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  • il y a 14 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Avec l'actualité également, qui est aussi cette requalification de circonstances aggravantes de racisme contre les mises en examen pour
00:07le meurtre de Thomas Acrépole dans la Drôme.
00:10On en parle ce soir avec Maître Jérôme Triomphe, qui est en ligne avec nous. Bonsoir, Maître Jérôme Triomphe.
00:16Bonsoir, Marie-Laurent. Bonsoir à tous vos éditeurs.
00:18Un merci d'être avec nous ce soir. Information donc qu'Europe 1 vous donnait désir autour de ce drame
00:23qui avait lieu il y a près de trois ans, dont on se souvient tous.
00:25Je précise que c'est votre toute première prise de parole. Je vous remercie d'avoir choisi Europe 1 pour
00:29vous exprimer.
00:30Europe 1 qui a consacré nombre d'émissions, nombre de débats à ce drame qu'on a suivi très attentivement
00:35depuis le tout premier jour.
00:36Je vais vous en rappeler l'effet très brièvement. Dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023, soir de
00:42bal de village à Acrépole dans la Drôme.
00:43Des jeunes issus notamment du quartier populaire de la Monnaie à Romand-sur-Isère sont battus avec un groupe de
00:48jeunes de Acrépole.
00:49Bilan, quatre blessés graves dont Thomas, Thomas Perrotto, 16 ans, décédé lors de son transport à l'hôpital.
00:55Je précise également, Maître Jérôme Triomphe, que vous êtes l'avocat de deux des victimes de cette heure X.
01:00Dans cette affaire, 14 jeunes hommes ont été mis en examen, tous pour meurtre et tentative de meurtre en bande
01:05organisée.
01:05Aucun n'a jamais reconnu avoir porté le coup mortel sur Thomas avant que le parquet ne requière le mois
01:11dernier le renvoi devant la cour d'assises de 11 d'entre eux.
01:15Et donc, désormais, Maître Jérôme Triomphe, il y a cette requalification, cette circonstance aggravante venant des juges d'instruction retenue
01:22contre l'ensemble des mises en examen.
01:24Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qui s'est passé ?
01:26Je crois que tout est parti de certaines observations transmises par les partis civils. Est-ce que c'est bien
01:31ça ?
01:33Absolument, et j'allais dire enfin. Enfin, parce que ce drame...
01:38Parce que les infos, il les avait dès le début ?
01:40Le drame a eu lieu il y a pratiquement un an, trois ans pardon, et dès le lendemain, nous avions,
01:45dans le Dauphiné Libéré, qui est allé faire du vrai journalisme de terrain,
01:50était allé interroger les victimes du drame de Crépole, et les deux qu'elle avait trouvés avaient immédiatement dit, donc
01:58dès le lendemain,
01:59nous avons entendu, nous sommes là pour planter des blancs.
02:03Et une autre victime, une jeune fille, qui disait qu'ils étaient là pour tuer.
02:07Bon, tout ça, c'est la cour d'assises qui évidemment va l'apprécier, au regard des responsabilités des mises
02:15en cause.
02:16Mais pourquoi cette circonstance aggravante de racisme, qui était éclatante dès le départ,
02:21qui était éclatante dès le 4 décembre, puisque 15 jours après, une fois que l'information judiciaire a été ouverte
02:29sur demande du procureur de la République,
02:31sur un réquisitor introductif qui visait meurtre, tentative de meurtre, violence en bande organisée,
02:37mais sans la circonstance aggravante de racisme, le 4 décembre, sur France Bleu, Dromardèche,
02:42M. le procureur reconnaît qu'il y a 9 témoignages, en réalité il y en a plus, puisque l'instruction
02:47va permettre d'en trouver d'autres,
02:499 témoignages de victimes qui disent, nous avons entendu, nous sommes là pour planter des blancs,
02:56et autres propos de nature raciste anti-blanc et des propos anti-français.
03:00Alors je vous pose la question, M. Jérôme Triomphe, pourquoi a-t-il fallu attendre 3 ans pour que cette
03:06requalification vienne ?
03:08– Eh bien, j'allais vous dire, posez la question au procureur de la République,
03:13parce que dans toute affaire judiciaire, et notamment dans les affaires criminelles,
03:18on commence par les qualifications les plus hautes, quitte à abandonner des qualifications à l'issue de l'information judiciaire,
03:26parce que, eh bien, on constate que les conditions n'en étaient pas réunies.
