00:00Et du coup, comment vous accueillez cette décision de justice ?
00:04Avec beaucoup d'incompréhension et de colère,
00:08parce que c'est vrai d'être mis au tribunal par la préfecture
00:11alors qu'on répond à une demande et à un besoin des habitants,
00:15aujourd'hui ça nous pose de véritables questions,
00:18parce qu'on accompagne l'État, on accompagne la préfecture,
00:22et finalement se faire amener au tribunal aussi rapidement,
00:26parfois comme des bandits,
00:27et bien on se sent un peu seul au pied de nos communes.
00:32Monsieur le maire, ça montre aussi cette suspension de votre arrêté municipal,
00:37que vous n'avez pas réussi manifestement à démontrer,
00:40que cette mesure de couvre-feu était nécessaire
00:43pour maintenir l'ordre public sur votre commune.
00:45Donc qu'est-ce qu'il y avait dans ces remontées ?
00:47Est-ce que vous aviez des incivilités vraiment caractérisées
00:51concernant précisément les mineurs,
00:53ou est-ce que c'était juste du déclaratif ?
00:56Non, ce n'était pas du déclaratif,
00:58parce qu'on avait quand même, je vous l'ai dit,
01:00188 interventions.
01:02On l'a chiffré auprès de la préfecture.
01:05On a fait des interventions aussi sur des RICS 80
01:08depuis le début de l'année.
01:09On l'avait ciblé dans le quartier de Fonsala,
01:12sur la place Île-de-France, la place de Bourgogne,
01:14sur le centre-ville avec la place de la Liberté et l'Hôtel-Jeu.
01:17Donc en plus, ces arrêtés, on ne les a pas généralisés.
01:20On voulait vraiment, et on a traité une problématique
01:22pendant 15 jours où le calme était revenu.
01:25Donc on a quand même argumenté et on a mis des chiffres.
01:29Si pour certains, 188 interventions, ce n'est rien.
01:32Si 30 interventions en 10 jours, ce n'est rien.
01:35Pour nous, c'est beaucoup et surtout pour les riverains.
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