44d'ailleurs
22:44sur les incidents de Nantes
22:47et les violences de Nantes
22:49avec des supporters
22:50qui étaient entrés
22:50quand même sur le stade
22:51et qui avaient menacé
22:52la sécurité
22:54là elle a trouvé intéressant
22:56de prendre la parole
22:57ces dernières semaines
22:58des plaintes
22:59et témoignages
22:59de faits extrêmement graves
23:00et répétés
23:01concernant Patrick Bruel
23:02ont été rendues publiques
23:03la parole des victimes
23:04alors on entendra
23:05tout à l'heure
23:05Pierre Garbarini
23:06Pascal Pierre Garbarini
23:08parce que
23:09ce ne sont pas des victimes
23:10ce sont des plaignantes
23:11la parole des victimes
23:14de violences sexuelles
23:15doit être entendue
23:15et respectée
23:16dit-elle
23:16la présomption d'innocence
23:17n'empêche pas
23:18le respect de la parole
23:19de ces femmes
23:20alors je vous propose
23:21d'écouter précisément
23:22Pascal Pierre Garbarini
23:23qui est avec nous ce matin
23:24et qui est avocat pénaliste
23:27les propos
23:28les accusations
23:28elles sont portées
23:30par
23:31les plaignantes
23:32qui ne sont pas encore
23:33victimes
23:34elles sont
23:34plaignantes
23:35et Patrick Bruel
23:37au moment où on se parle
23:38il est présumé innocent
23:39et je vais rappeler
23:40quelque chose
23:41à monsieur Grégoire
23:42qui se passe
23:43sur le plan moral
23:44très bien
23:46donc il arrête
23:47les concerts
23:49est-ce qu'on va pas dire
23:50que c'est un aveu
23:51de culpabilité ?
23:52à quel titre
23:53il doit arrêter
23:54sa vie d'artiste
23:56parce qu'il est accusé
23:58il conteste les faits
24:00il les nie
24:01on est au début
24:02de la procédure
24:03peut-être que les plaignantes
24:04disent la vérité
24:05à ceci près
24:06qu'il y a
24:07beaucoup de témoignages
24:07oui
24:08c'est là
24:08il y a une
24:09un témoignage
24:10c'est pas 40 témoignages
24:11un témoignage
24:12comme 40 témoignages
24:13ça reste des témoignages
24:14jusqu'à ce qu'il y ait
24:15une condamnation
24:16la répétition des faits
24:17ne fait pas une culpabilité
24:18la répétition des faits
24:20ne fait pas une culpabilité
24:21parce qu'à ce moment-là
24:22c'est trop facile
24:23voilà
24:24donc
24:24forcément la perception
24:25qu'on a d'un sujet
24:26diffère
24:27vous en reviendrez
24:28bien sûr
24:28mais mon propos
24:30c'est ce que disait
24:30Gilles William Goldnadel
24:31mais on ne peut pas
24:33moi je ne dis pas
24:34que les personnes
24:35qui l'accusent
24:36qui sont des plaignantes
24:37elles affabulent
24:39elles ont un récit
24:40c'est un récit
24:42qu'il faut écouter
24:43qu'il faut entendre
24:44et il y a une procédure
24:45qui est ouverte
24:46point
24:46monsieur Bruel
24:47il est présumé innocent
24:48il a le droit de se défendre
24:50deux
24:50à quel titre
24:51on va lui interdire
24:52de faire son travail
24:53c'est une forme
24:54d'ores et déjà
24:55de condamnation
24:56c'est une pénalité
24:58qui d'ores et déjà
24:59s'adresse à un homme
25:00ou une femme d'ailleurs
25:01lorsqu'elle est accusée
25:02pourquoi ?
25:03je citais les grands auteurs
25:05à ce matin
25:05oui j'ai vu
25:07la présomption d'innocence
25:08c'est précisément
25:10dans ces cas-là
25:10qu'elle doit jouer
25:11ou alors on l'enlève
25:12complètement
25:13donc la présomption d'innocence
25:15j'entends effectivement
25:17la multiplication des témoignages
25:18je l'ai dit
25:19bien sûr
25:20mais il y a guère
25:21d'autres solutions
25:22il ne peut pas y en avoir d'autres
25:23il ne devrait pas y avoir
25:25d'issue
25:25là-dessus
25:26pour me moquer un peu
25:29j'ai tweeté
25:30que si le maire de Paris
25:31demande à mettre
25:32sa carrière
25:32la carrière
25:33de Bruel
25:35entre parenthèses
25:36puisque certains
25:37le mettent en cause
25:38dans ses responsabilités
25:39par rapport
25:40au périscolaire
25:41il n'a qu'à mettre
25:42entre parenthèses
25:43sa carrière de maire
25:44c'est aussi absurde
25:47quitte à être
25:47dans l'absurdité
25:48on y est
25:49oui parce que
25:49monsieur Grégoire
25:50et c'est ça qui est paradoxal
25:52dans la période
25:52qu'il traverse
25:53il a en plus
25:54parlé de l'affaire Bruel
25:55pour trouver
25:56que monsieur Bruel
25:57devait arrêter de chanter
25:58mais c'est pas seulement
25:58mettre sa carrière
25:59entre parenthèses
