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00:11Générique
00:16Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Média TV. Voici les principaux titres de votre soir info.
00:23Sa Majesté le Roi Mohamed VI a déclaré dans une lettre adressée au président américain que la Donald Trump Highway,
00:30voie expresse reliant Tiznit à Dahla, illustre la profondeur des relations entre Rabat et Washington lors des deux mandats présidentiels
00:38de Donald Trump.
00:42Aux Etats-Unis, des milliers de personnes ont reçu l'ordre de quitter leur domicile à Spokane, dans l'état
00:48de Washington, en cause un feu de forêt s'approchant de la ville. Le gouverneur local a d'ailleurs déclaré
00:54l'état d'urgence.
00:56Générique
00:58Faire tomber le record du monde de natation en eau libre pour affronter la mer pendant plusieurs jours, c'est
01:04l'objectif du Marocain Hicham Zahir, qui prépare depuis Dakar une tentative qui pourrait redéfinir les limites de l'endurance
01:11humaine.
01:13Générique
01:17A l'aide de l'actualité ce dimanche, dans une lettre en date du 2 juillet, Sa Majesté le Roi
01:22Mohamed VI a informé le président américain Donald Trump de sa décision de baptiser la voie expresse reliant Tiznit à
01:29Dahla du nom du président des Etats-Unis, Donald G. Trump Highway.
01:33Dans cette lettre, le souverain souligne que bien que les relations entre les deux pays ont de tout temps été
01:39ancrées dans une amitié étroite, elles n'ont jamais été aussi vigoureuses et fructueuses que durant les deux mandats présidentiels
01:45de Donald Trump,
01:47ajoutant que la reconnaissance historique du président américain en 2020 de la souveraineté du Maroc sur son Sahara restera à
01:54jamais gravée dans la mémoire des Marocains de génération en génération.
02:01Au Maroc, une vague de chaleur et un temps chaud sont attendus jusqu'à mardi dans plusieurs provinces du Royaume,
02:07selon un bulletin d'alerte météorologique de niveau de vigilance orange.
02:11Des températures oscillant entre 45 et 47 degrés sont attendues dans les provinces de Ouad-Daheb, As-Sazeg, As-Smara,
02:19Tata, Terudent, Zagora, Rashidia, Aoussard et Bouchdour.
02:23Le même phénomène, avec des températures entre 42 et 45 degrés, est prévu dans les provinces de Marrakech, Ibn Millal,
02:30Fqayh Ibn Salah et Qla'at-Sraghna.
02:32Des températures aussi entre 42 et 45 degrés toucheront également ce dimanche et lundi les provinces d'Agadir, Iddawtanen, Rahmna,
02:43Yusufia, Khnefra, Tawrir, Tchoribga, Stat, Gersif, Taza
02:47et sur l'intérieur des provinces de Laïoun, Tarfaya, Guilmim et Tantan.
02:52Avec des températures oscillant entre 39 et 42 degrés, la vague de chaleur est attendue ce dimanche et lundi dans
02:58les provinces de Sédibnur,
03:00Stuka, Eytbaha, Inzgan, Eytmloul, Sédifni, Tiznin, Sohera, Drioush, Nador, Ujdangad et enfin Safi.
03:11Dans l'actualité internationale en France, l'incendie qui touche le Var n'a toujours pas évolué ce dimanche
03:17et la majorité des mesures d'évacuation ont été levées.
03:20C'est ce qu'a annoncé le préfet du département.
03:22Les pompiers poursuivent d'ailleurs le travail des points chauds et le traitement des lisières.
03:28Cet incendie frappe un territoire où quelques 2500 personnes ont dû être évacuées.
03:33Près de 1500 pompiers restent d'ailleurs déployés sur le secteur, appuyés de moyens aériens
03:38afin de contenir l'évolution du feu par des verrous et éviter que l'incendie ne s'approche du cœur
03:44des plusieurs communes du Var.
03:47Je vous propose d'ailleurs d'écouter quelques réactions.
03:51Donc en fait, voir tout ça brûler, finalement, c'est un pan de notre histoire personnelle et commun aussi
03:56qui est en train de partir en fumée.
03:59Donc on s'est un peu obligé d'essayer d'apporter de l'aide du mieux qu'on peut.
04:02En espérant qu'on ne freine pas non plus les secours qui sont sur place.
04:06Mais bon, je pense qu'il y a eu une bonne organisation qui s'est mise en place.
04:09Mais disons que c'est vraiment une mobilisation commune pour une mémoire qui est commune,
04:12c'est-à-dire cette forêt et ces hectares de forêt qui brûlent actuellement.
04:15C'est une catastrophe écologique pour nous.
04:17C'est quelque chose qui nous fait souffrir.
04:20Toute notre forêt brûle et il va falloir après la reconstruire.
04:23Mais pour l'instant, on est dans le combat.
04:24Pour l'instant, on est dans le combat avec les agriculteurs, les chasseurs, tous ensemble.
04:28On est là pour aider les pompiers, pour convaincre, pour vaincre ce feu qui est terrible.
04:35L'avenir, écoutez, on est toujours optimiste.
04:38Malgré qu'on passe une année terrible en termes d'incendie, on s'est toujours relevé.
04:42On connaît les feux sur l'arc méditerranéen depuis des années.
04:46On sait comment ça se passe.
04:47Et ça va se reconstruire doucement.
04:50Je vous le disais en titre, aux Etats-Unis, l'Etat de Washington est frappé par une vague d'incendies,
04:55douze au total, qui brûlent des dizaines de milliers d'hectares à travers toute la région.
04:59L'état d'urgence a d'ailleurs été décrété par le gouverneur après que des milliers d'habitants aient dû
05:03fuir leur logement.
05:05On voit ça en détail avec Dunia Dimo.
05:10Un épais nuage de fumée et des dizaines d'hectares brûlés.
05:14Aux Etats-Unis, dans l'Etat de Washington, à Spokane, douze grands feux se sont déclarés à des endroits différents,
05:20brûlant plus de 80 000 hectares en quelques heures seulement.
05:33Notre état fait face à une situation très grave.
05:35Avec plusieurs incendies simultanés, notre cœur va à tous les habitants qui ont perdu leur maison et qui ont dû
05:40être évacués.
05:41Je disais au maire Brown qu'on m'a envoyé des vidéos d'habitation montrant des maisons et des maisons
05:45brûlées.
05:46C'est une situation déchirante.
05:55L'Etat de Washington est touché par la sécheresse pour la quatrième année consécutive
05:59et une végétation sèche est un parfait combustible pour les flammes.
06:03Plusieurs milliers de personnes ont dû être évacuées et le niveau d'alerte le plus élevé a été déclaré par
06:08le gouverneur.
06:15J'ai décidé plutôt dans la journée de déclarer l'état d'urgence dans tout l'Etat,
06:19mais j'ai aussi décrété l'interdiction de faire des feux parce que la situation est très grave
06:23et nous nous attendons à ce qu'elle le reste, plus spécifiquement ce week-end,
06:26avec des vents très violents et des températures très hautes.
06:34L'année 2026 est tristement historique.
06:36Vagues de chaleur, sécheresse, incendies et inondations.
06:40Partout dans le monde, des événements climatiques extrêmes se produisent.
06:43En cause, le réchauffement climatique alimenté par le phénomène climatique El Niño.
06:48Les méga-feux en sont l'un des symptômes les plus ravageurs.
06:55En Italie, la canicule continue de bouleverser le quotidien.
07:00À Rome, par exemple, où les températures frôlent les 40 degrés,
07:03habitants et touristes attendent la tombée de la nuit pour profiter d'un peu de fraîcheur
07:07devant parfois un écran de cinéma.
07:09Vous allez le voir dans ce reportage signé Tifa Usaid.
07:14Dans la capitale italienne, la chaleur s'installe dès les premières heures de la journée.
07:18Pour se rafraîchir, certains multiplient les pauses près des fontaines.
07:22Bouteilles d'eau, éventail, chacun tente de supporter les températures qui devraient atteindre 39 degrés.
07:28Le ministère italien de la Santé a placé une dizaine de villes en alerte rouge face à cette nouvelle vague
07:33de chaleur.
07:33Une fois le soleil couché, la vie reprend peu à peu et les cinémas en plein air retrouvent leur public.
