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  • il y a 6 semaines
Retrouvez notre soirée spéciale "Carburants : la flambée peut-elle continuer ?", présentée par Maxime Switek, sur BFMTV ce mardi 12 mai 2026.

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Transcription
00:00Bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous, je suis ravi de vous retrouver.
00:02Regardez, c'est l'image de la soirée Donald Trump en route pour la Chine.
00:07Rencontre au sommet avec Xi Jinping, Donald Trump, qui ne veut pas de l'aide de la Chine pour débloquer
00:12cette guerre.
00:13On va en parler ce soir. On parlera aussi des Iraniens qui, eux, menacent de monter à 90% d
00:18'uranium enrichi
00:19si les Américains les frappent à nouveau. On verra donc ça dans le détail dans un instant.
00:24Mais juste avant, et je vais rejoindre notre premier invité ce soir pour en parler,
00:27pour parler de votre pouvoir d'achat. C'est évidemment lié à la guerre.
00:30À quel prix le carburant pour le long week-end de l'ascension qui s'annonce ?
00:35À quel prix votre huile, votre lait, les industriels poussent pour augmenter les prix en rayon ?
00:40Bonsoir Dominique Schellcher.
00:41Bonsoir.
00:42Merci beaucoup d'être avec nous ce soir en direct sur BFM TV.
00:46Amélie Rosy, qui est là. Bonsoir Amélie.
00:47Bonsoir.
00:48Notre spécialiste consommation ici à BFM pour vous interroger, Lisa Adeph aussi.
00:52Bonsoir Lisa.
00:53Dominique Schellcher, question très simple. C'est le début, je le disais demain, du pont de l'ascension.
00:57Est-ce qu'il y aura des promos sur le carburant chez U ? C'est le moment de faire
00:59la pub.
01:01Mais le carburant est à prix quasiment coûtant tout le temps.
01:04Tout le temps.
01:04Vous savez qu'on ne gagne pas grand-chose dessus.
01:07Et particulièrement en ce moment, c'est un produit d'appel.
01:09Et quand il y a tellement de variations, on s'épille les uns les autres avec nos concurrents.
01:14Et on est au plus juste pour ne pas perdre nos clients.
01:17Parce que ce qui se passe, le premier comportement qui a changé chez les consommateurs,
01:23c'est de chercher le carburant le moins cher au quotidien.
01:25Donc si vous n'êtes pas dans ce prix-là, vous êtes éliminé de la liste.
01:29Donc même là, même sur ce pont de l'ascension, vous ne pouvez pas faire un effort de 1, 2,
01:333 centimes le litre.
01:34C'est impossible.
01:34C'est impossible pour l'instant.
01:36La plupart, cet après-midi, je visitais un magasin près de Disneyland.
01:42Un tout nouveau magasin à coupe vraie exactement.
01:44Ma collègue m'a dit que je ne gagne plus rien sur le carburant depuis des semaines
01:48parce que je fais la compétition avec mes concurrents.
01:52Donc on en est là.
01:53Moi, je ne peux pas demander à mes 1 400 patrons d'aller encore plus loin.
01:58Ils ne le peuvent pas en ce moment.
01:59Bon, on est au maximum de ce qu'on peut faire chez U.
02:02L'idée du produit d'appel, c'est effectivement faire un effort,
02:05mais faire un effort pour faire venir aussi au supermarché.
02:08Et on sait que dans le caddie, la consommation a baissé aussi.
02:12Est-ce que ça, ça n'aurait pas un intérêt pour vous et pour le consommateur ?
02:15Mais c'est ce qu'on fait avec ce prix extrêmement bas où on ne gagne quasiment rien.
02:21Donc on ne peut pas aller au-delà pour l'instant.
02:25Tant qu'il y a autant de fluctuations, ça n'est pas possible.
02:28On est au plus juste de ce qu'on peut faire.
02:30Et ce que je remarque, et enfin, la semaine dernière,
02:34et ce n'est pas faute de s'être battu sur vos plateaux et ailleurs pour l'expliquer,
02:39le gouvernement a enfin reconnu qu'il n'y a pas de marge excessive.
02:44De marge cachée, de marge excessive dans la grande distribution.
02:46Exactement.
02:47Sur le carburant.
02:47Enfin, enfin, enfin.
02:48Total, ce week-end, baisse ses prix.
02:50Comme il l'a fait pour les précédents week-ends,
02:52il baisse encore plus ses prix, il bloque encore plus ses prix.
02:54Diesel bloqué au maximum à 2,09 euros, l'essence à 1,99 euros.
02:59Est-ce que ça, ça vous agace que Total puisse le faire ?
03:02Oui, c'est agaçant, mais il peut le faire parce qu'il maîtrise l'ensemble de la chaîne.
03:05Il est producteur, raffineur et distributeur.
03:09Et donc, il maîtrise et il peut prendre un moment sur des marges que nous n'avons pas.
03:14Donc oui, dans cette période-là, c'est agaçant, mais il joue son jeu et il a raison de le
03:18jouer.
03:19Et tant mieux, il aide les Français.
03:22Par contre, l'appel que j'ai lancé à plusieurs reprises et qui est resté vain,
03:26c'est que les vendeurs de carburant nous vendent à nous aussi le carburant moins cher
03:31pour qu'on puisse toucher plus de Français.
03:33Parce que les stations Total ne touchent pas tous les Français aux quatre coins du pays.
03:37Et notamment, parmi les vendeurs de carburant, il y a Total qui vous vend du carburant.
