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00:16Mesdames, Messieurs, bonjour. Merci de vous informer sur Média TV.
00:19Voici les principaux titres de votre Média Info.
00:23Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Rachid Khalfi, a indiqué que les informations recueillies et analysées
00:29au sujet des événements survenus à septembre, l'Iliya, montrent qu'ils ne sont pas le résultat de circonstances ponctuelles,
00:35mais bien de facteurs multiples et imbriqués. Nous en parlerons en détail dans un instant.
00:41Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré ce lundi qu'il n'y a pas de négociation en cours
00:46avec les Etats-Unis,
00:48alors que Donald Trump assure le contraire. Le président américain affirme que des pourparlers reprendraient dans l'après-midi.
00:56Et enfin, nous nous rendrons dans un hôpital en France où une unité à l'écoute des enfants maltraités a
01:01été créée.
01:02Installée au sud de Paris, elle prend en charge depuis novembre 2024 des mineurs victimes de violences physiques, sexuelles et
01:09psychologiques.
01:14A l'année de l'actualité ce lundi, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Rachid Khalfi, a indiqué
01:20que les informations recueillies et analysées
01:22au sujet des événements survenus à septembre, l'Iliya, montrent qu'ils ne sont pas le résultat de circonstances ponctuelles,
01:29mais bien de facteurs multiples et imbriqués. Parmi eux, l'exploitation malveillante des réseaux numériques,
01:34la diffusion de fausses informations ainsi que l'implication de réseaux de traite d'êtres humains.
01:44Et concernant le bilan humain, Rachid Khalfi fait état d'un décès accidentel suite à une chute depuis une zone
01:50rocheuse
01:50ainsi que de dix décès par noyade. Toujours concernant les décès survenus à septembre,
01:55le porte-parole du ministère de l'Intérieur indique que la coordination avec les autorités espagnoles
02:00se poursuit afin de vérifier les informations disponibles. On l'écoute.
02:06À l'heure actuelle, le bilan fait état d'un décès accidentel consécutif à une chute depuis une zone rocheuse
02:13située à proximité de la ville de Septa ainsi que de dix décès dus à des noyades.
02:18Cette réalité montre que la courte distance séparant les deux rives inférieures à 70 mètres
02:23ainsi que la faible profondeur de l'eau qui ne dépasse à certains endroits que légèrement 2 mètres
02:28ont suscité chez plusieurs participants un sentiment trempeur de facilité de traversée.
02:33Cela les a conduits à sous-estimer les risques et à entreprendre des tentatives
02:37dont certains se sont soldés par des conséquences tragiques.
02:41S'agissant des informations faisant état d'autres décès enregistrés dans la ville de Miliya,
02:45les autorités marocaines poursuivent dans le cadre de la coopération et de la coordination officielle
02:51avec leurs homologues espagnols les vérifications nécessaires
02:54afin d'établir l'exactitude de ces informations, de déterminer le nombre réel des personnes concernées
03:01ainsi que leur identité et leur nationalité en vue d'achever les procédures juridiques, administratives et humanitaires requises.
03:11Dans l'actualité internationale, de nouvelles frappes israéliennes à travers la bande de Gaza
03:15ont fait au moins 13 morts dimanche selon la défense civile.
03:18D'après le texte de l'accord conclu par le Conseil de paix,
03:22Israël ainsi que le Hamas devraient cesser leurs opérations militaires
03:26mais les attaques de l'armée israélienne se poursuivent.
03:29On voit cela en détail avec Nasser Dinounayn.
03:34Des murs complètement arrachés, des bâtiments éventrés et des civils qui ne savent plus comment encaisser.
03:40Tel Aviv maintient ses frappes sur Gaza, des raids qui viennent enrayer le processus diplomatique
03:44selon Nikolai Madenov, haut représentant pour Gaza au Conseil de paix.
03:48Cette série d'attaques israéliennes intervient après l'annonce d'un accord
03:51sur le désarmement du Hamas et le retrait israélien du territoire palestinien.
03:55Chaque partie est soumise à des obligations conformément à l'accord conclu en octobre.
03:58Ces dernières frappes surviennent après d'intenses efforts pour faire accepter une feuille de route aux factions palestiniennes.
04:05L'armée israélienne se défend en disant avoir visé des cibles terroristes
04:09mais les autorités sanitaires locales annoncent plusieurs morts civiles
04:12notamment un homme âgé et un enfant qui auraient tous deux été tués
04:15dans une attaque sur un appartement de l'ouest de la ville de Gaza.
04:18Trois autres personnes d'une même famille dont une femme enceinte
04:20auraient également été tuées dans un appartement de la Tour Alsoussi selon la même source.
04:26L'armée israélienne n'a pas commenté dans l'immédiat ces informations.
04:29D'après le texte de l'accord conclu par le Conseil de paix,
04:32Israël et le Hamas devaient cesser leurs opérations militaires.
04:34Depuis octobre, au moins 1222 Palestiniens ont été tués à Gaza.
04:38Des chiffres jugés fiables par l'ONU.
04:42Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré ce lundi
04:45qu'il n'y avait pas de négociations en cours avec les Etats-Unis
04:48alors que le président américain Donald Trump affirme le contraire
04:52et assure la veille qu'elle reprendrait dans l'après-midi.
04:55Le chef de la Maison-Blanche a annoncé que des nouvelles négociations avec l'Iran
04:58débuteraient ce lundi après avoir affirmé retenir une attaque avec Israël contre l'Iran
05:03à condition qu'un accord soit rapidement conglue.
05:06L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre,
05:09n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes
05:13et entend garder le contrôle du détroit d'Hormuz,
05:16également situé dans les eaux omanaises.
05:18L'Iran a également assuré être proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Hormuz.
05:25Et de son côté, Donald Trump avait conditionné la suspension annoncée
05:29des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran
05:33et ce, en particulier sur le détroit d'Hormuz
05:36et avait évoqué des progrès diplomatiques.
05:38On l'écoute.
05:41Je pense qu'il y a déjà un accord, un accord sur Hormuz,
05:44mais il y aura également un accord sur la dénucléarisation.
05:50J'adorerais conclure cet accord.
05:51Cela sauverait énormément de vie et économiserait des ressources.
05:54Donc j'ai annulé notre prochaine attaque.
05:56Ça aurait été l'attaque la plus massive depuis la Seconde Guerre mondiale.
05:59Ça aurait été dévastateur pour le régime iranien.
06:02Ils n'ont pas voulu qu'on les attaque.
06:07Aux Etats-Unis, des incendies de forêt fulgurants et toujours en cours ont ravagé la ville de Spokane,
06:14dans l'état américain de Washington, avec plusieurs centaines de bâtiments détruits et des évacuations massives.