26:00il y a un aspect financier
26:01important pour Patrick Bruel
26:02aussi parce qu'il y a
26:03une particularité avec lui
26:04c'est qu'il est aussi
26:05producteur de ses concerts
26:06ce qui est dans le métier
26:07est rarissime
26:07donc tout l'argent engagé
26:09c'est lui qui l'engage
26:10donc s'il devait annuler
26:11cette tournée
26:11il en serait sans doute
26:13pour plusieurs millions
26:13d'euros de sa poche
26:14donc j'imagine que
26:15ça entre aussi en compte
26:17dans la décision
26:18qu'il doit prendre
26:19et puis il faut dépasser
26:19le cas Bruel
26:20il faut dépasser le cas Bruel
26:22parce que vous avez dit
26:22il y en a plusieurs
26:23mais si on cède
26:25sur le cas Bruel
26:26tous les hommes
26:28qui seront mis
26:29en cause
26:30y compris par
26:30une seule accusation
26:32réelle ou mensongère
26:34ils subiront le même sort
26:36c'est ça le débat de fond
26:37Véronique Jacquet
26:39j'ai une question
26:39je m'interroge
26:41pourquoi la répétition
26:42des faits
26:43ne fait pas la sérialité
26:44c'est-à-dire
26:45Bruel ou pas Bruel
26:46un homme quel qu'il soit
26:47qui est incriminé
26:48dans 31 affaires
26:50est-ce qu'on peut pas
26:52subodorer
26:53que le mode opératoire
26:54parce qu'il se répète
26:5531 fois
26:56est celui d'un prédateur
26:57je pose une question
26:58je dis pas que j'ai la réponse
27:00je m'interroge
27:01moi j'ai une réponse
27:02pour Véronique
27:02peut-être
27:03peut-être
27:04et si c'est le cas
27:05il va ramasser fort
27:06il va être condamné lourdement
27:08et pour le coup
27:09sa carrière sera terminée
27:09c'était passé avec Patrick Poivre d'Arvor
27:11absolument
27:11et moi j'ai aucun problème avec ça
27:13il n'est condamné aujourd'hui
27:15par aucun tribunal
27:16non mais c'est ce qu'il avait été
27:17on avait essayé de dire
27:19c'est pas un témoignage
27:20c'est aussi important de le dire
27:22c'est-à-dire qu'il n'est condamné
27:24par aucun tribunal
27:25mais le dossier avait été regardé
27:27en disant
27:27il y a répétition des faits
27:29donc possiblement
27:30mais c'est toute la difficulté
27:32je dois le dire
27:33ce n'est pas défendre Patrick Poivre d'Arvor
27:35que de dire ça
27:36parce que ces sujets-là
27:38on a parfois l'impression
27:39qu'on défend les uns les autres
27:40en simplement apportant
27:43une information
27:44une précision
27:44mais c'est important
27:45d'apporter des précisions
27:46sauf que PPDA vit dans une sorte de ghetto
27:49maintenant
27:49il faut reconnaître aussi
27:50on a tellement parlé de cette affaire
27:52voilà l'exemple parfait
27:54de quelqu'un qui a été condamné
27:56avant tout jugement
27:57sur le plan social
28:00il a 80 ans
28:01ce qui est un peu différent
28:02dans le sens
28:02qu'il n'était plus
28:05comme présentateur
28:06quand vous avez 80 ans
28:07j'imagine que vous avez
28:08encore un peu de sensibilité
28:09j'entends bien
28:09mais la carrière professionnelle
28:11ne s'est pas arrêtée
28:12à ce moment-là
28:12elle était déjà arrêtée
28:14avant
28:14en tout cas
28:15elle était mise au ralenti
28:16avant
28:17quand il marche dans la rue
28:18il ne doit pas être très tranquille
28:19il a quitté Paris
28:20en fait le problème
28:21c'est moi je suis d'accord
28:22il y a des sanctions qui existent
28:24s'il est condamné
28:24il va les subir
28:25et elles seront lourdes
28:26et c'est normal
28:27en attendant
28:27là on est en train d'inventer
28:28à un mode de sanction
28:30extrajudiciaire
28:30qui pour le coup
28:31n'est pas normal
28:31c'est premièrement
28:32on l'expose à la sanction
28:33du public
28:34mais qu'est-ce qu'on fait ?
28:36par exemple demain
28:37Flavie Flamand
28:38elle est invitée sur RTL
28:42elle va donner donc
28:45sa vérité
28:45si j'ose dire
28:46et qu'est-ce qu'on fait ?
28:48mais je ne comprends pas
28:49la question
28:49qu'est-ce que la société
28:50doit faire ?
28:52on doit empêcher
28:54les plaignantes
28:54de s'exprimer
28:56c'est ce que vous disiez
28:57l'autre jour
28:57c'est ce que vous disiez hier
28:59c'est ce que je prône
29:00sur le plan juridique
29:01c'est-à-dire que
29:01les plaignantes
29:02n'ont pas le droit
29:03de venir
29:03mais de médiatiser
29:05ce qui leur est arrivé ?
29:06sur le plan juridique
29:06ou ce qu'elles pensent
29:07ce qui leur est arrivé ?
