00:00On note aujourd'hui dans les services, dans les hôpitaux, le retour du syndrome d'hospitalisme.
00:06C'est des bébés qui, faute de place parce qu'il n'y a plus assez de familles d'accueil,
00:09parce qu'il n'y a plus assez de travailleurs sociaux, restent pendant des mois dans les services hospitaliers
00:13et donc sans être portés, sans relations affectives, sans parfois même entendre de voix pendant la journée
00:20et qui vont développer l'hospitalisme, c'est-à-dire une dépression sévère du nourrisson
00:23et qui vont ensuite se laisser mourir.
00:25C'est un syndrome qu'on retrouvait dans les orphelinats en Roumanie.
00:28Donc je veux dire, on en est aujourd'hui là et c'est assez désespérant de voir que les choses
00:34n'avancent pas.
00:35Et là, le projet de loi, j'espère qu'on en parlera un peu tout à l'heure,
00:37mais le projet de loi qui est soumis au Parlement ne règle aucun des problèmes
00:41qui sont de nature urgente aujourd'hui dans notre système de manière structurelle.
00:48Moi je pense que les scandales sur l'aide sociale à l'enfant, sur le social de manière générale,
00:52doivent mettre en lumière le fait que depuis maintenant deux ans, on voit se multiplier les fermetures de services.
01:00Vous avez en ce moment des collègues de la sauvegarde de l'enfance dans le Tarn qui se battent contre
01:05la fermeture de leurs services.
01:07Ce sont 270 salariés. Je ne peux pas dire le nombre d'enfants que ça concerne, mais c'est la
01:12protection de l'enfance.
01:13L'année dernière, une maison d'enfants a fermé dans le Finistère, dont Bosco, et c'est la même chose
01:20en Gironde.
01:21On a plein de collègues qui se battent actuellement pour préserver leur salaire,
01:24mais aussi nos conditions de travail sont directement liées avec les conditions d'accueil, d'accompagnement.
01:31Et ça, on le dit tout le temps. Et c'est sur ça qu'on veut être entendus.
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