06:19Les autorités locales ont indiqué qu'aucune victime n'avait été recensée pour le moment,
06:23mais que cela pourrait évoluer en raison de l'étendue de la catastrophe.
06:28Les trois incendies actifs à Spokane et ses environs ont ravagé un total d'environ 2180 hectares.
06:34Le plus important, baptisé Old Trails Fire, a franchi la rivière Spokane,
06:38avant de pénétrer dans la ville d'environ 230 000 habitants.
06:42La météo s'est améliorée dimanche avec un vent moins fort, mais aucun des feux n'est contenu à ce
06:49stade.
06:52Direction la Grèce, où des avions bombardiers d'eau ont enfin pu décoller ce lundi,
06:57grâce à une accalmie du vent en appui aux pompiers qui luttent au sol contre de multiples incendies,
07:03notamment dans la région d'Athènes, qui ont fait déjà cinq morts.
07:06Des rafales de vent allant jusqu'à 80 km heure ces derniers jours avaient empêché l'utilisation des avions.
07:12De nouvelles évacuations des villages proches ont par ailleurs été ordonnées ce matin à 45 km à l'ouest d
07:19'Athènes.
07:19En plein pic touristique, le risque de déclenchement de feu reste très élevé ce lundi,
07:24de niveau 4 sur une échelle, en comprenant 5 en Attique, la région de la capitale, et dans la Baie
07:30aussi proche.
07:33Et en France, d'importants moyens humains et aériens ont été déployés dimanche en fin de journée à Carcassonne
07:39afin de lutter contre un incendie de végétation dans une situation défavorable déclenchée par une voiture en feu sur l
07:46'autoroute A61.
07:48Face au brasier, 280 soldats du feu sont mobilisés avec 60 camions d'intervention, 3 canadaires et 2 hélicoptères bombardiers
07:55d'eau.
07:56L'incendie qui a touché le Var a très peu évolué dimanche en fin de journée et toutes les mesures
08:01d'évacuation préventive ou de confinement ont été levées
08:04en raison de l'évaluation favorable du feu.
08:07Et puis en Gironde, la préfecture a autorisé des milliers de personnes évacuées face à la menace du méga-feu
08:14désormais fixé à revenir chez eux ce lundi.
08:20L'actualité, c'est aussi le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva qui a été officiellement investi candidat à
08:27l'élection présidentielle d'octobre,
08:28lançant ainsi une campagne qu'il présente comme son ultime bataille politique.
08:33Investi lors de la Convention nationale du Parti des travailleurs organisée à Sao Paulo, Lula, 80 ans,
08:39briguera un quatrième mandat à la tête de la première économie d'Amérique latine.
08:43Devant plusieurs milliers de militants, Lula s'est dit en pleine forme et a assuré que son bilan lui permettait
08:48de solliciter un nouveau mandat.
08:53Retour en France ou dans un hôpital de l'Essonne, une unité d'accueil pour enfants en danger a été
08:58créée en 2024.
08:59Objectif, aider le plus possible les enfants à raconter les violences qu'ils subissent.
09:04Pour ce faire, plusieurs conditions doivent être réunies.
09:07Explication avec Dunia Dimo.
09:11Créer un cadre sécurisant pour recueillir la parole des enfants.
09:15Dans un hôpital de l'Essonne, soignants et enquêteurs travaillent ensemble dans une unité spécialisée dans l'écoute des enfants
09:21maltraités.
09:22C'est l'unité d'accueil pour enfants en danger.
09:26Ils ont été normés pour être adaptés vraiment aux mineurs.
09:28Ce sont des salles qui doivent être assez neutres en décoration pour ne pas déconcentrer les enfants pendant les auditions.
09:34Ça doit être des salles qui sont confortables, d'où l'ensemble de fauteuils et de canapés.
09:39C'est des salles qui ont une table transparente quand il y a une table pour pouvoir voir ce qui
09:44se passe quand on discute avec l'enfant.
09:46Mouvement de jambes, mouvement de mains et puis ne pas cacher d'éléments à l'enfant.
09:49C'est pour ça que c'est aussi une salle qui est très libre, où il n'y a pas
09:53de recoins ou de choses comme ça.
09:55L'unité, créée en novembre 2024, prend en charge des mineurs victimes de violences psychologiques, physiques et sexuelles.
10:02Les enfants sont entendus par les autorités compétentes.
10:04L'audition dure en moyenne 40 minutes, 20 pour les plus petits, 1h30 pour les plus grands.
10:10C'est une audition et pas un interrogatoire.
10:13C'est toute la différence.
10:13C'est qu'on écoute l'enfant et pas qu'on l'interroge.
10:15Du coup, c'est un protocole qui fait que ce sont des questions très ouvertes
10:19et qui ne doivent pas du tout induire les réponses.
10:22Que l'enfant cherche toujours, toujours à répondre correctement à la question.
10:26Du coup, s'il y a un mot dans la question qui peut induire, il va chercher et il va
10:31aller dessus.
10:31Les enfants sont auditionnés par une seule personne.
10:33C'est important qu'il n'y ait qu'une seule personne pour être libre de parler.
10:35C'est tous les autres intervenants de la procédure qui vont être ici pour pouvoir assister à l'audition
10:41et éviter de faire répéter l'enfant après.
10:43Ce qui va permettre de cibler les examens médicaux et de faire une expertise psychologue
10:50avec vraiment l'enfant dans son contexte lorsqu'il raconte les faits,
10:54quel est son comportement, quelle est sa position, comment il réagit,
10:59comment son corps réagit par exemple quand il parle des faits ou ce genre de choses.
11:03Car comme l'expliquent de nombreux psychologues, faire répéter et faire revivre l'événement.
11:07Le but est donc de regrouper l'audition et les examens médicaux légaux en un même lieu
11:11pour ne pas ajouter du traumatisme.
11:14Donc du coup on a essayé de cumuler les deux, et le pédiatrique et le judiciaire.
11:19Donc on a un petit coin jeu qui est de ce côté-là pour quand même lorsque les enfants attendent
11:23et pour les rendez-vous hors judiciaire.
11:26Mais les jeux ne sont pas tout de suite à disposition.
11:28En fait ils sont un petit peu cachés pour pas que l'enfant petit qui arrive,
11:32une fois qu'il est dans ces jeux, après c'est compliqué de partir en expertise en fait.
11:35En 2025, l'unité d'accueil pour enfants en danger a entendu 209 mineurs,
11:40dont plus de la moitié, sur réquisition judiciaire.
11:43Et plus d'un tiers d'entre eux avaient entre 0 et 6 ans.