03:40Quand vous, Dominique Schellcher, patron des magasins U, vous appelez Patrick Pouyanné,
03:46il ne vous prend pas au téléphone ? Ça ne marche pas comme ça ?
03:48On a même fait mieux.
03:50Le carburant chez U, il est acheté avec Leclerc.
03:52On est à deux.
03:54On est le deuxième vendeur de carburant en France.
03:57Et donc, Michel-Édouard Leclerc a fait cet appel.
03:59J'ai fait cet appel.
04:01Le deuxième vendeur, ben non.
04:02Vous voyez, on dit parfois, la grande destruction, ils sont extrêmement puissants,
04:06ils arrivent à tout faire.
04:07Ben non, là, on n'arrive pas à bouger les lignes.
04:09Patrick Pouyanné n'a pas décroché son téléphone, c'est ça que vous dites ?
04:12Il ne l'a jamais fait.
04:14Il ne l'a pas fait dans les crises précédentes.
04:16Il ne l'a pas fait cette fois.
04:17Il joue le jeu de Total Energy avec succès.
04:20Oui, il essaie d'attirer les clients chez lui.
04:24Il faut évidemment ce soir qu'on regarde ce qu'il en est du prix du baril,
04:28Dominique Schellcher, parce qu'évidemment, c'est la référence pour tout le monde.
04:31Où en est-on ce soir, Lisa Adef ?
04:32Le baril de Brent est à 108,10 dollars.
04:36Ça a augmenté depuis le début de la journée.
04:37108 dollars, ça veut dire qu'il n'y a pas d'espoir, selon vous, Dominique Schellcher,
04:43pour les jours, je ne vais même pas le dire, mais pour les semaines,
04:45les mois qui viennent, même, de voir une baisse du prix du carburant en France ?
04:49Je n'ai pas de boule de cristal.
04:50On est dans l'incertitude totale.
04:52On est complètement dépendant des cours que vous venez de dire au jour le jour.
04:57Je rappelle que chaque camion que nous recevons dans un magasin
05:00est complètement lié au cours du jour à Rotterdam.
05:04Les carburants raffinés, c'est le cours du jour de Rotterdam,
05:07qui est lié au prix du baril et qu'on subit tous les jours.
05:11Donc, une simple déclaration du président Trump qui est derrière vous.
05:14Un simple bombardement sur une grosse installation et ça repart à la hausse.
05:19Donc, ce soir, malheureusement, avec les dernières déclarations,
05:23les dernières tendances, on a l'impression que ça peut durer.
05:26Oui, et sur la fluctuation, d'ailleurs, du baril,
05:28je précise quand même que fin février, début mars,
05:32au tout début du lancement de l'offensive en Iran,
05:36certains observateurs nous prédisaient un baril de Brent à 150 dollars
05:40aux alentours de mi-mai.
05:42On n'y est pas.
05:43C'est vrai que quand vous dites qu'il n'y a pas de boule de cristal,
05:45il faut aussi constater qu'on n'est pas dans le pire des scénarii
05:50qui avaient été envisagés au courant du mois de mars.
05:53Absolument.
05:54Mais après, qu'est-ce qui se passe aussi depuis le mois de mars ?
05:57Et c'est peut-être un élément qu'on peut aborder.
05:59C'est que la consommation de carburant est en forte baisse.
06:03Est en forte baisse en France et peut-être ailleurs également dans le monde.
06:07Donc, les volumes qui circulent sont un peu inférieurs.
06:10Et donc, je pense que ça, ça contribue aussi à tirer un peu…
06:14Oui, à ce que ça ne s'emballe pas trop.
06:15À ce que ça ne s'emballe pas plus que ça.
06:18On est à 100 000 dollars le baril.
06:19On rappelle qu'avant la guerre, on était aux alentours de 70, me semble-t-il.
06:22Et ça nous donne ce soir l'ISA des carburants en moyenne.
06:26On a les moyennes qui s'affichent ici ce soir.
06:282,84 euros pour le sans-plomb 98.
06:312,023 pour le sans-plomb 95.
06:34Et le gazole, le diesel est à 2,151.
06:36Je voulais vous montrer un message.
06:38Le message posté par le Premier ministre aujourd'hui, Dominique Schellcher.
06:40Avec plusieurs chiffres qui forcément interpellent.
06:42Je reprends tout le message de Sébastien Lecornu.
06:44Nous poursuivons la transparence sur les recettes fiscales liées au carburant.
06:48Comme je m'y étais engagé, les chiffres sont publiés tous les 10 jours.
06:50Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d
06:55'euros.
06:55Sous l'effet d'une forte baisse de la consommation.
06:58Sébastien Lecornu dit moins 30% de consommation de carburant en France.
07:01Est-ce que c'est ce que vous constatez aussi ?
07:04On constate une forte baisse dans notre réseau.
07:06On a à peu près 1 000 stations en France.
07:08Mais pas de l'ordre de 30%.
07:10Plutôt, allez, un peu moins de 20%.
07:13Mais la baisse est là.
07:14Et qu'est-ce qui se passe ?
07:15En fait, c'est le premier changement de comportement des Français.
07:19Ce prix pèse sur leur budget.
07:22Et donc, ils ont trouvé des solutions pour ne plus bouger.
07:26Mutualiser des déplacements.
07:27Le covoiturage n'a jamais autant fonctionné.
07:30Chez nous, ils viennent un peu moins souvent.
07:33Au lieu de venir peut-être trois fois dans la semaine,
07:35ils ne viendront que deux fois pour économiser au maximum le carburant.
07:38Et ça se traduit dans les chiffres.
07:40Sans compter la forte croissance des véhicules électriques.
