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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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00:00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver. Merci d'être fidèle au rendez-vous de 120 minutes info sur
00:00:04CNews en direct.
00:00:05On vous accompagne bien sûr jusqu'à 17h pour décrypter l'actualité, marquée évidemment par ces fortes chaleurs,
00:00:11cette canicule interminable dont on va parler avec des services hospitaliers qui commencent à, non pas à saturer,
00:00:17mais à accueillir bon nombre de patients et une inquiétude qui grandit l'autre très forte actualité du jour avec
00:00:22laquelle on va commencer cette émission.
00:00:24C'est le drame de Louis, un nouveau jeune de France lynché par une bande de jeunes racailles.
00:00:31Beaucoup de mineurs sont impliqués, trois mineurs précisément sur cinq et on parlera de cet ensauvagement de la société qui
00:00:37nous poursuit bien malheureusement.
00:00:39Avant de vous présenter mes invités, un point sur l'actu, il est quasiment 15h, Audrey Berthaud est avec nous.
00:00:44Bonjour Audrey. Bonjour Julie.
00:00:45A la une bien sûr, toujours, 72 départements en vigilance rouge canicule.
00:00:50Mais 11 départements de la façade atlantique devraient redescendre au niveau orange à partir de 22h.
00:00:56Le Premier ministre a annoncé porter la mobilisation du système de santé à son niveau le plus élevé pour qu
00:01:02'il puisse tenir dans la durée face à cette canicule exceptionnelle.
00:01:06Sébastien Lecornu qui a également annoncé renforcer la coordination entre les hôpitaux, la médecine de la ville, les cliniques et
00:01:12le secteur médico-social.
00:01:13Et par ailleurs, face à ces fortes chaleurs, un enfant de 3 ans a été retrouvé mort dans un véhicule
00:01:18dans le Val-d'Oise.
00:01:19L'enfant est décédé hier, en fin d'après-midi, alors qu'il se trouvait seul dans une voiture à
00:01:24Saint-Gratien.
00:01:25L'enfant a été retrouvé par ses parents dans le véhicule, stationné devant leur domicile.
00:01:30Dans l'actualité également, la dette de notre pays augmente, mais paradoxalement, le moral des ménages s'améliore.
00:01:36La dette publique de la France a augmenté à un peu plus de 3,5 milliards d'euros à la
00:01:41fin du premier trimestre 2026.
00:01:42Cela représente une augmentation de 75,6 milliards d'euros.
00:01:46En parallèle, en effet, le moral des ménages s'est amélioré en juin, selon l'INSEE.
00:01:51Les ménages se sont dits plus confiants quant à leur situation financière future.
00:01:56Direction le Venezuela, avec au moins 164 personnes qui ont été tuées et près de 1000 blessées après un terrible
00:02:03séisme.
00:02:03Oui, un double séisme qui a frappé hier le Venezuela.
00:02:06De nombreux pays ont annoncé apporter leur aide.
00:02:09Emmanuel Macron a annoncé l'envoi immédiat d'une équipe de 85 secouristes français spécialisés en sauvetage des bléments.
00:02:16Donald Trump a également affirmé que les Etats-Unis sont prêts et disposés à venir en aide au Venezuela.
00:02:23Tout de suite, l'espoir avec les images de la Coupe du Monde, les buts d'hier soir.
00:02:43Le Brésil s'est imposé 3-0 face à l'Ecosse hier soir grâce à un doublé de Vinicius Junior
00:02:50et un troisième but de Cunha.
00:02:52A noter les premières minutes de jeu pour Neymar dans cette Coupe du Monde, entrée sur le terrain dans le
00:02:58dernier quart d'heure.
00:02:59Après ce dernier match de poules, le Brésil termine en tête du groupe C et se qualifie pour les 16e
00:03:06de finale.
00:03:08Et on va aller au bout des images avec ce troisième but brésilien, le petit décalage, plat du pied, sécurité,
00:03:12ça fait 3-0.
00:03:13Et autre équipe qualifiée, puisque les résultats des groupes A, B et C sont désormais connus.
00:03:18Le Mexique, l'Afrique du Sud, la Suisse, le Canada, la Bosnie-Herzégovine, le Brésil et le Maroc.
00:03:25Qualification historique pour les Bafana.
00:03:27Bafana, c'est la première fois que l'Afrique du Sud atteint les 16e de finale d'une Coupe du
00:03:30Monde.
00:03:36C'était votre programme avec Lacoste, L1212 Bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:03:42C'était votre programme avec Bdeor.fr.
00:03:44L'agence Bdeor vous propose l'achat de pièces d'or et lingots d'or.
00:03:48L'agence Bdeor, partenaire de votre nouvelle épargne.
00:03:51Et merci beaucoup Audrey Berthaud.
00:03:53On se retrouve dans une demi-heure pour un nouveau journal.
00:03:55Alexandre Devecchio est parmi nous aujourd'hui.
00:03:57Merci beaucoup Alexandre, journaliste, Sylvain Berrios, monsieur le député Horizon du Val-de-Marne.
00:04:02Merci de nous accompagner pour 120 minutes.
00:04:04Je me permets de dire à Naomi dans mon oreille d'éteindre la petite clé parce que j'entends toute
00:04:08la régie.
00:04:08Merci beaucoup.
00:04:09Michael Biberon est avec nous.
00:04:11Bonjour, merci d'être là.
00:04:13Porte-parole UNSA, sapeur-pompier.
00:04:14On reviendra bien sûr sur les problématiques de cette interminable canicule avec vous.
00:04:18Tout comme avec le docteur Sophie Bauer que je remercie de la présence.
00:04:21Présidente du syndicat des médecins libéraux.
00:04:23Stanislas Godon, déléguée nationale Alliance Police et Mathieu Devez entrée.
00:04:26Nous sommes en direct, Mathieu Devez du service police-justice pour cette terrible affaire encore une fois.
00:04:32Et malheureusement c'est une litanie, une longue liste macabre que nous relayons chaque jour ou presque.
00:04:39Des images d'une rare violence.
00:04:40Il a été tabassé vendredi dernier à la suite d'un guet-apens à Narbonne.
00:04:44Louis, 17 ans, a succombé à ses blessures.
00:04:46Une vidéo de la scène a été diffusée sur les réseaux sociaux.
00:04:49Cinq suspects présumés dont trois mineurs.
00:04:51Les deux autres ont 18 et 19 ans.
00:04:53Ils ont été identifiés par la vidéo, justement, arrêtés, placés en détention provisoire.
00:04:57Ce qu'il faut retenir de ce drame dans ce sujet de François Tiskevitch.
00:05:01Sur ces images d'une rare violence, Louis, 17 ans, est frappé à coups de pied et de poing à
00:05:05la tête.
00:05:07Alors que l'adolescent n'arrive plus à respirer, l'un des auteurs le nargue en le filmant.
00:05:11Vendredi en fin de journée, sur le parvis de la médiathèque, il semblerait que la victime ait eu un rendez
00:05:17-vous prévu.
00:05:19Et qu'en descendant quelques marches, elle se soit retrouvée au bord du canal de la Robine,
00:05:24qui traverse la commune de Narbonne, sur lequel se trouve actuellement un chantier.
00:05:30Et donc là, la victime a fait face à cinq agresseurs qui l'ont littéralement passé à tabache.
00:05:35Et la victime a donc ce soir-là, ce vendredi soir-là, été laissée pour morte.
00:05:39C'est finalement un ouvrier du chantier qui a retrouvé Louis dans un état critique samedi matin.
00:05:45Transporté à l'hôpital dans le coma, l'adolescent est décédé ce mardi des suites de ses blessures.
00:05:51Cinq auteurs présumés, dont trois mineurs, ont été rapidement identifiés par la police.
00:05:55Sans mettre le lien entre la plupart des protagonistes, c'est-à-dire la victime ainsi qu'une partie des
00:06:00auteurs,
00:06:01c'est que tous sont passés ou sont encore pris en charge dans le cadre de l'aide sociale à
00:06:07l'enfance,
00:06:07ce qui serait donc a priori le lien entre, je le redis, la victime et une partie des protagonistes.
00:06:13Maintenant, en l'état de l'enquête, on n'a pas plus d'éléments sur le profil exact des mises
00:06:19en cause.
00:06:20À l'issue de leur audition, réalisée dans le temps de la garde à vue,
00:06:23les cinq mises en cause ont été mises en examen pour tentative d'assassinat et placées en détention provisoire.
00:06:30Et les images, la vidéo de cette agression, et on va faire le point avec vous Mathieu sur l'enquête
00:06:34dans un instant,
00:06:35elle a été mise en ligne justement par ces jeunes, par les bourreaux eux-mêmes.
00:06:39Évidemment que nous montrons des versions extraites, floutées, parce que c'est absolument insoutenable.
00:06:43Je voudrais juste que vous voyez pour comprendre le contexte, l'ambiance insupportable pour ce jeune Louis
00:06:48et ce calvaire qu'il a vécu, les premières secondes de cette agression,
00:06:54écoutez ce que l'on peut justement entendre de la part des agresseurs et de la victime.
00:06:59Fais demi. Fais demi. Fais demi. Fais demi. Fais demi. Cours. Cours. Cours. J'ai t'a reculé.
00:07:06C'est beau, c'est beau. Je suis désolé. Je suis désolé.
00:07:10Et la suite, c'est évidemment un lynchage en règle par ces tout jeunes hommes.
00:07:15Louis, les cinq suspects, Mathieu Devesse du service police de justice,
00:07:19se connaissaient par l'intermédiaire du foyer de l'aide à l'enfance, l'ASE, l'ASE, pardon,
00:07:24l'aide sociale à l'enfance. Qu'est-ce qu'on sait précisément de l'enquête en cours pour le
00:07:30moment ?
00:07:30Ils sont cinq. Il y a trois mineurs. Trois mineurs âgés de 16, 17, 17 ans.
00:07:35Ensuite, c'est 18 et 19 ans. Cinq suspects donc qui se connaissaient.
00:07:39Et puis vous disiez, Julien, qu'ils n'ont pas hésité à se filmer.
00:07:42Mais sachez que la première fois que les enquêteurs ont pu voir cette vidéo,
00:07:47c'est un témoin qui est membre du foyer, foyer donc de Narbonne,
00:07:51qui a pris connaissance de cette vidéo. Pourquoi ?
00:07:53Car vous avez un des agresseurs présumés que l'on voit dans cette vidéo
00:07:56qui ensuite est rentré au foyer. Et qu'est-ce qu'il a fait ?
00:07:59Il s'est vanté de cette vidéo. C'est-à-dire qu'il a montré aux autres jeunes
00:08:03cette vidéo dans laquelle on voit Louis lyncher littéralement.
00:08:07Et donc, ce jeune, il a été convoqué au commissariat, donc le témoin.
00:08:12Et c'est là donc où il a pu montrer cette vidéo.
00:08:14Ensuite, ces vidéos, elles sont terribles. Elles ont été relayées en masse
00:08:18sur les réseaux sociaux.
00:08:20Important aussi de préciser que Louis n'est pas mort tout de suite.
00:08:23Il est resté à l'hôpital.
00:08:24D'abord donc à l'hôpital, si je ne dis pas de bêtises, de Narbonne.
00:08:28Et ensuite au centre hospitalier de Perpignan, car il avait une hémorragie cérébrale.
00:08:32Et au début, ils ont été mis en examen, les cinq jeunes, pour tentative d'assassinat.
00:08:36Et non pour assassinat. Pourquoi ?
00:08:38Car quand ils ont été auditionnés par le juge d'instruction avant leur mise en examen,
00:08:43Louis n'était pas mort.
00:08:44Aujourd'hui, on le sait, il est mort.
00:08:45Il est mort mardi donc.
00:08:47Et les faits devraient être qualifiés en assassinat.
00:08:49Ils encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat.
00:08:52Car il y aurait eu guet-apens.
00:08:54C'est-à-dire qu'ils ont donné rendez-vous à Louis sur ce chantier.
00:08:57Et ensuite, il a été lynché.
00:08:58Il y a une partie du paysage médiatique, politique.
00:09:03Pourquoi pas Alexandre Devecchio qui va dire
00:09:05« Mais qu'est-ce qu'ils font ces news d'ouvrir leurs émissions
00:09:08avec ce fait divers, aussi macabre soit-il ? »
00:09:11Est-ce qu'on peut leur répondre que quand un phénomène se répète,
00:09:13quand l'ultra-violence des jeunes devient là encore une liste macabre ?
00:09:19D'ailleurs, j'invite les gens à nous suivre ce soir.
00:09:21Et vous le voyez en bas de l'écran, ce document exceptionnel autour de Gauthier Lebray,
00:09:25Louis, Thomas, Lola, Elias, nos jeunes assassinés.
00:09:27Et quand la liste se rallonge à ce point,
00:09:29il faut peut-être arrêter de se cacher derrière ce vocable de fait divers
00:09:32et parler plutôt d'un phénomène sociétal qui est en train de nous dépasser.
00:09:35Oui, évidemment.
00:09:37Je dis même que ça devrait ouvrir tous les journaux.
00:09:41C'est un drame, même si c'était qu'un fait divers.
00:09:45Or, on voit que ça se répète.
00:09:46C'est un drame tellement atroce qu'il nous interpelle et qu'il nous interroge.
00:09:50Il est atroce parce que la victime est morte dans des conditions terribles,
00:09:55mais surtout parce que les auteurs sont encore des adolescents.
00:10:00Qu'est-ce qui fait qu'il y a une aussi extrême violence chez les adolescents ?
00:10:04Qu'est-ce qui fait qu'ils filment leurs crimes ?
00:10:06Qu'ils n'en ont pas honte, qu'ils ne se cachent pas.
00:10:09Donc, ça devrait interpeller toutes les consciences, au-delà même des journalistes.
00:10:14Donc, je trouve moi étonnant plutôt que ça n'ouvre pas toutes les chaînes d'info.
00:10:20Parce que ça devrait nous interpeller.
00:10:23Je pense que si on n'ouvre pas avec ça, c'est parce que la réalité nous gêne.
00:10:27Elle est trop dérangeante.
00:10:29Et je n'ai pas toutes les explications pour dire la vérité.
00:10:32Parce que ça pose des questions quasiment métaphysiques.
00:10:36Le président de la République lui-même a parlé de décivilisation.
00:10:39Le terme « ensauvagement », c'est vraiment ça, au sens propre du mot.
00:10:43Une jeunesse qui devient sauvage, qui n'a plus aucun repère moraux.
00:10:48Au point encore, je le répète, moi, ce qui me choque le plus, c'est qu'ils se filment.
00:10:52Donc, ça montre une confusion entre le réel et le virtuel qui est terrible.
00:10:57Moi, je pense que les réseaux sociaux n'expliquent pas tout.
00:10:58Mais c'est sans doute un des facteurs d'explication.
00:11:01Et c'est aussi dans une société qui se décompose et où les jeunes n'ont plus aucun repère.
00:11:08Il y a la question de l'ASE qu'il faudra poser.
00:11:09J'allais l'évoquer.
00:11:10Dans ces phénomènes de société qu'on doit analyser, il y a la jeunesse, l'aspect juvénile.
00:11:15Il y a l'aspect, en effet, se filmer.
00:11:17Parce que ça devient un trophée de filmer une agression.
00:11:19Et il y a le sujet de l'ASE.
00:11:20Parce que là, l'aide sociale à l'enfance, on l'a vu notamment à travers le sujet du périscolaire
00:11:23également.
00:11:24Il y a une porte qui est en train de s'ouvrir sur l'aide sociale à l'enfance.
00:11:26Et on a cette impression qu'on est loin d'avoir tout vu.
00:11:29Je voudrais qu'on voit parmi les extraits, les documents que vous pourrez voir dans cette soirée spéciale ce soir.
00:11:34Nos équipes ont pu rencontrer la tante de Louis.
00:11:37On va regarder quelques extraits ensemble.
00:11:39D'abord, elle raconte ses dernières heures.
00:11:42Comment la famille a vécu ce drame ?
00:11:46Le lynchage de Louis s'est produit vendredi vers 23h30.
00:11:55Ils l'ont laissé pour mort sur un chantier.
00:11:58Louis n'avait pas de papier d'identité sur lui.
00:12:01Et donc, ils ont diffusé des vidéos directement après le lynchage.
00:12:08Puisqu'ils se sont mis en scène comme s'ils célébraient quelque chose de glorieux.
00:12:13qu'ils ont envoyé à certains des amis de Louis.
00:12:16Soit pour se féliciter de leur...