03:31Là, dans ce dossier, c'est exactement l'inverse qui s'est passé, on est parti des qualifications les plus
03:35basses,
03:35pour, in fine, de manière rarissime, parce qu'en 26 ans de barreau, c'est la première fois que je
03:41vois ça dans un dossier,
03:43eh bien, pour terminer sur une requalification à la hausse, en toute fin d'information,
03:49alors que tous les éléments, tous les éléments du racisme anti-blanc étaient dans le dossier dès le départ.
03:56Et d'ailleurs, je me souviens de cette interview de M. le procureur du 4 décembre 2023,
04:02où il disait, effectivement, il y a neuf témoignages faisant part d'hostilité envers les Blancs.
04:07Alors, je pense que le terme a été mal employé, parce qu'en fait, d'hostilité, c'est un coup
04:11de couteau
04:11qui a entraîné la mort du malheureux Thomas Perrotto, avec une famille qui est dans le malheur depuis trois ans,
04:18et puis trois tentatives de meurtre et des violences aggravées.
04:22Ce n'était pas véritablement une hostilité, c'était un petit peu plus que cela.
04:25Maître Jérôme Trion, je vais vous interrompre un instant.
04:28Il y a Maël Hassani qui nous a rejoint dans ce studio, c'est l'heure de son journal permanent.
04:32On vous retrouve dans moins de deux minutes.
04:33On continue à parler de cette affaire.
04:35J'ai hâte également d'entendre les questions que Vincent Roy et Georges Fenech ont à vous poser.
04:38A tout de suite, Maître Jérôme Trion.
04:4119h45, donc sur Europe 1, l'heure du jour.
04:43Europe 1 soir.
04:4519h, 21h.
04:46Maël Laurent.
04:47Toujours avec Vincent Roy, écrivain, consultant CNews Europe 1.
04:50Toujours avec Georges Fenech, ancien magistrat.
04:53Et toujours avec Maître Jérôme Trion,
04:55un de ceux qui a obtenu la requalification, la circonstance aggravante de racisme
04:59contre les mises en examen pour le meurtre de Thomas Acrépole dans la Drôme.
05:03C'était il y a trois ans.
05:05Pourquoi Maître Jérôme Trion ?
05:06Pourquoi à un moment, les juges d'instruction ont considéré, enfin,
05:10cette circonstance aggravante de racisme ?
05:12Qu'est-ce qu'il a emporté ?
05:13Sur quel fondement ?
05:14Alors, il faut d'abord préciser une chose, c'est que, comme je vous le disais,
05:20dès le lendemain des faits, nous savions qu'il y avait des propos de racisme anti-blanc
05:25qui avaient été tenus.
05:26Moi, deux jours plus tard, je porte plainte au nom de la Griffe,
05:30l'Alliance Générale contre le Racisme et pour le Respect de l'identité française et chrétienne,
05:33qui a été moteur dans cette affaire, dont l'intervention a été décisive.
05:38Et nous portons plainte à les constituants de partie civile.
05:41Alors, d'abord, nous portons plainte entre les mains du procureur,
05:44avant que lui-même saisisse le juge d'instruction,
05:48en lui demandant de requalifier les faits et de retenir la circonstance aggravante de racisme.
05:54Je n'aurai aucune réponse.
05:55Nous allons nous constituer partie civile devant les juges d'instruction.
05:58Je vous passe les péripéties procédurales.
06:00Nous allons être déclarés irrécevables.
06:02Nous allons aller à la chambre d'instruction, à la cour de cassation,
06:05à la chambre d'instruction, devant les juges d'instruction à nouveau.
06:07Et encore à la chambre de l'instruction.
06:10Au final, c'est parce que la griffe, depuis le début, a été moteur dans cette affaire,
06:15depuis le troisième jour, que nous avons martelé qu'il y avait du racisme anti-blanc,
06:21qu'au final, pourquoi vous me posez la question, ça a été retenu.
06:24Parce qu'à un moment, je suis intervenu officiellement dans le dossier,
06:28saisi par deux victimes qui ont demandé l'assistance,
06:31qui ont demandé l'assistance de la griffe et de moi-même comme avocat.
06:38Et manifestement, les juges attendaient ou n'attendaient qu'une demande officielle.
