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Pendant tout l'été, l'actualité du jour vue par les témoins du quotidien dans #120MinutesInfoEte

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00:00:01Heureux de vous retrouver, bonjour à tous, il est quasiment 15h sur CNews, c'est parti pour 120 minutes infos
00:00:06en direct.
00:00:07Je vous présente mes invités dans un instant, mais d'abord on commence avec le journal de Margot Siffer.
00:00:11Bonjour Margot. Bonjour Michael, bonjour à tous.
00:00:12Et on débute avec ce chiffre, près de 40 000 hectares de forêts et de végétation brûlés dans des incendies
00:00:18depuis le début de l'année.
00:00:19Et hier encore, plusieurs incendies se sont déclarés, notamment à Tarando, près du golfe de Saint-Tropez et à Trignac
00:00:25en Loire-Atlantique.
00:00:2627 départements sont placés aujourd'hui en risque élevé de feux de forêt.
00:00:30Et 111 personnes ont d'ailleurs été interpellées dans toute la France pour leur implication.
00:00:35C'est ce que confirme le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:00:39Les enquêtes sont en cours sous l'autorité de la procureure de Fontainebleau en l'occurrence.
00:00:43Mais d'une manière générale, sachez que 9 feux sur 10 ont une origine humaine, volontaire, accidentelle, imprudence.
00:00:49Et nous en sommes là au moment où on se parle à 111 interpellations pour la France entière sur des
00:00:54incendiaires,
00:00:55dont une grande partie d'ailleurs reconnaissent les faits.
00:00:58Dans l'actualité également, ce constat à présent, la France produit plus d'électricité qu'elle n'en consomme.
00:01:03Et pourtant, son prix va augmenter de 2,5% au 1er août.
00:01:07Exactement.
00:01:07Le gouvernement a suivi les recommandations de la Commission de régulation de l'énergie
00:01:11qui considère un certain nombre de critères pour déterminer le prix payé par les consommateurs.
00:01:16Alors concrètement, combien cela va vous coûter et quelles sont les raisons ?
00:01:20Élément de réponse avec Sarah Fenzari.
00:01:24L'électricité va vous coûter plus cher dès cet été.
00:01:28A partir du 1er août, le prix du kilowattheure augmentera de 2,5% pour près de 20 millions de
00:01:34Français concernés.
00:01:36Concrètement, pour un foyer moyen de 4 personnes, cette hausse représentera environ 2 euros par mois, soit 26 euros de
00:01:43plus par an.
00:01:44Une augmentation qui peut surprendre puisque depuis le début de l'année, la France produit davantage d'électricité qu'elle
00:01:50n'en consomme grâce à des centrales nucléaires et des barrages hydrauliques qui tournent à plein régime.
00:01:56Alors pourquoi payer plus ?
00:01:58Parce que la facture d'électricité ne dépend pas uniquement de sa production.
00:02:03Elle intègre aussi le coût du réseau chargé d'acheminer l'électricité jusqu'au logement ainsi que plusieurs taxes et
00:02:09contributions.
00:02:09L'électricité est certes abondante, mais sur la facture, ce n'est pas seulement ce qui est produit qui compte,
00:02:16c'est aussi tout ce qu'il faut pour l'acheminer jusqu'à votre prise.
00:02:22L'Union Européenne inflige une amende de 550 millions d'euros à la plateforme chinoise en ligne AliExpress pour la
00:02:29vente de produits interdits.
00:02:31Et parmi eux, des vêtements contrefaits, des produits illégaux et des jouets qui sont jugés dangereux.
00:02:36C'est l'amende la plus élevée prononcée par Bruxelles depuis la mise en place d'un règlement européen sur
00:02:41les services numériques.
00:02:42Elle est jugée par AliExpress comme étant disproportionnée.
00:02:45La plateforme ne précise pas pour l'heure si elle va ou non faire appel de cette sanction.
00:02:49Et direction le Royaume-Uni à présent, où Andy Burnham a été nommé Premier ministre par le roi Charles III.
00:02:57Ancien maire du Grand Manchester, il succède aux démissionnaires et très contesté Kerstar meurt.
00:03:02Il promet d'ores et déjà un plan sur 10 ans pour redresser le Royaume-Uni.
00:03:07Il entend aussi mettre un terme aux sans-abris, mais il annonce aussi appeler Volodymyr Zelensky pour lui assurer son
00:03:13soutien à 100%.
00:03:16Allez, tout de suite, on passe à votre chronique sport.
00:03:37Et 16 ans après sa première étoile en Afrique du Sud, l'Espagne décroche à New York son deuxième titre
00:03:43de championne du monde.
00:03:44Victoire 1-0 face à l'Argentine après prolongation.
00:03:47L'Aurora confirme qu'elle est bien de retour au sommet de la planète foot.
00:03:51Elle a d'ailleurs atterri en début d'après-midi à Madrid pour les célébrations.
00:03:55La sélection ibérique détient désormais les titres du Mondial, de l'Euro et des Jeux Olympiques.
00:04:10C'était votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
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00:04:23Murprotech.
00:04:25Et c'était donc le journal de Margot Siffer.
00:04:27Margot, on vous retrouve à 15h30 pour un nouveau point sur l'actualité.
00:04:31120 minutes infos avec cet après-midi Olivier Vial, directeur du centre d'études et de recherche universitaire.
00:04:37Bonjour Olivier.
00:04:38On est avec Naïma Imfadel, essayiste chargée de mission politique de la ville.
00:04:41Vincent Delamorandière, avocat, est avec nous également.
00:04:43Et puis Axel Ronde, président du syndicat de police CFTC.
00:04:47On va parler pour commencer de cet homme armé d'une lame de 30 centimètres qui a menacé des policiers
00:04:53hier.
00:04:53Ça s'est passé à Cachan dans le Val-de-Marne.
00:04:55Je vous propose tout de suite de regarder ces images.
00:05:17Voilà des images extrêmement violentes.
00:05:20On a pu voir effectivement cet homme rapidement interpellé.
00:05:22On est avec Jean Delacoste du service police-justice de CNews.
00:05:25Bonjour Jean.
00:05:26Ça s'est passé donc à Cachan.
00:05:28Les policiers ont fait usage de la force pour maîtriser, pour interpeller cet individu.
00:05:33Que s'est-il passé exactement ?
00:05:35C'était dans le milieu de journée de samedi 18 juillet, entre midi et 14 heures.
00:05:41Un homme s'est présenté à l'entrée du commissariat.
00:05:43Il appelle l'accueil via le visiophone et demande à entrer.
00:05:47Il insulte les policiers, profère des menaces de mort.
00:05:50Il est armé d'un long couteau, d'une lame de près de 20 centimètres.
00:05:54Un équipage de policiers s'est mis en place au niveau de l'accueil pour intervenir.
00:05:58La situation est plutôt inquiétante puisqu'en face du commissariat, il y a un parc avec des familles qui profitent
00:06:03évidemment du beau temps.
00:06:04Et de ce milieu d'après-midi de week-end, on est en milieu de journée.
00:06:08On précise que c'est un taser qui a fait tomber l'âme à terre.
00:06:12Il n'y a pas eu de tir d'arme à feu par exemple de la part de la police
00:06:16?
00:06:16Il n'y a pas eu jusqu'à maintenant pas de tir d'arme à feu.
00:06:18Les policiers sont encore dans le commissariat.
00:06:20Et l'homme se déplace, c'est inquiétant, avec son couteau.
00:06:23Les policiers n'arrivent pas à intervenir tout de suite parce que les portes se sont bloquées, le système de
00:06:26sécurité.
00:06:26L'homme commence à s'éloigner petit à petit vers le centre-ville et les policiers parviennent enfin à sortir.
00:06:32Il l'entoure, vous le voyez sur l'image, en proférant des sommations.
00:06:38Lâche ton arme, lâche ton couteau, pose ton couteau à plusieurs reprises.
00:06:41On l'entend dans la vidéo.
00:06:43Et puis l'homme les défie en les mettant au défi de le maîtriser.
00:06:48Il est finalement neutralisé par un tir de taser, donc impulsion électrique.
00:06:53Vous en entendez deux dans la vidéo.
00:06:55Il est immédiatement menotté.
00:06:58Pas d'autres armes ne sont trouvées sur lui.
00:07:00Il continue, malgré l'interpellation, d'insulter le policier.
00:07:04Le tout aura duré dix minutes environ.
00:07:06Il est en garde à vue.
00:07:08C'est un Français de 20 ans.
00:07:09C'est tout ce qu'on a comme information sur lui, sur son profil.
00:07:12L'enquête est en cours.
00:07:13On ne sait pas encore quelles sont ses motivations.
00:07:15Quelles sont ses motivations ?
00:07:16On ne connaît pas effectivement.
00:07:17On n'a pas plus de détails sur son profil.
00:07:19On pourra en parler.
00:07:20Son éventuel profil psychologique également.
00:07:23Axel Ronde, ce qui est sûr, c'est qu'on le voit sur ces images.
00:07:25Ça va très vite.
00:07:26C'est extrêmement violent.
00:07:28On voit que les policiers sont menacés par cet homme qui est, rappelons-le, muni d'une arme blanche.
00:07:34Ça aurait pu très mal se terminer.
00:07:36Comment est-ce qu'on maîtrise un individu armé comme ça ?
00:07:38Parce que j'imagine que dans la tête des policiers, à ce moment-là, on a très peu de temps
00:07:41pour réagir.
00:07:42Oui, tout à fait.
00:07:43On doit analyser la situation immédiatement pour savoir ce que peut faire l'individu.
00:07:48Et déjà, regarder quel type d'arme il a sur lui.
00:07:51On voit tout de suite le grand professionnalisme des fonctionnaires de police,
00:07:54qui l'ont bien évidemment mis en joue et lui ont demandé, via des injonctions, de déposer son arme.
00:08:01Ce qu'on voit bien, il l'a refusé.
00:08:03Donc l'utilisation du pistolet à impulsion électrique était bien évidemment nécessaire.
00:08:06D'ailleurs, je tiens à souligner qu'on voit bien que les policiers n'ont pas utilisé leur arme à
00:08:11feu.
00:08:12Comme certains essayent de nous faire croire que les policiers, maintenant, auraient un permis de tuer
00:08:16et auraient envie, finalement, de tuer des gens comme ça,
00:08:21on voit bien que le grand professionnalisme des policiers,
00:08:23et face à un individu extrêmement déterminé à passer à l'action,
00:08:28ils ont privilégié d'utiliser une arme intermédiaire du type PIE.
00:08:33Effectivement, si le PIE n'aurait pas fonctionné, puisqu'il y a une impulsion électrique,
00:08:36on aurait essayé d'une autre manière.
00:08:39Mais en tous les cas...
00:08:39Il faut aussi préciser, c'est important aussi, je parlais de la rapidité aussi de ce qui se passe.
00:08:44C'est-à-dire qu'à un moment donné, ça se passe très vite dans la tête des policiers.
00:08:47Il faut intervenir et il faut intervenir vite pour éviter que ça puisse virer au drame.
00:08:52Cet individu aurait pu blesser les policiers, aurait pu blesser d'autres personnes.
00:08:56Donc à un moment donné, évidemment que là, le taser a été privilégié par vos collègues,
00:09:03mais à un moment donné, ça va très vite dans la tête à ce moment-là.
00:09:07Il faut réagir de la manière la plus efficace possible.
00:09:10Oui, tout à fait. Et on doit regarder tout ce qui se passe autour.
00:09:13Si vous voulez, s'il y avait une famille avec des enfants, par exemple,
00:09:15et que l'individu était prêt à vouloir mettre un coup de couteau à une personne,
00:09:19on aurait bien évidemment intervenu différemment, peut-être avec l'utilisation de l'arme de service.
00:09:24On a la possibilité d'utiliser plusieurs outils.
00:09:27C'est pour ça qu'on demande plusieurs armes disponibles, intermédiaires et aussi de points,
00:09:33pour pouvoir justement apporter une réponse instantanément via une menace qui est clairement définie.
00:09:42Vous savez, énormément d'individus sont atteints de troubles psychiatriques.
00:09:46On ne sait pas ce qu'ils veulent faire réellement,
00:09:48mais on sait qu'ils veulent passer à l'acte et tuer du policier ou voir des innocents.
00:09:51Vincent Delamorandière, alors que risque cet individu pour s'en être pris à des policiers ?
00:09:56Il y a beaucoup de facteurs qui vont rentrer en compte.
00:10:00Pour le moment, on ne sait pas grand-chose, notamment effectivement sur le profil psychologique
00:10:03et sur la responsabilité pénale de cet individu.
00:10:06Ça va jouer un rôle, forcément.
00:10:08C'est évident. Vous voyez, le ressort motivationnel n'est absolument pas clair.
00:10:12Qu'est-ce qu'il a été faire avec un couteau à l'entrée d'un commissariat ?
00:10:15S'il voulait s'en prendre à un policier, quelqu'un de rationnel qui aurait fait un acte terroriste
00:10:20après un raisonnement, aurait peut-être choisi quelqu'un d'isolé.
00:10:24Là, il a choisi d'aller sonner à la porte de la police pour faire son acte.
00:10:29Manifestement, il y a une dimension psychiatrique qui est très lourde.
00:10:33Je vais dire deux choses là-dessus.
00:10:34On le sait tous, je vais le dire de manière synthétique,
00:10:37mais tous les fous ne sont pas enfermés, ni dans les hôpitaux, ni dans les prisons.
00:10:42Il faudrait mieux qu'ils soient dans les hôpitaux psychiatriques que dans les prisons
00:10:45parce que ça devient ingérable dans les prisons, tellement il y a des problèmes
00:10:49qui sont là, des gens qui sont là parce qu'ils ont un problème psychiatrique.
00:10:52Vraiment, ça, c'est la première chose.
00:10:54Et la deuxième chose, les experts psychiatres pendant les procès,
00:10:57quand il y a quelqu'un qui, avec un couteau, va tuer quelqu'un d'autre,
00:11:00et quelqu'un qui est dans un état d'abolition du discernement.
00:11:02J'aimerais le dire, le 10 mai.
00:11:04Celui qui a commis cet acte, qui était en état d'abolition du discernement,
00:11:08se représentait l'extérieur, le réel, la réalité,
00:11:13comme vous, quand vous faites un cauchemar.
00:11:16C'est le même rapport au réel.
00:11:17C'est-à-dire qu'il a l'impression de cauchemarder.
00:11:20Donc il y a un vrai...
00:11:21Est-ce qu'aujourd'hui, ce n'est pas aussi...
00:11:23Le discernement de... L'abolition du discernement n'est pas aujourd'hui, finalement, l'excuse...
00:11:28Absolument pas.
00:11:28Non, mais je ne parle pas... Je ne dis pas que dans des cas...
00:11:32Sauf qu'aujourd'hui, c'est devenu un fourre-tout pour beaucoup d'avocats
00:11:35qui cherchent justement à éviter la peine de prison à leurs clients.
00:11:37Sauf que normalement, s'il y a l'abolition du discernement,
00:11:39il n'y a souvent pas de procès.
00:11:41Donc il n'y a pas de procès.
00:11:42Là, quand vous dites qu'au procès, en général,
00:11:45s'il y a une vraie abolition du discernement,
00:11:47souvent, il n'y en a pas l'abolition totale.
00:11:49Et en fait, quand il n'y a pas d'abolition totale,
00:11:51ça veut dire que même si la personne peut avoir des troubles,
00:11:54il sait faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal.
00:11:57Et ça, on a quand même beaucoup de gens.
00:12:00Et donc, en fait, ils sont dans ce cadre-là...
00:12:02Vous savez qu'il y a eu beaucoup d'affaires où ça a fait polémique.
00:12:03Oui, mais dans ce cadre-là, effectivement, tant qu'il n'y a pas d'abolition complète,
00:12:06et en fait, l'abolition complète est extrêmement rare,
00:12:09eh bien, effectivement, ils sont responsables de leurs actes
00:12:11et ils doivent en justifier devant la justice aussi.
00:12:14Bien sûr.
00:12:14Il y a des traitements médicaux qui doivent être faits,
00:12:16mais il y a la nécessité, effectivement.
00:12:18Là, on ne peut pas savoir du tout.
00:12:19Là, on ne sait rien.
00:12:20Aujourd'hui, en tout cas, ce qu'on sait, c'est qu'effectivement,
00:12:22l'abolition totale du discernement est extrêmement rare
00:12:25et que très souvent, effectivement, on a des arguments là-dessus.
00:12:29Mais ce qui est sûr, c'est que même si on a un trouble du comportement,
00:12:34même si on a un trouble psychologique,
00:12:35ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas être traité aussi par la justice
00:12:39parce que si on a simplement une altération du discernement,
00:12:44l'altération du discernement ne vaut pas, justement, immunité totale.
00:12:47L'abolition totale est extrêmement rare.
00:12:50Maintenant, on parle aussi beaucoup de bouffée délirante, parfois,
00:12:54et que dans certains cas, il y a eu énormément de polémiques.
00:12:56On se souvient de l'affaire Sarah Halimi, évidemment, Vincent de Lamorandir.
00:13:00Moi, en 17 ans, je ne l'ai vu qu'une seule fois, l'abolition totale.
00:13:03Et c'est vraiment quelqu'un qui était dans un délire mystico-religieux.
00:13:07Et c'est très, très rare, Olivier Valle a raison sur ce point.
00:13:11Vous voyez, Maître, c'est intéressant parce que c'est très bien
00:13:14que vous ayez cette précision, mais vous avez commencé par parler de folie.
00:13:17Moi, c'est ce qui me dérange de plus en plus.
00:13:20Et c'est vraiment très européen, en fait, et très français.
00:13:23C'est-à-dire que quand il y a un acte qu'on n'arrive pas à s'expliquer
00:13:27autrement que tout simplement, peut-être pour la détestation de la police,
00:13:31moi, je voudrais juste rappeler que lors des émeutes,
00:13:33il y a eu des commissariats qui ont été attaqués.
00:13:36Il y a des policiers qui ont été attaqués.
00:13:38Tout le temps, tous les jours, vous avez des policiers qui sont attaqués.
00:13:41Et on va continuer d'en parler dans une seconde, d'ailleurs.
00:13:43Il y a des tirs de mortiers contre nos forces de l'ordre.
00:13:46Il y a des attaques aussi terroristes dans notre pays.
00:13:48Mais il y a toujours cette volonté d'expliquer par la psychiatrie.
00:13:52Ce qui s'est passé pour Gisèle Halimi était insupportable.
00:13:56C'est-à-dire que tout de suite, on a voulu expliquer par une...
00:13:59Comment vous avez dit ?
00:14:01Une bouffée.
00:14:02Voilà.
00:14:03Et actuellement, je crois qu'il est déjà...
00:14:05Enfin, il était en asile psychiatrique.
00:14:07Enfin, en hôpital psychiatrique, pardon.
00:14:08C'est Sarah Halimi.
00:14:09Sarah Halimi, pardon.
00:14:11Il était donc en hôpital psychiatrique.
00:14:14Il est déjà ressorti.
00:14:15Il est ressorti, il a retomis...
00:14:16En fait, les victimes n'ont pas envie qu'on trouve comme ça
00:14:19des circonstances atténuantes aux agressions.
00:14:22Bien sûr.
00:14:23Bien sûr.
00:14:23Mais c'est devenu quand même un fou.
00:14:24Je suis d'accord avec vous.
00:14:26On va justement continuer de parler de ces policiers pris pour cibles.
00:14:28Également, notamment à Villeurbanne.
