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Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans l'heure interne de 100% politique comme tous les mercredis soirs.
00:04Passer 21h avec Xenia Federova. Bonsoir chère Xenia.
00:07Nos invités du soir, Régis Le Saumier, le patron de la rédaction d'Omerta.
00:10Et puis Sébastien Ligné. Bonsoir à tous les deux.
00:14Les hostilités reprennent entre Washington et Téhéran.
00:18Et ce soir, Donald Trump... Alors il y a deux Donald Trump ce soir.
00:21Il y a celui qui a dit que ce sont des ordures. Les Iraniens, le cessez-le-feu est terminé.
00:25Et ne vous inquiétez pas, les hostilités vont reprendre, mais ça va durer très peu de temps.
00:29Je vous propose d'écouter le président américain.
00:32Le cessez-le-feu est-il terminé ? Le protocole d'accord est-il mort ?
00:37C'est une question très intéressante. Pour moi, je pense que c'est fini.
00:41Je ne veux plus avoir affaire à eux. Ce sont des ordures.
00:44Vous savez ce que sont des ordures ? Ce sont des ordures.
00:46Ce sont des gens malades. Ils sont dirigés par des gens malades.
00:49Et ce sont des gens vicieux, violents.
00:52Voilà, il a annoncé de nouvelles frappes possibles cette nuit sur l'Iran.
00:57Comment on analyse cela ? On a l'impression qu'on fait l'or inter depuis le mois de janvier.
01:01J'ai l'impression de vivre un jour sans fin.
01:03À chaque fois, on nous annonce que c'est la dernière fois.
01:05Puis les hostilités reprennent d'un côté ou de l'autre.
01:07Puis l'escalade. Et on repart, j'ai l'impression, à zéro et on n'en sort pas.
01:11C'est exactement ça. Mais à un moment où il faut en sortir.
01:14Et si ça continue comme ça ?
01:15Et ce n'est pas drôle du tout. Parce que si ça continue comme ça, à la fin de l
01:20'été, j'imagine que, même si je ne suis pas experte d'énergie,
01:25j'ai l'impression qu'avec le prix de pétrole, les réserves qui se vident petit à petit, le fait
01:31que le détroit d'Harmouz est encore toujours bloqué,
01:33on va avoir beaucoup plus de problèmes.
01:35Encore, les entreprises d'avions vont continuer, comme elles sont déjà faites.
01:43Par exemple, l'Oufthansa était obligée d'annuler certains vols.
01:47Je pense qu'on va revenir dans cette situation de crise énergétique beaucoup plus importante.
01:53Donc Donald Trump sera obligé de trouver une sortie.
01:56S'il continue de frapper comme ça, qu'est-ce que ça donne ?
01:59Cette ambiance de cesser le feu fragile, mais aussi le manque de confiance aux négociations, ça n'aide pas.
02:09Et donc, pour vraiment changer le régime, il a besoin de commencer une opération terrestre.
02:14On a déjà parlé de ça.
02:16Et ça, c'est quelque chose, évidemment, qu'il ne veut pas.
02:18Parce que ça va coûter cher à Donald Trump, politiquement parlant.
02:21Donc je pense que c'est toujours sa façon de mettre la pression sur les Iraniens.
02:25Parce que les points qui sont dans les référendums...
02:28Pardon.
02:29Dans les mémorandums, c'est exactement les points qui sont trop, trop durs à accepter pour les États-Unis.
02:37Donc ça, c'est sa façon de mettre encore une coupe de pression, à mon avis.
02:41Alors, l'Iran fait état d'un appel entre son chef de la diplomatie et le Premier ministre Qatari dans
02:46ce contexte.
02:46Je vous propose d'écouter à nouveau Donald Trump, puisque je vous disais, il a dit, ce sont des ordures
02:49et le cessez-le-feu est terminé.
02:51Et puis, quelques minutes plus tard, au même sommet de l'OTAN qui a donc lieu en Turquie, comme vous
02:55le savez,
02:56il dit qu'il y aura possiblement des frappes dans les heures qui viennent.
02:59Mais que tout ça ne durera pas très longtemps.
03:02Non, je ne pense pas qu'elle va reprendre.
03:05Ils ont essayé, ils ont ciblé quelques avions, quelques bateaux, mais nous les avons ciblés encore plus forts.
03:11Notre équipement est bien plus puissant.
03:17Quelqu'un nous a demandé si nous allons les frapper à nouveau ce soir, je lui ai dit que c
03:20'était possible.
03:23Nous essayons de parler comme eux, de faire comme eux.
03:28Et je pense que si nous commençons quelque chose, ce sera réglé assez rapidement.
03:32Et ça ne fera que rendre la situation plus sécurisée, notamment pour ce qui est du pétrole.
03:39Tout se passera très rapidement, de manière très efficace.
03:43Dans le détroit d'Hormuz, les bateaux naviguent librement, le pétrole coule à flot.
03:54Et nous ne sommes pas intéressés par une guerre à long terme.
03:58Voilà, donc Donald Trump dit qu'il n'y a aucun problème, que le pétrole coule à flot, que pour
04:02les bateaux ça se passe très bien,
04:03que c'est les Iraniens qui ont voulu cibler des bateaux, américains notamment, et qu'ils en payent le prix.
04:07Et d'ailleurs, vous allez les entendre dans un instant, mais Emmanuel Macron et le secrétaire général de l'OTAN
04:11ont donné raison à Donald Trump
04:13dans sa réaction contre l'Iran, en disant que c'est l'Iran qui a réenclenché les hostilités en ciblant
04:19des bateaux, notamment américains.
04:21Si vous voulez, Donald Trump il est face à un os, et l'os il s'appelle le détroit d
04:25'Hormuz.
04:26C'est-à-dire qu'il sent bien, il sait que ça lui a échappé, il sait que les Iraniens
04:31à tout moment ont un moyen de pression énorme
04:33avec ce détroit d'Hormuz qui impacte l'économie mondiale.
04:36Là, il y a eu le mémorandum, il y a eu ensuite l'ouverture du détroit d'Hormuz,
04:40mais en ce moment, les Iraniens tentent, et y parviennent pour partie, de faire passer les navires,
04:48de les faire transiter par leurs eaux territoriales.
04:51Ce qui veut dire qu'à un moment, ils envisagent, et ils l'ont déjà fait, d'appliquer une taxe.
04:58Et c'est ça la vraie question.
05:00Et ce qu'essayent de faire les Américains, c'est d'attirer les bateaux plutôt sur une route plus sud
05:04qui passe parmi les eaux territoriales du sultanat d'Omane.
05:08Et donc, les Iraniens ne veulent pas de cette route.
05:11Donc, les bateaux qui ont été ciblés étaient en train de transiter vers cette route.
05:16Et donc, les Américains sentent que là, il y a quelque chose qui leur échappe.
05:20Et donc, qu'est-ce qu'ils peuvent faire ?
05:22Pas grand-chose, si ce n'est ordonner des frappes.
05:24Ce qui va être très intéressant parce que, je ne sais pas si vous vous souvenez,
05:27avant la signature du fameux Mémorandum of Understanding,
05:31il y avait eu à nouveau une escalade, un peu de cette façon,
05:35avec Trump qui disait...
05:35Mémorandum, le traité, soi-disant de paix entre Téhéran et Washington.
05:40Ce qui permet...
05:41Dont la première signature avait été mise en scène, notamment à Versailles.
05:43Avec le président iranien d'à côté et la signature de Trump à Versailles.
05:47Vous avez raison.
05:48Mais rappelons qu'immédiatement après, il y avait eu cet accord.
05:52Et que là, à chaque fois, Donald Trump disait
05:55« On va peut-être frapper cette nuit très très fort et ça ne durera pas longtemps ».
05:59C'est toujours le même scénario parce qu'il y a la sacro-sainte croyance pour Donald Trump
06:04qu'il peut y arriver quelque part, ou en tout cas, il peut donner l'illusion d'y arriver
06:08en utilisant la force.
06:09Ça, c'est le truc américain habituel.
06:11En plus, ne pas oublier qu'il est au sommet de l'OTAN,
06:13qu'il méprise les Européens souverainement
06:16en faisant la part belle à Erdogan, son ami.
06:19Alors, on va voir, il a dit des choses assez contradictoires au sommet de l'OTAN.
06:23Il a quand même dit qu'il ne voulait plus commercer du tout avec l'Espagne.
06:26Membre de l'OTAN, en raison des positions de l'Espagne
06:28sur l'Iran, sur Gaza, etc.
06:30On va venir sur l'OTAN.
06:31Il est très hostile.
06:32Mais on est avec Nicolas Conquer, auteur aux éditions Fayard,
06:35notamment « Faut-il un Trump français ? ».
06:38Nicolas Conquer, comment vous analysez la position de Donald Trump ?