11:46La récente affaire d'Itliana, celle où le corps d'une petite fille de 11 ans a été retrouvé dans
11:51le Gers début juin,
11:52a relancé la question de la prise en charge des enfants victimes.
11:54Car la parole de l'enfant n'a d'intérêt que si l'adulte est capable de la recevoir,
11:59comme l'explique un des pédiatres de l'hôpital.
12:02Retour au Maroc, où le centre de documentation et des activités culturelles
12:06relevant de la délégation régionale des affaires islamiques de Casablanca-Stat
12:10a lancé durant le week-end un programme d'encadrement religieux et culturel
12:13au profit des Marocains résidant à l'étranger.
12:16Ce programme visait à renforcer l'attachement des Marocains du monde
12:20aux constantes religieuses et nationales du Royaume,
12:23à préserver leur identité civilisationnelle et culturelle
12:25et enfin à consolider leur lien avec leur pays d'origine.
12:29La première journée a été marquée par une conférence
12:31qui a porté sur le rôle des constantes religieuses du Royaume
12:34dans la préservation de l'identité religieuse et nationale
12:37des Marocains établis à l'étranger.
12:39Et la deuxième journée, quant à elle, portait sur l'organisation
12:42d'un atelier d'apprentissage de la calligraphie marocaine,
12:45de la présentation des arts plastiques et des lettres,
12:48ainsi que d'un atelier consacré à la récitation du Coran.
12:54Direction à présent la Côte d'Ivoire, où livrer un repas ou encore un colis
12:57est devenu un service incontournable à Abidjan.
13:00Mais derrière cette activité en plein essor,
13:02se cache une réalité souvent méconnue.
13:05Entre agressions criminelles et accidents de la circulation,
13:08les livreurs à moto exercent un métier particulièrement exposé.
13:11Le récent assassinat de l'un d'eux relance d'ailleurs le débat sur leur sécurité.
13:16C'est un reportage de Mel Berchelle et Arnauld Dossot.
13:20Recueillement et émotions.
13:22Parents, amis et collègues se sont réunis pour rendre un dernier hommage
13:26à Kone Amidou, livré à moto tuée alors qu'il effectuait une livraison.
13:31Plusieurs jours après le drame, la douleur demeure vive
13:34et l'émotion est toujours palpable.
13:36Là, il était en quête d'emploi.
13:39C'est dans cette quête d'emploi qu'il s'est donné la livraison
13:44qui a emporté sa vie avec les malfrats qui l'ont agressé la fois dernière.
13:49On est profondément blessé par cette nouvelle.
13:52Dans la lune du 5 ou 6 juin,
13:54Kone Amidou a été agressé alors qu'il accomplissait une course à Abidjan.
13:58Ce drame remet en lumière les risques auxquels sont confrontés
14:01de nombreux livreurs qui exercent quotidiennement
14:03dans un environnement marqué par l'insécurité.
14:06Chaque jour, on est au milieu des voitures, vraiment, ce n'est pas facile.
14:09Avec les horrors qui tournent de partout.
14:12En tout cas, moi, pratiquement,
14:14j'ai fait l'effort pour respecter le feu.
14:17Parce que ce n'est pas facile, c'est un temps qu'on nous donne.
14:20Souvent, on est en retard.
14:21Donc, s'il n'y a pas de voitures, en tout cas, souvent, on passe.
14:25Au-delà des agressions, les dangers sont également présents sur la route.
14:29Circulation dense, vitesse excessive,
14:32dépassement dangereux et non-respect du code de la route
14:34augmentent le risque d'accident.
14:36Pour plusieurs automobilistes,
14:38les comportements imprudents de certains livreurs
14:40contribuent aussi à cette insécurité routière.
14:44Nos cas conduisent, normalement, comme les chauffeurs,
14:46nos cas suivent la route normale,
14:47ils ne peuvent pas avoir de problème.
14:49Mais le fait de couper, sortir de l'autre côté,
14:51le chauffeur ne peut pas te voir.
14:52Tu es à gauche, c'est toi qui vas à droite.
14:54C'est toi qui te quitte à droite, tu vas à gauche.
14:56Ce n'est pas normal.
14:57Mais tu fais la commande, on te dit, le livraire va de là dans telles minutes.
15:01Maintenant, les minutes ne sont pas encore arrivées.
15:03Toi, tu es plein déjà.
15:04Pour gagner les prochaines commandes,
15:06il faut qu'elles se dépassent pour être là.
15:07Pour se dépasser pour être là aussi,
15:09il faut faire les mauvaises conduites pour être là.
15:12Selon moi, c'est les clients elles-mêmes qui contribuent
15:14les mauvaises conduites, les Yango,
15:16les livrets de moto.
15:17Du côté des représentants de la profession,
15:20l'amélioration de la sécurité passe par un meilleur encadrement de l'activité,
15:24un renforcement des mesures de protection
15:26et une application effective des textes réglementaires.
15:29Il rappelle également que la responsabilité est partagée
15:32et appelle l'ensemble des usagers à un strict respect du code de la route.
15:37Depuis juin dernier, au niveau de l'OIT à Genève,
15:41il y a une convention qui a été adoptée.
15:44Cette convention qui vient pour donner vraiment la sécurité aux livreurs.
15:49C'est la C-193 qui vient pour donner le droit aussi à tous les livreurs.
15:54Donc, avec toutes les corporations, avec tous les livreurs,
15:57nous avons mené vraiment des actions
15:58afin que l'État puisse ratifier cette convention
16:01qui va dorénavant nous protéger,
16:03qui va nous identifier
16:04et qui va donner tous nos droits des livreurs.
16:07Cette loi, elle est internationale
16:09parce qu'elle s'impose à la Côte d'Ivoire.
16:11Parce que la Côte d'Ivoire fait signateur
16:13de l'Organisation Internationale du Travail.
16:16Chaque livraison est une course contre le temps.
16:19Pour ces travailleurs de l'ambre,
16:20elle ne devrait jamais devenir une course contre la mort.
16:25On quitte la Côte d'Ivoire pour le Sénégal
16:28où la célébration du grand Magal de Touba,
16:30correspondant au 18e jour du mois de Safar,
16:33a eu lieu.
16:33Némilie de Fidel Toumouride,
16:35venue du Sénégal et de la diaspora,
16:37se retrouve dans la cité religieuse
16:39afin de commémorer le départ en exil en 1895
16:43de cher Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme.
16:46Cette grande célébration religieuse,
16:48considérée comme l'une des plus importantes d'Afrique,
16:51de l'Ouest, mobilise un important dispositif d'encadrement.