00:14:30Avec vous, Mathieu Devesse, qui vient de l'enjoindre.
00:14:33Rebonjour du service police-justice de CNews.
00:14:36Villeurbanne, en banlieue lyonnaise, un agent a été agressé violemment
00:14:39dans un commissariat.
00:14:41Je précise qu'il souffre d'une fracture à la mâchoire, cet agent.
00:14:44Exactement, oui.
00:14:4545 jours d'ITT tout de même.
00:14:46Donc, on imagine la violence, évidemment, de l'agression.
00:14:49L'auteur de cette agression a depuis été condamné à 16 mois d'emprisonnement,
00:14:53dont 8 mois fermes.
00:14:54Sauf que voilà, on apprend que cette partie de la peine sera exécutée sous bracelet électronique
00:14:58et non en détention.
00:14:59Exactement.
00:15:00Je vais vous raconter un peu les faits pour qu'on comprenne bien de quoi il s'agit.
00:15:03Tout commence par une vente.
00:15:04Une vente entre particuliers.
00:15:05Vous avez le petit frère de Lucas.
00:15:07Lucas, c'est celui qui a donné le coup de poing à un policier.
00:15:10Donc, Lucas, il a 19 ans.
00:15:10Son petit frère met sa trottinette électrique en vente.
00:15:14Mais au moment de conclure la transaction,
00:15:16l'acheteur aurait sorti un cutter avant de s'emparer de la trottinette
00:15:19et donc de prendre la fuite.
00:15:20Les deux frères disent donc, vous l'aurez compris, avoir été victime d'un vol.
00:15:24Quelques jours plus tard, les deux frères pensent retrouver leur trottinette
00:15:27sur un site de petites annonces.
00:15:29Qu'est-ce qu'ils font ?
00:15:30Ils contactent le vendeur.
00:15:31Ils parviennent à le convaincre de les suivre.
00:15:33Écoutez bien, jusqu'au commissariat de ville urbaine
00:15:36pour que la police tranche au commissariat.
00:15:39Les policiers examinent l'étendue des faits, des éléments.
00:15:43Mais ils estiment qu'il n'existe pas suffisamment de preuves
00:15:46pour établir que la trottinette appartient bien aux deux frères.
00:15:50C'est à ce moment-là que tout bascule.
00:15:52Lucas vit cette décision comme une véritable injustice.
00:15:56Qu'est-ce qu'il fait ?
00:15:57Eh bien, il va asséner un très violent coup de poing à un policier.
00:16:01Vous l'avez dit, Mickaël.
00:16:03Fracture de la mâchoire.
00:16:0445 jours d'ITT.
00:16:06Trois policiers interviennent immédiatement
00:16:08pour tenter de maîtriser Lucas.
00:16:10Ça, ça se passe à l'intérieur du commissariat.
00:16:12Bien sûr, à l'intérieur du commissariat de ville urbaine
00:16:14en banlieue lyonnaise.
00:16:16Donc, ces policiers qui interviennent
00:16:17pour tenter de maîtriser Lucas.
00:16:19Mais là encore, le jeune homme refuse.
00:16:21Il se débat avec violence.
00:16:23Il blesse deux autres fonctionnaires.
00:16:25Plus légèrement, fort heureusement.
00:16:27Et devant le tribunal, parce que Lucas a été jugé
00:16:29en comparution immédiate,
00:16:31le prévenu explique avoir agi, je cite,
00:16:33dans un état second.
00:16:34Il dit regretter son geste.
00:16:35Il a quand même été reconnu coupable
00:16:37de violences sur policiers et rébellions.
00:16:40Et il a été condamné.
00:16:4116 mois de prison, 8 avec sursis.
00:16:43Et les 8 mois fermes,
00:16:44exécutés sous bracelet électronique.
00:16:46C'est ce qui provoque la colère
00:16:47de nombreux policiers.
00:16:48Et notamment de vos collègues,
00:16:50Axel Ronde, du syndicat Alliance,
00:16:51qui s'insurge de cette décision.
00:16:54Écoutez Philippe Bouve d'Alliance.
00:16:55Vous aussi.
00:16:56On va écouter d'abord Philippe Bouve
00:16:58d'Alliance Auvergne-Rhône-Alpes,
00:17:00qui s'exprimait justement sur ce sujet.
00:17:02– Les délinquants, ils se disent,
00:17:04on peut toucher à l'autorité de l'État,
00:17:06on peut toucher aux policiers,
00:17:07de toute façon, on ne va pas en prison.
00:17:08Donc comment voulez-vous que les personnes
00:17:11ont peur ?
00:17:11S'il n'y a pas la casse-prison derrière,
00:17:13en fait, les délinquants n'ont plus peur
00:17:15de s'attaquer à l'autorité.
00:17:17Et quand j'ai l'autorité,
00:17:18je parle de tout le monde.
00:17:19Et la police, actuellement,
00:17:20il n'y a plus d'autorité.
00:17:21Je veux dire, les délinquants n'ont plus peur.
00:17:24Ils peuvent toucher à la police.
00:17:25On peut foncer lors d'un simple contrôle,
00:17:27un banal contrôle sur la police.
00:17:29Là, vous imaginez,
00:17:30dans un commissariat de police,
00:17:32mes collègues se sont fait agresser,
00:17:34je veux dire, violemment,
00:17:3545 jours d'ITT,
00:17:36fracture de la mâchoire,
00:17:37et aucune réponse pénale derrière.
00:17:39Donc pas de réponse pénale,
00:17:40bien sûr, ça encourage la délinquance
00:17:42à dire, on peut toucher les policiers,
00:17:43on peut toucher l'autorité de l'État,
00:17:45de toute façon, on n'aura rien derrière.
00:17:46Donc, fatalement, il faut que la justice
00:17:48soit ferme sur ces peines.
00:17:49Vous touchez à l'autorité de l'État,
00:17:51vous devez passer par la caisse prison.
00:17:53La décision qui est envoyée,
00:17:55le signal qui est envoyé par cette décision,
00:17:58Axel, aux personnes qui s'en prennent
00:18:01aux forces de l'ordre,
00:18:02qu'en est-il de ce signal ?
00:18:05Parce que ce qu'on comprend là,
00:18:06ça veut dire qu'on peut rentrer dans un commissariat,
00:18:08on peut s'en prendre à un policier,
00:18:09on peut agresser avec violence,
00:18:12parce qu'encore une fois,
00:18:13on a un policier qui se retrouve
00:18:14avec une fracture à la mâchoire,
00:18:16et derrière, on ne met pas un pied
00:18:18en prison.
00:18:19Oui, on voit bien que finalement,
00:18:21on a l'impression qu'on est
00:18:22les défoulards de la République,
00:18:23les punchimballs.
00:18:24On peut frapper allègrement des policiers,
00:18:26les envoyer à l'hôpital pendant plusieurs jours,
00:18:2945 jours d'ITT,
00:18:30c'est quand même quelque chose
00:18:31qui est extrêmement lourd,
00:18:32et au final, la personne n'ira pas en prison.
00:18:34Donc, le signal qu'on envoie,
00:18:35c'est faites ce que vous voulez
00:18:36contre les policiers.
00:18:37C'est quand même assez catastrophique,
00:18:40parce que nous, on en a marre,
00:18:41si vous voulez.
00:18:41Il y a 18 policiers qui sont blessés
00:18:43par des violences chaque jour
00:18:43dans notre pays,
00:18:44et on a l'impression que finalement,
00:18:46rien ne bouge.
00:18:47On nous dit qu'on touche un policier,
00:18:48on part en prison,
00:18:49c'est un homme politique
00:18:50qui avait dit une idée comme ça
00:18:52il y a quelques mois
00:18:52et au final, c'est passé à la trappe.
00:18:54Et on voit bien que finalement,
00:18:56les auteurs des agressions
00:18:57envers les fonctionnaires de police,
00:18:59eh bien, ils sont complètement impunis.
00:19:01Donc, nous, on en a ras-le-bol,
00:19:03c'est clair,
00:19:03parce qu'on n'est pas payés
00:19:05pour se faire massacrer,
00:19:06et encore moins,
00:19:07pour que les auteurs
00:19:08qui sont à interpeller
00:19:10n'aillent pas en prison.
00:19:11Enfin, c'est quand même,
00:19:12qu'est-ce que c'est
00:19:13que cet état de droit
00:19:14qui nous enlève
00:19:15des droits aux policiers ?
00:19:16On a l'impression
00:19:16qu'on est des citoyens
00:19:17de seconde zone.
00:19:18Vincent de Lamorandière,
00:19:19les policiers disent
00:19:20que cette décision
00:19:21porte atteinte à l'autorité de l'État
00:19:22comme à la confiance
00:19:23des policiers
00:19:24dans la réponse pénale.
00:19:26Les policiers
00:19:27n'ont plus confiance
00:19:28à la justice,
00:19:29c'est ce qu'on comprend,
00:19:30pourtant,
00:19:31police et justice,
00:19:32pour que ça fonctionne,
00:19:33devraient travailler
00:19:33main dans la main.
00:19:35Sauf que,
00:19:36qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui ?
00:19:38Alors, c'est vrai qu'il y a
00:19:39un dysfonctionnement majeur,
00:19:41permettez-moi de le dire
00:19:41en un mot.
00:19:42Les policiers se sentent
00:19:44abandonnés
00:19:44par les gens de la justice,
00:19:46par le parquet
00:19:48qui représente
00:19:49l'autorité de la justice,
00:19:51par les juges
00:19:51qui rendent des décisions
00:19:53sur le fond,
00:19:54comme cela.
00:19:54Je vous le dis aussi,
00:19:55quand des justiciables
00:19:58se disent victimes
00:19:58de policiers,
00:19:59ils ont le même sentiment
00:20:01d'être impuissants
00:20:03face à la police
00:20:04et face à la justice.
00:20:05Ils ont le sentiment inverse.
00:20:07C'est-à-dire qu'on vous dit
00:20:08des justiciables
00:20:09sur le public ?
00:20:09Quand un justiciable dit
00:20:10j'ai été frappé
00:20:11dans un commissariat,
00:20:12il va dire
00:20:13mais je ne peux rien faire,
00:20:13je ne peux pas le prouver,
00:20:15ça n'avance pas.
00:20:16Laissez-moi juste finir.
00:20:17Pour vous dire que,
00:20:19pour vous dire en fait
00:20:20que ça ne marche pas du tout
00:20:22parce que ni les policiers
00:20:24ni les justiciables
00:20:26se sentent suivis
00:20:28et compris
00:20:29et entendus
00:20:30par la justice.
00:20:31C'est vraiment quelque chose
00:20:32qui est constant.
00:20:33Je le vois depuis,
00:20:34moi je le vois depuis
00:20:35plus de dix ans,
00:20:36dans cet état-là
00:20:37de dysfonctionnement
00:20:38comme ça.
00:20:39En attendant,
00:20:40les policiers ne sont pas là
00:20:43pour frapper les gens
00:20:44dans les commissariats.
00:20:44Je ne dis pas
00:20:45qu'il n'y a pas
00:20:45des problèmes
00:20:47et que ça ne peut pas arriver.
00:20:49Je veux dire
00:20:49que ça reste quand même
00:20:51en marge.
00:20:53Là,
00:20:53on a une personne
00:20:55qui dans un commissariat
00:20:56frappe un policier
00:20:56et des personnes
00:20:57qui s'en prennent
00:20:58à des policiers
00:20:58malheureusement
00:20:59on en voit
00:21:01malheureusement
00:21:01tous les jours.
00:21:02Alors là en plus
00:21:03il y a deux éléments
00:21:04qui sont très inédits
00:21:05à mon avis.
00:21:0645 jours d'ITT,
00:21:07c'est très rare.
00:21:08C'est énorme
00:21:09comme échelle de blessure.
00:21:09On parle d'une fracture
00:21:10de la mâchoire.
00:21:11C'est énorme
00:21:12comme échelle de blessure.
00:21:13Donc ça,
00:21:13il faut vraiment rappeler
00:21:14ce point-là.
00:21:15Ça c'est le premier point.
00:21:16Puis le deuxième point,
00:21:16il y a quelque chose
00:21:17que je trouve plus intéressant
00:21:18qui apparaît
00:21:19pas trop
00:21:20dans le reportage,
00:21:22c'est que c'est
00:21:23la personne
00:21:23qui a frappé
00:21:24qui dans un premier temps
00:21:25a été au commissariat
00:21:27pour demander de l'aide
00:21:28au commissariat.
00:21:29C'est lui qui s'est senti
00:21:31victime.
00:21:32Et là on se retrouve
00:21:33face à un autre problème
00:21:34qui est massif.
00:21:35Il suffit de conduire
00:21:37sur la route
00:21:38ou même en Vélib
00:21:39à Paris
00:21:40où on s'aperçoit
00:21:41en fait que les gens
00:21:42sont inflammables,
00:21:43intolérants à la frustration
00:21:44et que dès qu'il y a
00:21:46quelque chose
00:21:46qui ne leur plaît pas,
00:21:47ils deviennent
00:21:48en fait fous.
00:21:49Alors c'est un peu
00:21:50trop général
00:21:50mais ils deviennent
00:21:51intolérants à la frustration
00:21:53et ils rentrent
00:21:53dans la violence.
00:21:54Il y a une atteinte
00:21:56qui vise quand même
00:21:56directement l'autorité.
00:21:58C'est pour ça
00:21:59qu'Alliance réclame
00:22:00d'ailleurs
00:22:01des peines de prison ferme
00:22:03systématiques
00:22:03lorsqu'on s'en prend
00:22:04physiquement à des policiers.
00:22:07Naïma Imfadel,
00:22:08concrètement d'abord
00:22:09est-ce que c'est faisable ?
00:22:10Mais pourquoi
00:22:11ça ne serait pas faisable ?
00:22:12Déjà parce qu'on ne met
00:22:13personne en place
00:22:13parce qu'on n'a plus place
00:22:14dans les prisons.
00:22:15À un moment
00:22:15il faut des priorités,
00:22:18il faut une volonté.
00:22:19On ne peut pas laisser
00:22:20nos forces de l'ordre
00:22:21se faire massacrer ainsi.
00:22:23Et ce n'est pas d'aujourd'hui.
00:22:23Ça fait des décennies
00:22:24qu'on a banalisé
00:22:25le fait qu'on manque
00:22:27de respect à nos forces de l'ordre,
00:22:28qu'on leur tire des tirs de mortier,
00:22:30qu'on les empêche
00:22:31de rentrer dans certains quartiers
00:22:32pour faire leur travail.
00:22:35L'État missionne nos policiers
00:22:39pour notre sécurité
00:22:41et notre protection.
00:22:42Et aujourd'hui
00:22:43il est complètement abandonné
00:22:44par ce fameux État de droit.
00:22:46C'est en réalité
00:22:47l'État de droit
00:22:48qui est piétiné
00:22:49et qui est humilié.
00:22:51On va continuer
00:22:52à en parler dans un instant
00:22:52avec justement ces décisions
00:22:53qui sont prises par les juges
00:22:55qui peuvent interroger
00:22:57parce que les juges
00:22:58ont aussi une part de responsabilité
00:22:59dans ces décisions.
00:23:01Restez avec nous
00:23:01pour la suite
00:23:02de 120 minutes infos
00:23:04en direct sur CNews.
00:23:08De retour sur CNews,
00:23:09on est en direct
00:23:10pour la suite de 120 minutes infos.
00:23:11Merci de nous rejoindre
00:23:13en compagnie de Margot Siffer
00:23:14pour le journal
00:23:15à quasiment 15h30
00:23:17et à la une de l'actualité,
00:23:18le suspense,
00:23:19toujours sur l'adoption
00:23:20de la loi d'urgence agricole
00:23:21qui est de retour
00:23:22aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
00:23:23Dernière ligne droite
00:23:25pour ce texte
00:23:26réclamé par les agriculteurs
00:23:28et qui sera soumis
00:23:28ce lundi
00:23:29à un vote ultime
00:23:31de l'Assemblée.
00:23:32Vous vous y trouvez,
00:23:33Dounia Tengour.
00:23:34Les députés sont toujours divisés.
00:23:36Quelles sont les raisons ?
00:23:42Oui, journée cruciale, Margot,
00:23:43pour le sort des agriculteurs
00:23:44ici à l'Assemblée nationale
00:23:46qui examine en fin de parcours
00:23:47le projet de loi d'urgence agricole
00:23:49au cœur des débats,
00:23:50la question ultra sensible
00:23:52qui fracture l'hémicycle,
00:23:54celle des pesticides.
00:23:55D'un côté, vous avez la droite,
00:23:57le Rassemblement national
00:23:58et une partie du bloc central
00:24:00qui soutiennent ce texte
00:24:01puisqu'ils le jugent indispensable
00:24:02pour soulager le monde agricole
00:24:04et de l'autre,
00:24:05les oppositions plutôt à gauche
00:24:06qui dénoncent un recul
00:24:09environnemental inacceptable.
00:24:10Le point de crispation,
00:24:12c'est l'acétamipride.
00:24:14Une réunion a lieu d'ailleurs
00:24:15en ce moment même à Matignon
00:24:17puisqu'un amendement de suppression
00:24:19pourrait être examiné,
00:24:22étudié par l'exécutif
00:24:23pour faire passer ce projet de loi
00:24:24d'urgence agricole
00:24:26parce qu'on sait que c'est
00:24:27le point de crispation
00:24:29qui pourrait faire échouer
00:24:30ce projet gouvernemental.
00:24:31On a pu d'ailleurs échanger
00:24:33avec une députée,
00:24:35Prisca Thévenot,
00:24:35du bloc Macroniste,
00:24:37qui nous disait que c'était
00:24:38ce point qui l'inquiétait
00:24:40sur ce vote
00:24:41qui aura lieu ce soir
00:24:42en fin de soirée
00:24:43vers 23h environ
00:24:45dans la séance nocturne
00:24:46de l'Assemblée.
00:24:47Un scrutin donc très attendu
00:24:48avant un éventuel transfert
00:24:49vers le Sénat,
00:24:50cher Margot.
00:24:52Merci beaucoup
00:24:53Denis Attengour,
00:24:54merci à Olivier Campan
00:24:55qui vous accompagne
00:24:56depuis l'Assemblée nationale.
00:24:57Dans l'actualité,
00:24:58également les conséquences
00:24:59des épisodes de canicule
00:25:01et de sécheresse successifs.
00:25:02La récolte française de blé
00:25:04est en baisse cette année,
00:25:05Margot.
00:25:06Et elle est estimée
00:25:07par un groupe spécialiste
00:25:08des matières premières
00:25:09à 30,8 millions de tonnes.
00:25:11C'est encore moins
00:25:12que les 32 millions
00:25:13estimés récemment
00:25:14par le gouvernement.
00:25:15Un chiffre qui était déjà
00:25:16en repli de 4%
00:25:17par rapport à l'an dernier.
00:25:19Dans certains secteurs,
00:25:20les pertes peuvent atteindre
00:25:2120 à 30%,
00:25:23voire même davantage.
00:25:26Situation géopolitique
00:25:27et hausse des prix du carburant
00:25:31oblige.
00:25:32Les cartes du tourisme estival
00:25:33sont redistribuées cette année.
00:25:35Un contexte compliqué
00:25:36avec un pouvoir d'achat en berne
00:25:38pour les Français
00:25:38et qui faisait donc craindre
00:25:39une mauvaise saison
00:25:40pour le secteur du tourisme.