07:38Installés face au Colisée ou avec la basilique Saint-Pierre en arrière-plan,
07:42ils offrent une parenthèse appréciée malgré une chaleur qui persiste jusque dans la nuit.
07:48Ces cinémas en plein air rendent le cinéma accessible à un public qui, l'été, n'irait peut-être pas
07:53dans une salle.
07:54Et puis nous sommes en plein air, c'est merveilleux.
07:59Plus de 50 sites de projections sont proposés cet été dans la capitale.
08:03Au programme, films récents, grands classiques et certaines projections sont même gratuites.
08:09Une sortie estivale qui séduit aussi bien les Romains que les touristes.
08:15Le principal avantage, c'est cette légère brise qui rend les soirées beaucoup plus agréables.
08:23Face aux fortes chaleurs, les Romains ont retrouvé une nouvelle façon de profiter de leur soirée.
08:28Le 7ème art en plein air.
08:32En Chine, le bilan de la crue soudaine qui a frappé il y a une semaine un site touristique du
08:36nord-ouest du pays
08:37passe de 10 à 25 morts.
08:40La crue qui a fait aussi 23 blessés a ravagé le 26 juillet dernier la zone touristique de Shuang Ximen,
08:46un site très prisé des promeneurs et des campeurs en été, à environ 1200 km au sud-ouest de Pékin.
08:53En plus du bilan, l'agence officielle Chine Nouvelle a rapporté que la Commission nationale chinoise de prévention des catastrophes
09:00a annoncé vouloir superviser l'enquête sur cette catastrophe.
09:08En direction à présent le Moyen-Orient, où 8 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza
09:12dans la nuit de samedi à dimanche, dans une nouvelle frappe israélienne.
09:16Samedi aussi, des frappes israéliennes ont fait 7 morts dans la bande de Gaza,
09:19selon la Défense civile et des établissements de santé.
09:23La Défense civile fait état d'ailleurs de plusieurs frappes menées samedi à Gazaville,
09:27à Deir al-Balah et dans la région de Khan Younes.
09:31Quelques heures plus tard, une autre attaque a visé un entrepôt de stockage de fournitures médicales
09:35de l'hôpital Al-Aqsa, provoquant d'importants dégâts.
09:39L'armée israélienne a affirmé avoir visé un bâtiment qui servait de cachette aux terroristes du Hamas
09:44qui stockaient leurs armes, assurant avoir pris des mesures préalables pour avertir les habitants.
09:51Toujours à l'international, les Nations Unies font part de leur inquiétude face à la poursuite des démolitions
09:57menées par Israël dans le sud du Liban, malgré un cessez-le-feu convenu.
10:01Cette déclaration survient après de fortes explosions provoquées dans la nuit de jeudi à vendredi par Israël
10:07près de la forteresse de Beaufort, classée sur la liste du patrimoine mondial, en péril de l'UNESCO.
10:13Israël a indiqué que son armée avait utilisé quelques 700 tonnes d'explosifs
10:18afin de détruire celles qu'elle qualifient de tunnels terroristes dans la région,
10:21agissant à la suite d'une violation du cessez-le-feu par le Hezbollah pro-iranien.
10:26Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une escalade extrêmement dangereuse
10:30ainsi qu'une menace directe pour la mise en œuvre de l'accord cadre conclu en juin dernier en vue
10:36d'une paix durable.
10:40Et dans la guerre au Moyen-Orient opposant l'Iran aux Etats-Unis,
10:44le président américain Donald Trump a annoncé samedi soir que les Etats-Unis et Israël
10:47allaient suspendre toute attaque contre l'Iran à la demande de Téhéran et d'autres pays du Moyen-Orient
10:52en raison du fait que les grandes lignes d'un accord ont été convenues.
10:56Cet accord inclurait l'ouverture immédiate, complète et totale du détroit d'Hormuz
11:01ainsi que la fin de la menace nucléaire iranienne.
11:04C'est ce qu'a écrit le chef de l'exécutif américain sur son réseau social.
11:08Le président américain dit avoir accepté dans l'intérêt de l'avenir du monde
11:12et aussi pour la survie d'un Iran prospère et florissant
11:15d'annuler l'attaque à condition de parvenir rapidement à un accord.
11:20Donald Trump a également ajouté qu'Israël se joignait à cet engagement.
11:27Retour sur le continent et direction le nord-est de la Centrafrique
11:30où des centaines de personnes déplacées ont fui les combats avec le strict nécessaire
11:34et vivent désormais dans des conditions précaires dans l'attente d'une aide humanitaire.
11:39On voit cela en détail avec Tifa Ousaid.
11:43Une hâte, des casseroles et quelques vêtements,
11:46c'est tout ce que ces familles ont réussi à emporter en fouillant les combats près d'Amdafok.
11:50Une attaque menée par un groupe armé contre les forces armées centrafricaines
11:54a contraint des centaines d'habitants à quitter leur village dans la précipitation.
11:58A Birao, ils ont trouvé la sécurité mais aussi une vie faite de précarité.
12:02Elle vit aujourd'hui sous des abris de fortune,
12:05les enfants tombent malades, la nourriture se fait rare
12:07et chaque pluie complique un peu plus leur quotidien.
12:11Les rebelles sont arrivés en tirant dans tous les sens des maisons brûlées
12:14et nous avons compris que si nous restions, nous risquions de mourir.
12:19Le site se trouve à quelques centaines de mètres d'un camp
12:22qui accueille déjà près de 22 000 réfugiés soudanais.
12:24L'arrivée de ces nouveaux déplacés accentue la pression sur les infrastructures déjà fragiles.
12:29Les besoins sont immenses, des abris, de la nourriture, des médicaments,
12:33mais aussi des installations sanitaires.
12:35On a des personnes déplacées internes qui doivent être aidées de façon basique en termes d'abris,
12:43en termes de nourriture, en termes de médicaments.
12:46Mais ce qui est le plus important, c'est d'avoir le calme,
12:49d'avoir une situation plus paisible où il n'y a plus de risques sur la population civile.
12:55Les organisations humanitaires redoutent une dégradation rapide des conditions sanitaires s'il est tard d'arriver.
13:01Une évaluation préliminaire a été annoncée en vue de l'ouverture d'une enquête sur les circonstances de l'attaque.
13:06Sur le terrain, les autorités ont renforcé le dispositif de sécurité autour de Birao avec l'appui de la MINUSCA.
13:12Mais pour les familles déplacées, la priorité reste la même.
13:16Recevoir de l'aide, soigner les plus fragiles et pouvoir un jour retrouver leur foyer.
13:21Au Mali, l'armée a annoncé avoir neutralisé plusieurs terroristes lors d'opérations menées
13:26dans les régions de Bandiagara, Kwakuro et Gourmaraus.
13:31Dans le centre et le nord du pays, l'état-major général des armées précise que les opérations ont permis
13:37également
13:37de détruire des points de rassemblement des terroristes, de véhicules armés et diverses munitions, dont des obus.
13:43Les opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire se poursuivent sur l'ensemble du territoire national
13:49et ce dans le cadre de l'opération Dugu Kolokoro, selon l'état-major.
13:57En Côte d'Ivoire, comme partout en Afrique, le traitement des déchets cache une vraie richesse
14:02au Salon international de la salubrité et de l'environnement.
14:06Plusieurs entrepreneurs démontrent que l'économie circulaire n'est plus un simple concept, mais une réalité.
14:12Elle crée de la valeur et contribue à la protection de l'environnement.
14:16C'est un reportage de Zeyneb et Arnoldo.
14:20Rien ne se perd, tout se transforme.
14:22C'est le pari relevé par plusieurs participants à la deuxième édition du Salon international de la salubrité et de
14:29l'environnement.
14:30Dans les différents stands, l'innovation est au rendez-vous.
14:34Au fil des allées, les idées ne manquent pas.
14:37Des bouchons de bouteilles en plastique sont recyclés pour être transformés en sacs,
14:42accessoires de mode et autres objets du quotidien.
14:45Nous transformons les déchets de façon plus rapide.
14:48En les transformant en sacs, en accessoires de mode, en tableaux d'art comme vous pouvez le voir derrière,
14:55en différents types d'œufs d'art.