06:43Je ne sais pas, il faudrait leur poser la question.
06:45Toujours est-il que nous avons produit nos observations,
06:48en reprenant, vous me posiez la question de savoir quels éléments,
06:50les éléments, ils sont dans le dossier.
06:52Ils sont déjà dans la presse, ils étaient déjà dans la presse depuis longtemps.
06:55Quand il y a pratiquement une vingtaine de témoignages dans le même sens,
07:00eh bien, ça a été un travail de bénédictin, si j'ose dire,
07:03de reprendre l'ensemble des éléments et de les soumettre aux juges.
07:07Les juges n'attendaient manifestement que ça,
07:10puisque dans la foulée, dans la foulée de ces observations,
07:14eh bien, les mises en cause ont été convoquées,
07:16mises en examen de manière supplétive,
07:18avec la circonstance aggravante de racisme,
07:20qui en fait était éclatante.
07:24Cette mise en examen est tellement évidente que c'était éclatant.
07:28Cela apparaissait partout dans le dossier,
07:31et c'était déjà dans le débat public.
07:33Donc, finalement, il n'aura fallu que, eh bien,
07:37dire les choses telles qu'elles étaient.
07:39Parce que ne pas nommer les choses,
07:42eh bien, ce n'est pas rendre justice.
07:43Et puis, eh bien, dans ce dossier,
07:44il y a un mobile qui devra être jugé, examiné par la cour d'assises.
07:49Pour quel motif avez-vous tué le malheureux Thomas Perrotto ?
07:53Pour quel motif avez-vous créé ce champ de ruines,
07:56véritablement, à la fois pour la famille de Thomas Perrotto,
07:59de toutes les victimes, et également de la société française ?
08:01Vincent Roy, plus Georges Fenech.
08:03Oui, bonsoir, maître.
08:05Vous dites que, deux jours après l'affaire,
08:08vous déposez plainte auprès du procureur.
08:11Et vous dites, ensuite, vous déposez plainte...
08:13Trois jours.
08:13Trois jours.
08:13Pour ce motif-là, précisément, pour le racisme anti-blanc.
08:18Et vous dites, silence du procureur.
08:20Comment expliquez-vous, silence ?
08:22Écoutez, là, je ne vais pas me perdre en conjecture.
08:25C'est malheureusement classique
08:29que ne pas avoir de réponse des parquets.
08:32Il y a certaines affaires très importantes
08:35où on peut avoir des relations courtoises avec les parquets.
08:38Mais dans la plupart des cas,
08:40on n'a jamais de réponse des parquets.
08:41Quand on est du côté des mises en cause
08:43et qu'on a des classements sans suite,
08:45qu'on apprend parfois des années après,
08:47soit par la presse, soit de manière indirecte,
08:50c'est parce que jamais les parquets,
08:52ou quasiment jamais, ne nous informent
08:53des suites, des procédures.
08:55C'est un problème de notre procédure.
08:58Il devrait y avoir une obligation d'information.
09:00Elle n'existe pas dans notre procédure.
09:02Ça devrait être le cas.
09:03Ce n'est pas le cas.
09:04En tout cas, trois jours plus tard,
09:05je vous confirme qu'au nom de l'Alliance générale
09:08contre le racisme
09:09et pour le respect de l'identité française et chrétienne,
09:11la griffe,
09:12qui est le syndicat de défense des Français,
09:14des chrétiens,
09:15et aujourd'hui qui combat le racisme anti-blanc,
09:17qui devient exponentiel,
09:20c'est la seule association
09:21qui depuis 42 ans
09:22se bat contre vent et marée
09:24et parfois contre des évidences.
09:26Je pourrais vous donner
09:27des dizaines et des dizaines d'exemples,
09:29mais par exemple,
09:30à Saint-Omer,
09:31dans le Pas-de-Calais,
09:34incendie de l'église,
09:35ça a fait beaucoup de bruit.
09:36Le mis en cause,
09:37on était à son septième incendie d'église.
09:39Il a fallu que la griffe
09:40se batte contre vents et marées
09:42pour faire reconnaître
09:44que ce n'était pas un délit,
09:45mais un crime passible
09:46de la Cour d'Assise
09:47parce qu'il y avait
09:48une circonstance agréante
09:49de racisme anti-chrétien.