00:12:20Je ne sais même pas, je ne sais pas les mots.
00:12:22Soit pour prévenir les autres de quoi ils sont capables de faire.
00:12:25Et en fait, un des amis de Louis qui a reçu la vidéo a compris où il était.
00:12:30Il aurait appelé les pompiers.
00:12:32Les pompiers ont été sur place mais n'ont pas trouvé Louis tout de suite.
00:12:35Ils ont été appelés sur une autre intervention.
00:12:38Et c'est les ouvriers du chantier sur lequel il a été tué qui l'ont retrouvé le lendemain.
00:12:45Et avant d'en dire encore un mot en plateau,
00:12:47je voudrais qu'on entendre ce deuxième extrait de la tente de Louis
00:12:49qui raconte l'impact que ces vidéos de lynchage ont pu avoir.
00:12:54Ce qui a été très compliqué, c'est le visionnage de ces vidéos.
00:12:58Parce que déjà n'importe quel être humain, vous ne pouvez pas le voir.
00:13:00Mais quand c'est votre chair, votre sang, c'est ce qu'ils ont fait.
00:13:05Il n'y a pas de mots.
00:13:08Je sais qu'elles circulent encore sur les réseaux sociaux non floutés.
00:13:13Je préserve ma soeur et ma mère d'avoir accès à ça
00:13:18parce que je ne sais pas comment elles pourraient réagir.
00:13:20Après le lynchage de Louis, comme je vous ai expliqué,
00:13:23ils ont envoyé la vidéo largement.
00:13:25Et certains amis de Louis, par répercussion,
00:13:28parce que les enfants se sont retransmis la vidéo,
00:13:32elle est arrivée à certains amis de Louis
00:13:34qui nous les ont retransmis et qui les ont transmis également à la police.
00:13:38Ils sont tellement tristes d'avoir perdu leurs copains.
00:13:41Ils ne comprennent pas.
00:13:42Ils ont peur aussi parce qu'ils se disent
00:13:45le prochain, c'est peut-être nous.
00:13:46Ils sont incroyables.
00:13:48C'est eux qui nous ont fourni ces vidéos.
00:13:50Après l'émission sur CNews, j'ai reçu une nouvelle vidéo.
00:13:55qui n'avait pas encore été diffusée.
00:13:59Où en fait, ils reviennent sur les lieux
00:14:02et ils reviennent filmer Louis,
00:14:05qui est au sol, qui gît dans son sang.
00:14:08Et ils le filment de près.
00:14:09Et cette vidéo-là, j'en avais pas encore eu connaissance.
00:14:12Et je l'ai reçue une heure et demie avant que vous arriviez.
00:14:14Quand est-ce qu'ils vont s'arrêter ?
00:14:17Mais leurs copains dehors,
00:14:18combien de vidéos ils ont diffusées de mon neveu ?
00:14:21Combien il y en a encore à venir ?
00:14:24Stanislas Godon.
00:14:25Les agresseurs, aujourd'hui, filment les mises à mort.
00:14:29Et ce sont des adolescents.
00:14:32Alors, permettez-moi d'avoir une pensée pour la famille.
00:14:35Mais surtout d'avoir un billet d'humeur,
00:14:38une colère assez froide.
00:14:41Parce que nous, ça fait des années qu'on dit
00:14:42qu'il est en train de se passer un truc avec les mineurs.
00:14:45qui, évidemment, est illustré par la désinhibition de la violence,
00:14:48par le fait de se filmer,
00:14:50organiser un guet-apens pour assassiner un jeune.
00:14:52C'est pas quelque chose d'anodin, je suis désolé.
00:14:55Et puis, quand on regarde,
00:14:56parce qu'il y a quand même des chiffres, des statistiques,
00:14:58plus 99% des tentatives d'homicide
00:15:01en l'espace de 9 ans.
00:15:02Et la part des mineurs,
00:15:04pour l'année 2025, c'est 12%.
00:15:07Les vols violents sans armes,
00:15:10c'est 33% de mineurs de 10 à 17 ans.
00:15:13Donc, je veux dire, là, aujourd'hui,
00:15:15il faut qu'il y ait à la fois un choc sur
00:15:18le traitement de la violence
00:15:19et le traitement des mineurs.
00:15:20Parce que les réformettes qu'on a faites depuis des années
00:15:23sur la justice pénale des mineurs,
00:15:25évidemment qu'elles n'aient pas à la hauteur.
00:15:26On nous a vendu les mesures éducatives dans tous les sens.
00:15:29Bon, je crois que là, c'est l'échec complet.
00:15:31On n'en est plus là.
00:15:32Évidemment qu'on n'en est plus là.
00:15:34Je rappelle juste un petit chiffre, quand même.
00:15:36C'est 116 000 condamnations pour les mineurs.
00:15:38C'est à peu près 2 600 à de la prison ferme.
00:15:40C'est ça, la réalité, en fait, de la réponse pénale.
00:15:43Et puis, concernant la ZEU,
00:15:44c'est à peu près 400 000 enfants
00:15:46qui sont sous mesure à ZEU,
00:15:49identifiée à ZEU.
00:15:50Et il y a à peu près de l'ordre de 113 000...
00:15:53La ZEU, c'est les services sociaux de l'État.
00:15:55Rappelons-le, dans le même à nos téléspectateurs.
00:15:56Ils sont déclinés de manière départementale.
00:15:58Mais ce que je veux dire,
00:15:59c'est que c'est à peu près 113 000 agents
00:16:02qui s'occupent de 392 000 enfants.
00:16:05Bon, voilà, là aussi, la sous-dotation.
00:16:07Alors, effectivement, quand le président de la République
00:16:08dit qu'il ne faut pas parler de moyens,
00:16:11là, j'ai envie de dire qu'il est quand même
00:16:12encore une fois à côté de la plaque
00:16:13au niveau du régalien.
00:16:15Et enfin, essayons de gérer cette histoire
00:16:17des établissements pour mineurs
00:16:19avec un encadrement strict
00:16:20et puis qu'on ait une réponse pénale à la hauteur.
00:16:22Parce que sinon, vous savez,
00:16:23les mineurs de 17 ans,
00:16:25ils ne sont pas venus là par hasard.
00:16:26Et puis après, on va les retrouver
00:16:27parce que le parcours de la délinquance,
00:16:28après, ça va être l'histoire d'Elias.
00:16:30Voilà.
00:16:31Et des exemples comme ça,
00:16:32on en a tellement.
00:16:33Et malheureusement, on en a tellement.
00:16:34Et c'est pour ça que...
00:16:35Alors, nous, policiers,
00:16:35on est en première ligne,
00:16:36mais on aimerait bien qu'il y ait,
00:16:38je dirais, un continuum de la chaîne pénale
00:16:40qui s'organise
00:16:41et puis qu'il soit un peu plus efficace.
00:16:42Et ça passe forcément
00:16:42par des décisions politiques fortes.
00:16:44Je me tourne évidemment vers vous,
00:16:45Sylvain Berrios, député Horizon,
00:16:46je le rappelle du Val-de-Marne.
00:16:48Il y a un moment où le politique
00:16:50va devoir s'emparer
00:16:51de la question de nos jeunes.
00:16:53Est-ce qu'on dit
00:16:54qu'on a perdu une génération ?
00:16:55Que c'est fichu
00:16:56et qu'on va essayer
00:16:56de passer à autre chose
00:16:57en se disant qu'on a perdu
00:16:58une partie de notre jeunesse
00:16:59ou est-ce qu'il est encore temps d'agir ?
00:17:02Juste, je voudrais quand même
00:17:04dire un mot
00:17:05et puis forcément avoir une pensée
00:17:06pour l'attente de son témoignage
00:17:08et quand même...
00:17:08Bouleversant.
00:17:10...glaçant.
00:17:11La vidéo qui arrive ensuite
00:17:13pour la faire taire.
00:17:14Pour la faire taire.
00:17:15C'est-à-dire qu'il y a quand même
00:17:16des complices quelque part.
00:17:18Et celui qui a d'ailleurs,
00:17:19le jeune,
00:17:20qui a d'ailleurs témoigné
00:17:22en disant
00:17:22attention, il y a une vidéo qui circule,
00:17:23a lui aussi reçu des menaces.
00:17:26En lui disant
00:17:27attention,
00:17:28si jamais vous le dites,
00:17:30alors on saura s'occuper de vous.
00:17:33Un rendez-vous a même été donné.
00:17:35Oui.
00:17:35Donc en fait,
00:17:35il faut quand même mesurer
00:17:36l'état de cette violence.
00:17:38Et vous avez raison
00:17:41quand vous dites
00:17:41les mesurettes, les lois.
00:17:42En réalité,
00:17:43dans cette affaire,
00:17:45comme beaucoup,
00:17:46dans beaucoup d'affaires,
00:17:47parce qu'on peut aussi
00:17:47la rapprocher de...
00:17:49Vous savez,
00:17:49il y a quelques mois,
00:17:50maintenant,
00:17:51on finit par oublier les choses.
00:17:52Il y a quelques mois,
00:17:53ce jeune qui revenait
00:17:55dans l'entraînement de foot
00:17:56qui s'est fait massacrer
00:17:57avec un couteau,
00:17:58Elias,
00:17:59et le jeune qui a massacré
00:18:01avec un couteau
00:18:01était rentré chez lui
00:18:02au jeu vidéo.
00:18:03En fait,
00:18:04cette violence-là,
00:18:04C'est l'objet de notre soirée.
00:18:06C'est qu'à ce soir,
00:18:07vous avez une liste...
00:18:08Cette violence-là,
00:18:10ce n'est pas un fait divers.
00:18:13La violence est installée en France.
00:18:15Mais il faut la rapprocher
00:18:16de toutes les violences.
00:18:17De toutes les violences.
00:18:19Ce n'est pas juste
00:18:19une violence chez les jeunes.
00:18:20Vous avez une violence
00:18:21dans la société
00:18:22qui s'est installée,
00:18:23une violence qui est
00:18:24extrêmement puissante.
00:18:25J'ai à côté de moi
00:18:26un sapeur-pompier.
00:18:27Mais les sapeurs-pompiers,
00:18:28pourriez-vous dire
00:18:29que dans les cités,
00:18:30aujourd'hui,
00:18:30ils se font...
00:18:31Ils ne rentrent pas ?
00:18:31Oui.
00:18:32Ou quand ils rentrent,
00:18:33ils se font caillasser.
00:18:34Oui.
00:18:34Ils se font caillasser.
00:18:35Donc, il y a une violence
00:18:37systémique.
00:18:38Et ce pays n'est plus en ordre.
00:18:40Il n'est juste plus en ordre.
00:18:41Moi, je ne suis pas sûr
00:18:42qu'une loi, demain,
00:18:44changerait les choses.
00:18:45Oui, ce pays n'est plus en ordre.
00:18:46Le jeune, il était dans un foyer
00:18:47de l'association à l'enfance.
00:18:49Enfin, il est dans un foyer
00:18:51d'association à l'enfance.
00:18:51Il est mineur,
00:18:52il est dehors à 23h30.
00:18:55C'est quand même ça, la réalité.
00:18:56Mais parce qu'ils ne sont pas tenus
00:18:57dans les...
00:18:58Merci.
00:18:58Et que si vous écoutez
00:18:59les témoignages, en fait...
00:19:00Votre sujet,
00:19:01c'est pas une loi.
00:19:02C'est pas une loi qui va faire
00:19:05et lui, il est 23h30.
00:19:06C'est que le foyer doit être...
00:19:08Excusez-moi.
00:19:09Comment ? Tenu.
00:19:11À sa mort des fossés,
00:19:12moi, j'ai des foyers.
00:19:13Ils sont tenus.
00:19:16Tous ne sont pas identiques.
00:19:18Parfois, c'est tenu.
00:19:19Parfois, ce n'est pas tenu.
00:19:21Et alors, il y a des questions
00:19:22de moyens, il y a des questions...
00:19:23Mais il faut quand même mesurer
00:19:24cette violence...
00:19:25Il y a des questions d'implication
00:19:25individuelle et les affaires
00:19:27qui se succèdent.
00:19:27Et puis, il y a autre chose.
00:19:28Dans la façon dont on gère
00:19:29l'aide sociale à l'enfance,
00:19:31et quand on gère,
00:19:31c'est 400 000 jeunes.
00:19:33Vous n'avez pas 400 000 jeunes
00:19:35qui sont prêts à tuer.
00:19:36Mais si vous mettez
00:19:37400 000 jeunes ensemble,
00:19:39ils seront peut-être
00:19:40tous prêts à tuer.
00:19:41Oui, mais peut-être...
00:19:42Et donc, vous avez quand même
00:19:42un sujet, parce que dans le foyer,
00:19:44vous avez bien les deux.
00:19:44Oui, mais ce serait bien
00:19:45qu'il y ait une prise
00:19:45de conscience politique.
00:19:46Bien sûr.
00:19:46Parce que quand on...
00:19:47Bien sûr.
00:19:48Vous êtes des horizons.
00:19:50J'imagine évidemment
00:19:51le soutien d'Edouard Philippe
00:19:52pour la prochaine campagne
00:19:54présidentielle.
00:19:54Premier ministre
00:19:55d'Emmanuel Macron
00:19:56pendant combien d'années ?
00:19:57Deux ans.
00:19:58Deux ans.
00:19:59Il y a un moment,
00:20:00il ne faut pas fuir non plus
00:20:01les responsabilités.
00:20:02Bien sûr.
00:20:02Se dire que ce qui a été fait
00:20:04pendant dix ans
00:20:05n'a apporté absolument
00:20:06aucune solution.
00:20:08Trente ans.
00:20:09Pendant trente ans.
00:20:10En l'occurrence,
00:20:10la Macronie, elle a dit...
00:20:11Pendant trente ans.
00:20:12Oui, d'accord.
00:20:12Alors, j'ai une question.
00:20:13Oui, allez-y.
00:20:14Pardon, je t'ai écouté.
00:20:15Bien sûr, et sûr, Alexandre.
00:20:16C'est Julien, en l'entendant,
00:20:18qui m'a inspiré la question.
00:20:20Effectivement, vous avez été
00:20:21soutien d'Edouard Philippe.
00:20:23Vous savez, Gabriel Attal
00:20:23avait fait voter loi
00:20:24sur la justice des mineurs
00:20:26qui était loi, franchement,
00:20:28qui n'avait rien
00:20:28de très extrême.
00:20:30Le Conseil constitutionnel
00:20:32l'a fait sauter.
00:20:33Est-ce que vous êtes prêts
00:20:34à revoir le périmètre,
00:20:36le rôle du Conseil constitutionnel
00:20:38et plus généralement
00:20:39de l'État de droit ?
00:20:40Ou est-ce que ça vous paraît
00:20:41quelque chose
00:20:41qui n'est pas de l'ordre
00:20:43de la démocratie ?
00:20:44Parce que les remèdes existent.
00:20:45Il faut du courage politique.
00:20:47Bien sûr.
00:20:49Évidemment.
00:20:49Mais évidemment qu'il faut
00:20:51revoir ce périmètre-là.
00:20:52Évidemment que, par exemple,
00:20:53il y a une loi
00:20:54qui nous a fait mal.
00:20:55Qui a fait mal
00:20:56au système judiciaire,
00:20:57au système politicien en France.
00:20:59Qui a fait mal
00:20:59à la République.
00:21:00C'est la loi Taubira.
00:21:02La loi Taubira...
00:21:03Je suis d'accord,
00:21:03mais je ne parlais pas
00:21:04de la loi.
00:21:04Parce que la loi,
00:21:05elle a été...
00:21:06Pour le coup,
00:21:07Gabriel Atol,
00:21:07qui fait partie
00:21:09de votre majorité...
00:21:10Non, je ne suis pas majoritaire.
00:21:12Sinon, je le saurais,
00:21:12je vous ai su.
00:21:13Je ne suis pas majoritaire.
00:21:14Votre non-majorité
00:21:15parle aujourd'hui,
00:21:16mais enfin...
00:21:16Si j'étais majoritaire,
00:21:17je suis sûr que ça ne ferait pas
00:21:18comme ça.
00:21:18La loi politique élargie
00:21:20a fait voter une loi
00:21:22qui, à mon sens,
00:21:23était insuffisante,
00:21:24mais cette loi a été cassée
00:21:25par le constitutionnel.
00:21:26Donc ma question
00:21:27ne portait pas sur...
00:21:28Est-ce qu'il faut changer la loi ?
00:21:29Est-ce qu'il faut changer
00:21:30l'état de droit
00:21:31pour pouvoir faire passer
00:21:33certaines lois plus fortes ?
