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Cette vidéo fait partie du Corner Football
«Il y a un terrain de jeu sur pelouse pour le match, et un terrain qui s'appelle la France et que les émeutiers occupent en toute impunité», fustige Paul Amar dans #Punchline, avant la rencontre entre la France et le Maroc dans le cadre de la Coupe du monde.

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Transcription
00:00Cet échange, le premier échange, je dis beaucoup de l'état de notre société et de son évolution.
00:03Parce qu'en 98, moi j'ai un souvenir très précis, avant le match, on ne parlait que d'une
00:07chose,
00:08des chances de la France face au Brésil.
00:10Et après le match, et là, pas du tout.
00:12On ne m'a même pas demandé quel était mon pronostic.
00:14Alors, mon pronostic, allez-y, Paul.
00:15Non, je reste cohérent, j'avais dit 3-2 pour la France.
00:18Voilà, mais on ne parlait que du match.
00:20Et après le match, des millions de personnes dans les rues, il y a eu des incidents très regrettables.
00:24Il y a eu des morts.
00:25On oublie qu'il y a eu une voiture qui a foncé dans la foule.
00:27Oui, parce qu'il y avait une énorme foule.
00:29Oui, mais il y avait, ce n'était pas des actes de pillage.
00:32Parce qu'il y avait des actes de pillage.
00:33Exactement, et Geoffroy a raison de dire que c'était de la panique.
00:36Mais vous vous rendez compte qu'on ne parle que des barricades possibles,
00:40que du saccage possible, en une génération à peine.
00:43Alors, ce commerçant a tort sur toute la ligne, sauf sur un point.
00:46Quand il dit que c'est l'échec, c'est l'échec de l'État.
00:49Dont la mission première, qui est régalienne, consiste à sécuriser, à protéger ses citoyens.
00:54Et de ce point de vue, l'État, tout gouvernement confondu d'ailleurs,
00:56depuis 1998, a complètement échoué.
00:59Un mot sur l'esprit qui régnait après 1998, la France black-blanc-beurre.
01:03Une France de fraternité, de diversité, qu'on célébrait avec la victoire de l'équipe de Zidane.
01:09Et aujourd'hui, on ne parle même pas d'Olysée, on ne parle même pas de Mbappé,
01:12on ne parle que de ses émeutiers, que de ses casseurs qui risquent de descendre dans la rue.
01:16Et vous avez raison de dire, je crois que c'est Reda Bellach qui disait aujourd'hui
01:19qu'il n'y aura pas que des supporters franco-amorocains.
01:23Et il est lui-même suggéré qu'il pourrait y avoir des supporters,
01:26enfin des supporters, des émeutiers franco-algériens, franco-sénégalais,
01:31et de tous ces pays que vous avez cités tout à l'heure.
01:33Et pardon, François, mais il y a comme une coïncidence malheureuse
01:37entre l'identité de ces émeutiers et le fait qu'ils cassent à ce point.
01:43Il y a un problème qui se pose aujourd'hui.
01:45Il y a un terrain de jeu sur Pelouse pour le match,
01:49et il y a un terrain de jeu qui s'appelle la France,
01:50qu'ils occupent comme ça en toute impunité,
01:52et ils se mettent à casser en toute impunité.
01:54Ce que je voulais dire, c'était lié au type d'affrontement.
01:59Il y a eu des incidents à Calais après France-Suède.
02:01France-Suède, non, non, non.
02:03À Calais, il y a eu des gens arrêtés d'ailleurs.
02:05Il y a des matchs précis.
02:07C'est malheureusement plutôt les équipes pré-sous-le-bol.
02:10Bon, alors ce froid.
02:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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