14:56Nous faisons aussi des ateliers avec les tout-petits pour montrer que les déchets ont de la valeur
15:01et à nous de pouvoir les transformer et profiter de cette richesse-là.
15:05Un peu plus loin, la toile de jute utilisée, dont la filière cacao connaît elle aussi, une seconde vie.
15:12Elle est transformée en cartable, chaussures et de nombreux autres produits entièrement fabriqués en Côte d'Ivoire.
15:19Nous avons pour rôle de valoriser le zéro déchet et de réduire l'empreinte carbone avec nos produits made in
15:25Côte d'Ivoire.
15:26Parce que où on voit la toile de jute, on pense directement au cacao.
15:31Autant d'initiatives qui apportent des réponses concrètes aux défis du changement climatique.
15:37Nous avons vu que la Côte d'Ivoire a déjà entamé une démarche pour s'occuper de tout ce qui
15:43est eau et salubrité.
15:45Et nous voulons voir en toute humilité si on peut accompagner avec nos technologies
15:50des solutions pour la gestion des eaux et de tous types d'épluents et donc avec nos grands volumes de
15:56bassins.
15:57Au regard des textes de l'État, toute activité, tout projet doit faire l'objet d'une évaluation environnementale
16:03pour voir les impacts que ce projet peut avoir sur l'environnement.
16:07Donc nous incitons les entreprises à voir dans les évaluations environnementales une opportunité de croissance
16:12et non une réduction de leur portefeuille ou tout ça, mais une opportunité de croissance.
16:17Au-delà des innovations présentées, le Salon international de la salubrité et de l'environnement
16:23entend surtout sensibiliser le public à l'importance d'adopter des gestes simples pour préserver le cadre de vie.
16:31J'appelle toute la population à prendre l'environnement comme une affaire personnelle
16:37parce que l'environnement c'est tout le monde, c'est le seul bien que nous avons en copropriété,
16:42que nous devons préserver et c'est par nos comportements.
16:45À travers ces initiatives, le Salon international de la salubrité et de l'environnement
16:50rappelle que chaque déchet peut devenir une ressource
16:53et que la préservation de l'environnement commence par des gestes du quotidien.
16:58Faire tomber le record du monde de natation en eau libre pour affronter la mer pendant plusieurs jours sans s
17:04'arrêter,
17:04c'est l'objectif du Marocain Hichem Zahir.
17:06Passionné de sport extrême, il prépare depuis Dakar une tentative
17:10qui pourrait redéfinir les limites de l'endurance humaine.
17:13Son portrait signe Régis Moukila et Moussandir.
17:18Il a dompté la manche et repoussé les limites de l'endurance humaine.
17:22À 49 ans, Hichem Zahir est le premier africain à avoir terminé l'enduromane,
17:28l'une des épreuves d'endurance les plus exigeantes au monde.
17:32À Dakar, il s'apprête à relever un nouveau défi hors nomme.
17:39En octobre 2026, il va tenter de battre le record du monde
17:43de la plus longue distance parcourue en natation en eau libre.
17:47Le record actuel est de 142 kilomètres.
17:50Il est détenu par le maltais Nein Egus depuis septembre 2024.
17:56Hichem vise 145 kilomètres, une distance équivalente
18:01à 36 allers-retours entre Dakar et l'île de Gorée.
18:04C'est un record qui se fait sans assistance.
18:08Ça veut dire que quand on est alimenté, on s'alimente
18:11mais sans toucher le bateau.
18:15Donc on n'a pas le droit de toucher la coque du bateau.
18:17L'alimentation se fait sur toutes les 45 minutes environ.
18:21Pour préparer cette épreuve exceptionnelle,
18:24considérée comme l'une des plus difficiles au monde,
18:27Hichem enchaîne les séances de musculation.
18:30L'objectif est de renforcer son corps et d'améliorer sa résistance.
18:34Il faut beaucoup d'entraînement pour tout ce qui est dorsaux et d'eldoïdes
18:39parce que c'est vraiment les muscles qui sont sollicités
18:41dans la pratique de la natation
18:43et qui lui permettent vraiment de pouvoir tenir sur ces longues distances-là.
18:47Passer trois jours et trois nuits en mer
18:49exige une préparation physique et mentale hors du commun.
18:52Son programme d'entraînement est rigoureusement planifié et chronométré.
18:57Au-delà de l'effort physique,
18:58le passionné des sports extrêmes travaille chaque jour sa concentration
19:01et sa capacité à repousser ses limites.
19:05Le dépassement de soi, c'est d'aller vraiment au-delà,
19:08de faire en sorte de travailler sur le mental,
19:11on travaille sur le mental, on travaille sur le physique,
19:13on travaille sur les émotions.
19:14Dans cette aventure hors du commun,
19:17Hichem peut également compter sur le soutien indéfectible de ses proches.
19:21Je prends tout le temps de ses nouvelles,
19:23je l'appelle en échange, il me dit ce qu'il fait
19:25et moi j'essaie de lui donner des conseils.
19:29Au-delà de l'exploit sportif,
19:31Hichem veut hisser le drapeau du Maroc au sommet de cette discipline
19:35en inscrivant son nom au palmarès mondial de la nage en eau libre.
19:39Je serais extrêmement fier de porter fièrement les couleurs du pays
19:47et prouver qu'aussi bien un Marocain qu'un Français qu'un Sénégalais,
19:53on peut se dépasser.
19:55Si cette tentative réussit,
19:57elle pourrait marquer l'histoire de la natation en eau libre
20:00et rappeler qu'au-delà des records,
20:02la plus grande victoire reste celle qui donne du sens à l'effort.
20:07Place à présent à notre entretien avec l'invité de la rédaction.
20:20Le Maroc connaît un nouvel épisode de chaleur exceptionnelle.
20:23Vous l'avez remarqué, la Direction générale de la météorologie
20:26a placé d'ailleurs plusieurs provinces en vigilance orange
20:29avec des températures pouvant atteindre 47 degrés entre dimanche et mardi.
20:33Des provinces du sud aux régions de l'intérieur du pays,
20:36ces épisodes deviennent de plus en plus fréquents et plus intenses.
20:40Au-delà de l'inconfort, ces fortes chaleurs
20:42posent de véritables défis sanitaires, économiques et environnementaux
20:45entre les risques pour les personnes fragiles,
20:48la pression sur les ressources en eau,
20:49la consommation record d'électricité
20:51ou encore l'impact sur l'agriculture et les conditions de travail.
20:55Alors cette vague de chaleur est-elle un phénomène ponctuel
20:57ou le signe d'un changement durable du climat marocain ?
21:01Et comment s'adapter à ces épisodes extrêmes
21:03qui semblent désormais s'installer ?
21:05Eh bien pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir
21:08Saïd Chakri, expert en environnement,
21:10président de l'Observatoire pour la protection de l'environnement
21:13et des monuments historiques de Tangier
21:15et enfin expert et conseiller en environnement et changement climatique.
21:19Saïd Chakri, bonsoir et merci d'être avec nous.
21:23Oui, bonsoir.
21:24Alors pour commencer, est-ce que cette vague de chaleur est exceptionnelle
21:28ou est-ce qu'elle s'inscrit dans une tendance de fond ?
21:32Alors je pense qu'on doit arrêter de dire que c'est exceptionnel
21:35parce que ça fait des années que maintenant on connaît
21:38que la réalité climatique, elle est installée.
21:42Donc on doit accepter que nous vivons un changement climatique.
21:46Nous vivons dans un autre contexte climatique.
21:49Donc on doit se préparer.
21:51Et cette vague de chaleur ou ces feux de forêt
21:54ou tout ce qui est catastrophe extrême
21:58n'est que le fruit d'un nouveau climat
22:02qui s'installe au niveau de la planète.
22:05Ce n'est pas seulement au niveau du Maroc ou de la Méditerranée.
22:09Vous l'avez vu dans les infos que le monde entier
22:12est exposé à ce changement climatique.
22:16Est-ce que vous pouvez nous expliquer, Sahil Chakri,
22:19pourquoi certaines régions dans le Royaume
22:21dépassent-elles désormais régulièrement les 45 degrés ?
22:26Alors bien sûr, il n'y a pas seulement la question du changement climatique.