00:21:34Rapidement, s'il vous plaît.
00:21:35Évidemment qu'il faut réussir
00:21:36à faire changer la loi.
00:21:37Vous croyez quoi ?
00:21:38Non, mais déjà,
00:21:38leur dénonce de 45...
00:21:39Commençons par leur dénonce de 45.
00:21:42Votre question, en fait...
00:21:44La réponse est dans la question.
00:21:45Évidemment.
00:21:46Moi, je peux y répondre.
00:21:47Moi, je peux y répondre.
00:21:48Il faut changer, effectivement.
00:21:48Très vite,
00:21:48parce que je voudrais
00:21:49que Mme Bouard dise un mot
00:21:50et qu'on entend un dernier exprès.
00:21:51Il faut effectivement changer
00:21:52le champ d'action
00:21:52du Conseil constitutionnel.
00:21:53Quand je vois tous les freins
00:21:55qu'il a mis,
00:21:56notamment à un tas de lois,
00:21:57la loi Attal,
00:21:58la loi narcotrafique,
00:21:59rappelons-le quand même,
00:22:00parce qu'on me dit
00:22:00que c'est des priorités,
00:22:01mais il n'empêche
00:22:02qu'à chaque fois,
00:22:02on nous met des freins.
00:22:03Donc c'est ça, en fait,
00:22:04la réalité.
00:22:04Aujourd'hui,
00:22:05et je peste,
00:22:07parce que le travail parlementaire
00:22:09qui, à chaque fois,
00:22:10est contredit par des questions
00:22:12notamment prioritaires
00:22:13de constitutionnalité,
00:22:14ça nous agace,
00:22:15parce que nous,
00:22:15sur le terrain,
00:22:16ça nous prive, en fait...
00:22:17Mais juste un instant...
00:22:17C'est très important,
00:22:19parce que je ne suis pas d'accord
00:22:20avec vous.
00:22:21Je ne suis pas d'accord
00:22:21avec vous.
00:22:21Et je vais vous dire
00:22:22pourquoi je ne suis pas
00:22:22d'accord avec vous.
00:22:23La loi Attal,
00:22:24comme beaucoup de lois,
00:22:25on nous donne,
00:22:26dans l'hémicycle,
00:22:27à voter des choses
00:22:27dont on sait
00:22:28que ce sera inconstitutionnel.
00:22:29C'est-à-dire qu'on fait
00:22:30voter des lois,
00:22:31on se dit que le Conseil
00:22:32constitutionnel,
00:22:32de toute manière,
00:22:33va censurer.
00:22:34C'est ça qui se passe.
00:22:35La vérité,
00:22:36c'est que le travail
00:22:36est mal fait.
00:22:37Parce que si la loi
00:22:38avait été bien faite,
00:22:39elle n'aurait pas été censurée.
00:22:40Et on n'en serait pas là.
00:22:41Simplement,
00:22:41on se fait des lois
00:22:42pour ce plaisir.
00:22:42Ça veut dire que les députés
00:22:43ne servent à rien, en fait.
00:22:44C'est ça que ça veut dire.
00:22:46Pardon,
00:22:47je ne veux surtout pas
00:22:48vous manquer de respect.
00:22:48Vous l'avez fait un petit peu,
00:22:50mais c'est vrai,
00:22:50je ne vous en veux pas pour autant.
00:22:51Ça veut dire que la représentation nationale...
00:22:52Je ne vous en veux pas pour autant.
00:22:53Non, mais je me fais le relais,
00:22:53je pense,
00:22:53je vous dis simplement
00:22:54qu'à force de faire voter
00:22:56des choses dont on sait
00:22:57qu'elles n'iront pas au bout,
00:22:59non seulement on prend
00:23:00les gens pour des abrutis,
00:23:02on prend les parlementaires
00:23:03pour des abrutis,
00:23:04et le pays va de plus en plus mal.
00:23:05Sophie Bauer
00:23:06qui m'a demandé la parole.
00:23:07Madame, docteur.
00:23:08Oui, simplement,
00:23:09je suis confondratrice
00:23:10de Women, Safe and Children,
00:23:11qui est un institut
00:23:12qui s'occupe des violences
00:23:14faites aux femmes et aux enfants.
00:23:15Et il faut être conscient
00:23:16du fait que les enfants
00:23:18qui sont victimes de violences,
00:23:19la moitié vont devenir auteurs
00:23:20et la moitié vont devenir victimes.
00:23:23Donc,
00:23:23si on ne prend pas à bras le corps
00:23:24ce problème de violences...
00:23:26Mais évidemment que les jeunes
00:23:27reproduisent le modèle
00:23:28dans lequel ils vivent.
00:23:29C'est une évidence
00:23:30et c'est évidemment
00:23:32le cœur de la problématique.
00:23:34On reparlera bien sûr
00:23:35de ce sujet tout à l'heure.
00:23:36Il nous reste peu de temps
00:23:37avant la pause.
00:23:37Je voudrais juste que là encore,
00:23:38et vous le verrez en longueur
00:23:39ce soir dans cette soirée spéciale,
00:23:41ce témoignage exclusif
00:23:42du meilleur ami de Louis.
00:23:47Si vous vouliez lui dire
00:23:48une dernière chose,
00:23:50que lui diriez-vous ?
00:23:51Que je l'aime énormément.
00:23:54Et que je serais là
00:23:56pour ses parents
00:23:57et sa famille
00:23:58en tant que soutien.
00:24:01C'est ça.
00:24:01Et puis on imagine
00:24:02que perdre son meilleur ami
00:24:03à 17-18 ans.
00:24:05ça ne devrait pas arriver,
00:24:06c'est inimaginable.
00:24:07Non.
00:24:08C'est...
00:24:09Mais encore aujourd'hui,
00:24:10je crois que je suis dans
00:24:10un tiers-chimant de cauchemars.
00:24:13Mais de jour en jour,
00:24:14je vois que ça en parle
00:24:15en fait partout.
00:24:16Je me dis en fait,
00:24:16si c'est réel,
00:24:17il est vraiment parti.
00:24:20Et j'ai vraiment
00:24:20que je suis mal à y croire
00:24:22parce que c'est pas réaliste.
00:24:25Pour vous,
00:24:25il est toujours là ?
00:24:27Pour moi,
00:24:27beaucoup d'encore aujourd'hui,
00:24:29j'ai réalisé vraiment
00:24:30que c'était fini
00:24:31il y a deux jours.
00:24:32Pour moi,
00:24:33il n'est pas encore là.
00:24:35J'avais encore mes habitudes,
00:24:36je voulais quand même
00:24:37le revoir.
00:24:38Et je n'ai pas pu.
00:24:40C'est quelque chose
00:24:41qui me fait
00:24:44extrêmement de mal.
00:24:45Parce que je ne m'attendais pas
00:24:47que ces personnes-là
00:24:48fassent une amie avec lui
00:24:50et au final,
00:24:51il la met à mon verre
00:24:51et il le tabasse pour moi.
00:24:54Pour moi,
00:24:55je suis toujours sur le choix
00:24:56même si je n'étais pas
00:24:56sur les lieux.
00:24:57Les vidéos m'ont traumatisé.
00:24:59Traumatisé parce que
00:25:00c'est une violence
00:25:02où on va dire
00:25:03des coups bénis.
00:25:05Il y a des phrases
00:25:05qui disent surtout
00:25:08avant qu'ils partent.
00:25:12Donc c'est quand même
00:25:13chouquant.
00:25:14C'est très chouquant.
00:25:15C'est vrai que les propos
00:25:16des agresseurs,
00:25:17ce détachement,
00:25:19ce manque d'empathie
00:25:20qui font froid dans le dos,
00:25:21l'ultra-violence juvénile,
00:25:22un cauchemar français.
00:25:24Et je rappelle
00:25:24cette soirée spéciale.
00:25:26Louis, Thomas, Lola, Elias
00:25:27et la liste
00:25:28pourraient être plus longue.
00:25:30Nos jeunes assassinés
00:25:31autour de Gauthier-Lebrès
00:25:32ce soir.
00:25:32On marque une pause.
00:25:33On se retrouve dans un instant.
00:25:34On change drastiquement
00:25:36de sujet.
00:25:37Mais c'est tout aussi important
00:25:39puisque les Français souffrent
00:25:40d'une canicule
00:25:41qui se prolonge,
00:25:42qui est presque interminable.
00:25:43Les trois quarts
00:25:43de la population française
00:25:44sont concernés.
00:25:45Et on fait le point
00:25:46dans un instant.
00:25:46A tout de suite.
00:25:5115h31.
00:25:51De retour.
00:25:52120 minutes infos
00:25:53en direct jusqu'à 17h.
00:25:54Le journal d'Audrey Berthaud
00:25:56avant de reprendre
00:25:56nos discussions
00:25:57autour de la canicule.
00:25:58Justement, la canicule
00:25:58à la une de votre journal,
00:25:59Audrey.
00:26:00Un nouveau record
00:26:00a été atteint hier soir.
00:26:02On l'a tous vécu.
00:26:03Celui de la nuit
00:26:04la plus chaude.
00:26:04Oui, la nuit dernière
00:26:06était la plus chaude
00:26:07jamais enregistrée
00:26:08en France.
00:26:09L'indicateur thermique national
00:26:11affichait 22 degrés
00:26:12donc en moyenne.
00:26:13Nouveau record absolu.
00:26:14Le précédent record
00:26:15datait de la nuit
00:26:16de lundi à mardi
00:26:17donc il y a quelques jours
00:26:17et il était de 21,6 degrés.
00:26:20Les conséquences directes
00:26:21de cette canicule.
00:26:22La mortalité est en hausse
00:26:23à Paris notamment.
00:26:24Le maire de la ville
00:26:26a appelé à la prudence
00:26:27y compris pour les plus jeunes.
00:26:28Paris suffoque
00:26:29et le nombre
00:26:30d'interventions explose.
00:26:31Il y a eu 25 arrêts cardiaques
00:26:33en 24 heures
00:26:33contre 10 habituellement
00:26:35soit plus du double.
00:26:36Hier, je le rappelle
00:26:37il a fait 40,3 degrés
00:26:39à Paris.
00:26:40C'était la quatrième fois
00:26:41en 150 ans de mesure
00:26:42que la capitale
00:26:43dépassait les 40 degrés.
00:26:44Autre éventuelle conséquence
00:26:46parce que pas encore
00:26:46confirmée de cette canicule
00:26:48un pan de falaise
00:26:50s'est effondré
00:26:50proche du phare
00:26:51de Biarritz hier soir.
00:26:53Oui, les recherches
00:26:54ont repris.
00:26:54Un homme de 34 ans
00:26:56a été enseveli hier soir
00:26:58en mer
00:26:58par l'effondrement soudain
00:27:00d'un pan de falaise.
00:27:02Une femme,
00:27:02une de ses partenaires
00:27:03de plongée
00:27:04âgée de 33 ans
00:27:05a déjà été retrouvée morte.
00:27:06Malheureusement,
00:27:07la cause de l'éboulement
00:27:08reste pour l'instant
00:27:09inconnue.
00:27:10Et puis dans l'actualité
00:27:11avant de refermer ce journal
00:27:12Emmanuel Macron
00:27:12et Giorgia Meloni
00:27:13se retrouvent à Antibes
00:27:14sur la Côte d'Azur
00:27:15cet après-midi.
00:27:15Il s'agit du premier
00:27:16sommet franco-italien bilatéral
00:27:19depuis l'entrée
00:27:20en fonction de Giorgia Meloni
00:27:21en octobre 2022.
00:27:22Un rendez-vous très attendu
00:27:24destiné à donner
00:27:25un nouvel élan
00:27:25à la relation
00:27:26entre Paris et Rome
00:27:27après plusieurs mois
00:27:28de tensions
00:27:28et de divergences.
00:27:29On va rejoindre
00:27:30justement Félix Perrolas
00:27:32et Laurence Ellarié
00:27:33sur la Côte.
00:27:35Félix,
00:27:35à quelle heure
00:27:35sont attendus
00:27:36les dirigeants ?
00:27:41Eh bien,
00:27:42Emmanuel Macron
00:27:42va arriver
00:27:43d'ici quelques minutes
00:27:44au musée
00:27:45Pablo Picasso
00:27:46d'Antibes
00:27:48où il va accueillir
00:27:49Giorgia Meloni
00:27:50signe que ce sommet
00:27:51franco-italien
00:27:52porte sur la jeunesse
00:27:54et la culture.
00:27:55Mais il va être aussi
00:27:56question de sujets
00:27:57beaucoup plus brûlants
00:27:58lors de leurs échanges
00:27:59notamment sur l'Ukraine
00:28:00et sur la situation
00:28:02au Liban.
00:28:03Et puis à travers
00:28:04cette visite
00:28:05on va voir
00:28:05si les relations
00:28:06entre Emmanuel Macron
00:28:07et Giorgia Meloni
00:28:08se sont améliorées.
00:28:10Elles étaient en demi-teinte
00:28:11ces derniers mois
00:28:11notamment en février
00:28:13lorsque Giorgia Meloni
00:28:15avait réagi
00:28:16à la mort
00:28:17de Quentin de Ranck
00:28:17et qu'Emmanuel Macron
00:28:18lui avait répondu
00:28:20chacun reste chez soi
00:28:21et les moutons
00:28:22seront bien gardés.
00:28:23Les deux dirigeants
00:28:24vont-ils mettre
00:28:25de l'eau dans leur vin ?
00:28:26Donc la signature
00:28:27de plusieurs accords
00:28:28est attendue
00:28:29cet après-midi.
00:28:30Merci beaucoup
00:28:31à Félix Perrault
00:28:32et à nos équipes
00:28:33à Antibes.
00:28:34Merci Audrey.
00:28:35C'est tout pour le journal.
00:28:36On se retrouve à 16h
00:28:37pour un nouveau point actualité.
00:28:38Alexandre Devecchio
00:28:39est avec nous.
00:28:40Sylvain Berrios
00:28:41député
00:28:42Horizon du Val-de-Marne
00:28:43merci d'être là.
00:28:44Merci.
00:28:44Sophie Bauer
00:28:45présidente du syndicat
00:28:45des médecins libéraux
00:28:46et Michael Vibron
00:28:48porte-parole
00:28:48UNSA
00:28:49des sapeurs-pompiers.
00:28:51Si le pic
00:28:52de l'épisode
00:28:52a normalement
00:28:54et on va prendre
00:28:54des précautions
00:28:55été atteint
00:28:56hier
00:28:56aujourd'hui
00:28:57est encore
00:28:58une journée
00:28:58suffocante
00:28:59et chacun peut
00:29:00en faire l'expérience
00:29:0114 départements
00:29:02supplémentaires
00:29:03ont été placés
00:29:04en vigilance rouge
00:29:05soit 72 au total
00:29:06les trois quarts
00:29:07de la population française
00:29:08sont concernés.
00:29:10N'est-ce pas
00:29:10Alexandra Blanc
00:29:11notre cher journaliste
00:29:12météo
00:29:13qu'on retrouve tous les matins
00:29:14dans la matinale.
00:29:15Bonjour à vous
00:29:16sur la terrasse
00:29:17il fait plus de 40
00:29:18je l'imagine
00:29:18encore un peu de courage
00:29:20amélioration en vue
00:29:21dès ce soir
00:29:22donnez-nous un peu
00:29:22d'espoir
00:29:23cher ami.
00:29:27Eh bien ça y est
00:29:28Julien
00:29:28les nouvelles sont
00:29:29plutôt bonnes
00:29:30puisque la canicule
00:29:31va progressivement
00:29:32prendre fin
00:29:33mais c'est vrai
00:29:33qu'on va retrouver
00:29:34encore une fois
00:29:35aujourd'hui
00:29:35des températures caniculaires
00:29:36au moment même
00:29:37d'ailleurs
00:29:37où je vous parle
00:29:38il fait plus de 40 degrés
00:29:40à Rennes
00:29:40ou encore à Nantes
00:29:4139 degrés 4
00:29:43actuellement
00:29:43dans les rues
00:29:44de la capitale
00:29:45c'est tout simplement
00:29:46du jamais vu
00:29:4750 millions de français
00:29:49concernés donc
00:29:49par cette canicule rouge
00:29:51et il va encore faire
00:29:52très chaud
00:29:53aujourd'hui
00:29:54mais également
00:29:55demain
00:29:55puisque les espoirs
00:29:57sont évidemment
00:29:58bien là
00:29:5811 départements
00:29:59vont d'ailleurs sortir
00:30:00de la canicule
00:30:01de cette vigilance rouge
00:30:02à partir de ce soir
00:30:0422h
00:30:04grâce à qui ?