06:42Est-ce qu'il va arriver à sortir un jour du bourbier iranien ?
06:46On voit que l'Iran a choisi la position de l'escalade.
06:50C'est eux qui sont allés bombarder des tankers dans le détroit d'Hormuz,
06:53ce qui faisait évidemment partie des conditions qui étaient déterminées
06:56dans ce préaccord, dans le mémorandum.
06:58Et que, alors que Donald Trump, lui, a choisi la paix par la force,
07:00l'Iran a voulu imposer une force sans la paix.
07:03Et il se retrouve dans cette situation qui a justifié ces bombardements
07:06qui, comme vous l'avez dit, ont été jugés nécessaires par Marc Routte,
07:10du point de vue de l'OTAN, mais également par Macron.
07:12Ils s'apprêtent à potentiellement faire une démonstration de force
07:15dans la profondeur cette nuit, parce que c'est la seule diplomatie,
07:18la diplomatie des bombes, c'est la seule diplomatie
07:20que vont comprendre les mollas.
07:21Et c'est absolument malheureux pour le peuple iranien
07:23qui a subi de cette posture jusqu'au boutiste des mollas.
07:27Mais on est dans une situation où ils ne peuvent pas juste faire du chantage
07:30avec de l'extorsion sur ce détroit d'Hormuz,
07:33qui, effectivement, est le point d'achoppement
07:36et qui justifie, sans doute, une des pistes qui est évoquée,
07:40où on n'a jamais été aussi près, d'une potentielle prise
07:42des points névragiques du transit du pétrole,
07:46à savoir l'île de Cargue et potentiellement l'île de Cash,
07:48qui est sans doute plus facile d'accès,
07:50mais vraiment aller prendre contrôle de ces approvisionnements,
07:52qui est ce qui maintient le régime iranien à flot.
07:55Alors, ce que dit Nicolas Conquer, il a raison,
07:57la responsabilité iranienne, c'est ce qui se disait d'ailleurs
07:59au sommet de l'OTAN, mais on a quand même la sensation aussi
08:02que Trump n'arrive pas à tourner la page, Sébastien Ligné,
08:05de ce conflit et qu'il y est allé en pensant que ça durerait
08:08peut-être peu de temps et qu'on voit que ça dure longtemps,
08:12plusieurs mois, on est dans ce conflit depuis plusieurs mois.
08:14Pour moi, on assiste à un moment très important,
08:16à la fois dans l'héritage que laissera Donald Trump,
08:18mais aussi dans l'image des Américains à l'étranger.
08:21C'est-à-dire que, d'abord, il y a un premier point,
08:23c'est qu'on voit les limites de la méthode trumpienne sur la diplomatie.
08:27C'est-à-dire que Trump, il est très fort dans la diplomatie,
08:30par le rapport de force permanent, et ça marche très bien
08:32face à un État plus faible que les Américains,
08:34c'est-à-dire beaucoup de pays.
08:35Donc, quand c'est le Venezuela, c'est facile d'imposer
08:37un rapport de force avantageux aux États-Unis.
08:40Quand il faut imposer des droits de douane aux Européens,
08:42c'est facile parce qu'évidemment, les Européens,
08:44aujourd'hui, sont faibles, etc.
08:46Là, il est tombé, en effet, sur un os, comme nous dit Régis,
08:49et en fait, je pense qu'il a sous-estimé le régime iranien,
08:52comme beaucoup d'occidentaux, d'ailleurs.
08:54Il a sous-estimé la capacité de résilience
08:56et de survie du régime iranien.
08:58Et pourquoi c'est important, selon moi,
09:00dans l'image des Américains à travers le monde,
09:03c'est que pour la première fois depuis plusieurs décennies,
09:05on a, face aux États-Unis, un pays de ce qu'on appelle
09:08le sud global, qui non seulement pense pouvoir tenir tête
09:11aux États-Unis, mais qui, en plus, veut le diffuser
09:14au monde entier.
09:15C'est la grande stratégie du régime iranien
09:17depuis plusieurs semaines, notamment depuis la signature
09:19de ce fameux accord.
09:20C'est de montrer que cet accord est avantageux
09:22pour le régime iranien,
09:23et que le régime iranien a fait plier les États-Unis.
09:26C'est les fameux arguments avancés par le régime iranien.
09:28Ça, ça change tout, parce que ça tente de démontrer
09:31que l'ogre américain n'est plus invincible.
09:34Et ça, dans le rapport de force
09:35qu'entretient Trump avec les pays,
09:37notamment au sud global, ça change tout.
09:38Parce qu'en effet, le régime iranien a découvert
09:41cette deuxième armée.
09:42Et vous dites qu'il est carrément en train de perdre
09:43le rapport de force ?
09:45C'est-à-dire que, rien que le fait qu'un rapport de force existe,
09:48qu'un bras de fer soit enclenché avec le régime iranien
09:50qu'on annonçait mort il y a trois mois,
09:52montre bien la faiblesse structurelle
09:55de la diplomatie américaine aujourd'hui.
09:56Et ça, c'est un message qui est envoyé
09:58à tous les autres pays, notamment les puissances émergentes,
10:01qui est en train de se dire, peut-être que les Américains
10:03sont prenables sur la diplomatie.
10:04Peut-être qu'ils ne sont plus invincibles.
10:06Vous pensez bien que la Chine regarde tout ce qui se passe
10:08avec un grand intérêt, notamment.
10:10Alors, une fois n'est pas coutume, je l'ai dit,
10:12il a reçu le soutien d'Emmanuel Macron
10:13au sommet de l'OTAN, Donald Trump.
10:16Je pense qu'il y a eu une violation de cet accord
10:19par les frappes iraniennes
10:20qui ont conduit à une réponse américaine.
10:24Je pense que les Iraniens ont tout tort
10:27de faire ces frappes qui contreviennent
10:29à ce qu'ils ont eux-mêmes signé,
10:30qui a été préparé à Islamabad et signé à Lucerne.
10:34Pour autant, aujourd'hui, nous sommes toujours
10:35dans le cadre des 60 jours.
10:38Ma compréhension, c'est que les réunions
10:39qui sont prévues dans ce cadre
10:41vont continuer de se tenir
10:42et il faut continuer d'avancer
10:43avec beaucoup de calme, de sang-froid et de patience.
10:46Et nous, nous défendons toujours le même agenda.
10:49La paix et la stabilité,
10:50la réouverture du détroit d'Ormous
10:53sans condition ni péage,
10:55la paix et la stabilité au Liban,
10:58c'est-à-dire le retrait des armes du Hezbollah,
11:00le retrait de toutes forces étrangères
11:02du sol libanais
11:02et les capacités offertes au Liban
11:04pour se protéger lui-même
11:06et un cadre de sécurité pour tout le monde
11:08avec des négociations qui aboutissent
11:09sur le nucléaire et le balistique iranien.
11:11Et donc, les discussions vont se poursuivre.
11:13Gizénia, est-ce que vous êtes d'accord
11:14avec l'analyse de Sébastien qui disait
11:15que les Iraniens, qu'on disait effectivement
11:17morts, je parle du régime,
11:18il y a quelques mois,
11:20ont réussi à engager un bras de fer avec Trump
11:22et le président américain s'y attendait pas forcément ?
11:24Oui, je suis complètement d'accord
11:25que les États-Unis et Donald Trump
11:27sont sous-estimés, les Iraniens.
11:30Ils ont essayé de changer les régimes,
11:32ils ne sont pas réussis.
11:33Les régimes sont toujours là,
11:34même si ce ne sont pas les mêmes personnalités,
11:37ça tient.
11:39Iran a toujours la capacité militaire
11:41de frapper les bases,
11:42pas seulement américains, israels,
11:44mais aussi les pays du Golfe.
11:48Ce qui est intéressant aussi,
11:49parce que tous les pays du Golfe,
11:51presque tous, je pense qu'ils ont essayé
11:53de solliciter et faciliter ces échanges
11:58entre les États-Unis et l'Iran.
12:00Vous avez eu Pakistan, vous avez eu Hamman.
12:02Ils sont intéressés par une désescalade
12:06et pour préprendre la capacité
12:08de continuer de vendre les pétroles,
12:11ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
12:13Je pense que je suis complètement d'accord
12:15sur les pays du Sud global
12:17et ça, c'est quelque chose qui date déjà,
12:20parce que les États-Unis ne sont pas très bien vus
12:22par les pays du Sud global.
12:24C'est pour ça, par exemple,
12:25l'organisation qui s'appelle BRICS
12:27est si populaire aujourd'hui
12:29parce que c'est une façon d'essayer
12:31de créer un contrepoids à dominance américain,
12:33même si ce n'est pas une alliance militaire,
12:35mais plutôt économique quand même.