00:25:42Mais finalement,
00:25:43si les Français partent
00:25:44moins loin et moins longtemps,
00:25:45eh bien,
00:25:46ils n'ont pas renoncé
00:25:47à voyager.
00:25:48Viviane Hervier.
00:25:50Deux bonnes nouvelles
00:25:51ont rassuré
00:25:52les professionnels du tourisme
00:25:53pour cette saison de 2026.
00:25:55Environ 800 000 Français
00:25:57qui voulaient partir
00:25:58à l'étranger
00:25:58ont renoncé à leur voyage
00:26:00au vu de la situation internationale.
00:26:02Ils ont décidé
00:26:03de passer leurs vacances
00:26:04en France.
00:26:05En revanche,
00:26:06nombre de Français
00:26:07qui envisageaient
00:26:08de rester chez eux
00:26:09en raison d'un pouvoir d'achat
00:26:10en berne
00:26:11ont choisi de rogner
00:26:12sur d'autres dépenses
00:26:13pour s'accorder
00:26:14quelques jours de loisirs.
00:26:15Peut-être aussi
00:26:16pour échapper
00:26:17à la fournaise
00:26:18de leur logement
00:26:19en pleine canicule.
00:26:20Les Français ont décidé
00:26:21de partir
00:26:22un peu moins nombreux
00:26:24mais plus nombreux
00:26:25à rester en France
00:26:26avec un afflux
00:26:28très important
00:26:29de réservations
00:26:30aux dernières minutes.
00:26:30Donc c'est beaucoup mieux
00:26:32que ce que l'on craignait.
00:26:33Ce qui prévaut cette année
00:26:34c'est moins loin,
00:26:36moins longtemps,
00:26:37moins cher.
00:26:38La carte du tourisme
00:26:39a évolué
00:26:39puisque comme il fait beau
00:26:41partout,
00:26:41on a beaucoup plus
00:26:43de réservations
00:26:43sur la Normandie,
00:26:45sur la Bretagne,
00:26:46sur les côtes
00:26:47des Hauts de France.
00:26:48Les zones
00:26:49sans points d'eau
00:26:50comme la campagne
00:26:51sont moins demandées.
00:26:52La capitale bénéficie
00:26:53toujours de la même
00:26:54attractivité
00:26:55pour les touristes étrangers
00:26:56avec en prime
00:26:57cette année
00:26:58des événements importants.
00:26:59La Coupe du Monde
00:27:00de e-sport
00:27:01ou jeux vidéo,
00:27:02les concerts
00:27:03de Céline Dion,
00:27:04l'extension
00:27:04de Disneyland Paris
00:27:05et enfin la venue
00:27:06du Pape
00:27:07les 25 et 26 septembre.
00:27:09La saison touristique
00:27:10de 2026
00:27:11pourrait bien être
00:27:12un bon cru.
00:27:13Et on parlera justement
00:27:15tout à l'heure
00:27:15de la hausse
00:27:16du prix des carburants
00:27:17avec Benoît Perrin
00:27:18qui est économiste
00:27:19et qui reviendra
00:27:20sur cette situation
00:27:21particulièrement difficile.
00:27:23Dans l'actualité également,
00:27:24cinq morts
00:27:25dont un enfant
00:27:26dans une attaque
00:27:26de drones ukrainiens
00:27:28sur un autocar.
00:27:29Ça s'est passé
00:27:29dans la région russe
00:27:30de Belgorud.
00:27:32Et plus de 400 drones
00:27:33ukrainiens ont aussi
00:27:34qui a été lancé cette nuit
00:27:35vers Moscou
00:27:36et sa région.
00:27:37Des frappes qui interviennent
00:27:38alors que Kiev a été touchée
00:27:39dans la nuit
00:27:40de samedi à dimanche
00:27:41par l'une des plus importantes
00:27:43attaques de missiles balistiques.
00:27:45Elle avait fait un mort
00:27:46et 16 blessés.
00:27:48Merci beaucoup Margot.
00:27:49Prochain point sur l'actualité
00:27:50à 16h.
00:27:52120 minutes infos
00:27:53toujours cet après-midi.
00:27:55On va parler,
00:27:56on continue de parler
00:27:57des atteintes
00:27:58aux forces de l'ordre.
00:27:59On évoquait tout à l'heure
00:28:00le cas de cet individu
00:28:02qui a agressé un policier
00:28:04dans un commissariat
00:28:05à Villeurbanne
00:28:06dans la banlieue lyonnaise
00:28:08de cet individu
00:28:09qui, on le disait,
00:28:10finalement va bénéficier
00:28:12d'un aménagement de peine.
00:28:13Il n'ira pas derrière
00:28:14les barreaux,
00:28:15il n'ira pas en prison
00:28:16mais sa peine de prison ferme
00:28:19sera effectuée
00:28:19sous bracelet électronique.
00:28:21On continue d'en parler
00:28:22et on parlera notamment
00:28:23aussi tout à l'heure
00:28:23de la loi Riposte.
00:28:25Il y a un vrai sujet
00:28:26autour justement
00:28:27des atteintes
00:28:29à la personne,
00:28:30des atteintes
00:28:30aux forces de l'ordre.
00:28:31C'est un projet de loi
00:28:31qui est examiné aujourd'hui
00:28:32en commission mixte paritaire.
00:28:34On y reviendra tout à l'heure.
00:28:35On va tout vous expliquer
00:28:36sur ce texte qualifié
00:28:37par ses opposants
00:28:38notamment de fourre-tout.
00:28:40Je suis sûr que vous avez
00:28:40des choses à dire
00:28:41sur ce texte
00:28:42notamment Vincent de Lamorandière.
00:28:44Mais juste avant,
00:28:45je pose la question.
00:28:46Est-ce qu'en matière de justice,
00:28:47la loi est-elle
00:28:48toujours la réponse à tout ?
00:28:50Je pose la question
00:28:51car on a tendance
00:28:51à vouloir répondre
00:28:52à tous les problèmes
00:28:53en ce moment,
00:28:54tous les problèmes de société
00:28:55par de nouvelles lois.
00:28:57Mais est-ce qu'on n'a pas
00:28:57déjà finalement aujourd'hui
00:29:00les armes,
00:29:01l'arsenal judiciaire nécessaire,
00:29:03l'arsenal législatif nécessaire
00:29:06pour répondre
00:29:07aux principaux problèmes
00:29:09dont est victime
00:29:11notre société ?
00:29:12Selon vous,
00:29:12Vincent de Lamorandière ?
00:29:14La loi est un cadre
00:29:15qui est strictement nécessaire.
00:29:17C'est le cadre de base
00:29:18et ça,
00:29:18il ne faut pas en sortir.
00:29:19Les juges ne peuvent pas
00:29:20en sortir.
00:29:21Leur vocation,
00:29:22c'est de l'appliquer.
00:29:22Il faut le rappeler.
00:29:23Après,
00:29:24les juges personnalisent
00:29:26et je vais vous dire les choses,
00:29:29les juges sont véritablement là
00:29:31pour aussi exprimer
00:29:32une conception de la justice.
00:29:34Et ce que je vois,
00:29:35je vais le dire simplement,
00:29:36il y a deux conceptions
00:29:37de la justice.
00:29:39Nous,
00:29:40on vient d'un héritage
00:29:42à la fois celui des Lumières
00:29:43et à la fois celui
00:29:45de la civilisation judéo-chrétienne.
00:29:48Et le point commun
00:29:50entre ces deux héritages,
00:29:51c'est la justice de conversion.
00:29:53On croit que la justice
00:29:54peut aider les gens
00:29:55à changer.
00:29:56Il y a d'autres visions
00:29:57de la justice
00:29:57où la justice est un bras armé
00:29:59pour éliminer les gens,
00:30:01pour les faire disparaître
00:30:02purement et simplement,
00:30:03pour éradiquer les problèmes.
00:30:05Et ce n'est pas du tout
00:30:06notre conception,
00:30:06mais ça peut changer.
00:30:07Ce n'est pas ce que je dis,
00:30:08ce n'est pas évidemment
00:30:09la conception,
00:30:10mais la question que je pose,
00:30:11c'est finalement
00:30:12est-ce que le problème
00:30:13n'est pas dans la façon
00:30:14dont les lois sont appliquées
00:30:15justement par les juges ?
00:30:17Est-ce que les magistrats,
00:30:18aujourd'hui,
00:30:19n'ont pas une part
00:30:20de responsabilité
00:30:20dans l'application des lois ?
00:30:23Je vous pose cette question
00:30:23parce que jeudi dernier,
00:30:24le syndicat de la magistrature
00:30:26a participé à une conférence
00:30:27de presse organisée
00:30:28par la France Insoumise.
00:30:29Le but,
00:30:30dénoncer une proposition de loi
00:30:32sur la présomption
00:30:33de légitime défense
00:30:34pour les forces de l'ordre.
00:30:35Tout à l'heure,
00:30:36Axel Ronde a évoqué
00:30:36justement en quelques mots
00:30:37cette loi
00:30:38qui est dénoncée
00:30:39par certains.
00:30:40Certains la qualifient
00:30:43de permis de tuer
00:30:44pour les policiers.
00:30:45Le syndicat de la magistrature,
00:30:46qui prétend être impartial
00:30:47lorsqu'il rend justice,
00:30:48s'oppose donc ici
00:30:49à une loi votée
00:30:50par le Parlement.
00:30:52Ils ne répondent pas ça
00:30:52puisque dans leur texte même,
00:30:54ils appellent à être partiaux.
00:30:56Donc en fait,
00:30:56le syndicat de la magistrature,
00:30:57c'est effectivement
00:30:58quand on parle
00:30:58de conception de la justice,
00:31:00on a une conception
00:31:00qui est très différente
00:31:01de la philosophie
00:31:03de la justice
00:31:04puisque le syndicat
00:31:05de la magistrature,
00:31:06notamment dans tous ses écrits,
00:31:08mais celui qui reste
00:31:10aujourd'hui
00:31:11un petit peu
00:31:11l'épine dorsale
00:31:13de syndicat,
00:31:14c'est ce qu'on appelait
00:31:14la rangle du juge Baudot
00:31:15en 1974.
00:31:17La première chose
00:31:18que disait ce juge,
00:31:19c'est apprenez
00:31:20à être partiaux.
00:31:21La loi n'est pas tout,
00:31:22c'est à vous,
00:31:23justement,
00:31:23de vous imposer,
00:31:25d'imposer votre conception.
00:31:26Ils vont donc...
00:31:27Donc des magistrats,
00:31:28des juges
00:31:28qui s'affichent
00:31:29aux côtés
00:31:30d'un mouvement politique
00:31:30et qui viennent ici
00:31:32finalement s'opposer
00:31:33à une loi votée
00:31:34par le Parlement...
00:31:35C'est leur mission
00:31:36depuis le début,
00:31:37depuis qu'ils se sont
00:31:37été créés en 68.
00:31:38Alors ce qui est vrai,
00:31:38c'est que ce n'est pas
00:31:39la première fois
00:31:39effectivement qu'ils prennent
00:31:40Je peux vous faire la liste
00:31:41de tout ce qu'ils ont fait.
00:31:42Vous pourrez,
00:31:43on va d'abord regarder
00:31:43le sujet de Maëva Lamy
00:31:45et on continue
00:31:45d'en parler
00:31:46dans quelques secondes.
00:31:48Au cours d'une conférence
00:31:49de presse organisée
00:31:51par LFI,
00:31:51le secrétaire national
00:31:53du syndicat
00:31:53de la magistrature
00:31:54s'exprime.
00:31:55Il prend alors position
00:31:56contre la loi
00:31:57sur la présomption
00:31:58de légitime défense
00:31:59des forces de l'ordre
00:32:00adopté le 7 juillet
00:32:01à l'Assemblée.
00:32:02Ce texte,
00:32:03en somme,
00:32:03il pose un problème
00:32:04non seulement
00:32:05du point de vue politique
00:32:06mais aussi du point de vue juridique
00:32:07au sens où
00:32:08il est en contrariété
00:32:09avec les normes internationales
00:32:11et les normes constitutionnelles
00:32:13qui fondent notre État de droit.
00:32:14Il appelle ensuite
00:32:15à signer la pétition
00:32:16créée contre ce texte
00:32:18et à se joindre
00:32:19au rassemblement
00:32:19prévu le 19 septembre prochain.
00:32:22Ce n'est pas la première fois
00:32:23que le syndicat
00:32:24de la magistrature
00:32:25très marqué à gauche
00:32:26prend position.
00:32:27En 2007 et 2012,
00:32:29il appelle publiquement
00:32:30à voter contre
00:32:31Nicolas Sarkozy.
00:32:32Plus récemment,
00:32:33en 2024,
00:32:34lors des élections
00:32:35législatives anticipées,
00:32:37l'instance se mobilise
00:32:38contre l'accession
00:32:39au pouvoir
00:32:39de l'extrême droite.
00:32:41Aujourd'hui,
00:32:42certains réclament
00:32:42des mesures.
00:32:43C'est le cas
00:32:44de Bruno Retailleau,
00:32:45candidat LR
00:32:46à l'élection présidentielle.
00:32:47Cette collusion
00:32:48avec l'extrême gauche
00:32:49doit cesser.
00:32:50Il faut profondément
00:32:51réformer l'exercice
00:32:52syndical des magistrats.
00:32:53Un exercice
00:32:54garanti
00:32:55par une ordonnance
00:32:55statutaire
00:32:56datant de 1958.
00:32:58Toutefois,
00:32:58l'article 10
00:32:59de ce texte
00:33:00interdit aux magistrats
00:33:01toute démonstration
00:33:03de nature politique.
00:33:05Alors,
00:33:06je posais la question
00:33:07juste avant,
00:33:07Olivier Vielle,
00:33:08parce que je croyais
00:33:08naïvement que les magistrats,
00:33:09moi,
00:33:10étaient apolitiques.
00:33:12Oui,
00:33:12mais le syndicat
00:33:13de l'administratur,
00:33:13effectivement,
00:33:14c'est un cas particulier.
00:33:15Il est créé en 68
00:33:16dans une logique
00:33:17de ce qu'ils appelaient
00:33:17la défense politique
00:33:19et donc qui fait
00:33:20qu'en réalité,
00:33:20la justice n'est pas là
00:33:21pour rendre justice,
00:33:23mais elle est là
00:33:23pour transformer la société.
00:33:25Et donc,
00:33:25effectivement,
00:33:25on est dans un cadre
00:33:26totalement différent
00:33:28qui n'est pas le cadre
00:33:29d'ailleurs de tous les magistrats.
00:33:30Il faut se rappeler d'ailleurs
00:33:30que le syndicat
00:33:31de la magistrature,
00:33:32lors des dernières élections,
00:33:34a vu encore son audience
00:33:35diminuer.
00:33:36Aujourd'hui,
00:33:36il représente quand même
00:33:3725% des magistrats.
00:33:38Mais quand on regarde
00:33:39effectivement le syndicat
00:33:40de la magistrature,
00:33:41ils ont été en 2015
00:33:43du côté,
00:33:44ils ont fait des manifestations
00:33:45avec Tariq Ramadan
00:33:46et le CCIE.
00:33:47En 2023,
00:33:48ils ont manifesté
00:33:49contre la dissolution
00:33:50des soulèvements de la terre
00:33:51et ils sont allés manifester
00:33:52devant le Conseil d'État.
00:33:53Donc,
00:33:54on a quand même des magistrats
00:33:55qui vont faire pression
00:33:55sur d'autres magistrats
00:33:56pour que,
00:33:57justement,
00:33:58il n'y ait pas la dissolution
00:33:58de leurs amis
00:33:59du soulèvement de la terre.
00:34:01Ils ont multiplié
00:34:02ces actions-là
00:34:02et le pire,
00:34:03c'est en 2024
00:34:04qu'ils ont créé
00:34:04un guide du manifestant
00:34:06où ils apprennent
00:34:07aux manifestants
00:34:07à comment faire
00:34:08une garde à vue
00:34:09pour ne pas donner
00:34:12de pièces
00:34:13aux policiers.
00:34:15Et donc,
00:34:15effectivement,
00:34:16là-dessus,
00:34:16ils vont leur donner
00:34:17toutes les techniques
00:34:17qui sont utilisées
00:34:18pour les manifestants
00:34:19mais aussi pour des délinquants
00:34:20sur comment cacher
00:34:22son téléphone portable,
00:34:23comment faire en sorte
00:34:23que les téléphones portables
00:34:24ne parlent pas
00:34:25à la police,
00:34:26etc.
00:34:26Donc,
00:34:27qu'un syndicat
00:34:27de la magistrature
00:34:29donne des conseils
00:34:30aux criminels
00:34:31et aux manifestants
00:34:32contre la police,
00:34:33c'est quand même
00:34:33assez surprenant.
00:34:34C'est assez surprenant.
00:34:35Vincent Delamorandier
00:34:36en parlait,
00:34:36effectivement,
00:34:37de policiers,
00:34:38de justice,
00:34:38de la police
00:34:39et de la justice
00:34:39qui devaient travailler
00:34:40ensemble.
00:34:41Des juges,
00:34:41là,
00:34:41qui sont main dans la main
00:34:42avec un parti
00:34:43qui ne cesse de dire
00:34:43que la police tue,
00:34:44il y a un problème
00:34:45quelque part.
00:34:47Alors,
00:34:48il y a quelque chose,
00:34:48effectivement,
00:34:49je ne vais pas dire
00:34:50qu'il n'y a pas de problème,
00:34:51ça c'est clair.
00:34:52Je vais décaler la question.
00:34:53Comme est-ce que des magistrats
00:34:55qui sont des professionnels
00:34:56de la justice
00:34:57peuvent faire entendre
00:34:58leur voix
00:34:58et comme est-ce que des magistrats
00:35:00qui sont des professionnels
00:35:01de la justice
00:35:01peuvent signaler
00:35:03des problèmes associés
00:35:05à telle ou telle réforme
00:35:06législative ?
00:35:09Mais pardon,
00:35:10ils sont de quel côté ?
00:35:11Alors,
00:35:13laissez-moi juste finir
00:35:14sur ce point-là.
00:35:15La première chose,
00:35:16c'est que c'est des acteurs
00:35:18de premier plan
00:35:19de la justice.
00:35:21Est-ce qu'on peut les entendre ?
00:35:22Est-ce qu'on a droit
00:35:23de les entendre ?
00:35:23On peut dire maintenant,
00:35:24vous n'avez pas droit
00:35:25à la parole
00:35:25sur l'espace public.
00:35:26C'est une position
00:35:27que vous pouvez donner
00:35:28et que vous pouvez soutenir.
00:35:30De mon côté,
00:35:31je préfère entendre
00:35:32les magistrats aussi
00:35:33qui disent
00:35:34ce qu'ils ont à dire
00:35:35et c'est quelque chose
00:35:36que je trouve important
00:35:37dans le débat démocratique.
00:35:38Par contre,
00:35:39si on leur interdit
00:35:41la parole
00:35:41dans l'espace public
00:35:42et à chaque fois
00:35:43qu'il y aura une décision
00:35:44qu'on ne leur plaît pas,
00:35:45qu'on ne plaît pas,
00:35:46on est discrédite,
00:35:47ça va poser un problème.
00:35:48Ils peuvent parler,
00:35:49mais pas être attachés
00:35:50à un parti politique.
00:35:51Ils peuvent très bien
00:35:52faire une manifestation
00:35:53s'ils veulent eux-mêmes.
00:35:54C'est leur droit
00:35:56en tant que syndicaliste.