00:30:05Grâce tout simplement
00:30:06aux orages
00:30:07parce qu'après la canicule
00:30:08place aux orages
00:30:09et on va sûrement
00:30:09en parler énormément
00:30:10de ces orages
00:30:11puisqu'ils pourraient être
00:30:13localement particulièrement
00:30:14violents
00:30:14mais c'est vrai
00:30:15qu'à partir de ce soir
00:30:16quand même
00:30:16on va commencer
00:30:17à mieux respirer
00:30:18les petits chanceux
00:30:19sont nos amis
00:30:20de l'ouest
00:30:21notamment nos amis
00:30:21de la Loire-Atlantique
00:30:22de la Vendée
00:30:23des Charentes
00:30:24ou encore
00:30:25du Pays-Bas
00:30:26où ça s'annonce
00:30:26quand même
00:30:27beaucoup plus respirable
00:30:28à partir de ce soir
00:30:29mais soyez prudents
00:30:30parce que dans ces villes-là
00:30:31dans ces régions-là
00:30:32les orages
00:30:33pourraient être très forts
00:30:33imaginez vous avez
00:30:34un air très froid
00:30:35qui va arriver
00:30:36sur une chaleur
00:30:37absolument épouvantable
00:30:39et donc conséquence
00:30:40les orages pourraient être
00:30:41très très forts
00:30:42et très violents
00:30:43Bon ben on attend ça
00:30:44et on espère
00:30:45Avec impatience
00:30:46Oui avec impatience
00:30:47et puis on en a parlé
00:30:49rapidement hier Alexandra
00:30:50permettez-moi
00:30:51la ministre de la Transition
00:30:52écologique
00:30:53a été recadrée
00:30:53par la porte-parole
00:30:54du gouvernement
00:30:55Madame Parbuy
00:30:56qui nous avait annoncé
00:30:56un troisième épisode
00:30:57de chaleur
00:30:58d'ici la mi-juillet
00:31:01elle a dit n'importe quoi
00:31:02la ministre ?
00:31:04Je ne dirais pas
00:31:05qu'elle a dit n'importe quoi
00:31:05on va dire qu'il y a
00:31:06une chance sur deux
00:31:07mais en tout cas
00:31:07elle n'en sait rien
00:31:08on n'en sait rien
00:31:08on ne peut pas prévoir
00:31:09si loin
00:31:10on peut prévoir
00:31:12la météo
00:31:12à 10-12 jours
00:31:14grand maximum
00:31:15mais on n'en sait rien
00:31:16en attendant les modèles
00:31:17je les ai encore regardés
00:31:18il y a à peu près une heure
00:31:20les modèles n'annoncent
00:31:20en aucun cas
00:31:21une canicule
00:31:22Julien
00:31:23on va sortir de cette canicule
00:31:24à partir de dimanche
00:31:25alors peut-être qu'on aura
00:31:26encore très chaud
00:31:27pour le 14 juillet
00:31:28mais aujourd'hui
00:31:29au moment même
00:31:30où on se parle
00:31:31on n'en sait absolument rien
00:31:32Bon on va patienter
00:31:33et espérer retrouver
00:31:34ce redout
00:31:35que chacun espère
00:31:36L'avenir nous donnera
00:31:36peut-être raison
00:31:37Merci beaucoup Alexandra
00:31:39rendez-vous demain 6h
00:31:40avec Romain Desarbres
00:31:41on va s'intéresser
00:31:42au système hospitalier
00:31:43à la santé
00:31:44à ces français qui souffrent
00:31:45et ces arrêts cardiaques
00:31:47qui sont en augmentation
00:31:49exponentielle
00:31:49ces dernières heures
00:31:50je voudrais juste rappeler
00:31:51également les conséquences
00:31:52parfois dramatiques
00:31:53parce qu'il y en a
00:31:54malheureusement trop souvent
00:31:55un enfant de 3 ans
00:31:56un monsieur Biberon
00:31:57a été déclaré décédé
00:31:59en fin d'après-midi
00:32:00hier
00:32:00lorsqu'il se trouvait
00:32:01seul dans une voiture
00:32:02dans le Val d'Oise
00:32:02l'enfant a été retrouvé
00:32:03par ses parents
00:32:04dans le véhicule stationné
00:32:05devant le domicile
00:32:05en fait
00:32:07c'est élémentaire
00:32:08il suffit de quelques minutes
00:32:09de quelques dizaines de minutes
00:32:11sans surveillance
00:32:12pour arriver à un drame
00:32:13il y a eu deux enfants
00:32:14à Carpentras
00:32:15en début de semaine
00:32:15pareil
00:32:16qui se sont retrouvés isolés
00:32:17dans une voiture
00:32:17et qui sont morts
00:32:18par hyperthermie
00:32:19donc c'est le terme médical
00:32:22il faut vraiment
00:32:25alerter les parents
00:32:26sur cette obligation
00:32:28permanente
00:32:29de surveiller les enfants
00:32:30oui tout à fait
00:32:31alors effectivement
00:32:32il faut se retrouver
00:32:33encore une fois
00:32:33dans des contextes
00:32:35comme celui-ci
00:32:35où on a des drames
00:32:36pour en fait
00:32:37mettre ça en lumière
00:32:38mais il est vrai
00:32:39que tous les drames
00:32:39sont forcément
00:32:41d'origine
00:32:41avec le changement climatique
00:32:44et derrière forcément
00:32:45cette hausse de chaleur
00:32:46et on se retrouve forcément
00:32:47avec des enfants
00:32:48mais des animaux aussi
00:32:49qui restent dans les véhicules
00:32:51et forcément
00:32:52tout est dramatique
00:32:54dès l'instant
00:32:54où on reste
00:32:55quelques minutes
00:32:56avec 40 degrés
00:32:57dans un véhicule
00:32:58qui va forcément
00:32:59potentiellement
00:32:59aller vers les 50 degrés
00:33:01à l'intérieur
00:33:01donc forcément
00:33:02déshydratation
00:33:03et puis hyperthermie
00:33:04notamment du corps
00:33:06et on connaît malheureusement
00:33:07la finalité
00:33:08puisqu'on a encore été
00:33:09victime du deuxième drame
00:33:10en quelques jours
00:33:11une très forte hausse
00:33:12de mortalité
00:33:13le Premier ministre
00:33:14a encore communiqué
00:33:15ce matin
00:33:15en appelant
00:33:17à l'activation
00:33:18du niveau 3
00:33:19du fameux plan Orsan
00:33:20qu'on a découvert
00:33:21pour beaucoup
00:33:22ces derniers jours
00:33:22il indique donc
00:33:24qu'il permettra
00:33:24de renforcer
00:33:25les effectifs hospitaliers
00:33:26grâce à la mobilisation
00:33:27de la réserve sanitaire
00:33:28renforcer la coordination
00:33:29entre les hôpitaux
00:33:30médecine de ville
00:33:31les cliniques
00:33:32les secteurs médico-social
00:33:33ça va commencer
00:33:34à devenir compliqué
00:33:35docteur Bauer
00:33:35pour les services d'urgence
00:33:37on a l'impression
00:33:37qu'il y a le contre-coup
00:33:38de la canicule
00:33:39au moment où la canicule
00:33:40commence à s'estomper
00:33:42très légèrement
00:33:43il y a ce contre-coup
00:33:44des gens qui ont résisté
00:33:45résisté tant bien que mal
00:33:46mais à un moment
00:33:46l'organisme dit stop
00:33:48et ça lâche
00:33:48en fait plus vous avez
00:33:50une canicule qui dure
00:33:51plus les gens sont déshydratés
00:33:54et progressivement
00:33:54de plus en plus déshydratés
00:33:56plus vous avez
00:33:57une canicule qui dure
00:33:58et plus les gens
00:33:59ont des troubles du sommeil
00:34:01or on sait que pour le cerveau
00:34:03et pour le système cardiovasculaire
00:34:05le sommeil est quand même
00:34:06très important également
00:34:07donc vous avez
00:34:09trois phénomènes
00:34:10qui s'imbriquent
00:34:11une déshydratation
00:34:12un manque de sommeil
00:34:14souvent une restriction alimentaire
00:34:16parce qu'on dit
00:34:17il fait chaud
00:34:17on ne mange pas
00:34:18donc on a des gens
00:34:18qui font aussi des hypoglycémies
00:34:20plus que d'habitude
00:34:21parce qu'on n'a pas envie
00:34:22de manger
00:34:22parce qu'on n'a pas envie
00:34:23de manger
00:34:23donc on ne mange pas
00:34:24et c'est une grave erreur
00:34:25parce que d'un autre côté
00:34:26on a besoin justement
00:34:28de plus d'énergie
00:34:29pour que notre corps
00:34:30se défende
00:34:31contre ces températures
00:34:33extrêmes
00:34:34il faut savoir que notre corps
00:34:35il est fait entre 65 et 70% d'eau
00:34:37même plus pour les bébés
00:34:39notre cerveau
00:34:39il est fait de 70% d'eau
00:34:42presque 75%
00:34:43j'étais au courant
00:34:43et donc quand ça se déshydrate
00:34:45si vous voulez
00:34:45et bien nous dysfonctionnons
00:34:47alors il y a des phénomènes
00:34:49qui permettent de pallier un peu ça
00:34:51ce qu'on appelle
00:34:51les heat shock protéines
00:34:52ce sont des protéines
00:34:53qui sont sécrétées
00:34:54justement lorsqu'on est
00:34:56soumis comme ça
00:34:56à des chaleurs extérieures
00:34:57et d'autant plus
00:34:58qu'elles durent
00:34:59ça protège un petit peu
00:35:00nos cellules
00:35:01et justement le fonctionnement
00:35:03de notre système immunitaire
00:35:05mais c'est à un moment dépassé
00:35:07insuffisant
00:35:07et donc il y a des actions
00:35:09à mener justement
00:35:10pour se protéger
00:35:11et se réhydrater
00:35:13des passages aux urgences
00:35:15multipliés par 3 ou 4
00:35:16ces derniers jours
00:35:17je le disais
00:35:17ces dernières 24 heures
00:35:18pour la seule
00:35:19petite couronne parisienne
00:35:21pour la seule ville de Paris
00:35:2225 arrêts cardiaques
00:35:23en une nuit
00:35:24alors qu'en moyenne
00:35:24on en est à 5
00:35:25une véritable hausse
00:35:27importante de la mortalité
00:35:29je voudrais qu'on voit
00:35:29ce sujet de la rédaction
00:35:33une chaleur étouffante
00:35:34qui a des conséquences
00:35:35sur la mortalité
00:35:36alors que le thermomètre
00:35:38ne cesse de battre
00:35:39des records à Paris
00:35:39le maire tire
00:35:40la sonnette d'alarme
00:35:41sans toutefois
00:35:42donner de chiffres
00:35:43il rapporte une hausse
00:35:44de la mortalité
00:35:45et appelle à la prudence
00:35:46est-ce que vous savez
00:35:48s'il y a d'ores et déjà
00:35:49eu malheureusement
00:35:50des victimes à Paris
00:35:51oui il y en a
00:35:53évidemment la mortalité
00:35:54est en hausse
00:35:56on a à peu près
00:35:56tous les indicateurs
00:35:57qui sont
00:35:58dans une situation
00:35:59difficile
00:36:00c'est à la fois
00:36:01les recours au SAMU
00:36:02les recours aux pompiers
00:36:03les admissions aux urgences
00:36:04évidemment
00:36:04les décès
00:36:06si cette hausse
00:36:07de la mortalité
00:36:07n'a pas encore été constatée
00:36:09dans le service du SAMU
00:36:09de Rennes
00:36:10les appels eux
00:36:11se multiplient
00:36:12depuis l'apparition
00:36:12des fortes chaleurs
00:36:13jusqu'à 2500
00:36:14en une journée
00:36:15à partir de 17h
00:36:17il sentait bien
00:36:18que là les gens
00:36:19avaient magasiné
00:36:20et emmagasiné
00:36:20et commençaient à s'épuiser
00:36:21on a les parents
00:36:22qui appellent pour leurs enfants
00:36:23effectivement
00:36:23on a les enfants
00:36:24qui appellent pour leurs parents
00:36:25et puis on a également
00:36:27des établissements
00:36:28des témoins
00:36:29face à cette canicule
00:36:30Sébastien Lecornu
00:36:31a annoncé ce matin
00:36:32placer le plan Orsan
00:36:33au niveau 3
00:36:34le niveau le plus élevé
00:36:35de mobilisation sanitaire
00:36:36cette décision
00:36:37permettra de renforcer
00:36:38les effectifs hospitaliers
00:36:40de renforcer la coordination
00:36:41entre les hôpitaux
00:36:42la médecine de ville
00:36:43les cliniques
00:36:44et le secteur médico-social
00:36:45et d'adapter
00:36:46les activités hospitalières
00:36:47afin de garantir
00:36:48la prise en charge
00:36:49des conséquences
00:36:49de la canicule
00:36:50avec des déprogrammations
00:36:52ciblées
00:36:52d'interventions non urgentes
00:36:53lorsque cela est nécessaire
00:36:55L'année dernière
00:36:56plus de 5700 personnes
00:36:57sont décédées
00:36:58suite aux chaleurs de l'été
00:36:59durant la canicule de 2003
00:37:01près de 15 000 décès
00:37:02ont été recensés
00:37:04Le signal
00:37:05docteur Bauer
00:37:05est évidemment très inquiétant
00:37:06parce qu'on se dit
00:37:07ça pourrait vite
00:37:08boucher
00:37:09dans les hôpitaux
00:37:10des personnels dépassés
00:37:12et surtout
00:37:12pas assez de place
00:37:13pour accueillir
00:37:13tous les gens
00:37:14qui pourraient solliciter
00:37:15les systèmes d'urgence
00:37:15Alors qu'il y a quand même
00:37:16des mesures de prévention
00:37:19qui sont des mesures
00:37:20de bon sens
00:37:23évidemment
00:37:24essayer de trouver
00:37:25des lieux rafraîchis
00:37:27s'hydrater correctement
00:37:28Pardon de vous interrompre
00:37:29Madame
00:37:29mais je trouve que les astuces
00:37:31pour résister à la chaleur
00:37:32il y a un moment
00:37:32où elles trouvent leur limite
00:37:33Je veux dire
00:37:34quand on fait des nuits
00:37:35à 35 degrés
00:37:35le mode dégradé du corps
00:37:37et ce n'est pas
00:37:37d'un médecin
00:37:38que je vais l'apprendre
00:37:39ne résiste pas
00:37:40à cette accumulation
00:37:42en fait
00:37:42la canicule dure tellement
00:37:44que les astuces
00:37:45de grand-mère
00:37:46si j'ose le dire
00:37:47de cette façon
00:37:47les volets
00:37:49le rafraîchissement
00:37:50dans toutes les conditions
00:37:51possibles
00:37:51au bout d'un moment
00:37:52ça ne porte plus ses fruits
00:37:53sur la durée
00:37:54Le souci c'est que
00:37:55votre température corporelle
00:37:56quand elle monte
00:37:57au-dessus de 41 degrés
00:37:58en particulier au niveau
00:37:59du cerveau
00:37:59vous avez des cellules
00:38:02qui se liquéfient
00:38:03finalement
00:38:03des protéines
00:38:03qui se liquéfient
00:38:04c'est vraiment ça
00:38:06et du coup
00:38:07vous avez les grandes fonctions
00:38:08du corps
00:38:09qui peuvent être atteintes
00:38:10d'autant plus
00:38:11que vous aviez
00:38:12des pathologies antérieures
00:38:14qui vous menaçaient
00:38:15évidemment
00:38:15ce sont les gens
00:38:16les plus fragiles
00:38:16en général
00:38:17qui sont les premières victimes
00:38:19de ces canicules
00:38:21et donc effectivement
00:38:22il y a
00:38:23les mesures de prévention
00:38:25qui sont quand même importantes
00:38:27il ne faut pas non plus
00:38:27noyer nos anciens
00:38:28parce que
00:38:30la canicule de 2003
00:38:3215 000 morts
00:38:33dois-je le rappeler
00:38:33oui la suite
00:38:34l'année d'après
00:38:35c'est qu'on avait eu
00:38:35des œdèmes aigus
00:38:36du poumon
00:38:37parce qu'en fait
00:38:37on les avait
00:38:38beaucoup trop hydratés
00:38:39dans les EHPAD
00:38:40donc il faut un juste milieu
00:38:41si vous voulez
00:38:42Profitons-en pour voir
00:38:43le verre à moitié plein
00:38:44d'ailleurs
00:38:44parce qu'on peut
00:38:46on s'en empêche
00:38:48jamais sur cette chaîne
00:38:49de dire la réalité
00:38:50de dire quand ceux
00:38:51qui nous gouvernent
00:38:52ne vont pas forcément
00:38:52dans la bonne direction
00:38:53en l'occurrence
00:38:54les EHPAD
00:38:54là c'est le point positif
00:38:55parce qu'ils sont
00:38:56plutôt bien
00:38:57bien gérés
00:38:58les personnes
00:38:59qui sont résidentes
00:39:00d'EHPAD
00:39:00a priori
00:39:01sont dans des conditions
00:39:03globalement
00:39:03globalement appréciées
00:39:05un dispositif de prévention
00:39:06a été mis en place
00:39:07et il fonctionne
00:39:08plutôt bien
00:39:08ce qu'on se demande
00:39:09monsieur le député
00:39:11député Berriot
00:39:11député horizon
00:39:12du Val-de-Marne
00:39:13je le rappelle
00:39:14ça fait plusieurs fois
00:39:15qu'on se prend le mur
00:39:16je ne vais pas aller
00:39:17jusqu'en 1976
00:39:18parce que pour le coup
00:39:20c'est peut-être
00:39:20un peu lointain
00:39:21mais on aurait pu se dire
00:39:22des choses auraient pu changer
00:39:23en 50 ans
00:39:24moi je vais aller à 2003
00:39:24je vais aller à 2019
00:39:26et me dire que
00:39:27on réagit
00:39:28à chaque fois
00:39:29en temps de crise
00:39:30quand nous sommes
00:39:31au pied du mur
00:39:32et ça devient insupportable
00:39:33pour les français
00:39:34oui
00:39:36oui
00:39:36vous avez parfaitement raison
00:39:38alors ceci dit
00:39:39il faut aussi voir
