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  • il y a 21 minutes
Retrouvez le club de la Bourse du mardi 18 août 2026 dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market sur BFM Business.
00:03Club de la Bourse avec donc ce matin Florian Yelpo, depuis Lombard-Rodier IM à Genève.
00:07Bonjour Florian, vous êtes en charge de la macroéconomie et donc en plateau.
00:12Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis IM.
00:16Bonjour Mabrouk.
00:17Bonjour Etienne.
00:17Merci de nous accompagner ce matin.
00:19Florian Yelpo, je le disais en préambule, oui c'est vrai que ce qui marque les esprits ces dernières heures,
00:24ce n'est pas vraiment la microéconomie, il n'y a plus vraiment de publication d'entreprise.
00:27Il faudra néanmoins suivre Home Depot, Walmart ou encore Target qui vont publier leurs résultats.
00:32Même pour vous en tant qu'économie, ça donne un petit peu quand même des signaux sur la consommation.
00:35Non, ce qui marque les esprits bien sûr, c'est ce 30 ans américain qui est sur des plus hautes
00:402007,
00:41le 10 ans qui frôle à nouveau les 5% grossièrement.
00:44Et puis en Europe, on en parlera dans un instant, des taux longs qui continuent de pousser.
00:50Oui absolument, bonjour Etienne, bonjour Mabrouk, bonjour à tous.
00:53Le point principal, c'est de bien comprendre qu'aujourd'hui, il semble y avoir par-delà les facteurs
00:58qu'on va forcément commenter, la croissance, l'inflation, la politique monétaire,
01:02une véritable compétition autour du capital.
01:05On a un pool d'épargne aujourd'hui disponible et il y a une compétition simplement entre les grands acteurs
01:11qui tirent traditionnellement dans ce pool d'épargne.
01:14C'est-à-dire, hier c'était l'État, aujourd'hui c'est l'État et les grands plans d
01:21'investissement
01:22qui viennent de la technologie américaine, les grands plans d'investissement européens.
01:26Et cette compétition, mine de rien, elle soutient les taux réels,
01:29c'est-à-dire le niveau des taux en extra de la compensation contre l'inflation future.
01:36C'est ça le vrai problème.
01:37Le vrai problème, c'est que les taux réels sont en train de monter
01:41et le manque de forward guidance côté banque centrale,
01:43l'abandon de la forward guidance, ça s'est globalisé en fait, côté banque centrale,
01:47relâche la partie longue de la courbe et permet justement à cet eau réel de s'établir à un prix
01:51de marché.
01:52Et ce prix de marché, il est élevé aujourd'hui pour tout le monde.
01:55Avec une concurrence, vous l'avez souligné, Florian Elpo, c'est-à-dire, c'est pas nouveau,
01:59mais les États, quand ils se financent, notamment la semaine dernière, les États-Unis sur 10 ans, sur 30 ans,
02:05se retrouvent en concurrence en quelque sorte avec les GAFAM
02:08qui, on l'a vu depuis le début de l'année, élèvent massivement des capitaux.
02:12Est-ce qu'aujourd'hui, cette remontée des taux longs, Florian Elpo, elle se fait pour de bonnes raisons ?
02:18Elle se fait pour une raison qu'on a un petit peu oubliée,
02:22parce qu'on vient d'une quinzaine d'années qui a été le théâtre des grands plans de quantitative easing,
02:28c'est-à-dire d'un contrôle explicite de la partie longue de la courbe des taux par la banque
02:32centrale,
02:33justement pour empêcher les coûts du financement de remonter trop rapidement,
02:36de mieux contrôler le coût du financement.
02:38Aujourd'hui, on est face à des banques centrales qui ont tourné le dos, en tout cas, momentanément, probablement,
02:42au quantitative easing, à ces grands plans de politique extra-accommodante.
02:48Et on revient vers un prix de marché du capital, simplement, on revient à un prix de marché du capital
02:53à un moment où l'autocroissance de la population est moins importante,
02:56donc on épargne collectivement peut-être un peu moins, on est en train de vieillir,
02:59encore un facteur qui fait qu'on épargne moins.