16:54On voit ça en détail avec Régis Moukila et Ahmadou Sy.
16:59Dès le lever du soleil,
17:01des milliers de fidèles se sont rassemblés
17:03à la grande mosquée de Touba
17:04pour célébrer le Grand Magal.
17:06Cette cérémonie commémore le départ en exil
17:08vers le Gabon du guide religieux
17:10cher Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme.
17:14Elle a débuté par le récital du Coran et des prières.
17:20Venu des quatre coins du Sénégal,
17:22les fidèles se réjouissent d'avoir accompli ce pèlerinage.
17:26Moi, ma famille est très mourite.
17:28Du coup, aujourd'hui, on a fait le long trajet.
17:30Mais franchement,
17:31M. Rign Touba est quelqu'un qui a beaucoup aidé le Sénégal,
17:33surtout dans la religion.
17:35Comme le cher nous l'avait dit,
17:37une fois que vous mettez les pieds sur la terre de Touba,
17:41l'ensemble des prières que vous allez effectuer ici aussi,
17:44Dieu Soprano Tala va l'exaucer.
17:47Le Magal attire également de nombreux visiteurs étrangers.
17:51Parmi eux, ce ressortissant chinois
17:53venu découvrir l'enseignement
17:55et le message de cher Ahmadou Bamba Mbake.
18:01Je suis arrivé à Touba ce matin.
18:03Pour moi, cette ville représente le cœur de la religion au Sénégal.
18:07Je pense que pour beaucoup de Sénégalais,
18:09la croix-faurie religieuse appelée mouridisme
18:11occupe une place essentielle dans la société.
18:17En venant ici, je peux vraiment comprendre cette religion
18:20que j'admirais depuis mon pays,
18:22ainsi que les messages du guide religieux cher Ahmadou Bamba
18:24et m'immerger plus profondément dans la culture sénégalose.
18:30Pour assurer le bon déroulement de l'événement,
18:33plusieurs dispositifs ont été mis en place.
18:35L'objectif est d'assurer la sécurité
18:38et l'accompagnement des millions de pèlerins présents à Touba.
18:44Nous travaillons en étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité,
18:48ainsi qu'avec les sapeurs-pompiers,
18:51pour garantir le bon déroulement du Magal.
18:53Malgré les travaux en cours dans la mosquée,
18:56des mesures ont été prises pour assurer la sécurité des nombreux pèlerins.
19:03A Touba, les fortes températures compliquent également le déroulement du rassemblement.
19:08La chaleur est d'ailleurs à l'origine de nombreuses consultations médicales.
19:13Il y a beaucoup de malades pour le moment, comme vous avez dit,
19:15avec la force canicule, les diabètes qui décompensent,
19:17les hypertendus et aussi beaucoup de traumas pour le moment,
19:20mais on est en train de gérer.
19:23Cher Ahmadou Bamba a été envoyé en exil au Gabon en 1895.
19:27Plus d'un siècle après, son message continue de marquer ses disciples
19:31et de participer au rayonnement du mouridisme au Sénégal et au-delà.
19:37Au Sénégal, toujours, l'ambassadeur du Royaume du Maroc, Hassan Nasseri,
19:41a présenté son deuxième livre en présence de diplomates africains
19:44et de la communauté marocaine.
19:46L'ouvrage met en lumière la portée stratégique du plan marocain d'autonomie
19:50et montre comment le Sahara s'affirme comme un trait d'union
19:53entre le Maghreb, le Sahel et l'Afrique de l'Ouest.
19:55On voit ça en détail avec Sirmie Boukaka et Cheikh Ndaou.
19:59L'autonomie du Sahara demeure une préoccupation majeure pour le Maroc.
20:04Dans son nouvel ouvrage, l'ambassadeur du Royaume du Maroc au Sénégal
20:09souligne les fondements historiques de la marocanité du Sahara.
20:14Il met en avant les liens de fidélité qui unissaient les tribus du Sahara
20:19au sultan du Maroc.
20:21Il convient également de regarder le territoire à travers ses populations
20:27et ses acteurs contemporains.
20:30La question du Sahara concerne également un territoire habité
20:35avec ses populations et ses acteurs locaux.
20:39L'ouvrage revient ainsi sur les liens sociaux et familiaux
20:44entre le nord et le sud,
20:46le rôle des tribus et des grandes familles du Sahara.
20:49Sahara, marocain, enjeu géopolitique d'une question majeure pour le Maroc.
20:55C'est le titre du nouveau livre,
20:58salué par les différentes personnalités présentes.
21:00Dans cet ouvrage, évidemment, on perçoit combien l'intégration entre le Maroc
21:08et le reste des États autour du Sahara est essentielle,
21:14sur tous les plans, sur les plans économiques, sur les plans sociaux, sur les plans culturels.
21:22Le Maroc est un pays très convoité et comme le Sénégal avec la pointe la plus avancée,
21:30la plus occidentale de l'Afrique, est aussi un pays convoité.
21:33Donc nous avons salué le travail de l'ambassadeur.
21:36Selon l'auteur, le Sahara se positionne comme un véritable trait d'union
21:41entre le Maghreb, le Sahel et l'Afrique de l'Ouest.
21:45Nous avons voulu montrer dans le livre que cette question-là,
21:49la résolution de cette question-là, c'est un déblocage de la coopération
21:56entre les maghrébines d'abord, c'est très important pour l'ensemble de l'Afrique du Nord,
22:00mais l'Afrique du Nord fait partie du reste de l'Afrique.
22:05Donc ça nous permet d'ouvrir des perspectives de coopération africaine,
22:10mais aussi de coopération entre l'Afrique, le monde arabe,
22:13entre l'Afrique et la Méditerranée et au-delà.
22:17Cette cérémonie de présentation a connu la participation de diplomates africains
22:22d'anciens ministres sénégalais et de la communauté marocaine.
22:26Le livre a été préfacé par Moustapha Niass,
22:30ancien président de l'Assemblée nationale du Sénégal.
22:34Il est l'heure à présent de notre entretien avec l'invité de la rédaction.
22:47Ces derniers jours, les points de passage de Subta et Mélélia ont été le théâtre d'importantes tentatives de migration
22:53irrégulière.
22:54Selon le ministère de l'Intérieur, près de 40 000 personnes ont tenté de rejoindre Subta et plus de 1100
22:59à Mélélia.
22:59Les autorités expliquent cette situation par la combinaison de plusieurs facteurs,
23:04à savoir la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux,
23:08l'action de réseaux de traite d'êtres humains
23:10et des interprétations erronées de certaines décisions de justice,
23:14laissant croire à un accès facilité au territoire européen.