00:35:56Ils peuvent même donner leur avis
00:35:57sur telle ou telle loi
00:35:58dans le cadre de leur syndicat.
00:36:00Mais là,
00:36:00ils sont politisés.
00:36:01Ils sont politisés.
00:36:02Ils sont avec LFI.
00:36:04Ce n'est pas la première fois.
00:36:05Donc, clairement,
00:36:06il y a des manifestations
00:36:07chocantes.
00:36:08Je suis d'accord
00:36:08sur certains points précis.
00:36:10Au nom du peuple
00:36:11d'une manière
00:36:12qui ne soit pas partielle.
00:36:14C'est ça le problème.
00:36:15L'actualité internationale
00:36:17à présent avec Pierre Crépy
00:36:18qui vient de nous rejoindre.
00:36:19Une nouvelle semaine débute
00:36:20et le Moyen-Orient
00:36:21reste toujours sous le joug
00:36:22des menaces iraniennes
00:36:24et américaines.
00:36:25Pierre,
00:36:26les frappes ont encore
00:36:27décimé la région
00:36:28cette nuit.
00:36:29Oui, tout à fait.
00:36:30Cette nuit,
00:36:30mais aussi aujourd'hui,
00:36:31dans la journée encore.
00:36:32Au total,
00:36:33les Etats-Unis
00:36:34ont frappé plus de
00:36:3510 villes iraniennes
00:36:36que vous voyez sur cette carte
00:36:37essentiellement situées
00:36:39sur les côtes maritimes
00:36:40iraniennes.
00:36:41Pourquoi ?
00:36:41Parce que c'est de là-bas
00:36:42que partent la principale
00:36:43partie des missiles
00:36:44et des drones iraniens
00:36:46qui sont d'ailleurs
00:36:47abattues,
00:36:47comme vous le voyez ici,
00:36:48en Jordanie,
00:36:49en Irak,
00:36:50au Koweït,
00:36:51au Bahreïn
00:36:51et même aux Émirats Arabes Unis.
00:36:53Le plus important,
00:36:54c'est la Jordanie
00:36:55et l'Irak en ce moment
00:36:56puisque c'est de là-bas
00:36:57qu'ont été annoncés
00:36:59le décès de trois soldats américains
00:37:01et un quatrième qui est
00:37:02toujours porté disparu.
00:37:04Les images que vous voyez ici
00:37:05sont donc celles de Tabriz,
00:37:07une ville iranienne
00:37:08qui a été lourdement frappée
00:37:09par les Américains
00:37:10dans cette nuit.
00:37:12Et à noter,
00:37:12toutes ces frappes
00:37:13ont des conséquences
00:37:14évidemment sur la hausse
00:37:14des prix des carburants.
00:37:15On va en parler dans un instant.
00:37:16On sera avec Benoît Perrin
00:37:17qui va justement nous en parler
00:37:19en cette période
00:37:19de départ en vacances justement.
00:37:21L'information la plus importante,
00:37:22Pierre,
00:37:22date peut-être d'hier
00:37:23car Israël a de nouveau
00:37:24été impliqué dans la guerre.
00:37:26Tout à fait.
00:37:27Alors tout part d'un événement
00:37:28qui peut paraître anecdotique.
00:37:29C'est une frappe de l'Iran
00:37:30donc comme je le disais
00:37:31contre la Jordanie
00:37:32et la ville d'Akaba.
00:37:33Mais la ville d'Akaba
00:37:34n'est pas azanodine
00:37:35puisque comme vous le voyez
00:37:36sur cette carte,
00:37:36elle est située
00:37:37à seulement 5 km de Beyrouth
00:37:40en l'occurrence
00:37:40et à 2 km de la frontière israélienne.
00:37:43En réalité,
00:37:44c'est un affront,
00:37:45une provocation
00:37:46de la part de Téhéran
00:37:47qui a tenté
00:37:47de faire comprendre à Israël
00:37:48qu'ils étaient tout proches
00:37:50et qu'ils étaient en capacité
00:37:51de leur tirer dessus.
00:37:53Réponse d'Israël,
00:37:54ils ont intercepté
00:37:55des missiles dans le ciel jordanien
00:37:57pour empêcher l'Iran
00:37:58de frapper la Jordanie.
00:37:59La totalité des missiles
00:38:01ont été interceptés
00:38:02mais l'un d'eux
00:38:03est retombé.
00:38:04Donc des débris
00:38:04de missiles iraniens
00:38:05se sont retrouvés
00:38:06sur le sol d'Eilat
00:38:07qui est l'une des villes iraniennes
00:38:09situées à la frontière
00:38:12israélienne.
00:38:12Pardon, effectivement,
00:38:13israélienne.
00:38:14Donc des débris
00:38:15de missiles iraniens
00:38:16se sont retrouvés
00:38:16sur le sol israélien.
00:38:18Du coup, on peut effectivement
00:38:19affirmer que pour la première fois
00:38:21depuis le dernier
00:38:22cessez-le-feu signé en juin,
00:38:23eh bien Israël est de retour
00:38:25dans les combats contre eux.
00:38:26Dans la ville d'Eilat
00:38:27qui a deux frontières,
00:38:28une avec l'Egypte
00:38:29et une avec la Jordanie.
00:38:30Aujourd'hui,
00:38:30alors que s'est-il passé
00:38:31depuis la fin de la nuit, Pierre ?
00:38:33Alors tout d'abord,
00:38:34il y a eu un navire
00:38:36qui a été frappé
00:38:37comme vous le voyez ici.
00:38:38C'est un navire
00:38:38qui bat pavillon Maltais.
00:38:40Il est sous propriété grecque
00:38:42mais le plus important
00:38:42c'est qu'il ramenait
00:38:43du pétrole saoudien
00:38:44vers les Etats-Unis.
00:38:46Donc l'Iran a tout simplement
00:38:47frappé un pétrolier
00:38:49qui se dirigeait vers les Etats-Unis.
00:38:50C'est une sanction militaire économique
00:38:52qui est importante à noter.
00:38:54Vous le voyez ici,
00:38:55le navire a été frappé
00:38:56par un missile
00:38:58ou par une mine iranienne
00:38:59au niveau de la péninsule
00:39:00de Moussandam,
00:39:01donc sur les côtes omanaises.
00:39:03Autre information
00:39:05qui est importante à noter,
00:39:06c'est le ministre
00:39:07des Affaires étrangères iranien
00:39:09qui est parti à Islamabad
00:39:10pour négocier avec le Pakistan
00:39:12et qui rouvre donc
00:39:13la possibilité
00:39:14de pouvoir négocier
00:39:15avec les Etats-Unis prochainement.
00:39:17Merci beaucoup Pierre Crépy.
00:39:18Je le disais,
00:39:19on est avec Benoît Perrin,
00:39:20directeur général
00:39:21de Contribuables Associés.
00:39:22Bonjour Benoît,
00:39:23merci d'être en direct
00:39:24avec nous cet après-midi
00:39:25sur CNews.
00:39:26Évidemment,
00:39:26ces nouvelles tensions
00:39:29au Moyen-Orient
00:39:30ont des conséquences
00:39:31et ont des conséquences
00:39:32directes évidemment
00:39:33sur notre porte-monnaie,
00:39:35sur le porte-monnaie
00:39:36des Français
00:39:37qui partent en vacances
00:39:38en ce moment
00:39:38puisque le prix du carburant
00:39:40continue à nouveau
00:39:41d'augmenter
00:39:42et pourraient même
00:39:43aller jusqu'à une augmentation
00:39:45de 2,5%.
00:39:46C'est ce qu'on nous dit,
00:39:47Benoît Perrin.
00:39:50Effectivement,
00:39:51aujourd'hui,
00:39:51il y a une mauvaise nouvelle
00:39:52pour le contribuable
00:39:53puisque,
00:39:53comme vous le savez,
00:39:54les prix ont augmenté
00:39:56si on compare
00:39:57par rapport
00:39:58à janvier dernier.
00:40:00Donc,
00:40:00avant la guerre,
00:40:01le prix du baril
00:40:02était augmenté
00:40:03d'à peu près 50%,
00:40:04ce qui est absolument énorme.
00:40:05En avril,
00:40:06le prix du pétrole
00:40:07avait augmenté
00:40:08d'à peu près 100%.
00:40:09Mais il faut bien sûr
00:40:10rappeler que le baril
00:40:11du pétrole
00:40:11n'explique pas tout
00:40:13et que donc
00:40:14la moitié du prix du litre,
00:40:15comme vous le savez,
00:40:16est constituée
00:40:17de taxes et de prélèvements.
00:40:18Donc,
00:40:18j'en ai tendance à dire
00:40:19que le baril
00:40:20est à Téhéran
00:40:21et la moitié
00:40:22de la facture
00:40:23est à Versy.
00:40:24Donc,
00:40:24concrètement,
00:40:25je ne crois pas
00:40:25qu'il y ait de risque
00:40:26de pénurie.
00:40:28On voit bien
00:40:28que la production mondiale,
00:40:30même au plus haut
00:40:31de la crise,
00:40:32a continué
00:40:33à être sur le même rythme,
00:40:34donc à peu près
00:40:35100 millions de barils par jour.
00:40:36En revanche,
00:40:37effectivement,
00:40:38mauvaise nouvelle
00:40:39notamment pour ceux
00:40:40qui ont besoin
00:40:41de gasoil
00:40:42puisque,
00:40:43comme vous le savez,
00:40:43on importe à peu près
00:40:4450% de gasoil.
00:40:45Donc,
00:40:46quand il y a un problème
00:40:47en gros
00:40:47dans le détroit d'Hormuz,
00:40:49eh bien,
00:40:49ça a des impacts directs
00:40:51sur le prix
00:40:53à la pompe,
00:40:55non seulement
00:40:56sur les...
00:40:57Alors,
00:40:58on a des problèmes
00:40:59de liaison.
00:40:59Benoît Perrin,
00:41:00est-ce que vous nous entendez ?
00:41:01Je suis sur très tributaire
00:41:02du gasoil.
00:41:03Est-ce que vous êtes
00:41:04toujours avec nous,
00:41:05Benoît ?
00:41:05Très bien.
00:41:06Oui.
00:41:06Alors,
00:41:07on nous dit justement
00:41:08concernant le prix du gasoil,
00:41:09que le gasoil pourrait,
00:41:11courant de l'été,
00:41:12atteindre,
00:41:13dépasser le prix
00:41:14des 2,50 euros le litre.
00:41:20Alors,
00:41:21effectivement,
00:41:21il y a une escalade
00:41:22sur le prix du gasoil
00:41:23et il y a eu un record
00:41:25quand même
00:41:25qui a été franchi
00:41:26justement
00:41:27cette année,
00:41:28donc en avril 2026,
00:41:29un prix d'à peu près
00:41:312,19 centimes
00:41:33à la pompe,
00:41:35ce qui est absolument énorme.
00:41:37Et là,
00:41:37le risque,
00:41:38effectivement,
00:41:38surtout s'il y a une escalade,
00:41:40c'est que le prix du gasoil
00:41:41finalement bat encore
00:41:42ses records,
00:41:43ce qui serait évidemment
00:41:44une catastrophe
00:41:45pour le portefeuille
00:41:46des Français
00:41:46qui partent en vacances.
00:41:47Merci beaucoup,
00:41:48Benoît Perrin.
00:41:49Merci pour ces précisions,
00:41:50directeur général
00:41:50de Contribuables Associés.
00:41:52Et évidemment
00:41:53que les conséquences
00:41:54de cette guerre,
00:41:55aujourd'hui,
00:41:55elles touchent directement
00:41:56le porte-monnaie
00:41:57des Français,
00:41:58Olivier Vial,
00:41:59parce que finalement,
00:42:00aujourd'hui,
00:42:00les Français ne la comprennent plus,
00:42:02cette guerre,
00:42:02parce qu'elle est devenue
00:42:04difficilement lisible
00:42:04sur les objectifs de guerre,
00:42:06qu'elle soit évidemment
00:42:08du côté américain,
00:42:09du côté israélien.
00:42:11Les objectifs,
00:42:11aujourd'hui,
00:42:12sont plus très clairs.
00:42:13Et ce que constatent
00:42:14les Français aujourd'hui,
00:42:15c'est qu'elle a des conséquences
00:42:16sur leur pouvoir d'achat.
00:42:17Oui, mais en fait,
00:42:18c'est une guerre,
00:42:19effectivement,
00:42:19qui est compliquée
00:42:21parce qu'en fait,
00:42:21elle rebondit.
00:42:22On voit qu'on a des négociations,
00:42:25on l'a dit,
00:42:25en même temps
00:42:26que les frappes augmentent,
00:42:27qu'effectivement,
00:42:28des deux côtés,
00:42:30il y a un jeu de poker menteur
00:42:31qui est extrêmement fort.
00:42:33Il y a un risque
00:42:34d'élargissement
00:42:34puisque,
00:42:35et je suis encore plus pessimiste
00:42:37que ce que disait Benoît Perrin,
00:42:39parce qu'en fait,
00:42:40si,
00:42:40ça peut être encore plus grave.
00:42:42Si,
00:42:42comme c'est le cas
00:42:43annoncé aujourd'hui,
00:42:45les outils interdisent
00:42:46à l'Arabie saoudite
00:42:47d'exporter son pétrole
00:42:48de l'autre côté du Détroit
00:42:51et pas du Détroit
00:42:51autormoz de l'autre côté,
00:42:52oui,
00:42:53là,
00:42:53ça rendrait les pénuries possibles
00:42:55parce que ça voudrait dire
00:42:56que l'Arabie saoudite
00:42:57ne pourrait plus exporter
00:42:59du tout son pétrole
00:42:59dont on a besoin.
00:43:00Et donc,
00:43:01effectivement,
00:43:01il y a encore un risque
00:43:02plus important
00:43:02que le conflit
00:43:03est pas encore,
00:43:05est loin d'être terminé.
00:43:07On voit même
00:43:07qu'effectivement,
00:43:08il peut rebondir
00:43:08dans des zones
00:43:11qui,
00:43:11jusqu'à présent,
00:43:12n'étaient finalement
00:43:12pas touchées
00:43:14et que ça,
00:43:15ça peut être effectivement
00:43:16encore plus grave
00:43:16pour l'économie
00:43:17sachant que le pétrole,
00:43:19c'est pas simplement
00:43:19le gasoil,
00:43:21c'est le plastique,
00:43:22c'est beaucoup
00:43:23d'autres secteurs
00:43:24qui sont touchés
00:43:25et dont on parle beaucoup moins.
00:43:25C'est ça.
00:43:26Allez,
00:43:26dans un instant,
00:43:26on va parler
00:43:27de la DJ Barbara Butch
00:43:28dont la prestation
00:43:29a été interrompue
00:43:31par des militants
00:43:32pro-palestiniens.
00:43:33Ça s'est passé à Grenoble
00:43:34lors d'un festival.
00:43:36Restez avec nous,
00:43:37on va tout vous expliquer
00:43:38dans un instant
00:43:38dans la suite
00:43:38de 120 minutes infos
00:43:39sur CNews.
00:43:43Il est quasiment 16h
00:43:44sur CNews.
00:43:45Merci de nous rejoindre
00:43:46pour la suite
00:43:47de 120 minutes infos
00:43:48en direct.
00:43:49On va parler
00:43:49dans un instant
00:43:50de la DJ Barbara Butch
00:43:52dont la prestation
00:43:53a été interrompue
00:43:54par des militants
00:43:55pro-palestiniens.
00:43:56Ça s'est passé
00:43:57lors d'un festival
00:43:57à Grenoble.
00:43:58Ce sera resté bien
00:43:59avec nous
00:43:59dans quelques secondes
00:44:00juste après le rappel
00:44:01des principaux titres
00:44:02de l'actualité
00:44:03avec Margot Siffer.
00:44:05Rebonjour Margot.
00:44:05Rebonjour Michael.
00:44:06Bonjour à tous.
00:44:07Près de 40 000 hectares
00:44:09de forêt et de végétation
00:44:10brûlés dans des incendies
00:44:11depuis le début de l'année.
00:44:13111 personnes
00:44:13interpellées
00:44:14pour leur implication.
00:44:15Hier encore,
00:44:16plusieurs feux
00:44:16se sont déclarés
00:44:17notamment à Tarando
00:44:18près du golfe de Saint-Tropez
00:44:20et à Trignac
00:44:20en Loire-Atlantique.
00:44:2227 départements
00:44:23sont placés ce lundi
00:44:24en risque élevé
00:44:25de feux de forêt.
00:44:27L'incendie qui s'est déclaré
00:44:28jeudi
00:44:28à une centaine de kilomètres
00:44:30au nord de Madrid
00:44:30ne faiblit pas.
00:44:3226 000 hectares ravagés
00:44:33et 1 200 personnes évacuées.
00:44:35L'Espagne se prépare
00:44:35à vivre dès demain
00:44:36sa troisième vague de chaleur
00:44:38avec des températures
00:44:39qui devraient dépasser
00:44:40les 40 degrés
00:44:41sur une large partie
00:44:42du territoire.
00:44:44Et puis Emmanuel Macron
00:44:45a félicité cet après-midi
00:44:46Andy Burnham
00:44:47pour son nouveau rôle
00:44:48de Premier ministre britannique.
00:44:50Il l'appelle à donner
00:44:50un nouvel élan
00:44:51au partenariat
00:44:52entre le Royaume-Uni
00:44:53et l'Union européenne.
00:44:55Le nouveau locataire
00:44:56de Downing Street
00:44:56promet un plan sur 10 ans
00:44:58pour redresser son pays.
00:45:00Il annonce aussi
00:45:00appeler Volodymyr Zelensky
00:45:02pour lui assurer
00:45:02son soutien à 100%.
00:45:05Merci beaucoup Margot.
00:45:07Ce samedi,
00:45:07le concert de la DJ Barba Rabouch
00:45:09a été interrompu
00:45:10par des militants
00:45:11pro-palestiniens.
00:45:11C'était lors du festival
00:45:13Cabaret Frappé
00:45:14à Grenoble.
00:45:15Alors que reprochent
00:45:16ces militants
00:45:17à cette jeune femme
00:45:18qui est DJ,
00:45:19je le redis,
00:45:19qui n'était là
00:45:20évidemment que pour faire
00:45:21de la musique.
00:45:22Il lui reproche
00:45:23son soutien à la loi Yadan,
00:45:25proposition de loi
00:45:26qui vise à lutter
00:45:26contre les formes
00:45:27renouvelées
00:45:28de l'antisémitisme.
00:45:29Voyez d'abord
00:45:30ce sujet
00:45:31de Florian Doré.
00:45:36Le concert n'aura duré
00:45:37qu'une vingtaine
00:45:38de minutes
00:45:38avant d'être
00:45:39définitivement arrêté.
00:45:41Muni de drapeaux
00:45:42et de keffiers,
00:45:43près de 200 militants
00:45:44pro-palestiniens
00:45:45ont perturbé
00:45:45la prestation
00:45:46de l'artiste
00:45:47Barbara Butch
00:45:47avec des chants
00:45:48en faveur
00:45:49de la Palestine.
00:45:54Une action
00:45:55soutenue
00:45:56par la section
00:45:56grenobloise
00:45:57de la France Insoumise
00:45:58dont plusieurs
00:45:59de leurs membres
00:45:59étaient présents
00:46:00dans la foule.
00:46:01Les grenoblois
00:46:02ont manifesté
00:46:02nombreux pacifiquement
00:46:04et Grenoble a décidé
00:46:06jamais nous nous tairons
00:46:07face au génocide
00:46:07à Gaza
00:46:08et à ceux
00:46:08qui soutiennent
00:46:09des lois
00:46:09pour faire taire
00:46:10les militants palestiniens.