29:09les choses étant
29:09ce qu'elles sont
29:10dans cette folie
29:12contemporaine
29:12que la seule chose
29:14que je peux encore proposer
29:15c'est qu'avant
29:16la mise en examen
29:17avant la mise en examen
29:19parce que
29:19les plaignantes
29:20elles portent plainte
29:22on n'est pas
29:22c'est pas public
29:24avant la mise en examen
29:26je souhaiterais
29:27que les journaux
29:28n'aient pas le droit
29:29d'en parler
29:30par exemple
29:31demain concrètement
29:32avec une loi
29:33que vous feriez voter
29:34madame Flamand
29:35n'aurait pas le droit
29:35de s'exprimer
29:36jusqu'à la mise en examen
29:37c'est pas dramatique
29:38moi j'ai pas de problème
29:39avec le fait
29:39qu'elles s'expriment
29:40puis elles ont
29:41les médias
29:41pour ce
29:42non mais
29:42on est en train de parler
29:43d'une réforme judiciaire
29:44moi je parle de comment
29:44ce qu'on pourrait améliorer
29:45dans le contexte d'aujourd'hui
29:46les gens sont libres
29:47d'aller voir Patrice Bruel
29:48en concert ou pas
29:48je pense qu'il y a des gens
29:49que ça va dissuader
29:50toute cette histoire
29:51il y a déjà une sanction
29:52je suis pas sûr
29:53on n'est pas sûr
29:53je ne suis pas sûr
29:54je voyais les
29:55qui jouent au théâtre
29:56Édouard VII en ce moment
29:57mais il s'expose
29:58c'est plein
30:00il est exposé en ce moment
30:01non mais c'est plein
30:02alors c'est particulier
30:03parce que les gens
30:04avaient pris leur place
30:04avant que l'affaire éclate
30:05parce que c'était
30:06un tel succès
30:07ça s'arrête le 7 juin
30:08le vrai
30:10la tournée de concert
30:11la tournée va être
30:13mais par exemple
30:13est-ce qu'un préfet
30:14peut empêcher
30:16la présence
30:17de Patrick Bruel
30:17dans une ville
30:18ils ont déjà eu
30:19beaucoup de mal
30:19à interdire
30:19Dieu donné
30:20donc je pense
30:20que Patrick Bruel
30:21ça va être compliqué
30:21il pourrait le faire
30:22simplement en cas de trouble
30:23l'ordre
30:23s'il y avait des manifestations
30:24importantes prévues
30:25pour l'empêcher de chanter
30:26là le préfet pourrait dire
30:28il y a un risque de trouble
30:29on interdit
30:29mais ça serait quand même
30:32c'est rarement utilisé
30:33comme moyen
30:33terminez votre raisonnement
30:35Geoffroy
30:35mon raisonnement
30:36il est très simple
30:36c'est que
30:37quand vous êtes en tournée
30:38quand vous êtes un artiste
30:39comme Patrick Bruel
30:39en tournée
30:39avoir cette polémique là
30:40c'est pas un cadeau
30:41donc déjà
30:42il subit déjà
30:43une forme de sanction
30:44donc en plus de ça
30:45lui demander d'annuler
30:46de lui-même ses concerts
30:47alors que pour les raisons
30:48qu'Yohan a indiquées
30:48ce serait une catastrophe
30:50ce serait la fin pour lui
30:51je pense que c'est
30:52beaucoup trop
30:53la justice va passer
30:54et quand il sera condamné
30:55si c'est le cas
30:56croyez-moi
30:56il va déjà beaucoup
30:57beaucoup souffrir
30:58mais la condamnation
30:59ça aide la condamnation
31:00la condamnation
31:01de Flavie Flamand
31:02c'est 91
31:03les affaires
31:03c'est prescrit
31:04il y a 31 affaires
31:05non il y a d'autres affaires
31:06non mais
31:06j'insiste aussi
31:07sur le fait
31:08que
31:10Moro Giaferi
31:11le grand avocat
31:11disait
31:12quand
31:14le public
31:15s'empare du
31:16prétoire
31:17c'est la fin de la justice
31:18il faut comprendre aussi
31:19que la préparation
31:21d'une accusation
31:21comme ça
31:22répétée
31:23les juges
31:24y sont sensibles
31:25consciemment
31:26ou inconsciemment
31:27donc ça favorise
31:28une condamnation
31:29peut-être injuste
31:30il faut entendre ça aussi
31:32et puis là
31:33le public décide
31:35regardez par exemple
31:36Bertrand Quentin
31:37il est remonté sur scène
31:38alors qu'il a tué
31:38Marie Trintignant
31:39moi ça me choque
31:40mais il y a des personnes
31:41pour aller le voir
31:42il a purgé sa peine
31:43voilà
31:44c'est comme ça
31:44d'ailleurs il n'est plus sur scène
31:46Bertrand Quentin
31:47il est remonté sur scène ensuite
31:49j'ai vu que Lio
31:51Benjamin Aneau
31:51va peut-être nous montrer
31:52Lio avait pris la parole aussi
31:54alors Lio
31:54elle dit c'est connu
31:55depuis des années
31:56tout le monde le savait
31:57voilà ce que
31:59c'est le sens
32:00en parlant de qui ?
