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00:00Bonsoir et merci d'être avec nous sur CNews et sur Europe 1, vous êtes le secrétaire national unité pour
00:05la zone sud.
00:06Ce qui nous intéresse aussi c'est la prise en charge de ces mineurs non accompagnés parce qu'on le
00:12voit,
00:12il y a des chiffres quand même qui sont importants d'arriver chaque année de mineurs non accompagnés,
00:17avec forcément des complexités pour vous, les forces de l'ordre, puisqu'ils savent pertinemment qu'il faut qu'ils
00:23disent qu'ils sont mineurs,
00:24qu'il faut s'opposer aux tests osseux et donc en fait c'est un casse-tête infini pour vous
00:28et pour les autorités.
00:30Oui bonsoir, c'est vraiment très très compliqué pour nous bien évidemment et vous avez aussi les jeunes majeurs qui
00:36se disent mineurs
00:37et là aussi les procédures sont les mêmes, elles sont très très longues, c'est vraiment quelque chose qui nous
00:43plombe au quotidien
00:44dans le cadre de notre travail pour d'abord déterminer s'ils sont mineurs et puis une fois qu'on
00:47a déterminé qu'ils sont mineurs,
00:49une fois qu'on les a interpellés dans des situations d'infraction, on sait qu'on va les retrouver régulièrement
00:55puisque la prise en charge, eh bien la justice va les diriger vers les aides sociales à l'enfance,
01:02mais ça ne va rien changer, on va se retrouver confrontés aux mêmes difficultés.
01:07Je rappellerai qu'au-delà du discours syndical que je tiens sur cette difficulté qui est de plus en plus
01:13lourde,
01:14en 2022 il y a une circulaire du ministère de la Justice qui demandait justement, sans solution, on est bien
01:19d'accord,
01:20qui demandait justement qu'il y ait une meilleure coordination entre le travail de la police, de la justice et
01:24de l'aide à l'enfance,
01:25ce qui démontre bien et ce qui atteste bien les chiffres que vous donnez sur ce plateau, des chiffres inquiétants
01:31et réels.
01:32Mais c'est une, je vous dis bien, c'est une difficulté, toutes les grandes villes de France sont concernées,
01:36sont touchées par les mineurs non accompagnés avec des faits de délinquance qui sont réguliers et répétitifs, en tout cas
01:44sur les métropoles.
01:45– Et ce qu'on sait aussi malheureusement Bruno Bartocetti, c'est qu'on a des associations ou même des
01:51ONG ou les réseaux de passeurs malheureusement
01:53qui utilisent entre guillemets cette faille, c'est-à-dire que comme vous le disiez, parfois vous êtes face à
01:58des individus,
01:59vous voyez bien à l'allure, au physique qu'a priori ils n'ont pas très en problème, ils ont
02:04appris en fait comment contourner notre droit,
02:06et effectivement vous pouvez les interpeller 10, 15 fois, en fait il ne se passera strictement rien.
02:12– Ah mais complètement, ils sont pris en charge et aidés dans ce sens, ils sont éduqués entre guillemets par
02:19certains membres d'associations
02:20pour pouvoir justement contourner, enfin ils n'ont pas de mal finalement contourner les textes et les lois,
02:26parce que dès la première interpellation ils savent qu'ils vont être remis en liberté,
02:30ils savent que de toute façon ils vont pouvoir continuer de manière libre leur fait de délinquance,
02:36et comme vous le soulignez très très justement, pourquoi des jeunes majeurs,
02:41évidemment ça ne peut pas durer très longtemps, mais pourquoi des jeunes majeurs,
02:43et bien s'ils veulent s'identifier comme mineurs, c'est parce qu'ils savent justement qu'en France
02:48on ne peut pas appliquer une loi qui n'existe pas les concernant pour pouvoir les reconduire à la frontière,
02:54il n'y a pas d'OQTF, ou dans des cas très très particuliers il n'y a pas d
02:58'OQTF pour les mineurs,
02:59donc de jeunes majeurs aussi s'identifient comme des mineurs pour pouvoir évoluer justement sur le territoire sans être embêtés.