07:44Donc, tout ça cumulé fait qu'on se retrouve, oui, à une forte baisse.
07:48Mais ça veut dire qu'on a toute une partie de la France aujourd'hui qui ne bouge plus.
07:52Alors, qui bouge en tout cas.
07:53Qui bouge différemment.
07:54Qui bouge différemment.
07:55Qui bouge moins.
07:56Et ils vous le disent.
07:58Quand on parle avec eux, on bouge moins.
08:00Et alors, un grand point qui vient très vite dans les conversations,
08:04c'est, je remets en cause mes vacances cet été.
08:08J'avais prévu de partir, je ne sais pas, aux Pays-Bas.
08:11Je n'irais pas aux Pays-Bas.
08:12J'irais peut-être en Auvergne.
08:14Ça, c'est vraiment le raisonnement qu'on entend tous les jours.
08:17Et alors, c'est étonnant parce que ça, pour le coup, ça ne se voit pas sur les vols.
08:20Alors même qu'il y a une augmentation des prix du kérosène qui se voit sur le prix des billets.
08:25Au moins plus de 100 euros sur les billets moyens et longs courriers, me semble-t-il, d'Air France.
08:29Et à ce stade, ce que nous disent les opérateurs et les compagnies aériennes,
08:33c'est que ce que vous dites là, ça ne se voit pas sur les vacances d'été,
08:36sur les vols choisis par les Français.
08:39Il faut faire la distinction.
08:40Il faut voir entre les Français qui avaient prévu de se déplacer en France
08:44et qui, eux, se déplaceront moins,
08:45et ce qui se passe sur le marché des voyages sur lequel on a une vue aussi,
08:49qui est qu'il y a des promotions qu'on n'a jamais vues.
08:53Donc peut-être aussi des gens se disent,
08:55ben voilà, j'irai jusqu'à l'aéroport.
08:57Et après, le voyage ne me coûte pas cher,
08:59juste au-delà de la Méditerranée, par exemple,
09:01où il y a des promotions jamais vues actuellement.
09:03Donc bon, voilà, je pense que c'est l'un dans l'autre.
09:05– On verra dans un instant, Dominique Schellcher,
09:07si au-delà des carburants, il y a des produits en rayon
09:09qui pourraient augmenter dans les semaines,
09:11ou qui ont déjà peut-être augmenté.
09:12On verra ça dans un instant.
09:14Mais au tout début de la guerre, je reste sur le carburant,
09:15vous disiez que l'État, avec les taxes, était le grand gagnant.
09:19C'était l'une de vos expressions.
09:21Quand vous regardez ce soir le message de Sébastien Lecornu,
09:23qui vous dit, sur les dix premiers jours de mai,
09:25les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros.
09:28Au total, depuis le 1er mars,
09:29les recettes liées au carburant repassent sous leur niveau de l'an dernier,
09:32moins 105 millions d'euros.
09:33La guerre, y compris avec le carburant,
09:36est en train de faire perdre de l'argent à l'État.
09:37– Mais tout à fait.
09:38Et je reprécise ce que j'avais répondu à un de vos confrères,
09:42pour être tout à fait précis.
09:43Je dis, il m'avait demandé qui est le grand gagnant.
09:47Je lui ai dit, c'est l'État.
09:48Mais qui en a bien besoin.
09:50Et moi, je suis chef d'entreprise,
09:52je vois bien l'état des finances de la France.
09:56Et donc, moi, je n'ai jamais pensé
10:00qu'il fallait baisser massivement les taxes, etc.
10:03Je n'ai jamais dit ça,
10:04parce qu'on n'en a tout simplement pas les moyens.
10:07Et en plus, maintenant, on voit,
10:09avec cette baisse de consommation,
10:11que de toute façon, effectivement,
10:12il n'est pas gagnant au bout du compte.
10:14– Plusieurs questions encore sur le carburant.
10:16Une commission d'enquête sur les prix des carburants,
10:18c'est ce que réclament certains élus.
10:19Est-ce qu'il faut y aller ?
10:21Commission d'enquête à l'Assemblée,
10:22pour voir comment se forme le prix du carburant
10:24de tout ce qu'on achète à la pompe ?
10:25– Nous avons répondu ces derniers temps
10:27à de nombreuses commissions d'enquête
10:29ou commissions dans les deux chambres,
10:32soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat.
10:34On y répondra, si on a une demain,
10:36en toute transparence.
10:37On n'a rien à cacher.
10:38Ce que je vous ai dit ce soir,
10:40c'est ce qu'on montrera.
10:41Et donc, s'il faut une commission d'enquête
10:44pour rassurer tout le monde,
10:44il n'y a pas de difficulté.
10:45– Mais vous, il y a des choses
10:46qui vous semblent encore étranges ?
10:47Il y a des lièvres encore à lever ?
10:49– Mais oui, les marges des raffineurs, par exemple.
10:50– Absolument.
10:51Voilà, là où peut-être on aura des surprises
10:53et des choses intéressantes,
10:55c'est, je pense, les marges des raffineurs
10:57qui, elles, ont fortement augmenté.
10:58Et peut-être d'étudier aussi la spéculation
11:01qu'il y a autour de ce marché du carburant de Rotterdam,
11:05où il y a, comment dire,
11:07des grandes entreprises qui vendent,
11:09mais il y a aussi des spéculateurs
11:10qui achètent et qui revendent des cargaisons.
11:13Et eux, à mon avis, ont fait des grosses marges.
11:15qui sont malheureusement en partie payées
11:18parfois par les Français.