22:30Il y a d'autres facteurs qui entrent en jeu dans cette question,
22:34surtout de l'élevation de la température.
22:36Il faut savoir que cette chaleur ou cette élévation de la température
22:42a plusieurs causes, notamment en question du changement climatique,
22:45mais aussi la position géographique, la présence de certains obstacles,
22:49la présence aussi de certains climats.
22:52Par exemple, au niveau du Sud, on sait qu'il est proche surtout du climat saharien,
22:56avec, si vous voulez, les vents, surtout les vents chauds
22:59qui viennent de tout ce qui est régions subsahariennes.
23:04Donc cette position géographique aussi a un rôle très important
23:08dans cette élévation. C'est normal, puisqu'on se rapproche de la mer,
23:12plus le vent devient plus frais, devient plus humide.
23:17Et c'est pourquoi certaines zones sont plus chaudes qu'aux d'autres.
23:21Alors on l'imagine bien, mais est-ce qu'on peut établir un lien direct
23:25entre ces épisodes de chaleur et le changement climatique ?
23:30Alors pour vous dire sincèrement, ce n'est pas seulement la seule cause.
23:35Bien sûr, le changement climatique avec tout ce que nous vivons,
23:39parce que même cette chaleur, cette vague de chaleur
23:43qui s'est installée au niveau du Maroc et dans beaucoup de pays,
23:47se caractérise bien sûr par son intensité, par sa durée,
23:52par son extension géographique.
23:54Mais surtout, il faut savoir que ce n'est pas uniquement la chaleur
23:57qui est dangereuse, c'est aussi la question de l'absence
24:02de la récupération la nuit. Et ça, ce qui fait que cette chaleur
24:06devient plus lourde, aura un impact surtout de la santé.
24:10Et bien sûr, les changements climatiques, tout ce qu'on peut dire,
24:15c'est que ça fait des années qu'on n'arrête pas de dire
24:17que les changements climatiques s'installent.
24:20Il faut avoir au moins des politiques de prévention,
24:23il faut avoir une politique un peu anticipée
24:27à ces questions de changement climatique.
24:28Les causes, bien sûr, elles sont connues.
24:34Ce qu'on peut dire, c'est que la fréquence, la longueur
24:38et l'intensité ne font pas l'exception,
24:41ça fait que nous sommes dans une réalité climatique.
24:44Est-ce que selon vous, le Maroc est particulièrement plus vulnérable
24:48au réchauffement climatique par rapport à d'autres pays ?
24:52Ce n'est pas seulement le Maroc, c'est toute la zone méditerranéenne.
24:55On sait que la zone méditerranéenne, vu son exposition,
25:00vu sa position géographique, il est considéré par les scientifiques
25:03comme un hot spot climatique.
25:06Donc, avec même le climat méditerranéen, on connaît que ça fait des années
25:11que ces vagues de chaleur s'accentuent, que cette pression surtout
25:16sur certaines ressources naturelles s'accentue,
25:19qu'il y a vraiment un changement.
25:21Ceux qui suivent de près connaissent, et je sais que ceci n'est pas du fait du hasard,
25:28ceci était dû à des années, des années d'accumulation
25:31de ces mouvements climatiques, de ces changements climatiques.
25:36En plus, le Maroc, sa position géographique,
25:39le met dans une situation un peu critique par rapport aux autres pays méditerranéens.
25:43N'oubliez pas que le Maroc, il est à côté surtout de la pression d'assort,
25:49il est à côté aussi de tout ce qui est climat saharien.
25:54Donc, tout ça fait que le Maroc vit un peu un climat particulier
25:57par rapport aux autres pays.
25:59Parlons à présent de l'impact que cela pourrait avoir sur la santé.
26:03Quels sont justement les principaux risques pour la santé ?
26:06Est-ce que c'est la déshydratation, les coups de chaleur,
26:08la fragilité des personnes âgées ou des enfants,
26:10ou des travailleurs en extérieur, ou les maladies chroniques ?
26:15Alors, tout ça, c'est bon, parce que c'est vraiment,
26:18tout ça, ce sont les conséquences de cette élévation de température,
26:22c'est aussi chaleur, cette vague de chaleur, bien sûr,
26:26plus ces personnes, surtout les personnes âgées,
26:30comme vous l'avez dit, les nourrissants, les femmes enceintes,
26:34toutes, si vous voulez, tous ces publics un peu ciblés
26:37par ces questions climatiques, sont déjà, doivent se mettre,
26:42si vous voulez, en dehors, ou ils doivent prévenir de ces conditions.
26:46Et bien sûr, la santé, on doit considérer que, effectivement,
26:50si vous voulez, cette question de chaleur,
26:52cette question de variation de vagues,
26:55c'est un risque de santé publique.
26:59Donc, on doit prendre toutes les, si vous voulez, les précautions
27:02pour éviter de ne pas, surtout pour certaines personnes,
27:06ne pas avoir des impacts et des effets directs sur leur santé.
27:10Alors, on vient d'aborder les risques, parlons prévention.
27:13Quels gestes, justement, permettent réellement de limiter ces risques ?
27:18– Alors, il y a des gestes individuels,
27:21mais il y a aussi des gestes de l'État, des gestes publics.
27:25Bien sûr, les gestes individuels, c'est surtout d'éviter
27:28de s'exposer un peu à cette chaleur, limiter un peu,
27:33essayer de boire, essayer d'éviter, si vous voulez,
27:36d'être impacté par cette valeur.
27:38Mais aussi, il faut que le pays, que le gouvernement
27:43met à la disposition de ce public cible,
27:47si vous voulez, certaines conditions
27:49pour ne pas avoir cet impact.
27:51Je pense que maintenant, la question d'adaptation
27:54est une question fondamentale.
27:55C'est une priorité au niveau du Maroc.
27:57Et malheureusement, on tarde, plus on tarde
28:00à mettre en place, si vous voulez, des mécanismes d'adaptation,
28:03plus on paye plus cher, si vous voulez, les conséquences.
28:07C'est pourquoi aujourd'hui, la politique surtout
28:09d'adaptation au niveau du Maroc, je vous donne
28:12un exemple concret.
28:13Si on regarde surtout les villes,
28:15et les villes parfois qui sont très peublées,
28:19l'espace vert, les arbres, ils font défaut
28:23dans ces espaces-là, dans ces villes-là.
28:26Donc automatiquement, la température va augmenter.
28:30Si on regarde un peu comment se fait l'urbanisation,
28:33surtout certaines places.
28:34Moi, à chaque fois, je regarde certaines places
28:36qui sont bétonnées, qui sont avec des carnages,
28:39comme ça.
28:40Donc ça risque aussi d'être des points chauds
28:42dans certaines villes.
28:43Donc on doit s'adapter à ces conditions.
28:45On doit prévenir, mais aussi on doit anticiper.
28:48Justement, Saïch, vous parlez d'adaptation.
28:51Et ça me mène à cette question,
28:52que faudrait-il donc améliorer ?
28:54Est-ce que c'est l'urbanisme,
28:56la végétalisation des villes,
28:58les systèmes d'alerte,
28:59la protection des travailleurs
29:01ou encore la gestion de l'eau ?
29:03Il faut compter sur adaptation à court terme,
29:07adaptation à moyen terme
29:08et adaptation à long terme.
29:10Vous l'avez bien dit,
29:11donc tout ce qui est information,
29:13c'est très important pour s'adapter.
29:15Tout ce qui est, par exemple,
29:16comme vous l'avez dit ici,
29:18ce sont des programmes de vigilance,
29:20d'alerte, de précaution.
29:23Donc c'est très important de sensibilisation,
29:25de mobilisation un peu
29:26de certains, si vous voulez, citoyens
29:28pour ne pas s'exposer
29:29à ces conditions climatiques.
29:31Mais aussi à moyen terme,
29:33je pense que actuellement
29:35la meilleure façon de s'adapter,
29:36c'est d'aller vers les plantes,
29:38vers tout ce qui est espace vert,
29:40tout ce qui est arbre.
29:41Parce que ça, si vous voulez,
29:42c'est le plus efficace.
29:44Vous savez qu'un espace avec un espace vert,
29:48il absorbe plus de la chaleur
29:51qu'un espace qui est nu,
29:53qui est exposé directement au soleil.