23:18Face à cette pression, le Maroc affirme avoir renforcé la surveillance terrestre et maritime,
23:23mobiliser l'ensemble de ses services de sécurité et ouvert des enquêtes judiciaires
23:27afin d'identifier les organisateurs de ces tentatives de migration.
23:32Alors comment expliquer cette nouvelle vague
23:34et quelles réponses peuvent apporter le Maroc, l'Espagne et l'Union européenne
23:38face à un phénomène qui dépasse largement la seule question sécuritaire ?
23:42Eh bien pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir
23:44Abdelhatev Komat, professeur universitaire et analyste politique.
23:48Abdelhatev Komat, bonjour et merci d'être avec nous.
23:52Bonjour et merci à vous pour l'invitation.
23:54Alors pour commencer, que révèlent ces tentatives de passage vers Subtime Lilia ?
24:04Bon tout d'abord la question de la migration qui reste une question préoccupante
24:09aussi bien pour les pays émetteurs que pour les pays receveurs.
24:13D'où bien évidemment en fait un souci encore grandissant de collaboration, de coopération
24:18et c'est ce que dénote le Maroc à travers les initiatives qu'il a prises soit avant, soit pendant,
24:27soit après
24:27à ce qui s'est passé il y a quelques jours au niveau de ce taille émélinien.
24:32Alors en ce qui concerne bien sûr, je dirais, le phénomène, c'est un phénomène social,
24:40c'est un phénomène qui a toujours existé, mais bien sûr il prend de temps en temps des ampleurs
24:46qui supposent cette coopération.
24:50Bien sûr, en fait, je dirais que l'explication c'est une induction en erreur
24:56parce qu'il y avait en fait, je dirais, de l'interprétation tout d'abord de décisions juridiques
25:02qui étaient mal interprétées, mais également en fait l'exploitation par ce flot,
25:08par des réseaux mafieux, des réseaux qui bien évidemment exploitent cette situation
25:13pour induire en erreur des jeunes et des personnes qui sont en quête d'aventure
25:18ou peut-être de perspective, mais qui se sont en fait révélées que finalement, je dirais,
25:24que le bien fondé pour leur avenir se trouve essentiellement au niveau de leur pays
25:29et d'où bien sûr, je dirais, ce retour qui a été constaté d'une manière très forte
25:37et bien sûr les jeunes qui se sont rendus compte que leur bien-être et leur avenir
25:43se situent essentiellement au niveau de leur pays d'origine qui est le Maroc.
25:48Selon vous, Abdelha Tefkommat, est-ce qu'il s'agit d'un épisode exceptionnel
25:52ou bien d'une nouvelle évolution des routes migratoires ?
25:57En fait, moi je crois qu'il est exceptionnel, en fait la question de la migration reste
26:01une question qui est toujours là, qui est continue, mais il y a de temps en temps
26:06des phénomènes qui stimulent un peu le mouvement et d'ailleurs ce qu'on a évoqué
26:10tout à l'heure, à savoir justement cet espace numérique qui aujourd'hui stimule
26:15et diffuse l'information qui peut créer de la provocation, mais également des personnes
26:21qui en fait exploitent des situations particulières justement pour aller renforcer la traite
26:30des autres humains qui constituent pour eux une activité florissante, mais également
26:35en fait, je dirais parfois, comme on l'a constaté, il y a des décisions juridictionnelles
26:43ou autres qui prêtent le flanc à ce que les choses seraient plus faciles et plus accessibles
26:49alors que ce n'est pas le cas.
26:51Et donc ce sont ces phénomènes-là qui de temps en temps créent des flux, je dirais,
26:55qui sortent de la normale et c'est ce qu'on a vécu ces derniers jours.
26:59Et bien sûr, il va falloir encore renforcer la prévention, la veille et surtout la coopération
27:05entre les différentes parties prenantes. Le Maroc, il a toujours été disposé, il a été toujours
27:11de bonne foi en termes de sa prédisposition à collaborer, soit avec les pays voisins,
27:18notamment essentiellement l'Espagne, mais essentiellement également avec l'Union européenne.
27:22Et donc bien évidemment, le Maroc, il a toujours été apprécié, il a été toujours estimé
27:27pour justement cette veille et cette prédisposition qui a toujours été saluée.
27:32Et d'ailleurs, c'est ce qui a été également révélé par le communiqué du ministère de l'Intérieur,
27:37c'est la prédisposition du Maroc à travailler dans le cadre, et je souligne le mot partenariat,
27:44parce que le partenariat, il est des deux côtés. Bien sûr, le Maroc est disposé,
27:49il est toujours prêt à assumer ses responsabilités, mais de l'autre côté également,
27:53on devrait assumer ses responsabilités. C'est dans le cadre de ce partenariat et cette coopération
27:59qu'on peut justement affronter des situations difficiles comme celles que nous avons dû gérer il y a quelques jours.
28:05Alors justement, revenons sur le ministère de l'Intérieur qui évoque la diffusion de fausses informations
28:10ayant laissé croire qu'il était possible d'atteindre facilement l'Europe.
28:13Est-ce que selon vous, les réseaux sociaux sont-ils devenus un véritable accélérateur des flux migratoires ?
28:21Alors, ils sont un flux en fait de diffusion d'informations et de mobilisations,
28:26qu'ils soient dans le bon sens ou dans le mauvais sens.
28:28Malheureusement, pour ce cas-là, c'est dans le mauvais sens,
28:31parce qu'effectivement c'est à travers les réseaux sociaux que ces fausses informations
28:35ont été véhiculées en induisant en erreur des personnes, essentiellement des jeunes, des mineurs,
28:42des personnes qui peut-être ne sont pas suffisamment, je dirais, initiées pour faire la part des choses.
28:48Et ils ont compris tout d'abord que l'accès est facile,
28:53mais également qu'ils ont cru qu'ils vont dans un paradis qui n'est peut-être pas le cas,
28:59parce que les jeunes qui sont revenus, ils se sont rendus compte que la vie n'était pas aussi facile,
29:04ce n'était pas l'Eldorado peut-être auquel ils croyaient,
29:07et que peut-être leur avenir, c'est dans leur pays, c'est dans leur pays qu'ils doivent s
29:11'engager,
29:12qu'ils doivent étudier, qu'ils doivent se former, qu'ils doivent travailler.
29:17Et le potentiel et la dynamique, peut-être qu'au Maroc aujourd'hui, n'existent pas ailleurs.
29:23Et donc, bien sûr, les réseaux sociaux, il faut être très, très, très prudent,
29:27aussi bien pour ceux qui initient ce genre d'informations et qui induisent en erreur,
29:33ce sont des crimes d'ordre humain, mais également les jeunes, il faut qu'ils soient suffisamment…
29:44Abdelatif Komat, est-ce que vous m'entendez ?