11:19Et ça, peut-être, cette commission
11:20pourra le mettre au jour.
11:22– Et vous vous posez aussi des questions
11:23quand vous voyez que Total fait plus de 51% de bénéfices
11:26au premier trimestre ?
11:27– Je dis bravo déjà à Total.
11:29Je dis bravo.
11:30Non, mais je dis bravo à Pouyanné.
11:33Je suis chef d'entreprise.
11:35Par contre, que de ce bénéfice,
11:37il repartage une partie pour aider les Français,
11:41ça me paraît tout à fait normal.
11:42Et le plus longtemps possible, voilà.
11:44– Vous dites bravo, mais il n'y est pour rien.
11:47Il bénéficie de la conjoncture géopolitique.
11:50– Non, je ne suis pas d'accord avec vous.
11:52Quand une entreprise en est là,
11:54quand elle est en position d'aide dans cette situation-là,
11:57c'est qu'il y a une stratégie derrière,
11:58qu'il y a des dirigeants qui ont conduit à cette stratégie.
12:01Donc, il y est pour beaucoup à Pouyanné.
12:03– Ce ne sont pas des profiteurs de guerre,
12:04c'est ça que vous dites ?
12:05– Non, ils mènent bien son entreprise.
12:08Par contre, il faut que ces très importants résultats
12:11soient un moment repartagé.
12:12Et c'est ce qu'ils font aujourd'hui.
12:13– Encore une question, le gouvernement prépare visiblement,
12:15je ne sais pas si vous avez des infos d'ailleurs,
12:17pour le début de la semaine prochaine, de nouvelles aides.
12:19Aller plus loin dans les aides pour les Français.
12:22Est-ce que c'est le moment ? Est-ce qu'il y a urgence ?
12:24On sait qu'il y a eu quelques critiques sur le fait, par exemple,
12:26que la première aide de 50 euros pour les gros rouleurs,
12:28elle ne soit disponible que fin mai.
12:31Ça prend un peu de temps depuis qu'elle a été annoncée par le gouvernement.
12:33Là, le gouvernement dit, on va aller plus loin.
12:35Il le faut ?
12:35– Ma compréhension sur la mise en place de ce sujet,
12:38c'est que le site qui va être utilisé pour faire ça,
12:42il a été monté de manière sécurisée pour qu'il n'y ait pas d'abus,
12:46pas de triches.
12:46Et ça, ça a mis un peu de temps à se faire.
12:48C'est un peu les informations qu'on avait.
12:51Après, moi j'ai toujours dit depuis le début
12:53qu'il ne fallait surtout pas faire une aide massive pour tout le monde,
12:56comme on l'avait fait la dernière fois,
12:58et qui, de mémoire, avait coûté, je crois, 7 milliards d'euros
13:01à nos finances publiques.
13:03Mais par contre, il faut aider de manière très ciblée
13:05ceux qui en ont besoin, les gros rouleurs,
13:08mais aussi certaines professions.
13:11Les infirmières, bien sûr, doivent être aidées.
13:13Toutes ces professions-là qui sont au service des gens
13:15avec la voiture obligatoirement doivent être aidées.
13:18Et donc, tant mieux si ça va plus loin la semaine prochaine.
13:21– Et je précise d'ailleurs qu'on s'interroge sur le financement
13:24de ces nouvelles aides qui ont été annoncées
13:26et dont on aura peut-être le contour la semaine prochaine,
13:29notamment compte tenu de la baisse des recettes fiscales
13:31qui nous a été annoncée.
13:32Et à ce stade, on n'a pas de réponse de Bercy.
13:34– Il faut qu'on parle des prix en rayon.
13:35Les industriels poussent aujourd'hui
13:38pour que vous rouvriez des négociations,
13:40pour qu'en réalité vous augmentiez les prix.
13:42Et on va voir pourquoi dans une seconde,
13:43juste avant, une confirmation.
13:45Il y a moins de monde dans les magasins aujourd'hui ou pas ?
13:48– Les gens, chez nous, en tout cas chez Coopérativus, sont là.
13:52Ils viennent un peu moins souvent, mais ils sont là,
13:53ils dépensent et nous, on est solide,
13:56on a toujours de la croissance.
13:57Ils mettent différemment.
13:59Le caddie est un peu plus plein,
14:01mais avec moins de fréquentation.
14:02– Un peu plus plein aujourd'hui, oui,
14:03parce qu'ils viennent deux fois au lieu de trois, par exemple.
14:06C'est ce que vous voyez dans votre magasin en Alsace.
14:07– Exactement, exactement.
14:09– Je rappelle le principe,
14:10vous négociez une fois par an avec les industriels
14:13le prix des pâtes, de l'huile, etc.
14:16Vous sentez cette pression de plus en plus forte
14:18parce qu'il y a des coûts qui augmentent,
14:20le carburant augmente et ça pèse aussi sur les industriels.
14:23On va parler du plastique,
14:25on va parler des engrais, etc.
14:26Vous sentez que là, vous êtes en train d'être un peu cornerisé
14:28et que ça va devenir compliqué de résister ou pas ?
14:30– Eh bien non, on n'est pas encore cornerisé
14:32et je salue la décision des deux ministres
14:35qui ont réuni l'ensemble de la filière hier
14:38à ne pas réouvrir de manière massive
14:40des négociations commerciales
14:41parce que ça n'est, je vais vous dire,
14:43pas justifié à date d'aujourd'hui.
14:45Ils nous demandent de traiter la situation au cas par cas
14:48et c'est ce qu'on va faire.