29:55Donc il faut travailler sur cette question,
29:58aussi la question des habitats,
30:00la question de l'urbanisme.
30:01Il faut maintenant penser
30:03qu'on ne peut plus vivre comme avant.
30:06On ne peut plus vivre dans des bâtiments,
30:09des maisons comme avant.
30:11Les conditions ont changé,
30:12donc on doit aussi changer notre mode de vie,
30:15notre mode de construire aussi.
30:16Malheureusement, on pense toujours
30:19à tout ce qui est coût
30:20et parfois on oublie le coût
30:22que le climat peut avoir comme impact.
30:25Vous l'avez vu sur la santé,
30:27ici aussi sur le mode de vie
30:28et sur le rendement.
30:29On n'oublie pas que aussi
30:30sur le rendement du travail,
30:32le rendement de déplacement des gens
30:35sont affectés par ces questions climatiques.
30:37Il faut donc justement commencer à s'adapter
30:40avec ces hausses des températures
30:41et justement à cause de ces hausses de température,
30:44l'économie est également touchée.
30:46Quels sont, d'après vous,
30:48les secteurs les plus exposés ?
30:50Tous les secteurs sont exposés,
30:53sans exception.
30:54On est n'importe quel secteur.
30:56Le secteur de tourisme,
30:57il est exposé à 100%.
30:59Le secteur de l'agriculture,
31:00il est exposé à 100%.
31:03Parce que lorsqu'on parle de rendement,
31:05donc automatiquement,
31:06l'économie, il est exposé.
31:08Parce que les secteurs, bien sûr,
31:10qui font que le développement
31:11de ces secteurs,
31:13c'est le travail.
31:14plus qu'il y a des conditions climatiques
31:17qui ne nécessitent pas un travail
31:19à l'aise,
31:20un rendement très important,
31:22donc ils sont plus que ces secteurs,
31:25ils ont besoin des ressources naturelles,
31:26notamment l'eau.
31:28Et bien sûr,
31:28tout ce qui est eau maintenant,
31:30il va faire défaut.
31:31Et vous avez vu
31:32que ces vagues de chaleur
31:33accentuent surtout les pressions
31:35sur les ressources hédriques,
31:36accélèrent le stress hédrique.
31:38Et l'hédrique ou l'eau,
31:40c'est la base de toute l'économie
31:42et de tous les secteurs.
31:43Alors, vous parlez justement de l'eau.
31:45Est-ce qu'on peut s'attendre,
31:46Saïd Chakri,
31:47à des tensions
31:48sur l'approvisionnement
31:49en eau
31:50ou encore en électricité
31:51au Maroc ?
31:53Alors, heureusement
31:54qu'au Maroc,
31:55on a déjà prévenu
31:56avec, si vous voulez,
31:58tout ce qui est politique
31:59de sa majesté,
31:59certaines conditions
32:00qu'on vit actuellement.
32:01Je me rappelle bien
32:02que sa majesté,
32:03lors d'un discours,
32:04il a bien rappelé
32:05que changements climatiques,
32:06ils sont devenus structurels.
32:08Donc, il ne faut pas dire
32:09qu'il ne va plus voir
32:11cette année,
32:11on oublie tout ce qui est projet,
32:13tout ce qui est engagement
32:14du pays sur les questions
32:15de changement climatique.
32:16Heureusement que le Maroc
32:17a pris des initiatives
32:21préventives,
32:21si vous voulez,
32:22anticipées.
32:23Mais malgré tout ça,
32:25il reste encore
32:26beaucoup de choses à faire,
32:27surtout sur la question
32:29de la sensibilisation.
32:30Lorsque je parle sensibilisation,
32:32je ne parle pas seulement
32:32sensibilisation citoyen,
32:34je parle sensibilisation
32:35des décideurs.
32:36parce que tout se passe
32:37dans les politiques,
32:39tout se passe dans les lois,
32:40tout se passe dans
32:41tout ce qui est économie.
32:42Donc, on doit aussi avoir
32:43une mentalité nouvelle
32:45pour accompagner ce changement.
32:47Tant qu'on reste
32:48avec un comportement,
32:50avec un esprit ancien,
32:52mais les conditions ont changé,
32:53on aura toujours des erreurs.
32:55Donc, pour éviter ces erreurs,
32:57il faut que notre politique
32:58va avec ses conditions climatiques
33:00et la condition climatique,
33:01c'est une priorité.
33:03Malheureusement,
33:03je vous dis clairement,
33:04on n'a même pas une loi
33:07sur le climat,
33:07malgré ce qu'on vit
33:08comme climat.
33:09Donc, c'est le...
33:11Justement, vous parlez
33:12d'initiative,
33:13de sensibilisation.
33:14Est-ce que le Royaume du Maroc
33:16dispose aujourd'hui
33:17d'une véritable stratégie
33:18d'adaptation aux canicules ?
33:22C'est oui et c'est non.
33:25C'est oui comme document.
33:26On a un plan stratégique
33:27d'adaptation
33:28qui est censé se mettre
33:30dans toutes les régions.
33:31Mais malheureusement,
33:32on a tout simplement un texte.
33:34Mais sur les faits,
33:35sur les actions concrètes,
33:37vous regardez par exemple
33:38tout ce qui est
33:39collectivité territoriale,
33:40tout ce qui est secteur privé,
33:42sont encore loin
33:43de penser à ces plans stratégiques
33:45et à ces plans d'adaptation.
33:47C'est pourquoi,
33:48maintenant,
33:48on est dans l'esprit
33:50d'avoir, si vous voulez,
33:51une politique qui remonte
33:53et non pas une politique
33:54qui descend.
33:55Malheureusement,
33:55on reste toujours
33:56avec une politique descendante.
33:58On met toujours des textes,
33:59mais pour l'application,
34:00c'est toujours
34:01un problème d'application.
34:02C'est pourquoi
34:03il faut aller
34:04dans l'esprit participatif,
34:06aller dans l'esprit
34:07de concertation
34:08avec tout le monde.
34:08Il y a des experts,
34:10il y a des citoyens,
34:11il y a des personnes
34:12qui sont concernées
34:13par les sujets.
34:14Il faut les consulter
34:15avant de mettre
34:15une politique
34:16ou une stratégie.
34:17Alors,
34:18avant de conclure,
34:19Sahet Chakri,
34:19est-ce que vous pensez
34:20que ces épisodes
34:21de chaleur extrême
34:21vont devenir la norme
34:23au Maroc
34:24dans les prochaines années ?
34:26Ils sont déjà la norme
34:28parce que ça fait des années.
34:30Il n'y a plus qu'à s'adapter alors.
34:31Oui,
34:32ça fait plus que 20 ans
34:33que je passe à la télé,
34:35je passe surtout
34:35pour mettre,
34:36si vous voulez,
34:37ces questions,
34:38mais malheureusement,
34:39chaque année,
34:40il est devenu plus chaud
34:41que l'année précédente.
34:42Mais on ne se rend pas compte.
34:43On dit toujours
34:44c'est l'exception,
34:45mais ce n'est pas l'exception.
34:46C'est la réalité
34:46qui s'installe.
34:47On est dans plein changement.
34:49Ce n'est pas changement climatique.
34:50On est dans un nouveau climat.
34:53Lorsqu'on parle
34:53changement climatique,
34:54on pense qu'on va passer
34:55d'un autre climat.
34:56Mais on est dans un nouveau climat.
34:58Donc,
34:59il faut accepter
34:59qu'on est dans un nouveau climat.
35:01Il faut mettre
35:02à la disposition
35:03de ce nouveau climat
35:04toutes les infrastructures.
35:05Peut-être même
35:06si vous regardez
35:07les pays développés
35:08comme l'Europe et tout ça,
35:09ils ont des infrastructures
35:10qui sont dépassées.
35:11Mais maintenant,
35:12on continue à mettre
35:13toujours les mêmes erreurs.
35:15Si vous regardez maintenant
35:16l'infrastructure
35:17des routes,
35:17des pans,
35:18de toutes les infrastructures,
35:20on met toujours à côté
35:21tout ce qui est adaptation.
35:23Par exemple,
35:23je peux donner
35:24un exemple concret.
35:26Combien nous plantons
35:27d'arbres au Maroc
35:28par année ?