03:05– Avec, on le disait également, il y a cette problématique,
03:09puisque un certain nombre de mineurs non accompagnés ont été envoyés un petit peu partout en France,
03:15dans des départements ou dans des villes, qui n'ont aucun moyen en fait de les accueillir,
03:19et malheureusement aucune perspective à leur offrir,
03:21avec parfois un accueil qui se fait très mal,
03:24une cohabitation qui se fait très mal avec les populations locales,
03:27et j'imagine que ça sur le terrain c'est aussi ce que vous avez pu constater.
03:30– Oui, alors après ce greffe à ce niveau,
03:34justement des bras de fer entre certaines villes et certaines villes moyennes.
03:39Je m'explique, une grande ville qui ne veut pas garder les mineurs sur sa circonscription,
03:47bien, peut trouver des solutions avec le président de la métropole ou de l'agglo,
03:53pour que ce soit une autre ville qui soit fléchée, pour pouvoir les prendre en charge,
03:58mais forcément au détriment de la population et des citoyens de ces villes
04:02qui sont fléchées, ciblées, pour accueillir ces jeunes mineurs.
04:06– Merci beaucoup Bruno Bartoschetti pour toutes ces précisions.
04:09Il y a quelque chose de très paradoxal, Bernard Kwanadad,
04:12parce qu'on explique que comme ils sont considérés comme mineurs,
04:15afin de ne pas leur faire prendre de risques,
04:17on doit les garder sur notre territoire.
04:19Ce sont ces mêmes mineurs à qui on ne propose aucun avenir,
04:22et c'est ce que disait Bruno Bartoschetti,
04:24la réalité elle n'est quand même pas très reluisante.
04:26On est sur des grandes métropoles avec des élus,
04:29et ce n'est pas forcément à eux que je jette la pierre,
04:30qui se disent « moi je ne peux pas les prendre,
04:32est-ce que tu peux les prendre en échange ? »
04:34Pardon, mais on ne peut pas nous dire que c'est l'intérêt supérieur de l'enfant
04:36de traiter ces mineurs n'accompagnés comme c'est fait aujourd'hui.
04:39– Non, mais ça a été très bien dit.
04:41Il y a un régime dérogatoire d'accueil des étrangers et donc des immigrés,
04:46il faut le dire, quand on est mineur, avec des délais beaucoup plus longs
04:49et un accompagnement associatif avec, ça a été dit, l'ASE,
04:54l'aide sociale à l'enfance, qui est sous la tutelle des départements,
04:58pour pouvoir faire en sorte de déterminer s'ils sont mineurs ou pas
05:02et comment on peut les orienter à travers des formations,
05:05des centres d'aide, etc.
05:07Donc c'est aujourd'hui un vrai enjeu d'inclusion
05:10et aussi de paix sociale dans un certain nombre de villes,
05:14surtout, vous l'avez dit, dans les grandes métropoles.
05:16Malheureusement, ça ne marche pas parce qu'il y a toujours beaucoup plus de mineurs
05:19dont on ne sait pas si c'est des mineurs,
05:21puisque essayer de savoir s'il a 21 ans ou 18 ou 17,
05:26c'est extrêmement difficile.
05:28– Alors, les gars, il est plutôt, autour de la guette et les riques notamment,
05:30vraiment, ils avaient plutôt un physique de 40 nerfs.
05:32– Oui, et puis en ce moment, regardez,
05:34entre la porte de la Chapelle et Stalingrad, sous le métro aérien,
05:37vous verrez que nous sommes face à une urgence sanitaire,
05:41je le dis à Paris, il faut aussi se rendre compte du danger.