14:50Et je précise donc aussi…
14:51– C'est-à-dire que vous allez rouvrir filière par filière ?
14:53– Pas par filière, entreprise par entreprise.
14:56Celles qui viennent nous voir et de manière argumentée
14:59et justifiée, on le fera.
15:01Mais ce qui est important de dire à vos téléspectateurs ce soir,
15:04c'est qu'à date d'aujourd'hui dans nos rayons,
15:06il n'y a pas d'impact encore de cette crise en Iran.
15:11Pour l'instant, on est uniquement dans la répercussion
15:13des négociations commerciales qui se sont terminées
15:15le 28 février dernier et il n'y a pas encore d'impact
15:19dans les rayons de la crise actuelle.
15:21Pourquoi ? Parce qu'il y a un temps de latence.
15:24L'impact du carburant est le premier et le plus fort.
15:27Tout le monde prend un peu sur soi.
15:29Nous-mêmes, tous les jours, on a des camions qui nous livrent.
15:32La hausse du prix du carburant des camions qui nous livrent,
15:34on l'assume, on la prend sur nos marges.
15:37C'est ce que fait un peu tout le monde.
15:39– Je sors un certain nombre de produits.
15:41On va vous dire qu'il y a un temps de latence.
15:42Très bien, regardez l'huile, l'huile de tournesol.
15:44Je regardais cet après-midi, le prix augmente au niveau mondial.
15:47On est à plus 6%.
15:49Alors, certains effets liés à la guerre, etc.
15:51Est-ce que, dans les rayons en France,
15:53il faut s'attendre qu'à un moment donné,
15:56je ne sais pas ce qu'il vous peut nous dire,
15:57en semaine, en mois, le prix d'une huile,
16:00par exemple comme celle-là, pourrait augmenter ?
16:01– Dans les mois qui viennent, il y aura des impacts
16:04de cette situation du fait du plastique.
16:07La bouteille qui porte ce produit,
16:10effectivement, le plastique a augmenté, est en tension.
16:13Mais pour l'instant, il y avait des stocks
16:15et c'est les stocks futurs qui vont être impactés.
16:18– À quelle échéance ?
16:19– Je pense que la prochaine échéance sera probablement la rentrée.
16:24Probablement la rentrée, si le conflit dure.
16:27Mais si, en même temps, dans 15 jours,
16:30le même président Trump, qui est toujours derrière vous,
16:32trouve une solution, trouve une solution, ça s'éclaircit,
16:36et que les choses, comment dire, les navires circulent de nouveau,
16:40on peut avoir les billes de plastique qui permettent la production
16:43de ces bouteilles, ça peut se détendre très vite, vous voyez ?
16:45Et c'est évidemment le scénario qu'on souhaite.
16:48– L'eau, c'est la même chose,
16:51avec une bonne part qui est liée au plastique, évidemment.
16:53La bouteille de lait, on a beaucoup cité Lactalis ces derniers temps,
16:56parce qu'eux, les premiers, avaient dit,
16:57on va devoir augmenter, on va devoir réclamer des augmentations.
16:59– Pour autant dire de combien, d'ailleurs ?
17:01– Oui, absolument.
17:01– Mais voilà, mais c'est tout.
17:03Mais parfait, merci de le dire comme ça.
17:07Et ce que je veux vous dire, c'est la chose suivante.
17:10En 2022, après le déclenchement de la guerre en Ukraine,
17:15très rapidement, mais en quelques semaines,
17:17nous avions eu des centaines de millions de demandes de hausses de prix,
17:21parce que là, l'impact était massif, significatif,
17:24pour une raison, le coût de l'énergie, de l'électricité à l'époque.
17:27Et là, c'était massif, et donc le gouvernement a immédiatement
17:32réouvert les négociations, et tout le monde a joué le jeu,
17:35et c'est ce qui a conduit à la période inflationniste,
17:38dont les Français ont souffert, mais qui était justifiée.
17:41On n'en est pas du tout là, en montant de demandes.
17:45Donc nous, ce qu'on dit, c'est,
17:47on va prendre chacune de ces demandes maintenant justifiées,
17:50mais encore, doit-elle être argumentée ?
17:52C'est pas tout de venir chez vous et de dire oui, on sait.
17:54– Oui, très bien, mais c'est quoi, Dominique Selcher,
17:55c'est quoi une demande justifiée et injustifiée ?
17:57– Et sur quels critères vous vous basez pour ça ?
17:59– Eh bien, comment dire, des éléments de facture,
18:02des éléments, nous achetions notre plastique à ce prix-là,
18:05aujourd'hui, regardez notre facture, on l'achète à ce prix-là.
18:08– Les billets, elles ont doublé.
18:09– Des éléments très précis et argumentés,
18:12ce qu'on avait encore peu jusqu'à présent.
18:14Et je fais la distinction entre la prise de parole
18:18des syndicats d'industriels,
18:20qui sont dans leur rôle de dire, il faut réouvrir…
18:23– Ah ben, eux disent, il faut réouvrir maintenant.
18:24– Il faut réouvrir maintenant, et la réalité derrière,
18:27le nombre d'entreprises qui restent limitées pour l'instant,
18:30parce qu'elles ont assumé, parce que les coûts arrivent seulement maintenant,
18:34et ils vont arriver progressivement.
18:36Et après, il faut rappeler les choses,
18:38on sert de quoi dans cette situation un peu de digue anti-inflation ?
18:42Parce que si on réouvre demain,
18:44c'est la facture directement pour les consommateurs qui va reprendre,
18:48et ça, aujourd'hui, nous, tout de suite,
18:50dans la situation extrêmement déjà tendue de pouvoir d'achat des Français,
18:56c'est très difficile.