12:37Ça réunit certains pays
12:39qui ne sont pas d'accord avec la façon
12:40comment les États-Unis font du business aujourd'hui.
12:42Vous avez la Chine, encore une fois,
12:44qui joue un rôle d'antipotent massive
12:46beaucoup plus équilibré aujourd'hui
12:47que les États-Unis.
12:49Et donc, tout ça, je pense que ça touche
12:53à le prestige des États-Unis,
12:55à l'image des États-Unis.
12:56Et encore une fois,
12:57la façon comment les États-Unis
12:59et Donald Trump mènent la négociation,
13:01par exemple, pour la prochaine médiation
13:04dans les conflits ukrainiens,
13:06je suis sûre que les Russes regardent
13:08avec beaucoup d'attention
13:09comment Donald Trump mène ces négociations
13:13et à quel point on peut faire confiance
13:15aux Américains dans leurs paroles
13:17et comment facilement
13:19ils sont en train de changer leur position.
13:21Donc, tout ça, c'est très intéressant.
13:24Et en même temps, je pense que Donald Trump
13:26va continuer à essayer de sortir
13:28de cette situation
13:29parce qu'on est tous d'accord,
13:31ça ne peut pas continuer plus longtemps.
13:33Et lui aussi, il a besoin d'en sortir.
13:36Est-ce qu'il a besoin de sortir de ce conflit,
13:38Nicolas Conquer, Donald Trump, petit 1 ?
13:40Et petit 2, est-ce qu'il a sous-estimé
13:41le régime iranien ?
13:45La contrainte de temps
13:46était du côté de Donald Trump
13:47qui devait aller devant le Congrès,
13:48qui avait son anniversaire,
13:50qui avait le 4 juillet.
13:51Mais je vous rappelle
13:51que ces éléments se sont passés
13:52et Donald Trump a gardé la main
13:54sur les négociations
13:55et sur les interventions militaires.
13:57Depuis le mémorandum,
13:59il y a une dizaine de jours,
13:59les Iraniens se prenaient
14:01à peu près tranquillement
14:02et là, ils se sont mis à bombarder
14:04les navires, les tankers.
14:05Donc, c'est vraiment eux
14:06qui sont dans cette logique d'escalade
14:07et qui refusent toute argumentation
14:09et toute négociation sérieuse.
14:11Ensuite, est-ce que Donald Trump
14:12a besoin de ça ?
14:13Donald Trump a surtout besoin
14:14d'un commerce qui puisse reprendre
14:16et des négociations
14:17qui se maintiennent
14:19pour parler
14:20sur un canal distinct
14:22mais qui ne viennent pas
14:22rentraver l'économie mondiale,
14:24les flux
14:25et également qui permettent
14:26de se concentrer
14:27sur les autres menaces
14:28auxquelles font face
14:30les États-Unis
14:30aux portes de leur jardin,
14:34c'est-à-dire de leur zone d'influence.
14:35Et dans ce sens,
14:38il serait bon
14:40qu'Emmanuel Macron
14:40aille un peu au-delà
14:41des belles paroles
14:42de soutenir Donald Trump
14:43face à l'agression iranienne
14:45en mobilisant, sans doute,
14:47en profitant de leur présence
14:48au sommet de l'OTAN
14:49pour mobiliser la France,
14:51l'Angleterre
14:51et d'autres puissances de l'OTAN
14:52pour sécuriser ce détroit d'Hormuz,
14:55participer au déminage
14:56et c'est en ce sens-là
14:57qu'on va arriver
14:58à une résolution de ce conflit
14:59qui est vieux de 47 ans.
15:00Vous êtes d'accord
15:01avec ce que dit Nicolas Conquer,
15:02Xavier, ou pas ?
15:02Je pense qu'aujourd'hui,
15:04l'Iran continuait
15:05d'utiliser le détroit d'Hormuz
15:06comme ses cartes
15:07les plus importantes.
15:08Et donc, c'est normal
15:09que quand vous avez
15:11les bateaux
15:11qui essaient de passer
15:12par le détroit d'Hormuz
15:14sous la protection américaine,
15:16les Iraniens
15:17sont en train d'essayer
15:18de montrer
15:19que c'est eux
15:19qui le contrôlent.
15:20Et ça, c'est un bon prétexte,
15:22je pense,
15:23pour frapper l'Iran
15:24encore une fois.
15:26C'est les Iraniens
15:27qui sont cherchés
15:28en fait d'avoir
15:29cette escalade.
15:30Je pense que comme
15:31les États-Unis,
15:32l'Iran aussi cherche
15:33une sortie de ces conflits.
15:34Ils sont aussi affaiblis
15:36économiquement,
15:37même s'ils ont toujours
15:38la capacité militaire
15:39et les missiles balistiques.
15:40Ils cherchent quand même
15:41à en sortir.
15:42Donc, je ne vois pas
15:43la raison pour laquelle
15:44l'Iran va saboter
15:46ces d'accords.
15:47Je pense que c'est plutôt
15:48la façon comment
15:49Donald Trump
15:50mène les négociations
15:50par mettre
15:51les pressions additionnelles.
15:52Régis ?
15:53Moi, je pense qu'il ne faut
15:54jamais cesser de répéter
15:55que ce problème
15:56du détour
15:57en trois dormous
15:57n'existait pas
15:58avant l'intervention.
15:59Il était ouvert
16:00avant le conflit.
16:00Oui, mais d'en faire
16:01aujourd'hui finalement
16:02en disant
16:03l'Iran agresse.
16:04Non, l'Iran a trouvé
16:06opportunément
16:06une manne financière
16:08énorme,
16:09ça c'est clair,
16:10une possibilité
16:11d'exercer une pression
16:13sur l'économie mondiale,
16:14donc indirectement
16:15sur l'économie américaine.
16:16une manière aussi
16:18de montrer
16:19aux pays de la région,
16:20ça c'est très très important,
16:21que sécuritairement
16:23les Etats-Unis
16:24privilégient
16:24la défense d'Israël
16:26et pas la défense
16:27de l'Arabie saoudite,
16:28des Émirats arabes unis,
16:30de Bahreïn,
16:30du Koweït,
16:31etc.
16:32Et que tous ces pays
16:34vont devoir se trouver
16:35peut-être d'autres parrains
16:36ou d'autres partenaires
16:38pour assurer leur sécurité.
16:39Ça veut dire quoi ?
16:40Quand on parlait tout à l'heure
16:41de l'image,
16:42de la détérioration,
16:43de l'image de l'Amérique
16:44dans le monde,
16:45l'image de l'Amérique
16:46elle est détériorée
16:47par cette absence
16:48de sécurité
16:49qui avait été garantie
16:51aux Saoudiens.
16:51Les Saoudiens avaient,
16:52on va dire,
16:53délégué leur sécurité
16:55aux Américains
16:55et ils ont compris
16:56que leur existence même
16:58elle était fragilisée
16:59par la présence de l'Iran.
17:01Et le problème aujourd'hui
17:02il est là,
17:02c'est-à-dire que l'Iran
17:03ne va pas disparaître,
17:05le régime ne va pas tomber,
17:07tout ce qu'on nous avait
17:07raconté au début du conflit
17:09ne s'est pas réalisé
17:10et qu'il faut bien faire
17:11avec cette situation
17:12et donc on voit
17:13des pays de la région
17:14commencer à dialoguer
17:16avec d'autres partenaires.
17:17On voit des pays,
17:18l'émergence de pays
17:22d'importance diplomatique
17:23moindre à une époque
17:24comme le Pakistan
17:25qui aujourd'hui
17:26sont vraiment au front,
17:29les Qataris également
17:30parce que leur existence même
17:32est en péril,
17:33il faut voir ça.
17:33Donc les pays de la région
17:35veulent s'organiser
17:36pour régler aussi cette question
17:38et là aujourd'hui,
17:39c'est vrai qu'en maniant
17:41le chaud et le froid
17:42avec des Iraniens
17:43qui veulent poser leurs conditions,
17:45Donald Trump
17:45qui ne veut absolument pas
17:47vis-à-vis de l'opinion américaine
17:49dire
17:49j'ai perdu cette guerre,
17:51montrer qu'il a encore des cartes,
17:53donc il choisit des frappes.
17:54Mais il a raison,
17:55je pense qu'elles seront limitées
17:57et je pense qu'on va retourner
17:58à une négociation.
18:00Le sommet de l'OTAN,
18:01je rappelle qu'Emmanuel Macron
18:02avait dit que l'OTAN
18:03était en état de mort cérébrale
18:05et que nous avions quitté
18:06le temps
18:07sous la houlette
18:08du général de Gaulle,
18:09le conseil,
18:10le commandement intégré,
18:11qu'on a ensuite rejoint
18:12avec Nicolas Sarkozy.
