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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:16On a un problème de son ou on a un problème de son ?
00:19Le son est revenu.
00:20Je reprends, je reprends puisque je disais bonsoir d'abord
00:25et je disais également que nous étions avec Véronique Jacquet,
00:27Gilles-William Golnadel, Geoffroy Lejeune et Johan Ouzahi.
00:31Et nous serons vers 20h25 avec Stéphane Simon.
00:35C'est le producteur du film L'Abandon.
00:37C'est lui également qui avait écrit Les Derniers Jours de Samuel Paty
00:41et il est particulièrement attaqué, même ciblé, même menacé.
00:44Et il nous dira pourquoi simplement d'avoir produit ce film,
00:49qui est un succès d'ailleurs.
00:50On doit être à 300 ou 400 000 spectateurs.
00:54Il nous dira d'ailleurs précisément le nombre de spectateurs
00:57et il nous dira les difficultés qu'il rencontre.
00:59Mais pour le moment, l'actualité, c'est Laurent Nunez qui est à Nice.
01:05Vous savez qu'il y a eu une nouvelle fusillade dans la nuit de lundi à mardi.
01:09Rue de France à Nice avec un homme grièvement blessé.
01:12Trois suspects sont recherchés.
01:13Les habitants du quartier, connus pour sa tranquillité,
01:16sont surpris et inquiets de ces violences.
01:18Alors, le quartier connu pour sa tranquillité,
01:21il l'était peut-être, il ne l'est pas cet an dernier.
01:23Vous allez voir trois interventions de Laurent Nunez
01:26que je trouve sidérantes et très instructives
01:31et qui sont finalement, cette réalité, elle est peu montrée aux spectateurs aujourd'hui.
01:36Voici la première, le ministre de l'Intérieur qui échange.
01:43Pour l'ensemble des familles, on va continuer ce que fait la police.
01:47On va continuer à faire ce travail pour éradiquer les trafics.
01:50C'est bien, le paré du trafic, mais qu'est-ce qu'on fait là ?
01:52Réellement, concrètement ?
01:53Là, on y est tous les jours.
01:55Vous y êtes tous les jours, mais...
01:56Tous les jours, pour interpeller des trafiquants.
01:59Tous les jours.
02:00Parce que ce n'est pas à nous, on va payer les psychologues tous les jours.
02:05Non, non, mais ça c'est différent.
02:06Ah, c'est différent, mais c'est justement, moi, le trafic, c'est un passeport dessus la tête.
02:12Mon frère, ce n'est pas un trafiquant.
02:14Ahmed, ce n'est pas un trafiquant.
02:17Mais ils sont victimes de trafiquants.
02:20Victimes de trafiquants.
02:21On vous laisse parce qu'on doit aller voir la police.
02:23Bon courage à vous, bon courage.
02:26Il parle avec ce jeune homme.
02:28Son frère est mort.
02:30Son frère n'était pas un trafiquant, c'est ce qu'il lui dit.
02:32Mon frère n'était pas un trafiquant.
02:34C'est lui qui a dû payer les obsèques et les frais pour son frère.
02:39Et effectivement, Laurent Nunez, il vient.
02:41Alors, où il vient ?
02:43Et il reste longtemps, effectivement, à échanger avec ce jeune homme.
02:46Et sans doute, ce jeune homme a-t-il le sentiment qu'il n'est pas allé au bout de
02:49la conversation,
02:50que c'est un peu rapide.
02:51Il veut lui expliquer ce qu'il vit, comment il vit, la difficulté qu'il rencontre au quotidien.
02:57Il y a un deuxième passage que je veux vous montrer.
03:00Ça, c'est le témoignage d'un habitant.
03:03Parce que c'est à la fois bien de venir se déplacer, mais il faut être à l'écoute.
03:08Donc le deuxième témoignage d'un habitant.
03:11On sait que c'est bien de venir ici, mais on n'a pas besoin de présence.
03:16On a besoin d'actes.
03:18Les citoyens ont besoin d'être rassurés.
03:21Et ce n'est pas avec la venue d'une personne.
03:24Un humain en soi, ça ne change pas grand-chose.
03:27Qu'il soit ministre ou pas, ça reste un humain.
03:29Nous, on a besoin d'actes.
03:30C'est quelqu'un qui peut changer les choses.
03:31C'est toujours bien d'avoir une présence sur le terrain.
03:34Mais voilà.
03:37Là, par exemple, ce qu'il a fait ici aussi, c'est super cool.
03:39De mettre un commissariat sur la vieille place.
03:41Mais au-delà de ça, il faut parler aussi avec les habitants.
03:45Ça fait quatre ans que les maires, les ministres viennent ici.
03:49Ça fait quatre ans que le taux de criminalité augmente.
03:52Ça fait quatre ans que le règlement de compte augmente.
03:55C'est la parole politique.
03:57On pourrait parler d'Emmanuel Macron qui est allé je ne sais combien de fois à Marseille.
04:01Et en fait, rien ne change.
04:02C'est normal puisque les mêmes causes produisent les mêmes effets.
04:04Je crois que...
04:06Je ne crois pas que ce soit M. Nunez à mettre en cause.
04:10Mais les gens sont d'une très grande maturité.
04:14Un peu fatalistes.
04:15Ils connaissent maintenant la limite du pouvoir des mots.
04:19Voilà, c'est tout.
04:21On ne peut plus leur raconter l'histoire.
04:23C'est-à-dire que le ministre de l'Intérieur s'est heurté au réel.
04:26Et quand vous êtes face au réel, tous les grands discours, les beaux discours politiques,
04:30eh bien, ils s'effondrent.
04:31Et le discours de M. Nunez, qu'il a tenu un peu avant ou un peu après, je ne sais
04:34pas,
04:35en disant, nous sommes là, nous mettons les moyens, nous allons poursuivre nos efforts,
04:39nous allons continuer la guerre.
04:41Eh bien, tout ce discours-là s'est heurté au réel face aux deux témoignages que nous avons entendus.
04:45Et le discours de M. Nunez, eh bien, il s'est effondré.
04:47Il n'en reste plus rien, c'est du vent.
04:49Oui, mais M. Nunez...
04:53Il vient... C'est le énième ministre de l'Intérieur après le énième Premier ministre
04:59et une politique en France depuis 30 ans ou 40 ans qui n'est pas efficace.
05:05Depuis 9 ans, surtout.
05:06Aggravé par la Macronie.
05:07Depuis 9 ans, surtout.
05:08Vous avez raison.
05:09Oui, vous avez raison.
05:10L'Eurel Nunez connaît quand même le domaine de la sécurité depuis des années.
05:14Il a été préfet, donc on ne peut pas dire qu'il se heurte au réel comme ça,
05:17comme s'il ne rien n'était.
05:18On a l'impression qu'il débarque à Nice et qu'il est commentateur et qu'effectivement, il y a
05:22un déficit d'écoute.
05:23Mais quand on dit qu'on ne peut rien faire, bon, ce n'est pas la même situation.
05:27À l'époque, la vie n'était pas non plus gangrenée par le narcotrafic.
05:29Mais on peut prendre l'exemple de New York avec un maire comme Giuliani il y a 25 ans qui
05:34a dit tolérance zéro.
05:35Et à partir de là, on voit quand même les effets d'une action politique volontaire.
05:39Donc, quand on veut, on peut.
05:41Vous avez parfaitement raison.
05:43C'est-à-dire que les mêmes causes produisent les mêmes effets puisqu'on ne change rien, en fait.
05:48Ou aussi peu.
05:49Et quand on veut changer quelque chose, la dernière fois qu'on a voulu saisir les biens des narcotrafiquants,
05:55je crois que c'est le conseil d'État qui a dit non, vous n'avez pas le droit.
05:57Et c'était une proposition de Gérald Darman.
05:59D'ailleurs, les gens qui sont interrogés dans les sujets ont très bien compris l'impuissance du politique.
06:04Je suis d'accord avec William.
06:06Et ce que je trouve vraiment pas bien, et ça c'est très important de le dire,
06:11c'est que les gens comme vous, comme nous, nous sommes protégés.
06:15Parce qu'on a la chance d'être dans des quartiers où cette réalité, elle ne vient pas en bas
06:20de notre immeuble.
06:21Il n'y a pas de point de deal en bas de nos immeubles.
06:24Et elle va toujours dans des zones les plus défavorisées.
06:28Et c'est les gens qui sont les plus en difficulté qui en souffrent.
06:32Et vous avez une élite, et parfois même des journalistes qui commandent cela,
06:36qui sont à l'abri de cette réalité.
06:38Et ça, je trouve que c'est pas bien.
06:39Et le jour, par contre, où ça percute un tout petit peu leur quotidien, là par contre, ils sortent l
06:43'écrou.
06:44Ah oui.
06:44Là, ils pétitionnent, là ils deviennent méchants.
06:46Exactement.
06:46Ils passent des coups de fil à leurs amis.
06:48Exactement. Dans le sixième arrondissement, il y avait, je crois, cet exemple extraordinaire d'un...
06:52Une supérette, Pascal.
06:53Une supérette.
06:54Une supérette, c'est vous dire.
06:55Qui avait failli, alors.
06:57Ah non, on ne veut pas voir.
06:58Tout le tout, la gauche cavière avait signé.
07:00Exactement.
07:00Mais non, mais moi vraiment, c'est pas bien.
07:04Alors, autre témoignage.
07:05Vous allez voir ce jeune homme qui...
07:08Ce qu'il dit...
07:11Il dit, on ne peut plus vivre dans mon quartier.
