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  • il y a 4 heures
Un épisode caniculaire "étendu, durable et intense" est en cours en France. Des "nuits éprouvantes" sont encore prévues ces prochains jours par Météo-France. 72 départements seront en vigilance rouge à compter de jeudi.

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Transcription
00:00La vague de patients, en fait, elle est un peu retardée,
00:02puisque quand on réfléchit aux conséquences liées à l'exposition de la chaleur,
00:05les conséquences qui vont être assez immédiates, assez rapides,
00:08ça va être le coût de chaleur,
00:09le coût de chaleur qui, généralement, concerne plutôt les populations jeunes,
00:12et c'est quand même peu de personnes.
00:13Et puis, on va aussi avoir les causes liées à la déshydratation.
00:17Mais même ça, ça va mettre un peu de temps.
00:19Il faut bien se rendre compte que, lorsqu'on a des périodes de canicule,
00:21la surmortalité liée à la chaleur, l'année dernière, c'était quasiment 6 000 personnes,
00:26il faut se rendre compte que, ces 6 000 personnes, ce n'est pas lié directement à un coût de
00:31chaleur.
00:31C'est toutes les complications qu'on a en plus.
00:33La fatigue joue aussi, par exemple.
00:34La fatigue joue aussi, et puis vous allez avoir une installation.
00:36Il faut bien comprendre que le stress thermique induit par ces chaleurs-là,
00:40vous allez vous demander un effort supplémentaire au cœur,
00:43parce que le cœur, vu que vous allez porter du sang chaud qu'il faut refroidir au niveau de la
00:46peau,
00:46il va devoir battre plus fort.
00:48Et vu qu'il va devoir battre plus fort, vous avez plus de risques de faire des infarctus,
00:51des troubles du rythme, des troubles de la conduction,
00:53puisque aussi dans votre tueur, vous allez perdre des électrolytes,
00:56vous allez perdre certains ions qui sont nécessaires pour les battements cardiaques,
00:59et puis vous allez aussi avoir plus de complications pulmonaires,
01:02plus de troubles psychiatriques, toutes ces choses-là,
01:04ça va mettre du temps à se ressentir aux urgences.
01:06On aura peut-être 5, 6 jours de décalage.
01:08La chose qui nous fait un petit peu peur d'un point de vue moyen,
01:10c'est qu'on est déjà sous tension.
01:12Il faut dire la réalité, aux urgences, on est déjà...
01:13C'est comme chez les pompiers.
01:14Vous nous dites finalement qu'on est déjà à fond.
01:16Forcément, quand on est sous tension, ils le sont certainement aussi.
01:18À partir du moment où, par exemple, vous prenez l'exemple des pompiers,
01:20c'est à partir du moment où vous avez les pompiers qui sont en attente
01:23dans le sas des urgences, c'est-à-dire qu'ils ont des patients sur des brancards
01:25et ils doivent rester une heure à attendre pour faire enregistrer un patient
01:28hors période canicule, c'est-à-dire dans des périodes où, théoriquement,
01:30on n'est pas censé avoir de suractivité,
01:32c'est qu'on a déjà un système de santé qui a bout de souffle.
01:34Pour rappel, je sais qu'on dit le Covid,
01:37il y a des choses qu'on est arrivées à gérer.
01:38Je ne sais pas si vous vous souvenez comment on a fait
01:39pour avoir plus de chambres d'hospitalisation pendant le Covid.
01:41On avait tout simplement déprogrammé la chirurgie.
01:44– Et c'est une des mesures prévues dans le plan qui a été annoncé hier,
01:47le plan Orsan, d'éventuelles déprogrammations,
01:50c'est-à-dire les renvoyer à plus tard.
01:51– Mais c'est un aveu d'échec, il faut dire les mots,
01:53c'est-à-dire qu'on sait que c'est un véritable problème des vagues de chaleur,
01:56on n'arrête pas de dire qu'on n'a pas assez de places d'hospitalisation,
01:59ce problème, il est là depuis longtemps,
02:01et dire qu'on va déprogrammer des chirurgies,
02:04certes, un cancer, vous n'allez pas avoir forcément une dégradation du pronostic
02:08parce que vous avez attendu une semaine de plus pour l'opérer,
02:09mais déprogrammer des chirurgies dans une situation de crise
02:13qui était potentiellement prévisible, c'est un aveu d'échec.
02:16– Sous-titrage ST' 501
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