18:13Alors écoutez
18:14Donald Trump
18:15sur l'OTAN,
18:17cet après-midi,
18:18il y avait beaucoup d'amour
18:18et beaucoup d'unité.
18:25Encore une fois,
18:26j'aurais aimé
18:27que vous puissiez être témoin
18:28du respect et de l'amour
18:30qu'il y avait dans cette salle.
18:32On voit bien ce qui se passe.
18:36Tout le monde est très satisfait
18:37de mon travail.
18:38Tout le monde me dit
18:41qu'on m'aime
18:42que je suis quelqu'un
18:46de très fort.
18:47Il y avait beaucoup d'unité.
18:51On les sentait bien.
18:53Voilà,
18:54beaucoup d'amour,
18:54beaucoup d'unité.
18:55Sauf que ce matin,
18:56ils disaient l'inverse.
18:59Je suis très en colère
19:00contre l'OTAN.
19:01Nous payons beaucoup,
19:03beaucoup trop.
19:04Des milliards et des milliards
19:05de dollars de trop
19:06parce que c'est injuste,
19:07parce que nous les protégeons.
19:09Donc nous les protégeons,
19:11mais eux ne sont pas là pour nous.
19:13Réfléchissez-y,
19:14ça ne marche pas.
19:14Comment on peut expliquer
19:15ces revirements de Donald Trump
19:17parfois en quelques heures,
19:18quelques minutes ?
19:18C'est ce qu'il a toujours fait
19:19sur tous les sujets.
19:20Re-regarder à nouveau
19:22ses déclarations
19:22pendant les campagnes présidentielles,
19:24c'est absolument extraordinaire.
19:25C'est-à-dire qu'il chauffe
19:26le chaud et le froid en permanence,
19:28mais du coup,
19:28il perd tout le monde.
19:30Évidemment que cet OTAN
19:31ne sert plus aujourd'hui
19:32à grand-chose.
19:33Il faut quand même se rappeler
19:34du contexte dans lequel
19:35il a été créé.
19:35Cet OTAN,
19:36ça a été créé juste après
19:37la fin de la Seconde Guerre mondiale
19:38dans un contexte
19:39où l'Amérique tentait d'imposer
19:40cette image du libérateur
19:42de l'Europe,
19:43en tout cas du bloc ouest
19:44face à l'Union soviétique,
19:45où du coup,
19:46l'OTAN servait aux Etats-Unis
19:48à contrôler militairement
19:50tout le bloc ouest
19:51de l'Europe
19:52et à leur vendre des armes
19:53et à dire finalement
19:54nous vous protégeons,
19:55nous sommes les garants
19:57de sécurité
19:58de l'Europe de l'Ouest.
19:59Mais aujourd'hui,
19:59ce n'est plus du tout le cas.
20:00Aujourd'hui,
20:01notamment depuis la guerre
20:01en Ukraine,
20:02on assiste à un réarmement
20:03global des pays européens,
20:06la France évidemment,
20:07mais on peut aussi parler
20:07du réarmement européen,
20:08du réarmement italien.
20:11Et donc aujourd'hui,
20:11toutes les dépenses militaires
20:13nationales
20:13sont en train
20:14d'être augmentées.
20:15Les peuples européens
20:16comprennent que
20:17la base de la souveraineté,
20:18c'est aussi d'avoir
20:19sa propre armée
20:20et sa propre manière
20:21de se défendre.
20:22Et donc par exemple,
20:22aujourd'hui,
20:23la France est en train
20:23de se dire
20:24est-ce qu'on a encore
20:24besoin de l'OTAN ?
20:26D'autant plus
20:27quand cet OTAN
20:28est dirigé
20:28par un président américain
20:30qui tente
20:30de nous faire les poches
20:31en nous demandant
20:32tous les ans
20:32de mettre encore plus
20:33d'argent à la caisse
20:34pour sauver l'OTAN.
20:35Nicolas Conquer,
20:35comment on peut expliquer
20:36ces deux prises de parole
20:37à quelques heures d'intervalle
20:39de Donald Trump
20:39où il dit
20:40il y a beaucoup d'amour
20:41et beaucoup d'unités
20:42alors qu'il avait dit
20:43juste avant
20:43qu'il était très en colère
20:45contre l'OTAN
20:46et qu'on ne l'aidait pas assez ?
20:48Alors la concomitance
20:50elle peut interpeller
20:51mais elle s'appuie
20:52sur deux choses
20:52qui sont radicalement distinctes.
20:53La première,
20:54c'est le vieux mantra
20:55chez Donald Trump
20:55qui est de voir
20:57que de nombreux pays
20:58membres de l'OTAN
20:58n'assument pas
20:59leur cotisation,
21:01leur participation
21:02au club
21:03qui est l'OTAN
21:03et donc ils sont
21:04subventionnés par l'américain
21:06et donc le contribuable américain.
21:07La deuxième,
21:09c'est effectivement
21:09on sort de ce sommet de l'OTAN
21:11où je vous rappelle
21:11que certains
21:12se rendaient à ce sommet
21:13en pensant que Donald Trump
21:14allait annoncer
21:15une sortie unilatérale
21:17de l'OTAN
21:17donc forcément
21:18il prend un peu le contre-pied
21:19et évidemment
21:20il n'en était pas question
21:21parce qu'on rappelle
21:22qu'évidemment
21:22ce n'est pas de son propre fait
21:24c'est un traité constitutionnel
21:25et donc il demande
21:26l'accord du congrès
21:27donc d'une certaine manière
21:28il vient un peu apaiser
21:29certains esprits
21:30qui s'étaient un peu échaudés
21:31en pensant que Donald Trump
21:32allait claquer la porte
21:34évidemment ça n'a pas eu lieu
21:35mais les deux peuvent être vrais
21:36en même temps
21:37le fait est que l'Espagne
21:38le Portugal
21:39ou d'autres pays
21:39ne sont pas aux 2%
21:41qui sont fixés
21:42de financement
21:42obligé de l'OTAN
21:43et la même manière
21:44de dire qu'il y a une relation
21:45qui est favorable
21:46même si c'est dit
21:46dans des termes diplomatiques
21:48auxquels Donald Trump
21:49d'habitude a une rhétorique
21:51un peu plus virulente
21:52mais en tout cas
21:52c'est plutôt de bonne alloi
21:54Xenia
21:55sur l'OTAN
21:56je vous ai vu réagir
21:57aux deux propos
21:58de Donald Trump
21:59qui n'étaient pas
22:00totalement cohérents
22:01et sur l'utilité de l'OTAN
22:03je rappelle qu'Emmanuel Macron
22:04disait il y a quelques années
22:05lors de son premier quinquennat
22:06que l'OTAN
22:07était en état
22:07de mort cérébrale
22:08oui alors pour Donald Trump
22:10je pense que c'est sa façon
22:11de mettre la pression
22:13et ça me fait sourire
22:15parce qu'il maîtrise super bien
22:18ces gens
22:19des trolling aussi
22:20parce que le matin
22:22elle peut dire autre chose
22:22mettre la pression
22:23et à la fin de la journée
22:25tous sont unis
22:26pourquoi ils sont tous unis ?