03:01L'offre d'épargne a un petit peu reculé, la demande d'épargne, par contre, elle est très forte,
03:06puisque, vous l'avez dit, les GAFAM, les États aujourd'hui,
03:08sont en concurrence pour lever du capital pour leur projet.
03:11Le marché obligataire, Bruce et Toine, est très dépendant, ces derniers jours,
03:15ces dernières semaines, des cours du pétrole.
03:17C'est vrai que souvent, quand le pétrole remonte,
03:20ça a un impact sur le marché obligataire.
03:22Est-ce que c'est pleinement justifié ?
03:24– On l'avait décrit la semaine dernière, justement, sur ce plateau,
03:26en disant que la remontée des taux d'intérêt réels
03:30était sans doute le facteur explicatif de la remontée des taux longs.
03:34Donc là, on a encore de nouveau un épisode,
03:36finalement une volte-face de Donald Trump,
03:37qui dit que finalement, l'Iran, c'est un dossier qui commence véritablement à l'ennuyer.
03:42On a eu des déclarations un peu anxiogènes visant finalement le sultanat d'Oman,
03:46donc avec possiblement des bombardements, donc un regain d'intensité.
03:49On a vu le prix du baril, effectivement, le prix du Brent repasser au-dessus de 90.
03:53Et bien évidemment, ça va rajouter de la volatilité,
03:56ça va rajouter, entre guillemets, une prime supplémentaire sur les taux longs américains.
04:00On n'est pas loin, effectivement, de ce fameux seuil de douleur
04:03que tout le monde évoque, à savoir 4,8%.
04:05Ce matin, on était à 4,74 ou 16%.
04:08Donc on est sur des niveaux qui commencent à susciter finalement l'inquiétude.
04:12Et on voit mal comment, dans ce cosme-là, finalement,
04:15le marché actions pourra continuer de progresser avec un coût du capital qui se renforce.
04:18Donc on a une conjonction de facteurs sur les taux longs,
04:21l'inflation, vous l'avez mentionné,
04:23la concurrence finalement sur le drainage de l'épargne mondiale
04:26que Florian a mentionné également constitue un facteur extrêmement puissant.
04:29Mais n'oublions pas une chose aussi qui a été un peu évacuée durant cette discussion,
04:33c'est que globalement, le momentum de croissance,
04:35notamment en Europe, il est en train de s'améliorer progressivement.
04:38Ça, c'est quelque chose auquel on ne s'attendait pas.
04:40Il faut être là aussi, il faut reconnaître un peu l'ennemi de notre scénario génétique 6,
04:45c'est qu'on avait un peu sous-estimé la résilience de l'économie européenne.
04:48C'est-à-dire qu'en gros, c'est un peu mieux qu'attendu.
04:50Et donc, mécaniquement, ceci constitue un autre facteur
04:52qui devrait pousser les taux d'intérêt,
04:54en tout cas maintenir cette pression haussière sur les taux à long terme.
04:574,10 ce matin pour le 10 ans français,
05:00plus 3 points de base par rapport à hier soir,
05:023,26 pour le Bund, le 10 ans français.
05:05Alors, c'est vrai qu'on rentre un peu dans des zones inconnues
05:08ou dans des mauvais souvenirs,
05:09parce que pour retrouver un 10 ans français à 4%,
05:12il faut revenir sur la crise financière.
05:14Quand vous regardez du côté du Japon,
05:16il faut revenir à 1996,
05:18c'est un petit peu comme parfois les records sur le marché d'action.
05:21On se dit, oui, bon, record, mais ça dépend en fait.
05:23Ce n'est pas parce qu'on touche un record
05:24que c'est la fin de quelque chose.
05:25Est-ce que là, le fait de toucher ces niveaux-là,
05:28il y a un effet psychologique quand même ?
05:30Oui.
05:31C'est grave docteur, j'ai envie de vous dire un peu.