18:57– Pardon, les industriels, les représentants des industriels,
18:59alors on cite tout le temps l'ANIA pour les téléspectateurs,
19:02qui est l'association qui rassemble un certain nombre
19:04de grands groupes agroalimentaires.
19:07Ils vous disent, non, non, mais on veut rouvrir,
19:08mais c'est pour quelques centimes.
19:10On veut augmenter de quelques centimes,
19:11pas de quelques dizaines de centimes, de quelques centimes.
19:13Faites-nous confiance d'une certaine manière,
19:15ce sera limité ?
19:17– Mais beaucoup de Français ne peuvent pas se payer
19:20ces quelques centimes supplémentaires.
19:22C'est ça que ces mêmes industriels ne comprennent pas.
19:25Il y a un tiers des Français qui sont très tôt à l'europrès,
19:30le 15 du mois dans le temps, c'était le 25,
19:32aujourd'hui, c'est le 13, dit Madame, et vous avez raison.
19:36Donc, voilà, même ces quelques centimes
19:39qui, pour eux, n'ont pas l'air beaucoup,
19:41pour beaucoup de Français, c'est de trop.
19:43Et donc, nous, ce qu'on dit,
19:45il y aura peut-être quelques centimes,
19:46mais de manière très ponctuelle et de manière très justifiée,
19:49mais pas généralisée aujourd'hui.
19:50– Et pas forcément tout de suite, c'est ce que vous nous dites ?
19:52– Et pas forcément tout de suite.
19:53– Ce sera sur le caddie du mois de septembre.
19:54Pour la rentrée scolaire des enfants,
19:56il vaut mieux acheter les fournitures maintenant.
19:59– Ah, mais de toute façon,
20:00les fournitures scolaires,
20:01elles sont commandées depuis longtemps
20:03et sont déjà quasiment bientôt dans nos entrepôts.
20:07Donc, ne sont pas concernées par la...
20:09– Dominique Schellcher, on a fait le test la semaine dernière
20:11lors du forum avec les Français qui étaient là,
20:14où effectivement, Olivier Dover, spécialiste de la consommation,
20:16qui disait, mais l'augmentation de l'alimentation
20:18dans les grands magasins, c'est zéro, 0% pour l'instant.
20:20– Absolument.
20:20– Ce que vous nous dites ce soir, il n'y a pas d'effet.
20:22Sauf que les Français qui étaient avec nous,
20:24ce n'est pas du tout le sentiment qu'ils ont.
20:26– Oui, je sais.
20:26– Et ils pouvaient citer un certain nombre de cas.
20:29Là, j'ai un paquet de viande, de steaks hachés par exemple.
20:32On voit que la viande, le poulet notamment,
20:34il y a eu des augmentations très fortes encore cette dernière année.
20:37On est à plus 15%, me semble-t-il,
20:38sur la viande entre mars et mars.
20:41– Mais tout à fait, mais nous n'avons jamais dit le contraire,
20:43Maxime Sutec.
20:45Pourquoi ?
20:45Parce que quand on dit zéro,
20:46et c'est un rapport officiel qu'il a dit,
20:48le rapport du médiateur des relations commerciales,
20:52qui a rendu son rapport, il a dit 0,05.
20:54Quand on dit 0,05,
20:56c'est-à-dire qu'il y a des produits qui baissent,
20:57de manière importante,
20:58tous les produits de droguerie, parfumerie, hygiène,
21:00là, les Français peuvent voir qu'ils baissent.
21:03Par contre, le bœuf, que vous aviez en main à l'instant,
21:06la volaille, les œufs, parce qu'il y a pénurie d'œufs,
21:09eux, ont effectivement augmenté.
21:11Mais je n'ai jamais dit le contraire, par exemple,
21:13dans mes prises de parole.
21:15Voilà, quand vous dites zéro,
21:16il y a quelques plus, mais il y a aussi des moins.
21:18Et malheureusement, dans cette période inflationniste qui dure,
21:22les Français sont toujours frappés par les hausses
21:24et ne voient pas trop les baisses.
21:26– L'UFC que choisir, vos amis, j'allais dire,
21:29disent à terme, on va vers 4 ou 5% de hausse en rayon.
21:32– Alors écoutez, ça, c'est un chiffre que je ne comprends pas,
21:35que je ne sais pas d'où ils le sortent et que je conteste, en fait,
21:40parce qu'on ne voit pas du tout ça aujourd'hui.
21:43Zéro à date, vous venez de le redire,
21:45et toutes les mesures, même l'INSEE l'a mesuré.
21:49Ce qui tire les prix actuellement, c'est une seule chose,
21:52c'est le prix des carburants, mais pas le prix des produits alimentaires à date.
21:55– Bon, il n'y aura pas de réouverture des négociations,
21:58on l'a bien compris pour l'instant.
21:59Vous dites, il n'y a pas d'augmentation des prix dans les rayons pour l'instant,
22:03attention à la rentrée, on verra à ce moment-là.
22:07Les consommateurs qui, eux, doivent encaisser le prix du carburant,
22:10la hausse du prix du carburant, comment est-ce qu'ils arbitrent en ce moment ?
22:12Qu'est-ce que vous voyez dans les rayons ?
22:13– Premier comportement, on l'a largement dit,
22:16le comportement autour de la voiture et du carburant.
22:19Ensuite, dans le magasin, toute la partie non alimentaire.
22:22Par exemple, en ce moment, c'est la période des salons de jardin,
22:25du jardinage, etc.