22:27parce que pour Donald Trump
22:28les Etats-Unis
22:29ce qui est important
22:30c'est que les pays européens
22:31continuent d'investir
22:32dans leur budget militaire
22:34qu'ils continuent
22:35d'acheter armement américain
22:37il ne faut pas oublier
22:38que la deuxième puissance militaire
22:42dans l'OTAN
22:43c'est la Turquie
22:43regardez ce qui se passe
22:45entre Trump et Erdogan
22:46déjà les sanctions
22:48qui étaient mises
22:48sur la Turquie
22:49pour les achats
22:50des complexes S-300
22:52de la Russie
22:53ils seront élevés
22:55sur ce que je veux
22:57après Erdogan demande
23:00aux Etats-Unis
23:01de le vendre
23:04F35
23:04F35
23:05F35
23:06exactement
23:06je ne suis pas un expert militaire
23:09mais oui
23:1035
23:10et apparemment
23:12Donald Trump
23:12est plutôt favorable
23:14qu'est-ce que ça donne
23:16en fait
23:16on a Turquie
23:17qui est hyper puissante
23:18aujourd'hui
23:19dans cette organisation
23:20de l'OTAN
23:20et les pays européens
23:21qui ne sont pas du tout puissantes
23:23mais sont obligés
23:24d'ajouter encore
23:25et encore le budget militaire
23:26et ça devient vraiment
23:30une organisation
23:31qui est un peu étrange
23:32et dans les yeux
23:33du Sud Global
23:34mais aussi de la Russie
23:35ce n'est plus
23:36une organisation
23:37de la défense
23:38en fait
23:39c'était créé
23:40pour défendre
23:42l'Europe de l'Union soviétique
23:44l'Union soviétique
23:44n'est plus là
23:45aujourd'hui
23:46vous avez l'OTAN
23:46les bases de l'OTAN
23:47et l'OTAN
23:48qui continue
23:48d'enlargir
23:49vers l'Est
23:50donc là
23:51on ne va pas
23:51aller dans les histoires
23:53mais c'est sûr
23:54que pour la Russie
23:56c'est une menace
23:57et donc chaque fois
23:58il y a un sommet de l'OTAN
23:59où ils sont d'accord
24:01d'élever encore
24:02les budgets militaires
24:04bon ça sera pris
24:05par la Russie
24:05évidemment
24:06comme une menace
24:07additionnelle
24:07alors puisque vous parlez
24:08de la Russie
24:08je vais remercier Nicolas Conquer
24:09d'avoir été en liaison
24:10avec nous
24:11et la Russie justement
24:12et l'Ukraine
24:13évidemment
24:13le sujet s'est invité
24:14au sommet de l'OTAN
24:15Donald Trump
24:15a rencontré
24:16Volodymyr Zelensky
24:18et voilà ce qu'il a déclaré
24:19sur Vladimir Poutine
24:22oui nous avons fait pression
24:24sur la Russie
24:25beaucoup de pression
24:26sur le président Poutine
24:29je ne pense pas
24:30qu'il soit satisfait
24:31par ce qu'il se passe
24:32pas satisfait du tout
24:34il y a beaucoup de pression
24:36sur le président Poutine
24:38je pense que tout le monde
24:40fait pression
24:42nous voulons qu'il y ait
24:43des sécurités de garantie
24:44nous voulons sauver des vies
24:46alors l'Ukraine est un pays
24:48très éloigné
24:48nous sommes séparés
24:49par un océan
24:50mais nous voulons
24:51quand même sauver des vies
24:52il y a beaucoup de vies
24:53perdues actuellement
24:54c'est un pays
24:57avec un grand potentiel
24:58un potentiel énorme
25:03et si on pouvait utiliser
25:04toute cette puissance
25:06pour reconstruire le pays
25:07plutôt que pour le détruire
25:08le pays s'en porterait
25:10extrêmement bien
25:11est-ce qu'il met la pression
25:12au registre sommier
25:12sur Vladimir Poutine
25:13Donald Trump
25:14il a passé une heure
25:16au téléphone
25:16avec Vladimir Poutine
25:17il y a trois jours
25:19il met la pression
25:20sur Vladimir Poutine
25:21mais en sachant
25:21qu'aujourd'hui
25:22pour des raisons
25:23qu'on a évoquées avant
25:24pour le fait que sa guerre
25:26en Iran n'est pas terminée
25:28Donald Trump
25:29n'a plus la position
25:30on va dire
25:30d'arbitre
25:31qui peut intercéder
25:33dans le jeu
25:33entre l'Ukraine
25:34et la Russie
25:35et aujourd'hui
25:36de toute façon
25:37l'Amérique a délibérément
25:38pris une position
25:40on va dire
25:41en retrait
25:41en sachant
25:42comme le disait Xenia
25:43que les Européens
25:45achèteront des armes américaines
25:46pour les rétrocéder
25:47aux Ukrainiens
25:48c'est ce qui se passe
25:49et que c'est l'Europe
25:50qui est en front line
25:51on va dire
25:52sur la question ukrainienne
25:53donc on lui demande
25:55d'intervenir
25:55mais il n'intervient pas
25:57au point
25:58qu'il le faisait avant
25:59c'est-à-dire
25:59avec cette mission
26:01d'arrêter la guerre
26:02on sent bien
26:03qu'il n'est plus
26:04dans ce mood-là
26:05d'abord
26:06parce qu'il est fragilisé
26:08internationalement
26:08parce qu'il n'arrive pas
26:09lui-même
26:09à résoudre sa propre guerre
26:11et ensuite
26:12parce qu'il a compris
26:13que c'était
26:14beaucoup plus compliqué
26:15qu'une guerre
26:17qui je le rappelle
26:17pendant sa campagne
26:18présidentielle
26:19il avait promis
26:19de résoudre en 24 heures
26:21vous savez
26:21ou une guerre
26:23qu'il avait dit
26:23si j'avais été au pouvoir
26:24elle n'aurait pas existé
26:25on n'a plus cette rhétorique
26:26du Trump
26:27alors 24 heures
26:28on a bien vu que c'était faux
26:29mais vous pensez
26:30que si Trump avait été au pouvoir
26:31la guerre aurait quand même existé
26:33écoutez
26:33lui il dit
26:34qu'elle n'aurait pas existé
26:35mais c'est peut-être vrai
26:36c'est peut-être vrai
26:37oui
26:38mais ça ça fait partie
26:39des choses
26:39qu'il annonnait
26:41en permanence
26:41avant
26:42aujourd'hui
26:42il a pris
26:43on le voit bien
26:44un prix parti
26:47on va dire
26:47plus
26:48d'observation
26:49il est plus
26:50en retrait
26:51et les américains
26:53financièrement
26:53ne sont plus en tête
26:54du financement
26:55de la guerre en Ukraine
26:56largement
26:56c'est les européens
26:57qui ont pris le lead
26:58et les européens
26:59veulent montrer
27:00qu'aujourd'hui
27:00les choses
27:01continuent à marcher
27:02même si les américains
27:03ne sont plus là
27:04enfin
27:04sont moins présents
27:05on va dire
27:05donc là
27:06on est dans une
27:07on va dire
27:08dans une période
27:09où les ukrainiens
27:11il y a une énorme rhétorique
27:13en faveur de l'Ukraine
27:13en ce moment
27:14qui explique
27:15qu'il y a des progressions
27:16partout
27:16et que l'Ukraine
27:17va gagner la guerre
27:18en réalité
27:19quand on regarde
27:19la situation sur le terrain
27:21on constate quand même
27:22que les russes
27:23continuent à avancer
27:23ils viennent
27:24de prendre
27:26Konstantinovska
27:26ils sont
27:27à l'offensive
27:28à Liman
27:28à Koupiansk
27:29etc
27:29donc voilà
27:31la réalité du terrain
27:33elle n'a pas changé
27:33il y a une chose
27:34sur laquelle
27:35Trump
27:35met l'accent
27:36et c'est quelque chose
27:37qu'il déteste
27:38c'est de voir des hommes mourir
27:39et en effet
27:40il y a toujours
27:41beaucoup d'hommes
27:41qui meurent
27:42pendant cette guerre
27:42et ça
27:43ça le navre
27:44et il ne sait pas
27:44comment faire
27:45pour l'arrêter
27:45il avait même dit
27:46au moment où il retourne
27:47dans le bureau ovale
27:48de la Maison-Blanche
27:48après sa réélection
27:49que c'était parmi
27:51les pires images
27:52qui lui avaient été
27:52données de voir
27:53et qui ne supportaient pas
27:54de voir des jeunes
27:54de 20 ans
27:55effectivement mourir
27:56ça c'est une qualité
27:56de pointe
27:57non mais en fait
27:58c'est très vrai
27:59quand il parle
28:00de gens qui sont
28:01en train de mourir
28:02parce que les Etats-Unis
28:03sont en fait
28:03commencés cette guerre
28:05par encourager
28:06le coup d'état
28:07à 2014
28:07il ne faut pas oublier
28:08que les Américains
28:09sont joués un rôle
28:10très important
28:11vous avez eu
28:12le sénateur McCain
28:13qui est venu à Kiev
28:14vous avez eu
28:15Victoria Nuland
28:16et donc sous Biden
28:17c'était une guerre
28:18et ça reste toujours
28:19une guerre
28:20par procuration
28:21contre la Russie
28:22aujourd'hui
28:23vous avez le sénateur
28:24Lindsey Graham
28:25qui à l'époque
28:26dit jusqu'à
28:26dernier ukrainien
28:27c'est-à-dire
28:28affaiblir la Russie
28:29jusqu'à dernier ukrainien
28:30malheureusement
28:31aujourd'hui
28:31même sous Donald Trump
28:32ces sénateurs
28:33jouent un rôle important
28:34c'est son conseiller
28:35sur l'Ukraine
28:36et malheureusement
28:37les Etats-Unis
28:38continuent
28:38même s'ils sont
28:39arrêtés
28:40de donner
28:40des armements
28:41et les vendent
28:42aux Européens
28:43et ils continuent
28:44de fournir
28:45les ressignements
28:45à l'Ukraine
28:46quand ils parlent
28:47qu'il a mis pression
28:48sur Vladimir Poutine
28:49ils parlent
28:50des frappes
28:50sur les sites énergétiques
28:51russes
28:52et ces frappes
28:54elles ne sont pas
28:54possibles
28:55sans les ressignements
28:56américains
28:57donc Donald Trump
28:59pourrait arrêter
29:00cette guerre
29:00il ne veut pas
29:01parce que ça apporte
29:02aussi d'argent
29:03à son complexe
29:04militaire industriel
29:05il faut dire
29:06les choses clairement
29:07par mettre la pression
29:08sur Vladimir Poutine
29:09je ne pense pas
29:10qu'il va forcer
29:10Vladimir Poutine
29:11de retirer
29:12les forces
29:12de Donbass
29:13vous pensez
29:13que Trump
29:13ne veut pas
29:14la fin de la guerre ?