00:46:11Barbara Butch,
00:46:12artiste connue
00:46:13pour son engagement
00:46:14LGBT
00:46:14et ciblée
00:46:15par les militants
00:46:16de LFI
00:46:17en raison de son soutien
00:46:18à la loi Yadan.
00:46:19Victime d'antisémitisme
00:46:20depuis l'enfance,
00:46:21elle a signé
00:46:22une pétition
00:46:22en faveur de ce texte
00:46:24destinée
00:46:24à mieux lutter
00:46:25contre les nouvelles
00:46:26formes d'antisémitisme,
00:46:27une proposition
00:46:29abandonnée depuis.
00:46:29L'association
00:46:31Retour de scène
00:46:32chargée de la programmation
00:46:33du festival
00:46:34assume la présence
00:46:35de l'artiste.
00:46:36Nous entendons
00:46:37et comprenons
00:46:37que la programmation
00:46:38de l'artiste
00:46:39suscite des réactions
00:46:40et sommes sensibles
00:46:41aux personnes
00:46:42que cela peut toucher
00:46:43ou heurter.
00:46:44Déprogrammer
00:46:45sur la base d'opinion
00:46:46est un acte fort
00:46:47qui reviendrait
00:46:48à faire des organisations
00:46:49culturelles
00:46:50des arbitres idéologiques
00:46:51au risque d'affaiblir
00:46:52à long terme
00:46:53la liberté artistique
00:46:54et le débat public.
00:46:55De son côté,
00:46:57la ville de Grenoble
00:46:58condamne fermement
00:46:59les menaces
00:47:00et apporte son soutien
00:47:01aux organisateurs
00:47:02du festival.
00:47:05On est en direct
00:47:06avec Jonathan Arfi
00:47:07qui est président
00:47:07du CRIF,
00:47:08le conseil représentatif
00:47:09des institutions
00:47:10juives de France.
00:47:11Merci d'être en direct
00:47:12avec nous sur CNews.
00:47:14Ce qui s'est passé
00:47:15est extrêmement grave
00:47:16Jonathan Arfi.
00:47:17Alan Brunon
00:47:18qui est conseiller
00:47:19municipal
00:47:20LFI de Grenoble
00:47:21parle de
00:47:21manifestations
00:47:22pacifistes.
00:47:24C'est pacifiste
00:47:24selon vous
00:47:25d'empêcher une artiste
00:47:26de se produire
00:47:26qui plus est
00:47:28une artiste juive ?
00:47:30Non,
00:47:30ça n'est pas du tout
00:47:31pacifiste.
00:47:32Ce que LFI cherche à faire
00:47:34c'est tout simplement
00:47:34à instrumentaliser
00:47:36la culture,
00:47:37à soumettre
00:47:37les artistes
00:47:38et le monde
00:47:39de la culture
00:47:40au fond
00:47:40à leur agenda politique.
00:47:41Ils voudraient
00:47:42que par intimidation
00:47:45il n'y ait plus
00:47:45de pluralisme,
00:47:46plus de liberté
00:47:47d'opinion
00:47:48pour les artistes
00:47:49mais des artistes
00:47:52qui soient
00:47:52d'une certaine manière
00:47:53aux ordres,
00:47:54qui obéissent
00:47:54aux dictates
00:47:55de LFI.
00:47:56C'est une vision
00:47:57idéologique
00:47:57tout à fait contraire
00:47:58à la démocratie
00:47:59tout à fait contraire
00:48:00à l'esprit de la République
00:48:02et ce qui s'est passé
00:48:03samedi à Grenoble
00:48:03est extrêmement grave.
00:48:04Il y a besoin
00:48:05d'une réaction forte,
00:48:06il y a besoin de rappeler
00:48:07que les appels
00:48:07au boycott
00:48:09sont interdits,
00:48:10que chacun a le droit
00:48:11de pouvoir exprimer
00:48:12son opinion librement
00:48:12et de pouvoir
00:48:13se produire librement.
00:48:14C'est la défense
00:48:15de la liberté de création.
00:48:16Qu'est-ce qui est reproché
00:48:18selon vous
00:48:18à Barbara Butch ?
00:48:21Alors,
00:48:22il y a ce qu'ils disent
00:48:23et puis il y a le fond
00:48:25de ce qu'ils font.
00:48:26Ce qu'ils disent
00:48:26c'est qu'ils reprochent
00:48:27à Barbara Butch
00:48:28d'avoir signé une pétition
00:48:29en faveur du projet
00:48:30de loi Yadant
00:48:31contre l'antisémitisme.
00:48:32Mais enfin,
00:48:33à qui d'autre
00:48:34reprocherait-on
00:48:35d'avoir signé
00:48:36une pétition
00:48:37contre une forme de haine,
00:48:39l'antisémitisme
00:48:39qui s'est malheureusement
00:48:41développé dans notre pays
00:48:42depuis le 7 octobre ?
00:48:42C'est à proprement
00:48:44scandaleux
00:48:44de lui faire ce reproche-là.
00:48:45Au fond,
00:48:46ce qu'ils reprochent
00:48:47à Barbara Butch,
00:48:48c'est de refuser
00:48:49de se soumettre
00:48:50au diktat de LFI,
00:48:51de refuser
00:48:52de condamner
00:48:54Israël
00:48:55à tort
00:48:55et à travers
00:48:56de refuser
00:48:57au fond
00:48:57de participer
00:48:58de cette hégémonie culturelle
00:49:00que la France insoumise
00:49:01essaye progressivement
00:49:03d'installer
00:49:03sur certains segments
00:49:04de la société française.
00:49:06Et donc,
00:49:06ils lui en veulent
00:49:07d'une certaine manière,
00:49:08à elle,
00:49:08qui est une égérie
00:49:09de la cause LGBT,
00:49:11à leurs yeux
00:49:12de trahir
00:49:13ce pan-là
00:49:14de la société
00:49:16en refusant
00:49:17de prêter main forte
00:49:18à LFI.
00:49:19Voilà la réalité.
00:49:20C'est un combat
00:49:21qui dépasse
00:49:22la question
00:49:22des artistes juifs.
00:49:23On peut voir
00:49:24ce qui s'est passé
00:49:24samedi soir
00:49:25comme une forme
00:49:26de chasse
00:49:26aux artistes juifs,
00:49:28comme Barbara Butch,
00:49:29mais ça va bien au-delà.
00:49:31C'est la volonté.
00:49:32Elle a été visée
00:49:33parce qu'elle est juive.
00:49:34Elle a été visée
00:49:35parce qu'elle s'est engagée
00:49:36contre l'antisémitisme.
00:49:38Et donc,
00:49:39évidemment,
00:49:40que le fait
00:49:41qu'elle soit juive
00:49:41n'est pas décorrélée de ça.
00:49:43Elle a été,
00:49:44par le passé,
00:49:45victime
00:49:45d'un certain nombre
00:49:46d'insultes antisémites
00:49:47dans son parcours,
00:49:48dans sa carrière.
00:49:50Je crois que
00:49:51de voir un parti politique
00:49:52comme la France Insoumise
00:49:54prêter main forte
00:49:56et plutôt même
00:49:57mobiliser
00:49:58pour faire interrompre
00:49:59des concerts,
00:50:00a fortiori
00:50:00les concerts du Nigeria
00:50:01et de la cause LGBT,
00:50:02c'est quelque chose
00:50:03qui est à proprement
00:50:03parler scandaleux.
00:50:04Précisons que
00:50:05le projet de loi Yadant
00:50:06n'a pas été voté.
00:50:07C'est une loi
00:50:08qui visait
00:50:10à lutter
00:50:10contre les formes
00:50:11renouvelées
00:50:11de l'antisémitisme,
00:50:12qui n'empêchait pas
00:50:13la critique
00:50:14de la politique israélienne,
00:50:15contrairement à ce qui a pu être dit,
00:50:16mais qui, effectivement,
00:50:18visait à condamner
00:50:19tout ce qui était
00:50:21aujourd'hui
00:50:22de rejet
00:50:23de l'existence
00:50:24de l'État
00:50:25d'Israël.
00:50:26Donc condamner
00:50:26le fait
00:50:27de refuser
00:50:28l'existence
00:50:29de l'État
00:50:29d'Israël.
00:50:31On va regarder,
00:50:32il y a eu beaucoup
00:50:32de réactions,
00:50:33évidemment,
00:50:34suite à ce qui s'est passé.
00:50:35Donc réaction d'abord
00:50:37de Gabriel Attal,
00:50:38ce n'est pas une manifestation
00:50:39pacifique,
00:50:40c'est une attaque directe,
00:50:41c'est de l'antisémitisme pur,
00:50:43ce sont les limites
00:50:43de notre démocratie
00:50:44qui sont franchies.
00:50:45Ça, c'est une réaction
00:50:46de Gabriel Attal.
00:50:47Marine Le Pen,
00:50:48également.
00:50:48Alors, toujours
00:50:49à la France insoumise,
00:50:50toujours Gabriel Attal,
00:50:51à la France insoumise
00:50:52où la démocratie est secondaire,
00:50:53la liberté,
00:50:54une ennemie,
00:50:55de nombreux élus
00:50:56se félicitent
00:50:56de cette attaque
00:50:57honte à ceux
00:50:58qui, une fois de plus,
00:50:59cautionnent,
00:51:00minimisent et excusent.
00:51:01Voilà donc pour Gabriel Attal,
00:51:03Marine Le Pen à présent,
00:51:04Gabriel Attal,
00:51:05qui commente en fait
00:51:06la réaction
00:51:06de Gabriel Attal.
00:51:09Gabriel Attal découvre
00:51:10que l'eau mouille,
00:51:11dénoncer l'antisémitisme
00:51:12de l'extrême gauche,
00:51:13sa violence récurrente,
00:51:14sa nature
00:51:15et son projet totalitaire
00:51:16souffre d'une terrible
00:51:17et coupable insincérité
00:51:19quand on a été
00:51:19le premier ministre
00:51:20qui a ouvertement appelé
00:51:21en juillet 2024
00:51:23à voter pour les candidats
00:51:24de Jean-Luc Mélenchon
00:51:25aux législatives.
00:51:25Ça vous fait réagir
00:51:26cet échange
00:51:27de réactions,
00:51:29cette passe d'armes
00:51:30entre Gabriel Attal
00:51:31et Marine Le Pen,
00:51:32Jonathan Arfi ?
00:51:34Moi, ce qui m'importe,
00:51:35c'est que les responsables
00:51:36politiques,
00:51:36quel que soit leur camp,
00:51:37sont engagés
00:51:37dans le combat
00:51:38contre l'antisémitisme.
00:51:40Donc je souhaite
00:51:40qu'effectivement,
00:51:41dans ces moments-là,
00:51:42on se concentre d'abord
00:51:43sur la dénonciation
00:51:43de l'antisémitisme,
00:51:45en l'occurrence,
00:51:45là aujourd'hui,
00:51:46celui de LFI
00:51:47et qu'on mette de côté
00:51:49les querelles politiciennes.
00:51:51Viendra le temps
00:51:51de la campagne,
00:51:52il y aura à ce moment-là
00:51:53d'autres temps.
00:51:53Mais là, la priorité,
00:51:54c'est plutôt d'alerter
00:51:55les Français,
00:51:56que les responsables
00:51:57politiques leur expliquent
00:51:58que ce qui s'est passé
00:51:59ne vise pas
00:52:00et ne concerne pas
00:52:02que les Français juifs,
00:52:03mais au contraire,
00:52:04les fondements
00:52:04de notre démocratie.
00:52:05Si demain,
00:52:05la liberté artistique
00:52:07est menacée dans notre pays,
00:52:08si le pluralisme d'opinion,
00:52:09au fond,
00:52:10est mal défendu,
00:52:12eh bien,
00:52:12c'est l'ensemble
00:52:13de notre démocratie
00:52:14qui en souffrira.
00:52:15Alors, on parlait
00:52:16de la France insoumise,
00:52:16réaction également
00:52:17de Clémentine Autain,
00:52:18ancienne députée insoumise
00:52:20qui, elle aussi,
00:52:20s'est exprimée
00:52:21sur les réseaux.
00:52:22Vous allez la voir,
00:52:22qui va s'afficher
00:52:24sur votre écran.
00:52:25Un tel sectarisme,
00:52:26une telle mise en cause
00:52:26de la liberté de création
00:52:27et de diffusion
00:52:28nous conduisent dans le mur.
00:52:29Ils envoient des signaux
00:52:30contraires à la fois
00:52:31sur les principes
00:52:32que nous défendons,
00:52:34sur les ennemis
00:52:34qui sont les nôtres,
00:52:35doit-on être d'accord
00:52:36politiquement avec les artistes
00:52:37et surtout pour accepter
00:52:39qu'ils et elles
00:52:40se produisent sur scène.
00:52:42Cette façon de voir
00:52:43préfigure un rapport
00:52:44instrumental et autoritaire
00:52:46à la production culturelle.
00:52:47Les arts et la culture,
00:52:48ce n'est pas le consensus,
00:52:49c'est le dissensus.
00:52:51Si nous les plaçons
00:52:52sous le signe du bien
00:52:53et du mal,
00:52:53de la vérité
00:52:54ou du mensonge,
00:52:55nous feront dangereusement
00:52:56fausse route.
00:52:56Yonatan Arfi.
00:52:58Oui,
00:52:59ce qui est juste,
00:53:00c'est qu'il y a
00:53:01dans cette volonté
00:53:02de la France insoumise
00:53:03de soumettre
00:53:03la culture
00:53:04à son agenda politique
00:53:05les germes
00:53:06d'une vision totalitaire
00:53:07de la culture,
00:53:08c'est-à-dire
00:53:08d'une vision
00:53:09où la culture
00:53:10n'est plus une fin en soi
00:53:11mais un moyen,
00:53:12un moyen de conquérir
00:53:13le pouvoir,
00:53:14un moyen de tenir
00:53:15l'opinion
00:53:16et ça,
00:53:17c'est une approche
00:53:17qui est dangereuse
00:53:18pour la démocratie,
00:53:19tout simplement.
00:53:20Je ne suis pas surpris,
00:53:21malheureusement,
00:53:22que la France insoumise
00:53:23se prête à ce jeu-là.
00:53:24Ça correspond
00:53:25à leur stratégie.
00:53:26Je rappelle
00:53:27leur volonté
00:53:28de récupérer
00:53:29symboliquement
00:53:30la fête de la musique
00:53:30avec leur concert
00:53:31Place de la République
00:53:32à Paris,
00:53:33leur manière
00:53:34sans cesse
00:53:36d'intimider,
00:53:37de menacer
00:53:37pour aussi générer
00:53:38des comportements
00:53:39d'auto-censure
00:53:40parce qu'on parle
00:53:41beaucoup du boycott
00:53:43explicite,
00:53:44du boycott violent
00:53:44comme on le voit
00:53:45là avec Barbara Butch
00:53:46mais il y a aussi
00:53:46tous les cas
00:53:47où des gens
00:53:47auront déprogrammé
00:53:49d'eux-mêmes
00:53:49des artistes
00:53:50juifs ou israéliens
00:53:51ou engagés
00:53:52contre l'antisémitisme
00:53:53par peur de ces réactions-là
00:53:54et donc à ce moment-là
00:53:55c'est LFI
00:53:56qui évidemment
00:53:57l'emporte
00:53:58et ça c'est quelque chose
00:53:59qui est scandaleux
00:53:59et dangereux.
00:54:00Justement,
00:54:01Yonatan Arfi,
00:54:01une dernière question
00:54:02sur ce sujet
00:54:02parce qu'on a pu voir
00:54:03beaucoup de réactions
00:54:04politiques,
00:54:05très peu de réactions
00:54:07en revanche
00:54:07dans le milieu
00:54:08de la culture,
00:54:09dans le milieu
00:54:10justement des artistes,
00:54:11des chanteurs.
00:54:12Ça avait été le cas
00:54:13également lors
00:54:14des nombreux appels
00:54:15au boycott
00:54:15dont avait été victime
00:54:17le chanteur Amir.
00:54:18Pourquoi est-ce que
00:54:19le milieu artistique
00:54:20reste aussi frileux,
00:54:21aussi silencieux
00:54:22lorsqu'il y a
00:54:23ce type d'attaque,
00:54:25ce type d'appel
00:54:26au boycott
00:54:27lorsqu'il s'agit
00:54:28d'artistes juifs ?
00:54:30Bien,
00:54:30vous avez parfaitement
00:54:31raison de souligner
00:54:32que les grandes voix
00:54:33du monde culturel,
00:54:35les grandes voix
00:54:35du monde intellectuel français
00:54:37parfois ne se mobilisent
00:54:38pas comme il faut
00:54:38et malheureusement
00:54:39autour de Barbara Butch,
00:54:40j'aurais espéré
00:54:41voir l'ensemble
00:54:43des grands acteurs,
00:54:44l'ensemble
00:54:44des grands chanteurs
00:54:46de notre pays
00:54:47se réunir
00:54:48pour dire stop
00:54:48à cette stratégie boycott.
00:54:50Ça n'a pas été le cas là,
00:54:51ça n'avait pas été le cas
00:54:52non plus au moment
00:54:52des boycotts d'Amir,
00:54:54au moment de la déprogrammation
00:54:55de Nadav Lapid,
00:54:56le réalisateur israélien.
00:54:57Donc on voit
00:54:58qu'il y a un problème
00:54:59de courage
00:55:00qui n'est pas suffisant
00:55:02malheureusement
00:55:02dans cet univers-là
00:55:03parce que la pression
00:55:05des pères est forte,
00:55:06parce que la pression
00:55:06mise par LFI
00:55:08sur chacun
00:55:09est puissante
00:55:09et que chacun a évidemment
00:55:11peur d'être demain ciblé.
00:55:12C'est comme ça
00:55:13que fonctionnent
00:55:13les cultures
00:55:15d'intimidation
00:55:16et il faut les démanteler.
00:55:17Et pour ça,
00:55:18il y a besoin
00:55:18d'une parole forte,
00:55:19il y a besoin
00:55:19que le ministère
00:55:20de la Culture,
00:55:20la ministre de la Culture
00:55:21s'exprime fermement
00:55:22pour condamner ses propos.
00:55:24Moi, je m'offusque
00:55:25de voir qu'aujourd'hui,
00:55:26des financements publics
00:55:27puissent aller
00:55:28à des artistes
00:55:29ou à des organisations
00:55:30ou à des festivals
00:55:31qui cautionnent
00:55:32ou laissent faire
00:55:33parfois le boycott
00:55:34d'artistes juifs israéliens
00:55:35ou tout simplement
00:55:36engagés
00:55:36contre l'antisémitisme.
00:55:38Jonathan Arfi,
00:55:38vous allez rester avec nous
00:55:39parce qu'on va parler
00:55:40d'un tout autre sujet
00:55:41à présent
00:55:41qui va également
00:55:42vous intéresser.
00:55:4384 ans,
00:55:44jour pour jour,
00:55:46après la rafle du Veldiv,
00:55:47une plaque rendant hommage
00:55:48à un couple de justes
00:55:49qui a été vandalisé
00:55:50samedi.
00:55:51Ça s'est passé à Paris
00:55:52dans le quartier
00:55:53du 12e arrondissement
00:55:55où se trouvent
00:55:56Anaïs Bauché
00:55:57et Timothée Forgé.