32:01en parlant de Patrick Bruel
32:03alors Aurore Berger également
32:04tout à l'heure
32:05on l'a écouté
32:06une première fois
32:07on va l'écouter cette fois-ci
32:08sur la parole des femmes
32:09qui était ce matin
32:10sur RTL
32:14Aurore Berger
32:17il y a beaucoup à dire
32:18sur la manière
32:18avec laquelle
32:19aujourd'hui encore
32:20dix ans après MeToo
32:21on accueille cette parole
32:22c'est à dire
32:23qu'on met immédiatement
32:24en accusation
32:24les victimes présumées
32:26qu'on interroge
32:27l'agenda caché
32:28qui serait prétendument
32:29celui des victimes
32:30et moi j'aimerais
32:31que quelqu'un me cite
32:32une seule victime
32:33qui a déjà porté plainte
32:34pour violences sexuelles
32:35et qui a vu sa carrière
32:36progresser après
32:37ça n'est jamais arrivé
32:38elle a raison
32:39sur la deuxième partie
32:39de la phrase
32:40mais elle n'a pas raison
32:41sur la première partie
32:42de la phrase
32:42parce que la parole
32:43précisément déplaignante
32:45et me semble-t-il
32:47accueillie
32:48sur les plateaux
32:49de télévision
32:50elle n'est pas remise en cause
32:54selon les féministes
32:55la parole de la femme
32:57est sacrée
32:58donc vous ne pouvez pas
32:59la mettre en question
33:00ça serait un sacrilège
33:01il faut comprendre
33:02que si l'idéologie féministe
33:04d'extrême gauche
33:04qui nous place
33:05dans cette situation-là
33:09je retire ce que j'ai dit
33:10là ce n'est pas
33:12l'idéologie féministe
33:13d'extrême gauche
33:14dans cette affaire
33:15je ne vois pas cela
33:16je pense que
33:18vous sous-estimez
33:20le poids de l'idéologie
33:21non je vois
33:22non
33:24pardonnez-moi
33:25je vois des femmes
33:25qui ont été maltraitées
33:27depuis tant d'années
33:28vous sous-estimez
33:30l'influence
33:31l'influence
33:32de l'extrême gauche
33:33c'est pas l'extrême gauche
33:36pardonnez-moi
33:37c'est des femmes
33:37qui ont été maltraitées
33:38mais oui
33:39mais les associations
33:40mais elles n'ont pas besoin
33:42des femmes d'extrême gauche
33:43pour savoir
33:43qu'elles ont été maltraitées
33:44je dis William
33:45pendant 20 ans
33:46ou 30 ans
33:46vous n'entendez pas
33:48vous n'entendez pas
33:51ce que je vous dis
33:52depuis des années
33:53et des années
33:54des associations
33:55d'extrême gauche
33:56vous expliquent
33:57qu'il faut croire
33:58absolument
33:58la parole des femmes
33:59et ça
34:01ça infuse
34:02alors elles ont
34:02un féminisme
34:03très très particulier
34:05parce qu'elles peuvent
34:06elles peuvent plaindre
34:07certaines femmes
34:08mais pas d'autres
34:09et en fonction
34:10de la nature
34:11des coupables aussi
34:12ah bah oui
34:13j'entends ce que vous dites
34:14mais en l'espèce
34:15et c'est plutôt
34:16on l'a dit mille fois
34:17aujourd'hui
34:18être une femme
34:19est plus facile
34:20si j'ose dire
34:21dans la société
34:23en 2026
34:24parce qu'elles sont protégées
34:25alors qu'elles ne l'étaient pas
34:27il y a 50 ans
34:28notamment dans la vie professionnelle
34:30avec les excès
34:32que l'on constate
34:33oui mais en fait
34:34les excès avant
34:35c'était pas des excès
34:36c'était n'importe quoi
34:37ça fait une demi-heure
34:39que vous-même
34:40vous
34:41vous
34:41vous
34:42vous pestez
34:42vous ne
34:43mais vous ne comprenez pas
34:45que ce qui arrive là
34:46ce sont les conséquences
34:49de cette idéologie
34:50qui a porté
34:50non
34:50je suis désolé
34:51de vous dire non en fait
34:52et bien oui
34:53et bien moi je vous dis
34:54que ces gens là
34:54c'est pas les conséquences
34:55de l'idéologie
34:55ces gens là
34:56pensent que c'est pas grave
34:57ça n'est pas grave
34:59s'il y a des dégâts collatéraux
35:01puisque de toute manière
35:02comme ça
35:03on écoutera la parole des femmes
35:05peu importe
35:06les dégâts collatéraux
35:07et bien moi
35:08moi en tant qu'avocat
35:09je me soucie
35:11des dégâts collatéraux
35:12je suis désolé
35:13on attend l'écouter
35:13que la jugée crédible
35:15c'est surtout ça
35:16c'est à dire que
35:17quoi qu'elle dise
35:18on dit
35:18elle a raison
35:19c'est ça
35:20il y a une zone grise
35:22quand même là
35:22et attention
35:24parce que
35:24ce sont des questions délicates
35:25vous avez tendance
35:26à faire
35:27à dépeindre
35:29une France d'avant
35:30il y a 50 ans
35:31épouvantable
35:32comme un endroit
35:32où les hommes
35:33avaient le droit
35:34de tout
35:34etc
35:35je pense que
35:36ça se passait
35:36comme ça
35:37mais vous pensez
35:38sérieusement
35:39je pense que
35:39ça se passait
35:40il y a 50 ans
35:41les hommes avaient
35:42droit de cuissage
35:42sur les femmes
35:43ah exactement
35:43oui
35:43ça se passait
35:44souvent comme ça
35:45hélas
35:45mais vous vivez
35:46dans quel pays
35:48écouter les femmes
35:49vous croyez
35:50que dans votre
35:51comme vous avez
35:52souvent écrit
35:53ou raconté