29:47Il semblerait qu'il y a un petit souci de connexion.
29:49Est-ce que vous m'entendez, M. Komat ?
29:54M. Komat, est-ce que vous m'entendez ?
30:02Écoutez, on poursuit ce journal avec l'invité culture, du coup, Mariam Premlichy.
30:07Mariam Premlichy reçoit la galériste Salman Aguib.
30:23Mesdames et messieurs, bonjour et bienvenue dans l'invité culture.
30:27Mon invité aujourd'hui tisse un dialogue invisible, mais puissant entre la toile et le regard,
30:32entre l'artiste et l'émotion pure.
30:34Être galeriste, pour elle, c'est d'abord savoir écouter, écouter le murmure de la matière,
30:40le doute qui centre sur la toile et cette urgence de crier qui anime les artistes qu'elle accompagne.
30:48Sous son regard complice, l'espace d'exposition devient une page blanche où les volumes et les couleurs s'agencent
30:54comme les mots d'un poème en devenir.
30:57Elle est cette passeuse essentielle qui transforme l'éphémère d'une exposition en une empreinte dure.
31:04dans nos mémoires Salman Aguib, bonjour à vous, c'est un plaisir de vous avoir avec nous aujourd'hui.
31:09Bonjour Mariam, merci pour l'invitation.
31:11Vous êtes galeriste, curatrice également, cofondatrice de la galerie Art First et justement,
31:17on va parler de votre galerie qui se distingue par sa volonté, on va dire, de décloisonner l'art contemporain.
31:25Comment transcrivez-vous cette philosophie aujourd'hui, au quotidien, justement, dans cet espace ?
31:30Alors, l'art first galerie est née vraiment d'une volonté d'accompagner les artistes marocains d'abord.
31:37Donc, avec Simou Ahmed Aït Salami, mon associé, on a décidé de fonder cette galerie en 2020.
31:43Et donc, en fait, le point fort, en tout cas, de cette galerie d'art, déjà, c'est que c
31:47'est une galerie d'art itinérante.
31:48Donc, on est allé sur un modèle économique un peu différent des galeries qu'on peut voir sur la place.
31:53Et surtout, on a commencé avec la scène émergente marocaine.
31:56On a accompagné les jeunes artistes, notamment dans la photographie, dans la peinture, dans la sculpture aussi.
32:01Et puis, on est allé ensuite vers des artistes un peu plus confirmés.
32:05On continue d'accompagner, bien sûr, les artistes émergents, puisque c'est un peu, on va dire, notre ligne conductrice.
32:11Mais on accompagne aussi des artistes confirmés de la scène marocaine, de la scène africaine de manière générale.
32:18Donc, par exemple, actuellement, nous avons une exposition de l'artiste Soumya Jellel, une rétrospective qui revient sur 25 ans
32:26de carrière.
32:27Donc, on en est très fiers.
32:28On a également travaillé sur une collection particulière de l'artiste Fatnag Bouri.
32:34Et on continue d'accompagner des artistes qui nous sont chers, comme Raja Atlassi, par exemple,
32:39qui n'avait pas exposé depuis un certain nombre d'années, qui est revenu avec un nouveau travail.
32:44Et donc, on est très heureux d'avoir vraiment été dans les prémices, finalement, de ce travail-là.
32:50Je dirais qu'aujourd'hui, on est là surtout pour accompagner d'abord nos artistes,
32:56de les accompagner aussi en atelier, que ce soit, bien sûr, dans le processus de création.
33:01Mais puis ensuite, bien sûr, de pouvoir les exposer en partenariat avec des institutions.
33:07Donc, pas seulement qu'au niveau de Art First, mais en collaboration avec des fondations et des institutions
33:13pour pouvoir vraiment leur donner la place qu'ils méritent.
33:17Puisque vous parlez, justement, d'accompagnement des artistes,
33:21un galerie, c'est un petit peu l'essence de son travail.
33:23Et ça passe par une certaine relation qui se crée, un climat de confiance également.
33:30Parlez-nous un petit peu de cette relation que vous avez avec vos artistes.
33:35Effectivement, c'est d'abord une relation de confiance.
33:38Donc, accompagner un artiste, ça se fait vraiment sur le long terme.
33:40On commence déjà par instaurer un climat de confiance, se sentir à l'aise,
33:45parce que c'est important que l'artiste soit aussi à l'aise avec son galerie,
33:49ce qu'il a envie de collaborer avec lui et d'obtenir aussi tous les conseils possibles.
33:53Moi, ça me fait plaisir quand je me retrouve en atelier
33:56et que l'artiste me demande de le conseiller, de le guider, de l'accompagner.
34:01Alors, bien sûr, le dernier mot revient à l'artiste.
34:03Et je ne supporte pas donner des directives à un artiste
34:08ou lui dire voilà ce qui fonctionne, voilà ce qui est bon pour le marché de l'art.
34:12Moi, je pense que ce n'est pas la bonne méthode.
34:15Ça, c'est quelque chose qui peut vraiment, au contraire,
34:18casser l'artiste dans son élan, ne pas le mettre à l'aise.
34:20C'est au contraire l'écouter.
34:22On est beaucoup dans l'écoute.
34:23Et puis ensuite, moi, ça me fait plaisir de travailler avec des artistes
34:27qui ont envie de donner, en fait, qui ont envie de transmettre.
34:31On n'est pas là seulement pour vendre, mais on est là aussi pour,
34:36justement, accompagner les visiteurs aussi,
34:38pas seulement les collectionneurs, mais il y a des passionnés qui sont là,
34:42qui ont envie d'apprendre sur l'art marocain,
34:45qui ont envie de connaître nos artistes.
34:46Et nous, c'est ça, en fait.
34:48C'est vraiment de mettre les artistes en confiance.
34:51Alors, il y en a qui ne sont pas toujours prêts à exposer,
34:53qui ont cette peur ou qui ont cette crainte.
34:55Surtout les artistes émergents, j'imagine.
34:57Surtout les artistes émergents.
34:59Et donc, on est là souvent pour leur donner aussi un premier souffle.
35:03On a monté, en tout cas, le premier solo show à Casablanca
35:06de l'artiste Nordi Noirim, il y a quelques mois, au American Art Center.
35:10Alors, c'est un artiste que je côtoie depuis un certain nombre d'années,
35:15que j'ai vu évoluer, que j'ai vu dans des expositions collectives.
35:18Mais j'ai toujours vu en lui vraiment un artiste excellent,
35:23avec un devenir incroyable.