00:55:58Anaïs,
00:55:58bonjour dans ce quartier.
00:55:59Les habitants
00:56:00sont particulièrement choqués.
00:56:02Racontez-nous
00:56:02ce qui s'est passé
00:56:03exactement.
00:56:08Oui, absolument.
00:56:09Les habitants
00:56:10que nous avons rencontrés
00:56:10ce matin
00:56:11sont particulièrement choqués.
00:56:13Beaucoup sont choqués
00:56:14par la dégradation
00:56:14de cette plaque.
00:56:15Les habitants du quartier
00:56:16d'ailleurs que nous avons rencontrés
00:56:17et ceux qui sont habitués
00:56:18qui habitent ici
00:56:20parfois depuis une dizaine,
00:56:21une vingtaine d'années
00:56:21nous ont expliqué
00:56:22qu'ils n'avaient tout simplement
00:56:23jamais vu ça.
00:56:25Les membres de la communauté juive
00:56:26que nous avons croisés
00:56:27ont préféré d'ailleurs
00:56:28ne pas s'exprimer
00:56:29devant notre caméra.
00:56:31Cette plaque a été brisée
00:56:31il y a quelques jours.
00:56:33Elle rendait hommage
00:56:33à Arsène et Angèle Richard,
00:56:35un couple qui habitait
00:56:36dans l'immeuble
00:56:37qui se trouve juste
00:56:37à côté de moi
00:56:38et qui a abrité,
00:56:39qui a caché
00:56:40le fils de leur voisin
00:56:41Edmond Richemont
00:56:42qui était âgé de 13 ans
00:56:43pendant la rafle du Veldiv.
00:56:45Cette plaque leur rendait hommage
00:56:46en tant que juste
00:56:47parmi les nations.
00:56:48Elle a été brisée au milieu
00:56:49et on ne peut désormais
00:56:51plus lire ce qu'il y a écrit.
00:56:52Alors des membres de l'Union
00:56:54des étudiants juifs de France
00:56:55ont décidé de coller
00:56:56une trentaine d'affiches
00:56:57tout autour de l'immeuble
00:56:58pour rappeler l'hommage
00:57:00rendu au couple Richard.
00:57:02Une manière de mettre en lumière
00:57:03ce qu'ils ont fait
00:57:04malgré la dégradation
00:57:06de cette plaque.
00:57:07Beaucoup de personnes
00:57:08d'ailleurs se sont arrêtées
00:57:09pour lire les affiches ce matin.
00:57:10Ils étaient nombreux ce matin.
00:57:11Ils sont encore à s'arrêter
00:57:13et ils nous ont fait part
00:57:14de leur choc,
00:57:14vraiment de leur immense choc
00:57:16face à la dégradation
00:57:17de cette plaque
00:57:18et d'ailleurs de leur inquiétude
00:57:19face à la montée
00:57:20des actes antisémites
00:57:21en France.
00:57:22Je vous propose
00:57:22de les écouter.
00:57:24Je trouve ça choquant
00:57:26qu'on casse un stade
00:57:28comme ça.
00:57:29Moi je trouve que
00:57:30comment expliquer ça ?
00:57:32Pour moi,
00:57:33ils sont morts deux fois.
00:57:34Je trouve ça monstrueux
00:57:36évidemment.
00:57:38J'allais dire
00:57:39inqualifiable.
00:57:39Ben si,
00:57:40c'est qualifiable
00:57:40au point de vue juridique
00:57:43et judiciaire.
00:57:44J'espère qu'une suite
00:57:45sera donnée
00:57:46sous forme d'enquête
00:57:47et évidemment
00:57:49de condamnation
00:57:50s'il y a lieu
00:57:51si on arrive
00:57:51à arrêter
00:57:52ces gens-là.
00:57:53Ça fait mal au cœur
00:57:54de voir
00:57:55que 100 ans,
00:57:56à peine,
00:57:56moins de 100 ans après,
00:57:58on nie comme ça
00:57:59des choses
00:57:59qui ont été
00:58:00si fortes et si belles.
00:58:01C'est une négation
00:58:03de l'humanité.
00:58:04Ça fait mal au cœur
00:58:05et en même temps
00:58:05on s'est réjouissant
00:58:06de voir aussi
00:58:06toutes ces réactions
00:58:07et de se dire
00:58:08qu'il faut continuer
00:58:09à résister.
00:58:11Merci beaucoup
00:58:13pour ces réactions.
00:58:15Merci Anaïs Bauchet
00:58:16et Timothée Forger.
00:58:17Cette plaque
00:58:17rend hommage.
00:58:18On le disait
00:58:19à ce couple
00:58:19de justes
00:58:20qui a sauvé
00:58:22un enfant juif
00:58:22de 13 ans
00:58:23de la déportation.
00:58:24C'est Edmond Richemont.
00:58:25Aujourd'hui,
00:58:25il a 97 ans.
00:58:26Edmond Richemont.
00:58:27Il est encore en vie
00:58:28et les équipes
00:58:29de CNews l'ont retrouvé.
00:58:30Il a accepté
00:58:30de témoigner.
00:58:31On l'entendra
00:58:31dans un instant.
00:58:33Juste avant,
00:58:34Jonathan Arfi
00:58:34est toujours avec nous
00:58:35quand on vandalise
00:58:36une plaque
00:58:36qui rend hommage
00:58:37à un couple
00:58:38qui a sauvé
00:58:39un enfant juif
00:58:39de la déportation.
00:58:41On atteint ici
00:58:42le summum
00:58:43de l'abject.
00:58:45C'est un acte
00:58:46d'une indécence absolue.
00:58:47Il y a deux significations
00:58:48à ce geste.
00:58:49La première signification,
00:58:51c'est tout simplement
00:58:51une forme de négationnisme,
00:58:53une manière de nier
00:58:54la mémoire de la Shoah,
00:58:55de vouloir effacer,
00:58:57occulter ce qui s'est passé
00:58:58il y a plus de 80 ans
00:58:59en France.
00:58:59Et puis,
00:59:00le deuxième symbole,
00:59:01dans un moment
00:59:02où l'antisémitisme
00:59:03retrouve malheureusement
00:59:06énormément de force
00:59:07dans notre pays,
00:59:07le symbole
00:59:08qui est renvoyé
00:59:09en dégradant
00:59:10cette plaque
00:59:11qui rend hommage
00:59:11à des justes
00:59:11et de dire
00:59:12vous qui voulez vous lever,
00:59:13vous qui voulez vous dénoncer
00:59:15l'antisémitisme qui revient,
00:59:17ne le faites pas.
00:59:18Nous continuerons
00:59:19à combattre
00:59:20ceux qui soutiennent
00:59:21et défendent les juifs.
00:59:22Voilà le symbole
00:59:23qu'il y a aussi
00:59:23dans ce geste-là,
00:59:24une manière
00:59:25de vouloir intimider
00:59:26et menacer
00:59:26ceux qui gardent
00:59:27la conscience éveillée
00:59:29face à l'antisémitisme.
00:59:30Merci beaucoup
00:59:30Jonathan Arfi,
00:59:31président du CRIF,
00:59:32le conseil représentatif
00:59:33des institutions juives
00:59:34de France,
00:59:35Naïma M. Fadel.
00:59:36Qu'est-ce que ça vous évoque
00:59:37aujourd'hui
00:59:38de constater en plein Paris
00:59:39en 2026
00:59:41qu'on puisse encore
00:59:42dégrader
00:59:42une stèle,
00:59:45une plaque
00:59:45en hommage
00:59:46à des personnes
00:59:47qui ont sauvé des...
00:59:48Pour être honnête avec vous,
00:59:49j'en sens du dégoût,
00:59:51du dégoût
00:59:51et de la colère.
00:59:53Quand M. Arfi
00:59:54parle d'une parole forte,
00:59:55moi je l'attends toujours
00:59:56cette parole forte,
00:59:57notamment celle
00:59:57du président de la République.
00:59:59Ça fait longtemps
00:59:59qu'on demande
01:00:00au président de la République
01:00:01de faire un discours
01:00:02à la nation
01:00:02et d'en appeler
01:00:04à un sursaut national
01:00:05face à cette explosion
01:00:07de l'antisémitisme.
01:00:08Moi, j'ai le sentiment
01:00:09que nos patriotes
01:00:10de confession juive
01:00:11sont bien seuls,
01:00:13sont bien seuls aujourd'hui
01:00:14et qu'il y a
01:00:15cette banalisation.
01:00:16Quand vous avez
01:00:17un parti politique
01:00:18qui est aujourd'hui,
01:00:19et les filles,
01:00:19pour ne pas le nommer,
01:00:21qui aujourd'hui
01:00:23instrumentalise
01:00:23la Palestine,
01:00:24le conflit israélo-palestinien
01:00:27en ciblant
01:00:28nos patriotes
01:00:29de confession juive,
01:00:30je trouve ça
01:00:32insupportable.
01:00:32Et vraiment,
01:00:33j'en appelle encore une fois
01:00:34au président de la République
01:00:35parce que je suis,
01:00:36moi, pour ma part,
01:00:37extrêmement inquiète.
01:00:38On va retrouver
01:00:39Gabriel Fleury
01:00:39qui est secrétaire générale
01:00:41de l'Union des étudiants
01:00:42juifs de France
01:00:42qui est donc également
01:00:43sur place
01:00:44dans le 12e arrondissement.
01:00:45Bonjour, Gabriel Fleury.
01:00:48C'est ce que nous expliquait
01:00:49Anaïs Bauchet tout à l'heure,
01:00:50notre journaliste.
01:00:51Vous avez décidé
01:00:52de coller des affiches,
01:00:53c'est ça,
01:00:54à côté de cette plaque
01:00:56justement pour remplacer
01:00:57d'une certaine façon
01:00:58cette plaque
01:00:58qui a été dégradée ?
01:01:03Bonjour, merci de m'accueillir.
01:01:04Alors oui,
01:01:05pour nous,
01:01:05en fait,
01:01:05c'est très important
01:01:06d'agir.
01:01:07Pourquoi ?
01:01:08Parce que là,
01:01:08on est face
01:01:09à un antisémitisme brut,
01:01:10un antisémitisme crasse
01:01:12qui ne vise
01:01:12non plus seulement
01:01:13les personnes juives
01:01:14mais aussi les justes,
01:01:16les justes parmi les nations,
01:01:17ceux qui ont aidé
01:01:18les juifs
01:01:19au péril de leur vie.
01:01:20Et donc,
01:01:20nous,
01:01:20on avait un message clair,
01:01:21c'est-à-dire que pour ceux
01:01:22qui tentent d'effacer
01:01:23les personnes juives
01:01:24de l'espace public,
01:01:25pour ceux qui tentent
01:01:26d'effacer ceux
01:01:26qui ont voulu aider les juifs,
01:01:28nous,
01:01:29on fait le pari contraire,
01:01:30on fait le pari
01:01:30de la visibilisation
01:01:31et c'est ce qu'on a fait
01:01:32en collant dans le quartier
01:01:33des centaines d'affiches partout
01:01:34et aussi au square
01:01:36des martyrs juifs
01:01:37de la rave du Vélodrome d'hiver.
01:01:39On a collé
01:01:40parce que pour nous,
01:01:40c'était très important
01:01:41que ces noms
01:01:42de ces justes parmi les nations
01:01:43ne soient pas oubliés.
01:01:44Et aussi,
01:01:45chose très importante pour moi,
01:01:46c'est comme vous pouvez voir
01:01:47sur cette plaque,
01:01:48évidemment que c'est
01:01:50cette plaque,
01:01:51enfin,
01:01:51l'atteinte à cette plaque
01:01:52est une menace
01:01:54pour les justes parmi les nations,
01:01:56pour ceux qui aident les juifs,
01:01:57mais on peut voir
01:01:57que la manière
01:01:58dont elle a été dégradée,
01:01:59c'est un effacement
01:02:00de la personne juive.
01:02:01On ne voit plus son nom.
01:02:02Et donc,
01:02:02on est véritablement
01:02:03dans un effacement
01:02:04de l'effacement
01:02:06des personnes juives
01:02:07dans l'espace public.
01:02:09Comment est-ce que vous avez
01:02:10réagi, vous,
01:02:11face à ce qui s'est passé ?
01:02:16Alors,
01:02:17au début,
01:02:17on est sidéré.
01:02:18On est sidéré
01:02:19parce qu'on voit
01:02:19que, voilà,
01:02:20déjà, malheureusement,
01:02:22il y a une sorte
01:02:22de conditionnement,
01:02:24un antisémitisme
01:02:24qu'on voit tous les jours.
01:02:25Tous les jours,
01:02:26on doit agir
01:02:26face à l'antisémitisme
01:02:28dans les universités,
01:02:29mais aussi dans la rue
01:02:30et en politique,
01:02:32bien sûr,
01:02:32avec un groupe
01:02:32qui appelle continuellement
01:02:34la France insoumise
01:02:36à menacer
01:02:36les personnes juives.
01:02:37Donc, voilà.
01:02:38Là,
01:02:38mais quand on voit ça,
01:02:39quand on voit que c'est
01:02:40des personnes,
01:02:40simplement,
01:02:41qui ont aidé
01:02:41des juifs
01:02:42au péril de leur vie,
01:02:43ceux qui ont fait
01:02:43l'honneur de la France
01:02:44pendant la Seconde Guerre mondiale,
01:02:45je parle bien sûr
01:02:46des justes,
01:02:46qui sont attaqués.
01:02:47Au début,
01:02:47on est sidérés.
01:02:48Et puis,
01:02:49passer la minute
01:02:50de sidération,
01:02:51on se dit que c'est
01:02:51le temps de l'action
01:02:52et pour nous,
01:02:52l'Union des institutions
01:02:53juives de France,
01:02:54c'était très important
01:02:55d'agir et de visibiliser
01:02:56ces justes.
01:02:57Merci beaucoup.
01:02:58Merci Gabriel Fleury,
01:03:00secrétaire générale
01:03:00de l'Union des étudiants
01:03:01juifs de France.
01:03:02Et merci à Anaïs Boucher
01:03:03et à Timothée Forger
01:03:04une nouvelle fois
01:03:05qui ont permis
01:03:06cette interview.
01:03:08Vous souhaitez réagir ?
01:03:10Oui,
01:03:10juste une chose,
01:03:11on sait très bien
01:03:11qu'il ne peut pas y avoir
01:03:12d'éthique sans mémoire.
01:03:14Moi,
01:03:14j'ai été très inquiet
01:03:15dernièrement
01:03:15parce que j'ai une filleule
01:03:16qui a 14 ans
01:03:17et j'ai eu une collégienne
01:03:18et je lui ai demandé
01:03:19mais parle-moi
01:03:20de la guerre de 39-45.
01:03:21et elle était incapable
01:03:22de me dire un mot
01:03:23même qui avait été envahi.
01:03:25Parle-moi de la Shoah.
01:03:26Il n'y avait pas un mot
01:03:26en fait.
01:03:27Elle le save,
01:03:28la Shoah.
01:03:29Elle a quel âge ?
01:03:29Elle a 14 ans.
01:03:30Et en fait,
01:03:31elle va rentrer en troisième.
01:03:33Je crois,
01:03:33heureusement que c'est
01:03:34au programme de l'année prochaine.
01:03:35C'est au programme aussi avant.
01:03:37C'est avant,
01:03:37c'est au cinquième.
01:03:37Mais en fait,
01:03:38il y a un blackout total
01:03:41sur la Seconde Guerre mondiale
01:03:42et sur la question de la Shoah
01:03:43et j'avoue
01:03:44que j'ai été très surpris.
01:03:45Je ne peux plus enseigner.
01:03:45Olivier Vial ?
01:03:46Oui,
01:03:47en fait,
01:03:51de reconquérir notre histoire,
01:03:52d'accepter les moments noirs
01:03:55et ça a été notamment
01:03:57la commémoration,
01:03:59la reconnaissance
01:03:59de la responsabilité
01:04:00de l'État français
01:04:01au Veldiv
01:04:02mais de reconquérir aussi
01:04:03les moments de gloire.
01:04:04Effectivement,
01:04:05c'est juste qu'aujourd'hui,
01:04:06on estime qu'ils sont 4000
01:04:07mais ils ont été
01:04:08beaucoup plus nombreux.
01:04:09C'est juste,
01:04:10c'est aussi les compagnons
01:04:11de la libération.
01:04:12Enfin,
01:04:13il y a la méconnaissance,
01:04:14c'est une chose.
01:04:15Il y a aussi une forme de déni.
01:04:17Non mais ce n'est même pas
01:04:17le déni.
01:04:18C'est qu'effectivement,
01:04:18quand je vous dis,
01:04:18ce n'est pas que de l'ignorance,
01:04:20c'est qu'effectivement,
01:04:20on doit reconquérir cette histoire
01:04:23parce qu'en face,
01:04:24on a des gens
01:04:24qui sont en train
01:04:25de la falsifier.
01:04:26C'est-à-dire qu'on a
01:04:26une autre écriture
01:04:27de l'histoire
01:04:28qui est en train de se faire.
01:04:29C'est une histoire
01:04:29qui est extrêmement culpabilisante.
01:04:31Quand on efface les justes,
01:04:32c'est aussi parce qu'on veut
01:04:33essayer de faire croire
01:04:33que la France est forcément
01:04:36raciste et antisémite
01:04:37et cette volonté-là
01:04:39d'imposer une nouvelle histoire
01:04:41pour une nouvelle France,
01:04:41c'est effectivement
01:04:42quelque chose
01:04:42qui est extrêmement dangereux.
01:04:44On va écouter le témoignage
01:04:45justement,
01:04:45ce témoignage exclusif
01:04:47d'Edmond Richemont
01:04:47qui est ce jeune garçon.
01:04:49Il avait 13 ans
01:04:50à ce moment-là,
01:04:51il en a 97 aujourd'hui
01:04:52et il a été sauvé
01:04:53par ce couple de justes témoignages
01:04:55recueillis par les équipes
01:04:57de CNews,
01:04:58Timothée Forger-Audrey-Legret
01:04:59et Mickaël Dos Santos.
01:05:01Il y a 84 ans,
01:05:03Edmond Richemont
01:05:04échappait à la rafle
01:05:05du Veldiv.
01:05:06Sa mère, elle,
01:05:07était arrêtée
01:05:08par la police française
01:05:09dans un appartement
01:05:10du 12e arrondissement
01:05:12de Paris.
01:05:12Mon père et mon frère
01:05:13ont quitté l'appartement
01:05:15parce qu'ils ont été avertis
01:05:17qu'on allait
01:05:19ne pas arrêter
01:05:20les femmes
01:05:21et les enfants.
01:05:23Donc je suis resté
01:05:24avec ma mère.
01:05:25C'était un grand mensonge.
01:05:26On arrêtait
01:05:27tout le monde.
01:05:28Alors âgé de 13 ans,
01:05:29cet enfant juif
01:05:30avait réussi
01:05:31à se réfugier
01:05:32chez ses voisins.
01:05:33Angèle et Marcel Richard,
01:05:35un couple qui lui
01:05:36a sauvé la vie.
01:05:37J'ai pris les clés
01:05:38que j'ai mises
01:05:39dans la chaussette
01:05:39pour ne pas faire
01:05:40de bruit
01:05:41et je me suis éclipsé
01:05:43de la police.
01:05:44Je suis descendu
01:05:44au 2e
01:05:45où nous avions
01:05:46des amis communs.
01:05:47Non seulement
01:05:48ils m'ont ouvert
01:05:48leurs portes,
01:05:50mais ils ont ouvert
01:05:51leur cœur.