07:13Il n'y a plus...
07:14Les enfants ne sont plus là, on ne sort plus, tout le monde a peur.
07:16Mais ça, ça devrait faire la une de tous les journaux, cette réalité.
07:20Elle est masquée, on ne veut pas la montrer.
07:23La réalité de ce qui se passe dans certains quartiers, on ne la montre pas.
07:28Écoutez ce témoignage, c'était à Nice cet après-midi.
07:31On espère que ça va faire changer quelque chose.
07:34On espère, hein.
07:36On nous a mis un commissariat sur la place.
07:38Ça a un peu changé les sauges, mais ça ferme à 19h.
07:43Donc bon, à 19h, la peur, elle revient.
07:46On espère qu'il y aura quand même un peu plus de changements.
07:49Déjà, c'est déjà...
07:50Depuis 17 jours, c'est bien déjà, mais c'est peut-être pas assez, on ne sait pas encore.
07:55Il faut voir avec le temps.
07:56Le quartier, il est vide.
07:58Il n'y a plus personne.
07:59Les gens ne veulent plus sortir.
08:00Vous pouvez filmer le parc, il n'y a plus d'enfants.
08:04L'État a déboursé un demi-million d'euros pour faire un parc où ça attire tous les jours.
08:09Donc où va l'argent, en fait, on ne sait pas.
08:11Il aurait pu aider le quartier, il aurait pu faire plein de choses avec cet argent.
08:14On nous a ouvert un parc où il y a une fusillade tous les deux, trois jours.
08:18Les gens ne veulent plus sortir, les gens ne viennent plus.
08:20Regardez, tout est fermé.
08:25C'est le quartier, je suis en deuil.
08:27Tout le monde, je l'en deuil.
08:28Je remercie Franck Thirilliot, qui était le journaliste de CNews.
08:33Ça devrait tous, d'abord, nous interpeller ce qu'il dit, mais surtout, ça devrait nous faire de la peine.
08:39C'est surtout ça.
08:40Et ça nous fait de la peine.
08:41Bien sûr que ça nous fait de la peine.
08:42Et tu as l'impression que ces gens, on ne les écoute pas.
08:45Alors, on les écoute.
08:47En tout cas, on ne change rien dans leur vie.
08:50On ne change rien.
08:51Alors, si le politique n'est pas capable de changer la vie de ce monsieur qu'on vient d'entendre,
08:54il ne sert à rien, en fait.
08:56Il ne sert à rien, le politique.
08:58Il y a une responsabilité politique et il y a une responsabilité médiatique.
09:02Moi, je suis d'accord avec vous.
09:03Ces personnes-là, on ne leur donne pas suffisamment la parole.
09:05Une partie non négligeable des médias refuse de montrer quelle est la situation réelle du pays.
09:11Pourquoi ?
09:11Parce que, un, ça les obligerait à parler de l'immigration.
09:14Deux, ils considèrent que ça favoriserait le Rassemblement national, c'est-à-dire tout ce qu'ils détestent.
09:19En tout cas, le jeune homme est très courageux parce qu'il témoigne un visage découvert.
09:23Et c'est de plus en plus rare parce que dans ces quartiers, en plus, certains, maintenant, sont menacés de
09:27mort.
09:28C'est ça aussi la réalité.
09:29C'est que non seulement les quartiers sont invivables, mais certains risquent leur vie parce qu'ils parlent.
09:34Alors, les jeunes, Laurent Nunez a au moins dit des mots sur ces jeunes.
09:40Et avant, ils étaient guetteurs, dit-il.
09:42Et maintenant, ils sont en première ligne.
09:45Écoutez ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur.
09:48Les jeunes mineurs qui participent au trafic, il y a encore quelques années, c'était des guetteurs.
09:55Maintenant, ils sont vendeurs.
09:56Et puis maintenant, on le voit, ils participent à l'exécution de règlements de comptes.
09:59Bon, vous savez, les mineurs mis en cause dans le trafic de stupéfiants, c'est 20%.
10:05C'est 20% de mis en cause qui sont des mineurs.
10:08Pour la délinquance, d'une manière générale, c'est 10%.
10:10C'est beaucoup plus.
10:11Dans une ville comme Nice, on dépasse les 30% de mineurs mis en cause dans le cadre de trafic
10:16de stupéfiants.
10:17Quand on en arrive là, évidemment, les forces de sécurité intérieure, elles interpellent les personnes de la même façon.
10:21Que ce soit des mineurs, des majeurs, on intervient, on interpelle des personnes.
10:25Et évidemment, il faut s'interroger sur le fait de savoir pourquoi des personnes, des gamins qui ont parfois 15,
10:3016 ans,
10:31qui sont prêts à monter, comme on dit, j'ouvre les guillemets, au règlement de comptes, monter au réglo, comme
10:35on dit dans le jargon policier,
10:37pour quelques centaines d'euros.
10:38Ça interpelle, ça interroge.
10:40Bon, au moins, il dit les choses.
10:42Bien sûr.
10:43Il dit les choses.
10:44Et c'est déjà bien de les dire.
10:45C'est un premier pas de dire les choses.
10:47Après, il y a...
10:49Je ne vous sens circonspect.
10:50Non, non, pas du tout.
10:51J'ai aucun doute sur le fait que Laurent Nunez est très capable de parler de ce genre de sujet.
10:55Mais ce qui m'interpelle, c'est la différence d'assurance entre le moment où il parle devant des micros
10:59et qu'il évoque une réalité qui est, comment dire, désincarnée,
11:02et la manière dont il ne sait pas répondre à quelqu'un qui l'interpelle en vrai.
11:06Ce qu'on a vu au tout début.
11:06Mais parce que c'est...
11:08D'abord, je pense qu'il n'est pas habitué.
11:09C'est pas un homme politique classique.
11:11C'est un fonctionnaire.
11:11Au départ, c'est un fonctionnaire.
11:13C'est un homme politique.
11:14C'est pas un homme politique.
11:15Il n'a pas eu le contact.
11:16Il n'a pas été élu.
11:18Donc, il n'a peut-être pas ce contact.
11:20Et c'est habitué que d'autres...
11:21C'est certain, certes.
11:22Éric Ciotti, lui, est allé sur le terrain.
11:24Et il a ouvert un commissaire.
11:25Et il le fait.
11:26Oui, c'est son métier pareil.
11:28Il y a un truc qui est intéressant.
11:29C'est que ces images, elles sont toujours très compliquées.
11:31Quand vous êtes interpellé par quelqu'un qui souffre, etc.
11:34La seule manière de les réussir, que vous soyez de gauche, de droite,
11:36c'est d'être sincère.
11:37Et là, c'est ça qui manque, en fait.
11:38Mais pardon, mais vous trouvez qu'il est important qu'ils disent les choses ?
11:41Enfin, ça fait quand même bien longtemps qu'on n'en est plus là.
11:44Ça fait des années, des décennies que le constat, on l'a posé.
11:48Le moment d'agir, il est urgent d'agir.
11:50Et depuis longtemps, qu'ils disent les choses, moi, ça me paraît délirant, en fait.
11:53Non, mais moi, je le trouve un peu précautionneux.
11:55Parce qu'en fin de semaine dernière, il y a eu une conférence de presse
11:57du procureur de la République.
11:59Parce qu'il y a eu quand même des morts dans le quartier des Moulins, à Nice.
12:02Des personnes, d'ailleurs, qui n'étaient absolument pas touchées
12:04par le trafic de drogue.
12:05Et il a insisté sur le fait qu'il s'agissait bien de mineurs.
12:08Il a donné le chiffre en question et il a insisté sur le fait
12:11qu'il s'agissait la plupart du temps de mineurs isolés.
12:14Avec la problématique liée aux mineurs isolés,
12:16qui servent de chair à canon maintenant pour les narcotraficants.
12:19À supposer encore qu'ils soient dans la minorité.
12:21Oui, d'accord.
12:22Enfin, c'est l'appellation.
12:23Il y a des sujets importants, il y en a qui le sont moins.
12:26La presse préfère s'intéresser à des sujets beaucoup moins importants.
12:29Non, mais la réalité aussi, c'est que c'est utile les mineurs pour les narcotrafiques.
12:33Ils savent d'abord qu'ils sont moins mis en cause par la justice.
12:38Il faut comprendre ça.
12:39Donc c'est pratique, les mineurs le savent aussi.
12:42Bien sûr.
12:42Ils ne sont pas bêtes.
12:43Et puis vous savez, sur le marché maintenant des narcotrafiques,
12:46pour tuer quelqu'un, c'est 1000 euros.
12:48Vous prenez un mineur, c'est 1000 euros.
12:52Écoutez, ce que vous dites est effrayant.
12:54Ben voilà.
12:54Je ne le savais pas, ce que vous dites est effrayant.
12:57Stéphane Simon est là.
12:58Et c'est intéressant, je vais vous parler de lui il y a une seconde.
13:00Il peut venir s'asseoir avec nous.
13:04On me met une cible dans le dos.
13:06Bonjour Stéphane Simon, on vous connaît.
13:08Bonjour.
13:09Vous êtes le producteur du film L'Abandon.
13:11Et j'ai découvert en fin d'après-midi ce papier et cette interview
13:16que vous avez donnée au journal Le Point.
13:19On me met une cible sur le dos.
13:20Vous êtes auteur du livre sur Samuel Paty qui a inspiré le film L'Abandon.
13:24Et puis, vous allez sans doute porter plainte, dites-vous, contre l'humanité.