35:25C'est un artiste qui touche la matière,
35:26qui travaille vraiment exclusivement sur la matière.
35:28Donc, il n'y a quasiment pas de peinture dans son travail.
35:31On est vraiment dans l'organique, on est dans la show,
35:34on est dans le charbon.
35:36Et ça m'intéresse beaucoup de voir aussi les artistes se surpasser,
35:40aller vraiment vers autre chose,
35:42nous proposer de l'innovation, de la recherche.
35:45Les artistes qui sont dans la recherche.
35:46Et lorsque je suis allée en atelier,
35:49que j'ai vu toute la recherche derrière son travail,
35:51ses croquis, ses travails de recherche autour de la matière,
35:56c'est incroyable en fait.
35:58On a envie d'exposer ça,
36:00on a envie de montrer au public marocain,
36:02aux collectionneurs, aux institutions, aux passionnés,
36:05voilà ce qu'on est capable de faire,
36:06voilà ce que nos artistes font.
36:08Et en tant que marocaine,
36:11j'ai une envie de mettre en avant notre identité,
36:15notre patrimoine.
36:17Je vous ai entendu le dire,
36:19vous adorez les cafetans,
36:21vous adorez la musique,
36:23vous adorez un petit peu tout ce qui est lié
36:26à ce patrimoine riche qui est le nôtre.
36:29Exactement.
36:30Et justement,
36:31toujours pour rester dans cette continuité
36:33de la relation avec l'artiste,
36:35le travail en atelier,
36:36les prémices avant l'exposition,
36:39comment déjà cette première décision,
36:41celle de choisir un artiste à exposer,
36:44ce fait ?
36:45Déjà, je fonctionne au coup de cœur.
36:49C'est-à-dire, vraiment,
36:50je me fie à mon regard artistique.
36:53Bon, je ne suis pas...
36:55Ça ne fait pas 20 ans que je suis dans le domaine,
36:57mais c'est vrai que je viens d'un autre domaine.
36:59Et ce métier, je le fais d'abord par passion
37:01et par amour.
37:02Donc, je me fie déjà à mon instinct.
37:04Je suis quelqu'un qui voyage énormément,
37:07qui contemple beaucoup de foires d'art,
37:09de biennales.
37:10Je reviens de la biennale de Venise.
37:14Je suis quelqu'un qui, on va dire,
37:17qui côtoie beaucoup d'événements artistiques,
37:21beaucoup d'ateliers à l'international aussi,
37:23ce qui permet un peu d'aiguiser mon regard.
37:25Déjà, je me documente énormément.
37:26Et puis, la deuxième des choses,
37:27bien sûr, on regarde le parcours de l'artiste.
37:30Alors, si l'artiste, bien sûr,
37:31a fait partie de...
37:32Quand il s'agit d'un artiste confirmé,
37:33s'il a fait partie de collections marocaines,
37:37internationales, son parcours, ses expositions.
37:40Mais le travail avec un artiste,
37:42c'est déjà le travail de confiance.
37:44C'est déjà se fier à son regard.
37:48Et surtout, ce que je regarde, finalement,
37:52c'est ce que l'artiste a envie de nous transmettre.
37:55Alors, quand on est dans l'art abstrait,
37:57ce n'est pas la même chose que dans le figuratif.
37:59Quand on est dans la photographie,
38:00c'est encore autre chose.
38:01Finalement, chaque domaine est très différent.
38:04Et c'est d'abord une relation d'amitié,
38:08une relation de confiance qui naît
38:11et qui, finalement, s'alimente de jour en jour.
38:14Et finalement, ce n'est pas une seule visite à un atelier.
38:19C'est plusieurs visites,
38:21c'est plusieurs échanges,
38:24de comprendre aussi leurs recherches.
38:26Quels sont ces moments que vous préférez,
38:28justement, qui sont en off,
38:30derrière la magie de ces vernissages et de ces espaces,
38:34une fois qu'ils sont exposés,
38:36l'ombre de l'atelier, justement.
38:38Quel moment préférez-vous dans tout le processus, finalement ?
38:41Alors déjà, c'est la première rencontre.
38:43Elle est toujours très spéciale.
38:45Quand vous rentrez en atelier,
38:46il y a peut-être des choses que vous avez vues
38:49lors d'expositions
38:50ou dans le portfolio que vous a transmis l'artiste, etc.
38:54Mais quand vous arrivez en atelier,
38:56il y a des choses que vous découvrez.
38:58Donc, il y a toujours cette magie du premier regard.
39:00Cette magie de la découverte.
39:01Et donc, c'est comme quand vous vous rendez en musée
39:04et que vous voyez une œuvre pour la première fois.
39:06C'est exactement la même magie qui s'opère en atelier.
39:09Et puis, je dirais, quand on commence à travailler,
39:13quand vous découvrez, finalement,
39:14il y a un moment où vous laissez l'artiste travailler.
39:16Alors, ça peut durer plusieurs mois,
39:18ça peut durer plusieurs années.
39:20Et quand vous regardez au bout d'un certain nombre,
39:24pour un certain temps,
39:26quand vous commencez à découvrir, finalement,
39:27ce que va être le travail exposé,
39:30et là, il y a forcément un échange qui se crée avec l'artiste,
39:33mais on commence à avoir, finalement,
39:35le résultat de l'exposition qui va naître.
39:39Et donc, après, bien sûr,
39:40le travail curatorial commence,
39:41les recherches commencent.
39:43Mais c'est aussi...
39:44Toutes ces années, également, j'imagine,
39:45profondeur dans la relation suite...
39:48Exactement.
39:48... de ces nombreuses années.
39:50Toutes ces années, finalement,
39:51quand on expose à l'artiste,
39:53finalement, c'est toutes les années aussi
39:55de recherche et de travail qui sont derrière.
39:57Et c'est comment aussi recouper, finalement,
39:59tout cela avec mon propre travail de recherche.
40:03Donc là, vous rentrez...
40:04Souvent, j'aime beaucoup associer mon travail de recherche
40:07avec la littérature, avec la poésie.
40:09Aller voir aussi ce qu'ont fait d'autres artistes
40:11dans le même, on va dire, dans le même univers.
40:15Essayer de comprendre aussi
40:17où l'artiste veut nous emmener.
40:19Alors, l'écouter, c'est essentiel.
40:21Ça peut durer des heures.
40:22Et ce moment aussi est très important pour moi.
40:24Parce que c'est un moment où on apprend beaucoup de choses.
40:27Donc, je prends note.
40:28Je prends note au fur et à mesure.
40:31Et c'est peut-être le moment le plus important,
40:35le moment où vous êtes à l'écoute de l'artiste.