01:05:52Edmond Richemont
01:05:52a pu retrouver
01:05:53son père et son frère,
01:05:54rescapés eux
01:05:55du camp d'Auschwitz.
01:05:57En 2018,
01:05:58les époux Richard
01:05:58sont reconnus
01:05:59comme des justes.
01:06:00Un terme repris par Israël
01:06:02pour honorer
01:06:03ceux qui ont sauvé
01:06:03des juifs
01:06:04pendant la Shoah.
01:06:05Deux ans plus tard,
01:06:06la ville de Paris
01:06:07inaugure une plaque
01:06:08commémorative
01:06:09au pied de l'immeuble.
01:06:10L'avoir aujourd'hui dégradé
01:06:12provoque
01:06:12chez Edmond Richemont
01:06:13un sentiment de colère.
01:06:15Ça symbolise
01:06:16la bêtise humaine.
01:06:17Tout simplement.
01:06:19Vous savez,
01:06:20c'est facile de casser.
01:06:22Essayer de créer,
01:06:23c'est une autre histoire.
01:06:24C'est pas moi
01:06:25qui suis attaqué.
01:06:26Non seulement
01:06:27pas des juifs,
01:06:29mais la nation
01:06:30française.
01:06:31En 2025,
01:06:321320 actes
01:06:33antisémites
01:06:34ont été recensés
01:06:35en France.
01:06:37Voilà ce qu'on pouvait dire
01:06:38sur ce témoignage.
01:06:40Merci à Edmond
01:06:41de Richemont
01:06:42d'avoir accepté
01:06:43de témoigner
01:06:43pour CNews.
01:06:44La pause,
01:06:44on revient dans un instant.
01:06:45On reviendra sur ce policier
01:06:46pris pour cible
01:06:47violemment agressé
01:06:48dans un commissariat
01:06:49de ville urbaine
01:06:50dans la banlieue lyonnaise.
01:06:51Restez avec nous
01:06:52sur CNews.
01:06:56La dernière partie
01:06:57de 120 minutes
01:06:58infos sur CNews
01:06:59en direct.
01:07:00On poursuit nos discussions
01:07:01dans un instant.
01:07:02On parlera notamment
01:07:02de ces policiers
01:07:04pris pour cible
01:07:04à Villeurbanne.
01:07:06Un policier
01:07:06qui a été agressé
01:07:07dans un commissariat
01:07:08de cette commune
01:07:09de la banlieue lyonnaise.
01:07:10Il souffre
01:07:11d'une fracture
01:07:12à la mâchoire.
01:07:13C'est vu prescrire
01:07:1345 jours d'ITT.
01:07:14On en parlera
01:07:15dans un instant
01:07:16après le rappel
01:07:16des principaux titres
01:07:17de l'actualité
01:07:18avec Margot Siffer.
01:07:20La visite du pape Léon XIV
01:07:22du 25 au 28 septembre
01:07:23prochain en France
01:07:24se précise.
01:07:26Une délégation romaine
01:07:27arrive ce lundi
01:07:27dans l'Hexagone
01:07:28pour les préparatifs.
01:07:30Au programme
01:07:30notamment une visite
01:07:31de l'UNESCO,
01:07:32une grande messe
01:07:33au Stade de France,
01:07:34une autre sur les Champs-Elysées
01:07:35ainsi qu'un déplacement
01:07:36à Lourdes
01:07:37et à la cathédrale
01:07:38de Metz.
01:07:40Conséquence de la canicule
01:07:41et de la sécheresse,
01:07:42la récolte de blé
01:07:43met en baisse
01:07:44cette année.
01:07:44Elle est estimée
01:07:45par un groupe spécialiste
01:07:46des matières premières
01:07:47à 30,8 millions
01:07:49de tonnes.
01:07:49C'est encore moins
01:07:50que les 32 millions
01:07:51estimés récemment
01:07:52par le gouvernement.
01:07:53Un chiffre qui était
01:07:54déjà en repli
01:07:55de 4%
01:07:56par rapport
01:07:56à l'an dernier.
01:07:58Et puis,
01:07:59550 millions d'euros
01:08:00infligés par l'Union européenne
01:08:01à AliExpress.
01:08:03Dans son viseur,
01:08:03la vente de produits interdits
01:08:04comme des vêtements
01:08:06contrefaits
01:08:06et des jouets
01:08:07jugés dangereux.
01:08:08C'est la vente
01:08:08la plus élevée
01:08:09prononcée par Bruxelles
01:08:10depuis la mise en place
01:08:11d'un règlement européen
01:08:12sur les services numériques.
01:08:14Elle est jugée
01:08:15par la plateforme chinoise
01:08:16comme étant disproportionnée.
01:08:19Merci beaucoup,
01:08:21Margot.
01:08:22Les policiers
01:08:23pris pour cible.
01:08:24Un agent de police
01:08:24a été agressé
01:08:25dans un commissariat
01:08:26de ville urbaine
01:08:27dans la banlieue lyonnaise.
01:08:28Il souffre
01:08:28d'une fracture
01:08:29à la mâchoire
01:08:30et s'est vu
01:08:31prescrire 45 jours
01:08:32d'ITT.
01:08:33Rebonjour.
01:08:34Mathieu Devez
01:08:35du service
01:08:35police-justice
01:08:36de CNews.
01:08:37L'auteur de cette agression
01:08:38a depuis été condamné
01:08:39à 16 mois de prison
01:08:40dans 8 mois fermes.
01:08:41Sauf qu'on apprend
01:08:43que cette partie
01:08:45de la condamnation,
01:08:46cette partie de la peine
01:08:47sera exécutée
01:08:47sous bracelet électronique
01:08:49et non en détention.
01:08:50Exactement.
01:08:50Vous avez donc un jeune homme
01:08:51âgé de 19 ans
01:08:52qui a donné un violent coup de poing
01:08:54en plein visage
01:08:55dans la tête
01:08:56donc d'un policier
01:08:57lui âgé de 38 ans
01:08:58et cet homme
01:08:59il a été condamné
01:09:00mais seulement
01:09:01seulement c'est cela
01:09:02qui provoque l'ire
01:09:03de certains policiers
01:09:04à une peine
01:09:05de prison ferme
01:09:06aménagée
01:09:07sous bracelet électronique.
01:09:08Donc concrètement
01:09:09il ne passera pas
01:09:10un jour
01:09:11de sa peine
01:09:12de sa détention
01:09:12en prison.
01:09:13Alors je vais vous expliquer
01:09:14un peu ce qui s'est passé.
01:09:15Tout commence par une vente
01:09:16entre particuliers.
01:09:17Vous avez un jeune homme
01:09:18et son petit frère
01:09:19qui cherchent à vendre
01:09:20une trottinette.
01:09:21Ils la vendent
01:09:22sauf que lors de la transaction
01:09:23ils sont victimes
01:09:24disent-ils
01:09:25et bien victimes
01:09:26d'un homme
01:09:27qui s'empare
01:09:27de leur trottinette
01:09:28sous la menace
01:09:29d'une arme
01:09:29d'un cutter.
01:09:30Qu'est-ce qu'ils font donc ?
01:09:32Ils se rendent au commissariat
01:09:33avec un revendeur.
01:09:35Là les policiers
01:09:36estiment qu'il n'y a pas
01:09:37suffisamment d'éléments
01:09:38d'éléments probants
01:09:39pour rendre la trottinette
01:09:41donc aux deux frères.
01:09:42Et là
01:09:43l'un des frères
01:09:43celui qui a donné
01:09:44le coup de poing au policier
01:09:45il s'appelle Lucas
01:09:47et bien il va complètement
01:09:49sortir de ses gonds
01:09:49et asséner un violent
01:09:50coup de poing
01:09:51donc dans la tête
01:09:52d'un policier.
01:09:53Le bilan est lourd
01:09:54très lourd
01:09:5545 jours d'ITT
01:09:56et cette mâchoire
01:09:58fracturée.
01:09:59Sachez également
01:10:00que trois policiers
01:10:01vont intervenir
01:10:01immédiatement
01:10:02pour tenter de maîtriser
01:10:03le jeune homme
01:10:04de 19 ans
01:10:05mais là encore
01:10:05le jeune homme se débat
01:10:06avec violence
01:10:07il blesse deux autres
01:10:08fonctionnaires de police
01:10:09donc en plus de celui
01:10:11qui a reçu ce violent coup
01:10:12à la mâchoire.
01:10:13Alors devant le tribunal
01:10:14le prévenu
01:10:15explique avoir agi
01:10:16dans un état second
01:10:18il dit regretter son geste
01:10:19et il a donc été reconnu
01:10:21coupable de violence
01:10:22sur policier
01:10:23et rébellion
01:10:23condamné à 16 mois de prison
01:10:248 avec sursis
01:10:25et les 8 mois fermes
01:10:26donc c'est là le problème
01:10:27c'est là
01:10:28ce qui provoque
01:10:29lire des policiers
01:10:30aménager ce bracelet électronique
01:10:32est-ce qu'on sait pourquoi
01:10:34qu'est-ce qui a motivé
01:10:35cette décision
01:10:36finalement d'aménager
01:10:37la peine de prison
01:10:39de ce garçon ?
01:10:39Déjà cet homme
01:10:40ce jeune homme de 19 ans
01:10:41il a reconnu les faits
01:10:43il a reconnu les faits
01:10:44il dit
01:10:45qu'il exprime
01:10:46des regrets
01:10:46je cite
01:10:47ce qu'il a dit
01:10:48devant le tribunal
01:10:48j'étais dans un état second
01:10:50je n'ai pas réfléchi
01:10:51la défense
01:10:52donc ses avocats
01:10:53ont bien insisté là-dessus
01:10:55également sur le contexte
01:10:56je vous rappelle
01:10:57que cet homme
01:10:57il explique
01:10:58lorsqu'il va au commissariat
01:11:00qu'il vient de vivre
01:11:01ce qu'il considère
01:11:02comme une profonde injustice
01:11:03après le vol
01:11:04présumé de la trottinette
01:11:06le parquet
01:11:07et le tribunal
01:11:07n'ont donc pas estimé
01:11:08qu'une incarcération
01:11:10immédiate
01:11:11était justifiée
01:11:12et indispensable
01:11:13avec tous ces éléments
01:11:14Axel Ronde
01:11:15j'imagine évidemment
01:11:16que ça vous fait réagir
01:11:18on le disait aussi
01:11:19vos collègues
01:11:20du syndicat Alliance
01:11:21se sont insurgés
01:11:22on a pu les entendre
01:11:23tout à l'heure
01:11:24sur notre antenne
01:11:25quel est le signal
01:11:26envoyé
01:11:27par une telle décision
01:11:28aujourd'hui
01:11:29mais il est terrible
01:11:30à la fois pour les policiers
01:11:31au final
01:11:32puisqu'on a l'impression
01:11:33qu'on est les punching balls
01:11:34de la république
01:11:35un individu ne fera même pas
01:11:36une seule minute
01:11:37en prison
01:11:38alors qu'il a octroyé
01:11:3945 jours d'ITT
01:11:40à un fonctionnaire de police
01:11:41qui est blessé grièvement
01:11:43encore une fois
01:11:43parce que 45 jours
01:11:45une mâchoire fracturée
01:11:47il ne pourra pas manger
01:11:48pendant plusieurs semaines
01:11:49donc on a affaire
01:11:51à une violence
01:11:52terrible
01:11:53au sein même
01:11:53d'un commissariat
01:11:54donc même
01:11:55dans les commissariats
01:11:56on est plus protégé
01:11:57et qui nous protège au final
01:11:59on est censé protéger
01:12:00la société
01:12:01et qui protège
01:12:02les policiers
01:12:03la justice
01:12:03ne semble pas
01:12:04nous protéger
01:12:05en tous les cas
01:12:06en donnant
01:12:06cette peine
01:12:08on a l'impression
01:12:08qu'on peut
01:12:11frapper un policier
01:12:12comme ça
01:12:12parce que
01:12:13finalement
01:12:14le prévenu
01:12:15s'excuse
01:12:16il était
01:12:17énervé
01:12:19voilà
01:12:19c'est pas de sa faute
01:12:21il n'a pas réfléchi
01:12:22de son acte
01:12:23moi je suis désolé
01:12:23les 8 mois de prison
01:12:24pour réfléchir
01:12:25ils devraient les faire
01:12:26en prison
01:12:27réellement
01:12:28dans une cellule
01:12:29pour qu'il réfléchisse
01:12:31à ces actes
01:12:32qu'il a commis
01:12:32parce que
01:12:33encore une fois
01:12:34c'est la porte ouverte
01:12:35à tout type
01:12:36de violence
01:12:37envers les policiers
01:12:3818 policiers
01:12:39sont blessés
01:12:39par des violences
01:12:40chaque jour
01:12:40dans notre pays
01:12:41dans l'indifférence
01:12:42la plus totale
01:12:43au final
01:12:44puisqu'on voit bien
01:12:45il n'y a aucune réponse
01:12:47à la hauteur
01:12:48de ça
01:12:48on nous a dit
01:12:49un homme politique
01:12:50Gabriel Attal
01:12:51avait dit
01:12:52que tu touches un policier
01:12:53tu dors en prison
01:12:54on aimerait bien le voir
01:12:55ça
01:12:56encore une fois
01:12:56ce sont des paroles
01:12:57d'hommes et de femmes politiques
01:12:58qui restent creuses
01:12:59et qui ne vont pas
01:13:00jusqu'au bout
01:13:01parce que
01:13:02on a l'impression
01:13:03qu'il y a une idéologie
01:13:04anti-police
01:13:05qui est
01:13:06dans ce pays
01:13:07c'est ça que
01:13:08les policiers
01:13:08on en ras le bol
01:13:09si vous voulez
01:13:10nous on fait
01:13:10on donne
01:13:12de notre temps
01:13:13du sacrifice
01:13:13pour la nation
01:13:14et en retour
01:13:15on attendrait
01:13:16un minimum
01:13:17de considération
01:13:17quand on interpelle
01:13:19des individus
01:13:19là c'est carré
01:13:20on ne peut pas dire
01:13:21que l'auteur
01:13:24s'en est pris
01:13:24un policier
01:13:25au sein même
01:13:26du commissariat
01:13:27et là c'est clair
01:13:28c'est net et précis
01:13:29et pourtant
01:13:30on va mettre
01:13:318 mois de prison
01:13:32avec bracelet électronique
01:13:35ça veut dire
01:13:35il restera
01:13:36chez lui
01:13:36il y a plusieurs choses
01:13:37d'abord dans
01:13:38les précisions
01:13:39qui nous étaient apportées
01:13:40tout à l'heure
01:13:41par Mathieu Deves
01:13:41Vincent
01:13:43on comprend finalement
01:13:45que la peine
01:13:45a été amoindrie
01:13:46que la peine
01:13:46a été aménagée
01:13:48en raison
01:13:49de cet excès
01:13:50de colère
01:13:51puisque c'est ce que
01:13:51dit ce garçon
01:13:52il dit
01:13:52je n'aurais peut-être
01:13:54pas dû faire ça
01:13:55j'ai eu un excès
01:13:56de colère
01:13:56et j'ai frappé
01:13:57ce policier
01:13:58alors c'est pas
01:13:59un petit coup
01:14:00visiblement
01:14:00c'est ce qu'on comprend
01:14:01deux choses très inédites
01:14:0345 jours d'ITT
01:14:04c'est énorme
01:14:05il faut vraiment
01:14:05mesurer ça
01:14:06une mâchoire fracturée
01:14:07moi j'ai un ami
01:14:09qui s'est fracturé
01:14:10la mâchoire
01:14:10en tombant
01:14:11une mâchoire fracturée
01:14:12c'est très handicapant
01:14:14pour bien comprendre
01:14:15c'est quand même
01:14:16des chiffres
01:14:17qu'on voit très rarement
01:14:18dans les expertises
01:14:18même quand il y a
01:14:19des grandes blessures
01:14:21très impressionnantes
01:14:22même visuellement
01:14:22on n'a pas ces chiffres là
01:14:23donc c'est quelque chose
01:14:24de très impressionnant
01:14:25deuxième point
01:14:26ça se passe quand même
01:14:27au sein d'un commissariat
01:14:29ça c'est quand même
01:14:30quelque chose
01:14:30d'étonnant
01:14:31c'est à dire
01:14:31et ce commissariat
01:14:32il y était
01:14:33parce qu'il a voulu
01:14:34y aller lui-même
01:14:35pour demander l'aide
01:14:36des policiers
01:14:36donc ça c'est un deuxième point
01:14:38alors après
01:14:38pourquoi
01:14:39comment comprendre
01:14:40cette décision judiciaire
01:14:42alors je vais vous dire
01:14:43ça risque de ne pas plaire
01:14:44à tout le monde
01:14:44mais la loi rappelle
01:14:46que toutes par principe
01:14:49les peines qui sont inférieures
01:14:50à 12 mois
01:14:51d'emprisonnement ferme
01:14:52doivent être aménagées
01:14:54pourquoi
01:14:55parce qu'on considère
01:14:56qu'on sait que statistiquement
01:14:57des jeunes qui vont passer
01:14:592-3 mois en prison
01:15:00ou 5-6 mois en prison
01:15:02qui ne vont pas passer
01:15:04un temps conséquent
01:15:06en prison
01:15:06en ressortent
01:15:08presque plus exposés
01:15:09à la tentation
01:15:10de la délinquance
01:15:11qu'en rentrant
01:15:12on sait bien
01:15:13c'est pour ça
01:15:13donc c'est pour ça
01:15:15qu'ils aménagent
01:15:16il y a quoi
01:15:16il y a des statistiques
01:15:17qu'est-ce qu'ils aménagent
01:15:17ah oui
01:15:18il y a des statistiques
01:15:18non mais pardon
01:15:19parce qu'en fait
01:15:20le problème c'est que
01:15:21notamment sur la jeunesse
01:15:23on sait aussi
01:15:24que quelqu'un
01:15:25lorsqu'une condamnation
01:15:26n'est pas une condamnation
01:15:27de prison ferme
01:15:28pour lui
01:15:28pour ces personnes
01:15:29c'est rien du tout
01:15:30c'est-à-dire que pour eux
01:15:31il n'y a pas de condamnation
01:15:32puisqu'il n'y aura pas
01:15:34de privation de liberté
01:15:34mais là
01:15:35je suis désolé de vous le dire
01:15:37mais en fait
01:15:37vous parlez juste
01:15:38de la loi en fait
01:15:39la loi pénale
01:15:40rappelle que le principe
01:15:42c'est d'éviter la prison
01:15:43ça n'a pas toujours été le cas
01:15:44ça n'a pas toujours été le cas
01:15:45mais pourquoi dans ce cas-là
01:15:45prononcer 18 mois
01:15:4716 mois
01:15:4816 mois pardon
01:15:49et donner 8 mois ferme
01:15:51parce qu'évidemment
01:15:51si c'est
01:15:53ça fait partie
01:15:54de l'application des peines
01:15:55c'est moins de 1 an
01:15:56vous ne faites pas de prison
01:15:57pourquoi en fait
01:15:58pourquoi
01:15:59moi j'ai juste
01:16:00de comprendre
01:16:01cette loi
01:16:02pour le coup
01:16:02elle a été
01:16:03ce dispositif
01:16:04il a surtout été mis
01:16:05pour répondre à la pénurie
01:16:06en réalité
01:16:07on fait pas de
01:16:08on met pas
01:16:10on a automatisé
01:16:11l'aménagement des peines
01:16:13parce que
01:16:14justement
01:16:14il n'y a pas assez
01:16:14de prison
01:16:15et en fait
01:16:16un des vrais
01:16:16un des vrais
01:16:17sujets
01:16:17ça revient à ce qu'on disait
01:16:19tout à l'heure aussi
01:16:20sur le déficit
01:16:21et la défiance
01:16:22de la justice
01:16:23si on veut une justice
01:16:24qui soit efficace
01:16:24et qui envoie des bons signaux
01:16:26à ceux qui
01:16:28qui sont dans
01:16:29qui sont en infraction
01:16:31il faut que ça soit
01:16:32rapide
01:16:33ferme
01:16:33et lisible
01:16:34et donc pour ça
01:16:35effectivement on a besoin
01:16:35de nouveaux dispositifs
01:16:37y compris de nouvelles places
01:16:38pour des peines courtes
01:16:39mais effectivement
01:16:40je pense qu'il faut
01:16:40qu'il y ait des peines courtes
01:16:41il faut qu'il y ait des peines courtes
01:16:42pour qu'il y ait
01:16:43à un moment donné
01:16:43où il y ait une prise de parole
01:16:44alors ça ne veut pas dire
01:16:45forcément
01:16:46de mettre ces jeunes
01:16:47qui sont dans une peine courte
01:16:48dans les mêmes établissements
01:16:50que des grands
01:16:51c'est ça la question
01:16:52et puis après
01:16:53on pourra se dire aussi
01:16:54ça pourra faire jurisprudence
01:16:55et on pourra se dire
01:16:56c'est bien que
01:16:56j'ai eu un excès de colère
01:16:59donc à un moment donné
01:17:00je vais pouvoir bénéficier
01:17:02d'un aménagement de peine
01:17:03non mais effectivement
01:17:03parce qu'effectivement
01:17:04malheureusement on le sait
01:17:05alors ça n'est pas
01:17:06pour tous les jeunes
01:17:07mais c'est un aménagement de peine
01:17:09pour certains
01:17:09on l'a vu dans certains tribunaux
01:17:11où quand c'est un bret athlète grunique
01:17:13ils considèrent
01:17:14qu'ils n'ont pas eu
01:17:14qu'ils n'ont pas eu de peine
01:17:15sur les atteintes
01:17:16aux forces de l'ordre
01:17:17justement
01:17:17il y a une loi
01:17:18dont on a beaucoup parlé
01:17:19ces derniers jours
01:17:20c'est la loi Riposte
01:17:21on va partir
01:17:22à l'Assemblée Nationale
01:17:23retrouver Dunia Tengour
01:17:26bonjour Dunia
01:17:26rebonjour Dunia
01:17:27le projet de loi est examiné
01:17:28donc aujourd'hui
01:17:29en commission mixte paritaire
01:17:31c'est bien ça ?