13:27Vous allez nous dire évidemment les difficultés que vous rencontrez
13:31et puis que rencontre ce film.
13:32Mais je disais tout à l'heure que L'Abandon est un succès
13:35et qu'on en est sans doute au-dessus de 300 000 spectateurs.
13:38On est jeudi aujourd'hui.
13:42Hier, c'était donc les deux semaines d'exploitation.
13:45Combien de spectateurs ont vu L'Abandon ?
13:46Plus de 350 000 aujourd'hui.
13:48Et surtout, ce qui nous fait extrêmement plaisir,
13:50c'est que le public ne s'y trompe pas.
13:52Le public a noté 92 sur 100 sa satisfaction en voyant ce film.
13:57Donc, je viens ici pour vous faire part de problèmes qui me concernent.
14:01C'est-à-dire que puisque le film est un succès,
14:05puisque le film finalement n'est pas attaquable sur le fond,
14:09comme tous ceux qui l'ont vu peuvent en attester,
14:11eh bien, on cherche à disqualifier le film autrement.
14:15Et je suis évidemment, je ne suis pas le seul,
14:17mais je suis la cible des plus énervés, des opposants,
14:24à l'idée même qu'on puisse simplement réfléchir
14:26sur la décapitation d'un professeur en 2020.
14:31Voilà.
14:31Alors, on va en parler dans une seconde.
14:32On va terminer le chapitre d'unez.
14:34Mais c'est vrai que pour ceux qui ont vu le film,
14:35la qualité de l'interprétation, d'abord la qualité des faits,
14:39la force du film, c'est que chaque scène qu'on voit,
14:43on se dit ça s'est passé comme ça.
14:45Oui.
14:45Puisque tous les faits sont rapportés.
14:47Évidemment, les dialogues...
14:48Vous avez dit une phrase dans le journal du dimanche
14:50qui n'est pas tout à fait exacte, mais qui est intéressante.
14:53Vous avez dit que c'est un film documentaire.
14:55Non, c'est un film documenté, je dirais.
14:57C'est-à-dire que ce film, en fait, il a été fait à l'aune des procès
15:01qui ont eu lieu, à l'aune de l'enquête
15:03qui a été faite par la division antiterroriste de la brigade criminelle.
15:07Et ce film, il n'invente rien.
15:10Ce film, chacun des dialogues qui est fait repose soit sur un procès verbal,
15:16soit sur des mots qui ont été tenus dans des groupes WhatsApp de professeurs.
15:19Bref, c'est un film qui n'a d'autre ambition que de faire voir ce qui s'est passé
15:24et la tristesse des derniers jours de Samuel Paty,
15:28ce sentiment d'abandon qu'il a pu ressentir au fil des jours.
15:31Et donc, si vous voulez, ceux qui veulent voir de l'idéologie derrière tout ça,
15:35ils sont pour leurs frais, parce qu'il n'y a évidemment aucune idéologie,
15:39il n'y a aucune récupération politique possible de ce film.
15:42On montre, j'ai quand même été absolument abasourdi d'entendre
15:46que certains disaient que c'est quand même islamophobe
15:48de pointer que le tueur a dit à l'Akbar au moment de tuer Samuel Paty.
15:55Mais enfin, est-ce que ça a eu lieu ou pas ?
15:57Voilà, c'est tout.
15:58Non, mais le film montre...
15:59Et le film montre qu'il y a des tas de familles musulmanes
16:02qui étaient derrière le professeur d'histoire-géographie.
16:04Donc, c'est ça qui gêne certainement ces gens.
16:07Et le film montre que l'islamisme tue.
16:09L'islamisme tue.
16:11Et pour certains, c'est absolument insupportable.
16:13Donc, on va marquer une pause.
16:14Mention spéciale quand même à l'interprétation.
16:16Antoine Reinhardt, qui est sidérant de justesse
16:19dans ce rôle de Samuel Paty, dans la quotidienneté.
16:23Il était formidable d'ailleurs dans Anatomie d'une chute
16:26où jouait l'avocat général.
16:27Emmanuel Bercot qui joue l'approviseur, qui est formidable.
16:30Et tous les autres rôles.
16:31La jeune fille qui ment, elle est formidable.
16:35Vraiment, tous ces comédiens, j'imagine que vous avez participé
16:38au casting, ils sont absolument formidables.
16:41Ce casting, il a été fait avant tout par le réalisateur.
16:43Mais ce qu'il faut dire, c'est que tous ces gens ont été enthousiastes
16:47de faire ce film.
16:48Et c'est ça qui est formidable.
16:49C'est qu'on peut penser que c'était une aventure périlleuse,
16:52que certains allaient se rétracter de peur de déplaire,
16:56de peur d'évoquer cette mémoire du professeur.
16:58Et il n'y en a aucun qui a fait marche arrière.
17:00Ils ont tous été très heureux de participer.
17:01Alors, on marque une pause.
17:02On finit avec le chapitre Nunes parce qu'il y a le Paris Saint-Germain
17:05qui nous inquiète ce week-end.
17:08Et puis, vous êtes avec nous jusqu'à 21h pour évoquer ces menaces
17:13que vous recevez.
17:14Et on pourra en discuter ensemble.
17:16A tout de suite.
17:19Véronique Jacquégi, Louis-Lamme Golnadel, Geoffroy Lejeune et Johan Ousaï sont avec nous.
17:24Stéphane Simon est également venu.
17:26On me met une cible dans le dos.
17:28C'est une interview qui a déclenché, lorsque je l'ai vu en fin d'après-midi dans Le Point,
17:33le fait que vous veniez sur ce plateau.
17:36C'est la première fois que vous preniez la parole et vous la reprendrez dans quelques instants.
17:40Alors, le Paris Saint-Germain, c'est ce week-end.
17:43On va revoir ce qui s'est passé notamment l'année dernière
17:46et puis ce que prévoit le ministre de l'Intérieur, Michael Dosantos.
17:52Des boutiques pillées, des véhicules et du mobilier urbain dégradés
17:57ou encore des affrontements avec des forces de l'ordre.
18:00L'an dernier, la victoire du PSG a donné lieu à des scènes de chaos.
18:05Pour éviter que le scénario ne se répète, un dispositif exceptionnel a été mis en place.
18:1122 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans toute la France, dont 8 000 à Paris.
18:16Des forces de l'ordre qui ont de grandes chances d'être sollicitées,
18:19selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
18:22La probabilité qu'il y ait des personnes en cas de victoire du Paris Saint-Germain,
18:25la probabilité qu'il y ait des personnes qui viennent pour faire dégénérer la fête,
18:28elle est quand même assez forte.
18:29Une minorité de personnes, quelques centaines de personnes,
18:32mais qui viennent pour faire créer le désordre.
18:34Une attention toute particulière sera portée sur le Parc des Princes
18:38où a lieu la retransmission de la rencontre,
18:40mais aussi sur les Champs-Elysées où les supporters pourraient se réunir en cas de succès.
18:45Si autour de la Place de l'Étoile, toute célébration sera interdite,
18:49une zone piétonisée sera accessible dès le milieu de journée,
18:52à condition de passer l'un des points de contrôle.
18:55D'autres mesures ont également été prises pour éviter des dégradations dans ce périmètre.
19:00Tous les établissements, hormis les hôtels, devront fermer leurs portes à 17h et jusqu'à dimanche 7h.
19:06Toutes les terrasses devront être vidées de leur mobilier.
19:09Enfin, le stationnement et la circulation seront également interdits dans un large secteur.
19:14La préfecture de police de Paris, qui craint des troubles à l'ordre public,
19:18surveillera aussi d'autres secteurs de la capitale.
19:20Le quartier du Trocadéro, les gares parisiennes, mais aussi les lieux où se tiennent des concerts.
19:26Marine Le Pen a tweeté 22 000 policiers et gendarmes mobilisés
19:28à l'occasion de la finale de la Ligue des champions.
19:30Qui a lieu en Hongrie ?
19:31Quel pays en Europe est aujourd'hui soumis à un tel niveau de violence et de délinquance
19:36où un match de football se traduit pour les riverains et les commerçants
19:39par des scènes d'émeute, de pillage et de destruction systématique ?
19:42La sécurité est un droit fondamental et non négociable.
19:45L'impunité et la faiblesse de la réponse pénale face à ces casseurs qui récidivent,
19:49sans jamais être sanctionnés, ne peuvent plus durer.
19:51Chaque délit doit faire l'objet d'une poursuite et d'une sanction ferme et immédiate.
19:55Je vous propose d'écouter Reda Bellage, il est porte-parole Unité, Île-de-France.
20:00C'est plus de 2 500 policiers en plus par rapport à l'année dernière.
20:05Donc c'est plutôt inquiétant parce que moi, vous avez ce que disent les politiques,
20:10ce que disent la préfecture de police, même si on ne l'entend pas beaucoup pour le coup,
20:14parce que je n'ai pas entendu parler des 23 blessés de la finale de la Ligue des champions.
20:18Et ça franchement, ce matin je me suis levé avec la boule au ventre.
20:21Honnêtement, je ne sais pas comment font mes collègues pour tenir.
20:24Alors nous, on essaie de les soutenir.
20:26Vous savez ce qu'on fait en ce moment, Pascal ?
20:28On se bat pour avoir de l'eau et des repas pour les collègues qui vont bosser.
20:31Parce qu'ils sont décalés.
20:34Aujourd'hui, on n'a pas une note officielle qui nous dit
20:36« Après-demain, vous bossez comme ça, comme ça, comme ça ».