35:29C'est inconcevable.
35:32Donc,
35:33c'est,
35:33si vous voulez,
35:34l'occasion de dire
35:35qu'il faut aller
35:35à l'action
35:36et arrêter de dire
35:37que c'est l'exception.
35:38Mais c'est une réalité
35:39qui s'installe.
35:40Il faut mettre
35:41toutes les politiques
35:42nécessaires
35:43pour aller
35:44dans cette nouvelle
35:45réalité climatique.
35:46Et la première des choses,
35:47il faut avoir
35:48une loi climat
35:50qui met en ordre
35:51tous ces dysfonctionnements
35:53que nous vivons actuellement.
35:55Eh bien,
35:56le message est passé.
35:56Merci infiniment,
35:58Saïd Chakri,
35:58pour votre analyse
35:59sur ce sujet très important
36:00et d'avoir répondu
36:01à toutes nos questions.
36:02Je rappelle que vous êtes
36:03expert en environnement,
36:04président de l'Observatoire
36:05pour la protection
36:06d'environnement
36:06et des monuments historiques,
36:08de Tangier,
36:08mais aussi expert
36:09et conseiller
36:10en environnement
36:11et changement climatique.
36:12Merci infiniment.
36:13Merci à vous.
36:17Il est l'heure à présent
36:18de faire le tour
36:18de l'actualité économique
36:19nationale et internationale
36:21et c'est avec Rachid Farhan.
36:29À la une de ce journal,
36:31les exportations agroalimentaires
36:33marocaines franchissent
36:34un nouveau record,
36:35un programme de 248 milliards
36:37de dirhams
36:38pour moderniser
36:39les infrastructures
36:39de l'eau
36:40et de l'électricité.
36:41La Côte d'Ivoire
36:42relève les prix
36:43de carburant,
36:44le Bénin invicie
36:45dans la restauration
36:46des terres agricoles.
36:47Les grandes banques
36:48européennes profitent
36:49de la volatilité
36:50des marchés
36:51et enfin un ralentissement
36:53de l'inflation en Italie.
36:54Le secteur agroalimentaire
36:56marocain confirme
36:57son rôle de moteur
36:58des exportations.
36:59En 2025,
37:00les exportations
37:01de produits agroalimentaires
37:03ont atteint
37:03un niveau historique
37:04de 86,2 milliards de dirhams,
37:08soit une progression
37:08de 38% par rapport
37:10à 2020.
37:11Avec près de 18%
37:13des exportations nationales,
37:14le secteur devient
37:15la troisième source
37:16de devise du royaume.
37:18En volume,
37:19les exportations
37:19ont atteint
37:204,7 millions de tonnes
37:22en hausse de 9%
37:23sur 5 ans.
37:24Cette dynamique
37:25intervient malgré
37:26le recul
37:26des exportations
37:27d'agrumes,
37:28pénalisés
37:29par les conditions
37:29climatiques
37:30avec une baisse
37:31de 12%
37:32au cours
37:32de la campagne
37:332025-2026.
37:35Le Maroc accélère
37:36également
37:36ses investissements
37:38dans les infrastructures
37:39stratégiques.
37:39Le programme
37:41d'équipement
37:41de l'eau
37:41et de l'électricité
37:43pour la période
37:432026-2030
37:45mobilisera
37:46248 milliards
37:47de dirhams.
37:48L'objectif
37:48est de renforcer
37:49la sécurité
37:50éderique
37:51et énergétique
37:52du royaume,
37:53d'améliorer
37:53les réseaux
37:54de distribution,
37:55de développer
37:56les capacités
37:56de production
37:57d'eau potable
37:58et de poursuivre
37:59les investissements
38:00dans les infrastructures
38:01électriques
38:02afin de répondre
38:03à une demande
38:04en constante progression.
38:06Ce vaste chantier
38:06accompagne
38:07les ambitions
38:08de développement
38:08économique du pays
38:09et sa transition
38:10énergétique.
38:12En Côte d'Ivoire,
38:13les prix des carburants
38:14repartent à la hausse.
38:15Depuis le 1er août,
38:16le litre de gasoil
38:17est vendu
38:18à 725 francs CFA,
38:20soit une augmentation
38:21de 15 francs CFA.
38:23Le litre d'essence
38:24Super Sans Plan
38:25passe quant à lui
38:26à 905 francs CFA
38:28en hausse
38:29de 25 francs.
38:30Ces nouveaux tarifs
38:32sont fixés
38:32par la période
38:33allant du 1er
38:34au 31 août
38:35dans un contexte
38:36marqué par l'évolution
38:37des cours internationaux
38:39du pétrole.
38:40Toujours sur le continent
38:42africain,
38:42le Bénin lance
38:43un projet
38:44de 20,76 millions
38:45de dollars
38:46destinés à restaurer
38:47les terres agricoles
38:48dégradées.
38:49Le programme prévoit
38:50des actions
38:51de reboisement,
38:52d'amélioration
38:53des sols
38:53et de renforcement
38:54de la résilience
38:55des exploitations
38:56agricoles
38:57face au changement
38:58climatique.
38:59L'objectif est
38:59de préserver
39:00les ressources naturelles
39:01tout en renforçant
39:02la productivité
39:03agricole
39:04et la sécurité
39:05alimentaire
39:06du pays.
39:06En Europe,
39:07les grandes banques
39:08profitent pleinement
39:09de la forte activité
39:10sur les marchés
39:11financiers.
39:12Portés par la volatilité
39:13des marchés
39:14et la hausse
39:15des volumes
39:15de transactions,
39:16plusieurs établissements
39:17ont enregistré
39:18des revenus supérieurs
39:19aux attentes
39:20dans leurs activités
39:21de marché.
39:22Les performances
39:23du trading
39:23compensent en partie
39:25le ralentissement
39:25observé
39:26dans d'autres métiers
39:27bancaires.
39:28Enfin,
39:29en Italie,
39:29l'inflation
39:30poursuit
39:30son léger
39:31ralentissement.
39:32En juillet,
39:33elle s'est établie
39:33à 2,8%
39:35sur un an
39:35contre 2,9%
39:37en juin
39:38selon les premières
39:39estimations officielles.
39:40Une modération
39:41progressive
39:42de la hausse
39:42des prix
39:43même si l'inflation
39:44reste au-dessus
39:45de l'objectif fixé
39:46par la Banque centrale
39:47européenne.
39:48Les prochains mois
39:48seront déterminés
39:49pour confirmer
39:50cette tendance
39:51à l'apaisement.
39:52Et votre soir
39:54info se poursuit
39:55avec l'Invité Culture.
39:56Madame Khamdichy
39:57reçoit l'artiste
39:58plasticienne
39:58et architecte
39:59Fatem Zahra-Morjane.
40:10Mesdames et messieurs,
40:11bonjour
40:12et bienvenue
40:13dans l'Invité Culture.
40:14Aujourd'hui,
40:15je reçois
40:15une créatrice
40:17dont le pinceau
40:17dialogue en permanence
40:19avec le temps,
40:20la matière
40:20et l'espace
40:22de l'intensité
40:23minérale
40:23de l'Éthiopie
40:24à la Pologne.
40:25Mon invité,
40:27Fatem Zahra-Morjane,
40:29se dit aujourd'hui
40:30citoyenne du monde.
40:32Dans ses toiles,
40:33elle interroge
40:33la mémoire
40:34et la transmission
40:35tout en plaçant
40:36toujours l'humain
40:37et l'essentiel
40:38au centre de sa quête.
40:40C'était un plaisir
40:40de vous avoir avec moi
40:41aujourd'hui,
40:42Madame Morjane.
40:43Merci beaucoup.
40:43Merci d'avoir accepté
40:45cette invitation.
40:47On va essayer
40:47de vous découvrir
40:49d'abord
40:49en tant qu'artiste,
40:50revenir un petit peu
40:51sur votre parcours
40:52et comprendre
40:54quelle conception
40:55vous avez aujourd'hui
40:56du monde
40:57et quel regard
40:58vous portez
40:58sur le monde actuel.
41:00Alors,
41:00on va commencer
41:01par revenir
41:01un petit peu
41:02sur votre parcours.
41:03Est-ce que vous pouvez
41:03nous parler
41:05de vos premiers pas
41:06jusqu'à aujourd'hui ?
