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  • il y a 2 heures
Protégeons-nous suffisamment les enfants ? La loi Taquet, votée en 2022, prévoyait la mise en place d'un registre national des familles d'accueil, afin d'éviter "le nomadisme" des assistants familiaux maltraitants. Lyes Louffok, militant pour le droit des enfants, déplore l'absence de mise en œuvre de cet article depuis sa promulgation ainsi que la trop faible application des décisions judiciaires en matière de protection de l'enfance.

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Transcription
00:00Vous évoquez les familles d'accueil, il faut le savoir qu'en 2022, dans le cadre de la loi Taquet,
00:03on avait obtenu la création d'un fichier national pour recenser les familles d'accueil sur le territoire,
00:07puisque jusqu'à présent, elles pouvaient avoir par exemple un agrément dans les Hauts-de-Seine,
00:10se faire virer des Hauts-de-Seine parce qu'elles avaient maltraité des enfants,
00:13et puis redemander un agrément à Paris, et l'obtenir, et réaccueillir des enfants,
00:18mais tout en conservant leur domicile dans les Hauts-de-Seine.
00:20Donc ce fichier avait pour objectif de lutter contre le nomadisme des familles d'accueil maltraitantes.
00:25Nous sommes en 2026, il n'est toujours pas mis en œuvre.
00:28Et là-dessus, il va falloir aussi à un moment donné que le gouvernement s'explique
00:31sur la non-application des lois, en plus sur un domaine qui pour le coup lui incombe, je veux dire.
00:36Donc vous voyez, on fait voter des lois, et puis derrière, en effet, on ne s'assure pas non plus
00:39qu'elles soient réellement appliquées, mais tout comme les magistrats ordonnent des mesures,
00:43c'est-à-dire ordonnent des placements notamment, qui aujourd'hui ne sont pas exécutés.
00:47Vous avez des milliers d'enfants qui ont été repérés par les travailleurs sociaux,
00:52pour lesquels la justice a été saisie, pour lesquels la justice a ordonné une mesure de protection,
00:56et qui, faute de place, faute de travailleurs sociaux, restent en danger chez eux.
01:00On a un enfant qui meurt tous les cinq jours sous les coups de ses parents, tué par ses parents,
01:05parmi eux, et c'est un chiffre de l'Inspection générale des affaires sociales
01:09qui avait rendu une étude sur les morts violentes au sein des familles,
01:1349% des enfants tués par leurs parents vivaient dans une famille déjà suivie par des services sociaux.
01:17Donc, il y a vraiment un enjeu là, démocratique, d'état de droit, de respect de l'état de droit.
01:23Je ne connais pas un domaine dans lequel on se permet de ne pas exécuter des décisions judiciaires
01:28et de ne pas respecter les lois, si ce n'est celui de la protection de l'enfant.
01:31Merci.
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