00:39:40une partie d'un verre
00:39:41qui est à moitié plein
00:39:43parce que dans
00:39:44le travail qui est fait
00:39:45vous avez aussi tout le travail
00:39:46qui est précieux
00:39:47des collectivités locales
00:39:49et qui font un travail
00:39:50remarquable
00:39:52je vais prendre le cas
00:39:53d'un avis de Saint-Bandie-Fossé
00:39:54dont je suis élu
00:39:55le maire a veillé
00:39:56à ce que 2400
00:39:583000 personnes âgées
00:40:00ou isolées
00:40:00soient appelées
00:40:02plusieurs fois par jour
00:40:03de telle sorte
00:40:04qu'on soit présent
00:40:05pour les aider
00:40:06et vérifier
00:40:07si tout va bien
00:40:08vous avez des lieux
00:40:10de rafraîchissement
00:40:11vous n'avez pas de dire
00:40:11que c'est quelque chose
00:40:13qui est anecdotique
00:40:14quand même
00:40:15avoir trouvé des lieux
00:40:16et des îlots de fraîcheur
00:40:17dans une ville
00:40:18c'est important
00:40:19qu'on sache où ils sont
00:40:20et ce travail
00:40:21des collectivités locales
00:40:22est un travail
00:40:23je crois extrêmement précieux
00:40:24à l'hôpital
00:40:25vous ne pouvez pas dire
00:40:26que les choses
00:40:26ne se sont pas améliorées
00:40:28notamment le plan
00:40:29qui est mis en place
00:40:30est un plan
00:40:31qui résulte
00:40:32de la crise de 2003
00:40:33la question qui est devant nous
00:40:35ce n'est pas tellement celle-là
00:40:36la question qui est devant nous
00:40:37c'est
00:40:37est-ce que ces pics
00:40:38sont des pics
00:40:38de crise exceptionnelle
00:40:39ou est-ce que ce sont des pics
00:40:41qu'on va retrouver régulièrement
00:40:43si on considère
00:40:45que ce sont des pics
00:40:46qu'on va retrouver régulièrement
00:40:47parce que
00:40:47le changement climatique
00:40:49est tel
00:40:49qu'on sait aujourd'hui
00:40:50que les modèles
00:40:51nous conduiront à ça
00:40:52alors ça demande
00:40:53des changements
00:40:54effectivement
00:40:54beaucoup plus profonds
00:40:56et on n'est pas
00:40:58dans la même situation
00:40:58que 2003
00:40:59pourquoi on n'arrive pas
00:41:00à se mettre d'accord
00:41:00par exemple
00:41:01sur un grand plan clim
00:41:02dans ce pays
00:41:03pour nos écoles
00:41:05pour nos hôpitaux
00:41:06j'en parle tous les jours
00:41:08mais quand j'entends
00:41:09que l'hôpital de Nantes
00:41:10est en train de sortir de terre
00:41:12au moment où on se parle
00:41:13et qu'on n'a pas prévu
00:41:14d'y installer la clim
00:41:15parce que pour mettre
00:41:16la France en ordre
00:41:17il faut arrêter de tergiverser
00:41:18moi je me rappelle très bien
00:41:19que les écologistes
00:41:20nous ont expliqué
00:41:21que la climatisation
00:41:22c'était pas bien
00:41:22je me rappelle très bien
00:41:23que Jean-Luc Mélenchon
00:41:24nous expliquait
00:41:24que c'était pas bien
00:41:25je me rappelle très bien
00:41:26que le RN nous expliquait
00:41:27que le changement climatique
00:41:28c'était du pipeau
00:41:29aujourd'hui on y est
00:41:31peut-être qu'aujourd'hui
00:41:32comme tout le monde
00:41:32on va enfin prendre conscience
00:41:33des choses
00:41:33et remettre les choses en ordre
00:41:35mais à un moment donné
00:41:37si chacun se met dans sa chapelle
00:41:39en se disant
00:41:40ça je veux pas
00:41:40parce que par idéologie
00:41:41j'en veux pas
00:41:42on s'en sortira pas
00:41:43Alexandre Devecchio
00:41:44j'ai tout de même l'impression
00:41:45qu'il y a des choses
00:41:47qui auraient pu être faites
00:41:48c'est-à-dire qu'elles sont même
00:41:49parlées pour encore
00:41:50je suis désolé Alexandre
00:41:51parce qu'on va mettre
00:41:51l'image en direct
00:41:52direction l'hôpital de Paris-Saclay
00:41:54où la ministre de la Santé
00:41:56s'apprête à faire un point
00:41:57en direct
00:41:58à l'extérieur
00:42:00dans la chaleur
00:42:01on l'écoute
00:42:01je le fais
00:42:02on l'écoute
00:42:02c'est canicule
00:42:03est-ce que les services d'urgence
00:42:04sont débordés
00:42:05et pourquoi vous avez décidé
00:42:06d'enclencher ce plan Orsan
00:42:08en phase 3 ?
00:42:09on a ce matin décidé
00:42:11avec le Premier ministre
00:42:12de passer au niveau 3
00:42:14du plan Orsan
00:42:15qui fait en fait
00:42:17qu'on passe
00:42:17d'un mode d'anticipation
00:42:20à un mode de crise
00:42:21on est aujourd'hui
00:42:22en situation
00:42:25qu'on peut appeler
00:42:27je crois
00:42:27de crise
00:42:28puisqu'il y a une augmentation
00:42:29qu'on avait
00:42:30qu'on a anticipé
00:42:32puisqu'on savait
00:42:33que l'impact
00:42:34de la canicule
00:42:35j'ai eu l'occasion
00:42:35à plusieurs reprises
00:42:37de le dire
00:42:37est dans les 5 à 10 jours
00:42:39suivant le début
00:42:40de la canicule
00:42:41en fait
00:42:42les corps
00:42:42ils ne répondent pas
00:42:43forcément à un pic
00:42:45de chaleur une journée
00:42:46mais au fait
00:42:46que tous les jours
00:42:47il fasse très chaud
00:42:48et qu'on n'arrive pas
00:42:49à récupérer
00:42:50donc on commence
00:42:51depuis hier après-midi
00:42:52à avoir
00:42:53une augmentation
00:42:54importante
00:42:54de passage aux urgences
00:42:55on avait déjà
00:42:56les jours précédents
00:42:57une augmentation
00:42:58d'appel au SAMU
00:42:59et donc on s'attend
00:43:01à ce que dans les jours
00:43:01qui viennent
00:43:02il y ait encore
00:43:03une augmentation
00:43:04dans les hôpitaux
00:43:06notamment
00:43:07mais aussi
00:43:07de passage
00:43:09dans les consultations
00:43:10chez les médecins
00:43:11en ville
00:43:12on a
00:43:13c'était intéressant
00:43:14de venir ici
00:43:15aujourd'hui
00:43:16pour plusieurs raisons
00:43:17la première
00:43:18c'est que c'est un hôpital
00:43:18neuf
00:43:20qui est
00:43:21climatisé
00:43:22dans certains services
00:43:23comme les urgences
00:43:24et qui est
00:43:25rafraîchi
00:43:26dans d'autres services
00:43:27donc on a pu avoir
00:43:28l'occasion
00:43:29de visiter
00:43:30ces services
00:43:32et de se rendre compte
00:43:33que dans ces hôpitaux
00:43:34reconstruits
00:43:34vous savez qu'il y a
00:43:3540% des hôpitaux
00:43:36qui ont été reconstruits
00:43:37depuis 2003
00:43:39et dans ces hôpitaux
00:43:40la qualité
00:43:42de prise en charge
00:43:43d'un point de vue
00:43:44confort
00:43:45des patients
00:43:46est correcte
00:43:49il me semble
00:43:50donc c'était important
00:43:51et en étant ici
00:43:53je n'oublie pas
00:43:54tous les autres hôpitaux
00:43:55tous les autres
00:43:56services d'accueil
00:43:58des urgences
00:43:58qui sont
00:43:59dans la chaleur
00:44:00parce qu'ils n'ont pas
00:44:01encore été
00:44:02reconstruits
00:44:03mais c'était vraiment
00:44:04dans la réflexion
00:44:05que nous avons
00:44:06dans l'adaptation
00:44:07que le pays doit avoir
00:44:08pour reconstruire
00:44:10ces hôpitaux
00:44:10c'était important
00:44:11que je vienne
00:44:11avec le ministre
00:44:13Mathieu Lefrève
00:44:13justement pour
00:44:14se rendre compte de ça
00:44:15et l'autre point
00:44:16qui était intéressant
00:44:17de pouvoir venir
00:44:18vous savez que
00:44:19j'essaye tous les jours
00:44:20d'être au plus près
00:44:21du terrain
00:44:21parce que c'est avec
00:44:22les équipes
00:44:23les soignants
00:44:24les médecins
00:44:25les infirmières
00:44:26les aides-soignantes
00:44:26qu'on peut se préparer
00:44:28aux quelques jours
00:44:28qui viennent
00:44:29et se préparer
00:44:30peut-être à plus long terme
00:44:31dans les mois
00:44:32qui viennent
00:44:32si jamais
00:44:33il y a besoin
00:44:34que va permettre
00:44:36le plan Orsanne 3
00:44:37est-ce qu'il va y avoir
00:44:37des réquisitions
00:44:38de soignants
00:44:38notamment
00:44:39alors le niveau 3
00:44:40permet
00:44:41toujours localement
00:44:43parce qu'un établissement
00:44:44n'a pas les mêmes difficultés
00:44:45que l'établissement
00:44:46d'une région
00:44:47à côté
00:44:47donc localement
00:44:48de déclencher
00:44:49des plans blancs
00:44:50ça veut dire quoi
00:44:51ça veut dire
00:44:52réorganiser l'hôpital
00:44:53pour que
00:44:54les malades
00:44:55qui arrivent
00:44:55l'augmentation des malades
00:44:56puisse être prise
00:44:57en charge
00:44:58ça veut dire
00:44:59éventuellement
00:45:00des déprogrammations
00:45:01d'hospitalisation
00:45:03éventuellement
00:45:04des déprogrammations
00:45:05plus générales
00:45:07de chirurgie
00:45:08éventuellement
00:45:08des rappels
00:45:10de personnel
00:45:11on n'est pas là
00:45:12et pour l'instant
00:45:14il n'y a pas eu
00:45:14ce besoin
00:45:15mais il est possible
00:45:16qu'avec une augmentation
00:45:17en fait
00:45:18on anticipe
00:45:19les outils
00:45:20qui seront peut-être
00:45:20nécessaires
00:45:21dont les réquisitions
00:45:23mais ça permet aussi
00:45:24de mobiliser
00:45:26les professionnels
00:45:27de ville
00:45:27les professionnels
00:45:29soignants
00:45:30qu'ils soient
00:45:30médecins
00:45:31ou l'ensemble
00:45:32des soignants
00:45:33de ville
00:45:34pour dépister
00:45:36être sensibilisés
00:45:38aux personnes
00:45:39qui sont
00:45:39fragilisées
00:45:40par ces températures
00:45:41pour les prendre
00:45:42en charge
00:45:42avant qu'elles arrivent
00:45:44aux urgences
00:45:44donc en gros
00:45:45c'est mobilisation générale
00:45:47parce qu'on sait
00:45:48que les jours
00:45:48qui arrivent
00:45:49peuvent être compliqués
00:45:50c'est ça
00:45:52le niveau 3
00:45:53du plan Orsan
00:45:54le maire de Paris
00:45:55a annoncé
00:45:56une surmortalité
00:45:58quels sont les chiffres
00:45:59à ce niveau-là
00:45:59sur les chiffres
00:46:01de surmortalité
00:46:01je sais que c'est
00:46:02une question importante
00:46:04nous avons
00:46:05au ministère
00:46:06les chiffres
00:46:07de mortalité
00:46:08liés à une canicule
00:46:10au mois de décembre
00:46:11parce qu'il faut faire
00:46:12des enquêtes
00:46:13cas par cas
00:46:14ça c'est des chiffres
00:46:14ultra consolidés
00:46:16donc qu'on peut donner
00:46:17avec certitude
00:46:18ça c'est à la fin
00:46:19de l'année
00:46:19malgré tout
00:46:20on sait
00:46:22généralement
00:46:2324 heures après
00:46:24parce que c'est pareil
00:46:25il faut qu'on consolide
00:46:25tous les chiffres
00:46:26de France
00:46:26donc on récupère
00:46:27toutes les données
00:46:28de tous les hôpitaux
00:46:29de malades
00:46:30qui seraient
00:46:31éventuellement décédés
00:46:33ou passés par les urgences
00:46:34toutes ces données-là
00:46:35on les a avec
00:46:3624 à 48 heures
00:46:37de délai
00:46:38donc je n'ai pas
00:46:39aujourd'hui
00:46:39des chiffres
00:46:41de mortalité
00:46:41consolidés
00:46:42à vous donner
00:46:42ce que je sais
00:46:44c'est que
00:46:44si je vous prends
00:46:46par exemple
00:46:47Paris
00:46:48on sait que
00:46:48des données
00:46:49du SAMU
00:46:50nous relève
00:46:514 fois plus
00:46:52d'arrêts
00:46:53cardiaques
00:46:54depuis 24 heures
00:46:56on sait aussi
00:46:57parce que
00:46:58de retours
00:46:59locaux
00:47:00de terrain
00:47:00on a
00:47:01un peu plus
00:47:03de patients
00:47:03qui peuvent être
00:47:04en réanimation
00:47:05avec des tensions
00:47:06dans certaines réanimations
00:47:07mais je n'ai pas
00:47:08aujourd'hui
00:47:09de chiffres
00:47:10consolidés
00:47:11à vous donner
00:47:12ce qui m'importe
00:47:14moi
00:47:14vous parlez
00:47:17de 24 heures
00:47:18de délai
00:47:19nous sommes
00:47:19aujourd'hui
00:47:20jeudi
00:47:20depuis lundi
00:47:21ou dimanche
00:47:22l'Espagne a publié
00:47:23ses chiffres
00:47:24de lundi
00:47:25à mercredi
00:47:26peut-être
00:47:26qu'il y a
00:47:27en tout cas
00:47:27les premiers chiffres
00:47:28à ce jour
00:47:29ce qu'on sait
00:47:29c'est l'augmentation
00:47:30d'activités
00:47:31je peux vous donner
00:47:32qu'il y a entre 20
00:47:33et 30%
00:47:33d'activités
00:47:35d'appel
00:47:35au SAMU
00:47:36plutôt à 30
00:47:37et d'entrer
00:47:38dans les services
00:47:39d'urgence
00:47:40où on est à peu près
00:47:41dans les mêmes
00:47:42entre 20
00:47:43enfin 20%
00:47:45je n'ai pas
00:47:46ce jour
00:47:46de chiffres
00:47:47de décès
00:47:48à vous
00:47:49mais moi
00:47:50ce qui m'importe
00:47:50en tant que ministre
00:47:51de la santé
00:47:51et ce qui
00:47:52doit tous
00:47:53nous mobiliser
00:47:55soignants
00:47:55ou dans le système
00:47:56de santé
00:47:57c'est de prévenir
00:47:58un excès
00:47:59de mortalité
00:48:00on sait que
00:48:01chacune des canicules
00:48:02entraîne
00:48:03un excès
00:48:04de mortalité
00:48:04on sait aussi
00:48:05que les mesures
00:48:06de prévention
00:48:07permettent
00:48:07d'éviter
00:48:08des décès
00:48:08permettez-moi
00:48:09de redire ici
00:48:10qu'hier encore
00:48:11dans l'hôpital
00:48:12où je suis passée
00:48:13il y avait des malades
00:48:13en réanimation
00:48:14parce qu'ils avaient
00:48:15fait du sport
00:48:16ils avaient fait du sport
00:48:17en pleine journée
00:48:18avec ces chaleurs
00:48:19l'activité
00:48:21sportive
00:48:22entraîne
00:48:23des coups
00:48:23de chaleur
00:48:24très graves
00:48:25donc je veux
00:48:26redire ici
00:48:27les mesures
00:48:28de prévention
00:48:28parce qu'on sait
00:48:29qu'elles évitent
00:48:30des passages
00:48:31aux urgences
00:48:32puis elles évitent
00:48:33des formes graves
00:48:34aussi de coups de chaleur
00:48:35quel est le profil
00:48:36des personnes déshydratées
00:48:37des personnes qui ont fait
00:48:38des arrêts cardiaques
00:48:38est-ce qu'il y a des jeunes
00:48:39est-ce qu'il y a des personnes
00:48:40plus âgées
00:48:40non je n'ai pas ces données
00:48:42aujourd'hui
00:48:43encore une fois
00:48:44il faut analyser
00:48:45toutes ces données
00:48:45on peut
00:48:47il y a tous les jours
00:48:48des arrêts cardiaques
00:48:48ce que je peux dire
00:48:49puisque le SAMU
00:48:50de Paris
00:48:50a communiqué dessus
00:48:51c'est qu'il y a
00:48:52une augmentation
00:48:54les dernières 24 heures
00:48:55on verra
00:48:55si ça continue
00:48:57ce qui est sûr
00:48:57c'est que la chaleur
00:48:58peut entraîner
00:48:59une augmentation
00:49:00des arrêts cardiaques
00:49:01on l'a vu
00:49:02dans les autres canicules
00:49:04et on est
00:49:04avec des températures
00:49:05encore plus extrêmes
00:49:07que les autres canicules
00:49:08et on est sur une période
00:49:09qui dure
00:49:10donc encore une fois
00:49:11mobilisons-nous
00:49:12pour que le système
00:49:13de santé
00:49:14tienne
00:49:14soit protégé
00:49:15c'est ce que
00:49:15j'essaye de faire
00:49:17évidemment avec l'ensemble
00:49:18des professionnels
00:49:19parce que si on protège
00:49:20notre système de santé
00:49:21on va protéger les français
00:49:23mais aussi
00:49:24avoir cette solidarité
00:49:26de chacun
00:49:27pour les personnes isolées
00:49:29que ce soit
00:49:29les personnes précaires
00:49:31que ce soit
00:49:31les personnes âgées
00:49:32qui vivent toutes seules
00:49:33parce qu'on voit
00:49:34arriver aux urgences
00:49:36là ces personnes
00:49:37qui sont isolées
00:49:38donc on a chacun
00:49:39aussi une mobilisation
00:49:41pour
00:49:41je l'ai déjà dit
00:49:44mais
00:49:44aller demander
00:49:45à son voisin
00:49:46comment il va
00:49:47quand il est âgé
00:49:47et qu'il habite tout seul
00:49:49parce qu'on peut éviter
00:49:50vraiment des drames
00:49:51Est-ce qu'il y a des tensions
00:49:53dans certains services
00:49:54urgences, réanimations ?