29:14je pense que
29:15à ce moment-là
29:16s'il voulait
29:18vraiment arrêter
29:18la guerre
29:19il pourrait
29:20arrêter
29:20fournir
29:21un ressignement
29:22parce que
29:22sans les Etats-Unis
29:23l'Europe
29:24toute seule
29:24je ne pense pas
29:25que l'Europe
29:26toute seule
29:26peut continuer
29:28de mener
29:29cette guerre
29:30contre la Russie
29:31par les mains
29:32des Ukrainiens
29:33donc je pense
29:34qu'il y a
29:34beaucoup plus
29:35de choses
29:35qu'il pourrait faire
29:36mais il ne fait pas
29:37parce qu'il y a
29:38les complexes militaires
29:39industriels
29:40qui gagnent d'argent
29:40avec cette guerre
29:42pas seulement cette guerre
29:43une guerre en Iran aussi
29:45chaque guerre
29:45en fait
29:46que les Etats-Unis mènent
29:47il y a toujours
29:48les profits
29:48pour ces complexes militaires
29:50mais je pense
29:51qu'il a beaucoup plus
29:52de volonté
29:52de les arrêter
29:53je pense qu'il voulait
29:55jouer un rôle
29:56plutôt de médiateur
29:58sauf que
29:58il n'a pas réussi
29:59il n'a pas réussi
30:00et pourquoi il n'a pas réussi
30:02parce qu'il y a toujours
30:03certains pays européens
30:04qui encouragent
30:06Vladimir Zelensky
30:07de continuer
30:07et je parle
30:09des Royaume-Uni
30:09par exemple
30:10je parle de l'Allemagne
30:11Frédéric Merz
30:12aujourd'hui
30:13Emmanuel Macron aussi
30:14et on peut se poser
30:16la question
30:16pourquoi
30:16est-ce qu'il est
30:17l'intérêt de l'Europe
30:18de continuer cette guerre
30:19en fait
30:20l'intérêt de tout
30:21le monde aujourd'hui
30:22de trouver une sortie
30:23de ces conflits
30:24de réconcilier
30:25avec la Russie
30:26pour avoir la capacité
30:27d'acheter
30:29les ressources
30:31énergétiques
30:31pour marcher
30:31parce qu'aujourd'hui
30:33ils sont obligés
30:34les Européens
30:35sont obligés
30:36d'acheter
30:36par exemple
30:37les gaz liquéfi
30:37américains
30:38quatre fois plus cher
30:39donc c'est aussi
30:40question d'intérêt
30:42de chaque pays européen
30:43aujourd'hui
30:44mais voilà
30:45il y a un positionnement
30:47qui est assez
30:48intéressant
30:49alors vous parliez
30:50des armes
30:51Donald Trump a dit
30:52aujourd'hui à Volodymyr Zelensky
30:53vous avez vu les images
30:53où les deux hommes
30:54se sont entretenus
30:55au sommet de l'OTAN
30:56en Turquie
30:57qu'il allait accorder
30:58donc Donald Trump
30:59une licence
30:59pour fabriquer
31:00des missiles patriotes
31:02nous allons vous accorder
31:03une licence à vous
31:04pour fabriquer
31:05des patriotes
31:05c'est plutôt cool
31:08de cette façon
31:09il ne pourra pas se plaindre
31:11qu'on ne leur en donne
31:12pas assez
31:14fabriquez-les vous-même
31:15nous n'en avons pas
31:16encore informé
31:17l'entreprise
31:17mais ça s'arrangera
31:19ils seront sûrement ravis
31:21donc là
31:22on rejoint l'analyse
31:22de Xenia
31:23Sébastien
31:25l'argent
31:25l'argent
31:26bien sûr
31:27on a souvent
31:28parfois un petit peu
31:28de manière caricaturale
31:31comparé la méthode Trump
31:32simplement à la méthode
31:33d'un businessman
31:33plus qu'un président
31:34mais en effet
31:35c'est certain
31:36qu'il y a toujours
31:36cette logique business
31:37derrière chacune
31:38de ses décisions
31:39il ne va pas
31:40au Venezuela
31:41pour restaurer la démocratie
31:42mais évidemment
31:43pour le pétrole
31:44il ne va pas
31:45en Iran
31:45pour renverser
31:47le régime iranien
31:47mais évidemment
31:48pour le pétrole
31:49il ne va pas
31:50tenter de récupérer
31:51la île Groenland
31:52pour sauver
31:53les Inuits
31:53mais évidemment
31:54pour les routes
31:55qui sont en train
31:55de s'ouvrir
31:56avec la fonte des glaces
31:56et les terres rares
31:58là où c'est intéressant
32:00selon moi
32:01c'est qu'en réalité
32:01ce statu quo
32:02bénéficie finalement
32:03plutôt bien
32:04à Donald Trump
32:05parce qu'il sait pertinemment
32:06que d'un point de vue
32:08purement américain
32:08si on est cynique
32:09le peuple américain
32:10ça n'a jamais été
32:11une priorité
32:12la guerre en Ukraine
32:13contrairement à nous
32:14en 2022 par exemple
32:15la campagne
32:16avait été phagocytée
32:17par le déclenchement
32:18de la guerre en Ukraine
32:19aux Etats-Unis
32:20ça a toujours été
32:20un sujet
32:21assez lointain
32:21qui n'a jamais été
32:22un sujet de politique
32:23intérieure
32:23très important
32:24le peuple américain
32:25en ce moment
32:26il est beaucoup plus
32:28à l'attention
32:29de ce qui se passe
32:29en Iran
32:30et notamment
32:30des conséquences
32:31dans les prix à la pompe
32:32parce que le pouvoir
32:33d'achat aux Etats-Unis
32:34et notamment
32:34le prix à la pompe
32:35c'est un élément essentiel
32:36et c'est un vecteur
32:37de vote très important
32:38donc aujourd'hui
32:39dans le regard
32:40des américains
32:41l'Ukraine est un sujet
32:42beaucoup plus lointain
32:43et beaucoup plus secondaire
32:44c'est terrible à dire
32:45que ce qui se passe
32:46en Iran
32:46parce qu'il y a moins
32:47de conséquences
32:48pour la société américaine
32:48en plus les américains
32:49sont directement concernés
32:50et ça il y a toujours
32:51l'esprit patriotique
32:52de voir des navires américains
32:54des soldes américains
32:54qui meurent
32:55il faut rappeler
32:55que des soldes américains
32:56sont morts
32:56en Iran
32:57et donc d'une certaine manière
32:59si on est très cynique
32:59Donald Trump se dit
33:00mais moi d'un point de vue
33:01purement politique intérieur
33:02je n'ai pas trop intérêt
33:04à perdre des plumes
33:04en Ukraine
33:05j'ai plutôt intérêt
33:06à tout faire
33:06pour que le conflit
33:08en Iran cesse
33:09ou en tout cas
33:09que je puisse ramener
33:10une victoire politique
33:11à mon peuple
33:11avant de pouvoir
33:12m'intéresser
33:13au conflit ukrainien à nouveau
33:14Alors écoutez Emmanuel Macron
33:15sur l'Ukraine
33:16et sur la réaffirmation
33:18de l'engagement
33:18envers l'Ukraine
33:19et un exercice
33:20avec la coalition
33:21la veille du 14 juillet
33:22Cette alliance
33:23est une alliance
33:24de paix et d'équilibre
33:26elle est là
33:26pour la paix
33:27du continent européen
33:29et c'est exactement
33:30ce que nous défendons
33:31quand il s'agit
33:31de l'Ukraine
33:32ou du Proche et Moyen-Orient
33:34et donc
33:35sur l'Ukraine
33:36nous avons réaffirmé
33:37évidemment
33:37nos engagements
33:39réaffirmé aussi
33:40les moyens
33:41que nous y mettons
33:42le 13 juillet prochain
33:43à Paris
33:44la coalition des volontaires
33:46se réunira à nouveau
33:46ce sera l'occasion
33:48sur la lutte
33:49contre la flotte fantôme
33:50des initiatives
33:51capacitaires nouvelles
33:52la mobilisation
33:53de notre industrie
33:54au soutien de l'Ukraine
33:55de faire des annonces
33:56supplémentaires
33:57et de programmer aussi
33:58des exercices ensemble
34:00évidemment
34:00les forces
34:01des pays présents
34:03seront invitées
34:04le lendemain
34:04à notre défilé
34:06national
34:07Voilà donc
34:08exercice le 13
34:09et invitation
34:10donc en grande pompe
34:12pour le défilé
34:13du 14 juillet
34:13Régis Le Saumier
34:14Oui
34:14pour les Ukrainiens
34:15En tout cas
34:16c'est quelque chose
34:17on a l'impression
34:18qu'à chaque fois
34:19on le disait tout à l'heure
34:20il y a une forme
34:22d'accumulation
34:23et à chaque fois
34:23on va de plus en plus loin
34:25il semble quand même
34:27la part des Français
34:29des Allemands
34:30des Britanniques surtout
34:31qui sont très en pointe
34:33depuis le début du conflit
34:34pour l'aide à l'Ukraine
34:35et pour le soutien
34:35qu'on s'achemine
34:37petit à petit
34:38vers une forme de co-belligérance
34:40assumée de plus en plus
34:41et donc
34:43on est plus
34:43Elle peut avoir des conséquences
34:44cette co-belligérance ?