01:17:35Alors le moment de vérité
01:17:36s'approche
01:17:37mais je ne peux pas vous dire
01:17:38exactement quand
01:17:39puisqu'on ne sait pas
01:17:39si la commission mixte paritaire
01:17:41aura lieu aujourd'hui
01:17:42en tout cas
01:17:43dans les prochaines heures
01:17:44il y aura ce moment de vérité
01:17:46pour ce projet de loi
01:17:47qui est porté
01:17:48par le ministre de l'Intérieur
01:17:49vous le savez
01:17:49Laurent Nunez
01:17:49un texte qui
01:17:50je le rappelle
01:17:51cible la délinquance au quotidien
01:17:54les rodéos urbains
01:17:55les squats
01:17:55les free parties
01:17:56en passant aussi
01:17:57par l'usage
01:17:58du protoxyde d'azote
01:18:00alors le texte a été voté
01:18:01par le Sénat
01:18:02en mai
01:18:03puis par l'Assemblée
01:18:04le 15 juillet dernier
01:18:05mais avec des modifications
01:18:07dont l'objectif
01:18:08du jour
01:18:09ou des prochains jours
01:18:10en tout cas
01:18:11c'est d'accorder
01:18:12les violons
01:18:12des deux chambres parlementaires
01:18:14puisque ce n'est pas
01:18:15le même texte
01:18:16qui a été voté
01:18:17c'est donc le rôle
01:18:17de la commission mixte paritaire
01:18:19et bien de réunir
01:18:20ces députés
01:18:217 députés
01:18:227 sénateurs
01:18:22qui vont tenter
01:18:23de gommer
01:18:24ces désaccords
01:18:25pour accoucher
01:18:26d'un texte unique
01:18:27deux scénarios
01:18:28peuvent ensuite
01:18:29avoir lieu
01:18:29après la dite
01:18:30CMP
01:18:31donc la commission mixte paritaire
01:18:33si elle est conclusive
01:18:34et qu'un accord est trouvé
01:18:35et bien le texte
01:18:35est à nouveau soumis
01:18:36au vote
01:18:37de l'Assemblée nationale
01:18:38et du Sénat
01:18:39et si les deux chambres
01:18:40et bien votent
01:18:42la loi est définitivement
01:18:43adoptée
01:18:43mais si la CMP
01:18:45est non conclusive
01:18:46et bien la navette
01:18:47parlementaire reprend
01:18:48donc vous voyez
01:18:48ce texte est finalement
01:18:50dans un chemin parlementaire
01:18:52assez sinueux
01:18:53donc ça repartira
01:18:55peut-être
01:18:55pour de nouvelles lectures
01:18:56mais si le blocage
01:18:58persiste encore
01:18:59et bien ça sera
01:18:59l'Assemblée nationale
01:19:00qui aura le dernier mot
01:19:02mais vous savez
01:19:02que c'est un dossier capital
01:19:04pour le ministre
01:19:05de l'Intérieur
01:19:05puisqu'il engage
01:19:06une partie
01:19:07de sa crédibilité
01:19:08dans la réussite
01:19:09de ce projet
01:19:10et on saura
01:19:10dans les heures à venir
01:19:11ce qu'il sera
01:19:12de ce projet
01:19:13de loi Riposte
01:19:14Merci beaucoup
01:19:15Dunia Tengour
01:19:16merci Olivier Campan
01:19:17qui vous accompagne
01:19:17depuis l'Assemblée nationale
01:19:18pour qu'on comprenne bien
01:19:19en quelques mots
01:19:20Vincent Delamorandière
01:19:22ce projet de loi Riposte
01:19:23on parle d'un arsenal
01:19:24de mesures
01:19:24contre des phénomènes
01:19:25qui troublent l'ordre public
01:19:26de la consommation
01:19:28protoxyde d'azote
01:19:29rodéo urbain
01:19:30en passant par les free party
01:19:31est-ce que ce projet de loi
01:19:33pourrait demain
01:19:34changer réellement quelque chose ?
01:19:35Alors vous voyez
01:19:36les protoxyde d'azote
01:19:37il y a déjà des dispositions
01:19:39à mon ensemble
01:19:41réglementaires
01:19:41sur les rodéo urbain
01:19:42c'est déjà ultra pénalisé
01:19:44au niveau des peines encourues
01:19:46il y a eu des changements
01:19:47par exemple
01:19:48il y a quelques années
01:19:49en cas de rodéo urbain
01:19:50il y avait une confiscation
01:19:51systématique du véhicule
01:19:53il y a une aversion
01:19:54pour le coup
01:19:54de la charge de la preuve
01:19:55donc s'il y a un rodéo
01:19:56on confisque le véhicule
01:19:57ce qui était une fois
01:19:58non non non
01:19:59actuellement non
01:19:59on ne peut pas
01:20:00on ne les attrapera
01:20:01non parce qu'il y a même
01:20:02des collectivités
01:20:03c'est 5 ans en cours
01:20:04je vous le dis
01:20:05il y a même des collectivités
01:20:06qui voulaient justement
01:20:07prendre le véhicule
01:20:09et ça a été interdit
01:20:11et il y a une différence
01:20:12entre ce qui se passe
01:20:14dans les faits aussi
01:20:14alors en fait
01:20:16les magistrats
01:20:17peuvent par une décision spéciale
01:20:20spécialement motivée
01:20:22prévoir qu'il n'y a pas
01:20:23de confiscation de véhicule
01:20:24mais le principe
01:20:25reste la confiscation
01:20:26de véhicule
01:20:26donc si vous voulez
01:20:27là encore
01:20:28vous avez un arsenal
01:20:29législatif
01:20:29qui est déjà existant
01:20:30qui est déjà conséquent
01:20:31on va dire que
01:20:32les magistrats
01:20:33ne l'appliquent pas
01:20:34suffisamment
01:20:35à hauteur des choses
01:20:36Axel Ronde
01:20:37le projet de loi Riposte
01:20:38bonne ou mauvaise chose
01:20:40est-ce que ça
01:20:41ça va réellement apporter
01:20:42de nouvelles cartes
01:20:43de nouveaux outils
01:20:44en tous les cas
01:20:45aux forces de l'ordre
01:20:45et à la justice
01:20:47dans les prochains mois
01:20:49oui forcément
01:20:50ça nous donne
01:20:51des nouveaux outils
01:20:52puisque c'est le but
01:20:53à chaque fois
01:20:54de renforcer un petit peu
01:20:55l'arsenal
01:20:56pour les policiers
01:20:57par exemple
01:20:57sur le protoxyde d'azote
01:20:59actuellement
01:21:00on a des grosses
01:21:01difficultés
01:21:02si vous voulez
01:21:02de pouvoir
01:21:04interpeller
01:21:05les individus
01:21:06qui en consomment
01:21:07parce que
01:21:07ce n'est pas
01:21:08une drogue
01:21:09ce n'est pas considéré
01:21:09comme une drogue
01:21:10là on va pouvoir
01:21:11mettre réellement
01:21:13un délit routier
01:21:14derrière
01:21:14avec une possibilité
01:21:16de confisquer
01:21:17aussi le véhicule
01:21:18ça c'est une possibilité
01:21:19là-dedans
01:21:20mais au-delà de ça
01:21:21on peut mettre
01:21:22par exemple
01:21:23je sais qu'il va y avoir
01:21:24l'anonymisation
01:21:25des fonctionnaires
01:21:26de police aussi
01:21:27sur les procédures
01:21:29ils vont pouvoir
01:21:30demander
01:21:31cela sur certaines procédures
01:21:33pour éviter
01:21:33que leur identité
01:21:34soit révélée
01:21:35il y a énormément
01:21:36de choses
01:21:37qui est dans
01:21:37cette loi
01:21:38est-ce qu'on sait
01:21:38quels sont les points
01:21:38de désaccord
01:21:39entre députés
01:21:39et sénateurs ?
01:21:41vous n'avez pas de...
01:21:42non
01:21:42c'est sur la présomption
01:21:45de légitime défense
01:21:46déjà
01:21:47où il y a
01:21:49question de
01:21:49soi-disant
01:21:50d'un permis
01:21:50de tuer
01:21:52alors qu'on sait
01:21:52très bien
01:21:53absolument pas
01:21:53c'est juste
01:21:54que les policiers
01:21:56ils sont dépositaires
01:21:57de l'autorité publique
01:21:58ça veut dire
01:21:59qu'ils ont
01:21:59la violence légitime
01:22:00on leur garantit
01:22:01cela
01:22:02donc il faut bien
01:22:02nous garantir
01:22:03aussi que quand
01:22:04on l'utilise
01:22:05on est présumé
01:22:08innocent
01:22:09réellement
01:22:09qu'on n'est pas
01:22:10présumé coupable
01:22:11actuellement
01:22:11c'est ce qu'on a
01:22:12l'impression
01:22:13qu'un policier
01:22:14utiliserait son arme
01:22:15il est tout de suite
01:22:16suspecté
01:22:17de l'avoir
01:22:17utilisé
01:22:18à mauvais escience
01:22:19
01:22:20la loi
01:22:20c'est l'inversement
01:22:21je ne crois pas
01:22:22que ce soit la même
01:22:23non c'est pas la même
01:22:24c'est pas dans la loi
01:22:26riposte
01:22:26ça n'est pas partie
01:22:26de la loi riposte
01:22:27enfin voilà
01:22:28toujours est-il
01:22:28que ça apporte
01:22:29effectivement
01:22:29dans la loi riposte
01:22:31il y a aussi
01:22:31le problème de troubles
01:22:32à l'ordre public
01:22:33lié au mariage
01:22:34et ça c'est important
01:22:35parce que c'était attendu
01:22:36par les maires
01:22:39absolument
01:22:39voilà ce qu'on pouvait dire
01:22:40sur cette loi riposte
01:22:42qui est donc discutée
01:22:43aujourd'hui en commission
01:22:44mixte paritaire
01:22:44à l'Assemblée nationale
01:22:45un mot
01:22:46de l'actualité internationale
01:22:48pour terminer avec
01:22:49Pierre Crépy
01:22:50cette semaine
01:22:51débute avec
01:22:52toujours
01:22:53avec de nouvelles
01:22:55tensions
01:22:56au Moyen-Orient
01:22:58des menaces
01:22:58iraniennes
01:22:59et américaines
01:23:00Pierre Crépy
01:23:01les frappes
01:23:01ont encore décimé
01:23:03la région
01:23:03la nuit dernière
01:23:04encore et toujours
01:23:05et ça n'est d'ailleurs
01:23:05pas fini
01:23:06il est maintenant
01:23:07bientôt 11h
01:23:07à Washington
01:23:08et les frappes
01:23:08sont en train
01:23:09de reprendre
01:23:09au total
01:23:1010 villes iraniennes
01:23:11ont été touchées
01:23:12cette nuit
01:23:12et aujourd'hui
01:23:13par les américains
01:23:14toutes situées
01:23:15sur les côtes
01:23:16maritimes iraniennes
01:23:17je vous informe
01:23:18il y a quelques minutes
01:23:18que des explosions
01:23:19ont été entendues
01:23:20dans la ville
01:23:21de Shiraz
01:23:22côté iranien
01:23:23des frappes
01:23:23ont été menées
01:23:24contre la Jordanie
01:23:25et l'Irak
01:23:25où des soldats américains
01:23:26ont été récemment tués
01:23:27mais aussi le Koweït
01:23:29et dans l'heure
01:23:30le Bahreïn
01:23:30a de nouveau été frappé
01:23:31et dans le détroit d'Hormuz
01:23:34ce lundi
01:23:35ce détroit
01:23:36est encore une nouvelle fois
01:23:37au coeur de la guerre
01:23:38ce sont des images
01:23:39absolument inédites
01:23:39qui nous sont parvenues
01:23:40il y a seulement
01:23:41une dizaine de minutes
01:23:42nous avions parlé
01:23:43d'un navire
01:23:43qui avait été frappé
01:23:44dans le détroit d'Hormuz
01:23:45ce matin l'Iran disait
01:23:47qu'ils en avaient frappé deux
01:23:48et bien il y en avait
01:23:49effectivement deux
01:23:50qui ont été frappés
01:23:51et l'un d'eux
01:23:51a été photographié
01:23:53regardez cette photographie
01:23:54qui est inédite
01:23:55elle est sortie
01:23:55il y a vraiment
01:23:56quelques instants
01:23:56nous voyons
01:23:57l'ampleur des dégâts
01:23:59donc il s'agit
01:24:00plus probablement
01:24:01d'une frappe
01:24:01de missiles
01:24:02que d'une mine
01:24:02au vu de l'ampleur
01:24:03de l'incendie
01:24:04qui est déclaré
01:24:05notons que l'un des deux
01:24:06donc ça c'est un navire
01:24:07c'est l'un des navires
01:24:08qui a été frappé
01:24:09au cœur du détroit d'Hormuz
01:24:10ce matin
01:24:11c'est un pétrolier
01:24:11qui acheminait du pétrole saoudien
01:24:13en direction des Etats-Unis
01:24:14d'accord
01:24:15et l'un des équipages
01:24:16de ce navire
01:24:17ou du deuxième
01:24:18qui a été touché
01:24:19a dû évacuer
01:24:20dans l'autre navire
01:24:20pour pouvoir être protégé
01:24:22aucune victime
01:24:23à ce jour
01:24:23n'a été constatée
01:24:24c'est un navire saoudien ?
01:24:26c'est un navire
01:24:26alors c'est un navire
01:24:27qui bat pavillon
01:24:29maltais
01:24:29d'accord
01:24:29il est
01:24:31un propriétaire grec
01:24:32il transporte du pétrole saoudien
01:24:34en direction des Etats-Unis
01:24:35donc il y a beaucoup
01:24:35de nationalités dans tout ça
01:24:36retenons que c'est du pétrole saoudien
01:24:38en direction des Etats-Unis
01:24:40autre détroit
01:24:41qui est également en jeu
01:24:42depuis quelques heures maintenant
01:24:44c'est le détroit de Bab-el-Mandeb
01:24:45puisque les Houthis
01:24:46ont déclaré
01:24:47qu'ils allaient empêcher
01:24:48le trafic maritime
01:24:49de l'Arabie saoudite
01:24:50autrement dit
01:24:51si l'Arabie saoudite
01:24:52ne peut plus naviguer
01:24:53ni dans le détroit d'Hormuz
01:24:55ni dans le détroit de Bab-el-Mandeb
01:24:56l'Asie sera tout simplement
01:24:58privée de pétrole
01:24:58et donc se rabattra
01:25:00vers les marchés européens
01:25:01ce qui signifie
01:25:02très probablement
01:25:03de nouvelles hausses
01:25:04de pétrole à venir
01:25:05c'est déjà le cas
01:25:06nous savons que
01:25:06sur une semaine
01:25:08regardez
01:25:08depuis la semaine dernière
01:25:10le prix du baril de pétrole
01:25:12le cours du Brent
01:25:12a augmenté de 10%
01:25:14en tout cas
01:25:15si on prend le pic
01:25:15qui a été atteint aujourd'hui
01:25:16il est un peu redescendu
01:25:17mais il est toujours
01:25:18aux alentours de 6-8%
01:25:20au total
01:25:20donc si les deux détroits
01:25:23de Bab-el-Mandeb
01:25:24et d'Hormuz
01:25:24donc venaient à être fermés
01:25:26dans les prochains jours
01:25:26la situation risque d'être
01:25:28catastrophique
01:25:28merci beaucoup Pierre Crépy
01:25:30pour toutes ces précisions
01:25:32évidemment
01:25:33la hausse du prix du baril de Bren
01:25:35qui a des conséquences
01:25:37terribles
01:25:38en cette période
01:25:39notamment de départ en vacances
01:25:40pour les français
01:25:40avec la hausse des prix
01:25:42des carburants
01:25:43et notamment du gazole
01:25:44qui pourrait atteindre
01:25:45les 2,50€
01:25:46je ne sais pas si vous vous rendez compte
01:25:472,50€
01:25:48en pleine période estivale
01:25:51c'est la fin de ce numéro
01:25:53de 120 minutes info
01:25:54j'aurai le plaisir bien sûr
01:25:55de vous retrouver demain
01:25:56à la même heure
01:25:57cnews.fr
01:25:57pour voir et revoir vos émissions
01:25:59merci à Olivier Vial
01:26:00à Naïma M. Fadel
01:26:01à Vincent Delamorandière
01:26:02merci également à Axel Ronde
01:26:04l'actualité continue
01:26:05dans un instant
01:26:06avec Elodie Huchard
01:26:07pour Punchline
01:26:08passez une très belle
01:26:09après-midi
01:26:10sur CNews
01:26:11à Naïma M. Fadel
01:26:13à Naïma M. Fadel

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