00:49:55Oui on a des remontées
00:49:58ponctuelles
00:49:58avec des hôpitaux
00:50:00qui sont en train
00:50:01de déclencher
00:50:02leur plan blanc
00:50:03ce qui veut bien dire
00:50:04qu'il y a des difficultés
00:50:05et des saturations
00:50:07de services
00:50:08le plan blanc
00:50:09va leur permettre
00:50:10de s'organiser
00:50:11à l'intérieur
00:50:11de l'hôpital
00:50:13pour éventuellement
00:50:15réorienter
00:50:15certaines activités
00:50:16pour avoir
00:50:17plus de professionnels
00:50:18pour s'occuper
00:50:19des patients
00:50:20qui arrivent
00:50:21et puis
00:50:22permettre aux agences
00:50:23régionales de santé
00:50:23de travailler
00:50:24avec les professionnels
00:50:25de ville
00:50:25et l'hôpital
00:50:26pour que tout ça
00:50:27fasse un système
00:50:28qui permette
00:50:29le plus possible
00:50:30de passer
00:50:32les jours
00:50:32qui arrivent
00:50:37est-ce que ce sont
00:50:3925 morts
00:50:40ou 25 arrêts
00:50:41cardio-respiratoires
00:50:42pour être précis
00:50:43je reprends la communication
00:50:45du SAMU
00:50:45ce sont donc 25
00:50:46arrêts cardiaques
00:50:47et heureusement
00:50:48on ne meurt pas
00:50:49à chaque fois
00:50:50qu'on fait un arrêt cardiaque
00:50:50je n'ai pas l'information
00:50:52de ces cas
00:50:53particuliers
00:50:53vous avez annoncé
00:50:54des blocages
00:50:54de 100 millions d'euros
00:50:56comment ça va s'échelonner
00:50:58quand est-ce que les hôpitaux
00:50:59vont recevoir
00:51:00les outils nécessaires
00:51:01merci pour votre question
00:51:03ça fait référence
00:51:04à comment on s'adapte
00:51:05pour les jours
00:51:06qui viennent
00:51:08à cette température
00:51:10extrêmement haute
00:51:11et qui je l'espère
00:51:13dureront pas trop
00:51:14et puis
00:51:15d'autre part
00:51:16quel financement
00:51:17pour le plus long terme
00:51:19si on parle
00:51:19à très court terme
00:51:20les établissements
00:51:22et les professionnels
00:51:23n'ont pas attendu
00:51:23pour qu'il y ait
00:51:24des ventilateurs
00:51:25dans les chambres
00:51:28des hôpitaux
00:51:29ce que j'apporte
00:51:30avec cette enveloppe
00:51:31qu'on a débloquée
00:51:32hier
00:51:33de 100 millions
00:51:34c'est de permettre
00:51:35de faire plus
00:51:38adapter à ces chaleurs
00:51:39qui sont encore plus fortes
00:51:41que les autres années
00:51:43et surtout
00:51:44je mobilise
00:51:45parce que
00:51:45tout le monde a bien compris
00:51:46les tensions
00:51:47qui existent
00:51:48autour de ces appareils
00:51:49de climatisation
00:51:50d'appoint
00:51:51ou de ventilateurs
00:51:53enfin de rafraîchisseurs
00:51:54donc je mobilise
00:51:55les acheteurs publics
00:51:56
00:51:56on est en train
00:51:57de beaucoup travailler
00:51:58pour essayer
00:51:59d'obtenir
00:52:00pour les hôpitaux
00:52:01le moyen
00:52:02d'obtenir
00:52:03ces outils
00:52:04ça c'est
00:52:05donc quand est-ce
00:52:06qu'ils vont les avoir ?
00:52:07on est en train
00:52:08de faire tout ce travail
00:52:09de mobilisation
00:52:10pour
00:52:11je vous dis
00:52:12que c'est une action
00:52:13très importante
00:52:14que nous faisons
00:52:15de mobilisation
00:52:16des acheteurs
00:52:17pour arriver
00:52:18avec les industriels
00:52:20trouver
00:52:20ces produits
00:52:22de canicule
00:52:23en un mois
00:52:24vous diriez
00:52:24que l'état
00:52:25du système de santé
00:52:26il est comme un
00:52:26un crack
00:52:27qui tient
00:52:27les personnels
00:52:29aussi
00:52:29que vous avez rencontrés
00:52:29merci de votre question
00:52:30parce que ça me permet
00:52:31sincèrement de saluer
00:52:32et de remercier
00:52:33l'ensemble
00:52:34des soignants
00:52:35qui vivent
00:52:36aussi la chaleur
00:52:37qui ont du mal
00:52:38à dormir
00:52:38comme tous les français
00:52:40et qui viennent travailler
00:52:41pour évidemment
00:52:42prendre en charge
00:52:43les patients
00:52:43avec l'engagement
00:52:44que tout le monde
00:52:45leur connaît
00:52:47donc merci
00:52:48aux soignants
00:52:49je dirais
00:52:50que le système
00:52:51aujourd'hui
00:52:52je l'ai dit
00:52:53d'entrée
00:52:53le niveau 3
00:52:55Orsan
00:52:55est le signe
00:52:58que nous sommes
00:52:58dans une phase
00:52:59de crise
00:53:00je ne veux pas
00:53:01faire semblant
00:53:02de dire
00:53:02que tout va bien
00:53:03il y a une montée
00:53:04très importante
00:53:05du nombre de malades
00:53:05qui passent aux urgences
00:53:07donc le système
00:53:08tient au sens
00:53:10où les malades
00:53:10sont pris en charge
00:53:12grâce aussi
00:53:13aux organisations
00:53:15qui sont mises en place
00:53:16par l'ensemble
00:53:17des acteurs
00:53:17du système
00:53:17de santé
00:53:18par la volonté
00:53:19des soignants
00:53:19et mon travail
00:53:20est de faire
00:53:21avec eux
00:53:22et c'est pour ça
00:53:22que tous les jours
00:53:23je serai sur le terrain
00:53:25parce que les idées
00:53:26elles viennent
00:53:26aussi du terrain
00:53:28et donc pour essayer
00:53:29d'améliorer
00:53:30le plus possible
00:53:31le confort
00:53:32de chacun
00:53:32c'est-à-dire
00:53:32des soignants
00:53:33et bien sûr
00:53:34des malades
00:53:35qui sont hospitalisés
00:53:35Est-ce qu'avec du recul
00:53:37vous estimez
00:53:38qu'il y a eu un retard
00:53:38à l'allumage
00:53:39une première vague
00:53:39de chaleur au mois de mai
00:53:40un phénomène
00:53:41El Mignot
00:53:41annoncé depuis des mois
00:53:42et depuis des années
00:53:43on annonce des étés
00:53:44de plus en plus chaud
00:53:45et aujourd'hui
00:53:4560% des hôpitaux
00:53:46ne sont pas équipés
00:53:47en climatisation
00:53:48un nouvel hôpital
00:53:49à un milliard d'euros
00:53:50à Nantes
00:53:50va sortir de terre
00:53:51sans climatisation
00:53:52est-ce que là
00:53:52il n'y a pas une défaillance
00:53:53de l'état ?
00:53:55Alors l'hôpital
00:53:57de Nantes
00:53:58est en projet
00:53:59avec une partie
00:54:00exactement comme cet hôpital
00:54:01avec une partie
00:54:01de rafraîchissement
00:54:02une partie de climatisation
00:54:03donc vous avez eu l'occasion
00:54:05je crois
00:54:06de passer avec moi
00:54:07dans le tour
00:54:07vous voyez bien
00:54:08que la climatisation
00:54:09partout
00:54:10n'est pas forcément
00:54:11indispensable
00:54:11en tout cas
00:54:12dans cet hôpital
00:54:13il n'y a pas de climatisation
00:54:14partout
00:54:14j'étais dans une chambre
00:54:15de pédiatrie
00:54:16avec un beau petit bébé
00:54:18d'ailleurs
00:54:19et la chambre
00:54:20était rafraîchie
00:54:21et correcte
00:54:22et il n'y avait pas
00:54:22de problème
00:54:24lié au confort
00:54:25donc un
00:54:26je crois qu'il faut sortir
00:54:27de la caricature
00:54:28du tout
00:54:29climatisation
00:54:30bien sûr
00:54:30qu'il va falloir
00:54:31adapter
00:54:31nos établissements
00:54:32au changement climatique
00:54:34on voit qu'il y a
00:54:35des solutions
00:54:35qui permettent
00:54:36d'adapter
00:54:37comme ici
00:54:38et c'est je crois
00:54:39le cas
00:54:40pour l'hôpital de Nantes
00:54:41mais au-delà
00:54:41de l'hôpital
00:54:42de Nantes
00:54:43vous savez que
00:54:45depuis 2003
00:54:46je l'ai dit tout à l'heure
00:54:4740% des hôpitaux
00:54:48qui ont été reconstruits
00:54:48ont été reconstruits
00:54:49avec ces mesures
00:54:50d'adaptation climatique
00:54:51il nous reste une partie
00:54:53des hôpitaux à reconstruire
00:54:54qui sont prévus
00:54:55dans les 6 milliards
00:54:56d'investissements
00:54:56que j'avais annoncés
00:54:57pour les 10 prochaines années
00:54:59et puis
00:54:59il y a des hôpitaux
00:55:00qui n'ont pas besoin
00:55:01d'être reconstruits
00:55:01mais qui ont besoin
00:55:02d'être adaptés
00:55:03au climat
00:55:04et c'est pour eux
00:55:05que j'ai doublé
00:55:06l'enveloppe
00:55:07que j'ai pu annoncer hier
00:55:08de 600 millions d'euros
00:55:10pour adapter
00:55:12ces hôpitaux-là
00:55:12donc on va y arriver
00:55:14maintenant
00:55:14tous ceux qui vous disent
00:55:15demain
00:55:15j'arrive à climatiser
00:55:17tous les hôpitaux
00:55:18de France
00:55:19je rappelle
00:55:19qui sont
00:55:203000 à peu près
00:55:222900 et quelques
00:55:24voilà
00:55:25ça va se faire
00:55:26progressivement
00:55:27donc oui
00:55:27nous avons des mesures
00:55:28d'urgence
00:55:28pour passer l'été
00:55:30évidemment
00:55:31est-ce qu'il y a eu
00:55:31du retard
00:55:32au mois de mai
00:55:33dès le mois de mai
00:55:33le centre de crise
00:55:34du ministère
00:55:35a été activé
00:55:36c'est-à-dire
00:55:37coordonnant
00:55:38l'ensemble
00:55:38des ministères
00:55:40mettant en place
00:55:41avec les professionnels
00:55:42le niveau 1
00:55:43du plan Orsan
00:55:44en fait
00:55:44c'est-à-dire
00:55:45la préparation
00:55:46à l'été
00:55:46j'ai fait
00:55:47dès le début juin
00:55:48des réunions
00:55:49avec l'ensemble
00:55:50des soignants
00:55:51pour préparer
00:55:51la période estivale
00:55:52et notamment
00:55:53les congés
00:55:54des professionnels
00:55:55et c'est important
00:55:57donc non
00:55:58il n'y a pas de
00:55:59mais quelle que soit
00:56:00l'avancée
00:56:00je ne sais pas faire
00:56:02baisser la température
00:56:03de 40 à 30 degrés
00:56:04je suis inquiète
00:56:05pour la suite
00:56:06de l'été
00:56:07avec peut-être
00:56:07une nouvelle vague
00:56:08de chaleur
00:56:08je suis surtout
00:56:10concentrée
00:56:10et vigilante
00:56:11pour qu'on puisse
00:56:13arriver
00:56:13à ce que notre système
00:56:14soit le plus protégé
00:56:15possible
00:56:16je ne suis pas
00:56:18Madame Météo
00:56:18je souhaite
00:56:19vraiment comme
00:56:20tous les français
00:56:21que cette température
00:56:22extrême
00:56:23là que nous vivons
00:56:24diminue
00:56:25parce que ça fatigue
00:56:26vraiment
00:56:27évidemment
00:56:28tout le monde
00:56:30tous les corps
00:56:30d'ailleurs
00:56:31ça me permet
00:56:31de redire
00:56:32que même si vous êtes
00:56:32en bonne santé
00:56:33et que vous n'avez
00:56:35pas de problème
00:56:36de santé
00:56:36et que vous êtes jeune
00:56:37vous avez aussi
00:56:38un retentissement
00:56:39lié à ces chaleurs
00:56:41dans la durée
00:56:42votre corps
00:56:43petit à petit
00:56:43monte en température
00:56:45et quand vous ferez
00:56:46une activité physique
00:56:47faire du vélo
00:56:49c'est une activité physique
00:56:50quand vous faites du vélo
00:56:51avec ces températures
00:56:52depuis une semaine
00:56:53vous avez un retentissement
00:56:54un risque de faire
00:56:55un malaise
00:56:55une chute
00:56:56et éventuellement
00:56:57de vous retrouver
00:56:57aux urgences
00:56:58donc chacun
00:57:00doit aussi
00:57:00adapter son comportement
00:57:02individuel
00:57:02vous incitez beaucoup
00:57:03sur les jeunes
00:57:03est-ce que ça veut dire
00:57:04qu'il y a un nombre
00:57:05anormal
00:57:05est-ce qu'il y a un nombre
00:57:07anormal de jeunes
00:57:07qui arrivent dans les urgences
00:57:09aujourd'hui
00:57:09parce que vous incitez
00:57:09beaucoup sur ça
00:57:10on est au début
00:57:11de l'augmentation
00:57:12du passage aux urgences
00:57:13je comprends
00:57:14cette question
00:57:16de nombre
00:57:17donc je n'ai pas
00:57:17de chiffres
00:57:18ce que j'ai
00:57:19c'est des retours
00:57:19de terrain
00:57:21des retours
00:57:21de professionnels
00:57:23qui me disent
00:57:24qu'ils voient
00:57:24oui des 45
00:57:2550 ans
00:57:26je ne sais pas vous dire
00:57:27si ces chiffres
00:57:27seront statistiquement
00:57:29consolidés
00:57:30en tout cas
00:57:30pour les professionnels
00:57:31expérimentés
00:57:34voilà
00:57:34ce qu'on me remonte
00:57:35qu'il y a
00:57:36des 45
00:57:3750 ans
00:57:38qui peuvent
00:57:38arriver en malaise
00:57:40voilà
00:57:40on est jeune
00:57:41on est aussi
00:57:42sensible à la chaleur
00:57:43est-ce que les soignants
00:57:44vous ont fait part
00:57:44lors de vos échanges
00:57:46de leur preinte
00:57:47de faire face
00:57:48à une surmortalité
00:57:50à comment encadrer
00:57:52les personnes
00:57:53qui arrivent
00:57:54jeunes
00:57:54comme je vous dis
00:57:55ou plus âgées
00:57:56voilà
00:57:56sur lesquelles
00:57:57c'est une surmortalité
00:57:58j'ai trouvé
00:57:59des soignants
00:57:59mais comme d'habitude
00:58:00engagés
00:58:01engagés
00:58:02à faire face
00:58:04mais j'ai trouvé
00:58:05aussi des soignants
00:58:06et notamment
00:58:07quand je suis allée
00:58:10hier soir
00:58:11des soignants
00:58:11qui sont fatigués
00:58:12par cette chaleur
00:58:13aussi
00:58:14et qui sont
00:58:16effectivement
00:58:17avec cette inquiétude
00:58:18de mais
00:58:18on est déjà épuisé
00:58:20c'est le moment
00:58:20où on est censé partir
00:58:21bientôt en congé
00:58:23qu'est-ce qui va se passer
00:58:24donc on a toutes ces questions
00:58:25à regarder
00:58:27en face
00:58:28aujourd'hui
00:58:29on a l'espoir
00:58:30que les températures
00:58:30baissent
00:58:31dans les jours
00:58:32qui viennent
00:58:32j'espère qu'on pourra
00:58:33du coup
00:58:34ressouffler
00:58:35que cet épisode
00:58:35on va réussir
00:58:36à le maîtriser
00:58:38le plus possible
00:58:40avec cette action
00:58:41des professionnels
00:58:42de ville
00:58:43associés
00:58:44pour qu'il y ait
00:58:45le moins
00:58:45de tensions
00:58:46possibles
00:58:47dans les services
00:58:48et du coup
00:58:48de moins de fatigue
00:58:49possible
00:58:49pour les équipes
00:58:50et on va continuer
00:58:51à travailler
00:58:52surtout à proposer
00:58:53des mesures
00:58:54pour essayer
00:58:54de tenir le système
00:58:56vous parlez
00:58:56dans le début
00:58:57d'augmentation
00:58:57d'hospitalisation
00:58:59le prix qui est prévu
00:58:59pour quand ?