05:43Parce que ces mineurs sont aujourd'hui manipulés par des mafias,
05:49ils sont aussi utilisés par des associations, on l'a vécu tout à l'heure,
05:54et puis à terme, ils n'ont pas d'autre choix que d'entrer dans des clans,
06:00dans un communautarisme, et donc aller vers soit une délinquance,
06:04voire un retour vers d'autres pays.
06:07C'est souvent un échec, et il faut rendre quand même, je le dis Elodie,
06:11parce que je l'ai vécu, hommage à certaines associations qui ne sont pas dans la manipulation,
06:16et qui essaient elles aussi de séparer le bon grain de l'ivraie,
06:19mais ça reste aujourd'hui un échec, cette situation d'accueil,
06:23pour beaucoup de ces jeunes, qui viennent de l'autre bout du monde.
06:28Parce que forcément, échec Joachim Leflocimade,
06:31parce qu'à partir du moment où on n'a pas les moyens de les accueillir,
06:34parfois tout simplement de leur faire apprendre notre langue,
06:37et donc de s'intégrer ces mineurs,
06:39en fait ils sont récupérés par des réseaux,
06:41par des réseaux de trafiquants de drogue,
06:43notamment parce qu'une fois de plus, ce que l'État ne sait pas faire,
06:46la criminalité, c'est parfaitement en profiter,
06:48et récupérer un peu finalement, toutes les failles qu'on n'arrive pas à combler.
06:52– Oui, mais on revient toujours au fait que l'enfer est pavé de bonnes attentions,
06:56et que l'immigration, ce n'est pas seulement Erasmus,
06:58c'est aussi des réussites, mais c'est aussi parfois des drames humains pour tout le monde,
07:03pour des malheureux qui imaginent monts et merveilles,
07:06et qui finissent très déçus à la fin,
07:08pour les peuples qui ne veulent pas ce sans-frontierisme,
07:12ce multiculturalisme de fait, et à qui le politique, les juges, leur impose.
07:16Maintenant, ce qui me frappe aussi, pour revenir au sujet de Ceuta,
07:19c'est qu'on voit bien qu'il y a une augmentation vertigineuse du nombre de MNA en Espagne,
07:23mais si on regarde les statistiques de près,
07:25on voit que le nombre de MNA a moins augmenté en Espagne sous 8 ans de Pedro Sanchez,
07:31qu'en France, sous 10 ans d'Emmanuel Macron,
07:34plus 370% de MNA en 10 ans,
07:37avec un coût estimé par les départements de France, à 2 milliards par an.
07:41Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a un dévoiement du dispositif
07:44qui permet toujours plus de recommandes familiales,
07:47toujours plus d'octroi de titre de séjour,
07:49et toujours plus de naturalisation.
07:50Donc si on veut répondre à cette crise, il y a trois priorités.
07:53C'est d'abord, je le disais tout à l'heure,
07:55mais s'inspirer de certaines pratiques en vigueur en Europe,
07:58chez nos voisins, qui bien souvent gèrent beaucoup mieux le phénomène que nous.
08:02Ensuite, c'est le rétablissement de contrôle aux frontières.
08:06Et enfin, c'est la révision de la Constitution,
08:09et non pas la dénonciation de Schengen,
08:11mais le fait qu'on essaye d'aller vers une double frontière,
08:14et qu'on revienne à l'esprit originel de Schengen,
08:17qui était la libre circulation des Européens
08:20et des contrôles pour les extra-européens.
08:22Il y a un très large consensus démocratique sur le sujet.
08:25Maintenant, il faut bien voir que le juge de paix,
08:27ce sera à l'élection présidentielle,
08:28et que d'ici là, aucune transformation structurelle n'adviendra.
08:32Ça, je pense que tout le monde en a conscience désormais.
08:34Ce qui n'est pas arrivé depuis 10 ans,
08:35effectivement, ne devrait pas arriver dans les mois à venir.
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