34:45C'est ça la vraie question
34:46la vraie question
34:47c'est la réaction des Russes
34:48par rapport à ça
34:50il y a eu quand même
34:51des campagnes
34:51d'attaques de drones
34:53très efficaces
34:54sur les raffineries
34:55notamment à Moscou
34:56Saint-Pétersbourg
34:57et dans d'autres centres
34:58les Russes aujourd'hui
35:00ont un point faible
35:01au niveau de leur raffinerie
35:02et ont des problèmes
35:03d'approvisionnement d'essence
35:04ils sont obligés
35:05d'importer de l'essence
35:07de Biélorussie
35:08par exemple
35:08pour essayer de combler
35:10ces problèmes
35:11eux aussi ont des problèmes
35:12d'essence à la pompe
35:13mais parce qu'ils n'en ont plus assez
35:15et ça
35:16ça n'a pas pu être fait
35:19par l'Ukraine
35:20toute seule
35:20donc on sait très bien
35:22les Russes savent très bien
35:23et les Américains aussi
35:24que petit à petit
35:25il y a une forme
35:26d'implication
35:28supplémentaire
35:29et les Européens
35:30et c'est un peu
35:30ce que dit Trump
35:31d'une certaine façon aussi
35:32aux Européens
35:33indirectement
35:34c'est
35:34vous voulez continuer
35:36cette guerre
35:36continuez-la
35:38allez-y
35:39mais nous
35:40c'est-à-dire que
35:40Trump lui fixera des limites
35:42il n'y aura pas
35:43de conflit nucléaire
35:45entre la Russie
35:46et les Etats-Unis
35:48par exemple
35:48mais
35:49on est quand même
35:50dans une situation
35:51extrêmement dangereuse
35:52rappelons-le
35:52entre la France
35:53qui détient l'arme nucléaire
35:55les Britanniques
35:56qui l'ont aussi
35:56et en face
35:57une puissance
35:58la Russie
35:59qui l'a aussi
35:59donc on est face
36:00à des puissances
36:01qui ont chacune
36:02l'arme nucléaire
36:03et c'est important
36:04parce que
36:04comment faire défiler
36:06des soldats ukrainiens
36:07sur les Champs-Elysées
36:07pour dire
36:08on est à votre côté
36:09etc
36:10non
36:10c'est aller plus loin
36:12c'est-à-dire
36:12c'est s'impliquer davantage
36:14et je pense que là
36:15du point de vue du symbole
36:17mais également
36:18du point de vue
36:18des formateurs
36:20sur le terrain
36:21parce qu'on sait très bien
36:21que les Français
36:22sont en Ukraine
36:23que les Anglais
36:24sont en Ukraine
36:25pour aider l'armée ukrainienne
36:26on est dans une dynamique
36:27d'escalade
36:28qui peut
36:29les Français
36:29vous avez dit
36:30les formateurs français
36:31en Ukraine
36:31pour former les soldats
36:33les pilotes ukrainiens
36:34avec les canons César
36:36pour le fait
36:38de manier
36:38les canons César
36:39moi je l'ai vu
36:40à Mossoul
36:41pendant la bataille de Mossoul
36:42c'était des Français
36:43c'était des forces
36:43métierales françaises
36:44qui venaient aider
36:45l'armée irakienne
36:46pour le maniement
36:47des canons César
36:48ils l'ont fait
36:49en Ukraine également
36:50c'est une évidence
36:51comment va être analysée
36:52l'image
36:53le 14 juillet
36:54des soldats ukrainiens
36:55et de l'invitation
36:56en grande pompe
36:57de l'Ukraine
36:58au défilé
36:59du 14 juillet
36:59français évidemment
37:00comment va être analysée
37:02cette image à Moscou
37:02comment elle va être reçue
37:04écoutez à Moscou
37:06je pense que
37:06personne n'est surprise
37:07parce qu'à Moscou
37:08la France
37:09et Emmanuel Macron
37:10ils sont vus
37:10vraiment très
37:12très attachés
37:13à cette guerre
37:15ukrainienne
37:17à le point
37:18où la France
37:20oublie ses propres
37:21intérêts
37:21et ses propres
37:23en fait
37:25même racines
37:26si on parle
37:27du 14 juillet
37:28il y a beaucoup de gens
37:29qui se posent la question
37:30mais en fait
37:31pourquoi
37:31une armée étrangère
37:33une armée
37:33que les représentantes
37:35les soldats
37:36d'armée étrangère
37:36se trouvent
37:37à Paris
37:38pas la première fois
37:39peut-être
37:40mais c'est un pays
37:41qui est en guerre
37:43ouverte aujourd'hui
37:44avec la Russie
37:45donc quelle image
37:46qui est l'humain
37:49Emmanuel Macron
37:49veut aujourd'hui
37:51envoyer au monde
37:51pas seulement en Russie
37:52mais au monde
37:53et ça
37:54c'est quelque chose
37:55qui étend beaucoup
37:55de monde
37:56je pense que ça étend
37:57aussi les français
37:58je me trompe peut-être
37:59mais je sais
37:59qu'il y a parmi
38:00certains militaires
38:01anciens militaires
38:02français
38:03et il y a des questions
38:03mais pourquoi en fait
38:04on fait ça
38:05je pense que c'est
38:07c'est un message dangereux
38:08parce que
38:09comme Régis Lissamia a dit
38:11il y a
38:12il y a des armements français
38:13qui sont utilisés
38:14pour tuer les Russes
38:15il y a aujourd'hui
38:16les armements américains
38:19britanniques
38:20il y a des instructeurs
38:21il y a des mercenaires
38:22en fait
38:23il y a tout l'Occident
38:24qui est en guerre
38:25pas ouverte peut-être
38:27mais quand même
38:27en guerre avec la Russie
38:28et donc à un moment
38:29la Russie
38:30va commencer
38:32c'est de voir
38:32tous ces pays
38:33probablement
38:34comme une menace
38:36existentielle
38:36parce qu'aujourd'hui
38:37on attend
38:37Emmanuel Macron
38:38qui dit
38:38c'est une menace
38:39existentielle
38:40la Russie
38:40l'OTAN dit
38:41que c'est une menace
38:43de long terme
38:44je pense que c'est ça
38:45le terme
38:45qui sont utilisés
38:46et en fait
38:47la Russie
38:48se prépare aussi
38:49de son côté
38:50en guerre
38:50parce qu'ils
38:51se sont menacés
38:53en fait
38:53et les gens vont dire
38:55oui mais c'est la Russie
38:56qui a envahi l'Ukraine
38:57en 2022
38:57il ne faut pas oublier
38:58que la Russie
38:59a commencé
39:01ce qu'elle appelait
39:02l'opération militaire
39:04qu'on appelle
39:04une guerre
39:05parce que c'est une guerre
39:06évidemment
39:07parce que
39:08le Est de l'Ukraine
39:09était bombardé
39:10par Kiev
39:10pendant 8 ans
39:11et c'était
39:12les russophones
39:13qui étaient ciblés
39:14et donc aujourd'hui
39:15il y a
39:16des différents points de vue
39:18mais si vous ne regardez
39:19un peu pas
39:19l'Occident
39:20mais le Sud global
39:21et les pays à l'extérieur
39:22il y a beaucoup plus
39:24compréhension
39:24à ce qui se passe
39:25et quelles sont les racines
39:26de ces conflits
39:27qu'aujourd'hui
39:28en Europe
39:28et aux Etats-Unis
39:29même aux Etats-Unis
39:30c'est beaucoup plus
39:32ils sont beaucoup plus informés
39:33je trouve
39:34que les Européens
39:36Alors pour terminer
39:37il faut évidemment évoquer
39:39les suites
39:39de l'attentat de Monaco
39:41histoire absolument folle
39:42je sais qu'elle vous a passionné
39:43Sébastien
39:44donc attaque à la bombe
39:45à Monaco
39:45un agent de renseignement
39:46ukrainien arrêté
39:47pour le meurtre
39:48de la principale suspecte
39:49que vous voyez
39:49sur cette image du Figaro
39:52Anastasia Bereskovskaya
39:53ukrainienne
39:54soupçonnée d'avoir placé
39:55une bombe
39:55devant l'appartement
39:56de Monégas