09:50Donc,
09:51c'est le combat de la griffe
09:52qui a permis,
09:52à l'évidence,
09:53ce retournement de situation.
09:55Sur cette requalification,
09:56que dit notre ancien magistrat
09:57Georges Fenech ?
09:58Bonsoir, Maître.
09:59La question que je me pose,
10:04indépendamment du fait
10:05qu'il a fallu attendre trois ans
10:06pour reconnaître
10:07ce qui était manifestement
10:08une réalité du dossier,
10:11la circonstance agréante,
10:13comment se fait-il
10:14qu'il y ait deux lectures différentes
10:16de ces faits,
10:18puisque les juges d'instruction
10:20ont pris cette décision
10:21contre l'avis du parquet
10:23qui, lui, prend des réquisitions
10:25de meurtre
10:26et non pas de meurtre
10:27sur la base des mêmes informations.
10:28Sur la base du même dossier
10:30et des mêmes pièces.
10:31Et je vais compléter
10:33pour tout se dire,
10:34on ne va pas tourner autour du pot.
10:35Je vais vous poser la question
10:36très franchement,
10:37très directement.
10:38Est-ce que vous n'avez pas
10:39le sentiment que la justice
10:41a été un petit peu sous,
10:43comment dirais-je,
10:44sous pression,
10:45sous influence,
10:45quand on voit
10:48le déchaînement médiatique
10:49qu'il y a eu autour
10:50de cette affaire,
10:51pour dire,
10:52mais non, mais non,
10:52il n'y a pas,
10:53il ne peut pas y avoir
10:54de racisme anti-blanc.
10:55Dans cette affaire,
10:56c'était qu'une rixe.
10:57Combien de journalistes
10:58de télévision,
10:59de radio,
11:00des livres qui sont sortis également
11:02pour prétendre
11:03que tout cela
11:03était une instrumentalisation
11:05de la droite,
11:06voire de l'extrême droite.
11:07Est-ce que vous n'avez pas
11:08le sentiment que,
11:09même encore à l'heure actuelle,
11:10puisqu'il y a
11:10divergence de point de vue
11:11entre le parquet
11:12qui est quand même là
11:13pour défendre
11:13les intérêts de la société
11:15et des instructions
11:15pour faire la manifestation
11:17aussi de la vérité,
11:18est-ce que vous n'avez pas
11:19le sentiment
11:19qu'il y a quelque part
11:20un trouble
11:21au sein de la magistrature ?
11:23– Maître Jérôme Tristoff,
11:25je savoure le propos
11:28venant d'un magistrat.
11:30Écoutez,
11:31je suis incapable
11:31de répondre
11:32à cette question
11:33parce que
11:33c'est peut-être
11:34un positionnement
11:35personnel
11:36du procureur.
11:38Il considère
11:40que
11:41des propos
11:43tenus
11:45de la nature
11:46que vous savez
11:47ne veulent pas
11:48dire que
11:49le but
11:50était de tuer
11:51Thomas Perrotto
11:52parce qu'il était blanc
11:53ou parce qu'il était français.
11:54Je ne sais pas
11:56quel est le motif
11:57pour lequel
11:58il a refusé cela.
12:00Ce que je vois,
12:01c'est que
12:04il y a des analyses
12:05différentes,
12:05c'est une évidence.
12:06Le parquet
12:07a une analyse
12:08qui n'est pas celle
12:09des juges d'instruction.
12:11Pour quel motif ?
12:12Est-ce que c'est
12:13une analyse
12:15des faits ?
12:16Est-ce que
12:16c'est le sentiment
12:17profond du procureur ?
12:18Il faut lui poser la question.
12:20Manifestement,
12:20des journées
12:21si on pose la question,
12:22ils n'ont pas eu
12:23de réaction
12:25pour l'instant.
12:26C'est à lui
12:26qu'il faut poser la question.
12:28Ce qui est certain,
12:29c'est que
12:29devant l'évidence,
12:30ce qui compte
12:31ce n'est pas le parquet.
12:32Ce qui compte
12:32c'est les juges
12:33Le parquet,
12:34comme vous le savez,
12:35peut faire appel
12:35de la décision
12:36de l'ordonnance
12:37de mise en accusation
12:39et de la différence
12:40et de la réqualification
12:42ce n'est pas encore
12:43totalement obtenu.