20:39On n'a pas de note officielle.
20:40Ça n'arrête pas de changer.
20:41Donc on a alerté la préfecture de police.
20:43On n'a pas de retour, bizarrement.
20:45Et on apprend.
20:47Moi, je l'ai appris, je ne vous cache pas par un TikTok,
20:49que les champs seraient ouverts,
20:51que le champ de Mars, il y aurait peut-être une fête.
20:53Pourquoi les champs sont ouverts ?
20:54Moi, je n'arrive pas à comprendre.
20:56Ça fait huit jours que je dis qu'il faut fermer Paris.
20:58Alors, c'est sans doute excessif de dire ça.
21:00Je ne comprends pas pourquoi les Champs-Elysées sont ouverts.
21:03Pardonnez-moi.
21:05Ça, je ne vais pas dire qu'il y a deux camps,
21:07mais il y a un moment où,
21:09moi, de mon point de vue,
21:11ce qui me dérange, c'est qu'on mobilise mes collègues.
21:13Parce que les 8000 collègues,
21:14on ne les trouve pas,
21:15enfin, ils ne les sortent pas du chapeau.
21:16Ils les font revenir sur leurs jours de repos.
21:18Il faut que les gens, ils comprennent ça, en fait.
21:19Mais il faut qu'ils comprennent aussi qu'on ne tiendra pas.
21:22Parce que derrière,
21:23il y a, après la Ligue des Champions,
21:24le 13-14, il y a la Coupe du Monde.
21:27Ah non, mais alors là, c'est un match à risque,
21:29donc on va vous décaler.
21:30Il y a des matchs à 3h du matin, Pascal.
21:32Je suis sûr, quand vous écoutez Reda Bellage,
21:34qui était cet après-midi sur Europe 1,
21:36vous pouvez être un peu inquiet,
21:38et pourquoi pas désespérer ?
21:39Non, mais Laurent Nunez a dit quelque chose d'extraordinaire
21:41qui n'a pas été diffusé dans le sujet.
21:43Il a dit, depuis Nice,
21:45nous savons, nous savons qu'il y a quelques centaines
21:48de personnes qui vont venir gâcher la fête,
21:51et nous nous occupons des conséquences.
21:53Voilà ce qu'il a dit.
21:54Nous nous occupons des conséquences.
21:55C'est bien de s'occuper des conséquences,
21:57mais à quel moment il s'occupe des causes ?
21:59Parce que si on s'occupe de la cause,
22:01eh bien, viendra le jour,
22:01il n'y aura plus de conséquences, en fait.
22:03Et à aucun moment,
22:05il n'a cité ou évoqué ces causes-là.
22:07D'abord, il les a minimisées,
22:09parce que quelques centaines,
22:10on peut éventuellement dire quelques milliers,
22:12mais à aucun moment, il ne dit
22:13qui sont ces personnes
22:14qui vont venir tout casser à Paris.
22:16Il n'ose même pas les citer,
22:17il n'ose même pas s'en prendre à eux.
22:19C'est dingue, en fait.
22:20Alors, j'ai appris avec Reda Bellage,
22:21vous savez que les fanzones sont interdites dans Paris,
22:24mais ça dépend de la mairie.
22:25Mais il y aura plein de fanzones
22:26dans toutes les villes qui jouxtent Paris.
22:29Il y aura une fanzone abondie,
22:31une fanzone un peu partout,
22:32ou dans toute la banlieue parisienne.
22:35Donc, évidemment,
22:37ça crée possiblement
22:41des heurts,
22:41et ce n'est pas sans conséquences.
22:44On est incapable d'assurer,
22:46c'est ce qu'il disait Reda Bellage,
22:47il y a des fanzones partout,
22:48mais on ne va pas mettre des policiers partout.
22:49Donc, comme on ne peut pas assurer cette sécurité,
22:52peut-être ne fabrique-t-il pas ?
22:54Ce qui seigne surtout, c'est la peur.
22:56Oui.
22:56La peur des gouvernants.
22:57Si la peur ne change pas de camp,
22:59il n'y a aucune raison de s'en sortir.
23:00Oui, mais c'est difficile,
23:01parce que la confiance sociale,
23:03j'en parle tous les soirs,
23:04la confiance sociale,
23:06ça ne se décrète pas.
23:07Vous voulez que je vous montre...
23:08Mais c'est ce que je suis en train de vous dire.
23:09Oui, mais c'est 10 ans, c'est 15 ans,
23:11c'est une génération.
23:12Si vous n'avez peur ni des flics,
23:14ni des juges,
23:16il n'y a aucune raison que la peur change de camp.
23:17C'est une génération.
23:18Est-ce que vous voulez que je vous montre
23:19une séquence de Cracovie ?
23:21Pour vous montrer ce qu'est la confiance sociale.
23:23Ces images ont huit jours.
23:25Il y a une équipe de Cracovie
23:27qui est devenue championne de Cracovie,
23:29de son pays.
23:30Vous allez voir 80 000 personnes sur une place.
23:33Vous allez voir.
23:34Regardez, écoutez, et...
23:57Cracovie, ça a eu une image du 25 mai.
24:00C'était pour célébrer le titre.
24:04Il n'y a pas un incident.
24:06Vous entendez bien ?
24:08Pas un incident en Pologne et à Cracovie.
24:10C'est-à-dire que tous ces gens
24:12peuvent célébrer ensemble
24:14et ils savent en venant
24:16qu'il n'y aura pas de problème.
24:17Vous croyez que si vous êtes parents
24:19et que votre fils ou votre fille
24:21veut aller célébrer la victoire du PSG,
24:24le match est à 18h.
24:25Ils sont à la maison à 20h.
24:27Ils ont 16 ans, 17 ans.
24:28Vous êtes les parents.
24:29À 20h30, ils disent on sort.
24:31Ben non, on ne sort pas en fait.
24:32Ben vous restez à la maison.
24:34Ben vous ne sortez pas.
24:35Un esprit qui a un grain
24:35pourrait vous faire observer
24:37que le problème migratoire
24:38n'est pas aussi aigu en Pologne qu'en France.
24:40C'est un pays qui est complètement préservé.
24:43Je connais très bien la Pologne,
24:44en particulier Cracovie.
24:45C'est un pays complètement préservé.
24:47Oui, ce qui fait d'ailleurs
24:47qu'on peut voir ces images-là
24:49et qu'ils peuvent célébrer
24:50tout ce qu'ils veulent,
24:51à peu près tout ce qu'ils veulent
24:52de manière extrêmement calme
24:53et que les enfants de 16, 17 ans
24:56peuvent a priori sortir
24:58un samedi soir à 21h
24:59sans prendre trop de risques.
25:00Alors, dernier passage de Laurent Nunez,
25:02il se trouve qu'on a l'impression
25:03parfois que tout le monde
25:04écoute notre chaîne
25:05et qu'elle est au cœur
25:06ou du pouvoir
25:07mais aussi des journalistes.
25:08Puisqu'on a effectivement
25:09beaucoup parlé de Lens.
25:11C'est juste.
25:11Et bien, Laurent Nunez
25:12a parlé à notre journaliste
25:14que manifestement,
25:16nous avions beaucoup parlé
25:17de Lens et des célébrations
25:18lançoises.
25:19Écoutez cette séquence.
25:20Sur la chaîne que vous représentez,
25:22on parle beaucoup
25:23de la célébration des lançoises.
25:25Mais nous savions
25:25qu'à Lens,
25:26les choses allaient bien se passer.
25:27Et nous savons
25:28qu'elles pourraient moins bien se passer
25:29pour une célébration
25:30du Paris Saint-Germain.
25:31Parce que parfois,
25:31vous n'avez pas le même public.
25:33Parfois, vous avez
25:34sur ces célébrations à Paris
25:35un public qui vient
25:36une minorité de personnes,
25:38une minorité de personnes,
25:39quelques centaines de personnes,
25:40mais qui viennent
25:41pour faire créer le désordre
25:43et faire en sorte
25:43qu'il y ait des débordements.
25:44Ça n'est pas tout à fait
25:45le même public, effectivement.
25:47Alors nous, on se prépare
25:47en conséquence.
25:48Et je réponds
25:49ce faisant à votre question.
25:50C'est bien pour ça
25:50qu'il y a 22 000 personnes
25:51qui vont être mobilisées
25:52sur tout le territoire national,
25:56dont 8 000, effectivement,
25:57à Paris et dans l'agglomération parisienne.
26:00Car la probabilité
26:01qu'il y ait des personnes
26:02en cas de victoire
26:02du Paris Saint-Germain,
26:03la probabilité qu'il y ait
26:04des personnes qui viennent
26:05pour faire dégénérer la traite,
26:07elle est quand même assez forte.
26:08Et moi, il est de ma responsabilité
26:09comme ministre de l'Intérieur
26:10de la prendre en compte.
26:11Bon, c'est toujours pareil.
26:12Une infime minorité,
26:14moi, je ne crois plus à ça.
26:14Ce n'est pas une infime minorité.
26:16Ce n'est pas une infime minorité.
26:18C'est une partie de la population.
26:20Alors, elle ne revient pas tous.
26:21C'est une partie de la population
26:22qui se conduit
26:23comme des prédateurs.
26:25C'est-à-dire,
26:25quand ils parlent de l'ancien
26:26enracinement dynamique
26:27dans un club,
26:28dans une région,
26:29dans un pays,
26:30et on voit bien
26:31qu'à Paris, ce n'est pas ça.