35:54votre famille
35:54à vous
35:54vous pensez
35:54que dans votre famille
35:55ça s'est passé
35:55comme ça
35:57dans ma famille
35:59je sais
36:00ma mère travaillait
36:01dans les années 70
36:01je ne veux pas
36:01vous parler de ma mère
36:02dans les années 70
36:03c'est de travailler
36:04c'est une femme
36:04plutôt moderne
36:05et effectivement
36:08on élimine
36:09la famille pro
36:09moi je peux éliminer
36:10la mienne aussi
36:10la famille pro
36:11donc le témoignage
36:12de femmes
36:14effectivement
36:14je pense que
36:15vous êtes
36:15mais entendez
36:16dans notre métier
36:18de journaliste
36:18ce que disent
36:19les jeunes femmes
36:19dans les années 75
36:21comment elles étaient
36:21traitées
36:22donc ce que vous dites
36:23de la France
36:23d'il y a 50 ans
36:24je pense que c'était vrai
36:25à Paris
36:25dans les médias
36:26dans la culture
36:27dans le cinéma
36:27dans certaines entreprises aussi
36:29sans doute
36:29mais c'est pas la France
36:31pardonnez-moi
36:31je ne pense pas
36:32que la France
36:32il y a 50 ans
36:33était un endroit
36:34où les femmes
36:35n'avaient aucun droit
36:36où elles étaient
36:36la proie des hommes
36:38qui n'avaient aucun compte
36:39à rendre jamais
36:39sincèrement
36:40par les mots
36:40les petits chefs
36:42pouvaient
36:42non
36:43on est passé
36:44d'un excès
36:45à l'autre
36:45les petits chefs
36:46faisaient un peu
36:46la loi aussi
36:47mais pas tous
36:48pas partout
36:49non mais bien sûr
36:49que non
36:50pas partout
36:50mais convenez
36:51que c'est
36:53en fait
36:53vous accompagnez
36:54un peu
36:55la propagande
36:55dont parlait
36:55Gilles William
36:56Meuvela d'extrême gauche
36:57c'est le champ
37:02Meuvela idéologiquement
37:02d'extrême gauche
37:03mais non
37:04il y aurait beaucoup
37:05à dire
37:05sur votre féminine
37:06ce tableau là
37:07il est très important
37:07de le nuancer
37:08c'était quand même
37:09c'était pas une société
37:10où tout était ajeté
37:11où les femmes
37:11étaient
37:12pardonnez-moi
37:13je parle toujours
37:13du plan professionnel
37:15dans la vie intime
37:16c'était encore autre chose
37:18c'est évident
37:19que si un homme
37:21abusait d'elle
37:22ou tentait de le faire
37:23elle n'était pas crue
37:24et même
37:24elle devait se taire
37:25si elle voulait garder son poste
37:27parler du crime
37:27il y a des choses
37:28qui sont amusantes
37:29même moi
37:31j'avais revu
37:32un peu
37:32notre jugement
37:34le crime passionnel
37:36un homme tuait sa femme
37:37on expliquait
37:38que c'était un crime passionnel
37:39ben non en fait
37:40c'était pas du tout
37:41un crime passionnel
37:41c'est un type
37:43un sale type
37:44qui tuait sa femme
37:45pour de mauvaises raisons
37:46il n'y a pas de passion
37:47là-dedans
37:49ben oui
37:49c'était ça
37:50la vie des années 70
37:51donc tu avais même
37:52le droit de tuer ta femme
37:53je peux vous parler
37:54de Marie Bénard
37:54l'empoisonneuse
37:55et comme ça
37:55on sera
37:55non mais voilà
37:56excusez-moi
37:57arrêtez
37:57ben non mais bon
37:58ben non mais bon
37:59ben non mais vraiment pardon
38:02ou le paradis
38:04et quand madame Caillot
38:05tue
38:06mais c'est la rire
38:08moi je vous parlais
38:09de Landru
38:10et du docteur Petiot
38:12quand madame
38:13c'était
38:13quand madame Caillot
38:15tue par amour
38:16le patron du Figaro
38:17elle est acquittée
38:18ça se passait comme ça
38:19donc c'est pas les hommes
38:21et les femmes
38:21c'est à l'époque
38:22effectivement
38:23il y avait le crime passionnel
38:25ils sont terribles
38:26je vous assure
38:26ils sont terribles
38:27les seules engueulades
38:28que j'ai
38:28avec M.Cro
38:29c'est sur la question
38:30du féminisme
38:31mais elles sont belles
38:32ils sont terribles
38:34voilà
38:34bon
38:36de quoi parle-t-on
38:37il nous reste combien de temps
38:38parce que
38:39il nous reste
38:4113 minutes
38:42c'est ça
38:42bon vous voulez pas
38:43alors est-ce que
38:44vous voulez parler
38:45de Sandrine Rousseau
38:47qui a dit une bêtise
38:48est-ce que
38:49oui
38:49vous voulez parler
38:50de Sandrine Rousseau
38:51qui a dit
38:51mais vous voyez
38:52là encore
38:53on va encore faire
38:53mais voilà
38:55mais bien sûr
38:56mais bien sûr
38:58à la preuve
38:59je l'ai surprise
39:01à manger de la viande
39:03avec M. Mélenchon
39:04il y a un film
39:04il y a un film
39:05où on voit
39:07Mme Rousseau
39:08manger de la viande
39:09avec M. Mélenchon
39:10il a raison
39:11il a raison
39:12Mme Rousseau
39:13qui a
39:14mais bien sûr
39:16exactement
39:16on met une pièce dans la magie
39:17et bah vous avez raison
39:19cadavre mort
39:19c'est idiot
39:21pièce mort en plus
39:22à la fin
39:22genre j'y crois même pas
39:23ce que je dis
39:24et puis nous on vend
39:24bah non
39:25bon bah vous avez raison
39:26hop on n'en parle pas
39:27un cadavre de vache
39:28c'est ça ?