12:44Et de la même manière
12:45que les partis civils
12:46peuvent faire appel
12:47d'une ordonnance
12:48de mise en accusation
12:48qui préjudicie
12:49à leurs intérêts civils.
12:51Donc évidemment
12:51que l'affaire
12:53n'est pas terminée
12:53et que probablement
12:55la chambre d'instruction
12:56aura à trancher.
12:57Ce qui est certain,
12:58c'est que
12:58quoi que la chambre
12:59d'instruction dise,
13:00je vous annonce
13:02une chose,
13:02nous serons
13:03avec la griffe
13:05constituée partie civile
13:06et avec les victimes
13:08et aux côtés
13:09des victimes
13:10devant la cour d'assises
13:11et que nous serons
13:12pleinement partis
13:13et que si on nous refusait
13:16la circonstance agravante
13:17de racisme
13:18à un autre stade,
13:19nous la remettrions
13:20dans le débat
13:21devant la cour d'assises
13:22puisqu'il s'agit
13:23d'une question
13:23de requalification
13:24et que les juridictions
13:25du fond
13:26sont libres
13:27de requalifier
13:28dans le sens
13:29qu'elles estiment
13:30devoir
13:30toutes ces questions-là.
13:32Alors moi,
13:32la question de savoir
13:33pourquoi le parquet
13:34n'a pas la même analyse
13:35que les juridictions,
13:36je n'en ai absolument
13:38aucune idée,
13:39il faut poser la question
13:39directement au parquet.
13:40Est-ce que vous voyez
13:41quand même dans ce début
13:42de requalification
13:42un tournant
13:43dans l'appareil judiciaire
13:44français peut-être,
13:45dans le logiciel
13:46de cet appareil judiciaire,
13:48une prise de conscience
13:49sur cette question
13:50du racisme anti-blanc
13:51maître Jérôme Triomphe
13:52et peut-être également ici
13:53Vincent et Georges ?
13:55Écoutez,
13:56en fait,
13:57les choses ne sont pas
13:58univoques
13:59ni manichéennes.
14:00Vous avez des juges
14:01à qui ça ne posera
14:02aucune difficulté
14:03et d'autres
14:04qui vont traîner des pieds.
14:05Moi, je l'ai vu
14:05dans des dizaines de dossiers.
14:06J'ai vu des dossiers
14:07dans lesquels
14:07il n'y avait pas l'ombre
14:09d'une difficulté
14:10pour reconnaître
14:10la circonstance aggravante
14:11anti-chrétienne,
14:12anti-française
14:14ou anti-blanche.
14:15Et il y en a d'autres,
14:16ça pose des difficultés
14:17comme si le terme
14:18de racisme anti-blanc
14:19était radioactif
14:20comme si c'était
14:21un épouvantail,
14:22comme s'il y avait
14:22un tabou
14:23sur lequel on jetait
14:24un voile pudique
14:25parce qu'on ne veut pas
14:25voir une réalité
14:26qui bouscule
14:28peut-être les certitudes
14:29de beaucoup,
14:30de beaucoup de politiques
14:31idéologisées,
14:32de beaucoup de journalistes.
14:34Mais non,
14:35le racisme anti-blanc
14:36paraît-il n'existe pas.
14:37Mais quelle violence
14:38que d'entendre cela ?
14:39Le racisme anti-blanc
14:41n'existe pas
14:41mais c'est une violence
14:43supplémentaire
14:43qui est faite
14:44à la famille de Thomas Perrotto
14:45et aux familles
14:46de toutes les victimes.
14:47Parce que dire
14:48que ce racisme anti-blanc
14:49n'existe pas
14:50et bien c'est nier
14:51la réalité
14:52de ce qui a été subi
14:53c'est-à-dire un drame
14:54épouvantable.
14:55On va encore pousser
14:56le raisonnement
14:57un peu plus loin
14:58quitte à recevoir
15:00des critiques.