00:59:01on sait que l'impact
00:59:03lié aux chaleurs
00:59:04c'est 5 à 10 jours
00:59:05donc si on calcule
00:59:06par rapport au début
00:59:07et encore
00:59:08c'est un peu variable
00:59:09selon les régions
00:59:09tout le monde
00:59:10n'est pas rentré
00:59:10en même temps
00:59:11en vigilance rouge
00:59:12et tout le monde
00:59:13ne va pas ressortir
00:59:14en même temps
00:59:14de la vigilance rouge
00:59:16donc à l'échelle nationale
00:59:17je n'aurai pas
00:59:19la réponse
00:59:19pour vous dire
00:59:20ce qu'on s'est dit
00:59:21depuis le début de semaine
00:59:22c'est que vers la fin
00:59:23de la semaine
00:59:24donc vous voyez bien
00:59:25c'est à partir
00:59:26dès aujourd'hui
00:59:27demain
00:59:27et ce week-end
00:59:29risque d'être compliqué
00:59:30le plan Orsane 3
00:59:33il prévoit aussi
00:59:34la possibilité
00:59:35d'activer la réserve sanitaire
00:59:36est-ce que vous allez le faire
00:59:37comment ça va se passer
00:59:38qui va entrer en jeu ?
00:59:41oui alors la réserve sanitaire
00:59:42dans le
00:59:44alors vous savez
00:59:44que la réserve sanitaire
00:59:45elle est activée
00:59:46tout au long de l'année
00:59:47quand il y a des difficultés
00:59:49particulières
00:59:50ponctuellement
00:59:50c'est quelque chose
00:59:51qui se fait assez facilement
00:59:53donc dans le niveau 3
00:59:55du plan Orsane
00:59:55on a cette possibilité
00:59:57les établissements
00:59:58ont la possibilité
00:59:59avec les agences régionales
01:00:01de solliciter
01:00:02de la réserve sanitaire
01:00:03ça vient souvent
01:00:04en complément
01:00:05d'autres mesures
01:00:06ou quand
01:00:07les possibilités locales
01:00:08ne suffisent pas
01:00:09Madame la Ministre
01:00:10je me permets simplement
01:00:11de sortir de la canicule
01:00:12quelques secondes
01:00:13un médecin a contracté Ebola
01:00:145 cas contacts
01:00:16ont été placés à l'isolement
01:00:17êtes-vous inquiète
01:00:18pour la suite ?
01:00:18avez-vous des nouvelles
01:00:19à nous donner ?
01:00:20écoutez
01:00:20j'ai pu avoir hier
01:00:21le médecin
01:00:24humanitaire
01:00:24qui est hospitalisé
01:00:27dans un service
01:00:30de centre de référence
01:00:31de cette maladie
01:00:32et bien sûr
01:00:32en isolement
01:00:33dans les chambres
01:00:34double flux
01:00:35comme vous le savez
01:00:36il est fatigué
01:00:38mais il garde
01:00:39le moral
01:00:40il n'avait pas
01:00:41de signe
01:00:42de contagiosité
01:00:43quand il est arrivé
01:00:45dans le pays
01:00:46donc j'ai pas
01:00:46une inquiétude
01:00:48particulière
01:00:49pour la contagiosité
01:00:51je lui souhaite
01:00:52d'aller mieux
01:00:53mais je sais
01:00:54qu'il est dans
01:00:54de très bonnes mains
01:00:56de professionnels
01:00:58expérimentés
01:00:59mais
01:01:00et les cinq personnes
01:01:01qui étaient
01:01:02en étoile
01:01:03autour de lui
01:01:04assis dans l'avion
01:01:06ont été isolées
01:01:08enfin identifiées
01:01:09évidemment
01:01:09isolées
01:01:10maintenant
01:01:11donc voilà
01:01:12on est comme d'habitude
01:01:14vigilants
01:01:15mais il n'y a pas
01:01:15d'inquiétude
01:01:16à ce jour
01:01:17plus que cela
01:01:21une dernière question
01:01:22pour le ministre
01:01:23est-ce que vous pouvez
01:01:24prendre l'engagement
01:01:24aujourd'hui
01:01:25que dans les prochaines
01:01:25années
01:01:26les hôpitaux français
01:01:27auront tous
01:01:28des salles climatisées
01:01:30non mais d'abord
01:01:31il est faux de dire
01:01:32que rien n'a été fait
01:01:34en matière d'adaptation
01:01:35au changement climatique
01:01:36depuis 2017
01:01:37la vérité
01:01:38c'est qu'il y a eu
01:01:39des sous-investissements
01:01:40massifs
01:01:40dans les années 2000
01:01:42qui nous conduisent
01:01:43à avoir un retard
01:01:44dans la rénovation
01:01:45du bâti public
01:01:47du bâti communal
01:01:48et c'est un effort
01:01:49que nous avons engagé
01:01:50avec le président
01:01:51de la république
01:01:51depuis 2017
01:01:53avec notamment
01:01:54le fond vert
01:01:55pour les écoles
01:01:56le Ségur
01:01:56comme l'a rappelé
01:01:57la ministre de la santé
01:01:58s'agissant des hôpitaux
01:02:00et qu'on doit poursuivre
01:02:01mais qu'on doit poursuivre
01:02:02aussi je le lis
01:02:03avec l'ensemble
01:02:04des parties prenantes
01:02:04avec les collectivités locales
01:02:06avec évidemment
01:02:07les entreprises
01:02:08et il y a
01:02:09les mesures d'urgence
01:02:10que nous prenons
01:02:11dans chacun des domaines
01:02:12de politique publique
01:02:13qui sont les nôtres
01:02:14il y a évidemment
01:02:15un effort d'adaptation
01:02:16qu'il faut poursuivre
01:02:17et la ministre a annoncé
01:02:18des investissements
01:02:19qui permettront
01:02:19d'y satisfaire
01:02:20d'ici à 10 ans
01:02:21Merci
01:02:22Merci beaucoup
01:02:26Il y a beaucoup de choses
01:02:27à dire
01:02:27sur ce que vient
01:02:29de nous dire
01:02:29la ministre
01:02:30les deux ministres
01:02:31puisque M. Lefebvre
01:02:32s'est exprimé
01:02:32également un court instant
01:02:33moi j'entends
01:02:34ce que dit M. Lefebvre
01:02:35il y a un instant
01:02:35il est faux de dire
01:02:36que rien n'a été fait
01:02:37pour s'adapter
01:02:38aux fortes chaleurs
01:02:38depuis 2017
01:02:39demandez aux français
01:02:40s'ils ont l'impression
01:02:41M. le député Berrios
01:02:42par exemple
01:02:43que beaucoup de choses
01:02:44ont été faites
01:02:45combien on a
01:02:45d'écoles fermées
01:02:46aujourd'hui ?
01:02:478000
01:02:478000 écoles fermées
01:02:48je vais revérifier
01:02:49le chiffre
01:02:51on va me le trouver
01:02:51en régie
01:02:52on a un président
01:02:53de la SNCF
01:02:54qui demande aux personnes
01:02:55fragiles de ne pas
01:02:55prendre le train
01:02:56on a un pays
01:02:57qui est à l'arrêt
01:02:58un impact économique
01:02:59dans tous les secteurs
01:03:00et on a un ministre
01:03:01qui vient nous dire
01:03:01arrêtez
01:03:03j'interdis aux gens
01:03:04de me dire
01:03:05que rien n'a été fait
01:03:05depuis 2017
01:03:06pour nous adapter
01:03:07aux fortes chaleurs
01:03:07on se moquerait pas
01:03:08un petit peu de nous
01:03:10moi je ne suis pas
01:03:11porte-parole
01:03:11de Mathieu Lefebvre
01:03:12non non
01:03:12mais vous êtes
01:03:14le soutien
01:03:14du premier Premier Ministre
01:03:16d'Emmanuel Macron
01:03:16je me permets
01:03:17de vous regarder
01:03:18je suis un soutien
01:03:18d'Edouard Philippe
01:03:19et Edouard Philippe
01:03:20a mis en place
01:03:21précisément des crédits
01:03:22il y a une erreur
01:03:22qui a été faite
01:03:23notamment pour les collectivités
01:03:26c'est lorsqu'on leur a
01:03:27supprimé la taxe d'habitation
01:03:28on leur a supprimé
01:03:30une capacité
01:03:30à investir
01:03:32et cette capacité
01:03:34à investir
01:03:34aujourd'hui
01:03:35elle manque
01:03:36dans les collectivités locales
01:03:37ça c'est une réalité
01:03:39ensuite
01:03:39dans les hôpitaux
01:03:41
01:03:42Mathieu Lefebvre
01:03:43est mis en raison
01:03:44on peut considérer
01:03:45au cours des dernières années
01:03:47qu'il y a eu
01:03:47des investissements
01:03:47massifs
01:03:48alors tout n'a pas été fait
01:03:50mais on ne peut pas
01:03:51nous dire
01:03:52que rien n'a été fait
01:03:53Alexandre Devec
01:03:53non mais c'est pas
01:03:55parce que ma réponse
01:03:55ne vous plaît pas
01:03:56non c'est pas
01:03:56que ma réponse
01:03:57moi j'ai été assez honnête
01:04:00sur les collectivités locales
01:04:01il y a une erreur
01:04:02qui a été faite
01:04:03manifeste
01:04:04c'est sur la capacité
01:04:05d'investissement
01:04:06en supprimant
01:04:07à taxe d'habitation
01:04:08je suis en juin 2027
01:04:09et j'entends une ministre
01:04:10de la santé
01:04:11qui me dit
01:04:12qu'elle est en train
01:04:12de mobiliser
01:04:13les acheteurs
01:04:14pour qu'il puisse y avoir
01:04:16des ventilateurs
01:04:18dans les chambres
01:04:18des hôpitaux
01:04:19alors que depuis 2010
01:04:21tous les rapports
01:04:22m'expliquent
01:04:23et les faits
01:04:23me montrent
01:04:24qu'on est passé
01:04:25d'une canicule par an
01:04:26à 3 ou 4 par an
01:04:28d'une canicule par an
01:04:28dans les années 90
01:04:29à 3 ou 4 depuis 2010
01:04:30et j'ai eu une ministre
01:04:31de la santé
01:04:32qui me dit
01:04:33qu'elle chère
01:04:34mobiliser un acheteur
01:04:35pour acheter
01:04:36un ventilateur
01:04:37qui abrace
01:04:37de l'air chaud
01:04:38dans une chambre
01:04:38je veux dire
01:04:39on est encore
01:04:40très en deçà
01:04:41de ce qu'on devrait faire
01:04:42mais très très en deçà
01:04:43parce qu'on brasse
01:04:44de l'air chaud
01:04:45et croyez moi
01:04:46on brasse un peu plus
01:04:47que de l'air chaud
01:04:48quand on fait
01:04:48parce que de l'air chaud
01:04:49vous avez aussi
01:04:50autre chose dans l'air
01:04:51nous sommes en juin 2027
01:04:52la ministre de la santé
01:04:53vient de me dire
01:04:53que la climatisation
01:04:54n'est pas indispensable
01:04:55dans tous les bâtiments
01:04:57d'institutions
01:04:58et qu'elle est en train
01:04:59de chercher des ventilateurs
01:05:00avec ses acheteurs
01:05:00dans les chambres d'hôpitaux
01:05:01voilà ce que je viens
01:05:05très technique
01:05:07très techno
01:05:08à un problème
01:05:09qui est d'ordre systémique
01:05:10et en fait
01:05:10je me demande même
01:05:11si ça dépasse pas
01:05:13son champ d'attribution
01:05:14et que ce ne serait pas
01:05:15le rôle du premier ministre
01:05:16de s'exprimer là-dessus
01:05:18parce qu'en réalité
01:05:18le problème
01:05:19n'est pas la chaleur
01:05:20le problème
01:05:21c'est deux choses
01:05:22c'est un état
01:05:23qui se paupérise
01:05:25malgré un taux
01:05:25de contribution
01:05:27inégalé
01:05:27en Europe
01:05:28et peut-être
01:05:29dans le monde
01:05:29on paye énormément d'impôts
01:05:31et tous les français
01:05:32constatent chaque jour
01:05:33que tout ce qui est
01:05:34infrastructure de l'état
01:05:35qui est service public
01:05:36ça se paupérise
01:05:37c'est le train
01:05:38c'est l'hôpital
01:05:40c'est l'école
01:05:41donc en vérité
01:05:42c'est en mettre
01:05:43de la clim partout
01:05:43et depuis longtemps
01:05:45on aurait dû faire attention
01:05:46que les écoles
01:05:47qui sont trop vétustes
01:05:48faire en sorte
01:05:49qu'elles soient moins vétuses
01:05:50les hôpitaux
01:05:51les épais
01:05:52etc
01:05:52c'est des choses spécifiques
01:05:54et ensuite
01:05:55il y a une autre question
01:05:56qui est celle
01:05:56de l'anticipation
01:05:57on nous parle beaucoup
01:05:59du récifement climatique
01:06:00bon à ce moment-là
01:06:01c'est pas nouveau
01:06:02il fallait commencer
01:06:03à s'y adapter
01:06:04mais déjà
01:06:05faisons en sorte
01:06:05que nos services publics
01:06:07fonctionnent comme ils devraient
01:06:08fonctionner
01:06:09vu le taux d'imposition
01:06:12en France
01:06:12je crois qu'en plus
01:06:12les français sont attachés
01:06:14à leurs services publics
01:06:14et ne comprennent pas
01:06:15où va l'argent
01:06:16c'est ça le problème
01:06:17c'est pour ça
01:06:30oui les financements
01:06:31le Orsan
01:06:32au niveau 3
01:06:33très bien
01:06:33on a parlé
01:06:34des transports sanitaires
01:06:34qui augmentent
01:06:35dans les départements
01:06:36le budget
01:06:37qui augmente
01:06:38dû à l'augmentation
01:06:39du carburant
01:06:39l'inflation du carburant
01:06:40et pareil
01:06:41forcément tout ça
01:06:42c'est les collectivités
01:06:43territoriales qui payent
01:06:44donc aujourd'hui
01:06:45les pompiers
01:06:45sont impactés
01:06:46complètement
01:06:46le premier service public
01:06:48en de proximité
01:06:49effectivement
01:06:49dont je fais partie
01:06:50il est important
01:06:51il est partie prenante
01:06:52effectivement
01:06:52sur le fonctionnement
01:06:54des crises
01:06:54notamment sanitaires
01:06:55au niveau
01:06:56de l'ensemble
01:06:57du territoire national
01:06:58mais on s'aperçoit
01:06:59que Orsan
01:07:00les transports sanitaires
01:07:01ont été complètement écartés
01:07:02parce qu'en fait
01:07:03tous les gens
01:07:03qui affluent vers
01:07:04ces centres hospitaliers
01:07:05vers les urgences
01:07:06ils viennent bien
01:07:07avec quelqu'un
01:07:08donc forcément
01:07:09derrière
01:07:09on se retrouve
01:07:09avec ce carcan
01:07:11qui vient
01:07:13entacher tout ça
01:07:14parce que derrière
01:07:15oui
01:07:15j'interpelle d'ailleurs
01:07:16le gouvernement
01:07:17notamment
01:07:17sur les financements
01:07:18des SDIS en France
01:07:19parce que forcément
01:07:20c'est un phénomène
01:07:21qui s'accentue
01:07:22avec le temps
01:07:22et pourquoi ?