39:29comment ?
39:29un cadavre de vache
39:31qui disait ça ?
39:33qui disait ça ?
39:33c'est Talleyrand
39:34quand c'est pas
39:36de toute façon
39:36on dit Talleyrand
39:37ou Sacha Guitry
39:37ça marche toujours
39:39vous avez vu que
39:40Mathieu Kassovitz
39:41a défendu Canal Plus
39:42il a dit
39:43ce n'est pas le bon endroit
39:44pour en parler
39:44à Cannes
39:45on demanderait une bonne discussion
39:46en tant que cinéaste
39:47pour l'instant
39:47je pense qu'aucun cinéaste
39:49n'a été censuré
39:49pour financer ses films
39:50par Canal
39:51je pense que Canal Plus
39:52fait bien son travail
39:54on devrait gueuler
39:55quand Canal Plus
39:56ne fera pas son boule
39:57mais pour l'instant
39:58ils le font très bien
40:00comment il s'appelle
40:01le faton formidable
40:03dans lequel il joue
40:04dans l'espionnage
40:05le bureau des légendes
40:05le bureau des légendes
40:06ah bah voilà
40:08et puis alors
40:09c'est terrible pour Gilles Lelouch
40:11parce qu'il fait un bon film
40:12Moulin
40:12il devrait être interrogé
40:14là-dessus
40:15il se retrouve dans une polémique
40:17où on déforme
40:17même ce qu'il a dit
40:18lorsqu'il a été interrogé
40:20il a pris un papier
40:21dans le poste
40:22expliquant que c'était
40:23Gilles Lelache
40:24Gilles Lelache
40:26Gilles Lelache
40:26tout ça parce qu'il n'a pas
40:28répondu ce que voulait
40:29que réponde le journaliste
40:30enfin le Huffington Post
40:31c'est fini
40:32enfin ils sont tous
40:33oui mais
40:34c'est à la fois fini
40:35mais c'est représentatif
40:36de tout notre milieu journalistique
40:38c'est pour ça que c'est intéressant
40:39tous les journalistes
40:40pensent comme ça
40:40tous ceux que je connais
40:42tous ceux que je lis
40:43plus exactement
40:44sauf
40:45sur l'antenne
40:46de CNews
40:47où il y a des voix différentes
40:48autrement ils sont tous pareils
40:49donc écoutez M. Lelouch
40:50il était ce matin
40:51sur France Inter
40:53je pense qu'il y a une réaction
40:55un petit peu épidermique
40:56de Canal
40:57dans cette pétition
41:00qui ne met pas assez en relief
41:03le fait que Canal
41:05pour ceux qui font du cinéma
41:06ont les mêmes interlocuteurs
41:07depuis 15-20 ans
41:10Laurent Acy
41:10Maxime Serda
41:11exactement
41:12il y a une grande diversité
41:14dans ce que produit
41:14Canal Plus
41:15par contre
41:16donc je pense qu'il y a
41:17une forme d'injustice
41:19ressentie de la part
41:20de Canal Plus
41:20par contre
41:22je pense qu'on est dans un pays
41:23où chacun doit s'exprimer
41:24notamment de signer des pétitions
41:26donc c'est
41:28deux insustices
41:29qui s'additionnent
41:30donc effectivement
41:30c'est engagé
41:32même dans un pays libre
41:34avec la liberté d'expression
41:35vous n'avez pas le droit
41:36de traiter les gens
41:37de fascistes
41:37c'est réprimé
41:39par la loi
41:40d'accord
41:41c'est une injure
41:42et dans la tribune
41:43je crois que c'est Figaro
41:44qui a
41:45oui
41:46qui a été voir
41:47qui avait signé
41:49et en fait
41:50il y a beaucoup de gens
41:50qui ne sont même pas
41:51dans le cinéma
41:52il y a des travailleuses
41:54du sexe
41:55j'ai vu
41:56il y a des gens
41:57c'est vrai
41:58dont la réussite
41:59n'est pas avérée
42:00dans le cinéma
42:01on va le dire comme ça
42:02mais c'est 4 ou 5 noms
42:03au maximum
42:03sur les
42:05oui
42:07Gauthier Le Bret
42:09va venir
42:09en cette fin
42:11d'émission
42:12et
42:13ce soir
42:14je crois que
42:14il y a
42:15un important débat
42:17sur l'immigration
42:18absolument
42:18une soirée
42:19une soirée spéciale
42:20on va débattre
42:21pendant une heure et demie
42:21avec des experts
42:22du sujet
42:23et ensuite
42:24à différents chiffres
42:26notamment les chiffres
42:26de l'INED
42:27suite notamment aussi
42:28aux dernières déclarations
42:29d'Éric Zemmour
42:30sur notre antenne
42:31à cette histoire
42:32aussi d'OQTF
42:33invraisemblable
42:34où Robert Ménard
42:34va se retrouver jugé
42:35en septembre prochain
42:36donc on va effectivement
42:37débattre pendant une heure et demie
42:38de l'immigration ce soir
42:39vous savez
42:39quand on met bout à bout
42:40ce qui se passe
42:41dans notre pays
42:41l'OQTF