05:33Non, en fait, mais tout dépend.
05:33Il ne faut pas oublier la séquence,
05:34parce que Florian remontait effectivement sur,
05:36après 15 ans d'historique,
05:38avec les plans d'assouplissement quantitatif
05:39qui avaient poussé les taux d'intérêt effectivement à la baisse.
05:41Mais n'oublions pas que finalement, depuis les années 80,
05:44quand on avait atteint des pics d'inflation,
05:45on avait connu une trajectoire baissière,
05:48tendanciellement baissière, sur les taux longs.
05:49En fait, manifestement,
05:50on est arrivé à un moment donné au bout de cette trajectoire
05:53et c'est en train de remonter.
05:54Donc finalement, qu'on remonte graduellement
05:56sur des niveaux de taux d'intérêt
05:57qui finalement sont un peu plus élevés,
05:59mais qui reflètent par ailleurs
06:00peut-être une situation économique qui s'améliore,
06:03une demande de capital qui augmente,
06:04et c'est normal qu'on rétribue davantage ce capital,
06:07ce n'est pas non plus gravissime.
06:09Ce qui va être problématique, c'est la vitesse,
06:11comme d'habitude.
06:12Si ces taux d'intérêt remontent trop rapidement,
06:15trop violemment, là effectivement,
06:16ça va poser un problème
06:17pour l'ensemble des investisseurs
06:19et pour les marchés de capitaux.
06:20En revanche, cette remontée, entre guillemets,
06:23est assez graduelle et justifiée par des fondamentaux,
06:25et là encore, on va attendre beaucoup
06:27du discours des banquiers centraux,
06:28notamment au symposium de Jackson Hole,
06:30la semaine prochaine,
06:31pour un peu essayer peut-être de piloter
06:33finalement ces taux d'intérêt à long terme
06:34et d'encadrer un peu la courbe des taux
06:35sur la partie longue,
06:37et bien effectivement, on pourrait avoir
06:38finalement des banquiers centraux
06:39qui joueront le rôle un peu de pompiers
06:41pour calmer un peu ces tendances haussières.
06:43Si on dézoome un petit peu le Bund,
06:45c'est un petit peu la référence en Europe,
06:47Nabroch-Chetwan, 3,24,
06:49on était en début d'année sous les 3%,
06:52plutôt aux alentours des 2,80, 2,85.
06:55Donc on a eu une remontée, là,
06:57depuis le début de l'année,
06:59de l'ordre de 40 points de base.
07:01C'est gérable aujourd'hui ?
07:03Pour l'Allemagne, oui,
07:04c'est parfaitement gérable.
07:06Pour la France, c'est un autre débat.
07:07Donc effectivement, c'est ça,
07:08le problème, il est là.
07:09Alors, il y a, comment dire,
07:11on peut voir le verre à moitié plein
07:12en disant, finalement, le spread,
07:13c'est-à-dire l'écart de tour
07:14entre la France et l'Allemagne,
07:16ne s'est pas tant écarté que ça.
07:17On reste finalement dans ces eaux
07:19compris entre 75 et 85 points de base.
07:21Donc finalement, ça reste encore,
07:23il n'y a pas un risque français spécifique
07:25qui se manifeste.
07:26En revanche, il ne faut pas oublier une chose,
07:28c'est que la situation budgétaire française
07:29n'est pas la même que celle de l'Allemagne.
07:31Et donc, in fine, la charge de la dette,
07:33effectivement, qu'impose cette remontée des taux,
07:36donc que les nouvelles obligations
07:37qui seront émises par l'État français
07:38vont coûter plus cher, effectivement,
07:41à l'État français,
07:41et donc finalement, à la France
07:43et à nos impôts, bien sûr.
07:45Donc ça, bien évidemment,
07:46ça vient, là encore,
07:47mettre une pression supplémentaire
07:48sur le projet de loi de finances 2027
07:50dans un contexte, c'est déjà,
07:52qui est assez perturbé par ailleurs.