22:27On vend plus difficilement les salons de jardin qu'habituellement.
22:31Je pense que ça, c'est totalement arbitré.
22:33On se dit, ben non, je garde le vieux salon une année de plus
22:35et je vais me concentrer sur l'alimentaire.
22:37C'est exactement ce qui se passe, première chose.
22:39Deuxième chose, les marques distributeurs, particulièrement la nôtre,
22:43encore, les chiffres sont sortis hier ou avant-hier,
22:46continuent à progresser.
22:48Elles sont, ces marques, depuis deux ans au plus haut
22:51et ça se confirme encore.
22:52Ça devient des valeurs refuge.
22:53C'est 20 à 25 % moins cher et c'est de bonne qualité.
22:57Donc, les gens ont compris ça.
22:59Donc, ça, c'est les premiers phénomènes.
23:01Il n'y a pas d'arbitrage sur les types de produits ?
23:04Sur les types de produits, on va se concentrer.
23:06Chaque fois qu'il y a ces phénomènes-là,
23:08on se concentre sur l'assiette, en fait, et ce qu'on mange.
23:10C'est dire qu'un produit de droguerie, parfumerie,
23:13on va peut-être acheter une lessive, mais pas l'assouplissant.
23:16On va vraiment se concentrer.
23:17On constate peut-être moins, d'ailleurs, la baisse sur ces produits-là.
23:20Peut-être, vous avez raison, peut-être.
23:22On est en train de reprendre les mêmes réflexes que pendant la guerre en Ukraine ?
23:26Mais les Français sont très résilients maintenant.
23:28Ils vont de crise en crise et ils ont appris,
23:31ils ont des réflexes, des réflexes qu'ils sont en train de remettre en place
23:35par précaution, voilà, pour se préparer l'avenir, en fait.
23:41Et quand vous dites les marques de distributeurs,
23:43le réflexe, il revient au galop, évidemment, dans ces cas-là.
23:46À chaque fois.
23:47Encore plus quand on avance dans le mois ?
23:49C'est-à-dire que plus on avance dans le mois…
23:51Tout à fait.
23:52Et plus on avance dans le mois, plus il y a aussi un intérêt pour les premiers prix.
23:56Moins on va acheter, par exemple, en fin de mois, de viande
23:59et on va attendre la paie suivante pour redépenser un peu plus librement
24:06et se faire plaisir.
24:07Ce que vous dites, en tout cas, quand même,
24:08c'est qu'on n'est pas du tout dans la situation de mi-2022.
24:12On n'est pas du tout aujourd'hui dans la situation de mi-2022,
24:16mais on est avec des Français qui restent profonds.
24:18Moi, je pense qu'ils n'étaient jamais sortis de la crise inflationniste précédente
24:22due à la guerre en Ukraine.
24:23Ils le disent d'ailleurs.
24:24Ils le disent, voilà.
24:27Et là, c'est un choc supplémentaire.
24:29Mais encore une fois, ils trouvent des solutions.
24:33Les panélistes, et particulièrement Sirkana le dit…
24:37Les panélistes, ce sont ceux qui regardent les prix en rayon.
24:39Qui regardent les prix en rayon.
24:40Par dizaines de milliers.
24:40Qui analysent les comportements.
24:42Les Français sont capables d'absorber jusqu'à 40% d'une hausse.
24:46Au-delà, ils changent complètement de comportement.
24:49Ils arbitrent parce qu'ils n'ont pas les moyens.
24:5140%, c'est énorme.
24:52Oui, mais c'est à chaque fois ce qu'ils arrivent à faire.
24:57Malgré tout, c'est des chiffres qu'on a encore partagés l'autre jour.
25:00Qu'est-ce que vous donnez ce soir comme recette aux téléspectateurs qui nous regardent pour faire baisser la facture
25:05?
25:05Pour qu'eux réussissent à faire baisser la facture ?
25:07De cuisiner.
25:08Plus que jamais.
25:09Il y a encore trop de produits très transformés qui sont vendus.
25:15acheter un légume, des carottes, des pommes de terre, une escalope de veau, etc.
25:22Ou de porc.
25:23De cuisiner ça, de recuisiner les restes, etc.
25:26C'est ce qu'il y a en rapport qualité-prix de plus utile à faire actuellement.
25:31Et ça, vous ne pouvez pas imaginer le nombre de produits ultra-transformés vendus et qui coûtent plus cher.
25:37et qui sont en plus parfois, et c'est un distributeur qui le dit, parfois maintenant controversés.
25:42Donc, allons vers une consommation plus saine.
25:46Cuisinons comme dans le temps.
25:47Cuisinons les restes.
25:49Alors, il y a quelque chose d'autre qui avance très fortement
25:52et qui est une forte source d'économie.
25:54C'est de moins gaspiller.
25:56Saviez-vous que le gaspillage en France, la première source de gaspillage,
26:00c'est le frigo des Français à 35 %, 35 %.
26:04Dans la grande distribution, c'est encore 14 %.
26:06Je pense qu'on a fait beaucoup d'efforts.
26:08Je pense qu'il y a beaucoup d'efforts à faire dans le frigo pour moins jeter.
26:12C'est moins d'achats, moins... Voilà.
26:15Dans un instant, on parlera notamment du virus dans cette émission.
26:20Et je vous poserai peut-être d'autres questions pour voir s'il y a déjà des petites choses qui
26:23se voient en rayon.
26:25Mais d'abord, les vacances.
26:26Vous nous parliez des vacances tout à l'heure.
26:28Comment est-ce que vous, vous voyez cet été ?