26:32On voit bien qu'il y a
26:33quelque chose
26:33de complètement disloqué.
26:34On voit qu'en plus,
26:35là-dessus, on a une ville
26:36maintenant qui se transforme
26:37en état de siège.
26:39La symbolique est ravageure
26:40et les prédateurs
26:41vont aller de plus en plus loin.
26:43Moi, j'étais au Parc des Princes,
26:45enfin, à côté du Parc des Princes,
26:48pour la qualification.
26:49Donc, le PSG,
26:50je ne jouais pas à Paris,
26:51mais par contre,
26:51au moment de la qualification du PSG
26:53contre le Bayern de Munich
26:53en demi-finale,
26:54où il y a eu, évidemment,
26:55des émeutes, etc.,
26:56cette nuit-là.
26:57Et ce n'est pas du tout
26:58une infime minorité.
26:59Il faut arrêter ce délire.
27:00C'est évidemment une partie
27:02très importante.
27:03Pas majoritaire.
27:04Heureusement,
27:04quand vous avez 50 000 personnes
27:05dans un stade,
27:06il n'y a pas 50 000 émeutiers,
27:07mais ce n'est pas du tout
27:07une infime minorité.
27:09Alors, avant d'être
27:10avec Stéphane Simon,
27:11et je rappelle que c'est
27:11le producteur de l'abandon,
27:12je voulais vous faire
27:13une petite séquence
27:14parce qu'en marge
27:16de cette finale,
27:17il y a un joueur
27:18qui s'appelle
27:18Prénel Kipembe.
27:19Il a été interrogé
27:20par notre excellent confrère,
27:23Marc-Olivier Fogéal.
27:24Oui, très bien.
27:25Et maintenant,
27:25toutes les personnalités de France
27:27vont devoir donner leur avis
27:29sur la présidentielle.
27:30Mais les questions
27:31sont un peu orientées.
27:32De la même manière
27:32que la question avait été posée
27:33à Gilles Lelouch,
27:34l'idée, c'est de dire
27:35vous n'êtes pas très inquiets
27:37quand même
27:37si le Rassemblement National
27:38arrive au pouvoir,
27:39vous n'avez quand même pas peur.
27:41Et notamment
27:41à un enfant de l'immigration.
27:43Ce qui est assez curieux
27:44comme question
27:45parce que c'est un petit peu
27:46une assignation à résidence.
27:48Vous, particulièrement,
27:50M. Kipembe,
27:52ça devrait vous inquiéter.
27:53C'est un peu le sens
27:54de la question
27:55de notre excellent confrère Fogéal.
27:56Alors, pas de chance
27:57parce que Kipembe
27:58ne lui a pas répondu
27:59ce qu'il attendait
27:59et qu'il lui réponde.
28:00Donc, ça fait une séquence
28:01assez savoureuse
28:02et ça serait pas mal
28:04qu'on pose la question
28:04pourquoi pas
28:05sur la France insoumise.
28:06Est-ce que ça peut inquiéter
28:07certaines personnes ?
28:09Regardez cette séquence
28:10avec une certaine jubilation.
28:13Vous, le fils d'immigré,
28:15vous avez forcément été sensible
28:16au propos de Kylian Mbappé
28:17qui dit
28:18je sais quelles conséquences
28:19ça peut avoir
28:19pour mon pays
28:20lorsque des gens comme eux,
28:21le RN,
28:22arrivent aux commandes.
28:23Ça vous inspire quoi ?
28:24Vous êtes d'accord
28:24avec ce que dit Kylian Mbappé ?
28:26Ça ne m'inspire pas.
28:27Ah ouais ?
28:27C'est ce que lui pense.
28:28Vous racontez votre histoire,
28:30cette espèce d'ascenseur social
28:31que vous avez pris,
28:31la méritocratie.
28:33Les élections,
28:33c'est dans un an.
28:34Vous n'êtes pas engagé
28:34du tout politiquement ?
28:35Ce n'est pas une question
28:36d'engager ou pas.
28:37Chacun est libre de dire
28:38et de penser ce qu'il veut.
28:39On est en France,
28:40il a le droit à la parole,
28:41il a le droit de s'exprimer.
28:42S'il veut mener ce combat-là,
28:44c'est son choix,
28:45il faut savoir aussi le respecter.
28:46Moi, si j'ai besoin d'en parler,
28:48je vais en parler.
28:48J'ai toujours été aussi
28:49à défendre certaines causes.
28:51J'ai par exemple une association,
28:53je fais attention aux enfants,
28:55aux enfants qui sont défavorisés,
28:56qui sont dans le besoin.
28:57Mais la politique,
28:58ce n'est pas mon truc.
28:58Ça ne vous effraie pas,
28:59en tout cas.
29:00Vous n'êtes pas comme lui,
29:00vous ne dites pas l'année prochaine,
29:02le pays risque de basculer,
29:03ce n'est pas votre inquiétude.
29:04Ce n'est pas une question
29:05d'être effrayé ou pas effrayé.
29:07Chacun y pense ce qu'il veut penser,
29:08chacun dit ce qu'il veut dire.
29:09Mais il faut y penser quand même.
29:11Je suis effrayé par les questions.
29:13Le sous-texte,
29:14c'est vous êtes un enfant d'immigré,
29:16mais l'ERN doit vous faire peur.
29:18C'est ça le sous-texte.
29:20Non, mais il insiste lourdement.
29:21Et comme vous le dites,
29:23il n'a pas l'esprit
29:24à poser la question
29:26sur un parti extrémiste
29:28qui n'est pas l'ERN.
29:29Ça ne lui vient pas à l'idée
29:30parce que son interlocuteur,
29:32il pense qu'il doit peut-être
29:34apprécier les défis.
29:39C'est assez redoutable,
29:41cette assignation,
29:42comme vous dites,
29:42cette assignation à résidence.
29:48Purement racisée.
29:49Mais ce qui est grave
29:50d'un strict point de vue.
29:51Oui, mais parce que
29:52tes portes-paroles,
29:53c'est-à-dire, oui,
29:54d'une certaine,
29:56comment dire,
29:57d'un politiquement correct,
29:58on va le dire comme ça.
29:58Alors, on nous fait parfois
29:59le reproche
30:00de porter des paroles
30:02multiples et diverses,
30:04mais nous,
30:04au nom de la liberté
30:05d'expression,
30:07nous permettons à chacun
30:09de pouvoir prendre la parole
30:10et donner des points
30:11de vue différents.
30:11Je ne pense jamais
30:12que vous ayez pesé une question
30:15au regard de l'origine
30:17de quelqu'un.
30:18Je ne crois même pas
30:19que ça vous viendra à l'idée.
30:20Voilà ce que je pense.
30:21Ce qui est grave
30:22d'un strict point de vue
30:23journalistique,
30:24c'est que beaucoup
30:25de journalistes,
30:26dont M. Fogiel,
30:27manifestement,
30:28veulent faire croire
30:28aux Français
30:29que le Rassemblement National
30:30veut trier les Français
30:31en fonction de leur origine.
30:33Ce qui n'est absolument
30:33pas le cas.
30:34Ceux qui racialisent
30:35le débat en permanence,
30:36c'est la France Insoumise,
30:38c'est Jean-Luc Mélenchon.
30:39À aucun moment,
30:40le Rassemblement National
30:41ne fait ça.
30:42Donc, ça n'est pas du tout
30:43honnête, en plus,
30:43ce que fait M. Fogiel.
30:44C'est même malhonnête.
30:46Mais oui.
30:47La réponse est d'une intelligence
30:48incroyable.
30:49Kim Péma,
30:49il est ultra intelligent.
30:51Il faudrait montrer ça
30:52à tous les artistes
30:53qui anticipent
30:54ce genre de questions
30:54en disant,
30:55voilà comment il faut répondre
30:56pour être tranquille.
30:57Et pour tout vous dire,
30:57je pensais à notre
30:58excellente concert
31:00Xenia Fedorova
31:01qui est fortement attaquée
31:04et qui donne
31:05sur notre entête
31:06une opinion
31:07qui est libre
31:08comme toutes les opinions
31:09qui est attaquée
31:10par le monde,
31:11qui est attaquée
31:11par la bonne conscience
31:13ou le politiquement correct
31:15et qui exprime
31:16simplement un point de vue
31:17qui est le sien.
31:18– Franchement,
31:21j'ai tweeté
31:21parce que c'est durissant.
31:23On lui reproche
31:25d'avoir un parti pris
31:27pro-russe.
31:28Pourquoi pas ?
31:29On lui reproche ça.
31:31À France Inter,
31:33trois minutes avant,
31:35vous avez M. Pierre Aski
31:36qui est l'éditorialiste
31:38maison, lui,
31:39de service public
31:40qui pratiquement
31:43toutes les semaines,
31:44il vient quand même
31:46il vient quand même
31:46de Libération.
31:47Il a reconnu
31:48avoir été payé
31:49par Soros.
31:51Lui, il a un parti pris,
31:52on va dire,
31:53anti-israélien
31:54sur les services publics.
31:55Il n'y voit
31:56aucun inconvénient.
31:58Non mais c'est
31:59quand même
32:00un enfermement,
32:01un enfermement
32:02intellectuel
32:03qui est particulier.
32:04– C'est pour ça
32:05que de toute façon,
32:07nous sommes attaqués
32:08quotidiennement
32:08et il y a
32:10une double page
32:11dans le monde
32:11aujourd'hui
32:11sur Xenia
32:12qui en apporte
32:13évidemment
32:13tout notre soutien
32:14et surtout
32:15toute notre amitié
32:16et puis sa compétence
32:17est grande.