07:53Le spread, l'écart de taux
07:54entre la France et l'Allemagne
07:55est ce matin de 84 points.
07:58Du côté de la situation aux États-Unis,
08:00Florian Elpo, vous nous dites ce matin,
08:01regardons un petit peu
08:03les derniers indicateurs économiques,
08:04alors ce sont des indicateurs
08:06qui sont vraiment pas prématurés,
08:08mais ce sont des données flash,
08:10ils montrent que là aussi,
08:12la conjoncture en termes de croissance,
08:14elle n'est pas si mauvaise que cela,
08:16et ça explique aussi en partie
08:17pourquoi on se retrouve
08:18sur de tels niveaux de taux.
08:20Oui, absolument,
08:21je pense qu'il faut bien,
08:22je vais juste reprendre un point
08:24que ma groupe vient de faire,
08:26juste pour dire,
08:26on a pensé après le choc
08:29du Détroit-Normuz
08:30qu'on pourrait se retrouver
08:32dans une situation de stagflation,
08:33et quand on lit
08:34les derniers indicateurs avancés
08:36qu'on a de l'économie américaine,
08:37mais comme de l'économie européenne,
08:40force est de constater
08:40qu'il ne s'agit pas
08:42d'une stagflation,
08:43c'est-à-dire que,
08:43quelque part,
08:44les deux éléments
08:45dans stagflation,
08:46aujourd'hui,
08:48ne rencontrent pas
08:48les scénarios
08:50initialement anticipés.
08:51Je m'explique,
08:52un, stag,
08:53dans l'ensemble,
08:53on a une reprise manufacturière
08:55aux Etats-Unis
08:56qui est très visible,
08:57qui répond très fortement,
08:59en fait,
08:59aux baisses de taux
09:00qui ont eu lieu
09:01au cours des derniers trimestres,
09:02ça c'est assez marquant,
09:04on le voyait,
09:04vous le mentionniez hier
09:05avec l'indicateur avancé
09:07de l'Empire,
09:08premier point,
09:09et deuxième point,
09:10on observe la même chose
09:10en Europe.
09:11Donc,
09:11si on doit se déplacer
09:13quelque part
09:13dans notre scénario,
09:15c'est plutôt vers
09:15un renforcement de la croissance.
09:17On est en pleine
09:17accélération de cycle,
09:19et comme le disait
09:20Mavrouk précédemment,
09:20ça ajoute,
09:21en fait,
09:22à la pression qui pèse
09:23sur les taux,
09:23parce qu'il y a un arbitrage
09:25entre les actions
09:26et les obligations aujourd'hui.
09:27Les obligations
09:28voient leur taux monter
09:29comme un arbitrage
09:30avec le rendement attendu
09:31sur les actions
09:32sur les 10 prochaines années,
09:33en fait.
09:34Quelque part,
09:34le marché obligataire,
09:35il est aussi en train
09:36de cristalliser
09:3710 ans de croissance à venir.
09:39Donc aujourd'hui,
09:40acheter du 30 ans
09:40pour un ménage américain,
09:42c'est quasiment aussi compétitif
09:44qu'acheter des actions
09:45à long terme.
09:45Les actions à long terme,
09:46c'est 6% à peu près
09:47par année
09:48sur les 200 dernières années,
09:49et aujourd'hui,
09:49on a des taux à 30 ans
09:51qui sont très proches
09:52de ces niveaux-là,
09:53avec des écarts de risques
09:54évidemment très importants.
09:54Au-delà des 5%,
09:55et pourtant,
09:56j'ai envie de vous dire,
09:57Florian Elpo,
09:57la semaine dernière,
09:58les États-Unis ont émis
09:59de la dette à 30 ans,
10:01adjudication sur 30 ans,
10:02et la demande,
10:03elle n'était pas
10:04très clairement au rendez-vous.
10:05En tout cas,
10:05elle était en baisse
10:06par rapport
10:06à la précédente adjudication.