26:30On sait que c'est un moment où on est capable de se faire plaisir aussi,
26:33où les Français peuvent se faire plaisir.
26:34Est-ce que vous dites, normalement, sur tous ces produits-là, cet été, on maintient ?
26:38Il n'y aura pas de problème par rapport à ça ?
26:40On maintient les prix ?
26:41Pour l'instant, tout est parti comme cela.
26:44Nous, ce qu'on voit, c'est que si les Français partent moins et moins loin,
26:48ils vont continuer à consommer dans les magasins.
26:51Et donc ça, c'est positif pour la consommation.
26:53Et après, je vais vous reprendre l'exemple de l'année dernière.
26:56Vous savez, nous, on est très présents, les magasins U, les Super U, les Hyper U,
26:59sur les côtes de France, en Vendée, en Bretagne, etc.
27:03Ce qui se passait l'année dernière, c'est qu'on observait que les gens allaient beaucoup moins au restaurant,
27:08malheureusement pour les restaurants.
27:09Et au lieu de faire le repas sur la plage à midi et le repas au restaurant le soir,
27:14on faisait un repas à midi sur la plage et le soir aussi.
27:18Et donc avec des achats au magasin.
27:19Et je pense que c'est ce type de comportement qui va se poursuivre cet été.
27:24Donc par exemple, pour vous, c'est tout bénéfice ?
27:26C'est ça être bon pour le commerce en France, dans les territoires, chez nous et chez les autres.
27:32Bon, qu'est-ce que vous voyez ?
27:33Est-ce que vous voyez des réflexes revenir ?
27:36On parlait de la guerre en Ukraine et de nos habitudes de consommation.
27:41Est-ce que, depuis quelques jours, on parle beaucoup de cet antivirus,
27:45on en parlera un peu plus tard dans cette émission.
27:46Est-ce que vous voyez certains réflexes revenir chez les Français aussi dans les magasins ?
27:50Pour l'instant, il y a beaucoup de questions.
27:53Et une des questions qui vient ponctuellement dans certains magasins,
27:57mais un peu aux quatre coins de la France, c'est avez-vous des masques ?
28:00Voilà, simple question pour l'instant.
28:04Alors j'ai des magasins qui avaient encore des stocks des épisodes précédents
28:08et qui ont vendu quelques boîtes, et puis d'autres qui n'en ont pas.
28:13Mais voilà, c'est vraiment très ponctuel.
28:15Et pour l'instant, je trouve que les informations d'aujourd'hui étaient plutôt rassurantes.
28:19Pas de vent de panique, personne ne fait des réserves de papier toilette.
28:22Absolument pas, pas du tout, pas du tout.
28:23Beaucoup de questions et de questionnements.
28:25Bon, mais sur les masques, par exemple, pour ceux qui n'en ont pas,
28:27vous êtes en train d'essayer d'en acheter ?
28:28Enfin, de refaire des stocks de masques, etc.
28:30On est reparti là-dedans ?
28:31On n'est pas reparti là-dedans, on s'est mis en vigilance,
28:34on suit l'actualité, les consignes gouvernementales,
28:40et on fera ce qu'il faut pour répondre au présent, le cas échéant.
28:44Donc vous avez fait des commandes de masques ?
28:45Ah non, on n'a pas fait de commandes de masques pour l'instant, non, non, non.
28:49Et de gel hydroalcoolique ? Parce qu'on va revivre les mêmes...
28:52Enfin, pas revivre les mêmes choses, mais en tout cas, on voit qu'il y a certains réflexions.
28:54On va observer tout ça, on va suivre, encore une fois, les consignes,
28:58les consignes qui seront données par les autorités.
29:01Mais on s'est mis en vigilance, on s'est mis en vigilance,
29:03comme doit le faire toute grande entreprise quand il y a un événement nouveau comme celui-ci.
29:08Et dans tout ça, il y a du plastique.
29:09Pardon ?
29:09Dans tout ça, il y a du plastique.
29:11Ah oui, dans tout ça, il y a du plastique, effectivement.
29:12Donc ça risque de coûter plus cher.
29:13Ça, c'est peut-être la difficulté actuelle, effectivement.
29:16Dans tous ces produits-là, il y a du plastique.
29:18Donc, s'il devait y avoir des obligations à, ça pourrait coûter plus cher, effectivement.
29:24Vous avez raison.
29:24Vous disiez, pardon, vigilance, évidemment.
29:28On regarde ce qui se passe du côté des masques.
29:29Est-ce que chez vos salariés, il y a des remontées d'inquiétudes,
29:34de choses comme ça, liées à ce virus ?
29:36Des demandes de protection, peut-être ?
29:38Non, pas du tout encore.
29:39Pas du tout encore.
29:40Pour l'instant, il y a des questions, là aussi.
29:43Et c'est pour ça qu'on suit, encore une fois, l'actualité aussi, grâce à vous.
29:46La conférence de presse de cet après-midi était très intéressante
29:49et d'une certaine façon rassurante, puisqu'il n'y a pas de sujet de pandémie à court terme.
29:54Donc, pour l'instant, c'est plutôt encourageant.
29:57Merci beaucoup, Dominique Schellcher.
29:58Merci d'être venu ce soir en direct sur BFM TV.
30:02Et on verra ce que feront les Français pour ce pont.
30:06Vous faites le pont, vous, ou pas ?
30:08Malheureusement, non.
30:08Nous, on est sur le front toute l'année.
30:12Nous aussi, on bosse.
30:13Merci en tout cas d'avoir été avec nous ce soir.
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