32:18– On se félicite
32:20d'avoir
32:21fermé
32:23RT France.
32:24Ils sont ravis
32:25qu'on ait fermé
32:25RT France.
32:26Moi j'y étais allé,
32:27il n'y avait rien à dire
32:27et pourtant
32:28je n'étais pas d'accord
32:29avec eux.
32:30Mais que
32:32Agi Plus
32:33la chaîne
32:34d'Al Jazeera
32:35pro-Ramas
32:36soit toujours
32:37autorisée en France,
32:38ça ne les dérange pas.
32:39– En tout cas,
32:40cette campagne présidentielle
32:42va être dure aussi
32:42pour ça
32:43parce que vous avez
32:46unité
32:46en fait
32:47de paroles,
32:48de prises de paroles
32:49de journalistes
32:50qui pensent
32:51la même chose
32:52et la question
32:53de notre confrère
32:54Marco
32:54Olivier Fogiel
32:55est symptomatique.
32:56De ce point de vue-là,
32:57il veut faire dire
32:58à quelqu'un
32:59que le danger est grand
33:00quand même.
33:01Prenez la parole
33:02contre le Rassemblement
33:03national.
33:04Donc ça,
33:05c'est un parti pris.
33:06Bien sûr,
33:07c'est un parti pris.
33:07– Mais cette manière
33:08d'épargner l'extrême-gauche
33:09est quand même
33:10particulier aussi
33:11comme parti pris.
33:11– Stéphane Simon,
33:12on me met une cible
33:13dans le dos,
33:14je le disais,
33:14j'ai lu cela
33:15dans le journal Le Point.
33:17Donc qu'est-ce qui se passe
33:18autour de vous
33:19depuis que ce film…
33:21Donc ce film est sorti
33:21il y a 15 jours,
33:22350 000 spectateurs,
33:24vous êtes le producteur
33:25pour ceux qui n'étaient pas
33:25là tout à l'heure
33:26du film L'Abandon,
33:28qui marche très bien,
33:29qui a son public.
33:30Tous ceux qui le voient
33:31donc sont extrêmement émus,
33:33je l'assure,
33:34lorsqu'on sort de la salle,
33:35les gens ne parlent pas d'ailleurs.
33:36Les gens n'applaudissent pas.
33:37Moi j'étais dans une salle
33:38où les gens n'ont pas applaudi.
33:39On me dit que parfois
33:40les gens applaudissent.
33:40Certains parlent.
33:41– Et il y a vraiment
33:43une très grande tristesse
33:46quand on voit le film
33:47et puis il y a une inquiétude.
33:49– Oui.
33:49– Pourquoi vous êtes visé ?
33:50– Alors ce qui se passe
33:51c'est que c'est assez curieux,
33:52je suis à la fois ciblé
33:54d'un côté par des gens
33:56qui me taxent d'être un sioniste,
33:59ce qui veut dire,
34:00puisque ce sont des sites
34:01de réinformation islamiste,
34:04comme disent la police,
34:05les policiers que j'ai pu voir,
34:08ce sont donc des gens
34:09qui me font le procès
34:11d'être enjuivés quelque part,
34:14c'est ce que ça veut dire chez eux,
34:15puisque de toute façon
34:16ils ne voient le monde
34:17qu'à travers le prisme
34:21des artistes
34:22qui sont,
34:23dont le nom est à consonance
34:27israélienne, hébraïque, juive,
34:29peu importe.
34:30En tout cas moi,
34:30c'est pas comme ça
34:31que je vois le monde,
34:32mais eux ils le voient comme ça,
34:34ils voient la main
34:34des juifs partout
34:36et donc moi,
34:37ils me reprochent
34:38d'être un sioniste,
34:39un sale sioniste,
34:41j'allais dire,
34:41puisque c'est vraiment...
34:44C'est un pléonasme.
34:45C'est un pléonasme.
34:45Et tout ça,
34:47c'est la base
34:48d'un précédent livre
34:48que j'ai fait
34:49qui annonçait
34:50la guerre en Iran.
34:52Vous m'aviez reçu
34:53sur Europe 1 à l'époque
34:54pour ce livre,
34:55qui annonçait finalement
34:57ce qui a eu lieu,
34:57c'est-à-dire
34:58un conflit long
34:59avec l'Iran
35:00et ce livre
35:02qui était simplement
35:02un livre d'enquête
35:03journalistique
35:04qui expliquait
35:05ce qu'avait été
35:06le traumatisme
35:06dans l'opinion israélienne
35:09du 7 octobre,
35:10allait...
35:10Mais qui vous attaque ?
35:11Qui vous attaque ?
35:12Et ça se traduit comment ?
35:13Panamza,
35:14on va nommer les choses
35:16et ce site-là,
35:17pour tous ceux
35:18qui veulent aller le voir,
35:19mais je n'engage
35:20personne à y aller évidemment,
35:22ce site est un site
35:23totalement complotiste
35:24qui voit la main
35:25des juifs partout.
35:27Voilà,
35:27donc je suis chez eux
35:30le sioniste
35:31et de l'autre côté...
35:33Vous appelez Simon,
35:33donc il y a...
35:34Oui,
35:34je m'appelle Simon,
35:35mais ça veut dire
35:36que cette personne
35:36pense que je suis juif.
35:38Mais moi,
35:39je ne dirais pas
35:39quelle est ma religion
35:41parce que je trouve
35:42qu'on n'a pas à se distinguer
35:44par sa religion.
35:45Je n'ai pas à mettre en avant
35:46ni mon appartenance...
35:48Et ça se traduit
35:49dans votre vie
35:49de tous les jours
35:50par des menaces ?
35:52Vous êtes sous protection
35:53peut-être ?
35:54J'ai fait immédiatement
35:56le signalement
35:56parce que ce site
35:57quand même publie des vidéos
35:59qui ont été déjà vues
36:01par plusieurs dizaines
36:02de milliers de personnes.
36:03Ce sont donc des vidéos
36:04qui me pointent
36:05auprès d'un public particulier
36:07comme étant un sioniste.
36:09Et de l'autre côté,
36:10vous avez une presse
36:12ricanante,
36:12totalement mal informée
36:14qui colporte
36:15des fake news
36:16me concernant,
36:17qui considère que...
36:18Vous voyez,
36:19moi,
36:19il se trouve que j'ai répondu
36:20à votre invitation
36:21aujourd'hui, Pascal,
36:23parce que vous avez été
36:24le premier à m'appeler
36:25tout simplement.
36:25J'ai publié cette interview
36:27dans Le Point.
36:28Vous m'avez fait la gentillesse
36:30de m'inviter
36:30pour venir m'expliquer
36:31après cette interview
36:32donnée dans Le Point.
36:34Eh bien,
36:36cette presse-là
36:37considère que je suis
36:38un salarié
36:39de M. Bolloré.
36:40Je suis un chroniqueur
36:41de ces news.
36:42Or, il se trouve
36:43que j'ai été invité
36:44ici,
36:44comme ailleurs,
36:45comme à BFM,
36:47à France Info TV,
36:48etc.
36:49Mais tout est bon
36:50pour disqualifier,
36:52non pas le film,
36:53puisque j'accepterais
36:55parfaitement
36:55les critiques
36:56autour du film.
36:57On pourrait s'interroger
36:58sur le jeu des acteurs,
36:59ne pas aimer la réalisation,
37:00ne pas aimer la musique,
37:01ou quoi ou qu'est-ce.
37:03Mais là,
37:04on me vise,
37:05moi,
37:05personnellement,
37:06alors je suis devenu
37:08progressivement,
37:09tenez-vous bien,
37:10je suis passé
37:11à participer
37:12à la campagne
37:13de Marine Le Pen,
37:14à financer
37:15la campagne
37:16de Marine Le Pen,
37:16ce qui est complètement dément.
37:18Et je profite de ce plateau
37:19pour expliquer les choses
37:20assez simplement.
37:21J'ai une société,
37:22j'en ai plusieurs,
37:23vous le savez,
37:23et j'ai une société
37:24qui loue du matériel.
37:26Ce matériel,
37:27c'est du matériel vidéo,
37:28c'est du matériel de tournage,
37:29et il se trouve
37:29qu'il a des dizaines
37:30de clients.
37:31Cette société,
37:32elle a travaillé
37:32pour David Lysnard,
37:33François-Xavier Bellamy,
37:35mais aussi la chaîne
37:36de...
37:38de...
37:39de...
37:39de...
37:39Émeric Caron,
37:41oui,
37:41donc des gens
37:41très différents,
37:42les autres,
37:43qui ont simplement
37:43besoin de prestations vidéo.
37:45Et d'un seul coup,
37:45je deviens celui
37:47qui participe
37:47à la campagne
37:48de Valérie Pécresse,
37:49de Marine Lefette.
37:50J'entends.
37:50Alors, au-delà de ça,
37:51au-delà de ça,
37:53la sortie du film,
37:54l'abandon,
37:54c'est ça qui est aussi intéressant,
37:56et on en parlait tout à l'heure,
37:57certains ne veulent pas
37:58qu'on traite tout simplement
37:59de sujet.
38:00Donc, vous avez été attaqué
38:01parce que c'est le simple fait
38:03de parler de ça
38:04et considéré pour certains
38:06comme...
38:07Alors,
38:08il y a une critique
38:08qui est récurrente aussi,
38:10c'est de dire,
38:10enfin vous,
38:11quelle indécence !