10:10Le bit to cover
10:11est en fait assez proche
10:11de la moyenne historique.
10:13Le bit to cover,
10:13c'est la somme demandée
10:15par les investisseurs
10:16par rapport à ce qui a été émis
10:17de l'ordre de 2,6.
10:18C'est assez standard.
10:21En fait, il a un coût.
10:22Et le coût,
10:23c'est le fait qu'on ait justement
10:24dû émettre ces obligations
10:26avec une prime,
10:27c'est-à-dire avec un taux
10:28marginalement plus élevé
10:29que la précédente adjudication.
10:31Donc, quelque part,
10:32les investisseurs ont toujours
10:33de l'intérêt pour l'investissement.
10:35C'est très clair, simplement.
10:36Le prix auquel on est prêt
10:38à prêter de l'argent
10:39aujourd'hui au trésor américain,
10:40il est mécaniquement renchéri
10:41par les autres opportunités
10:43qui s'offrent à nous.
10:44On est en pleine révolution industrielle,
10:46on est face à un choc
10:47de productivité encore à venir,
10:48dont on juge mal
10:49les conséquences sur les earnings.
10:50Mais le consensus de marché
10:52aujourd'hui, c'est
10:52les 10 prochaines années
10:54devraient nous amener
10:54plutôt à un renforcement,
10:57si vous voulez,
10:57de la cote d'action
10:58plutôt qu'une période
10:59de rendement faible.
11:01Et puis, du côté des États-Unis,
11:02toujours, il y a le compteur
11:03de la dette qui continue de tourner
11:05et le cap symbolique
11:06des 40 000 milliards
11:07qui va être franchi
11:08d'une journée à l'autre.
11:10Un petit peu, en tout cas,
11:11c'est totalement imminent.
11:12Je veux juste rajouter
11:13une petite chose,
11:14c'est que la concurrence,
11:14effectivement,
11:15dont parlait Florian
11:16sur le drainage
11:17de cette épargne
11:18entre la sphère publique
11:19et la sphère privée
11:19qui, ça rappelle un peu
11:21des cours de macroéconomie
11:22et d'effet d'éviction, etc.
11:23Mais elle existe déjà
11:24entre la sphère publique.
11:25C'est-à-dire qu'en gros,
11:26quand vous voyez que les taux japonais,
11:27quand on voit effectivement
11:28l'irrésistible ascension
11:29des taux longs japonais
11:30qui tutoie maintenant
11:30les 3 % sur le 10 ans,
11:32quand vous voyez les taux allemands,
11:33vous le citiez tout à l'heure,
11:34à 3,20 notamment,
11:36et avec les États-Unis
11:37qui sont à maintenant,
11:38enfin, qui gravitent
11:39autour de 4,8,
11:40donc on a cette concurrence
11:41par ailleurs,
11:42même au sein des États.
11:43Donc finalement,
11:43est-ce qu'on a intérêt
11:44finalement à prêter
11:49qui allaient financer
11:50les déficits américains ?
11:51Est-ce que ça va se maintenir
11:53ou est-ce que finalement
11:54on va se décider
11:54à financer nos propres déficits
11:55parce qu'au fond,
11:57aller prêter finalement
11:58à l'État français
11:59à plus de 4 %,
12:00ça se regarde au fond.
12:01Parce qu'il n'y a plus
12:02de sujet de devise,
12:03parce que c'est vrai
12:04que parfois le problème
12:04d'aller prêter en yens
12:05ou en dollars,
12:06c'est l'effet change.
12:07Là, aujourd'hui,
12:08vous trouvez du rendement
12:08dans votre monnaie.
12:10Exactement.