39:56de l'oligarque
39:57Vadim Hermolaev
39:58a été tué par balle
40:00la police ukrainienne
40:01a interpellé
40:01un agent du CUR
40:02les services de renseignement
40:03ukrainien
40:03et un ancien policier
40:05et découvert
40:06une salle de torture
40:07c'est une histoire
40:08absolument folle
40:09digne d'un film
40:10ce qui est encore plus intéressant
40:11c'est un peu plus loin
40:12dans cet article passionnant
40:13du Figaro
40:14que je vous invite tous à lire
40:15c'est que des sources
40:16notamment Monégasque
40:18doutent
40:18ou se posent des questions
40:20sur cette version
40:21qui est livrée
40:21aussi rapidement
40:22par les Ukrainiens
40:24ils doutent du fait
40:25qu'en l'espace
40:25de moins de 24 heures
40:27vous arrivez à avoir
40:28le corps
40:29des premières pistes
40:31tout le trajet
40:32de cette ukrainienne
40:33de Monaco
40:34elle passe en Allemagne
40:35puis elle rentre
40:36en Ukraine
40:36en moins de deux jours
40:37ils arrivent à retrouver
40:38les suspects
40:39ils arrivent à faire
40:40des perquisitions
40:41à retrouver des virements
40:42et même du coup
40:43à trouver une salle de torture
40:45dans le sous-sol
40:46d'un des deux suspects
40:47ça fait beaucoup
40:49d'informations
40:49et beaucoup d'éléments
40:51importants d'une enquête
40:52révélés aussi rapidement
40:53donc on va rester prudents
40:54mais même au sein
40:55des services de renseignement
40:57de ce côté-ci
40:57de la frontière
40:58certains se demandent
40:59si c'est pas simplement
41:00une manière de camoufler
41:01un petit peu cette histoire
41:02et si cet attentat
41:04ne va pas plus loin
41:05simplement qu'une femme isolée
41:07mais qu'elle n'a pas
41:07des liens potentiels
41:08avec le régime ukrainien
41:10qui a perdu la vie
41:11donc elle ne pourra
41:11qu'elle a été tuée
41:12donc elle ne pourra pas parler
41:13elle ne pourra pas parler
41:14mais c'est vrai que c'est une histoire
41:15absolument rocambolesque
41:16Xenia
41:16on se demande
41:17quels sont les tenants
41:17et les aboutissants
41:18de l'attentat de Monaco
41:20ce qui est intéressant
41:22c'est qu'aujourd'hui
41:25les gens ont déjà compris
41:27qu'il y a beaucoup
41:27d'Ukrainiens riches
41:29très riches
41:29qui sont déménagés
41:30en dessous de la France
41:31à Monaco
41:33qui sont en rupture
41:34avec le régime
41:35qui ne sont pas nécessairement
41:36en rupture avec le régime
41:38il y a aussi les Ukrainiens
41:39qui sont très connectés
41:40avec le régime
41:41mais qui profitent
41:41de la belle vie de Monaco
41:43qui ont beaucoup de cash
41:45qui arrivent
41:46on peut se poser des questions
41:47d'où vient cette cash
41:49mais dans ces cas particuliers
41:52ce qu'on sait
41:53ce qui est intéressant
41:54c'est que cet oligarque
41:55il n'était pas
41:56dans une bonne relation
41:58avec Vladimir Zbanski
42:00il y a eu apparemment
42:01des disputes
42:02et des problèmes
42:02entre eux
42:05et Monaco
42:06qui est considéré
42:07être un endroit
42:08très sécurisé
42:09avec les caméras partout
42:10devient un site
42:11comme vous avez dit
42:12presque
42:13digne d'un film
42:15blockbuster
42:16et ça montre
42:17ça commence à montrer
42:18en fait
42:18comment l'Ukraine
42:20fonctionne aujourd'hui
42:21et si c'est confirmé
42:22que c'est lié
42:24à SBU
42:25au service
42:26des ressignements
42:27ukrainiens
42:28dans ces cas
42:29c'est très révélatrice
42:30ça montre aussi
42:31la façon
42:32comment elle
42:33utilise
42:34ses services
42:36pour éliminer
42:37ceux qui ne sont pas
42:38par exemple
42:39qui ne partagent pas
42:40les richesses
42:41et qui ne sont pas
42:44vus
42:45considérés
42:46comme quelqu'un
42:48plutôt
42:49comment dire
42:50friendly
42:51gentil avec le régime
42:53favorable
42:53l'enquête le dira
42:55mais c'est vrai
42:55que c'est juste fascinant
42:57cette histoire
42:58effectivement
42:59on se croirait
43:00dans un roman
43:01dans un roman
43:02d'espionnage
43:02dans un roman policier
43:03oui
43:04et en fait
43:05ce qui est quand même
43:06intéressant
43:06c'est de constater
43:07que depuis le début
43:08du conflit
43:09la technique
43:10de l'assassinat ciblé
43:11a été utilisée
43:13de nombreuses fois
43:14notamment pour
43:15des militaires
43:16contre des militaires russes
43:17à Moscou
43:18il y en a eu plusieurs
43:18qui ont été tués
43:20dans leur voiture
43:20pas seulement militaires
43:22la fille de Dugin
43:23oui de Dugin
43:24oui bien sûr
43:24ça c'était au début
43:25mais ensuite
43:26il y a eu des généraux
43:27des hauts-gradés russes
43:28y compris certains
43:29qui avaient des responsabilités
43:30qui ont été éliminées
43:32le SBU
43:33il y a deux services
43:34il y a le GUR
43:35et le SBU
43:35il y a donc
43:38le SBU
43:39les services de renseignement
43:40et le GUR
43:41qui est le renseignement militaire
43:42qui sont en compétition
43:44en Ukraine
43:45pour justement
43:46rivaliser à qui
43:47sera le plus efficace
43:49et ces méthodes-là
43:50par exemple
43:51le numéro 2
43:52actuellement
43:52le chef de cabinet
43:53de Volodymyr Zelensky
43:54quelqu'un qui s'appelle
43:55Kirillo Budanov
43:56qui était l'ancien responsable
43:57du GUR
43:59a été
44:01complètement
44:03mouillé là-dedans
44:04c'est lui
44:04qui a mis
44:06qui a employé
44:07ces méthodes
44:08et en Ukraine
44:08ça ne choque pas
44:10énormément
44:10parce que
44:11les nationalistes
44:12ukrainiens
44:13dans leur histoire
44:13ont cette tradition
44:15d'assassinat ciblé
44:16donc c'est des choses
44:17qu'on a vues déjà
44:17par le passé
44:18et donc là
44:19il n'y a rien
44:20de vraiment
44:20très étonnant
44:21sauf que ça se passe
44:22à Monaco
44:22et que ça nous touche
44:24quand même un petit peu
44:24et ça ne ressemble pas
44:25effectivement
44:26à la main au collet
44:27alors je crois que
44:28c'était la main au collet
44:29c'était sur la côte
44:29c'était pas à Monaco
44:30la main au collet
44:31d'Hitchcock
44:31si c'est possible
44:32je crois que c'était à Monaco
44:33c'est effectivement
44:34c'est encore plus rocambolesque
44:36merci à tous
44:37c'est la fin
44:37de l'heure inter
44:39ce soir
44:40c'était ma dernière
44:41heure inter
44:41de la saison
44:42cette émission
44:42a fait particulièrement
44:44causer tout au long
44:44de la saison
44:45les attaques passent
44:46le plaisir de travailler
44:47ensemble reste
44:48on se retrouvera
44:49très probablement
44:50à la rentrée
44:50chère Xenia
44:51et vous évidemment
44:52vous êtes né dimanche
44:52dans l'heure inter
44:53avec Olivier de Caranfleck
44:55je crois
44:55pour dimanche
44:57et après évidemment
44:58une trêve estivale
44:59tout de suite
44:59Mickaël Dorian
45:00pour donc
45:02le meilleur de l'information
45:03le 22h minuit
45:04de CNews
45:04et moi je vous dis
45:05à demain
45:05à 11h
45:06pour 100% Frontières
45:07de CNews
45:10de CNews
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