42:42le conseil constitutionnel
42:44tous ces sujets là
42:45ça crée effectivement
42:48et c'est ce que disait
42:49monsieur Lecornu
42:50d'ailleurs
42:50ça crée une situation
42:52quand même particulière
42:53pour la France d'aujourd'hui
42:54je ne sais pas
42:54comment on va
42:56trouver des solutions
42:56et ce sera l'enjeu
42:57de la prochaine présidentielle
42:58bien sûr
42:59les solutions viendront
43:00peut-être de l'intelligence
43:02artificielle
43:02hier on a passé un sujet
43:04je ne sais pas si vous avez
43:05eu des réactions
43:06on en a beaucoup parlé
43:07incroyable
43:08parce que c'est l'avenir
43:09et à Cannes
43:10c'est de ça
43:11dont ils devraient parler
43:12plus que d'autres choses
43:14il y avait un article
43:15dans le Figaro
43:15aujourd'hui là-dessus
43:16et oui
43:16parce qu'ils sont en danger
43:18le cinéma est en danger
43:19et vous allez voir
43:21pourquoi
43:21parce que
43:22le sujet
43:23qu'on vous a proposé hier
43:24le petit film
43:25qu'on vous a proposé hier
43:27Valentin Rouillant
43:28est allé voir
43:28comment il a été fait
43:30et surtout
43:30combien il coûte
43:31donc voyez ce sujet
43:33parce que c'est passionnant
43:36on a peut-être
43:38du mal à y croire
43:39mais ce court-métrage
43:41a entièrement été réalisé
43:43par l'intelligence artificielle
43:45à l'occasion
43:46de la sortie
43:47de son livre
43:48le réalisateur
43:49Fabien Antoniente
43:50a dévoilé
43:51cette bande-annonce
43:52lui-même est stupéfait
43:57c'est ma tête
43:58c'est mon appartement
43:59la chambre d'enfants
44:01que j'ai grandi
44:02la vue
44:02sur la voie ferrée
44:04c'est avec l'aide
44:06du réalisateur
44:06Nicolas Capu
44:07que Fabien Antoniente
44:09a pu se revoir
44:10dans le Paris
44:11des années 60
44:13un court-métrage
44:14nostalgique
44:15et poétique
44:15dit-il
44:16sur l'enfance
44:17d'un cinéaste
44:18et sa rencontre
44:19avec le 7e art
44:21avec de simples photos
44:22l'IA transforme tout
44:24en vidéo
44:25un gain de temps
44:26et d'argent donc
44:27qui soulève une question
44:29l'IA pourra-t-elle
44:30remplacer le cinéma
44:32Nicolas
44:33avoue certaines limites
44:34et en particulier
44:35l'aspect aléatoire
44:36de la technologie
44:37là il n'y a pas longtemps
44:38j'ai essayé
44:39de faire
44:39des plans spécifiques
44:42faire bouger des arbres
44:43dans une tempête
44:44et c'est impossible
44:45une part d'aléatoire
44:46et un faux raccord
44:47que des internautes
44:48ont pu déceler
44:49dans ce court-métrage
44:50exemple
44:51avec ses trois enfants
44:52qui entrent dans ce tunnel
44:54et surprise
44:56à la sortie
44:57ils sont quatre
44:59et on le répète
45:00c'est uniquement
45:01avec des photos
45:02qu'il avait prises
45:03avec son petit
45:04Instagram
45:05qu'il a donc
45:06Instagram non
45:07un stamatique
45:09qu'il a donné
45:10à Nicolas Caput
45:11photos de son appartement
45:13photos de sa chambre
45:14photos de lui
45:14parce que c'est son visage
45:16c'est lui
45:16incroyable
45:17et vous n'étiez pas
45:19avec nous hier soir
45:19vous voulez revoir
45:20le petit film
45:21qu'on a fait
45:22grand plaisir
45:22parce que moi
45:23j'ai donné
45:24une photo
45:25effectivement
45:26le mien
45:26je le dis
45:27à Benjamin
45:28qui me parle
45:29j'ai donné
45:30une photo
45:30de ma maman
45:31et j'ai donné
45:32une photo
45:33de moi petit
45:34et il a fait
45:36un petit film
45:37de 30 secondes
45:38de la même manière
45:38mais ça lui a pris
45:40deux minutes
45:40et il a raconté
45:42une histoire
45:43parce qu'il m'a mis
45:43un petit maillot
45:44du FC Nantes
45:45donc regardez
45:46par exemple
45:47ce qu'il a fait
45:47avec ces deux photos
46:15chère pays
46:17de mon enfant
46:18et l'émotion
46:21n'est pas artificielle
46:23c'est ça qui est incroyable
46:25j'avais donné cette photo à gauche
46:28vous voyez
46:29c'est une photo de 4 ans manifestement
46:31et il a déjà fait ça
46:33c'est terrifiant
46:34vous avez pas changé
46:37il l'est dit par le réalisateur
46:39il y a encore des choses qu'on ne peut pas faire aujourd'hui
46:41faire bouger un arbre dans une tempête
46:42mais dans 6 mois ou dans un an ça sera possible
46:44là on est seulement au début