38:12Vous parlez
38:13de ce traumatisme-là,
38:15quasiment à chaud,
38:16mais je veux quand même
38:16rappeler que le cinéma américain,
38:18quand il fait voyage
38:19au bout de l'enfer,
38:20c'est deux ans après
38:21la fin du guerre du Vietnam,
38:22quatre ans après,
38:23il y a Apocalypse Now,
38:24les hommes du président
38:25sur le Watergate,
38:26c'est quatre ans.
38:27Nous,
38:27ça fait six ans
38:28que le drame de Salmane Pache
38:30qui m'intéresse toujours
38:31dans l'espace médiatique,
38:32est-ce que le film,
38:33est-ce que les acteurs
38:34ont été reçus
38:35sur tous les plateaux
38:36de télévision ?
38:37Est-ce que vous êtes allé
38:37sur RTL ?
38:38Est-ce que vous êtes allé
38:39sur France Inter ?
38:40Est-ce que vous êtes allé
38:40dans des émissions
38:41de Léa Salamé
38:42sur le service public,
38:43l'émission à ce soir ?
38:44Est-ce que le film
38:44a été reçu de cette manière ?
38:46Alors,
38:47je fais une vraie distinction
38:48entre l'écrasante majorité
38:51des médias
38:51qui ont joué le jeu du film,
38:54qui ont donné un écho
38:55véritable à ce film.
38:56Il se trouve qu'en plus,
38:57il a été projeté à Cannes
38:59et devant 2500 personnes,
39:01il y a eu 10 minutes
39:01de Standing Ovation
39:02et croyez-moi,
39:03j'étais dans la salle.
39:03Et on avait passé
39:04avec Mickaël Paty
39:05qui était en pleurs
39:05à côté d'où,
39:06c'était très émouvant.
39:07C'était un très grand
39:07moment d'émotion
39:08qui a marqué la vie
39:09de la croisette
39:10pendant une semaine
39:10et c'est vrai que
39:12l'écrasante majorité
39:13des gens ont été
39:13quand même honnêtes
39:14vis-à-vis de ce film
39:15mais il y a des gens
39:18inspirés par l'idée
39:19de détruire
39:20et c'est détruire
39:21les projets artistiques,
39:22c'est détruire
39:23quelle que soit
39:23la manière de faire,
39:25on vous salit,
39:26on vous pointe,
39:27on vous met une cible
39:27dans le dos.
39:28Mais répondez à ma question
39:29sur ces plateaux
39:30de télévision,
39:31est-ce que les émissions
39:32du service public
39:32vous ont reçu ?
39:33Je parlais d'RTL,
39:35de RFC...
39:35Je vais vous dire la vérité,
39:37le service public
39:37a reçu les gens du film,
39:39les acteurs du film
39:40mais je vais même
39:41vous faire une petite confidence,
39:43France 3 Cinéma
39:44a financé le film
39:45et d'ailleurs
39:46Madame Ernotte
39:48a monté les marches
39:50du palais du festival
39:50et donc il n'y a
39:52qu'à sa féliciter
39:53pour ça.
39:54Il ne faut pas toujours
39:55opposer les uns
39:55avec les autres.
39:56Je ne suis pas totalement
39:56d'accord avec ce que tu dis
39:57parce que je ne dis pas
39:59que tu dis faux
40:00mais à partir
40:01de la sottise
40:02du Huffington Post
40:04qui a démonté le film
40:05en disant
40:06on n'a rien à dire
40:07contre le film
40:08mais quand même
40:08est-ce que ça ne serait
40:09pas anti-musulman ?
40:10Je n'ai pas vu
40:11dans le mouvement intellectuel
40:13je n'ai pas vu
40:14un grand article
40:14dans Le Monde
40:15je n'ai pas vu
40:16un grand article
40:17dans Libération
40:17pour défendre le film.
40:19Je sais que France Inter
40:21soutient le film
40:22mais je n'ai pas entendu
40:23un éditorial
40:25scandalisé par le scandale.
40:26Sur le plan intellectuel
40:27je suis désolé
40:28tu n'as pas été défendu
40:30comme tu aurais dû l'être.
40:31D'abord moi
40:31je suis qu'un des coproducteurs
40:34du film
40:35je dois dire
40:36que c'est d'abord
40:36le film du réalisateur
40:37et que le réalisateur
40:39il a quand même été reçu
40:39sur France 5
40:40il a été reçu partout
40:41et quand même
40:42tout le monde applaudit
40:43les qualités de ce film.
40:45donc après
40:46que ce film
40:47il est chagriné
40:48par ce qu'il met
40:49par ce qu'il veut
40:50faire réfléchir
40:51sur le sort
40:52de Samuel Paty
40:54et de ce traumatisme national
40:55ça a quand même
40:56été largement
40:58évoqué
40:59partagé
40:59discuté.
41:00Stéphane
41:01merci
41:01et vous me pardonnerez
41:03auprès de votre épouse
41:04parce que je sais
41:05que je vous ai appelé
41:06à 18h
41:07et je vous ai demandé
41:08de venir ce soir
41:09vous m'avez dit
41:09oui mais j'ai un guiné
41:10avec mon épouse
41:11j'ai dit
41:12passez-moi votre épouse
41:13je vais essayer de la convaincre
41:14c'est vrai qu'elle a
41:16elle a joué un grand rôle
41:17dans ma présence
41:18voilà
41:18exactement
41:19non mais sérieusement
41:20merci d'être venu
41:21parce que c'est important
41:22que vous témoignez
41:23que vous soyez là
41:23avec nous ce soir
41:24on peut revoir
41:25l'abandon
41:26vraiment
41:26allez voir l'abandon
41:27allez voir ce film
41:28qui est absolument formidable
41:29allez le voir en famille
41:30j'espère qu'il sera
41:31porté dans les écoles
41:32non vraiment
41:32merci à vous surtout
41:34d'être venu
41:35dans l'actualité
41:36l'Assemblée nationale
41:36a adopté à l'unanimité
41:38une proposition de loi symbolique
41:39visant à abroger
41:41explicitement
41:42le code noir
41:42texte juridique
41:44encadrant l'esclavage
41:45dans les colonies françaises
41:46n'est jamais formellement supprimé
41:48depuis 1848
41:49depuis l'abolition de 1848
41:51je vous propose peut-être
41:52de voir cet échange
41:54assez violent
41:55à l'Assemblée nationale
41:56entre Mathilde Panot
41:58et M. Chenu
42:01nous sommes en train
42:03de discuter
42:04de siècles de domination
42:05avec ceux qui étaient
42:07des criminels
42:08contre l'humanité
42:09qui utilisaient
42:10la question du racisme
42:12pour faire croire
42:13que les personnes noires
42:15ne pouvaient être
42:15que réduites en esclavage
42:16et qui par ce poison
42:18du racisme
42:18instillaient justement
42:19l'idée
42:19que des êtres humains
42:21pouvaient être réduits
42:21à des biens meubles
42:22nous sommes en train
42:24de discuter
42:24de la raison
42:25pour laquelle
42:26il y a des racismes
42:27systémiques
42:28dont vous êtes aujourd'hui
42:29les héritiers
42:29c'est extrêmement grave
42:31ce que vous êtes en train
42:32de dire sur vos rangs
42:33on n'est pas là
42:35ni vous ni nous
42:36ni l'ensemble de nos collègues
42:37pour se soumettre
42:38à l'agenda polémique
42:39de la France insoumise
42:40donc moi je vous invite
42:42à ne pas tout transformer
42:43en cloaque
42:45à ne pas tout conflictualiser
42:47à ne pas tout instrumentaliser
42:48et à garder
42:49madame la présidente
42:50un peu de dignité
42:51un peu de dignité
42:53un tout petit peu de dignité
42:55Bon c'est une mesure symbolique
42:58Oui c'est uniquement symbolique
43:00Il y avait urgence quand même
43:01Ça rentre
43:04Il y avait urgence quand même
43:05Il m'enlève les mots de la bouche
43:07Non mais ça rentre
43:08Ils arrivent pardon Véronique
43:09mais ils n'arrivent plus
43:10à rien faire
43:11passer à la Sommée nationale
43:12Et là ils ont abrogé
43:13le code noir
43:15Exceptionnel
43:15Ça va changer la vie
43:16de tellement de gens
43:17Parce qu'il n'y a pas de majorité
43:18Je suis pour
43:18Il n'y a pas de problème
43:19Non mais poursuivez
43:20Allez jusqu'au bout
43:20C'est ridicule
43:21Je veux dire
43:22Et puis ça
43:23Alors ça rouvre un débat déjà
43:25Dont on se passerait bien
43:26Enfin je veux dire
43:27Il n'y avait pas
43:28une urgence incroyable
43:28aujourd'hui
43:29à supprimer
43:30et abolir l'esclavage en France
43:31Qu'on avait par ailleurs
43:32déjà aboli
43:32Et ensuite
43:33Deuxièmement
43:34La France insoumise
43:35a un rapport très biaisé
43:36sur cette question-là
43:37Parce qu'elle ne parle jamais
43:38des autres traites
43:39que la traite européenne
43:41La traite transatlantique
43:43ça n'existe pas
43:44La traite intra-africaine
43:45ça n'existe pas
43:45C'est beaucoup plus de gens
43:46et c'est sur beaucoup plus de siècles
43:48Mais par contre
43:48ça n'existe pas
43:49On n'en parlera jamais
43:50Véronique Jacquet
43:51Oui
43:51Non ce que je voulais dire
43:53je suis tout à fait d'accord
43:54avec mon camarade
