00:00Les gens qui nous gouvernent n'ont que faire de ce que pensent les Français.
00:02Tout est fait pour ce que j'ai appelé tout à l'heure le système, c'est-à-dire,
00:05excusez-moi, les Maastrichtiens de droite, les Maastrichtiens de gauche,
00:07qui finalement ont toujours la même détestation du peuple, choisissent leur candidat.
00:12Ils se débrouillent avec l'Ukraine une fois, ils se débrouillent avec la Russie une autre fois.
00:16Enfin, tout est bon de toute façon pour évincer le peuple.
00:19Moi j'ai une théorie sur 1992, je pense que le dernier à avoir fait l'addition,
00:22c'était François Mitterrand sur Maastricht.
00:25Et j'ai eu l'âge de me souvenir qu'à 20h, quand normalement on a les résultats,
00:30la présentatrice de l'époque disait, on ne sait pas, on ne sait toujours pas,
00:33je ne sais plus qui c'était, mais enfin bon.
00:34Et il y avait Mme Simone Veil, elle était encore là,
00:37et à un moment donné Mitterrand intervient, il est 20h20,
00:40et puis on dit, ça y est, merci, c'est court, mais c'est tout de même, c'est réglé.
00:43Oui à Maastricht, ah oui, bon, qui va refaire les calculs ?
00:46Je suis complotiste, évidemment.
00:49C'est vous qui dites, hein ?
00:50Oui, oui, oui, je veux dire qu'on connaît les gens qui sont capables de faire l'addition,
00:54ceux qui sont capables de la faire véritablement,
00:56parce qu'ils ont le sens de l'État, de l'intérêt général et du bien public,
00:58et puis ceux qui la font, parce qu'ils ont le sens de leur propre intérêt.
01:02Donc moi, je doute toujours, c'est le travail du philosophe,
01:04tant qu'on n'a pas de certitude, vérifions, vérifions encore,
01:07et quand on ne peut jamais vérifier, que tout est fait pour que la vérification soit impossible,
01:10je me permets de douter.
01:11Et par la suite, regardez, 2005, 2008, etc.,
01:14à chaque fois que le peuple s'est exprimé,
01:16récemment quand il y a eu dissolution de l'Assemblée nationale,
01:18pensez-vous que le président Macron, il dit,
01:19oui, j'ai entendu ce que me disait le peuple,
01:21je suis colliste, je démissionne, donc n'exagérons rien,
01:25je suis mitterrandien, donc je fais une cohabitation,
01:27n'exagérons rien non plus, c'est, je vais prendre ceux qui ont perdu,
01:29on dira qu'ils ont gagné, et on va continuer.
01:31C'est pourquoi quand, tout à l'heure, vous parliez de ce que vous disiez,
01:35je souscris, ils vont trouver des trucs pour faire de telle sorte
01:38que l'élection n'est pas lieu.
01:40Et voilà pourquoi je pense qu'il ne peut pas se permettre de dire,
01:42on va laisser les candidats y aller, si Marine Le Pen veut y aller,
01:46si Jordan Bardella, etc.,
01:47et que je ne peux pas imaginer une seule seconde qu'il se soit dit,
01:49laissons la justice qui est tellement formidable,
01:51et qui est tellement...
01:53– Efficace.
01:53– Efficace, qui aime tellement l'équilibre,
01:55qui aime tellement la justice, etc.,
01:56qui est si peu politique, qui aime tellement le peuple,
01:59de permettre au peuple de disposer de sa candidate.
02:01Non, on choisit aussi les candidats dans les élections,
02:03les plus faciles, les moins faciles, les plus faciles à circonscrire,
02:06ceux qui vont avoir un programme politique,
02:08un projet politique qui risque d'enlever des votes pour la gauche.
02:12Il y a une partie concernant tout ce qui est social chez Marine Le Pen
02:15qui peut effectivement attirer des gens qui jadis étaient au Parti communiste
02:19ou à la CGT et qui peuvent être aux...
02:20Pardon, c'est déjà fait, mais je veux dire,
02:22quand vous avez un ou deux points à obtenir,
02:25il vaut mieux certains contre ça que d'autres.
02:26– André, qu'est-ce que...
02:27– Sous-titrage Société Radio-Canada
02:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
02:32– Sous-titrage Société Radio-Canada