46:46donc imaginez ce qu'il sera possible de faire
46:48dans 2, 5 et même 10 ans
46:50mais c'est pour ça qu'à Cannes ils ne devraient parler
46:52que de ça
46:54mais même dans nos métiers
46:56dans nos métiers comment
46:58ils vont évoluer l'écriture
47:00de l'intelligence artificielle
47:03comment ça va se passer
47:03d'ailleurs il y a beaucoup de papiers j'imagine
47:06qui passent sous les livres
47:07voire des livres
47:09ils font déjà appel
47:12bon Gautier c'est à vous
47:14tout de suite
47:15il y a un générique qui va vous présenter
47:16la soirée spéciale consacrée à l'immigration
47:19il n'y a pas de publicité entre vous et nous
47:21et on fait une soirée spéciale
47:23avec énormément d'experts
47:24juste après le générique
47:26qui va vous présenter
47:26la soirée spéciale consacrée à l'immigration massive
47:29avant cela
47:29je dis que Christophe Droyot était à la réalisation
47:33David Tonnelli était à la vision
47:34Guillaume Marceau était au son
47:35merci à Benjamin Daud
47:36à Afid Ibour qui était avec nous
47:38à Astrig Yalik
47:40je salue également Arnold Carat
47:42qui m'a donné de ses nouvelles
47:44puisqu'il est resté à Cochin une semaine
47:46c'est un Noréal
47:49Arnold Carat
47:49il est resté à Cochin pendant une semaine
47:51il a été transféré à Versailles
47:52et tout va bien
47:53il fait sa rééducation
47:54et il va revenir en pleine forme
47:57et on dit que nous pensons à lui
47:59bien évidemment
48:00et générique
48:07la France est-elle en train
48:09de changer de visage
48:10plus vite que jamais
48:11et là vous voulez aller où
48:12dans quel pays
48:14en France
48:15pourquoi en France
48:20selon une étude révélée par le Figaro
48:22plus d'un Français sur trois
48:23soit 41% de la population
48:25a un lien direct avec l'immigration
48:27des statistiques historiques
48:28une transition démographique
48:30sans précédent
48:31et une question explosive
48:32la France peut-elle encore absorber
48:34cette immigration massive ?
48:36il y a au moins
48:36plus de 320 personnes
48:38qui vivent ici
48:40chaque année
48:41des centaines de milliers
48:42d'étrangers s'installent
48:43dans notre pays
48:4445% viennent d'Afrique
48:46en Afrique
48:47tout le monde pense que l'Europe
48:48c'est l'île de Rado
48:49et c'est la raison pour laquelle
48:51je lutte contre l'immigration
48:52les premiers pays d'origine
48:54l'Algérie
48:55le Maroc
48:55et la Tunisie
48:56nous sommes les Algériens
48:58on va envers l'argent
48:59à la France
49:00et on rentre en Algérie
49:01on préfère quoi ici ?
49:03dans le même temps
49:04les demandes d'asile explosent
49:05les OQTF s'accumulent
49:07et le taux d'exécution
49:09reste dramatiquement faible
49:10c'est la première fois
49:11que tu as une OQTF
49:12et tu as un OQTF
49:13non, non
49:14j'en ai déjà
49:14je ne te demande pas
49:16insécurité
49:16à côté ça à moi
49:17à taper ma fiancée
49:18c'est bien agressif
49:21pression migratoire
49:22service public débordé
49:23je venais de la France
49:25pour le CIMA
49:27parce que je m'opérais
49:28déjà cette opération
49:29la France est-elle arrivée
49:32à un point de rupture ?
49:33pourquoi l'état
49:34semble-t-il impuissant ?
49:35quel rôle jouent les associations ?
49:37pour moi
49:37les forums
49:38c'est des putes
49:39les forums c'est des associations
49:40les associations
49:41c'est des putes
49:41et surtout
49:42qui décide encore
49:43de la politique migratoire
49:44de la France ?
49:45pour certains
49:46l'immigration est une chance
49:47nous affirmons
49:48que l'immigration
49:49est non seulement
49:49une chance pour la France
49:50mais que la France
49:51ne serait pas la France
49:52s'il n'y avait pas eu
49:53des générations d'immigrés
49:54pour d'autres
49:55elle accélère le déclassement
49:56et fragilise
49:57l'identité française
49:58aujourd'hui
49:59on ne choisit pas
50:00notre immigration
50:00le grand danger
50:01le défi du siècle
50:02pour la France
50:02et pour l'Europe
50:03c'est l'immigration
50:05bienvenue dans cette
50:06grande soirée spéciale
50:07immigration massive
50:08la France débordée
50:10la France débordée
50:11i
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