43:55mais en plus
43:56il y a une inflation
43:57enfin c'est la mode
43:58des lois mémorielles
44:00Donc comme il n'y a pas
44:00de majorité à l'Assemblée
44:01on sait que là-dessus
44:02tout le monde va être d'accord
44:03tout le monde va s'acheter
44:04une bonne conscience
44:05L'an dernier
44:06il y avait eu une proposition
44:07de loi
44:07pour restituer
44:09les biens coloniaux
44:10Voilà
44:10à l'Assemblée
44:11on n'a que ça à faire
44:12Enfin je veux dire
44:12il y a quand même
44:13me semble-t-il
44:13beaucoup plus
44:14Il faut dire qu'ils n'ont plus
44:15rien à proposer
44:15donc ça les arrange bien
44:16aussi quelque part
44:17Comme ils n'ont plus
44:18rien d'autre à proposer
44:18ils proposent ça
44:19Exactement
44:20Ils savent qu'il y a
44:20un consensus là-dessus
44:21surtout
44:21Moi je veux rebondir
44:23sur ce qu'a dit
44:24Geoffroy
44:24qui est fondamental
44:26c'est qu'il y a
44:27une chose
44:28dont on n'a pas le droit
44:29de parler
44:29on a le droit
44:30de parler
44:30effectivement
44:31de la traite transatlantique
44:32mais c'est la loi Taubira
44:34Madame Taubira
44:35elle ne voulait pas
44:36parler de la traite
44:38arabo-islamique
44:39et quand on lui a demandé
44:40quand l'Express
44:41lui a demandé
44:42pourquoi vous ne voulez pas
44:44parler de la traite
44:45arabo-islamique
44:46qui est effectivement
44:46plus ancienne
44:47plus cruelle encore
44:49elle a dit
44:49dans l'Express
44:51en substance
44:52je ne veux pas
44:54désespérer
44:55les enfants
44:57des quartiers arabes
44:59si ça
45:00c'est pas du racisme
45:01c'est-à-dire qu'on peut
45:01désespérer
45:02les enfants de souche
45:04en parlant
45:05de la traite
45:06de la traite
45:07transatlantique
45:08mais il ne faut pas
45:08parler de cette traite
45:10arabo-islamique
45:10on est au coeur
45:11du racisme
45:13anti-français
45:14et pour le dire
45:15très franchement
45:15anti-blanc
45:16notre ami Gauthier Lebret
45:18va nous rejoindre
45:18il nous reste 3 minutes
45:19et on va terminer
45:20sur une note d'espoir
45:22parce qu'il en faut
45:23de l'espoir
45:24et on va terminer
45:25avec Moïse
45:26Kouamé
45:2817 ans
45:30et c'est
45:31un des plus jeunes
45:32joueurs
45:33de l'histoire
45:34de Roland-Garros
45:35à arriver
45:35au 3ème tour
45:37il a joué
45:38pendant 5 heures
45:39je ne sais pas si vous vous rendez compte
45:40ce que c'est que 5 heures
45:41par 40 degrés
45:43sur le central
45:43sans doute
45:44ce n'était pas le central
45:45d'ailleurs
45:45c'était le Suzanne Nanglais
45:48il a joué
45:50et il a gagné
45:51il a gagné
45:52face à Adolfo
45:53Daniel Valero
45:55et il a gagné
45:56il menait 2-7-0
45:57il s'est fait remonter
45:58à 2-7 partout
46:00et il y a eu
46:01un super tie-break
46:01maintenant il y a
46:02un super tie-break
46:03en 10 points
46:03c'était extraordinaire
46:05franchement c'était
46:06absolument formidable
46:07et il a gagné
46:08au super tie-break
46:0910 à 8
46:1010 points à 8
46:11il avait perdu
46:13si j'ose dire
46:14ou manqué
46:155 balles de match
46:165 balles de match
46:17donc tu pouvais te dire
46:19à 17 ans
46:19quand tu as l'occasion
46:20de terminer
46:215 fois le match
46:24tu vas perdre
46:25un peu de confiance
46:25mais au-delà de son moral
46:266ème balle de match
46:27il a gagné
46:28mais au-delà de son moral
46:29et je m'adresse
46:30aux spécialistes sportifs
46:31non non
46:32sincèrement
46:33quand on a 17 ans
46:34on a assez de force physique
46:37pour pouvoir résister
46:38contre un
46:39normalement pas
46:40c'est ça qui m'épate
46:41un peu aussi
46:42sur le plan
46:42strictement physique
46:43il a eu
46:44alors aussi
46:45il a eu
46:45l'ami
46:48Benjamin Nau
46:49me dit
46:49il n'a pas eu
46:50qu'une balle de match
46:52je lui dis non
46:52il a eu 6 balles de match
46:54il en a eu 5
46:55avant
46:56de perdre
46:56puisque moi
46:57j'ai suivi le match
46:58pour répondre à la question
46:59de William
47:00les sportifs très jeunes
47:02sont réputés
47:02moins
47:02oui bien sûr
47:04à 17 ans
47:06Villander était très jeune
47:08Penforce était très jeune
47:09Borg était très jeune aussi
47:10et ils ont parfois à gagner
47:11pas à 17 ans
47:12mais ils avaient 18 ans
47:13je crois que Villander
47:14il avait 18 ans
47:14quand il a gagné
47:15il avait 18 ans
47:16vous vous rendez compte
47:17en tout cas c'est extraordinaire
47:18et c'est un jeune français
47:20formidable
47:20je rappelle qu'on n'a pas gagné
47:21Roland-Garros depuis 83
47:22on a perdu mon fils
47:24lundi soir
47:25et on récupère
47:26Moïse Coamé
47:26le jeudi
47:27et on était
47:28alors écoutez
47:28parce qu'on était avec Patrick
47:29il peut gagner
47:30parce que celui qui est sorti
47:32c'était le favori
47:33on a le temps
47:34de l'écouter
47:36Moïse Coamé
47:37écoutons-le
47:39je jouais 4h56
47:41c'était ma première
47:45même à l'entraînement
47:47même à l'entraînement
47:48j'ai pas fait 5h
47:50donc je me suis un peu découvert
47:53j'en ai découvert plus
47:54sur moi-même aujourd'hui
47:56mais voilà
47:59si j'ai pu gagner
48:00un tel match
48:01ça veut dire que physiquement
48:02on bosse très bien
48:04avec un compréhateur physique
48:06donc c'est une bonne chose
48:08et bien sûr
48:08il faut continuer
48:09parce que
48:11l'objectif
48:12si je veux un jour
48:13gagner des grands chlèmes
48:14c'est de le faire
48:157 fois
48:16là je l'ai fait une fois
48:17donc c'est
48:18comme on dit
48:19les plus grands voyages
48:20commencent toujours par un pas
48:21là c'est mon premier pas
48:22et j'espère qu'il y en aura
48:23beaucoup d'épaques en soi
48:25en tout cas
48:25c'était absolument formidable
48:26et puis le tennis
48:27c'est merveilleux
48:28donc regardez le tennis
48:30pourquoi pas
48:32et essayons
48:33d'avoir un grand champion
48:34Gauthier
48:35de quoi on va parler ce soir ?
48:36de la fête
48:37qui se transforme en cauchemar
48:39alors c'est pas après
48:40des matchs de tennis
48:40mais c'est après des matchs
48:41du Paris Saint-Germain
48:42et de la Ligue des Champions
48:43puisque vous vous souvenez
48:44évidemment ce qui s'est passé
48:45après la demi-finale
48:46et ce qui risque de se passer
48:47vous en avez parlé Pascal
48:49samedi soir
48:49et donc on s'est intéressé ce soir
48:51dans ce long format
48:52à la fête
48:53qui se transforme en cauchemar
48:54après aussi d'autres séquences
48:55après ce qui s'est passé
48:56à la Baule
48:57la règle géante
48:58après les insultes antisémites
48:59à Deauville
49:00vous allez voir tout ça
49:01avec plein d'exemples
49:02on a retrouvé les personnes
49:03qui ont été victimes
49:04lors de la dernière
49:05demi-finale du PSG
49:06notamment cette jeune femme
49:07qui s'était fait fracasser
49:09sa voiture
49:09une jeune femme
49:10toute seule
49:11entourée d'une horde
49:13de voyous
49:14donc c'est tout cela
49:15que vous allez voir
49:15et puis dans une demi-heure
49:16on va se retrouver
49:17avec un plateau d'experts
49:18pour parler
49:19de cet ensauvagement
49:21de la société française
49:21qui devient un rituel
49:23bon
49:25le documentaire
49:26va partir à l'instant
49:27tout de suite après vous
49:27bon bah écoutez
49:28c'est formidable
49:29je vais remercier
49:30Nicolas Baillet
49:31qui était à la réalisation
49:31Jules Berton
49:32qui était à la vision
49:33merci à Raphaël
49:34Lissac
49:34qui était au son
49:35Benjamin Aneau
49:35qui était avec nous
49:36Paco Drouin également
49:38Astrig Yalik
49:39on est jeudi
49:40donc demain soir
49:40ce sera
49:42Eliott Deval
49:43qui sera avec vous
49:43Philippe De Villiers également
49:44ça sera juste avant
49:46et vous serez ensemble
49:47et puis nous
49:49on se retrouvera lundi
49:50et puis on se retrouve
49:50également demain matin
49:51on a passé une excellente soirée
49:52il y a après évidemment
49:53débrief
49:54absolument
49:56bonne soirée
49:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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