01:07:23parce qu'on a des crises
01:07:24qui s'accentuent aussi
01:07:25également
01:07:25des canicules
01:07:26qui vont arriver
01:07:27dans les années
01:07:27qui suivent
01:07:28qui vont avoir
01:07:29les conséquences
01:07:29notamment sur
01:07:30l'impact financier
01:07:32l'impact santé
01:07:33et l'impact environnemental
01:07:34puisque nous
01:07:35dès l'instant
01:07:36où il y a une canicule
01:07:36forcément
01:07:37on a les feux de forêt
01:07:38aussi qui viennent
01:07:38forcément
01:07:39entacher tout ça
01:07:40qu'on découvre
01:07:41pour ne pas vous citer
01:07:42un feu de forêt
01:07:43qui s'est passé
01:07:43d'ampleur de 17 000 hectares
01:07:45dans l'autre l'an dernier
01:07:46c'est 15 millions d'euros
01:07:47donc forcément
01:07:48derrière
01:07:48à un moment donné
01:07:49si on ne met pas
01:07:50en fait tout ça
01:07:52en route
01:07:53forcément
01:07:53on va avoir
01:07:54un peu de mal
01:07:54puisque tout ça
01:07:55c'est un phénomène cascade
01:07:56et d'ailleurs
01:07:57une crise caniculaire
01:07:58ça coûte de l'argent
01:07:59beaucoup d'argent
01:08:00plusieurs milliards
01:08:00ça coûte 0,3% du PIB
01:08:02quand même
01:08:02j'ai un scoop
01:08:03et je voudrais finir
01:08:04en donnant
01:08:04sur cette thématique
01:08:05en donnant la parole
01:08:06au docteur Bauer
01:08:06j'ai un scoop
01:08:07je caricature un peu
01:08:08mais dans une semaine
01:08:09il va faire meilleur
01:08:11on aura tout oublié
01:08:12on aura tout oublié
01:08:13et on repartira
01:08:14de zéro
01:08:15à la prochaine canicule
01:08:17alors nous non
01:08:17parce qu'il faut savoir
01:08:18que nous on va voir
01:08:20arriver des patients
01:08:20qui vont s'être aggravés
01:08:22qui ne se seront peut-être
01:08:23pas aggravés suffisamment
01:08:24juste maintenant
01:08:25pour demander
01:08:27une consultation rapide
01:08:28ou un accès aux urgences
01:08:29mais nous allons
01:08:31dans les jours
01:08:32et probablement
01:08:33les semaines qui viennent
01:08:34avoir des patients
01:08:35en particulier
01:08:36vasculaires et cardiaques
01:08:37qui présenteront
01:08:38des symptômes
01:08:39et une aggravation
01:08:39de leur maladie
01:08:41donc pour nous
01:08:41ça ne s'arrête pas
01:08:42au jour où la température baisse
01:08:44et cette dernière information
01:08:45nous étions à
01:08:4872 départements
01:08:49pardonnez-moi
01:08:49en vigilance rouge
01:08:50aujourd'hui
01:08:51nous passerons à 61
01:08:52demain
01:08:53avec une très légère
01:08:54accalmie
01:08:55mais pour retrouver
01:08:56une douceur
01:08:57ou une normale saisonnière
01:08:58on va dire
01:08:58il faudra entendre
01:08:59encore quelques jours
01:09:00on pense bien sûr
01:09:01à toutes les personnes
01:09:02fragiles
01:09:03ou moins fragiles
01:09:03d'ailleurs
01:09:03puisque nous sommes tous
01:09:04impactés avec cette durée
01:09:06cette séquence
01:09:07absolument interminable
01:09:08il nous reste peu de temps
01:09:10et je voulais vraiment
01:09:10avant de rendre l'antenne
01:09:11déjà saluer
01:09:14pardonnez-moi
01:09:15monsieur Delamorandière
01:09:15votre prénom
01:09:16Vincent Delamorandière
01:09:17Vincent Delamorandière
01:09:18excusez-moi
01:09:19avocat pénaliste
01:09:20merci d'être avec nous
01:09:21on a été un petit peu
01:09:22chamboulé dans nos thématiques
01:09:24mais je voulais prendre
01:09:24les dernières minutes
01:09:25pour revenir sur cette
01:09:26terrible actualité également
01:09:27qu'est la mort de Louis
01:09:29tabassé vendredi
01:09:30à la suite d'un guet-tapant
01:09:31en Arbonne
01:09:32il a succombé à ses blessures
01:09:33une vidéo de la scène
01:09:34dont on peut montrer
01:09:35des illustrations
01:09:36floutées évidemment
01:09:38a été diffusée
01:09:39sur les réseaux sociaux
01:09:39par les agresseurs
01:09:41les cinq suspects
01:09:41présumés
01:09:42donc trois mineurs
01:09:42identifiés par la vidéo
01:09:44ont été arrêtés
01:09:44placés en détention
01:09:45provisoire
01:09:46j'aurais qu'on voit
01:09:47juste cette séquence
01:09:48qui fait une dizaine
01:09:49de secondes
01:09:50mais avec le son
01:09:52et l'image
01:09:52on comprend
01:09:53que c'est le début
01:09:54du calvaire pour Louis
01:09:55et que l'issue
01:09:56évidemment
01:09:57et malheureusement
01:09:57elle a été fatale
01:10:00fais demi
01:10:01fais demi
01:10:02je vais t'enculer
01:10:03fais demi
01:10:04fais demi
01:10:04cours
01:10:05cours
01:10:06je vais t'enculer
01:10:07c'est beau
01:10:09je suis désolé
01:10:10je suis désolé
01:10:11je suis désolé
01:10:11avant de vous donner
01:10:12la parole
01:10:13je voudrais juste
01:10:13qu'on aille retrouver
01:10:14Jordan Florentin
01:10:15sur place
01:10:16qui est allé
01:10:17à Narbonne
01:10:18là où le drame
01:10:19a eu lieu
01:10:21on se trouve effectivement
01:10:22avec nos équipes
01:10:22ici au coeur précis
01:10:24du lieu
01:10:25où a eu lieu
01:10:26le tabassage
01:10:26le lynchage
01:10:27à mort
01:10:27du jeune Louis
01:10:28qui a été frappé
01:10:29par ses agresseurs
01:10:30dans la nuit
01:10:31de vendredi
01:10:31à samedi
01:10:32c'était aux alentours
01:10:32de 23h30
01:10:33ces agresseurs
01:10:34se sont introduits
01:10:35ici dans ce chantier
01:10:36privé
01:10:37il faut savoir
01:10:37que c'est un chantier
01:10:38privé
01:10:38de construction
01:10:39de logements
01:10:40ici à Narbonne
01:10:41qui ne dispose pas
01:10:42de surveillance particulière
01:10:43pas de caméra
01:10:43de vidéosurveillance
01:10:45ni de barrière
01:10:45qui empêche
01:10:46physiquement
01:10:46d'entrer dans ce chantier
01:10:48c'est donc ici
01:10:49juste derrière moi
01:10:49que Louis a été frappé
01:10:52dans la nuit
01:10:52de vendredi à samedi
01:10:53il a été retrouvé
01:10:54le lendemain matin
01:10:55par un ouvrier
01:10:56du chantier
01:10:56qui a retrouvé son corps
01:10:57qui gisait ici
01:10:58dans son sang
01:10:59des traces de sang
01:11:00sont d'ailleurs
01:11:00encore visibles
01:11:01les ouvriers
01:11:02nous disent
01:11:02d'être extrêmement choqués
01:11:04presque traumatisés
01:11:05par ce qui s'est passé
01:11:06il travaille ici
01:11:07et les traces de sang
01:11:09sont encore visibles
01:11:09et le meilleur ami
01:11:10de Louis
01:11:11qu'on a pu emmener
01:11:12ici avec nous
01:11:13nous a livré
01:11:14un témoignage
01:11:14absolument bouleversant
01:11:15a fondu en larmes
01:11:16en voyant
01:11:16les traces de sang
01:11:17encore visibles
01:11:18et donc ici
01:11:20l'émotion
01:11:20elle est encore
01:11:20extrêmement présente
01:11:21dans le quartier
01:11:23Vincent de la Morandière
01:11:24je rappelle que vous êtes
01:11:24avocat pénaliste
01:11:25trois gardés
01:11:27à vue sont mineurs
01:11:28les deux autres
01:11:28ont 18 et 19 ans
01:11:29donc ce sont des
01:11:30très très très jeunes adultes
01:11:32on est dans une série
01:11:34totalement délirante
01:11:34de l'hyperviolence
01:11:36juvénile
01:11:37j'invite nos téléspectateurs
01:11:38d'ailleurs à ce grand rendez-vous
01:11:39ce soir autour de
01:11:40Gauthier Lebray
01:11:40sur nos jeunes
01:11:41qui sont décimés
01:11:43par cette ultra-violence
01:11:44alors en fait
01:11:45ce qu'on voit là
01:11:45qui est intéressant
01:11:46c'est qu'il y a une forme
01:11:47de déréalisation en fait
01:11:48chez les auteurs
01:11:49c'est-à-dire
01:11:50ils ne se rendent absolument
01:11:50pas compte de ce qu'ils font
01:11:51ils commettent une infraction
01:11:53qui est extrêmement grave
01:11:54mais ils se filment
01:11:55et ils partagent
01:11:56donc on voit bien
01:11:57qu'il y a quelque chose
01:11:58qui dans leur niveau
01:11:59de conscience
01:12:00est extrêmement
01:12:02bas
01:12:03le risque pénal
01:12:04le risque pénal est maximum
01:12:05vous le savez
01:12:06c'est perpète encouru
01:12:07pour les majeurs
01:12:07et puis il y a
01:12:08en cas d'excuse de minorité
01:12:10on est sur le plafond de 20
01:12:1220 ans encourus
01:12:13mais ce qui est déjà énorme
01:12:14pour un mineur
01:12:15mais le sujet
01:12:17c'est pas ça
01:12:17c'est que quand
01:12:18ils vont devoir
01:12:19justifier leur acte
01:12:20alors pas le justifier
01:12:21en tout cas essayer
01:12:22de l'éclairer
01:12:22d'expliquer
01:12:23ce qui s'est passé
01:12:24en fait on s'aperçoit
01:12:25généralement
01:12:26que les motifs
01:12:28les mobiles
01:12:29sont d'une platitude
01:12:31c'est le néant
01:12:32en fait
01:12:33c'est des vies
01:12:33et des vies
01:12:34et des vies gâchées
01:12:35et quand on leur demande
01:12:36mais pourquoi ça s'est passé
01:12:37pourquoi t'as fait ça
01:12:38et bien en fait
01:12:40ils sont même pas capables
01:12:42de dire un mot ou l'autre
01:12:44et nous les avocats
01:12:45et les avocats de la défense
01:12:46aussi on est là aussi
01:12:47pour les accompagner
01:12:48pour faire un travail
01:12:49d'approfondissement
01:12:50un travail éducatif
01:12:51qui...
01:12:51C'est récupérable
01:12:52un jeune de 15 ans
01:12:53qui tabasse à mort
01:12:54un autre adolescent
01:12:56et qui retourne d'ailleurs
01:12:57quelques heures plus tard
01:12:58parce que c'est ce qu'on apprend
01:12:59avec nos différentes sources
01:13:01et nos services de justice
01:13:02qui retourne quelques heures plus tard
01:13:03pour continuer de filmer
01:13:05ce gamin agonisant
01:13:06en faisant des commentaires
01:13:07d'un autre temps
01:13:10et sous une forme ludique
01:13:11qui est totalement paradoxale
01:13:13avec la scène
01:13:14qu'on est en train de découvrir
01:13:15Permettez-moi de répondre
01:13:16en deux temps
01:13:16le premier temps
01:13:17c'est que le point commun
01:13:18entre tous les auteurs
01:13:19et les participants
01:13:20au service public
01:13:21de la justice
01:13:22ou de la police
01:13:23c'est qu'on pense
01:13:25que la justice
01:13:26peut aider les gens
01:13:27à changer
01:13:27le procureur
01:13:38qui va prendre
01:13:39des réquisitions
01:13:53et on va conclure malheureusement
01:13:54je suis désolé
01:13:55parfois on a du mal
01:13:56à voir ce changement
01:13:59parfois dans certains dossiers
01:14:00on a du mal
01:14:01à voir des capacités
01:14:02de changement
01:14:03c'est parfois difficile
01:14:04mais il faut être réaliste
01:14:05et un peu humble
01:14:06de ce côté là
01:14:06je rappelle une dernière fois
01:14:07ce rendez-vous
01:14:08autour de Gauthier
01:14:09le bret
01:14:09à partir de 21h
01:14:11Louis au coeur
01:14:12de cette soirée spéciale
01:14:14tout comme Thomas
01:14:15Lola
01:14:15Elias
01:14:16nos jeunes assassinés
01:14:17et cette nouvelle séquence
01:14:17qui fait froid dans le dos
01:14:18merci à tous d'être intervenus
01:14:19en plateau
01:14:20je vous remercie
01:14:21une demi-heure plus tôt
01:14:22puisque nous sommes jeudi
01:14:23et que le jeudi
01:14:23c'est face à Pierre Lelouch
01:14:24l'actualité internationale
01:14:25décryptée par notre ami
01:14:27et ancien ministre
01:14:28à tout de suite
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