15:01Je ne veux pas viser
15:03non plus le procureur
15:03de Valence
15:04et je ne le connais pas
15:05je ne sais même pas son nom
15:06mais tous magistrats
15:08qu'ils sont
15:09ils n'en sont pas moins
15:10des hommes
15:10et des femmes
15:11et que donc
15:12ils sont aussi traversés
15:14par les courants
15:14que traverse notre société
15:16et on le sait
15:16puisque certains s'expriment
15:18avec
15:19je dirais
15:20beaucoup de médiatisation
15:21on l'a vu encore récemment
15:22le syndicat de la magistrature
15:24se manifester
15:25en conférence de presse
15:26avec LFI
15:26pour contester une loi
15:28donc tout cela
15:29tout ce que je dis
15:30on le constate maintenant
15:31tous les jours
15:32est-ce que
15:33on ne peut pas
15:34craindre qu'il y ait
15:35ce même courant idéologique
15:36qui traverse
15:37une certaine magistrature
15:39qui ne veut pas entendre
15:40de racisme anti-blanc ?
15:41très rapidement
15:42maître
15:43mais c'est une évidence
15:45que tous les juges
15:47en fait personne
15:48n'est impartial
15:49tous les juges
15:51sont nécessairement
15:53pétris
15:54de leurs convictions
15:55de leurs idéologies
15:56mais je vais
15:57peut-être
15:58être iconoclaste
16:01j'ai obtenu
16:02des décisions
16:03des décisions
16:06remarquables
16:06d'objectivité
16:07dans des dossiers similaires
16:08de juges
16:09du syndicat
16:10de la magistrature
16:10qui étaient honnêtes
16:11et objectifs
16:12et de la même manière
16:14j'ai obtenu
16:14des décisions
16:15qui étaient contraires
16:16au bon droit
16:16de juges
16:18qui auraient
16:19peut-être
16:20eu une sensibilité
16:21affichée
16:22qui auraient dû
16:23conduire à la décision
16:24que j'espérais
16:25donc rien n'est univoque
16:27quand j'entends dire
16:28par exemple
16:29les magistrats
16:30sont par nature
16:31indépendants
16:31c'est vrai
16:32puisqu'ils ont
16:32une indépendance
16:33statutaire
16:33et ils sont par nature
16:34impartiaux
16:35ça ça me fait hurler
16:37un magistrat
16:37n'est pas par nature
16:38impartial
16:39il doit être impartial
16:40ce qui n'est pas
16:42pareil
16:42et ce qui n'est pas
16:43non plus évident
16:44parce qu'il faut arriver
16:45à s'abstraire
16:4510 secondes
16:46à Vincent Roy
16:47et 10 secondes
16:47de maître Jérôme Tréon
16:49j'ai vu des magistrats
16:50qu'il faisait
16:50et j'ai vu
16:51qu'il ne le faisait pas
16:5210 dernières secondes
16:54oui
16:54on ne peut pas
16:55on ne peut pas
16:55s'empêcher
16:56maître
16:56alors même
16:57qu'on sait bien
16:58qu'il ressort
16:59de tous les témoignages
17:00dans ce dossier
17:01qu'il y avait
17:02du racisme
17:03anti-blanc
17:04on ne peut pas
17:05devant la non-qualification
17:07du parquet
17:08on ne peut pas
17:09s'empêcher de penser
17:09à une justice politique
17:12écoutez
17:13chacun se fera
17:14sa propre opinion
17:16il serait utile
17:17que des journalistes
17:18interrogent
17:19monsieur le procureur
17:20pour savoir
17:21pourquoi son parquet
17:22s'est obstiné
17:23à ne pas vouloir
17:24retenir la circonstance
17:25de racisme anti-blanc
17:26qui pourtant
17:27était éclatante
17:28et puis attention
17:28qui à ce stade
17:30ne fait pas
17:31une affirmation
17:32de racisme anti-blanc
17:33c'est simplement
17:33la possibilité
17:34d'en débattre
17:35devant une cour d'assises
17:36et que chacun
17:36puisse se défendre
17:37sur cette accusation
17:39c'est l'objet normal
17:41d'une ordonnance
17:41de mise en accusation
17:42de relever
17:43non pas des preuves
17:44de culpabilité
17:45mais des charges
17:46qui seront discutées
17:47devant la cour d'assises
17:48Jérôme Triomphe
17:49d'avoir témoigné
17:50sur Europe 1
17:51ce soir
17:51première prise de parole
17:52Georges Fenech
17:53Vincent Roy
17:54vous restez avec moi
17:55dans un instant
17:56place au journal de 20h
17:57avant de retrouver
17:57à 20h10
17:58le lieutenant-colonel
17:59Christophe Pasquini
18:00commandant des opérations
18:01de secours
18:02dans le Var
18:02à tout de suite
18:02sur Europe 1
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