40:37Vous ne faites que l'écouter.
40:39Que la phase de recherche vient après, finalement.
40:41Et c'est ce qui définit un petit peu l'âme, on va dire,
40:43qu'aura cette exposition que vous préparez.
40:45Tout à fait.
40:46Tout à fait.
40:47Alors, on a travaillé sur des expositions collectives.
40:49C'est très différent.
40:50On a travaillé sur la femme en Afrique,
40:52sur l'identité féminine en Afrique.
40:54Là, c'était super.
40:55Parce qu'on a eu 25 artistes qui ont pris part au process.
40:59Mais c'est très différent quand vous travaillez sur un solo show,
41:02comme on l'a fait avec Soumya Gellel,
41:04qu'on expose dernièrement, sur l'art textile.
41:06Et l'art textile nous emmène encore vers des recherches assez incroyables.
41:10Avec Atlassie aussi, on a travaillé sur l'âme,
41:13on a travaillé sur l'universel, sur le noir, le noir absolu.
41:17Donc, ça vous emmène dans des recherches qui sont assez incroyables.
41:22Et finalement, j'emmagasine tout ça.
41:24Et puis, c'est assez riche, en fait, finalement.
41:28C'est très riche, même pour nous, dans la galerie,
41:31de pouvoir justement être en contact d'artistes d'univers complètement différents.
41:35Ça forge l'identité de la galerie.
41:37On est très fiers aujourd'hui d'accompagner tous ces artistes-là.
41:42Il y en a beaucoup.
41:43On est aujourd'hui sur une quinzaine d'artistes qu'on accompagne au sein de la galerie.
41:48Et on ne va pas s'arrêter là.
41:51Et donc, voilà, on a un solo show qui arrive en septembre
41:53d'une jeune artiste issue de l'École des Beaux-Arts de Casa
41:57à qui on offre finalement le premier solo show.
42:01Donc, c'est aussi pour nous un défi, un challenge.
42:04Donc, beaucoup d'allers-retours, un atelier.
42:07Et donc, c'est très intéressant pour nous.
42:10Et je pense que c'est ce qui fait...
42:12Et puis, aujourd'hui, la nouveauté, c'est qu'on lance notre résidence d'artistes
42:16au sein de nos locaux.
42:18Et donc, on pourra justement avec...
42:22Donc, le Studio 53 avec Nabil Bahia et Mohamed Aït Salami.
42:25Donc, on va pouvoir aussi accompagner des artistes dans le cadre de résidence
42:30et les suivre au quotidien aussi.
42:32Et donner la chance à des artistes qui ne sont pas de Casablanca
42:35pouvoir venir, avoir un atelier au centre-ville de Casa
42:38et être associé à des artistes internationaux
42:41qui intégreront la résidence à partir du mois de septembre.
42:45Donc, voilà.
42:46En tout cas, à travers vous, on découvre ce beau métier de galeriste
42:50et puis cette passion qui les anime également.
42:52Mais j'imagine aussi qu'au quotidien, ce n'est pas toujours facile
42:55qu'il y a certaines difficultés, certains défis, des challenges
42:59auxquels vous devez faire face.
43:01Et j'aimerais que vous nous parliez un petit peu de cela.
43:04Alors, les défis, c'est vrai que quand il s'agit de production,
43:09il y a toujours le défi du financement.
43:10Donc, on essaie de s'entraider un peu avec les artistes.
43:15Mais nous, on est une jeune galerie.
43:16Et effectivement, il y a toujours ce défi du financement.
43:18Donc, cette année, on a fait appel au ministère de la Culture
43:23au niveau du programme de subvention.
43:27Donc, on est très heureux d'annoncer qu'on a été sélectionnés,
43:30en tout cas pour un programme de résidence autour des écologies de l'art
43:34qu'on a envie de monter.
43:35Donc, on a pu justement avoir cette chance.
43:38Mais les années précédentes, non, on n'a pas eu cette chance-là.
43:41Et c'est vrai que ce qu'on essaie de faire,
43:43c'est aussi d'avoir l'accompagnement d'institutions,
43:45d'institutions publiques et privées.
43:47C'est important.
43:48C'est très important.
43:49Et le financement, c'est vraiment...
43:50Exactement.
43:51C'est vraiment le point, d'ailleurs, qu'on a discuté aujourd'hui
43:54dans le cadre de la Fédération des industries créatives et culturelles
43:57à l'UM6P à Rabat.
43:59Voilà, le point central qui revient, c'est vraiment l'aide au financement.
44:03Alors, bien sûr, il y a des programmes d'accompagnement
44:05avec l'Union européenne, avec la Wallonie-Bruxelles, etc.
44:08Mais bon, c'est vrai que ce n'est pas toujours évident
44:11d'obtenir ces financements-là.
44:12Mais aujourd'hui, on a envie d'aller, par exemple,
44:15sur un festival d'art qui va nécessiter un certain financement.
44:19Donc, on est en train de travailler dessus.
44:20Mais même les expositions, à notre échelle individuelle et collective,
44:25nécessitent souvent, en tout cas, un financement.
44:27Donc, on essaie aujourd'hui.
44:29Le point fort aussi de la galerie, je n'en ai pas parlé,
44:32c'est de proposer des programmes aussi pour les institutions.
44:36On a travaillé, par exemple, pendant trois ans sur le concours DS Automobile.
44:42On a quasiment travaillé sur les trois éditions du concours.
44:45Ça, par exemple, c'est des choses dont on est très, très fiers,
44:47puisque comment l'entreprise, aujourd'hui, arrive à intégrer l'art,
44:50finalement, dans son process et qui devient vraiment,
44:53finalement, l'ADN de sa marque.
44:55Nous, ça nous fait très plaisir.
44:56On a envie de continuer de faire ça avec des grandes marques marocaines,
44:59parce que les institutions doivent prendre part, justement,
45:04finalement, aux productions d'œuvres d'art
45:06et peut-être même constituer leurs propres collections.
45:10Donc, ça, c'est important.
45:11On a envie de travailler sur des collections,
45:14sur des constitutions de collections,
45:15pas seulement pour des collectionneurs privés,
45:16mais aussi pour des institutions privées et publiques.
45:20Vous êtes, en tout cas, plein de succès pour cette démarche.
45:23Dans cette démarche, merci à vous, Salmane Agui,
45:26c'était un plaisir de vous avoir comme invitée aujourd'hui.
45:29Merci beaucoup. Merci, Maliane.
45:30C'est la fin de l'Invité Culture pour aujourd'hui.
45:32Très bonne journée.
45:48Sous-titrage Société Radio-Canada
45:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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