12:10Quand on avait effectivement
12:11des taux européens
12:13qui étaient extrêmement bas,
12:14donc modulants
12:15effectivement l'effet devise,
12:16on se disait
12:19là, non seulement
12:20on a une forme de stabilité
12:21de la devise,
12:22ça c'est important
12:22de le rappeler,
12:23le marché d'échange
12:23qui a été très problématique
12:25en 2025,
12:26il est beaucoup moins en 2026,
12:27on a quelque part
12:28une forme de stabilité
12:29qui se dessine
12:30notamment sur la parité
12:31euro-dollar,
12:31mais j'aimerais souligner
12:32effectivement qu'aujourd'hui
12:33il y a un véritable arbitrage
12:34aussi au sein même des États.
12:36A-t-on intérêt effectivement
12:37à aller prêter,
12:38enfin du moins envoyer
12:39ce flux d'épargne
12:42aux États-Unis ?
12:43Ne doit-on pas finalement
12:44quelque part
12:45financer
12:46nos propres déficits ?
12:47La question se pose
12:48et je pense qu'aujourd'hui
12:49les épargnants français
12:50notamment regardent
12:52de manière assez
12:53entre guillemets
12:54avec beaucoup d'intérêt
12:54tout simplement
12:55les taux de rémunération
12:56qui sont apportés
12:57par les aides françaises.
12:58Donc aujourd'hui
12:59véritablement la concurrence
13:00elle est vraiment partout
13:01et cette remontée
13:02des taux d'intérêt
13:02finalement
13:03quelque part est bénéfique
13:04pour la fluidité
13:06des...
13:06Est-ce que ça ne change pas
13:07la donne quand même
13:07à Brookshed One
13:08là ce matin
13:08le 10 ans japonais
13:09est à 2,93
13:10c'est une première
13:11depuis 1993
13:12c'est pas un peu la fin
13:14mais c'est quand même
13:14un sacré coup
13:15sur le fameux
13:16carry trade
13:17comment vont faire
13:18demain les États-Unis
13:19pour financer leur dette
13:20alors certes
13:21ils ont trouvé en partie
13:22la solution
13:22ils se financent à taux court
13:23donc oui
13:24ils remettent toujours
13:25à demain le sujet
13:27mais comment aujourd'hui
13:28lever massivement
13:28des capitaux
13:29quand on ne peut pas
13:29compter comme avant
13:30sur les japonais
13:31ou peut-être moins
13:32également sur les européens
13:34en fait il y a plusieurs
13:35façons de faire
13:35vous l'avez mentionné
13:36on se refinance
13:37non seulement sur la partie courte
13:39sur du très court terme
13:40donc quand on regarde
13:40le taux moyen finalement
13:42de la dette américaine
13:43on est plutôt autour
13:45de 3,5, 3,9%
13:46donc rien à voir avec
13:47évidemment une maturité
13:49de 10, 30 ans
13:50donc c'est pour ça
13:51que l'adjudication finalement
13:52à 30 ans
13:53ne se passe pas très bien
13:54parce que finalement
13:54la demande
13:55pour ces papiers
13:57à très long terme
13:58est structurellement
13:59pas très forte
14:00non plus aux États-Unis
14:00ils émettent vraiment
14:01sur du court
14:02et l'autre point par ailleurs
14:03c'est que
14:03ce que peut faire
14:04l'administration américaine
14:05notamment le trésor américain
14:07c'est contraindre
14:08davantage finalement
14:09les banques américaines
14:10à détenir davantage
14:11finalement de taux
14:12donc d'obligations
14:14et donc in fine
14:15ce serait un moyen
14:16en tout cas
14:17de s'extirper
14:20de cette dépendance internationale
14:21et finalement
14:22de réduire
14:23quelque part
14:24le financement
14:25de la dette américaine
14:27vis-à-vis effectivement
14:27des investisseurs étrangers
14:29donc au fond
14:30contraindre finalement
14:31les banques américaines
14:32à pouvoir
14:32à refinancer le trésor
14:34serait aussi une manière
14:35par voie effectivement
14:36législative
14:37de réussir finalement
14:39à ce tour de force
14:40à refinancer
14:41ces tombeaux de déficit
