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  • il y a 9 minutes
Benjamin Camboulives, porte-parole Alternative Police CFDT, revient sur le démantèlement des camps à Calais : «S'il n'y a pas de droit d'asile, dans 90% des cas, les migrants expulsés du camp se retrouvent de nouveau à Calais».

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Transcription
00:00Je peux vous citer ce qui se passe à Calais, par exemple, quand on démantèle des camps fixes pour éviter
00:05simplement les points de fixation,
00:06qui créent des conditions inhumaines après, les passeurs, la toxicomanie, la prostitution,
00:12donc c'est pour ça qu'il n'y a pas de camps fixes et qu'on les démantèle quotidiennement.
00:15Quand on fait ça, il est toujours proposé aux migrants de monter dans des cars pour rejoindre des centres d
00:20'accueil et d'orientation,
00:21où les situations sont étudiées. Là, normalement, c'est une sorte de sas entre soit le droit d'asile, soit
00:26l'expulsion.
00:27Sauf que s'il n'y a pas le droit d'asile, qu'est-ce qui se passe ? Dans
00:2990% des cas, vous retrouvez les mêmes personnes de nouveau à Calais
00:33parce qu'on n'est pas capable d'expulser et que tout ce qu'ils veulent, c'est passé en
00:36Angleterre.
00:36Donc on a un énorme souci, effectivement, de coercition, de l'expulsion.
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