41:07En fait,
41:08à la base,
41:09je suis architecte
41:10de formation.
41:11j'ai travaillé
41:12plusieurs années
41:13en tant qu'architecte
41:14et puis j'ai décidé
41:16d'exposer
41:19la première fois,
41:20c'était à Varsovie,
41:22donc après plusieurs années
41:24de pratique personnelle.
41:27Et puis,
41:29je suis rentrée au Maroc
41:30en 2013
41:32pour démarrer
41:34une carrière
41:35au Maroc
41:36d'artiste plasticienne.
41:38En tout cas,
41:40vous avez un travail
41:41qui est aujourd'hui
41:42assez conceptuel.
41:43Vous essayez
41:44de garder une trace,
41:45de transmettre.
41:46Est-ce que ça vient
41:47de cette structure
41:49architecturale ?
41:49C'est cette première voie
41:50que vous avez suivie peut-être ?
41:52Certainement,
41:52c'est-à-dire
41:53qu'une fois qu'on architecte,
41:55on ne perd pas
41:55certains réflexes,
41:58notamment de gestion
41:59de l'espace,
42:00de vision
42:01dans l'espace
42:02tout à fait.
42:03Et en fait,
42:04oui,
42:05je pense qu'il reste
42:06des choses,
42:07même quand on
42:08se reconvertit.
42:09Vous avez en tout cas
42:10pas mal voyagé
42:11dans le monde.
42:12Est-ce que ça a nourri
42:13un petit peu
42:13votre imaginaire
42:15et votre créativité
42:17également ?
42:17En fait,
42:19les voyages,
42:20ça ouvre surtout
42:21l'esprit
42:23par rapport
42:23à tout ce que
42:25le cerveau humain
42:26peut concevoir.
42:28Il y a des choses,
42:29quand on reste immobile,
42:31on reste avec
42:32ce qu'on connaît
42:33et donc le fait
42:34de se déplacer,
42:35de voyager,
42:36nous permet
42:37d'élargir
42:38nos horizons
42:39et notamment
42:41conceptuels.
42:42Vous travaillez
42:43aujourd'hui
42:44sur les plantes.
42:45Est-ce que vous pouvez
42:45nous expliquer
42:46un petit peu ?
42:47Alors,
42:48en fait,
42:48je considère
42:49les plantes
42:49comme des témoins
42:50de ce qu'ont
42:52vécu les hommes.
42:54Ma plante préférée,
42:55par exemple,
42:55est la fougère.
42:57Elle existe
42:57depuis des centaines
42:59de millions d'années.
43:00Elle a assisté
43:01à tout ce que
43:02nous avons vécu
43:03en tant qu'humanité.
43:04et donc,
43:05les plantes,
43:06pour moi,
43:07gardent un peu
43:09ce qu'on a vécu.
43:12Donc,
43:12ce sont des archives
43:13vivantes
43:14de la civilisation.
43:16Alors,
43:16j'essaye,
43:18à travers
43:19ma pratique,
43:20j'essaye
43:21de garder,
43:22de fixer
43:23ce qu'elles
43:26ont traversé,
43:27en fait.
43:28et pour moi,
43:30ce sont des témoins,
43:31des archives
43:32et c'est comme
43:33une métaphore
43:34de ce qu'on a vécu
43:35nous-mêmes.
43:35Est-ce que c'est
43:36une manière aussi
43:37de les maintenir
43:37en vie
43:39plus longtemps,
43:40peut-être ?
43:41Oui,
43:42dans le sens,
43:42en tout cas,
43:43de l'idée
43:45qu'on se fait
43:45des plantes
43:47parce que,
43:47vous savez,
43:48il y a une petite expérience
43:49si vous entrez
43:50dans une pièce
43:51et que vous avez,
43:52par exemple,
43:53un animal
43:53et un humain
43:55et une plante
43:57dans un coin.
43:57Vous allez remarquer
43:59l'animal
44:00et l'humain
44:00mais vous n'allez
44:01pas voir la plante.
44:02Donc,
44:03les scientifiques
44:04appellent ça
44:05la cécité botanique,
44:06le fait de ne pas
44:07voir les plantes
44:08ou de les considérer
44:09comme un décor.
44:10Et ce que je fais,
44:12c'est que j'oblige
44:13un peu le visiteur,
44:15le regardeur
44:16à s'arrêter
44:17au moins une minute
44:18sur la plante
44:19et ça fait réfléchir
44:21sur le vivant
44:22en général.
44:23Donc,
44:23ça fait évoluer
44:26l'esprit
44:27vers plus d'acceptation
44:28de ce qui est vivant.
44:29Et qu'est-ce que ça représente
44:31pour vous,
44:31les plantes ?
44:32C'est une métaphore
44:36de nous.
44:37C'est simplement,
44:38c'est comme si chaque plante
44:40était un personnage
44:41qui représente
44:42un personnage humain.
44:44Vous voyez,
44:44il y a la fougère,
44:45il y a le bambou,
44:48il y a une plante
44:51d'ailleurs
44:51sur laquelle je travaille
44:53qui a disparu
44:54depuis très longtemps
44:55et qui revient souvent
44:56dans mes tableaux.
44:58D'accord.
44:59En tout cas,
44:59actuellement,
45:01vous participez
45:02à une exposition
45:03collective
45:03qui est en cours
45:04qui devrait se poursuivre
45:06jusqu'au 19 septembre,
45:08celle à la galerie
45:09Abla Ababou
45:10qui porte le nom
45:11de la galeriste
45:12en question.
45:15Est-ce que vous pouvez,
45:16est-ce que vous mettez
45:17en avant justement
45:18ce travail
45:19dans cette exposition ?
45:21Alors,
45:21le sujet de cette exposition,
45:23c'est ce que la fête sauve.
45:24Et en fait,
45:26c'est la fête
45:27comme étant
45:28un acte de résilience
45:31face à ce qui se passe
45:32dans le monde.
45:33La fête est quelque chose
45:34de profondément humain.
45:36Donc,
45:36je participe
45:37avec des cyanotypes.
45:40Alors,
45:41les cyanotypes,
45:42c'est une technique
45:45assez particulière
45:46qui est maintenant
45:47relativement connue
45:48qui consiste
45:49à mettre
45:50une plante
45:50sur un support
45:51sensibilisé
45:52et c'est le soleil
45:54qui marque
45:55l'empreinte
45:56de cette plante.
45:57C'est un peu comme
45:57une photo
45:58sans appareil photo.
46:00Et je participe
46:03justement
46:04chez Abla Ababou
46:06avec quelques cyanotypes.
46:08Il y a des cyanotypes
46:09bleus
46:09qui sont la trace
46:10réelle du soleil
46:12et d'autres
46:13dont je change
46:15la couleur.
46:16Je fais des virages
46:16vers le sombre,
46:18vers le noir.
46:20Donc,
46:21vous considérez
46:21un petit peu
46:21la plante
46:22comme un acte
46:23de résistance
46:24dans ce sens ?
46:25Oui,
46:26c'est-à-dire que
46:26en fait,
46:27je fixe la plante.
46:29J'ai une technique
46:30que j'appelle
46:31la taxidermie
46:32du paysage
46:33qui consiste
46:33à fixer la plante,
46:35à la maintenir
46:36comme si elle était
46:38un petit peu
46:40empaillée.
46:40Vous voyez ?
46:41Donc,
46:42je ne garde pas
46:44la plante
46:44puisque c'est le corps
46:45de la plante
46:45que je garde,
46:46mais simplement,
46:47c'est l'idée
46:48de cette plante.
46:49Cette idée
46:50reste éternelle
46:51comme une archive.
46:53Voilà.
46:53J'imagine que
46:54pour pouvoir travailler,
46:55utiliser ces pratiques,
46:57il faut quand même
46:57pas mal de documentation,
46:58de recherche,
46:59avoir une certaine
47:00connaissance.
47:01Oui,
47:03notamment en botanique.
47:04Je m'intéresse beaucoup
47:05à la botanique
47:06et c'est vrai
47:07que je,
47:08avant de travailler
47:11sur une plante,
47:12je me documente
47:13au maximum
47:13pour savoir
47:15à quoi elle correspond
47:16et où elle a existé,
47:19son histoire,
47:19etc.