14:43dont vous parliez
14:43justement à l'instant
14:458h58
14:45il nous reste une poignée
14:46de secondes
14:47Florian Elpo
14:47comment voyez la situation
14:49par rapport à ce qu'on vient
14:50de se dire
14:51avec Mabroch et Toine
14:52depuis l'ombard
14:53au DIM
14:55alors deux points
14:56très rapides
14:56le premier point
14:57c'est de se dire
14:57que oui
14:58mais il y a également
14:59une troisième solution
15:00en plus de ce que Mabroch
15:01vient de mentionner
15:01qui est la croissance
15:02la croissance aux Etats-Unis
15:03elle est très forte aujourd'hui
15:04et nominale
15:06premier élément
15:06et ça ça va aider aussi
15:07mécaniquement à rembourser
15:08la dette
15:09ça crée du revenu
15:09premier élément
15:10et puis après
15:11en termes d'investissement
15:12qu'est-ce qu'on fait
15:12dans cet environnement-là
15:13quand on est face
15:14à une phase d'accélération
15:15du cycle
15:16on élargit
15:17l'exposition
15:18aux actifs cycliques
15:19tant en taille
15:20qu'en type
15:21d'actifs cycliques
15:22qu'on détient
15:22aujourd'hui
15:23on aime beaucoup
15:23les émergents
15:24en plus des actions mondiales
15:26on aime les petites capitalisations
15:28en plus des grandes capitalisations
15:29on pense que
15:30ce phénomène-là
15:31pourrait donner
15:31en fait de l'ampleur
15:32au montant actuel du marché
15:33et puis il est au plus élevé
15:34pour les dix prochaines années
15:35encore une fois
15:36c'est du rendement
15:37attendu futur
15:38pour les investisseurs
15:39on peut difficilement
15:40se plaindre
15:42Nabrouk Chetouane
15:42en termes d'allocations
15:43vous partagez ?
15:44on partage effectivement
15:45l'élargissement du spectre
15:46effectivement
15:46vers les valeurs
15:48qui vont accompagner
15:49ce cycle
15:51qui se renforce
15:52fait entièrement partie
15:53de notre allocation
15:54on a
15:54je le disais encore une fois
15:56la semaine dernière
15:56renforcé notre exposition
15:58sur les actions européennes
15:59sur les marchés américains
16:00par ailleurs
16:00qui était déjà
16:01on était déjà en surexposition
16:02mais là
16:03pour accompagner finalement
16:04ce momentum de earnings
16:05que vous citiez au départ
16:06de cette émission
16:07qui s'achève
16:08mais qui est encore très puissant
16:09qui est très fort
16:10on n'avait pas vu
16:11effectivement
16:11une telle progression
16:13des earnings
16:13depuis 2021
16:14réouverture de l'économie américaine
16:15où là on est le rebond
16:16fantastique finalement
16:17de cette croissance bénéficiaire
16:19donc surpondération de l'Europe
16:21surpondération des Etats-Unis
16:22et surpondération de l'Europe
16:23et surpondération également
16:24des actifs émergents
16:25donc globalement
16:26je paraphrase
16:27ce que dit mon ami Florian
16:28mais on est là aussi
16:30sur l'idée
16:31d'accompagner finalement
16:32ce momentum
16:33qui est positif
16:34et aujourd'hui
16:35les marchés
16:35quand on regarde
16:36même cette pression
16:37émanant finalement
16:37de la sphère obligataire
16:38disent
16:39on est encore finalement
16:40dans ce moment microéconomique
16:42les entreprises publient
16:43des résultats qui sont
16:44extrêmement bons
16:45on doit accompagner ce marché
16:46il y a un coup d'opportunité
16:47à ne pas être exposé
16:48sur le marché d'action
16:48d'après nous
16:49Merci beaucoup à tous les deux
16:50de nous raccompagner ce matin
16:51Mabrouk Chetouane en plateau
16:52responsable de la stratégie
16:53globale de marché
16:54chez Natix 6 IM
16:55et Florian Yelpo
16:56à distance
16:57en charge de la macroéconomie
16:58chez Lombard-Rodier IM
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