47:20Vous exposez également
47:22à l'étranger
47:24en ce moment,
47:24à la fondation ?
47:25Oui,
47:26à la fondation Blacher
47:28à Beaunieu,
47:29c'est dans le sud
47:29de la France.
47:30C'est une exposition bleue ?
47:31Oui,
47:32c'est une exposition
47:33collective d'artistes
47:35africains
47:35sur le thème du bleu
47:37et donc je participe
47:38avec des cyanotypes.
47:41Et justement,
47:41en tant qu'artiste,
47:43quand vous travaillez,
47:44j'imagine que vous utilisez
47:45souvent,
47:45vous l'avez dit,
47:46la lumière,
47:46le soleil.
47:47Tout à fait.
47:48Est-ce que vous avez
47:49des couleurs
47:50qui sont souvent dominantes
47:51ou qu'on retrouve
47:54très souvent
47:55dans vos toiles,
47:56on va dire,
47:57ou dans vos œuvres ?
47:58En fait,
47:58je travaille beaucoup
47:59avec les couleurs
48:03un peu
48:03qui ne sont pas naturelles
48:05justement.
48:05C'est une façon
48:06de contrer
48:07l'idée
48:08un peu simple
48:10de la couleur
48:12de la plante.
48:12Je change les couleurs.
48:14Par exemple,
48:15quand je travaille
48:16la taxidermie du paysage,
48:18c'est souvent
48:18des tons
48:19de noir et blanc,
48:21de gris,
48:21de rouge,
48:23de jaune.
48:24Le rouge et le jaune
48:25étant les couleurs
48:26du danger
48:27dans la nature.
48:27Vous voyez,
48:28quand il y a
48:29une plante empoisonnée,
48:30en général,
48:31elle est rouge,
48:32c'est-à-dire
48:32pour prévenir
48:33les insectes
48:34qu'il ne faut pas
48:35y toucher.
48:36C'est bon à savoir.
48:37Merci,
48:37vous prévenez les humains
48:38également pour le coup.
48:39Voilà,
48:39par exemple,
48:40le jaune
48:41et le noir aussi.
48:42Vous avez
48:42les guêpes
48:43qui sont jaunes
48:44et noires,
48:44etc.
48:45Mais je travaille
48:47donc beaucoup
48:48avec la lumière
48:49et j'essaye
48:51de reconstituer
48:52toujours la lumière
48:53dans mes tableaux,
48:55notamment
48:55la taxidermie.
48:57Donc,
48:57la lumière
48:57vient toujours
48:58d'un côté
48:59et c'est souvent
49:03noir et blanc,
49:04bleu,
49:05parce que le cyanotype
49:07est bleu.
49:07Ce n'est pas un choix
49:08esthétique,
49:09mais c'est simplement
49:11la technique
49:12qui l'impose.
49:13D'accord.
49:13Et vous venez de revenir
49:15d'une résidence artistique
49:17en Belgique également.
49:18Oui,
49:19oui,
49:19tout à fait.
49:20Parlez-nous un petit peu
49:20de cette expérience.
49:22Alors,
49:22en fait,
49:23c'était une résidence artistique
49:24d'un mois
49:25à la fondation Picmol
49:27dans laquelle
49:28j'ai travaillé sur...
49:30En fait,
49:31j'ai fait une exposition
49:33qui s'appelle
49:33Sous les pavés.
49:34J'ai travaillé
49:35sur les plantes
49:36qui poussent
49:37sous les pavés
49:37de Bruxelles
49:39ou entre les pavés
49:40qui parfois font
49:41éclater les pavés,
49:42justement.
49:43Et en fait,
49:44ce sont des plantes
49:46sauvages
49:46qui sont comme une métaphore
49:49des graines
49:50de la colonisation.
49:53En fait,
49:53c'est ce qui reste,
49:54c'est ce qui n'est pas reconnu
49:56qui essaye de remonter
49:57à la surface.
49:58Donc,
49:58c'était le sujet
49:59de cette résidence
50:01à Bruxelles.
50:01Et puis,
50:02il nous reste encore
50:02quelques minutes,
50:04deux à trois minutes
50:04et j'aimerais
50:05qu'on se concentre
50:06sur les projets
50:06sur lesquels
50:07vous travaillez actuellement.
50:08Une exposition prochaine
50:11attendue
50:11à la Galerie Chartres.
50:14Oui.
50:14Alors,
50:15pour les projets
50:17qui arrivent,
50:18j'ai une exposition
50:18qui se tiendra
50:20la fin septembre
50:21à la Galerie Chartres.
50:24Ce sera
50:26dans la continuité
50:27de mes travaux
50:28actuels.
50:29Voilà.
50:30Et vous êtes
50:31cordialement invité
50:32au vernissage.
50:33En tout cas,
50:34un travail qui a commencé
50:35il y a deux ans.
50:36Oui,
50:36c'est un travail
50:37qui a commencé
50:38il y a deux ans
50:40et qui est une continuité.
50:42D'accord.
50:43Donc,
50:43en tout cas,
50:43on a hâte
50:44de découvrir tout ça.
50:45Merci.
50:45Vous nous avez mis
50:46l'eau à la bouche.
50:47Bon,
50:48c'est un espèce
50:48de petit teaser.
50:49On n'a pas encore
50:49d'idée sur la thématique
50:50ni la date exacte
50:51mais on sait que c'est
50:52fin septembre.
50:52Fin septembre.
50:53À la Galerie Chartres.
50:54À la Galerie Chartres.
50:55C'est déjà pas mal
50:56de précisions.
50:57Si on devait
51:00un petit peu
51:02revenir,
51:02pas en arrière
51:04mais conclure
51:04un petit peu
51:05ou
51:07si on devait
51:08définir
51:09un petit peu
51:10votre style
51:11en tant qu'artiste
51:12ou est-ce qu'on peut
51:13vous mettre
51:14dans une case
51:15tout simplement
51:15aujourd'hui ?
51:16En fait,
51:17je me considère
51:18comme artiste conceptuelle
51:20parce que je travaille
51:21sur différents médiums.
51:23En fait,
51:23je suis artiste peintre
51:26et je fais des scénotypes
51:27mais je conçois aussi
51:29des installations.
51:31Je fais aussi
51:34des sculptures.
51:35donc en fait,
51:36des photos,
51:37de la photographie.
51:39Donc,
51:40en fait,
51:41c'est plutôt
51:42l'artiste plasticienne
51:43conceptuelle
51:44qui reste.
51:45Et puis,
51:46cette utilisation
51:47de médiums,
51:48de plusieurs médiums
51:49fait que vous êtes aussi
51:50assez polyvalente finalement.
51:52Oui,
51:53je pense que
51:55ma formation d'architecte
51:56aussi le permet
51:57et je préfère aussi
51:59les installations
52:00parce qu'elles se déploient
52:02dans l'espace
52:03et donc ça me fait
52:06ramener
52:06à ma formation.
52:08Et puis,
52:09aussi,
52:09ça personnifie
52:10un petit peu
52:11l'œuvre en question.
52:12On sent vraiment
52:13sa présence
52:14comme vous le disiez
52:14tout à l'heure
52:15quand vous parliez
52:16des plantes
52:16qui échappent au regard.
52:19Ces installations
52:20finalement,
52:20elles sont là
52:21et on les voit.
52:22Oui,
52:22elles occupent l'espace
52:24et surtout
52:25quand elles sont
52:26monumentales,
52:27c'est encore plus intéressant.
52:29Merci à vous,
52:29Fatem Zahra Amrjani.
52:31C'était un plaisir
52:31de vous avoir
52:32comme invité aujourd'hui.
52:33Merci de m'avoir reçu.
52:34De découvrir un petit peu
52:35votre art.
52:35On a hâte
52:36de voir un petit peu
52:37vos œuvres,
52:38celles qui sont liées
52:39aux plantes en tout cas.
52:41Merci.
52:42Merci à vous.
52:42C'est la fin de l'Invité Culture
52:43pour aujourd'hui.
52:44Très bonne journée.
52:50Et c'est aussi
52:51la fin de ce journal.
52:51Merci à vous de nous suivre.
52:53L'information revient
52:54dans un instant
52:54sur Média en TV.
52:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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